Affaire de la dette : L’ancien ministre Pape Malick Ndour accuse Aminou Lo de revirement

L’ancien ministre de la Jeunesse sous Macky Sall, Pape Malick Ndour, a relancé le débat sur la gestion de la dette publique en pointant du doigt un changement de position d’Aminou Lo, ancien directeur national de la BCEAO pour le Sénégal. Selon lui, ce dernier aurait d’abord nié toute connaissance d’une falsification des chiffres avant d’admettre récemment en être informé.

Dans une publication sur sa page X, datée du 24 octobre 2024, Pape Malick Ndour rappelle avoir questionné Aminou Lo sur un prêt contracté par l’État auprès des banques sans que la BCEAO ne soit informée. « Je lui ai demandé de nous regarder droit dans les yeux et de nous expliquer s’il était réellement possible que l’État emprunte de l’argent auprès des banques sans que la BCEAO n’en soit informée », écrit-il.

Cette interpellation avait été réitérée lors d’un débat tenu le 31 décembre 2024, toujours disponible sur YouTube. L’ancien ministre affirme que son objectif était de pousser Aminou Lo à parler clairement aux Sénégalais, car, selon lui, il était impossible que de tels emprunts échappent au contrôle de la Banque centrale.

Pape Malick Ndour souligne une incohérence entre les déclarations d’Aminou Lo et celles du gouvernement de l’époque. En effet, lors d’une conférence de presse officielle, un ministre secrétaire général avait déclaré que certains événements liés à la dette auraient pu se produire sans qu’Aminou Lo en soit informé.

Or, dans une récente interview diffusée sur la RTS, l’ancien directeur de la BCEAO a reconnu avoir eu connaissance de la falsification des chiffres de la dette publique. « Il affirme désormais qu’il était bien au courant de la falsification des chiffres sur la dette et qu’il avait même dû rappeler l’État à l’ordre à travers des lettres (qu’il dit encore détenir dans ses archives) », a écrit Pape Malick Ndour.

Si ces déclarations d’Aminou Lo se confirment, elles soulèvent des questions sur la gestion des finances publiques sous le précédent régime. Pourquoi ce revirement tardif ? Quelles étaient les motivations derrière la falsification des chiffres de la dette ? Ces interrogations alimentent un débat de plus en plus vif au sein de l’opinion publique, alors que l’actuel gouvernement tente de faire la lumière sur l’état réel des finances du pays.

Mansour Faye rejette le rapport de la Cour des comptes et accuse Ousmane Sonko

L’ancien ministre Mansour Faye a vivement contesté, ce samedi, le rapport de la Cour des comptes sur la gestion des finances publiques de l’État. Selon lui, ce document serait un “faux rapport” commandité par le Premier ministre Ousmane Sonko, qu’il accuse d’instrumentalisation politique.

Dans une déclaration publiée ce samedi, Mansour Faye n’a pas mâché ses mots. Il qualifie le rapport de la Cour des comptes de “document commandité” par Ousmane Sonko, qu’il surnomme ironiquement “SAS demi-dieu”. Pour l’ancien ministre, ce rapport ne serait qu’un prétexte pour lancer une “chasse aux sorcières” sans fondement.

“Aujourd’hui, au lieu de solutions, SAS ‘demi-dieu’ fait montre de son impuissance, voire de son incompétence à répondre aux attentes des populations. Il commandite un faux rapport qui ne dit rien de substantiel, sinon lui servir d’excuses pour déclencher une chasse aux sorcières”, a-t-il déclaré.

Mansour Faye remet également en question la fiabilité du document et s’interroge sur la disparition de certains rapports précédents. “À quel rapport se fier ? Celui qui vient d’être publié, bien taillé ? Quid de ceux qui ont disparu des sites ? Tout ceci me laisse perplexe et dubitatif !”, a-t-il ajouté.

Bien qu’il affirme respecter le travail des magistrats, l’ancien ministre reste sceptique et appelle les Sénégalais à ne pas se laisser manipuler.

Mansour Faye conclut son message par un appel aux citoyens, les exhortant à s’opposer aux “intimidations” du gouvernement actuel. “Il est plus que temps que les Sénégalais soucieux de l’avenir de notre chère Nation se ressaisissent et disent STOP. Les menaces et les intimidations ne passeront jamais ! Enough !!!”

Ziguinchor : Le maire de Niamone accusé de contourner le Code des collectivités territoriales pour imposer un dépotoir contesté à Boutoumol

“Tantôt, ils ont biaisé la procédure d’une collectivité locale, je suis ici pour le confirmer”, a déclaré Marie Jeanne Denfa, conseillère municipale de la commune de Niamone.

Elle s’est exprimée en marge d’une marche pacifique tenue le samedi 8 février 2025 par les populations de Boutoumol, opposées à l’implantation d’un dépotoir d’ordures dans leur quartier. Boutoumol est un village de la commune de Niamone, situé dans le département de Bignona.

Selon elle, le maire de Niamone n’a pas respecté la procédure légale qui encadre la prise de décisions de cette nature.

“Si la procédure a été biaisée, c’est parce qu’aucune discussion n’a eu lieu en Conseil municipal”, a-t-elle affirmé, ajoutant que cela constitue “une faute grave”, car le maire Atab Badji n’a pas obtenu l’autorisation de l’organe délibérant.

“Il y a deux organes : l’organe délibérant et l’organe exécutif. Le maire peut exécuter, mais il faut d’abord que l’organe délibérant vote. Or, rien de tout cela n’a été fait”, a-t-elle expliqué.

“C’est un protocole signé entre les maires de Niamone et de Ziguinchor. Si aujourd’hui, le maire Atab Badji accepte ce projet, c’est parce qu’il veut renforcer ses liens avec le maire de Ziguinchor, qui est proche d’Ousmane Sonko. Et cela, nous allons le refuser. Si c’était une question politique, j’aurais soutenu le maire de Ziguinchor, Djibril Sonko, puisqu’il appartient au même parti politique, le Pastef.”

Elle a tenu à souligner que la population n’est pas opposée à la création d’un dépotoir, mais demande une concertation :

“Nous ne disons pas que nous ne voulons pas de dépotoir, mais le maire doit discuter avec la population pour trouver un autre emplacement qui conviendrait à tout le monde. À Boutoumol, le dépotoir se trouve à quelques mètres de l’école élémentaire.”

Le docteur Lamine Diédhiou a expliqué les motivations de leur marche pacifique, suivie d’un point de presse :

“Nous lançons un cri du cœur aux autorités pour qu’elles interviennent et arrêtent ce projet. Nous voulons que le village retrouve sa quiétude et que nous puissions vivre en paix. C’est la raison de notre mobilisation aujourd’hui, et nous appelons tout le peuple sénégalais à nous soutenir. Nous sommes prêts à nous battre, à nous sacrifier jusqu’au dernier des hommes, jusqu’à la dernière des femmes. Nous ferons tout pour que cette poubelle soit fermée. Ceux qui ont signé ce contrat en cachette doivent assumer leurs responsabilités. Ce n’est pas au village de payer pour de petits calculs mesquins”, a-t-il dénoncé.

