Drame à Diourbel : un bébé meurt devant l’hôpital Heinrich Lübke, le parquet ouvre une enquête pour négligence médicale

L’affaire suscite une profonde émotion à Diourbel. Selon les informations rapportées par Libération, le parquet de la ville a procédé, hier, à l’exhumation du corps d’un bébé né prématuré, dans le cadre d’une enquête judiciaire ouverte après un drame survenu devant l’hôpital régional Heinrich Lübke. Les premiers éléments de l’enquête sont particulièrement accablants et laissent entrevoir de graves manquements dans la prise en charge médicale de la mère.

D’après le récit du journal, tout est parti d’un signalement reçu par la police le samedi 18 octobre 2025, aux environs de 15 heures. Les autorités ont été informées qu’une jeune femme avait accouché la veille, entre 21 heures et 22 h 30, juste devant la porte principale de l’hôpital régional. Selon les premières constatations, la patiente s’était présentée dans la structure sanitaire pour y accoucher, mais elle aurait été refoulée par le personnel de la maternité au motif qu’il n’y avait « pas de place » disponible.

Livrée à elle-même, en plein travail, la jeune femme aurait fini par accoucher devant la devanture de l’hôpital, dans des conditions extrêmement précaires. Le nouveau-né, né prématurément, serait décédé sur place, avant même de recevoir la moindre assistance médicale.

Alerté, le procureur de la République près le tribunal de grande instance de Diourbel a immédiatement ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire afin de situer les responsabilités. Dans le cadre de cette procédure, plusieurs témoignages ont déjà été recueillis, notamment celui de la grande sœur de la victime, Ndiague Ndiaye, dite Astou Ndiaye, âgée de 44 ans et domiciliée à Ngohé.

Entendue par les enquêteurs, cette dernière a confirmé que sa sœur n’avait pas été admise à la maternité malgré les signes évidents d’un accouchement imminent. Elle a également précisé que le personnel n’était intervenu qu’après la naissance du bébé, alors que celui-ci ne présentait plus de signes de vie. Le corps du nourrisson a ensuite été enterré le lendemain, samedi, dans leur village natal de Ngohé.

Face à la gravité des faits, le parquet de Diourbel a ordonné l’exhumation du corps du bébé afin de permettre la réalisation d’une autopsie. Cette expertise médicale vise à déterminer les causes exactes du décès et à établir s’il résulte d’une négligence ou d’un retard dans la prise en charge de la mère.

Parallèlement, les auditions se poursuivent au sein des services de police. Plusieurs membres du personnel de la maternité ont été convoqués et entendus sur procès-verbal. Certains agents seraient directement mis en cause dans le rapport préliminaire consulté par Libération, lequel fait état de graves manquements dans la chaîne de soins et de responsabilité médicale.


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