Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°609 – 18/11/2025

🔴 EXPANSION ACCÉLÉRÉE DE LA COALITION DIOMAYE PRÉSIDENT : L’OPPOSITION ET PASTEF EN DANGER
🔴 42% DES TITRES DE DAKAR EN FRANC CFA ENTRE LES MAINS DE BANQUES IVOIRIENNES : ABIDJAN ACCAPARE LES BONS DU TRÉSOR SÉNÉGALAIS

🔴 JEUX DE LA SOLIDARITÉ ISLAMIQUE 2025 : SALY SARR PROPULSE LE SÉNÉGAL AU SOMMET DU TRIPLE SAUT
🔴 REVERS CONTRE LE BRÉSIL : PAPE THIAW ANNONCE UN SURSAUT FACE AU KENYA

Abidjan : un bus transportant 70 Sénégalais pour le Grand Magal de Touba porté disparu

Un convoi de 70 Sénégalais, en route d’Abidjan vers Dakar pour participer au Grand Magal de Touba, est porté disparu depuis ce lundi. Le bus, qui avait quitté la capitale ivoirienne, n’a pas encore atteint sa destination, plongeant dans l’inquiétude les familles et la communauté sénégalaise à l’étranger.

Selon un responsable d’une association de ressortissants sénégalais en Côte d’Ivoire, l’alerte a été donnée après un appel reçu du chauffeur d’un véhicule-guide accompagnant le bus. Celui-ci a informé que le convoi aurait été la cible d’une attaque jihadiste au Mali, près de la localité de Diéma, non loin de Kayes, à la frontière avec le Sénégal. Depuis cet incident, ni les passagers ni le convoyeur, Aya Lô, ne sont joignables, et leurs proches au Sénégal sont sans nouvelles.

Face à cette situation préoccupante, l’association a saisi l’ambassadeur du Sénégal en Côte d’Ivoire, qui aurait promis de prendre contact avec son homologue malien pour clarifier la situation.

En attendant des informations officielles et rassurantes des autorités, la communauté sénégalaise en Côte d’Ivoire lance un appel à l’aide pour retrouver rapidement les 70 compatriotes portés disparus. Cette disparition inquiète d’autant plus que le Grand Magal de Touba, événement majeur pour les Sénégalais du monde entier, approche à grands pas.

Alassane Ouattara officialise sa candidature à la présidentielle de 2025 : entre continuité et controverse

Abidjan, le 29 juillet 2025 – Le président ivoirien Alassane Ouattara a mis fin ce mardi à des mois de spéculations en annonçant officiellement sa candidature à l’élection présidentielle prévue en octobre prochain. À 83 ans, le chef de l’État entend briguer un quatrième mandat à la tête de la Côte d’Ivoire, invoquant la nécessité d’assurer la continuité dans la stabilité et le développement du pays.

« Je suis candidat, parce que je veux que notre chère Côte d’Ivoire continue de demeurer un pays prospère, en paix et en sécurité », a-t-il déclaré lors d’une allocution télévisée diffusée en direct depuis le palais présidentiel. Une annonce sobre, mais lourde de signification dans un contexte politique tendu.

Au pouvoir depuis 2011, Alassane Ouattara a été réélu en 2015 puis en 2020 dans un climat électoral marqué par des tensions et des contestations. Si ses partisans saluent un leadership qu’ils jugent visionnaire et nécessaire à la stabilité du pays, ses détracteurs dénoncent une « présidence à vie déguisée » et remettent en cause la légitimité d’une nouvelle candidature.

Pour l’opposition, cette décision est perçue comme un coup de force politique. Plusieurs figures de la société civile et des partis d’opposition estiment qu’un nouveau mandat remettrait en question les principes de l’alternance démocratique. « C’est un recul pour notre démocratie. Le président Ouattara avait lui-même annoncé qu’il ne se représenterait pas », rappelle un cadre du PDCI-RDA.

Dans son discours, Alassane Ouattara a insisté sur les acquis de ses mandats précédents : croissance économique soutenue, grands travaux d’infrastructures, renforcement de l’administration publique et investissements dans l’éducation et la santé. Pour lui, la continuité est essentielle face aux défis sécuritaires sous-régionaux et aux incertitudes économiques mondiales.