Mohamed Tendeng, président de la jeunesse de Tobor, a également témoigné des conséquences néfastes du projet :

“Depuis quelques semaines, la population de Tobor, particulièrement celle de Boutoumol, souffre énormément. Les conséquences sont désastreuses : les chiens meurent, les moutons meurent, et les habitants sont envahis par les mouches et les moustiques. Avant l’installation de ce dépôt, nous n’en avions pas autant”, a-t-il déclaré.

Il a averti que si aucune solution n’est trouvée, la population passera à l’action :

“Nous allons barrer la route si rien n’est fait. Nous sommes prêts à en assumer les conséquences, car nous savons que nous sommes dans notre droit et que nous défendons la vérité.”

Alexis Sagna

Ibrahim Traoré accuse Emmanuel Macron d’avoir “insulté tous les Africains”

Le président du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a vivement réagi aux propos tenus par Emmanuel Macron sur l’Afrique lors d’un discours prononcé il y a une semaine. Le chef de l’État français avait notamment évoqué « l’ingratitude » de certains pays africains envers la France, une déclaration qui a suscité de nombreuses réactions sur le continent.

Dans son discours, Emmanuel Macron avait déclaré : « Je crois qu’on a oublié de nous dire merci. Ce n’est pas grave, ça viendra avec le temps. L’ingratitude, je suis bien placé pour le savoir, c’est une maladie non transmissible à l’homme. » Des propos interprétés comme une critique adressée à certains pays africains ayant récemment demandé le départ des forces françaises de leur territoire.

Pour le capitaine Traoré, cette déclaration constitue une véritable offense. Lors d’une cérémonie officielle, il a estimé que Macron « a insulté tous les Africains ». Il a ajouté : « Voilà comment ce monsieur voit l’Afrique, voit les Africains. Nous ne sommes pas des humains à ses yeux. »

Depuis son arrivée au pouvoir en septembre 2022 à la suite d’un coup d’État, Ibrahim Traoré, âgé de 36 ans, a adopté une posture résolument critique à l’égard de l’ancienne puissance coloniale. Le Burkina Faso fait partie des pays sahéliens, avec le Mali et le Niger, qui ont exigé le départ des forces françaises en 2023.

Cette tension s’inscrit dans un contexte plus large de rupture avec la France dans la région. Ces pays reprochent à Paris une politique perçue comme paternaliste et inefficace face à l’insécurité grandissante liée au terrorisme.

Lors de son discours, Ibrahim Traoré a également souligné la nécessité d’une rupture complète avec ce qu’il qualifie de « forces impérialistes ». Il a notamment déclaré : « Si vous voulez une rupture avec ces forces impérialistes, c’est simple, on dénonce les accords. Si on ne dénonce pas les accords, juste dire qu’ils quittent les bases [militaires], on n’a rien fait. »

Outre le Burkina Faso, d’autres pays africains ont récemment exprimé leur volonté de réduire ou de mettre fin à la présence militaire française sur leur sol. Le Tchad, par exemple, a dénoncé en novembre l’accord de coopération militaire et a exigé le départ des troupes françaises d’ici fin janvier. De son côté, le Sénégal a demandé la fermeture des bases militaires françaises et la fin de toutes les présences étrangères, selon un calendrier à définir.

La France, pour sa part, a entamé une réorganisation de son dispositif militaire en Afrique. Cependant, elle continue de maintenir des relations relativement stables avec certains pays comme la Côte d’Ivoire et le Gabon, même si un retrait progressif de ses forces est en cours.

Barthélémy Dias Accuse Ousmane Sonko et Défend son Bilan à la Mairie de Dakar

Dans une déclaration publique faite ce jeudi soir, Barthélémy Dias, récemment destitué de ses fonctions à la tête de la mairie de Dakar, a vivement dénoncé ce qu’il considère comme une campagne d’hostilité orchestrée par Ousmane Sonko et ses partisans. L’ancien maire n’a pas mâché ses mots, pointant directement du doigt le leader du parti Pastef, qu’il accuse d’avoir joué un rôle central dans sa destitution.

Barthélémy Dias n’a pas hésité à rappeler des incidents qu’il attribue aux partisans de Sonko lors de la dernière campagne électorale. Selon lui, ces derniers auraient organisé des manifestations provocantes devant son domicile. « Durant la campagne, ses partisans sont venus devant ma maison et ont déconné. J’irai moi aussi chez lui. Pas pour les mêmes raisons, mais pour lui montrer ce qu’est le travail », a-t-il déclaré avec fermeté, marquant une nouvelle escalade dans les tensions politiques entre les deux figures.

Face à la tourmente politique, Barthélémy Dias s’est appliqué à défendre son bilan en tant que maire de Dakar, soulignant les projets d’aménagement urbain qu’il a entrepris. Parmi ces réalisations, il a mentionné les travaux effectués dans plusieurs quartiers, notamment à la Cité Keur Gorgui, où résidait Ousmane Sonko. « Quand il habitait à la Cité Keur Gorgui, il n’y avait pas de route qui traversait devant sa maison. Même ses fils sauront que Barthélémy Dias, maire de Dakar, a travaillé pour Dakar », a-t-il affirmé, insistant sur son impact concret sur la vie des Dakarois.

Ces déclarations interviennent dans un contexte de rivalité politique de plus en plus tendue entre Barthélémy Dias et Ousmane Sonko. Les tensions entre les deux hommes illustrent les fractures au sein de l’opposition sénégalaise, à l’approche d’échéances politiques cruciales.

Alors que le débat s’intensifie, la scène politique sénégalaise semble s’engager dans une phase de confrontation ouverte, où les accusations et les répliques risquent de se multiplier. Reste à voir si cette querelle entre leaders aura des conséquences sur l’avenir de l’opposition et sur le paysage politique national.

Un réseau d’arnaque démantelé : P. M. Kane accusé d’escroquerie à grande échelle

P. M. Kane, un homme non-voyant âgé de 28 ans, est actuellement au cœur d’une affaire judiciaire retentissante. Il a été interpellé par les agents du commissariat de l’Unité 15 des Parcelles Assainies, à Dakar, avant d’être déféré au parquet pour association de malfaiteurs, escroquerie, faux et usage de faux. Selon le journal Libération, qui a révélé l’information ce jeudi 19 décembre, l’homme aurait orchestré une vaste opération visant des candidats à l’émigration.

P. M. Kane aurait convaincu ses victimes de la possibilité de se rendre en Suisse grâce à des contrats de travail fictifs émis par une prétendue société nommée Dada Drilling and Construction (Ddc). Pour être éligibles, les aspirants au voyage devaient lui remettre leurs passeports et s’acquitter d’une somme de 1,1 million de francs CFA, dont 100 000 francs pour les frais de dossier.

L’enquête a permis de découvrir 179 passeports chez l’accusé ainsi que des preuves de versements s’élevant à plus de 30 millions de francs CFA. Toutefois, le journal souligne que le nombre exact de victimes et les sommes collectées pourraient être bien plus importants.

