Mauvais traitement des Sénégalais détenus en Mauritanie : l’ADHA interpelle les autorités

La détention de plusieurs ressortissants sénégalais en Mauritanie dans des conditions jugées inhumaines a suscité une vive réaction de l’Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA). Son président, Adama Mbengue, dénonce avec fermeté les traitements infligés à ces migrants et interpelle les autorités sénégalaises sur la nécessité d’une action diplomatique immédiate.

Selon Adama Mbengue, les migrants sénégalais arrêtés en Mauritanie sont victimes de pratiques abusives, allant des détentions prolongées sans procès à des expulsions arbitraires. Il décrit une situation où les droits fondamentaux des détenus sont bafoués, notamment en matière de respect de la dignité humaine.

« La réalité sur le terrain demeure complexe et marquée surtout par des pratiques de détention et des expulsions abusives, mettant en lumière le fossé entre la théorie et la pratique en matière de gestion des flux migratoires et des questions de mobilité », a-t-il déclaré sur Sud FM.

Ces accusations ne sont pas nouvelles. Plusieurs ONG et organisations de défense des droits humains ont déjà alerté sur le traitement réservé aux migrants subsahariens en Mauritanie, en particulier ceux en situation irrégulière.

Face à cette situation, l’ADHA demande au gouvernement sénégalais de réagir rapidement. Adama Mbengue exhorte en particulier le ministère des Affaires étrangères et de l’Intégration africaine, le Secrétariat d’État chargé des Sénégalais de l’Extérieur et les députés de la Diaspora à prendre des mesures concrètes pour protéger leurs compatriotes.

« Nous attendons une rupture, mais nous constatons une continuité des mêmes pratiques. Les Sénégalais de l’extérieur subissent toujours des violations de leurs droits. Même en situation irrégulière, les migrants ont des droits et des devoirs que les pays d’accueil doivent respecter. Lorsqu’un problème survient, il est impératif que les missions consulaires interviennent rapidement », a insisté le président de l’ADHA.

Il appelle ainsi à une meilleure implication des députés de la Diaspora, qui ont un rôle crucial à jouer dans la défense des Sénégalais vivant à l’étranger. Selon lui, ces représentants doivent s’assurer que les missions diplomatiques sénégalaises prennent en charge efficacement les préoccupations des migrants.

Ce nouvel épisode de tensions autour des migrants sénégalais en Mauritanie intervient dans un contexte où les relations entre Dakar et Nouakchott ont toujours été marquées par des hauts et des bas. Les deux pays partagent des liens historiques et économiques étroits, notamment dans les secteurs de la pêche et du commerce. Toutefois, les différends liés à la gestion des flux migratoires et au traitement des Sénégalais en Mauritanie reviennent régulièrement dans les débats.

L’ADHA estime que l’État sénégalais doit user de tous les leviers diplomatiques à sa disposition pour exiger un meilleur traitement de ses citoyens et garantir le respect des conventions internationales relatives aux droits des migrants.

Pour l’heure, le gouvernement sénégalais n’a pas encore officiellement réagi aux accusations formulées par l’ADHA. Cependant, cette interpellation pourrait pousser les autorités à engager des discussions avec leurs homologues mauritaniens afin d’éclaircir la situation des détenus et de trouver des solutions adaptées.

Migration circulaire : L’ADHA lance un appel urgent sur les risques sociaux et économiques

Dans un communiqué adressé à Ledakarois.sn, l’organisation Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA) exprime sa profonde inquiétude face à l’afflux massif de jeunes Sénégalais se dirigeant vers les guichets des Bureaux d’Accueil et d’Orientation (BOAS) pour participer au programme de migration circulaire en Espagne. Bien que cette migration soit un droit légitime, l’ADHA souligne qu’elle révèle des problèmes structurels et systémiques graves liés aux droits économiques et sociaux des populations.

L’ADHA pointe des carences au niveau des politiques publiques, un désespoir socio-économique grandissant, ainsi qu’une fracture sociale de plus en plus marquée. Selon l’organisation, si la migration circulaire est encadrée et légale, elle demeure cependant une solution temporaire et partielle qui pourrait aggraver les inégalités, surtout en l’absence de mesures d’accompagnement appropriées et de perspectives de réinsertion productives pour les migrants de retour.

