Un an après les troubles pré-électoraux de mars 2024, le ministère de la Famille et des Solidarités (MFS) a livré un point d’étape sur son dispositif d’accompagnement destiné aux personnes touchées par ces événements. Selon un communiqué publié en date du 30 mai 2025, 1 482 ex-détenus et autres victimes ont déjà bénéficié d’une assistance ciblée, dans le cadre d’un programme multisectoriel.
Le ministère indique que cette assistance couvre aussi bien les besoins médicaux que le soutien socio-économique. Toutefois, des obstacles subsistent dans la mise en œuvre de l’accompagnement, notamment liés à la qualité des contacts disponibles. « Lors du dépouillement de la base de données, les services du MFS ont identifié une liste de 400 bénéficiaires potentiels injoignables, en raison de numéros de téléphone erronés ou désactivés », indique le communiqué. Pour faciliter le rétablissement du lien avec ces personnes, trois numéros sont mis à leur disposition : 76 460 61 76, 76 362 41 81 et 78 791 44 58.
Sur le volet médical, le ministère annonce avoir pris en charge 123 victimes, dont les dossiers médicaux ont été validés par le comité spécialisé, pour un montant global de 142 869 000 FCFA. En complément, 83 autres patients ont été accompagnés par le Service des Actions sociales, bénéficiant d’une enveloppe totale de 32 916 880 FCFA.
Ce dispositif s’appuie sur l’arrêté ministériel n°17450 du 31 juillet 2024, qui encadre la mission du comité chargé d’évaluer et de proposer les modalités de soutien aux personnes concernées. À cela s’ajoute une prise en charge spécifique des cas les plus graves : cinq familles de victimes décédées ont reçu un accompagnement, dans l’attente du traitement de nouveaux cas signalés.
En toile de fond, le ministère affirme sa volonté de poursuivre et renforcer l’aide à la réinsertion socio-économique des ex-détenus et autres victimes. « La finalisation du dispositif global est en cours », peut-on lire, signe que les autorités entendent inscrire ce programme dans la durée.
Le communiqué du MFS souligne enfin la nécessité d’un suivi rigoureux et humain pour permettre à chaque victime d’être reconnue et soutenue, dans un esprit de justice sociale et de réconciliation nationale.
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