« Je mesure la lourde responsabilité qui m’incombe. Je ne me présente pas par ambition personnelle, mais pour préserver ce que nous avons bâti ensemble », a-t-il affirmé.

Cette annonce rebat les cartes du jeu politique ivoirien à moins de trois mois du scrutin. Les autres grands partis, notamment le PPA-CI de Laurent Gbagbo et le PDCI-RDA, devront désormais adapter leur stratégie face à un candidat sortant dont l’appareil politique reste redoutablement structuré.

Reste à savoir si cette candidature sera validée sans accroc par le Conseil constitutionnel, et comment la rue ivoirienne réagira dans les semaines à venir. Des manifestations sporadiques ont déjà eu lieu dans certaines localités après les premières rumeurs de candidature.

Alors que la Côte d’Ivoire s’apprête à entrer dans une campagne électorale décisive, les observateurs nationaux et internationaux appellent à la retenue et à un dialogue politique apaisé. Pour nombre d’Ivoiriens, l’essentiel reste la paix, dans un pays encore marqué par les cicatrices de la crise post-électorale de 2010-2011.

Financement public : Dakar lève 76,9 milliards FCFA sur le marché régional, Abidjan en tête des souscripteurs

L’État du Sénégal a réussi, ce vendredi 13 juin 2025, à lever près de 77 milliards de francs CFA sur le marché régional de l’Union monétaire ouest-africaine (UMOA), à l’occasion d’une adjudication de bons et obligations du Trésor organisée à Dakar. Cette opération de mobilisation de ressources financières, portant initialement sur un montant de 70 milliards FCFA, a connu un fort engouement de la part des investisseurs de l’espace UEMOA, traduisant un taux de couverture de 113,18 %.

Dans les détails, les soumissions ont atteint un total de 79,228 milliards FCFA, avec un taux d’absorption final de 97,19 %, ce qui témoigne d’un net intérêt du marché pour la dette souveraine sénégalaise. Deux instruments financiers étaient proposés lors de cette adjudication : des bons assimilables du Trésor (BAT) d’une maturité de 364 jours, arrivant à échéance le 14 juin 2026, et des obligations assimilables du Trésor (OAT) d’une durée de trois ans, avec maturité au 2 juin 2028.

Concernant les BAT d’un an, les souscriptions ont atteint 44,7 milliards FCFA, dont 42,471 milliards ont été retenus. Le taux marginal sur cette ligne s’est établi à 6,98 %, avec un rendement moyen pondéré de 7,25 %. Du côté des OAT, la totalité du montant proposé, soit 34,528 milliards FCFA, a été servie. Le rendement moyen enregistré est de 7,44 %, pour un prix marginal de 95,30 %.

Au total, 21 investisseurs issus de l’Union ont pris part à cette opération. Parmi eux, la Côte d’Ivoire s’est imposée comme le premier souscripteur, avec 40,18 milliards FCFA d’allocations retenues. Le Sénégal lui-même arrive en seconde position avec 28,286 milliards FCFA, tandis que le Bénin a placé 6,365 milliards FCFA. Le Burkina Faso et le Togo figurent également parmi les participants à cette émission.

Cette levée de fonds s’inscrit dans le cadre de la stratégie de financement des besoins budgétaires du gouvernement sénégalais pour l’exercice 2025. Elle reflète également la confiance soutenue des investisseurs régionaux dans la signature du Sénégal, malgré un contexte économique régional tendu. Le succès de cette opération, qui conjugue diversification des maturités et mobilisation rapide de ressources, renforce la crédibilité du pays sur les marchés financiers de l’UEMOA.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°486 – 14 ET 15/06/2025

🔴 UMOA TITRES / LEVÉE DE 76,9 MILLIARDS F CFA PAR DAKAR : ABIDJAN RESTE LE 1ᵉʳ INVESTISSEUR
🔴 REPORT DE LA CONFÉRENCE DE L’ONU SUR LA PALESTINE : DIOMAYE CONFINÉ À DOMICILE

🔴 BAL 2025 : LE SÉNÉGALAIS YOUSSOU NDOYE SUR LE PODIUM
🔴 COUPE DU MONDE DES CLUBS / PRÉSENCE DE KOULIBALY, JACKSON ET NIANG : LE SÉNÉGAL S’INVITE EN FORCE

Diplomatie régionale : Ousmane Sonko attendu à Abidjan après la visite de Diomaye Faye

Quelques jours seulement après la visite officielle du président sénégalais Bassirou Diomaye Diakhar Faye en Côte d’Ivoire, c’est désormais au tour de son Premier ministre, Ousmane Sonko, d’effectuer un déplacement diplomatique de haut niveau à Abidjan. Un signal fort envoyé par le nouveau pouvoir sénégalais, désireux de renforcer ses liens avec les grandes capitales de la sous-région ouest-africaine.

