Le Dakarois Quotidien N°661 – 30/01/2026
Le Dakarois Sports N°661 – 30/01/2026
🔴 SANCTIONS CAF ET CONTRAT DE PAPE THIAW : L’ÉTAT FAIT BLOC DERRIÈRE LE SÉLECTIONNEUR
Le Tribunal des flagrants délits de Dakar a rendu hier, lundi, son verdict dans l’affaire d’abus de confiance qui opposait l’inspecteur des Impôts et Domaines, Boubacar Diallo, à la veuve Fatou Guèye. À l’issue de son délibéré, la juridiction a reconnu le fonctionnaire coupable des faits qui lui étaient reprochés et l’a condamné à une peine de trois mois de prison assortis du sursis. Il devra également verser à la plaignante la somme de 50 millions de FCFA à titre de réparation.
L’affaire remonte à plusieurs années, lorsque Fatou Guèye, héritière d’un terrain de deux hectares laissé par son défunt mari, avait confié à Boubacar Diallo la mission de vendre la parcelle pour un montant de 80 millions de FCFA. L’inspecteur des Impôts, chargé de la transaction, avait informé la veuve que le terrain avait été cédé à seulement 40 millions, montant qu’il lui aurait présenté comme étant le prix réellement obtenu.
Ce n’est que bien plus tard que la vérité éclate. À travers des informations recueillies auprès des membres de la coopérative impliquée dans l’achat, Fatou Guèye découvre que la parcelle a bel et bien été vendue à 80 millions de FCFA, soit le double du montant déclaré par Boubacar Diallo. Se sentant lésée, elle engage alors des poursuites judiciaires contre le fonctionnaire, l’accusant d’avoir détourné la moitié du produit de la vente.
Lors de l’audience du 24 novembre dernier, le procureur de la République avait adopté une ligne particulièrement ferme. Estimant que les faits étaient établis et caractérisés, il avait requis une peine d’un an d’emprisonnement ferme assortie d’un mandat de dépôt. Le prévenu, qui bénéficiait jusque-là d’une liberté provisoire, contestait la version de la plaignante mais n’avait pas convaincu l’accusation.
Le tribunal, après examen des éléments du dossier et des arguments des parties, a finalement choisi une sanction plus clémente que celle requise par le parquet. La peine de trois mois avec sursis évite l’incarcération immédiate de Boubacar Diallo, mais la condamnation à verser 50 millions de FCFA à Fatou Guèye constitue une reconnaissance claire du préjudice subi par cette dernière.
Le parasitologue sénégalais et ancien candidat à la présidentielle de 2024, le Pr Daouda Ndiaye, est poursuivi devant la justice pour abus de confiance portant sur un montant de 65 millions de francs CFA. L’ONG suisse Naturasana AG l’accuse d’avoir détourné ces fonds qui étaient destinés à la réalisation d’un projet d’étude clinique finalement resté sans suite.
Le dossier, désormais pendant devant le tribunal, devrait connaître son épilogue judiciaire le 24 juillet prochain, date à laquelle le délibéré est attendu.
Contacté par L’Observateur, le Pr Ndiaye rejette en bloc les accusations qu’il qualifie de « manipulation orchestrée pour nuire à sa réputation scientifique ». Selon lui, il s’agit d’une manœuvre destinée à instrumentaliser sa crédibilité. « Il s’agit d’un groupe d’individus malintentionnés qui ont tenté d’utiliser ma crédibilité pour valider frauduleusement une étude clinique », a-t-il affirmé.
Le chercheur soutient que l’ONG l’avait approché avec des documents censés attester de la réalisation préalable d’une phase 2 d’essai clinique au Cameroun, condition indispensable avant d’engager la phase 3 au Sénégal. Or, après vérification auprès du Comité national d’éthique et de l’OMS, ces documents se sont révélés être des faux, ce qui a entraîné le rejet de la demande d’autorisation de l’étude.
« Ils ont publié une fausse étude en ligne. Lorsqu’ils ont été confrontés aux preuves, ils ont reconnu leur tromperie et ont voulu tout abandonner », a-t-il expliqué. Le Pr Ndiaye affirme d’ailleurs avoir saisi le Procureur de la République pour engager des poursuites contre ces responsables s’ils remettaient les pieds au Sénégal.
Quant à l’utilisation des 65 millions de francs CFA, l’ancien candidat à la magistrature suprême soutient que les fonds ont été employés conformément aux termes du contrat. « J’ai mobilisé une équipe et lancé les travaux préparatoires. Toutes les procédures ont été respectées. Leur demande de remboursement est infondée et ne vise qu’à salir ma réputation », a-t-il insisté.
Un nouveau scandale éclabousse le monde des médias. Un célèbre patron de presse, réputé pour sa proximité avec l’ancienne administration de Macky Sall, est aujourd’hui cité dans une affaire d’abus de confiance portant sur une somme de 2 millions 500 mille francs CFA.
L’une de ses employées, lasse de courir après son argent depuis plusieurs mois, dont la plainte a été finalement reçue ce lundi par Commissariat central de Dakar, menace de dévoiler son identité si elle ne rentre pas dans ses fonds. D’après la plaignante, son patron, un journaliste de renom, lui a emprunté cette somme en décembre 2024 pour solder les salaires impayés de dans la boîte, promettant de la rembourser en février 2025.
