Un comité ad hoc sera mis en place cette semaine pour traduire les accords en projets de loi, en vue des prochaines échéances électorales.
Le président Bassirou Diomaye Faye a officiellement reçu, ce lundi, le rapport final du dialogue national des mains du facilitateur général, Dr Cheikh Guèye. À cette occasion, le chef de l’État s’est engagé à mettre en œuvre 24 des 38 recommandations consensuelles issues des discussions entre majorité et opposition.
C’est ce qu’a révélé Dr Guèye dans un entretien accordé à L’Observateur, soulignant la volonté présidentielle de « faire avancer rapidement les réformes », notamment en perspective des prochaines élections. Un comité ad hoc sera constitué « dès cette semaine », avec pour mission de transformer les recommandations en projets de loi, certains nécessitant des révisions de la Constitution et du Code électoral.
« L’objectif est d’adopter ces textes dans les meilleurs délais pour renforcer la démocratie, sécuriser le processus électoral et apaiser les tensions politiques », a précisé Dr Cheikh Guèye.
Le processus législatif s’annonce inclusif et rigoureux, avec la participation d’experts de haut niveau et de représentants des principales forces politiques du pays. Cette approche vise à garantir une large adhésion autour des textes qui seront soumis au Parlement.
Parmi les points ayant fait l’objet d’un consensus figurent des réformes du fichier électoral, des procédures de parrainage, du calendrier électoral et de la gouvernance politique. Ces changements sont jugés cruciaux pour consolider les acquis démocratiques et restaurer la confiance dans les institutions.
Toutefois, certains sujets majeurs restent en suspens, faute d’accord entre les protagonistes du dialogue. Il s’agit notamment :
Du mode de scrutin des législatives (proportionnelle intégrale ou maintien du système mixte), Du statut du chef de l’opposition, Et de la révision de certains articles du Code pénal, dont l’article 80, souvent critiqué pour son utilisation contre des opposants, en lien avec la « sécurité de l’État ».
Ces dossiers ont été transmis au président pour arbitrage, et pourraient être tranchés en synergie avec les conclusions attendues des Assises de la Justice, ouvertes en juin dernier.
Cette phase post-dialogue est perçue comme un test de sincérité pour le nouveau pouvoir, qui a placé la réforme des institutions au cœur de son projet. En choisissant de donner suite à une majorité des recommandations, Bassirou Diomaye Faye tente de poser les bases d’un nouveau pacte démocratique, dans un contexte encore marqué par les séquelles de la crise électorale de 2024.
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