L’affaire a éclaté à la suite de la plainte déposée par A. Mbaye, l’une des victimes présumées. Ce dernier avait remis à P. M. Kane 13 passeports et 1,5 million de francs CFA pour les frais de dossier, dans l’espoir que les candidats au voyage embarqueraient pour la Suisse le 29 novembre, comme promis. Cependant, à la date prévue, P. M. Kane avait disparu, déclenchant les soupçons et les démarches judiciaires.

Après cette première plainte, d’autres victimes, originaires de Sangalkam, Noto Gouy Diama et Tivaouane, ont commencé à se manifester. Ces derniers accusent également P. M. Kane d’avoir usé de manœuvres similaires pour les escroquer.

Avec les preuves accablantes réunies par les enquêteurs, P. M. Kane devra répondre devant la justice. Ce scandale met en lumière les dangers des promesses trompeuses liées à l’émigration et la vulnérabilité des personnes en quête de meilleures opportunités. L’affaire pourrait également servir de signal d’alarme pour d’autres potentielles victimes de réseaux frauduleux similaires.

Barthélémy Dias accuse la BIP de violences ayant entraîné un décès

Le maire de Dakar, Barthélémy Dias, n’a pas mâché ses mots lors de ses récentes déclarations, accusant la Brigade d’Intervention Polyvalente (BIP) de violences à l’encontre des membres de la sécurité de la coalition « Sam sa Kaddu ». Ces actes, selon lui, ont conduit au décès tragique de Bassirou Diop, agent de sécurité, à Saint-Louis, quelques jours après avoir été détenu.

Lors d’une conférence de presse, Barthélémy Dias a dénoncé ce qu’il considère comme une tentative délibérée de saboter sa campagne électorale à Dakar. « Sur 41 convois, un seul a été arrêté, et c’était le nôtre. L’objectif était clair : empêcher Barth de battre campagne à Dakar », a-t-il affirmé. Selon le maire, les instructions données aux forces de sécurité visaient spécifiquement son arrestation et celle de son équipe.

Dias a également souligné que les forces de la BIP auraient ouvert le feu sur les membres de la sécurité de sa coalition, causant plusieurs blessures graves. Il affirme que ces actes de violence sont bien documentés et qu’il dispose de preuves qu’il entend soumettre à la justice. « Le procureur de la République est saisi, car les preuves sont là », a-t-il martelé avec insistance.

Bassirou Diop, un agent de sécurité affilié à la coalition « Sam sa Kaddu », aurait succombé à ses blessures après sa détention à Saint-Louis. Barthélémy Dias considère cet événement comme une conséquence directe des actions de la BIP. Il a également réfuté les allégations selon lesquelles son convoi utilisait une ambulance à des fins autres que médicales, précisant qu’elle servait exclusivement à des urgences de santé.

Le maire de Dakar appelle les autorités judiciaires à agir face à ce qu’il qualifie de dérives graves. Ces accusations surviennent dans un contexte de tension politique grandissante à Dakar, alors que la campagne électorale bat son plein.

L’affaire, désormais entre les mains du procureur, promet d’alimenter les débats politiques et judiciaires dans les jours à venir, tandis que les partisans de Barthélémy Dias réclament justice pour Bassirou Diop.

Contexte politique tendu au Sénégal : Barthélémy Dias accuse Ousmane Sonko de provocations

Ce mardi après-midi, la coalition « Samm Sa Kaddu » a tenu une conférence de presse, en parallèle à une déclaration du parti Pastef. Cheikh Tidiane Youm, Pape Djibril Fall, Bougane Guèye et Barthélémy Dias, figures de la coalition, ont vivement critiqué Ousmane Sonko, le leader de Pastef, ainsi que ses partisans, les accusant de recourir à des provocations et de semer des violences. Selon eux, ces actions se déroulent sous le regard permissif du ministre de l’Intérieur, dont l’inaction est perçue comme une complicité tacite.

Répondant aux accusations selon lesquelles il serait en possession d’un arsenal d’armes, le maire de Dakar, Barthélémy Dias, a réagi avec force. Il a catégoriquement démenti ces allégations, affirmant : « Aucun service de renseignement ne peut sortir des preuves qui attestent que j’ai des armes ». Dias a ainsi dénoncé ce qu’il qualifie de diffamation visant à ternir son image et à créer de la confusion dans l’opinion publique.

Barthélémy Dias n’a pas hésité à faire quelques confidences sur Ousmane Sonko, évoquant une période où ce dernier faisait face à des pressions politiques sous l’ancien régime. Dias a révélé qu’à cette époque, Sonko était venu le solliciter, « les larmes aux yeux », affirmant que sa vie et celle de sa famille étaient en danger. Barthélémy Dias a déclaré avoir accueilli Sonko chez lui, lui fournissant un soutien logistique et une protection rapprochée. Il a même affirmé lui avoir appris à manipuler une arme et avoir mis à sa disposition des gardes pour assurer sa sécurité pendant neuf jours.

Ces déclarations, qui semblent être une tentative de rappeler la fragilité passée de Sonko, jettent une lumière crue sur les tensions entre les deux figures politiques. Dias a conclu en promettant de dévoiler prochainement d’autres informations lors d’une rencontre imminente avec Sonko.

Ces nouvelles accusations surviennent dans un contexte de crispation politique et de méfiance croissante entre les principaux leaders de l’opposition sénégalaise. La rivalité entre Ousmane Sonko et Barthélémy Dias, autrefois alliés, semble désormais s’intensifier, avec des échanges de plus en plus virulents sur la scène publique. La situation risque de polariser davantage l’opinion et d’alimenter les spéculations quant aux stratégies politiques en vue des élections à venir.

En attendant la suite de cette escalade verbale, les regards restent tournés vers le ministre de l’Intérieur, dont la réaction ou l’inaction pourrait jouer un rôle clé dans le dénouement de cette crise politique qui ne cesse de prendre de l’ampleur.

Scandale politique : Adama Faye accuse Macky Sall et Amadou Ba de corruption

Les révélations surprenantes faites par Adama Faye, beau-frère de l’ancien président de la République Macky Sall, continuent d’alimenter la controverse sur la scène politique sénégalaise. Lors d’une récente interview télévisée, Adama Faye a raconté une série d’événements impliquant un homme d’affaires étranger, une dette impayée, et une montre présidentielle remise en guise de règlement, avant de soulever des accusations graves contre l’ancien chef de l’État et son ancien Premier ministre, Amadou Ba.

Selon Adama Faye, il aurait été impliqué dans une affaire avec un homme d’affaires étranger qui avait été mandaté pour réaliser des travaux au Sénégal. Or, d’après lui, ces travaux n’ont jamais été effectués, laissant une dette impayée. Face à cette situation, Adama Faye raconte s’être rendu dans un hôtel de Dakar pour demander à cet homme d’affaires de rembourser la somme due. C’est alors que ce dernier lui aurait remis une montre appartenant à Macky Sall, affirmant qu’elle avait une grande valeur.

Dans son témoignage, Adama Faye affirme avoir ensuite informé l’ex-président Macky Sall de la situation et lui avoir restitué la montre. La réaction de Macky Sall, selon Faye, aurait été pour le moins inattendue : « Il m’a demandé de retourner voir cet homme et de lui demander combien il avait donné à Amadou Ba. Il devait me donner 10 milliards, et Amadou m’a déclaré seulement 1 milliard », aurait déclaré Macky Sall, selon les dires de Faye.

