AEE Power : 37 milliards de francs CFA, les alertes ignorées, et la question à laquelle l’État doit répondre

Le dossier AEE Power a changé de nature. Ce qui était présenté comme un différend commercial complexe entre partenaires d’un programme d’électrification rurale est aujourd’hui éclairé par deux sources convergentes : les relevés bancaires transmis par Banco Santander à la justice espagnole, et une note confidentielle adressée au Premier ministre par le ministre de l’Énergie lui-même, deux ans avant ces révélations.

Pendant longtemps, ce dossier a été présenté comme un différend commercial complexe, opposant des partenaires engagés dans un ambitieux programme d’électrification rurale. Les révélations issues des relevés bancaires transmis par Banco Santander à la justice espagnole, dans le cadre de la procédure DiligenciasPrevias 140/2026 ouverte à Madrid, rendent désormais cette lecture insuffisante.

La question n’est plus seulement celle de l’utilisation des 55 999 999,64 euros, soit environ 36,7 milliards de francs CFA, versés à l’entreprise AEE Power EPC le 11 juin 2024. La question est devenue celle de la réaction des autorités publiques face à une succession d’alertes qui, mises en perspective, dessinent une chronologie particulièrement préoccupante.

C’est cette chronologie qui mérite aujourd’hui l’attention des citoyens sénégalais.

Vingt-deux mille euros la veille, cinquante-six millions le lendemain

Le 11 juin 2024, en une seule journée, trois virements parviennent sur le compte d’AEE Power EPC ouvert chez Banco Santander : 28 millions d’euros au titre de l’avance de démarrage, soit 20 % du contrat, 23,29 millions d’euros au titre des dépenses engagées en vue de l’exécution, et 4,71 millions d’euros au titre d’un crédit commercial. Au total, 55 999 999,64 euros, garantis par l’État espagnol via la CESCE et adossés à un crédit de 154 millions d’euros consenti au ministère des Finances du Sénégal.

La veille de ce décaissement, le compte affichait un solde de 22 020 euros. Ce financement constitue l’avance de démarrage de ce qui a été présenté comme l’un des plus importants programmes d’électrification rurale jamais engagés dans notre pays, devant couvrir entre 1 500 et 1 740 localités selon les documents bancaires, et 928 localités selon le contrat signé en février 2024 entre l’ASER et AEE Power EPC, pour un montant de 91,833 milliards de francs CFA hors taxes.

Les attentes étaient immenses. Pour des milliers de familles vivant dans les zones rurales, ce projet devait signifier l’accès à l’électricité, l’amélioration des conditions de vie, le développement des activités économiques et une réduction durable des inégalités territoriales.

Deux ans plus tard, les résultats visibles demeurent extrêmement limités au regard des montants engagés.

Quarante-huit jours, et il ne restait presque plus rien

Les relevés bancaires aujourd’hui versés à la procédure judiciaire espagnole permettent, pour la première fois, de suivre précisément le parcours des fonds après leur décaissement. Et ce parcours est vertigineux.

Quarante-huit jours après la réception des 56 millions d’euros, le solde du compte était retombé sous les 10 millions d’euros. Le 19 septembre 2025, soit quinze mois après le décaissement, ce même compte affichait pour la première fois un solde de zéro euro. Au jour où ce compte a été examiné par la justice espagnole, il restait 1 346,41 euros.

Entre ces deux dates, les documents bancaires permettent de cartographier, pays par pays, où l’argent a circulé. Cent trente-neuf virements, pour un total de 13,66 millions d’euros, sont partis vers des comptes détenus par AEE Power EPC dans sept banques espagnoles différentes. Vingt-sept virements, pour 10,6 millions d’euros, sont partis vers le Sénégal, répartis entre trois entités : la SONAC, AEE Power SUARL et Dakar Energie Projects SUARL. Deux virements, pour environ 1,09 million d’euros, ont rémunéré un fournisseur chinois de câbles électriques : il s’agit, à ce jour, du seul achat de matériel clairement identifiable dans l’ensemble des relevés, soit moins de 2 % des fonds reçus, payé dix à onze mois après le décaissement.

D’autres flux ont été identifiés vers la Côte d’Ivoire, le Togo, le Kenya, la Tunisie et l’Égypte. Et le 17 juillet 2024, plus de 8,5 millions d’euros ont été convertis en devises sans qu’aucun bénéficiaire ne soit identifiable dans la documentation produite par la banque.