Adama Mbengue, président de l’ADHA, insiste sur les dangers d’une migration sans soutien. « Sans un accompagnement adéquat et sans garanties pour un retour productif, cette initiative risque de consolider les inégalités et de vider le pays de sa ressource humaine la plus dynamique », déclare-t-il. Il alerte également sur le risque d’un exode massif, ce qui pourrait fragiliser davantage l’économie locale et aggraver le déséquilibre entre les zones urbaines et rurales.

Dans ses recommandations, l’ADHA appelle à des réformes profondes visant à garantir un accès équitable aux droits économiques et sociaux pour tous. L’organisation plaide également pour la création d’opportunités locales durables et attractives, afin de décourager la migration forcée par le désespoir. Il est crucial, selon l’ADHA, de respecter les engagements internationaux et de mettre en place des politiques inclusives qui permettent à chaque citoyen de choisir librement son avenir sans avoir à fuir les conditions socio-économiques du pays.

Pour l’ADHA, la migration devrait être un choix éclairé, un moyen d’épanouissement et non une solution de fuite face à des conditions de vie insoutenables. L’organisation rappelle qu’il est impératif de donner aux jeunes la possibilité de prospérer dans leur pays d’origine en créant un environnement favorable à leur développement personnel et professionnel.

Migration circulaire : ADHA exige transparence et équité pour les jeunes Sénégalais

L’ONG Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA) a appelé les autorités sénégalaises à garantir une gestion transparente et équitable du Programme de Migration Circulaire Espagne-Sénégal. Ce projet, orchestré par la Direction Générale d’Appui aux Sénégalais de l’Extérieur (DGAE), sous la supervision du Secrétariat d’État aux Sénégalais de l’Extérieur et du Ministère de l’Intégration Africaine et des Affaires Étrangères, vise à recruter des ouvriers agricoles pour des contrats saisonniers en Espagne.

Le programme offre à de jeunes Sénégalais une chance de travailler légalement en Espagne, dans un contexte où la migration représente une aspiration pour de nombreux jeunes en quête de meilleures opportunités. ADHA considère ce programme comme une initiative prometteuse, mais insiste sur la nécessité de conditions de sélection transparentes et inclusives.

L’ONG encourage les jeunes remplissant les critères à soumettre leurs candidatures dans les Bureaux d’Accueil, d’Orientation et de Suivi (BAOS) entre le 27 et le 29 janvier 2025. Adama Mbengue, président de l’ADHA, a souligné que ce programme pourrait transformer la vie de nombreux candidats, à condition que le processus soit conduit avec rigueur et impartialité.

Malgré le potentiel du programme, ADHA a exprimé des préoccupations concernant la gestion et la communication autour de ces initiatives. Elle déplore le manque de transparence dans la gestion des projets liés à la migration circulaire. Un exemple frappant est l’aide publique au développement de 128 millions d’euros (environ 85 milliards de FCFA) destinée à financer les projets migratoires entre le Sénégal et l’Espagne pour la période 2019-2023. À ce jour, aucun rapport public n’a été partagé sur l’utilisation de ces fonds, ce qui suscite des interrogations sur leur gestion.

L’ONG appelle également à une meilleure gestion des contrats saisonniers, souvent coordonnés par les BAOS et l’ANPEJ (Agence Nationale pour la Promotion de l’Emploi des Jeunes). Elle plaide pour une accessibilité accrue aux informations nécessaires pour garantir à tous les jeunes une chance égale de participer.

Dans ce contexte, ADHA demande une réforme dans la gestion des programmes migratoires, afin d’assurer une gouvernance plus transparente et respectueuse des droits humains. Selon l’organisation, cette approche permettrait non seulement de garantir des conditions de travail dignes pour les migrants, mais aussi de renforcer la confiance des jeunes envers ces initiatives.

Pour ADHA, une gestion inclusive et équitable des projets migratoires constitue un impératif pour répondre aux aspirations des jeunes Sénégalais tout en respectant leurs droits fondamentaux. Une telle démarche contribuerait à établir une base solide pour des relations bilatérales efficaces et bénéfiques entre le Sénégal et ses partenaires internationaux.

