« Affaire Moustapha Diop : le ministre totalement disculpé par ses fournisseurs dans le dossier des masques Covid »

La commission d’instruction de la Haute Cour de justice du Sénégal poursuit son enquête dans l’affaire impliquant Moustapha Diop, l’ancien ministre du Développement industriel des petites et moyennes entreprises sous le régime de Macky Sall. Ce dernier est accusé de corruption et de détournement de deniers publics, dans le cadre des fonds destinés à la lutte contre la pandémie de Covid-19.

Selon une information publiée ce jeudi par le quotidien Les Echos, Moustapha Diop a été totalement disculpé par l’un de ses derniers fournisseurs, Mariata Basse, lors d’une confrontation qui s’est tenue devant la Haute Cour de justice mercredi dernier. Mariata Basse a affirmé avoir reçu une commande de 50.000 masques, à raison de 400 francs par unité, et que le paiement de 20 millions de francs CFA correspondant à cette commande lui avait été intégralement versé.

Au cours de cette confrontation qui a duré environ trente minutes, Mariata Basse a également précisé avoir perçu une avance de 10 millions de francs CFA, ajoutant que le reste du paiement lui avait été réglé après la livraison complète de la commande. Ces déclarations confirment, selon le média, que le ministre n’a commis aucune irrégularité dans la passation et le paiement de cette commande publique. À l’instar d’autres fournisseurs, comme Ibrahima Macodou, Mariata Basse a totalement disculpé Moustapha Diop, renforçant ainsi sa défense dans ce dossier.

Dans l’attente de la décision du magistrat instructeur Abdoulaye Ba, les proches de l’ancien ministre estiment qu’il ne reste plus qu’à le libérer, après avoir clarifié le sort des quelques dizaines de milliers de masques qui doivent encore être pris en compte. Rappelons que Moustapha Diop avait été placé sous mandat de dépôt le 22 mai 2025, près de deux mois après la levée de son immunité parlementaire par l’Assemblée nationale, pour un montant présumé de détournement de 930 millions de francs CFA.

Cette confrontation devant la Haute Cour de justice marque un tournant dans ce dossier très suivi au Sénégal, où l’opinion publique attend désormais que la justice se prononce définitivement sur la situation de l’ancien ministre.

Affaire Moustapha Diop : Le maire de Louga rejette les accusations de Tabaski Ngom

Le maire de Louga, Moustapha Diop, est sorti de son silence pour répondre aux accusations de détournement de fonds portées contre lui par Tabaski Ngom. Devant la Commission ad hoc de l’Assemblée nationale, il a catégoriquement nié toute implication dans ce qu’il considère comme une tentative de le discréditer.

Face aux députés, Moustapha Diop a pointé du doigt ce qu’il qualifie d’incohérences majeures dans le dossier. « Comment est-on passé de 700 millions à 300 millions de francs CFA ? Où est la vérité ? » s’est-il interrogé. Selon lui, cette fluctuation dans les montants évoqués jette un sérieux doute sur la crédibilité de la plaignante et des accusations portées contre lui.

Se voulant ferme et confiant, le maire de Louga a assuré qu’il n’existe aucun document ni enregistrement prouvant son implication dans cette affaire. « Jusqu’à l’extinction du soleil, personne ne produira un document ou un enregistrement pour étayer ces accusations », a-t-il martelé, insistant sur le fait qu’il n’a jamais été impliqué dans un quelconque détournement.

Il a également précisé qu’il connaît la plaignante mais qu’aucun lien ne peut être établi entre lui et cette affaire. « Si je me tiens devant vous aujourd’hui, c’est parce que je n’ai rien à me reprocher« , a-t-il affirmé, rejetant toute responsabilité dans cette affaire qui secoue la sphère politique et judiciaire.

Pour l’édile de Louga, Tabaski Ngom chercherait à détourner l’attention de ses propres responsabilités. « Cette dame n’a aucune preuve contre moi. Elle veut juste me salir pour se disculper« , a-t-il dénoncé.

Alors que l’Assemblée nationale a voté la levée de son immunité parlementaire, Moustapha Diop se dit prêt à faire face à la justice pour rétablir son honneur. Son avenir politique dépendra désormais du dénouement de cette affaire qui suscite de vives réactions au sein de l’opinion publique.

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