La garantie payée avec l’argent qu’elle devait garantir

Un élément mérite une attention particulière, car il touche au cœur même du montage financier. Le principe d’une garantie d’assurance veut que la prime soit acquittée avant que l’opération qu’elle couvre ne produise ses effets. On ne peut pas garantir la bonne exécution d’une avance avec l’argent de cette avance elle-même.

Or les relevés montrent que, trois jours après le décaissement, le 14 juin 2024, une première série de paiements est effectuée au profit de la SONAC, la Société Nationale d’Assurances du Crédit et du Cautionnement, pour un montant de 1 444 221 euros, au titre de primes de garantie liées au contrat. Neuf jours après le décaissement, le 20 juin 2024, une seconde série de paiements est effectuée au profit de la même SONAC, sur les mêmes références de garantie que celles réglées six jours plus tôt, pour un montant de 6,3 millions d’euros supplémentaires. Au total, 7 744 221 euros ont été versés à la SONAC, en six opérations, intégralement financées par l’avance elle-même.

Une garantie dont la prime est acquittée après le décaissement qu’elle est censée couvrir, et avec les fonds de ce décaissement, perd l’essentiel de sa portée protectrice pour l’État sénégalais. Quant au doublement apparent des paiements sur des références de garantie identiques, il appelle une explication que ni la SONAC ni AEE Power EPC n’ont, à ce jour, apportée publiquement.

L’État savait, dès août 2024

C’est peut-être l’élément le plus grave de ce dossier. Selon le journal Le Quotidien du 12 juin (n°6975), une note confidentielle, datée du 26 août 2024 et adressée par le ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, Birame Souleye Diop, au Premier ministre, montrerait que l’administration sénégalaise avait identifié l’essentiel du problème près de deux ans avant que les relevés bancaires espagnols ne viennent le confirmer chiffre par chiffre.

Cette note documente un contentieux distinct, opposant AEE Power EPC Espagne à son partenaire local AEE Power Sénégal, mandataire pour la fourniture des poteaux électriques. Le différend porte sur la répartition de l’avance de démarrage, qu’AEE Power Sénégal, qui revendique 60 % de la contrepartie financière du projet, n’aurait jamais perçue. Face à cette réclamation, la partie espagnole a notifié sa décision de résilier l’ensemble des contrats, en invoquant des accusations de fausses factures contre son partenaire sénégalais.

Saisi par AEE Power Sénégal, le Comité de règlement des différends de l’ARCOP a suspendu, dès le 3 juillet 2024, cette résiliation unilatérale, et convoqué une réunion de conciliation à laquelle AEE Power EPC Espagne a refusé de participer, contestant la compétence de l’autorité de régulation des marchés publics sur un litige qu’elle qualifiait de privé.

Mais la phrase la plus lourde de cette note, toujours selon Le Quotidien, se trouverait dans ses recommandations finales. Le ministre y écrirait qu’il convient d’élucider, à la date du 26 août 2024, la destination de l’avance de démarrage payée, qui aurait plutôt servi à payer des primes d’assurance.

Si ces éléments sont confirmés, cela signifierait que deux ans avant que les relevés de Banco Santander ne mettent en évidence, ligne par ligne, le versement de plus de 7,7 millions d’euros à la SONAC au titre de primes de garantie, trois jours seulement après le décaissement de l’avance, le gouvernement sénégalais aurait déjà, par la voix de son ministre de l’Énergie, formulé très précisément ce soupçon. Le document était confidentiel. Il était adressé au Premier ministre. La question qui se pose aujourd’hui est simple : qu’en a-t-il été fait ?

Une exigence simple : dire la vérité aux citoyens

Les relevés bancaires aujourd’hui révélés ne constituent pas une conclusion. Ils constituent un point de départ. La justice espagnole établira les responsabilités qui relèvent de sa compétence, et la justice sénégalaise celles qui relèvent de la sienne.

Mais l’enjeu dépasse largement le seul dossier AEE Power. Il touche à la confiance des citoyens dans leurs institutions. Il touche à la crédibilité de la parole publique. Il touche à la capacité de notre administration à protéger des ressources qui sont, en dernier ressort, garanties par la dette de l’État sénégalais, et que des milliers de familles rurales attendent encore de voir transformées en lumière.

Une démocratie ne se mesure pas seulement à sa capacité à lancer de grands projets. Elle se mesure aussi à sa capacité à rendre compte de leur exécution, et à agir lorsque ses propres services l’alertent. Or, dans ce dossier, l’alerte a existé. Elle portait une date, une signature, un destinataire. La responsabilité politique commence par une exigence simple : dire enfin la vérité aux citoyens, sur ce qui a été su, quand, et ce qui en a été fait.

