Solutions contre l’immigration irrégulière : Le Premier Ministre interpellé

Le président du groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar (BBY) a récemment adressé une question écrite au Premier Ministre, Ousmane Sonko, exprimant son inquiétude face aux récents drames de l’immigration irrégulière qui ont coûté la vie à près d’une centaine de Sénégalais au large des côtes mauritaniennes.

Dans sa missive, le parlementaire critique vivement les promesses électorales passées de Sonko, rappelant sa proposition d’une allocation mensuelle de 150 000 francs pour chaque jeune afin de dissuader l’émigration clandestine. Le président de BBY souligne que ces engagements n’ont pas été tenus et que la jeunesse se retrouve désespérée, poussée à prendre des risques mortels pour chercher une vie meilleure ailleurs.

« Peut-être que si vous aviez sacrifié à la possibilité de venir devant la Représentation Nationale pour faire, conformément à la Constitution, votre Déclaration de Politique Générale et ainsi y décliner vos orientations, votre cap et vos objectifs, cette jeunesse aurait pu les considérer comme une boussole plus certaine que celle des passeurs et faiseurs de morts aux mains desquels la déception face à un régime qui entame son mandat par le mensonge et la fourberie, les aura abandonnés. Il devient urgent, Monsieur le Premier Ministre, de me dire que comptez-vous prendre comme, mesures et politiques à engager, sans délai, pour cette brave jeunesse dont la bonne foi a été abusée par vos utopiques promesses. Le pays et tous ceux qui n’avaient pas lu votre livre « SOLUTIONS » attendent les vraies solutions, celles qui entre autres, empêcheront ces drames récurrents » espère le président du groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar qui dit attendre avec impatience « la réponse qu’il souhaite claire et précise sur cette situation de la jeunesse ».

Le parlementaire appelle ainsi le Premier Ministre à présenter des solutions concrètes et immédiates pour endiguer ce fléau, soulignant l’urgence d’une action gouvernementale robuste. Il insiste sur la nécessité de politiques efficaces qui offrent de réelles alternatives à la jeunesse sénégalaise, les éloignant ainsi des dangers de l’immigration clandestine et des manipulations des passeurs.

En attendant la réponse attendue du Premier Ministre, la question de l’immigration irrégulière et des tragédies qui en découlent reste au centre des préoccupations nationales, appelant à une action décisive et à une responsabilité politique accrue pour garantir un avenir sûr et prometteur pour la jeunesse du Sénégal.

Report de la Présidentielle : BBY évoque la crainte d’une Crise Institutionnelle

Abdou Mbow, président du groupe parlementaire Benno Bokk Yaakaar (BBY), majoritaire, a déclaré que le report de l’élection présidentielle au 15 décembre 2024 a été voté pour éviter une crise institutionnelle majeure au Sénégal. Cette décision a été motivée par les dysfonctionnements constatés dans le processus électoral, selon M. Mbow.

Lors d’une conférence de presse entouré de députés de BBY, M. Mbow a évoqué les soupçons de corruption et de conflits d’intérêts entourant deux membres du Conseil Constitutionnel, notamment après l’invalidation de la candidature de Karim Wade. Il a également mentionné la révélation de la double nationalité de la candidate Rose Wardini et les contestations concernant les vérifications des parrainages, parmi d’autres problèmes.

Selon M. Mbow, le groupe parlementaire BBY a ressenti le besoin d’informer le peuple sénégalais sur ces questions et a conclu que les conditions nécessaires pour une élection présidentielle libre et transparente n’étaient pas réunies. C’est pourquoi ils ont soutenu le report du scrutin jusqu’au 15 décembre 2024.

M. Mbow a également souligné que si le président Macky Sall avait eu l’intention de prolonger son mandat, il n’aurait pas réaffirmé sa décision de ne pas se présenter à l’élection présidentielle. Cette déclaration vise à dissiper les soupçons concernant les motivations du report et à rassurer sur l’engagement du président envers les principes démocratiques.

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