En détention préventive depuis le 2 octobre 2025, les militants du parti Pastef, Mandoumbé Diop, plus connu sous le nom de Lamignou Darou, et Serigne Mbaye Diagne, alias Boy Dakar, ont été fixés sur leur sort ce lundi. Le tribunal des flagrants délits de Dakar a rendu son verdict en les condamnant à une peine d’un mois de prison ferme.
Les deux prévenus étaient poursuivis pour plusieurs chefs d’accusation, notamment « discours contraires aux bonnes mœurs », « injures via un système informatique » et « menaces de castration visant un groupe ethnique ». Ces faits, jugés graves par le parquet, s’inscrivaient dans le cadre d’échanges et de publications sur les réseaux sociaux qui ont suscité une vive polémique.
Lors de l’audience tenue le 15 octobre dernier, le procureur de la République avait requis une peine de six mois d’emprisonnement ferme, estimant que les propos tenus par les accusés dépassaient le cadre de la liberté d’expression et constituaient une atteinte à la dignité humaine. La défense, pour sa part, avait plaidé la relaxe, soutenant que les propos incriminés relevaient du débat politique et qu’ils ne visaient pas à attiser la haine ou à menacer qui que ce soit.
Après délibération, le tribunal a finalement opté pour une condamnation plus clémente, fixant la peine à un mois ferme. Une décision qui tient compte, selon plusieurs observateurs, de la situation personnelle des deux militants et de la nature du dossier.
Cette condamnation intervient dans un contexte politique marqué par une recrudescence des poursuites contre des activistes et sympathisants du Pastef, formation dissoute puis reconstituée autour de la figure de son leader, Ousmane Sonko. Elle relance le débat sur les limites entre la liberté d’expression et le respect des lois encadrant la communication en ligne.
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