JOURNÉE INTERNATIONALE DES MIGRANTS : L’ADHA sonne l’alerte sur les conditions des 83 Sénégalais bloqués au Niger

Les migrants sénégalais bloqués au Niger doit être un électrochoc pour les autorités, les partenaires internationaux et la société civile, selon l’Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA), qui a lancé un appel à l’endroit de l’État pour alerter sur la détresse des pays.

En cette Journée internationale des migrants célébrée chaque 18 décembre, l’Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA) appelle à une mobilisation urgente face à la situation critique des migrants sénégalais bloqués dans le désert du Niger. À travers un communiqué parcouru par « Le Dakarois Quotidien », l’Organisation non gouvernementale (ONG) a renseigné que ces hommes et femmes, expulsés d’Algérie et de Tunisie, se retrouvent dans des camps de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM).
Ces Sénégalais, au nombre de 42 à Assamaka depuis plus d’un mois et de 41 à Agadez depuis près de cinq mois, vivent une tragédie silencieuse. Privés d’accès à l’eau potable, à une alimentation adéquate et à des soins médicaux de base, ils affrontent quotidiennement la faim, la maladie et des températures écrasantes. Le désert, impitoyable, devient pour eux une prison à ciel ouvert, où la survie est un combat de chaque instant. Nombre d’entre eux sont en état de détresse psychologique, rongés par le désespoir face à l’absence de perspectives de rapatriement.
Des témoignages de leurs familles, restées au Sénégal, viennent renforcer l’alerte sonnée par l’ADHA. Ces proches vivent dans l’angoisse permanente, impuissants devant la souffrance de leurs enfants, frères et sœurs. Ils implorent les autorités sénégalaises de prendre des mesures immédiates pour sauver ces vies en danger.

LES CARENCES D’UN SYSTÈME

Depuis des années, le Sénégal bénéficie de financements conséquents dans le cadre de la coopération internationale, notamment via le Fonds fiduciaire d’urgence pour l’Afrique, destiné à freiner la migration irrégulière et à renforcer le développement local. Cependant, ces ressources n’ont pas permis d’apporter des solutions durables. De nombreux projets, mal conçus ou mal exécutés, ont échoué à répondre aux véritables besoins des populations locales. Pire encore, des cas de détournements et de gestion opaque de ces fonds ont été signalés, alimentant la méfiance des communautés et marginalisant les migrants de retour ainsi que les associations locales censées en être les principaux bénéficiaires, renseigne l’ADHA.
Les programmes migratoires se concentrent souvent sur des objectifs sécuritaires dictés par les bailleurs de fonds, en particulier l’Union européenne (UE), plutôt que sur les enjeux structurels du Sénégal. Ce déséquilibre stratégique contribue à la précarisation des migrants et au maintien des causes profondes de l’exode. La pauvreté, le chômage, l’accès limité à une éducation de qualité et les inégalités économiques poussent chaque année des milliers de Sénégalais à prendre des routes dangereuses vers un avenir incertain.
La situation actuelle des migrants bloqués au Niger illustre ces échecs à grande échelle. Face à cette crise humanitaire, l’inaction des autorités sénégalaises est incompréhensible. Le gouvernement a une responsabilité envers ses citoyens, qu’ils soient à l’intérieur de ses frontières ou à l’étranger. Le silence ou l’indifférence face à ces souffrances équivaut à une négation des droits les plus fondamentaux de ces hommes et femmes.

LES PROPOSITIONS DE L’ADHA

Pour l’ADHA, il est impératif que le Sénégal prenne des mesures immédiates et décisives pour répondre à cette crise. Un rapatriement urgent des Sénégalais bloqués au Niger doit être organisé dans des conditions respectant leur dignité et leurs droits fondamentaux. Ce rapatriement doit s’accompagner d’une assistance humanitaire d’urgence pour répondre à leurs besoins essentiels en matière d’eau potable, d’alimentation et de soins de santé.
Parallèlement, un audit rigoureux des financements liés à la migration et au développement doit être réalisé, avec une transparence totale. Cet audit permettra de faire la lumière sur les détournements et les dysfonctionnements, d’identifier les responsables et de rétablir la confiance des citoyens et des partenaires internationaux.
Il est également nécessaire de repenser les politiques nationales en matière de migration et de développement. Le système éducatif, souvent inadéquat, doit être réformé pour offrir aux jeunes Sénégalais une formation adaptée aux réalités économiques du pays. De même, le droit du travail doit être renforcé pour garantir des emplois décents et limiter l’exode économique.
Enfin, selon l’ADHA, la coopération internationale doit être réorientée pour mieux répondre aux besoins structurels et conjoncturels du Sénégal. Les financements alloués ne doivent pas seulement viser à sécuriser les frontières européennes, mais aussi à créer des opportunités locales pour dissuader la migration irrégulière. Une approche participative impliquant les migrants eux-mêmes, les associations locales et la société civile est essentielle pour garantir l’efficacité des programmes.
En conclusion dans sa note, l’ADHA rappelle que la migration ne doit pas être une condamnation à la souffrance ou à l’exclusion. Elle doit au contraire être perçue comme une opportunité, un droit et une contribution au développement humain et économique. Le Sénégal, en tant qu’État souverain, a l’obligation morale et juridique de protéger ses citoyens, où qu’ils se trouvent.

