Suspension de l’aide américaine : Abdoul Mbaye appelle Trump à dévoiler les avoirs des dirigeants des pays mal gouvernés

La récente décision du président américain de suspendre l’aide financière à plusieurs pays jugés « mal gouvernés » continue de susciter des réactions. Parmi les voix qui s’élèvent face à cette annonce, celle de l’ancien Premier ministre du Sénégal, Abdoul Mbaye, se distingue par une proposition audacieuse : plutôt que de couper l’aide, Donald Trump devrait utiliser les moyens du renseignement américain pour révéler les avoirs des dirigeants de ces pays.

Dans un post publié sur Facebook, Abdoul Mbaye, également président de l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail (ACT), a réagi en ces termes : « Donald Trump a décidé de ne plus aider en dollars les pays mal gouvernés. Nul ne peut le lui reprocher. Qu’il les aide plutôt en dévoilant les avoirs de leurs dirigeants, anciens ou en fonction, en immeubles et comptes bancaires à travers le monde. »

L’ancien chef du gouvernement sénégalais met en avant la puissance du renseignement américain, qu’il juge capable de traquer et d’exposer les richesses accumulées par certains dirigeants. Il estime que ces fonds, souvent détournés, pourraient être réinvestis pour financer le développement des pays concernés : « Ces avoirs récupérés suffiront à financer nos émergences », a-t-il ajouté.

Cette déclaration s’inscrit dans la ligne des combats menés par Abdoul Mbaye contre la corruption et la mauvaise gouvernance en Afrique. L’ancien Premier ministre, connu pour ses prises de position en faveur de la transparence, plaide régulièrement pour des réformes structurelles permettant de mieux gérer les ressources publiques.

Si l’idée de révéler les avoirs des dirigeants des pays mal gouvernés venait à être prise en compte par l’administration américaine, elle pourrait provoquer un séisme politique dans plusieurs États. Les populations, souvent victimes des détournements de fonds publics, pourraient ainsi mieux identifier les responsables des crises économiques et sociales qu’elles traversent.

Abdoul Mbaye sur la gestion économique du Sénégal : « Des lendemains difficiles se profilent »

Lors de son passage dans l’émission « Grand Jury » diffusée sur la Radio Futurs Médias (RFM), Abdoul Mbaye, président de l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail (ACT) et ancien Premier ministre du Sénégal, a fait part de ses inquiétudes concernant la situation économique du pays. Il a rappelé qu’il avait depuis plusieurs années averti sur des « lendemains difficiles » pour le Sénégal, anticipant des ajustements douloureux. Cependant, il critique sévèrement la manière dont le régime actuel, dirigé par Diomaye Faye, gère et communique sur cette crise.

Abdoul Mbaye a exprimé son scepticisme face aux récentes déclarations du gouvernement, qui semble accuser trop rapidement certains acteurs sur la gestion des finances publiques. Il déplore un climat de « procédure à charge anticipative », qui, selon lui, donne l’impression que le gouvernement cherche coûte que coûte à désigner des coupables pour apaiser la population. « Il faut être plus serein car la justice n’a pas besoin de publicité inutile », a-t-il insisté, appelant à une gestion plus rigoureuse et moins théâtrale des dossiers publics.

Pour l’ancien Premier ministre, il est essentiel de laisser la justice suivre son cours sans interférences ni pression médiatique, afin d’avoir une vision claire et juste de la situation réelle des finances du pays. Cette approche, selon lui, permettrait d’éviter des décisions hâtives qui pourraient aggraver les difficultés.

En analysant la situation économique actuelle, Abdoul Mbaye a fait état de prévisions sombres pour l’avenir du pays. Il pointe du doigt la nécessité pour le Sénégal de faire face à des ajustements structurels inévitables, en particulier dans le secteur des subventions. « On ne peut pas fonctionner sans remettre en cause les subventions, notamment celles de l’énergie », a-t-il déclaré.

L’ancien chef de gouvernement a souligné que ces ajustements ont déjà commencé, notamment au niveau des douanes et des redressements fiscaux. Il avertit que la situation de la trésorerie de l’État ne permet plus de couvrir efficacement la dette intérieure, et que les réductions ou suppressions des subventions entraîneront inévitablement une hausse des coûts de l’énergie et du transport, affectant le quotidien des Sénégalais.

Ce qui inquiète le plus Abdoul Mbaye, c’est l’incapacité perçue du régime actuel à proposer des solutions rapides et efficaces face aux défis économiques. « Nous allons vers des heures beaucoup plus difficiles », a-t-il prévenu, insistant sur le fait qu’un changement de stratégie s’impose de toute urgence.

