Un second cas de fièvre de la Vallée du Rift (FVR) a été officiellement confirmé dans la commune de Dioffior, située dans la région de Fatick. L’annonce a été faite par le directeur régional de la santé, le Dr Assane Ndiaye, qui a indiqué que cette nouvelle contamination survient une semaine seulement après la détection du premier cas dans la même localité.
Selon les informations rapportées par l’Agence de Presse Sénégalaise (APS), le patient touché est un éleveur âgé d’une quarantaine d’années, récemment revenu de Dahra Djolof, une zone du nord-ouest du Sénégal connue pour son importante activité pastorale. Les autorités sanitaires soupçonnent que ce déplacement pourrait être à l’origine de la contamination, la région de Dahra étant régulièrement exposée à des épisodes de fièvre de la Vallée du Rift en raison de la forte concentration de bétail et de la présence de moustiques vecteurs du virus.
Le Dr Assane Ndiaye a précisé qu’une équipe d’investigation a été dépêchée sur le terrain pour appuyer les services sanitaires locaux. Cette mission a pour objectif de renforcer la surveillance épidémiologique, de procéder à la désinfection des zones à risque et de sensibiliser les populations sur les mesures de prévention. Parmi celles-ci figurent la limitation des contacts avec les animaux malades ou morts, le respect des règles d’hygiène lors de l’abattage du bétail, ainsi que la protection contre les piqûres de moustiques.
Le directeur régional de la santé a tenu à rassurer les habitants de Dioffior quant à la réactivité des autorités sanitaires. « Toutes les dispositions nécessaires ont été prises pour circonscrire la propagation de la maladie et assurer une prise en charge rapide du patient », a-t-il déclaré.
La fièvre de la Vallée du Rift est une zoonose virale affectant principalement les animaux domestiques, notamment les bovins, ovins et caprins. Chez l’homme, elle se transmet le plus souvent par contact direct avec du sang ou des tissus infectés, ou par la piqûre de moustiques porteurs du virus. Bien que la majorité des cas humains soient bénins, certains peuvent évoluer vers des formes graves entraînant des complications hépatiques, oculaires ou neurologiques.
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