Ces déclarations, d’une gravité inédite, ont suscité de vives réactions au sein de la classe politique sénégalaise. Aminata Touré, ancienne Premier ministre et actuelle haute représentante du chef de l’État, a pris la parole pour demander des éclaircissements immédiats sur cette affaire. « Les propos de Adama Faye rapportant publiquement des faits de corruption entre Macky Sall et son ancien Premier ministre Amadou Ba sont d’une extrême gravité ! », a-t-elle dénoncé, ajoutant que « les Sénégalais doivent être édifiés sans délai sur cette dénonciation publique jamais vue au Sénégal impliquant un ancien président et son Premier ministre ».

Les déclarations d’Adama Faye, proche de l’ancien président, ont jeté un pavé dans la mare et ravivé les soupçons de corruption qui ont souvent entaché les mandats de Macky Sall. Si ces accusations sont fondées, elles révèleraient des pratiques de corruption à très haut niveau, remettant en question l’intégrité des plus hautes sphères de l’État sénégalais.

Pour l’instant, ni Macky Sall ni Amadou Ba n’ont réagi publiquement aux allégations d’Adama Faye. Les observateurs politiques et la société civile exigent que la justice se saisisse de cette affaire pour faire toute la lumière sur ces accusations et, le cas échéant, engager des poursuites contre les responsables impliqués.

Alors que le Sénégal traverse une période de transition politique, ces accusations viennent compliquer la scène politique déjà marquée par des tensions entre les différents camps. Les appels à une enquête transparente se multiplient, tandis que les citoyens attendent avec impatience des réponses claires. Il reste à voir si cette affaire marquera un tournant vers une plus grande transparence et une lutte renforcée contre la corruption, ou si elle ne fera qu’aggraver une crise politique déjà profonde.

En attendant une réaction officielle, l’affaire Adama Faye-Macky Sall-Amadou Ba ne manquera pas de susciter débats et controverses dans les jours et semaines à venir.

Tension à Kolda : Ousmane Sonko accuse Amadou Bâ d’avoir monopolisé les hôtels, la coalition Jàmm ak Njarin dément

À l’approche des législatives du 17 novembre au Sénégal, l’atmosphère s’échauffe dans la région de Kolda. Samedi dernier, Ousmane Sonko, tête de liste du parti Pastef, a affirmé qu’il ne pouvait passer la nuit dans la ville en raison de la réquisition des hôtels par Amadou Bâ, leader de la coalition Jàmm ak Njarin et ancien Premier ministre.

La déclaration a immédiatement suscité des réactions. Les partisans d’Amadou Bâ, cités par le journal Les Échos, ont catégoriquement démenti l’affirmation de Sonko. Selon eux, leur coalition n’a réservé que 50 chambres dans la capitale du Fouladou, dont 35 à l’hôtel Relais, et il restait des chambres disponibles dans la ville pour d’autres voyageurs, y compris pour la délégation de Pastef.

Cet incident illustre la montée des tensions à l’approche du scrutin, où chaque camp multiplie les déplacements et les démonstrations de force pour mobiliser l’électorat. Kolda, ville stratégique et carrefour du sud du Sénégal, est ainsi devenue le théâtre de rivalités politiques qui reflètent l’intensité de la campagne.

Pour certains observateurs, les échanges accusatoires de ce type visent à marquer des points sur le plan médiatique et à renforcer la cohésion de leurs bases respectives. Cependant, la controverse souligne également l’importance logistique que revêt une tournée électorale de cette ampleur, surtout dans des villes où l’infrastructure hôtelière est limitée.

Reste à voir si ces tensions auront un impact sur le scrutin ou si elles resteront confinées à la bataille de l’opinion publique.

Ousmane Sonko mobilise à Kolda et accuse l’opposition de malversations

Ousmane Sonko, tête de liste nationale du parti Pastef, s’est exprimé vigoureusement devant ses partisans ce samedi, lançant une série d’accusations contre l’opposition et en dévoilant ses ambitieux projets pour la région. Le leader de Pastef a qualifié l’opposition de « voleurs » qui ont, selon lui, dilapidé les ressources du pays, contribuant ainsi à appauvrir la nation. Il a exhorté les habitants de la région à voter massivement le 17 novembre pour assurer une majorité de 90 % à l’assemblée nationale au profit de son parti.

Dans son discours, Sonko a défendu fermement Jean Michel Sène, le jeune directeur général de l’ASER (Agence Sénégalaise d’Électrification Rurale), saluant son travail de renégociation des contrats qui aurait été bénéfique pour l’économie nationale. L’homme politique a loué ses efforts en le présentant comme un modèle de bonne gouvernance et d’efficacité.

Pour séduire les électeurs, Sonko a dévoilé un programme de développement économique ambitieux axé sur l’industrialisation et l’amélioration des infrastructures. Il a promis la mise en place d’une nouvelle usine de la SONACOS et la création d’une compagnie sucrière dans le bassin de l’Anambé. Parmi ses autres engagements, il a mentionné la finalisation des travaux de l’aéroport et de l’université, signalant que ces infrastructures seraient des leviers essentiels pour le développement de la région.

L’une des priorités déclarées de Sonko est le développement du secteur agricole dans le pôle sud, particulièrement l’anacarde, un secteur vital pour Kolda avec une production annuelle estimée à 150 000 tonnes. Le chef du Pastef a souligné l’importance de développer des capacités de transformation locale pour maximiser la valeur ajoutée de cette filière.

Sonko n’a pas mâché ses mots envers ses opposants politiques, dénonçant ce qu’il appelle leur manque de vision et leur gestion laxiste des fonds publics. Il a fustigé leurs récentes visites dans la région, les accusant de ne pas offrir de solutions concrètes, se contentant de « tourner autour de l’arbre mythique Moussa Molo ». Il a invité la population à questionner l’ancien Premier ministre Amadou Ba sur ses réalisations pour Kolda au cours de ses douze années au pouvoir.

Ce discours offensif et engageant vise clairement à renforcer l’ancrage du Pastef dans le sud du Sénégal, en misant sur la promesse d’une gouvernance transparente et de projets concrets. Les prochaines semaines seront cruciales pour déterminer si ce message saura mobiliser les électeurs de Kolda et au-delà.

Amadou Bâ accuse Ousmane Sonko de privilégier le discours aux actions concrètes lors d’un meeting à Ngoundiane

La campagne électorale sénégalaise a pris une tournure intense ce weekend, alors que la coalition Jam Ak Njariñe, dirigée par Amadou Bâ, a organisé un grand rassemblement dans la commune de Ngoundiane. Sous la direction de Mbaye Dione, le candidat local, ce méga meeting a rassemblé des sympathisants et des militants venus écouter les propos de la tête de liste nationale.

Amadou Bâ n’a pas manqué de lancer des critiques à l’encontre d’Ousmane Sonko, leader du parti Pastef et figure de proue de l’opposition. Dans son discours, Amadou Bâ a accusé Sonko de trop parler, sans pour autant se concentrer sur les attentes des Sénégalais. « Fougnela séén yagui wax rek » (Traduction approximative : « Ils ne font que parler »), a-t-il lancé, en référence à Sonko et à son équipe.