Le Dakarois

Tragédie à Ndiago : ADHA, MET et MIAMSI-SENEGAL appellent à une action urgente suite au naufrage d’une pirogue de migrants

COMMUNIQUÉ DE PRESSE CONJOINT

C’est avec beaucoup de tristesse que l’Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA), le Mouvement pour l’Éthique et la Transparence (MET), et MIAMSI-SENEGAL ont appris le naufrage d’une pirogue transportant près de 184 candidats à la migration dite irrégulière.

Cet incident dévastateur et poignant s’est produit au large de la plage de Niago, au sud-ouest de la Mauritanie, alors que des migrants tentaient de rejoindre les îles Canaries.

Nos trois organisations déplorent la perte de 87 vies humaines, dont une majorité de sénégalais, 36 secourus et expriment leur vive inquiétude pour la soixantaine de portés disparus pour lesquels les autorités mauritaniennes poursuivent les recherches. 

La pirogue aurait quitté Niodior au Sénégal.

Cet énième drame met en lumière les conditions de désespoir qui poussent de nombreux jeunes à risquer leur vie dans des traversées périlleuses, avec l’objectif de trouver de meilleures opportunités ailleurs.

Il y a assurément un besoin impératif de changement de paradigme en mettant en place une politique de jeunesse plus efficace, capable de faire face à ce sérieux drame qui affecte cruellement le Sénégal. Nous rappelons que malgré les dispositifs mis en place par FRONTEX dans le cadre des accords de coopération entre l’Union Européenne et le Sénégal, les financements, les rencontres et la création de structures comme le Conseil National pour la Jeunesse, le Conseil National pour l’Insertion et l’Emploi de la Jeunesse, ainsi que les nombreuses directions visant à contrer la migration dite irrégulière, les résultats attendus n’ont guère été au rendez-vous.

Nous lançons un appel aux nouvelles autorités sénégalaises à intensifier leurs efforts pour prévenir de telles tragédies. 

Il est certes crucial de renforcer les mécanismes de surveillance et de secours en mer, mais il faut surtout mettre l’accent sur l’amélioration des conditions de vie des populations sénégalaises et la promotion de voies de migration sûres et légales.

L’ADHA, le MET, et MIAMSI-SÉNÉGAL réaffirment leur engagement à œuvrer pour la protection des droits des migrants et à sensibiliser les populations aux dangers des migrations irrégulières.

Fait le 4 juillet 2024, à Dakar

Les signataires :

Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA)

Mouvement pour l’Ethique et la Transparence (MET)

–  Mouvement International d’Apostolat des milieux indépendants (MIAMSI SÉNÉGAL).

ADHA Appelle à la Rationalisation des Ressources et à l’Implication des Jeunes dans le Nouveau Régime

L’Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA) adresse des recommandations au nouveau régime sénégalais, appelant à une rationalisation des ressources et à une implication accrue des jeunes dans la gouvernance. Dans un communiqué adressé à Senego, l’ADHA salue l’implication des jeunes dans des postes de haute responsabilité, tout en encourageant le nouveau régime à maintenir cette dynamique de rupture et à veiller à l’adéquation entre les profils et les postes.