Selon des sources officielles, Ousmane Sonko sera accueilli à l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny par son homologue ivoirien, le Premier ministre Robert Beugré Mambé. Cette visite s’inscrit dans une dynamique de continuité, visant à consolider les acquis du récent séjour du président Faye et à approfondir la coopération bilatérale entre Dakar et Abidjan.

Si l’agenda précis du chef du gouvernement sénégalais n’a pas encore été dévoilé, plusieurs axes majeurs devraient structurer les discussions. La coopération économique, la sécurité régionale, ainsi que les enjeux liés à l’intégration africaine figurent en bonne place sur la table. Ces thématiques, déjà abordées par le président sénégalais lors de son passage à Abidjan, devraient être approfondies pour déboucher sur des engagements concrets.

Les deux pays, piliers de la CEDEAO, partagent en effet des intérêts communs en matière de stabilité régionale, de commerce interafricain, et de gestion des défis migratoires, sécuritaires et climatiques. Le renforcement des échanges commerciaux, la facilitation de la mobilité entre les deux États et la mise en place de projets conjoints d’infrastructure pourraient également faire l’objet d’annonces importantes.

Avec cette double séquence diplomatique en Côte d’Ivoire, le Sénégal affiche une volonté claire de se repositionner sur l’échiquier régional, dans un contexte marqué par de profondes mutations politiques et géopolitiques en Afrique de l’Ouest. Le tandem Diomaye–Sonko, élu en mars 2024, semble vouloir insuffler un nouveau souffle à la diplomatie sénégalaise, en misant sur des partenariats stratégiques et équilibrés.

ZONE DE LIBRE-ÉCHANGE AFRICAINE / CHOIX D’ABIDJAN PAR L’ADMINISTRATION TRUMP : Dakar ne fait-elle plus rêver ?

Washington redéfinit ses relations avec l’Afrique, délaissant l’aide humanitaire au profit du commerce et de l’investissement. Ainsi, la Côte d’Ivoire devient-elle la vitrine de cette nouvelle donne afin de servir de tampon entre le pays de l’Oncle Sam et l’Afrique francophone.

Les États-Unis reconfigurent profondément leur stratégie à l’égard du continent africain. Jadis fondée sur l’aide humanitaire et les partenariats sociaux, leur approche privilégie désormais les échanges économiques et les investissements structurants. Cette inflexion diplomatique, incarnée par l’ouverture d’un bureau stratégique à Abidjan, en Côte d’Ivoire, dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), suscite des interrogations. Dakar, longtemps considérée comme un pilier de la relation américano-africaine en Afrique francophone, conserve-t-elle encore sa place centrale ?
À l’occasion d’une rencontre avec la presse, tenue le 20 mai 2025 à Abidjan, Troy Fitrell, haut responsable du Bureau des affaires africaines au sein du Département d’État américain, a exposé les grands axes de cette nouvelle doctrine. Selon lui, les partenariats commerciaux s’avèrent plus efficaces pour favoriser une croissance économique durable que les mécanismes classiques d’aide au développement. Washington mise donc sur la vitalité du marché africain, soutenu par une jeunesse dynamique, une urbanisation rapide et un potentiel d’intégration économique sans précédent à travers la ZLECAf.
Le changement de paradigme opéré par l’administration Trump ne se limite pas à une simple déclaration d’intention. Il s’accompagne d’un agenda ambitieux visant à arrimer les intérêts des entreprises américaines aux priorités de développement africaines : industrialisation, transformation locale des matières premières, montée en compétence de la main-d’œuvre et création d’emplois. Un virage pragmatique, en phase avec les nouveaux enjeux géostratégiques où la Chine, la Russie, la Turquie et d’autres puissances étendent leur influence.
Durant son séjour à Abidjan, Troy Fitrell a multiplié les initiatives : participation au prestigieux Africa CEO Forum, concertation avec les Chambres de commerce américaines de douze pays ouest-africains, entretiens bilatéraux avec plusieurs hauts dirigeants africains, incluant présidents, ministres du Commerce et Affaires étrangères. La dynamique est claire : Washington entend renforcer son ancrage en Afrique de l’Ouest et le fait désormais depuis la Côte d’Ivoire, désignée comme nouveau hub économique francophone.

