Le coup d’envoi des épreuves du baccalauréat 2026 au Sénégal a été marqué par une série de cas de fraude dans plusieurs centres d’examen de la région de Dakar. Selon des informations rapportées par le quotidien Libération, treize candidats ont été interpellés après avoir été surpris en possession de téléphones portables, pourtant strictement interdits dans les salles d’examen.
Ces incidents, survenus dès la première journée des compositions, relancent les inquiétudes sur la persistance de la tricherie aux examens nationaux, malgré le renforcement des dispositifs de contrôle mis en place par les autorités éducatives et les forces de sécurité.
Le premier cas a été signalé le 1er juillet 2026 aux environs de 11 heures. Le commissariat de Golf-Sud a été saisi après un incident survenu au centre d’examen Ndiarka Diagne, situé à Fith-Mith. Deux élèves de Terminale, identifiés par leurs initiales M.B. Diop et I. Dieng, ont été surpris avec des téléphones portables durant l’épreuve de Français, qui se déroulait de 7h45 à 11 heures.
Selon les premiers éléments de l’enquête, M.B. Diop aurait été pris en flagrant délit alors qu’il consultait un iPhone 11 Pro pendant la composition. Interpellé sur place, il a été placé en garde à vue. Lors de son audition, il a toutefois contesté les faits qui lui sont reprochés. Son camarade, I. Dieng, qui détenait un iPhone XR, a quant à lui réussi à prendre la fuite avant l’arrivée des policiers. Les recherches se poursuivent afin de le retrouver.
Quelques heures plus tard, deux nouveaux cas de fraude ont été enregistrés au cours de l’épreuve d’Histoire-Géographie, organisée entre 15 heures et 18 heures. Les forces de l’ordre sont intervenues dans deux centres distincts où deux candidats ont été appréhendés pour usage de téléphones portables. Il s’agit de I. Barry, arrêté au centre Seydina Issa Rohou Lahi ex-LPA, et de A.N. Ba, interpellé au CEM Ogo Diop.
À l’issue de leur arrestation, les trois candidats appréhendés au cours de la journée ont été placés en garde à vue afin de permettre la poursuite des investigations. Les enquêteurs cherchent notamment à déterminer si ces actes de fraude relevaient d’initiatives individuelles ou s’inscrivaient dans un réseau organisé d’assistance aux candidats.
En parallèle, le commissariat de Rufisque-Est a également procédé à l’interpellation de dix autres candidats surpris avec des téléphones portables à l’intérieur des salles d’examen. Conformément au règlement du baccalauréat, les appareils ont été immédiatement confisqués et les candidats concernés exclus des centres d’examen. Des procès-verbaux ont été dressés pour chaque cas afin de permettre le traitement administratif et judiciaire des infractions constatées.