Cependant, l’ADHA exprime sa déception concernant le maintien de certaines directions, notamment celles liées à la jeunesse, qui auraient pu être fusionnées pour une utilisation plus efficace des ressources financières, logistiques et humaines. L’ADHA souligne la nécessité de rationaliser ces structures, qui travaillent toutes sur des questions similaires telles que la jeunesse, la formation, l’employabilité et l’insertion professionnelle.

Dans cette optique, l’ADHA recommande vivement le regroupement de toutes les directions travaillant sur ces questions pour plus d’efficacité dans les résultats et le suivi. De plus, elle demande un audit complet de la gestion du Conseil National de la Jeunesse et du Conseil National pour l’Insertion des Jeunes, ainsi que la création d’un organe neutre chargé de fédérer les regroupements de jeunes et de veiller à la mise en œuvre de leurs travaux.

Parmi ses autres recommandations, l’ADHA demande l’abrogation de la loi d’amnistie relative aux infractions commises depuis 2021, un renforcement du contrôle et du suivi-évaluation des activités de pêche, et la suppression de structures budgétivores créées par l’ancien régime dans le but de recaser une clientèle politique.

En conclusion, l’ADHA encourage la reddition des comptes et exhorte les autorités compétentes à mener à bien toutes les procédures initiées. Cette démarche témoigne de l’engagement de l’ADHA en faveur de la transparence, de la responsabilité et de l’efficacité dans la gestion des ressources et des politiques publiques au Sénégal.

COMMUNIQUE N° 0012-0324 : HOMMAGE AU PEUPLE SENEGALAIS ET FELICITATIONS AU NOUVEAU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE

Faisant suite à l’élection du nouveau Président de la République, Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA) félicite le peuple sénégalais d’avoir encore une fois montré à la face du monde que le Sénégal est une grande Nation, que ses hommes et ses femmes le sont davantage, à travers leur maturité, leur tolérance, leur sens de l’acceptation de l’État de Droit et de la démocratie.

L’ADHA félicite le tout nouveau Président de la République, ainsi que l’ancien Président Monsieur Macky SALL pour avoir organisé les élections dans les meilleurs délais, avec une organisation matérielle satisfaisante dans l’ensemble.

L’ADHA félicite par ailleurs tous les autres candidats qui étaient en compétition et qui ont su reconnaitre la victoire de la coalition DIOMAYE PRÉSIDENT 2024 dès les premières heures suivant la clôture des opérations électorales.

L’ADHA invite ensuite toutes les forces vives de la nation à accompagner le nouveau Président de la République, Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, pour une prise de fonction honorable.

Enfin, l’ADHA annonce qu’un mémorandum qui reprendra les points jugés essentiels ainsi que les possibles réformes qui s’imposent afin d’opérer une rupture, sera présenté à la future nouvelle équipe gouvernementale, en guise de contribution sur les attentes les plus cruciales du peuple Sénégalais.

Fait à Dakar, le 27 Mars 2024

Le Bureau exécutif de l’Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA)

COMMUNIQUE : ADHA PREOCCUPEE PAR LE NOMBRE DE MANIFESTANTS TUES

COMMUNIQUE N° 005-0224

ADHA PREOCCUPEE PAR LE NOMBRE DE MANIFESTANTS TUES

Suite au décès d’un second étudiant de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis, Clédor Prosper SENGHOR, qui vient de succomber à ses blessures après les manifestations du 9 février contre le report de l’élection présidentielle et au cours d’affrontements entre les forces de défense et de sécurité et des manifestants, Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA) exprime une fois de plus ses profonds regrets et son indignation face à une telle situation.

ADHA demeure profondément préoccupée par le nombre de manifestants tués composés en majorité de jeunes, sur l’ensemble du territoire national et exige des autorités compétentes que toute la lumière soit faite sur cette situation fâcheuse qui plonge des familles entières dans le deuil.
ADHA invite par ailleurs les autorités à faire en sorte que toutes les responsabilités soient situées et les sanctions méritées appliquées en toute rigueur et en toute impartialité, conformément aux dispositions de notre Code Pénal.

De plus, de réelles mesures doivent être prises et appliquées pour sauvegarder l’intégrité et la sécurité des populations, afin que de tels faits ne se reproduisent plus à l’avenir. 
ADHA constate qu’à chaque fois qu’une manifestation est autorisée, aucun acte de vandalisme, aucun blessé, aucun décès n’est enregistré. Par contre, dès que la population est privée de son droit légal de manifester, comme le stipule la Constitution, le contraire est très vite constaté.