Pour Amadou Bâ, les Sénégalais attendent de leurs leaders qu’ils agissent et apportent des solutions concrètes à leurs préoccupations. Il a fait valoir que Sonko dispose de tous les moyens nécessaires pour travailler efficacement et répondre aux aspirations des citoyens, mais qu’il préfère multiplier les discours plutôt que de se concentrer sur des actions significatives.

Ce meeting s’inscrit dans une campagne où les tensions sont vives, avec des candidats cherchant à mobiliser leur base et convaincre les électeurs encore indécis. Amadou Bâ espère ainsi solidifier son soutien et rallier davantage de Sénégalais autour de son projet pour le pays. En ciblant Sonko, il cherche à marquer une différence, affirmant que son approche est celle de l’action et non des discours.

Les prochains jours de campagne promettent d’être tout aussi animés, les enjeux de cette élection étant cruciaux pour le Sénégal.

Bougane Guèye Dany accuse le Premier ministre d’instrumentaliser la justice pour des fins politiques

Bougane Guèye Dany, président du mouvement Gueum Sa Bopp et patron du Groupe D-Média, se trouve au cœur d’une nouvelle polémique politique. Recherché par la police, il a pris la parole pour dénoncer ce qu’il considère comme une instrumentalisation de la justice par le Premier ministre afin d’éliminer ses adversaires politiques.

Dans une vidéo partagée avec Seneweb, Bougane Guèye Dany affirme n’avoir jamais cherché à échapper à la police. « Les policiers sont venus à mon domicile et dans mes lieux de travail pour me remettre une convocation. Mais je ne vais jamais chercher de bouclier auprès de la jeunesse pour ne pas déférer à la convocation. Je ne suis pas un poltron comme Ousmane Sonko », déclare-t-il avec fermeté, marquant ainsi une nette différence avec l’opposant politique Ousmane Sonko, souvent critiqué pour son attitude face aux convocations judiciaires.

Bougane Guèye Dany a souligné qu’il respecterait la convocation des autorités dès sa réception, mais il n’a pas manqué d’accuser le Premier ministre de chercher à l’éliminer politiquement par le biais de la justice. « Il peut utiliser la police et la gendarmerie pour me mettre en prison. Mais il faut qu’il se salisse les mains pour m’éliminer », ajoute-t-il, défiant ainsi l’autorité politique.

Dans cette même déclaration, le président de Gueum Sa Bopp s’en est également pris à Ousmane Sonko, leader du parti Pastef, qu’il accuse de comploter pour éliminer un autre opposant de taille, Barthélemy Dias. Cette prise de position ravive les tensions déjà vives sur la scène politique sénégalaise, où les rivalités internes et les manœuvres judiciaires semblent de plus en plus courantes.

Bougane Guèye Dany, par son discours frontal, se place une nouvelle fois comme un acteur clé de la vie politique du pays, prêt à affronter les autorités et à dénoncer ce qu’il perçoit comme une tentative de muselage des voix discordantes.

Conflit autour de 3,5 milliards FCFA : Fadilou Keita accuse, Ahmed Khalifa Niass contre-attaque

Un vif débat s’est ouvert entre le directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), Fadilou Keita, et l’homme politique Ahmed Khalifa Niass, autour d’une dette présumée de 3,5 milliards FCFA envers l’État du Sénégal. L’affaire a été évoquée lors de l’émission Grand Jury du dimanche 29 septembre 2024, où Fadilou Keita a révélé l’existence d’un rapport datant de 2013 ou 2014 mentionnant que M. Niass, ainsi que l’ancien ministre Samuel Sarr, seraient redevables de cette somme dans le cadre de l’achat de véhicules appartenant à l’État.

Dans son intervention, Fadilou Keita a affirmé que les deux hommes d’affaires devaient encore à l’État cette somme importante, liée à des transactions sur des véhicules. Il s’est appuyé sur un rapport officiel qui, selon lui, documente cette créance non réglée. Cette déclaration a immédiatement fait réagir Ahmed Khalifa Niass, qui a farouchement nié ces accusations

En réponse, Ahmed Khalifa Niass a réfuté toute dette vis-à-vis de la CDC ou de l’État du Sénégal. Intervenant sur le média Public.SN, il a rejeté les propos de Fadilou Keita, les qualifiant de « contrevérité ». Niass a ajouté qu’il ne connaissait ni le bureau de la CDC ni ses responsables, et a affirmé qu’il n’avait jamais perçu un seul centime de cette institution.

Dans sa défense, Ahmed Khalifa Niass a défié Fadilou Keita de publier les documents attestant de cette créance, en demandant que sa signature soit produite pour corroborer les accusations. « Ce qu’il a dit, c’est une contrevérité. Je le défie : au lieu de continuer à parler, il n’a qu’à publier le dossier », a-t-il martelé avec insistance.

En contre-attaque, Ahmed Khalifa Niass a affirmé que c’était plutôt l’État qui lui devait plus de 5 milliards FCFA. Il s’agit, selon lui, de paiements non honorés pour des véhicules fournis à l’État à l’époque du président Abdoulaye Wade. Il a précisé que ces véhicules comprenaient 20 BMW de luxe et 20 Mercedes 600, qui avaient été livrés lors d’une cérémonie officielle au palais présidentiel, sous les caméras de la télévision publique.

Ahmed Khalifa Niass ne s’est pas limité à contester les accusations. Il a également exprimé des doutes sur la capacité de Fadilou Keita à diriger la CDC, institution qu’il a qualifiée de « plus puissante qu’une banque ». Selon Niass, Keita serait incapable de gérer une telle structure, allant jusqu’à prédire que la CDC pourrait devenir le « plus grand scandale financier du pays » sous sa direction.

Ce différend met en lumière des enjeux financiers importants et soulève des questions sur la gestion des biens de l’État ainsi que sur la gouvernance des institutions comme la CDC. Les prochaines étapes pourraient inclure une publication des documents relatifs à ces accusations, comme exigé par Ahmed Khalifa Niass.

Macky Sall accusé de haute trahison par Fadilou Keïta : un bilan politique et financier lourd

Lors de l’émission Grand Jury diffusée ce dimanche 29 septembre sur la RFM, Fadilou Keïta, directeur de la Caisse de dépôt et de consignation (CDC), n’a pas mâché ses mots en s’en prenant à l’ancien président Macky Sall. Devant le journaliste Babacar Fall, Keïta a dressé un bilan accablant du prédécesseur de Bassirou Diomaye Faye, l’accusant d’avoir causé de graves torts au Sénégal, tant sur le plan politique que financier.

Selon Fadilou Keïta, Macky Sall est directement responsable des troubles politiques ayant secoué le pays entre 2021 et 2024, marqués par la mort de plus de 80 Sénégalais lors d’événements violents. « Il a emprisonné des Sénégalais et brisé des ménages », a déploré Keïta, avant d’ajouter que l’ancien chef de l’État pourrait être jugé pour « haute trahison ».

