Affaire Badara Gadiaga : l’opposition dénonce un « abus de pouvoir » et un recul démocratique

Le député Abdou Mbow du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal fustige l’arrestation du chroniqueur et parle de « prise d’otage politique » orchestrée par le régime en place.

L’arrestation de Badara Gadiaga, ce lundi 14 juillet, continue de faire réagir dans la classe politique. Alors que le chroniqueur est désormais placé sous mandat de dépôt pour des accusations lourdes, le député Abdou Mbow, membre du groupe parlementaire d’opposition Takku Wallu Sénégal, n’a pas mâché ses mots pour dénoncer une dérive autoritaire.

Selon le parlementaire, il ne s’agit « ni plus ni moins que d’un abus de pouvoir » de la part des autorités actuelles. Il considère cette incarcération comme une nouvelle illustration de l’effritement de l’État de droit au Sénégal. « Ce placement sous mandat de dépôt est regrettable. C’est une preuve supplémentaire que le régime veut définitivement enterrer ce qui reste de notre démocratie », a-t-il déclaré avec fermeté.

Pour Abdou Mbow, Badara Gadiaga rejoint « la longue liste des otages politiques du régime », qu’il accuse d’avoir perdu toute légitimité aux yeux des Sénégalais comme de la communauté internationale. « Cette arrestation n’est rien d’autre qu’une prise d’otage organisée pour approfondir la tentative de musèlement de l’opinion. Une manière de faire qui doit être bannie de la République », a-t-il martelé.

Dans son intervention, le député a appelé à une mobilisation urgente des forces politiques, sociales et citoyennes pour faire face à ce qu’il qualifie de « basses manœuvres dignes d’une République bananière ». Une prise de position qui s’inscrit dans un contexte déjà tendu, marqué par une série d’interpellations et de critiques récurrentes contre la gestion des libertés publiques par le pouvoir en place.

Déploiement militaire à Los Angeles : les gouverneurs démocrates dénoncent un « abus de pouvoir alarmant »

Les tensions entre la Maison Blanche et les autorités locales ont franchi un nouveau cap ce dimanche, alors que plusieurs gouverneurs démocrates ont vivement critiqué la décision du président Donald Trump de déployer 2.000 soldats de la Garde nationale à Los Angeles. Cette initiative a été prise contre l’avis du gouverneur de Californie, Gavin Newsom, suscitant une vague de réprobation au sein des responsables démocrates.

Dans un communiqué conjoint, les gouverneurs ont qualifié la mesure d’ »abus de pouvoir alarmant ». Ils ont souligné qu’il est essentiel de respecter l’autorité exécutive des gouverneurs pour le déploiement et la gestion de leurs propres unités de la Garde nationale. Ce geste unilatéral du président, selon eux, compromet dangereusement l’équilibre des pouvoirs et la gouvernance locale, dans un contexte déjà marqué par une forte polarisation politique.

Les signataires du communiqué ont réaffirmé leur soutien à Gavin Newsom, estimant que ce dernier, en tant que gouverneur élu, est le seul habilité à décider des conditions d’engagement de la Garde nationale sur le territoire californien. Ce nouvel épisode vient accentuer les tensions entre l’administration fédérale et les États démocrates, souvent en désaccord sur les questions de sécurité intérieure et de maintien de l’ordre.

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