Action pour les Droits Humains et l’Amitié recommande vivement de nouveaux textes qui régissent les franchises universitaires devenues obsolètes, car datant du 24 novembre 1994, ainsi que la sensibilisation de tous les acteurs gravitant autour.
Elle demande aux forces de défense et de sécurité d’user, dans le pire des cas, de grenades lacrymogènes pour se protéger et pour disperser les manifestants, en lieu et place de l’usage de balles réelles, comme il est noté à chaque fois. Cet usage disproportionné de la force doit cesser et sans délai.

Action pour les Droits Humains et l’Amitié présente ses condoléances émues à la famille du défunt, à l’UGB, à toute autre famille endeuillée dans les mêmes circonstances, et enfin, à l’ensemble de la population sénégalaise et formule des prières pour le repos de l’âme de tous les autres jeunes disparus, à l’image de Landing CAMARA … et de Clédor Prosper SENGHOR.

Fait à Dakar, 22 février 2024

M. Adama MBENGUE

Président de l’Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA)

L’ADHA dénonce les traitements inhumains infligés aux détenus et demande des mesures immédiates

L’ADHA exhorte le Procureur de la République à prendre l’initiative d’enquêter sur ces allégations et à garantir que les responsabilités soient établies et que des sanctions appropriées soient appliquées. De plus, elle appelle les organisations de défense des droits humains à se mobiliser pour prévenir de tels abus à l’avenir.

En outre, l’ADHA demande aux autorités de garantir un suivi sanitaire, psychologique et financier aux détenus libérés, afin de faciliter leur réintégration dans la société. La situation précaire dans laquelle se trouvent ces individus risque de compromettre leur réinsertion sociale, avec les risques de préjugés, de stigmatisation et d’isolement qui en découlent.

Enfin, l’ADHA annonce son intention de lancer une campagne d’évaluation de la situation carcérale au Sénégal, visant à sensibiliser sur les conditions de détention et à plaider en faveur d’une réforme du système carcéral afin de garantir le respect des droits fondamentaux des détenus.

Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA)

COMMUNIQUÉ N° CP003-0224

« LIBERATION DES DETENUS »

Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA) constate depuis le jeudi 15 février 2024, une vague de libération de centaines de détenus par les autorités.

ADHA se réjouit de ces libérations qu’elle a toujours réclamées et invite par ailleurs à ce que cette action salutaire soit également étendue à toutes les autres régions ayant enregistré des arrestations similaires.

Néanmoins, elle reste sceptique quant à la nature même de ces libérations.

Ainsi, ADHA exige un éclaircissement et une transparence concernant ces libérations.

Ces personnes sont-elles libérées au bénéfice d’une liberté provisoire, d’un contrôle judiciaire, d’une relaxe, d’un acquittement ou d’une libération d’office ? 

Autant de questions qui interpellent les autorités et dont les réponses sont fortement attendues.

Pour rappel, la plupart de ces personnes libérées étaient détenues et poursuivies pour des faits graves, notamment de terrorisme, d’actes et manœuvres de nature à compromettre la sureté de l’Etat, de participation à une manifestation non autorisée ainsi que des actes de vandalisme. 

C’est ainsi que pour éclairer l’opinion et pour encore plus marquer la séparation des pouvoirs entre l’exécutif et le législatif, il faille mettre la bonne forme, respecter le fonctionnement normal de la justice et laisser les hommes de Droit clôturer chaque dossier dans le respect des règles et de la séparation des pouvoirs.

Ainsi, Action pour les Droits Humains et l’Amitié réitère son appel à la transparence, mais également à la libération de tous les détenus politiques et d’opinions sans exception, dans un cadre strictement légal.

ADHA demande également que la lumière soit faite sur tous les manifestants qui ont perdu la vie lors d’affrontements avec les forces de défense et de sécurités et composés principalement de jeunes.

Pour finir, Action pour les Droits Humains et l’Amitié recommande au Président de la République du Sénégal, pour le temps qu’il lui reste à la magistrature suprême, de veiller à la consolidation de l’Etat de Droit à travers le respect de la séparation des pouvoirs et la liberté des citoyens.

Dakar le 18 février 2024

Le Bureau Exécutif de l’Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA)

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