Le directeur de la CDC accuse Macky Sall d’avoir trahi son serment de protéger les intérêts du Sénégal. « Il a exposé le Sénégal en donnant de faux chiffres, et en permettant la spoliation de nos ressources financières », a-t-il déclaré. Fadilou Keïta reproche également à l’ex-président d’avoir délibérément ignoré des rapports compromettants. « Il a été plus arrogant que ça en disant publiquement qu’il gardait certains rapports sous le coude et qu’il ne les publierait pas au risque d’embraser le pays », a-t-il ajouté.

Ces déclarations révèlent la profondeur des tensions politiques post-Macky Sall et soulèvent de nombreuses questions quant à l’avenir des enquêtes sur sa gestion économique et politique.

Kaolack/ injustice au sein du Parti Démocratique Sénégalais : Sérigne Momar Sokhna accuse Lamine Thiam.

A quelque semaines des élections législatives de 17 Novembre 2024, le parti Démocratique Sénégalais au niveau de la région de Kaolack, vit une tempête politique. L’ancien président de la fédération rurale de Latmingué, Serigne Momar Sokhna parle d’injustice contre sa personne depuis des années. L’ancien président de la fédération rurale ne cache pas son mécontentement.

Affirmant que cette action est le résultat d’un “complot politique” orchestré par ses camarades au sein du parti dont Lamine Thiam, Saliou Dieng et Famara Senghor qui n’auraient pas apprécié son choix de soutenir un candidat d’une coalition rivale durant les élections. “C’est une injustice flagrante qui ne repose sur aucune base solide. On m’accuse de déstabiliser le parti, alors que j’ai toujours œuvré pour son expansion et sa consolidation, notamment dans le Saloum,” a martelé Sérigne Momar Sokhna face à la presse ce vendredi.

“Nous avons utilisé tous les moyens nécessaires pour assurer que le PDS reste une force majeure à Kaolack. Nous planifions des actions de sensibilisation et des campagnes pour rallier le soutien des bases qui sont frustrées par les manipulations politiques actuelles,” a-t-il déclaré.

L’injustice que vit l’ancien président de la fédération urbaine de Latmingué va soulever certainement des tensions et une division au sein du PDS, exposant des fractures qui pourraient affecter non seulement le parti au niveau régional mais aussi national. L’affrontement entre M. Sokhna et Famara Senghor, Lamine Thiam et Saliou Dieng survient à quelques semaines des élections législatives anticipées prévues au mois de Novembre pendant lesquelles le parti cherche à reconsolider sa position dans le paysage politique sénégalais.

Dans ce climat tendu, Serigne Momar Sokhna averti le président Me Abdoulaye Wade et Karim Meissa Wade de ne pas compter sur ces derniers car ils n’ont pas de base politique et la députation le prouvera . M. Sokhna attend des solutions urgentes face cette crise qui pourrait empêcher le PDS d’avoir le maximum de députés à l’hémicycle.

Woodside Energy Sénégal : accusée de délit fiscal par l’administration Sénégalaise

L’industrie pétrolière au Sénégal traverse une période tumultueuse. Woodside Energy Sénégal, la société australienne qui développe le champ pétrolier de Sangomar, se trouve au cœur d’une controverse fiscale. L’administration fiscale sénégalaise a récemment révélé des faits préoccupants dans les activités de la société, conduisant à un redressement fiscal massif.

Selon des informations obtenues par le journal Libération, Woodside Energy Sénégal a été redressée à hauteur de 41,467 milliards de francs CFA par le Fisc sénégalais. Ce redressement a été officiellement notifié à la société par une lettre émise par le chef de la Division du recouvrement de la Direction générale des impôts et domaines (Dgid), sous le numéro 00005517 MTb/Dgid/Dge/Brgen, en date du 12 juin 2024.

Woodside Energy Sénégal conteste fermement les montants en cause. Bien que le redressement actuel soit de 41,467 milliards de francs CFA, la somme initialement visée avant confirmation était encore plus élevée. La société a ainsi introduit une opposition-assignation, une procédure légale visant à contester les décisions fiscales, et cette affaire sera examinée par le tribunal dans la première quinzaine d’août 2024.

Ce redressement fiscal massif et le litige en cours pourraient avoir des répercussions significatives sur l’industrie pétrolière sénégalaise. Le champ pétrolier de Sangomar, crucial pour l’économie du pays, voit ses premiers barils de pétrole sortir dans un contexte de tensions fiscales. L’issue de cette affaire pourrait influencer la perception des investisseurs étrangers sur le climat des affaires au Sénégal.

La bataille fiscale entre Woodside Energy Sénégal et l’administration sénégalaise est loin d’être terminée. Alors que la société conteste les montants réclamés, le tribunal aura le dernier mot. Cette affaire souligne l’importance d’une gouvernance fiscale rigoureuse et transparente, essentielle pour assurer la stabilité et la confiance dans le secteur des hydrocarbures au Sénégal.

    Bougane Gueye Dany accuse Ousmane Sonko de trahison et de populisme dans l’affaire des 86 Martyrs

    Dans une récente déclaration, Bougane Gueye Dany, leader de Guem Sa Bopp, a vivement critiqué Ousmane Sonko, le leader de Pastef, sur sa position concernant l’hommage de la France aux tirailleurs sénégalais de Thiaroye 44. Bougane Gueye Dany n’a pas mâché ses mots, accusant Sonko de trahir les idéaux panafricanistes et de dissimuler des vérités cruciales sur des événements tragiques récents au Sénégal.

    « Thiaroye 44 oui, mais dis-nous d’abord la vérité sur les 86 martyrs (2021/2024) et sur le protocole avec Macky Sall. Sonko, tu as trahi le panafricanisme… » a lancé Bougane Gueye Dany, reprochant à Sonko d’avoir renoncé aux causes panafricanistes. Selon lui, Sonko, autrefois un camarade de l’opposition, ne peut plus prétendre parler au nom des Africains. Bougane l’accuse de « trahison » et d’abandon des luttes justes, le qualifiant de « client de l’abandon des bonnes causes ».

    Bougane a aussi fustigé Sonko pour ses récentes actions politiques : « Ce n’est pas par un post que tu vas regagner la confiance de la jeunesse sénégalaise et celle des panafricains qui te conjuguent désormais au passé. » Il critique également la posture de Sonko, qu’il perçoit comme contradictoire et populiste, notamment en référence à ses relations avec des personnalités françaises.

    Le leader de Guem Sa Bopp a exhorté Sonko à être transparent sur « le deal de l’amnistie » entre lui et le Président Macky Sall, une amnistie supposée négociée après la mort de 86 jeunes Sénégalais entre mars 2021 et février 2024. Bougane affirme que dans un État de droit, « ils seraient tous traînés devant la CPI ».

    « Arrête ton cirque et dis-nous la vérité. Ainsi, ensemble, nous nous occuperons de la France pour qu’elle dégage comme vous l’aviez promis aux Sénégalais. Faites comme la France, reconnaissez votre responsabilité et celle des dignitaires de l’ancien régime sur la mort de 86 jeunes Sénégalais dont le sang a arrosé le tapis vous ayant conduit au Palais. Dites-nous la vérité sur le protocole de Terrou Baye Sogui signé avec Macky Sall. Pansez les plaies des familles éplorées qui attendent toujours la vérité » a conclu Bougane Gueye Dany.