ABIDJAN INCONTOURNABLE

En installant un bureau à Abidjan, Washington envoie un signal fort : les critères linguistiques, juridiques et économiques prennent le pas sur les symbolismes historiques. La Côte d’Ivoire, dotée d’infrastructures solides, d’une stabilité relative et d’un environnement d’affaires en plein essor, semble incarner davantage aujourd’hui les priorités américaines que Dakar, malgré son passé de capitale diplomatique de l’Afrique francophone.
Ce choix stratégique interroge. Le Sénégal, qui fut longtemps un partenaire privilégié de Washington, notamment à travers les coopérations sécuritaires et les actions de l’USAID, voit peu à peu sa position érodée. Les coupes budgétaires affectant l’aide publique au développement – dont USAID et le Millenium Challenge – en seraient un autre indicateur. Simultanément, des instruments comme Prosper Africa, la US Exim Bank ou encore la DFC (Development Finance Corporation) prennent le relais, avec une logique purement économique.

ÉLAN DE SOUVERAINISME EN AFRIQUE

Face à cette réorientation, les attentes du continent sont claires : retombées locales, transferts de technologie, développement des chaînes de valeur africaines. Des exigences qui traduisent une volonté d’émancipation, mais qui impliquent également une montée en compétence des gouvernements africains dans la négociation des accords internationaux. Car si les États-Unis affichent leur volonté d’agir « autrement », l’Afrique, elle, aspire à ne plus être simplement un réceptacle, mais un acteur à part entière.
Le sort encore incertain du renouvellement de l’AGOA (African Growth and Opportunity Act), dont l’échéance approche en septembre 2025, témoigne aussi de cette incertitude. L’avenir des relations afro-américaines dépendra autant de la clarté des politiques américaines que de la capacité des États africains à défendre des positions communes et ambitieuses.

 Penda THIAM

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°471 – 22/05/2025

🔴 ZONE DE LIBRE-ÉCHANGE AFRICAINE / INSTALLATION D’UN BUREAU À ABIDJAN PAR L’ADMINISTRATION TRUMP : DAKAR NE FAIT-ELLE PLUS RÊVER ?
🔴 TROISIÈME MINISTRE DE MACKY SALL DEVANT LA HAUTE COUR DE JUSTICE : SOPHIE GLADIMA PAIE LE PRIX FORT

🔴 PREMIER SÉNÉGALAIS À REMPORTÉ LA LIGUE EUROPA : PAPE MATAR SARR DANS LA LÉGENDE !
🔴 LIGUE 1 / VICTOIRE SUR LE JARAAF : GORÉE S’INSTALLE EN TÊTE

Africa CEO Forum 2025 : Le président Diomaye Faye en concertation avec ses homologues africains à Abidjan

À l’occasion de l’édition 2025 de l’Africa CEO Forum, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye s’est entretenu, en marge de la cérémonie d’ouverture, avec ses homologues ivoirien, Alassane Dramane Ouattara, et mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani. Ces rencontres bilatérales se sont tenues ce lundi à Abidjan, en Côte d’Ivoire, où se déroule ce sommet incontournable du secteur privé africain.

Le président Diomaye Faye a pris part à l’ouverture officielle de ce forum annuel aux côtés de plusieurs autres dirigeants du continent, dont Paul Kagame du Rwanda et Cyril Ramaphosa d’Afrique du Sud. Leur présence témoigne de l’importance stratégique accordée à cette plateforme de dialogue et de coopération économique.