 

Ibrahima NDIAYE

Ingénieur Génie Civil, Coordinateur MONJER France

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°755 – 13 ET 14/06/2026

🔴 AFFAIRE ASER- AEE POWER EPC – CHOSE PROMISE , CHOSE DUE – THIERNO ALASSANE SALL BRANDIT LES IRRÉGULARITÉS AUTOUR DU PROJET ET DES FANTOMATIQUES 37 MILLIARDS AU MOMENT OÙ L’INGÉNIEUR IBRAHIMA NDIAYE CONFIE QUE L’ÉTAT SAVAIT DÉJÀ TOUT EN AOÛT 2024 : LES PREUVES BANCAIRES QUI COINCENT L’ÉTAT
🔴 NDIAPZO ( DANSEUR DE WALLY SECK) ET LE LUTTEUR LISS NDIAGO DANS LA NASSE DE LA BR DE KEUR MASSAR POUR TRAFIC DE DROGUE : ENTRE CACHETS ET CATCHES

🔴 LES LIONS PRÊTS À RUGIR : DÉBUT DE LA PRÉPARATION FINALE AUX USA

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°754 – 12/06/2026

🔴 ÉCLAIRAGES EXIGÉS CONCERNANT LES 111 LICENCES DE PÊCHE SUSPENDUES PAR L’ANCIENNE MINISTRE Mme FATOU DIOUF : LA FORTE INDIGNATION CHEZ LES JAMBAARS
🔴 AFFAIRE KHADIM BÂ / BIRANE YAYA WANE S’OFFUSQUE ET PARLE DE : « DÉTENTION INJUSTIFIÉE »

🔴 COUPE DU MONDE 2026 : LE 12e GAÏNDÉ USA PLAIDE POUR UN SOUTIEN RENFORCÉ

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°753 – 11/06/2026

🔴 AFFAIRE KHADIM BÂ – AU COEUR D’UN DOSSIER TRUFFÉ DE ZONES D’OMBRES ET DE VERSIONS CONTRADICTOIRES ENTRE L’ADMINISTRATION DES DOUANES ET LA DÉFENSE … MALGRÉ TOUT CE TOURBILLON , L’INVESTISSEUR A DÉJÀ PASSÉ : 20 MOIS DANS LA CITADELLE DU SILENCE
🔴 AFFAIRE DE LA VILLA DE KEUR GORGUI – PROCÈS RENVOYÉ AU 22 JUILLET : LE CHOC MAME MBAYE VS SONKO AURA LIEU

🔴 PAPE THIAW : « LA BASE, C’EST NOTRE SOLIDITÉ DÉFENSIVE »

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°752 – 10/06/2026

🔴 CONCESSION DU MÔLE 4… CONTOURNEMENT DES RÈGLES ET AUTRES ACTES MALADROITS : BIZARRERIES AU PORT
🔴 LES PROLONGATIONS DE L’ AFFAIRE SWEET BEAUTÉ VAI LES RÉSEAUX SOCIAUX : ADJI SARR NARGUE SES ENNEMIS

🔴 APRÈS LES FOUILLES DES LIONS : HORIZON SANS FRONTIÈRES EXIGE DES EXPLICATIONS

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°751 – 09/06/2026

🔴 DETTE, FINANCES, SECTEURS STRATÉGIQUES, ÂGENDA SOCIAL, INONDATIONS… DIOMAYE PLUS QUE JAMAIS EXIGEANT AVEC SON NOUVEAU GOUVERNEMENT …. : LA VRAIE RUPTURE
🔴 INTÉGRATION DE SONKO À L’ASSEMBLÉE NATIONALE- DECISION DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL ATTENDUE DANS UN DÉLAI D’UN MOIS : LE SÉNÉGAL À L’ÉCOUTE DES SAGES

🔴 « LE SANG-FROID ET LE CARACTÈRE » : L’HOMMAGE DE DIOMAYE FAYE AUX CHAMPIONS SÉNÉGALAIS

Note au public : les orientations stratégiques pour un Gouvernement de résultats

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a défini de nouvelles orientations stratégiques destinées à guider l’action de l’équipe gouvernementale dirigée par le Premier ministre Ahmadou Alhaminou Mohamed Lo. Ces directives, rendues publiques à l’issue du premier Conseil des ministres tenu le 5 juin 2026, interviennent dans un contexte marqué par des attentes fortes en matière de relance économique, de stabilité financière et d’amélioration des conditions de vie des populations.