    Cette sortie de Bougane Gueye Dany accentue les tensions politiques au Sénégal et met en lumière des questions sensibles sur la gestion des récentes crises par Ousmane Sonko et ses alliés. Les réponses à ces accusations seront cruciales pour l’avenir politique du leader de Pastef et pour la confiance du public dans le processus politique sénégalais.

    Accusations Explosives de Cheikh Bara Ndiaye : Macky Sall Accusé de Brader des Terres pour une Maison au Maroc

    L’émission « Entretien Spécial » sur Seneweb a été le théâtre de révélations fracassantes ce mardi, alors que le chroniqueur Cheikh Bara Ndiaye a accusé ouvertement l’ancien président du Sénégal, Macky Sall, d’avoir bradé des terres nationales pour acquérir une maison au Maroc, où il réside depuis la fin de son mandat.

    Dans des déclarations incendiaires, Cheikh Bara Ndiaye a déclaré que le camp de Macky Sall était le « plus grand voleur du pays », alléguant que l’ancien président avait obtenu sa résidence au Maroc dans des conditions douteuses. Selon lui, cette résidence n’a pas été octroyée par le roi du Maroc, mais aurait été le fruit d’un accord suspect impliquant la cession de terres sénégalaises.

    L’accusation principale de Cheikh Bara Ndiaye concerne l’octroi de terres aux Marocains à des prix dérisoires, soit 60 000 F CFA par parcelle, alors que leur valeur réelle serait dix fois supérieure. En échange, une société marocaine aurait été chargée de construire une maison à Marrakech pour Macky Sall.

    « J’ai des preuves très claires de ce que j’avance », a affirmé Cheikh Bara Ndiaye, appelant à une enquête approfondie sur ces allégations. Il a même précisé qu’il connaissait l’emplacement exact de la résidence de Macky Sall au Maroc et les détails de son acquisition.

    L’appel à une enquête a été directement adressé au président Bassirou Diomaye Faye, dans l’espoir que la lumière soit faite sur ces allégations troublantes. Si ces accusations s’avèrent fondées, elles pourraient avoir un impact majeur sur la perception du mandat de Macky Sall et susciter de vives réactions dans l’opinion publique sénégalaise.

    Procès d’un Marabout Accusé de Viols et d’Escroquerie : Justice et Réparation pour les Victimes

    Un procès poignant s’ouvre ce mercredi 24 avril devant la cour criminelle de Seine-Saint-Denis, mettant en lumière une affaire où pratiques rituelles et prédateur sexuel se confondent. Accusé d’avoir abusé de son statut religieux pour violer sept femmes, un marabout du nom d’Ali S., âgé de 34 ans, doit répondre également d’une agression sexuelle et d’une tentative de viol sur deux autres femmes. Les faits allégués se seraient déroulés entre 2018 et 2020. En plus des accusations de violences sexuelles, la justice lui reproche d’avoir escroqué ses victimes, toutes originaires d’Afrique de l’Ouest, de milliers d’euros.

    Les avocats des parties civiles ont souligné l’extrême difficulté pour leurs clientes d’atteindre ce stade du procès, confrontées à la dureté des faits allégués et aux obstacles rencontrés pour accéder à la justice. Le chemin vers la réparation et la justice a été ardu pour ces femmes, dont la vie a été profondément affectée par ces actes présumés.

    Le prévenu risque jusqu’à 15 ans de réclusion criminelle pour les crimes qui lui sont reprochés. La défense, contactée par l’AFP, n’a pas souhaité faire de commentaire sur cette affaire qui suscite une attention particulière. L’audience, prévue jusqu’au 10 mai, sera l’occasion pour les victimes de faire entendre leur voix, de réclamer justice et de trouver une forme de réparation pour les préjudices subis.

    Ce procès souligne l’importance de la lutte contre les abus sexuels, en particulier lorsqu’ils sont perpétrés par des individus abusant de leur autorité et de leur position de confiance. La justice doit agir avec fermeté pour punir les coupables et offrir un soutien approprié aux victimes, afin qu’elles puissent se reconstruire et retrouver une certaine forme de paix et de justice.

    Arrestation à Kolda : Un couple accusé de maltraitance sur une fillette mineure

    La police de Kolda a récemment procédé à l’arrestation d’un couple originaire d’un pays voisin, résidant dans le quartier Hillèle de la commune de Kolda. Les accusations portées contre ce couple sont graves : des sévices corporels infligés à une jeune fille mineure qui leur avait été confiée depuis leur mariage.

    Selon des sources proches de l’affaire, la victime, une fillette âgée de seulement quatre ans, aurait été régulièrement victime de maltraitance de la part du couple adoptif. Ces actes cruels auraient inclus des brûlures causées par une cuillère chauffée, infligeant ainsi de graves lésions sur ses fesses déjà vulnérables. C’est un voisin, alarmé par les cris de la jeune fille, qui a alerté les autorités compétentes, conduisant à l’arrestation du couple.

    Actuellement en détention préventive, le couple devra comparaître devant la justice pour répondre de ses actes odieux. Les habitants du quartier Hillèle expriment leur indignation face à cette maltraitance, jugée ignoble, et réclament que la justice soit rendue. La protection des enfants, en particulier des plus vulnérables, est une priorité absolue pour les autorités et pour la société, qui ne doivent tolérer aucune forme de maltraitance envers les tout-petits.

    Cette affaire souligne l’importance de la vigilance collective et de la réactivité des autorités pour protéger les enfants contre toute forme de violence et d’abus. Il est essentiel que de telles situations soient traitées avec la plus grande fermeté pour garantir la sécurité et le bien-être des enfants dans notre société.

    Mbour : Le vigile s’éventre et accuse sa voisine

    Une scène troublante s’est déroulée à Mbour, où un vigile, Pape Fara Diop, a accusé sa voisine, Roffé Ndong, de l’avoir poignardé lors d’une altercation. Cependant, les circonstances de l’incident et les preuves présentées ont semé le doute sur la véracité des allégations du plaignant.

    Les faits se sont produits alors que Diop se préparait pour une journée de travail. Une dispute aurait éclaté entre lui et Ndong, sa voisine avec qui il partageait un logement. Selon Diop, la querelle aurait dégénéré lorsque Ndong l’aurait attaqué avec un couteau, lui infligeant une blessure au ventre. Diop affirme alors avoir vu ses intestins sortir et avoir jeté le couteau dans sa chambre avant de se rendre à l’hôpital.

    Cependant, les éléments de preuve présentés lors du procès ont jeté le doute sur la version de Diop. Les témoins n’ont ni vu ni entendu Diop mentionner ses blessures après la dispute, et aucune trace de sang ni de déchirure de vêtements n’a été retrouvée sur lui. De plus, les habits de Diop sont restés intacts, ce qui a suscité des questions sur la véracité de ses déclarations.

    La défense de Ndong a avancé une théorie alternative, suggérant que Diop aurait pu s’auto-infliger les blessures pour incriminer sa voisine. Selon cette hypothèse, Diop aurait été pris de panique en découvrant que Ndong était enceinte, et aurait cherché à lui faire porter le blâme en se blessant lui-même.

