Dakar au cœur de la réflexion sur la souveraineté sanitaire africaine : le Forum Galien Afrique 2025 met en lumière le leadership féminin

La capitale sénégalaise est, depuis lundi dernier, le théâtre d’une importante rencontre continentale : la 8ᵉ édition du Forum Galien Afrique, organisée sous le thème « Souveraineté sanitaire : un impératif pour l’Afrique ». Chercheurs, décideurs politiques, professionnels de santé et acteurs du développement s’y réunissent pour quatre jours d’échanges autour d’une même ambition : bâtir un système de santé africain indépendant, résilient et innovant.

Au cœur des discussions figurent des enjeux majeurs tels que la production locale de médicaments, le développement de la recherche biomédicale, la formation des ressources humaines et la mobilisation d’un financement endogène pour les politiques de santé. Cette édition 2025 du Forum Galien Afrique, qui s’impose désormais comme une plateforme stratégique d’influence et de réflexion, se veut un espace où s’articulent savoirs scientifiques, volonté politique et engagement citoyen au service de la souveraineté sanitaire du continent.

En marge des travaux principaux, le Forum des femmes a été ouvert hier, jeudi, dans une atmosphère empreinte d’engagement et d’émotion. La Première dame du Sénégal, Absa Faye, a pris la parole pour rappeler le rôle essentiel mais souvent sous-valorisé des femmes dans les systèmes de santé. Selon elle, « le leadership féminin est une exigence vitale pour construire des systèmes de santé plus résilients, plus humains, plus justes ». Elle a insisté sur la nécessité d’une gouvernance partagée, estimant que les femmes, très présentes sur le terrain sanitaire, demeurent encore trop absentes des espaces décisionnels. Dans un plaidoyer vibrant, la Première dame a déclaré : « Lorsqu’une société choisit de protéger la santé, elle choisit l’avenir. Et lorsque les femmes en sont les actrices et les décideuses, c’est toute l’Afrique qui avance. »

La présidente du Forum, Pr Awa Marie Coll Seck, a abondé dans le même sens, soulignant la place centrale des femmes dans la résilience des systèmes de santé africains. Elle a rappelé que, face aux crises sanitaires, les femmes sont souvent les premières à intervenir, à innover et à mobiliser les communautés. Évoquant les leçons de la pandémie de Covid-19, elle a mis en évidence à la fois la vulnérabilité du continent et la richesse de son potentiel scientifique et humain. « La souveraineté sanitaire n’est pas un slogan, c’est une nécessité vécue au quotidien », a-t-elle martelé, insistant sur la création d’infrastructures adaptées, la valorisation du capital humain, la production locale et la mise en place de mécanismes de financement durables.


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