Dans cet appel lancé au président et à son équipe, le leader de l’ACT estime que les mesures jusqu’ici adoptées sont loin de répondre aux besoins pressants de la population. Il exhorte ainsi le gouvernement à changer de cap avant que la situation ne se détériore davantage, invitant à une révision profonde des politiques économiques et fiscales pour éviter une crise plus grave.

Les propos d’Abdoul Mbaye dressent un tableau préoccupant de l’avenir économique du Sénégal. Alors que des réformes structurelles semblent inévitables, l’ancien Premier ministre appelle à une gestion plus sereine et réfléchie des finances publiques, loin des accusations précipitées. Face à l’urgence, il plaide pour des décisions responsables et justes afin d’atténuer les effets de la crise sur la population.

Tensions politiques autour de la reddition des comptes : Abdoul Mbaye interpelle Ousmane Sonko

Dans un climat politique marqué par des appels à la reddition des comptes, l’ancien Premier ministre Abdoul Mbaye a réagi aux récentes annonces de l’actuel Premier ministre Ousmane Sonko concernant l’ouverture de cette procédure. S’exprimant via une publication sur Facebook, Abdoul Mbaye a lancé un message fort, soulignant la nécessité d’une gestion prudente des attentes vis-à-vis de la justice.

Mbaye, qui a lui-même fait l’expérience d’une justice qu’il qualifie de « justice aux ordres », a averti Ousmane Sonko de ne pas tomber dans le piège de l’instrumentalisation de l’appareil judiciaire. « Quand on considère avoir été victime d’une justice aux ordres, il faut éviter de donner l’impression de lui donner des ordres. Le Premier ministre Ousmane Sonko doit s’en soucier », a-t-il écrit.

Cette remarque intervient alors que Sonko a exprimé son engagement à renforcer les processus de reddition des comptes dans un contexte politique tendu, où la demande de transparence s’accompagne souvent d’accusations de manipulation des institutions. Selon Mbaye, la justice doit rester indépendante et ne pas être utilisée comme un outil de menace ou de pression politique. « La justice n’est pas un instrument de menaces. La justice applique le droit », a-t-il affirmé.

L’ancien chef du gouvernement et actuel président du parti de l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail (ACT) a également rappelé l’importance de ne pas brouiller le message clé des récentes Assises de la justice. Ces assises, organisées pour repenser le rôle et le fonctionnement de la justice au Sénégal, ont mis en avant l’impératif d’une réforme pour restaurer la confiance des citoyens dans les institutions judiciaires.

La sortie d’Abdoul Mbaye illustre la complexité de la situation politique actuelle, où les acteurs doivent naviguer entre la nécessité d’une transparence accrue et la préservation de l’intégrité des institutions. Tandis que le Premier ministre Ousmane Sonko semble déterminé à engager un processus de reddition des comptes, ces avertissements soulignent l’importance de garantir que ce processus se déroule dans le respect total des principes de justice et d’indépendance.

Le débat autour de la reddition des comptes et de l’indépendance judiciaire reste central dans la vie politique sénégalaise, alors que les citoyens et les observateurs attendent de voir comment ces engagements se traduiront en actions concrètes dans les mois à venir.

Abdoul Mbaye Critiques Ousmane Sonko sur la Démocratie Directe

L’ancien Premier ministre sénégalais Abdoul Mbaye a récemment critiqué Ousmane Sonko, le nouveau Premier ministre, pour ses vues sur la démocratie directe. Alors que Sonko n’a pas encore présenté officiellement la feuille de route du gouvernement devant l’Assemblée nationale, Mbaye a exprimé son opinion lors de la déclaration de politique générale déjà en cours.

Mbaye a souligné l’importance pour le Premier ministre de respecter la démocratie représentative, arguant que le Sénégal fonctionne sur ce principe. Il a averti contre l’illusion de privilégier la démocratie directe, affirmant que cela pourrait entraîner une crise institutionnelle inutile dans le pays, malgré la troisième alternance démocratique récente.

En tant que président de l’Alliance pour la Citoyenneté et le Travail (ACT), Mbaye a également insisté sur le respect de la tradition républicaine et de l’obligation constitutionnelle entourant la Déclaration de Politique Générale. Il a conclu en soulignant que le gouvernement doit rendre des comptes à la représentation nationale et par extension au peuple sénégalais, qui demeure observateur et juge de ces processus démocratiques.

Cette intervention marque une réponse critique notable de la part d’un ancien Premier ministre face aux premiers pas politiques de Sonko, soulignant des différences fondamentales dans leurs visions de gouvernance et de démocratie au Sénégal.

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