    Face à ces doutes, le tribunal a décidé de relaxer Ndong au bénéfice du doute, mettant ainsi en lumière les défis auxquels sont confrontés les tribunaux lorsqu’il s’agit de déterminer la vérité dans des affaires complexes et controversées. Cette affaire souligne également l’importance d’une analyse minutieuse des preuves et des témoignages pour parvenir à une conclusion juste et équitable.

    Médvedev Accuse Macron de l’Attaque de Krasnogorsk : Macron Réfute Catégoriquement les Allégations

    Une escalade verbale a éclaté entre l’ancien président russe Dmitri Medvedev et le président français Emmanuel Macron, suite aux accusations de Medvedev selon lesquelles Macron serait impliqué dans l’attaque meurtrière de Krasnogorsk.

    Dans une déclaration sur sa chaîne Telegram, Dmitri Medvedev a affirmé sans équivoque que Macron, ainsi que d’autres dirigeants occidentaux, étaient les « parrains » de l’attaque tragique qui a coûté la vie à 140 personnes le 22 février dernier. Il a remis en question le rôle présumé du groupe Etat islamique, affirmant qu’aucun symbole religieux n’avait été observé lors de l’attaque, suggérant ainsi que l’incident avait d’autres motifs cachés.

    Ces accusations ont immédiatement suscité une réaction de la part d’Emmanuel Macron, qui les a qualifiées de « ridicules » et a déclaré qu’elles étaient dépourvues de sens. Macron a souligné que les allégations de Medvedev étaient une « manipulation de l’information » faisant partie des tactiques de guerre actuelles employées par la Russie.

    La tension entre la Russie et la France s’intensifie à mesure que les deux pays se retrouvent impliqués dans des échanges de déclarations accusatoires. Alors que la Russie maintient ses accusations, Macron réfute catégoriquement toute implication de la France dans l’attaque de Krasnogorsk.

    Cet incident souligne les tensions persistantes entre la Russie et les pays occidentaux, exacerbées par des accusations mutuelles et des confrontations verbales. Alors que les deux parties s’accusent mutuellement, la vérité sur l’attaque de Krasnogorsk reste sujette à spéculation et à controverse.

    ALLEMAGNE: ACCUSÉ D’UN « SIGNE CLAIR D’ISLAMISME », RÜDIGER PORTE PLAINTE CONTRE UN JOURNALISTE

    Accusé de promouvoir le terrorisme par un journaliste, ancien rédacteur en chef de Bild, après avoir publié une photo sur ses réseaux sociaux pour le début du ramadan, Antonio Rüdiger a déposé plainte auprès du parquet de Berlin.


    Antonio Rüdiger contre-attaque. Comme le rapporte la presse allemande, le défenseur du Real Madrid a décidé de porter plainte auprès du parquet de Berlin après avoir été associé à une organisation terroriste par Julian Reichelt, l’ancien rédacteur en chef de Bild.
    Le 11 mars dernier, l’international allemand a publié une photo sur Instagram pour célébrer le début du ramadan, à genoux sur un tapis de prière et index de la main droite pointé vers le ciel. « Que le Tout-Puissant accepte notre jeûne et nos prières », a écrit Rüdiger.

    En réponse à cette publication, Julian Reichelt, ancien rédacteur en chef de Bild, a posté un message sur le réseau social X pour dénoncer un « salut des islamistes ». « Ce geste a été complètement récupéré par les terroristes au cours des deux dernières décennies. Il est incontestablement devenu le salut d’ISIS et des tueurs islamistes dans le monde entier, de personnes qui ont également tué à Berlin et qui ont apporté le malheur et une souffrance incommensurable sur le monde (…) Celui qui pose ainsi en public montre délibérément le salut de fanatiques et non un geste spirituel innocent. C’est une normalisation d’une idéologie terrible qui a déjà conquis beaucoup trop d’espace dans ce pays. »


     En réponse à ces accusations, le joueur a déposé une plainte et est soutenu par la Fédération allemande de football, qui a signalé l’affaire à l’Office central de lutte contre la criminalité sur Internet du parquet de Francfort-sur-le-Main. « Ce qu’Antonio Rüdiger et la DFB utilisent ici, ce sont des méthodes d’intimidation, poursuit Julian Reichelt. Personne ne doit plus oser émettre de critiques lorsque l’islamisme et ses symboles marchent en avant. On ne doit jamais s’y soumettre. L’index levé de l’islamisme, avec lequel les terroristes du monde entier célèbrent leurs assassinats, n’appartient pas à l’Allemagne. Je ne me laisserai jamais interdire de le dire. »

    seneweb

    Un Sénégalais de 26 ans accusé de viol sur une femme sans-abri de 60 ans en Italie


    Une affaire choquante secoue la commune italienne de Domodossola, où un Sénégalais de 26 ans est accusé de viol sur une femme sans-abri âgée de 60 ans. L’incident, survenu près de la gare, a été rapporté par un témoin, déclenchant une enquête et menant à l’arrestation du suspect.


    Selon les rapports, un touriste chinois aurait été témoin de l’agression, où l’agresseur aurait traîné la victime jusqu’à une cave voisine pour commettre le viol. L’arrestation du suspect a suivi cette alerte, mais son identité n’a pas été révélée par les autorités.


    Les experts divergent quant aux motivations de l’agression. Gianni D’Amato, un expert en migration, souligne qu’il est inapproprié d’attribuer automatiquement le crime à la migration en raison des origines sénégalaises de l’homme et du lieu de l’incident près d’un poste frontalier. Cependant, le psychiatre légiste Thomas Knecht considère l’acte comme une agression impardonnable, soulignant les caractéristiques d’un vol où l’agresseur prive la victime de son intégrité physique.


    L’enquête est en cours pour élucider les circonstances exactes de l’agression. Cet incident soulève des questions sur la sécurité des personnes sans-abri et met en lumière la nécessité de lutter contre la violence sexuelle et l’exploitation des plus vulnérables dans la société.

    Arteta accusé de « manquer de respect » à la famille de Sergio Conceiçao

    L’entraîneur du FC Porto, Sergio Conceiçao, a déclaré que son homologue d’Arsenal, Mikel Arteta, avait insulté sa famille lors du huitième de finale retour de Ligue des champions, mardi.

    Mikel Arteta a été accusé de « manquer de respect » à la famille de l’entraîneur du FC Porto, Sergio Conceiçao, à la fin de la victoire d’Arsenal en Ligue des champions, mardi.

    Les deux entraîneurs ont échangé des mots après la séance de tirs au but. Le malaise s’est répandu lors de la conférence de presse d’après-match, lorsque le coach portugais a affirmé que son homologue avait tenu des propos insultants à l’égard de sa famille.

    « Pendant le match, il (Arteta) s’est tourné vers le banc et a insulté ma famille en espagnol, a déclaré Conceiçao à la presse. À la fin du match, j’ai interpellé Arteta car la personne qu’il a insultée n’est plus parmi nous. »

    Interrogé en conférence de presse sur sa confrontation avec Conceiçao après le match, Arteta a répondu simplement : « Pas de commentaire ».

    afp

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