Israël affirme avoir éliminé « la plupart » des hauts dirigeants du Hezbollah, des doutes persistent sur la mort de Nasrallah

Une série de frappes israéliennes sur le quartier général du Hezbollah à Beyrouth, vendredi soir, a entraîné des pertes significatives dans les rangs du mouvement chiite libanais. Selon l’armée israélienne, « la plupart » des hauts dirigeants de l’organisation auraient été tués, une déclaration qui marque un tournant dans les tensions croissantes entre Israël et le Hezbollah.

Le lieutenant-colonel Nadav Shoshani, porte-parole de l’armée israélienne, a annoncé lors d’une conférence de presse en ligne que ces frappes auraient visé avec succès plusieurs membres éminents de l’organisation. « La plupart des hauts dirigeants du Hezbollah ont été éliminés », a-t-il affirmé. Toutefois, la déclaration la plus attendue concerne la situation du chef suprême du Hezbollah, Hassan Nasrallah.

Depuis l’annonce des frappes, des rumeurs circulent sur la mort de Nasrallah, mais aucune confirmation officielle n’a été donnée par le Hezbollah. Ce silence alimente les spéculations, laissant planer un doute sur le sort du leader, figure emblématique de la résistance armée contre Israël.

Cette frappe survient dans un contexte d’intensification des confrontations entre Israël et le Hezbollah. Depuis plusieurs semaines, les échanges de tirs se sont multipliés le long de la frontière israélo-libanaise, ravivant la crainte d’une guerre ouverte entre les deux ennemis de longue date. Le Hezbollah, soutenu par l’Iran, est considéré par Israël comme l’une de ses plus grandes menaces régionales en raison de son arsenal militaire conséquent et de son influence politique au Liban.

La possible disparition de Nasrallah constituerait un coup dur pour le Hezbollah, tant sur le plan militaire que symbolique. Dirigeant du mouvement depuis 1992, il incarne pour ses partisans la résistance à Israël et à l’influence occidentale dans la région. Son absence pourrait créer un vide de pouvoir, susceptible de fragiliser l’organisation ou, au contraire, de radicaliser encore davantage sa base.

Jusqu’à présent, aucune déclaration officielle du Hezbollah n’a confirmé ou infirmé la mort de son leader. Le mouvement armé est souvent resté discret dans de telles circonstances, préférant maintenir le flou jusqu’à ce qu’il ait élaboré une réponse stratégique à la hauteur de la situation.

En Israël, les déclarations des responsables militaires se veulent prudentes. Bien que la frappe ait été présentée comme un succès majeur, les dirigeants israéliens savent que la mort de Nasrallah, si elle est confirmée, pourrait provoquer une réaction violente du Hezbollah et une intensification des hostilités. Les forces israéliennes restent en état d’alerte élevé dans le nord du pays, anticipant d’éventuelles représailles.

Si la mort de Hassan Nasrallah était avérée, cela pourrait avoir des répercussions majeures au Moyen-Orient, où le Hezbollah joue un rôle clé dans l’équilibre des forces. L’Iran, principal allié du Hezbollah, pourrait être contraint de réagir, tandis que la Syrie, où le Hezbollah est également présent, pourrait voir sa stabilité encore plus fragilisée.

Dans l’attente d’une clarification sur le sort de Nasrallah, la situation reste extrêmement tendue. Israël semble déterminé à affaiblir le Hezbollah, tandis que le mouvement chiite pourrait bien envisager une riposte, ajoutant ainsi une nouvelle dimension au conflit déjà complexe qui secoue la région depuis des décennies.

La frappe israélienne de vendredi marque un moment potentiellement décisif dans l’histoire du conflit israélo-libanais. La disparition de plusieurs hauts responsables du Hezbollah pourrait affaiblir l’organisation, mais la situation demeure incertaine tant que le sort de Nasrallah n’est pas clarifié. Une chose est sûre : la région est au bord d’une nouvelle crise qui pourrait entraîner des conséquences durables pour la stabilité du Moyen-Orient.

Charles Blé Goudé réfute les accusations d’alliance avec le Rhdp et affirme sa candidature pour 2025

Le président du Cojep (opposition) en Côte d’Ivoire, Charles Blé Goudé, a réagi vigoureusement aux propos du secrétaire exécutif du Rhdp, Cissé Bacongo, qui l’a accusé d’être « avec » le parti au pouvoir.

Lors d’une conférence de presse, M. Cissé Bacongo a déclaré que « Blé Goudé est avec nous tous les jours, au sens propre comme au sens figuré, on se voit et on se parle », en évoquant également l’ex-président Laurent Gbagbo et sa demande de réintégration sur la liste électorale.

En réponse, Charles Blé Goudé a qualifié ces propos d’« attaque », dénonçant une tentative de ternir sa dignité, sa crédibilité, sa droiture et son image. Dans une vidéo diffusée sur sa page Facebook, il a affirmé : « Non, ce n’est pas vrai, je ne suis pas avec vous et je vous donne la latitude de m’humilier et de me montrer que je suis un menteur ».

Il a également mis en garde contre les provocations, rappelant un précédent déguerpissement sous les ordres de M. Cissé Bacongo, ministre-gouverneur du District d’Abidjan. Blé Goudé a souligné sa détermination à participer à l’élection présidentielle de 2025, exigeant son inscription sur la liste électorale et le dégel de ses avoirs.

Bien que lui et son ex-mentor, Laurent Gbagbo, aient été acquittés par la CPI dans l’affaire des violences postélectorales de 2010-2011, la justice ivoirienne les a condamnés, les privant ainsi de leur droit de vote et d’éligibilité selon le Code électoral.

Enfin, lors de la même conférence de presse, M. Cissé Bacongo a affirmé qu’Alassane Ouattara était le candidat du Rhdp pour l’élection présidentielle de 2025, tandis que Laurent Gbagbo avait accepté d’être le candidat du PPA-CI, son parti.

Aucune Mesure Contre les Responsables de l’Ancien Pouvoir, Affirme le Porte-Parole du Gouvernement

Selon le ministre de la Formation professionnelle et porte-parole du gouvernement, Amadou Moustapha Sarré, aucune mesure n’a été prise jusqu’à présent à l’encontre des ministres et autres responsables de l’ancien pouvoir. Dans une déclaration relayée par L’Observateur, il souligne qu’aucune décision en ce sens ne lui a été communiquée, et qu’il n’est donc pas en mesure de confirmer l’existence de telles mesures. Il indique également qu’une clarification pourrait être apportée à l’issue du prochain Conseil des ministres.

Les propos d’Amadou Moustapha Sarré font suite à une sortie véhémente de la députée et vice-présidente du groupe parlementaire Benno Bokk Yakaar (BBY), Adji Mergane Kanouté, concernant la confiscation des passeports diplomatiques des responsables de l’ancien régime. Cette dernière a critiqué cette décision en soulignant que le passeport diplomatique est lié à la fonction et qu’une telle confiscation manquait d’élégance. Elle a également exprimé son propre désagrément face à cette situation, tout en soulignant l’importance de maintenir la dignité et la retenue dans les actions des nouvelles autorités.

Ces déclarations soulignent les tensions persistantes entre l’ancien et le nouveau régime, ainsi que les défis auxquels est confrontée la transition politique au Sénégal. Il reste à voir comment les autorités en place aborderont ces questions sensibles et maintiendront la stabilité politique et sociale dans le pays.

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