Cependant, malgré ses engagements, l’administrateur d’un quotidien très connu, n’a jamais restitué l’argent, invoquant des difficultés financières et notamment le non-paiement de conventions par l’État.
Pourtant, d’après certaines indiscrétions, il aurait récemment encaissé environ 10 millions de francs CFA, suite au règlement d’une convention par l’un de ses partenaires institutionnels.
L’enquête suit son cours et les premières auditions devraient démarrer aujourd’hui, mardi.
L’ancien directeur général de Peacock Investments, Adil Dbilij, a été interpellé par la Division des investigations criminelles (DIC) avant d’être déféré au parquet pour abus de confiance et détournement de fonds. Ce ressortissant marocain se retrouve au cœur d’une affaire financière aux ramifications complexes.
L’affaire a pris une tournure décisive après les révélations du chef-comptable de Peacock Investments, lui-même écroué pour détournement de fonds avant d’être libéré après six mois de détention préventive. Selon les informations rapportées par L’Observateur, ce dernier a avoué avoir détourné 981 millions de FCFA, tout en précisant qu’il n’avait personnellement perçu que 342 millions. Le reste de la somme, soit plus de 600 millions de FCFA, aurait été remis à Adil Dbilij.
Face à ces accusations, Adil Dbilij a nié en bloc toute implication dans cette affaire. Toutefois, ses dénégations n’ont pas convaincu les enquêteurs, qui ont décidé de le placer en garde à vue avant de le déférer devant le procureur. Cette nouvelle arrestation marque une escalade dans le dossier, qui pourrait bientôt connaître de nouveaux rebondissements, notamment avec une éventuelle ouverture d’instruction judiciaire.
Avec ces révélations, Peacock Investments se retrouve au centre d’un scandale financier qui ternit son image. Les actionnaires, alertés par le chef-comptable, pourraient engager d’autres poursuites afin d’éclaircir l’étendue du préjudice subi par la société.
Les prochains jours seront déterminants pour Adil Dbilij, dont le sort dépend désormais de la décision du procureur. Une éventuelle mise en examen pourrait marquer une nouvelle phase dans cette affaire de détournement de plusieurs centaines de millions de francs CFA.
Le commissariat urbain de Mbacké a déféré F. Guèye, un jeune agent commercial, au parquet de Diourbel pour abus de confiance. Âgé de 23 ans, F. Guèye travaillait dans un multiservice de la ville lorsqu’il a été accusé d’avoir détourné 1 792 000 F CFA de son patron pour financer ses paris sur la plateforme Xbet.
Employé de confiance dans une entreprise de multiservices, F. Guèye a trahi la confiance de son employeur en s’appropriant de l’argent de la caisse pour parier sur des jeux en ligne. Malgré ses nombreux échecs, il espérait toujours gagner gros pour pouvoir rembourser l’argent détourné. Malheureusement pour lui, la chance n’était pas au rendez-vous, et il a fini par perdre la totalité des 1 792 000 F CFA misés.
Le propriétaire du multiservice, S. Bèye, a découvert le pot aux roses en constatant un trou dans les comptes de l’entreprise. S’apercevant que les sommes manquantes s’accumulaient, il a déposé une plainte auprès du commissariat urbain de Mbacké, dirigé par le commissaire Alioune Fall.
Lors de son interrogatoire, F. Guèye a rapidement avoué avoir détourné l’argent pour financer ses paris en ligne. Il a exprimé des regrets et s’est engagé à rembourser les sommes volées par moratoire. Malgré ses promesses, les autorités ont décidé de le déférer au parquet de Diourbel pour abus de confiance, une mesure destinée à assurer que justice soit faite.
Cette affaire met en lumière les dangers des paris sportifs et leurs conséquences sur les individus et leurs proches. Elle rappelle également l’importance pour les employeurs de surveiller de près les transactions financières et de prendre des mesures préventives pour éviter de tels abus.
L’incident de Mbacké souligne la nécessité d’une vigilance accrue et de procédures strictes pour protéger les entreprises contre les malversations. Pour F. Guèye, les conséquences de ses actes imprudents risquent d’être sévères, mettant en péril non seulement sa carrière mais aussi sa réputation et son avenir.
Mariama S. a décidé de porter son neveu, P. A. Barry, devant le tribunal de grande instance de Mbour pour abus de confiance. La somme en jeu s’élève à 8.500.000 francs CFA, qu’elle lui avait confiée pour réaliser des travaux dans sa maison. Cependant, selon elle, son neveu n’a pas honoré sa part du contrat en ne réalisant pas les travaux convenus.
Lors de l’audience, Mariama S. a exprimé son mécontentement, qualifiant son neveu de voleur. Cependant, le juge a rappelé à l’ordre la plaignante, lui demandant de modérer son langage. Malgré ses émotions, Mariama S. a clairement exposé ses revendications : elle réclame 4 millions de francs CFA pour le remboursement de la somme initiale, ainsi que 5 millions de francs CFA à titre de dommages et intérêts.
Le procureur a également pris la parole lors de l’audience, recommandant l’application stricte de la loi dans cette affaire.
Maintenant, P. A. Barry attendra le verdict du tribunal, qui sera prononcé lors de la prochaine audience prévue pour mardi prochain.