Prenant la parole devant les députés à l’occasion du vote du budget, le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, est longuement revenu sur la gestion de la dette publique et les conclusions issues des différentes évaluations menées par les organes de contrôle. Face aux interrogations et aux critiques, le ministre a tenu à lever toute ambiguïté en affirmant que « personne ne peut remettre en cause la démarche initiée », soulignant le caractère rigoureux, transparent et institutionnel du processus engagé par l’État.
Cheikh Diba a d’abord rappelé que l’Inspection générale des Finances (IGF) a conduit une mission de vérification approfondie sur une période de 90 jours. Ce travail, a-t-il précisé, a permis d’examiner minutieusement la situation des finances publiques et de documenter l’état réel de la dette. À l’issue de cette mission, le rapport de l’IGF a été transmis à la Cour des comptes, seule institution habilitée à certifier les résultats et à les rendre publics. Pour le ministre, cette chaîne de contrôle démontre clairement que la démarche suivie respecte les normes de gouvernance et de redevabilité financière.
Il a également tenu à préciser que le cabinet Mazars est intervenu par la suite, non pas pour se substituer aux institutions nationales, mais pour compléter et confirmer les conclusions déjà établies. Selon Cheikh Diba, la convergence des résultats entre les différentes évaluations renforce la crédibilité des constats dressés. Ces travaux ont ainsi mis en lumière une situation financière jugée préoccupante, révélant des déséquilibres importants et des dysfonctionnements dans la gestion de la dette publique.
Malgré ce tableau qualifié de catastrophique par certains observateurs, le ministre des Finances a adopté un discours résolument optimiste. Il a assuré que « la situation des finances publiques reste récupérable », estimant que le diagnostic posé, aussi alarmant soit-il, constitue avant tout un point de départ nécessaire pour engager un redressement durable. À cet effet, Cheikh Diba a indiqué que le processus de correction est déjà enclenché, avec l’élaboration d’une matrice de mesures de réformes destinée à corriger les failles identifiées.
Selon lui, les premières étapes vers l’assainissement des finances publiques sont en cours, traduisant la volonté des autorités de rompre avec les pratiques du passé et d’instaurer une gestion plus rigoureuse. Le ministre a insisté sur le fait que le pays est désormais engagé sur la bonne voie, grâce à des actions concrètes et à une meilleure coordination entre les différentes institutions impliquées dans le suivi des finances publiques.
En conclusion, Cheikh Diba a réaffirmé l’engagement de l’État à poursuivre cette dynamique de redressement, fondée sur des réformes structurelles et une gouvernance financière renforcée. Il a assuré que l’amélioration durable des finances publiques demeure une priorité, afin de restaurer la confiance, préserver la soutenabilité de la dette et garantir la stabilité économique du pays.
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