Lors de son allocution d’ouverture, le président Alassane Ouattara a mis en lumière les opportunités offertes par l’intelligence artificielle pour le continent africain. Il a souligné le rôle déterminant de la jeunesse dans ce domaine en pleine expansion, appelant à un soutien accru pour favoriser son engagement. Selon lui, le moment est venu pour l’Afrique de concevoir, dans un esprit de synergie entre les secteurs public et privé, des solutions concrètes et audacieuses adaptées aux réalités du continent.

Il a exprimé le souhait que ce forum soit un véritable « moment de vérité et d’engagement », et a réitéré son ambition de voir émerger une nouvelle génération de champions économiques africains, citant les efforts consentis par la Côte d’Ivoire pour soutenir l’essor de son tissu entrepreneurial.

La participation du président Bassirou Diomaye Faye à cette édition du forum illustre l’intérêt croissant du Sénégal pour les dynamiques économiques continentales. Elle traduit aussi sa volonté de renforcer les échanges sud-sud dans un contexte où la transformation structurelle, la digitalisation et l’industrialisation sont plus que jamais au cœur des enjeux de développement.

Créé en 2012 par le Jeune Afrique Media Group, en partenariat avec la Société financière internationale (IFC), l’Africa CEO Forum s’est imposé comme un rendez-vous de référence pour les décideurs économiques du continent. Il réunit chaque année des chefs d’entreprise, des investisseurs, des responsables politiques et des représentants d’institutions financières pour promouvoir une croissance inclusive et durable à l’échelle africaine.

Bassirou Diomaye Faye attendu à Abidjan pour l’Africa CEO Forum 2025 : le Sénégal dans la dynamique d’un nouveau leadership économique africain

Le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, effectuera une visite à Abidjan les 11 et 12 mai 2025 pour participer à l’édition 2025 de l’Africa CEO Forum. Cette visite intervient à l’invitation de son homologue ivoirien, Alassane Ouattara, et s’inscrit dans une volonté affirmée de renforcer les partenariats économiques régionaux et de repositionner le Sénégal au cœur des enjeux de développement du continent.

L’Africa CEO Forum est l’un des plus grands rendez-vous économiques du continent. Il réunit chaque année à Abidjan des chefs d’État, des dirigeants d’entreprises, des investisseurs, des responsables d’institutions financières, ainsi que des experts et journalistes internationaux. Ensemble, ils échangent sur les défis économiques majeurs de l’Afrique et les stratégies innovantes pour stimuler l’investissement et accélérer la croissance du secteur privé.

Un thème qui résonne fortement avec les ambitions portées par le nouveau pouvoir sénégalais, qui mise sur un partenariat fort entre l’État et les entreprises pour transformer l’économie nationale.

Depuis son élection en mars 2024, le Président Bassirou Diomaye Faye affiche une volonté claire de changement. Porté par une vision de rupture et de souveraineté économique, il met en avant une gouvernance fondée sur la transparence, la justice sociale et une plus grande implication des acteurs privés nationaux dans le développement du pays.

Sa participation au forum sera l’occasion de présenter la nouvelle orientation stratégique du Sénégal, d’attirer des investissements structurants et de tisser des alliances porteuses pour les grands chantiers économiques à venir.

Au-delà des discours, le déplacement du chef de l’État à Abidjan s’inscrit dans une démarche proactive de diplomatie économique. Le Sénégal cherche à valoriser ses atouts : stabilité politique, jeunesse dynamique, réformes engagées, potentiel agricole et minier, ouverture sur l’océan Atlantique avec son Port Autonome de Dakar modernisé.

Le forum sera également un espace privilégié pour mettre en avant les priorités du nouveau quinquennat : réindustrialisation, soutien aux PME, transformation locale des ressources, et co-construction de chaînes de valeur régionales.

La présence de Bassirou Diomaye Faye à l’Africa CEO Forum 2025 marquera un moment fort de sa jeune présidence. Elle illustrera l’ambition du Sénégal de peser davantage dans les débats économiques continentaux, tout en consolidant une approche de développement fondée sur un partenariat équilibré entre l’État et le secteur privé.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°278 – du 23/09/2024

🔴 AGITATIONS AUTOUR DES LÉGISLATIVES : GUERRE FROIDE SALL-BA, ACTE II
🔴 AFFAIRE LAT DIOP : MOHAMED DIENG EN VOIE D’ÊTRE CONVOQUÉ POUR CONFRONTATION

🔴 COUPE CAF – APRÈS SA LARGE VICTOIRE SUR LE RC D’ABIDJAN (3-0) : JARAAF REJOINT LA PHASE DE GROUPES
🔴 TOURNOI UFOA-A U20 / DEMI-FINALE : LE SÉNÉGAL SE MESURE À LA GUINÉE

Le Président Bassirou Diomaye Faye participe au 65ème Sommet de la CEDEAO à Abuja

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a quitté Dakar ce samedi pour se rendre à Abuja, capitale du Nigeria, où il prendra part au 65ème sommet ordinaire des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Cette réunion, prévue pour le dimanche 7 juillet 2024, sera présidée par le Président nigérian Bola Ahmed Tinubu et rassemblera les dirigeants de la région ouest-africaine.

L’objectif principal de cette session est de discuter des défis socio-économiques et politiques actuels qui touchent la région, ainsi que de renforcer la coopération régionale pour promouvoir la paix, la stabilité et le développement durable. Des questions cruciales telles que la sécurité régionale, l’intégration économique et la gouvernance seront au cœur des discussions.

Le Président Faye, représentant le Sénégal, contribuera aux délibérations visant à trouver des solutions concertées aux défis communs auxquels sont confrontés les États membres de la CEDEAO. Parmi les points à l’ordre du jour figurent également les initiatives visant à promouvoir l’intégration régionale à travers des projets d’infrastructures transfrontalières et des programmes de développement économique.

En tant que pilier de la stabilité et du progrès dans la sous-région ouest-africaine, la CEDEAO continue de jouer un rôle crucial dans la promotion de la coopération multilatérale et de la gouvernance démocratique. Le Sommet de cette année offre une occasion précieuse pour les dirigeants de renforcer les liens et de trouver des solutions innovantes aux défis émergents, dans un contexte mondial en constante évolution.

Le retour du Président Faye à Dakar est prévu peu après la conclusion du Sommet, où il rendra compte des résultats des discussions et des engagements pris par la délégation sénégalaise pour renforcer la coopération régionale et promouvoir le développement durable en Afrique de l’Ouest.

60ème session ministérielle de la CONFEMEN à Abidjan

Le Ministre de l’Éducation nationale, M. Moustapha Mamba GUIRASSY, a participé activement à la 60ème session ministérielle de la CONFEMEN qui s’est tenue à Abidjan le jeudi 25 avril 2024. Cette rencontre, placée sous le thème « Enseignement général, enseignement technique et orientation vers les filières scientifiques et technologiques : enjeux, stratégies et perspectives pour l’atteinte de l’ODD4 dans l’espace francophone », a réuni des acteurs de haut niveau autour de questions cruciales pour le développement de l’éducation dans la région francophone.

Pour sa première participation à une rencontre internationale, le Ministre Guirassy a salué l’initiative de la CONFEMEN de réunir des experts pour réfléchir aux défis actuels et futurs de nos systèmes éducatifs. Il a souligné l’importance de cette réunion dans un contexte de remise en question des pratiques éducatives à la suite de crises récentes et de défis permanents.

Le Ministre a exprimé son engagement à travailler en étroite collaboration avec ses homologues pour renforcer la qualité de l’éducation dans la région. Il a notamment mis en avant la nécessité de réorienter le système éducatif vers les sciences, la technologie et le numérique, afin de mieux préparer la jeunesse aux défis du XXIe siècle.

À cet égard, M. Guirassy a évoqué les réformes en cours au Sénégal, notamment la révision des curricula et la création d’établissements scientifiques d’excellence. Il a également souligné l’urgence de mettre en place une stratégie d’orientation systématique vers la formation professionnelle, en vue de répondre aux besoins du marché du travail.

Le Ministre a conclu en saluant les recommandations et contributions des différents participants, qui contribueront à renforcer l’action en faveur de la transformation qualitative de nos systèmes éducatifs.

Enfin, il a adressé ses félicitations à la Côte d’Ivoire, pays hôte, ainsi qu’à la CONFEMEN pour l’organisation réussie de cet événement, et a remercié ses collègues ministres et les chefs de délégation pour leur engagement et leurs contributions enrichissantes.

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