Le Chef de l’État a insisté sur la nécessité de mettre en place un Gouvernement de résultats, capable d’agir rapidement et efficacement face aux défis économiques et sociaux. Parmi les priorités définies figurent la relance de l’économie nationale, l’assainissement des finances publiques, le traitement de la dette souveraine avec un accent particulier sur l’apurement de la dette intérieure, ainsi que la redynamisation des secteurs productifs jugés stratégiques pour la croissance.

Selon les orientations présidentielles, le nouveau Gouvernement est appelé à inscrire son action dans une dynamique de transformation structurelle, fondée sur la solidarité, la discipline collective et l’efficacité opérationnelle. Le Président de la République a rappelé que l’équipe gouvernementale évolue dans un contexte national complexe, nécessitant un engagement constant et une coordination renforcée entre les différentes administrations.

Dans cette perspective, le Chef de l’État a demandé au Premier ministre de lui soumettre, dans les meilleurs délais, un plan d’actions gouvernemental détaillé. Ce document devra traduire concrètement les priorités fixées et permettre un suivi rigoureux des résultats attendus.

Les axes majeurs de cette feuille de route portent notamment sur la consolidation de la souveraineté et de la sécurité du pays, la construction d’une économie forte, endogène mais ouverte sur le monde, le soutien à l’emploi, la relance de l’investissement productif, ainsi que l’amélioration des infrastructures et du pouvoir d’achat des ménages.

Une attention particulière devra également être accordée à plusieurs secteurs clés, notamment l’environnement des affaires, le développement du secteur privé national, l’économie informelle, les petites et moyennes entreprises, ainsi que le suivi de la campagne agricole. Le Gouvernement est aussi appelé à renforcer les programmes sociaux et les dispositifs de lutte contre la pauvreté, tout en améliorant les interventions de l’État en faveur des couches vulnérables.

Le Président de la République a insisté sur la nécessité de moderniser l’administration publique et d’améliorer la performance des structures de l’État et du secteur parapublic. Il a également rappelé l’importance de préparer les prochains exercices budgétaires, notamment la loi de finances rectificative 2026 et le débat d’orientation budgétaire.

La question de la communication gouvernementale occupe également une place centrale dans cette nouvelle approche. Le Chef de l’État a demandé la mise en œuvre d’une stratégie de communication de proximité, axée sur la transparence et la mise en valeur des résultats concrets de l’action publique.

Sur le plan organisationnel, une réforme du fonctionnement de l’exécutif est annoncée, avec notamment la tenue du Conseil des ministres tous les quinze jours et l’intensification des réunions interministérielles thématiques. Cette nouvelle méthode vise à renforcer le suivi, l’évaluation et la coordination des politiques publiques.

Le dialogue national reste par ailleurs une priorité affirmée par les autorités. Le Président de la République entend poursuivre les consultations avec les forces vives de la Nation afin de consolider les bases sociales et politiques de la transformation nationale.

De son côté, le Premier ministre a décliné une nouvelle méthode de conduite de l’action gouvernementale reposant sur trois piliers : la transformation, l’efficience opérationnelle et la culture du résultat. Cette approche marque, selon lui, une rupture avec les pratiques antérieures centrées sur les procédures au profit d’une logique orientée vers la performance et l’impact.

Le Chef du Gouvernement a également annoncé une réorganisation du pilotage central de l’action publique, avec une Primature fonctionnant sur la base d’une coordination interministérielle renforcée. Chaque projet devra désormais être aligné sur les priorités nationales, chaque réforme devra produire des résultats mesurables, et chaque ressource publique devra être utilisée de manière optimale.

Dans cette logique, le Gouvernement entend renforcer la culture de gestion des risques, la cybersécurité, ainsi que les capacités de pilotage des administrations. L’accent sera mis sur la cohérence des politiques publiques avec l’agenda national de transformation, ainsi que sur l’évaluation régulière des programmes en cours.

Le Premier ministre a enfin rappelé l’urgence de traiter plusieurs dossiers prioritaires, notamment la campagne agricole, la sécurité alimentaire, l’organisation des examens, la prévention des inondations et la mise en œuvre des grands programmes de développement territorial.

Réintégration de Sonko à l’Assemblée nationale : le Conseil constitutionnel saisi, une décision attendue dans un délai d’un mois

Un nouveau front juridique s’ouvre autour du parcours institutionnel d’Ousmane Sonko. Le Conseil constitutionnel a officiellement reçu, ce lundi, la requête déposée par plusieurs députés de l’opposition contestant à la fois sa réintégration à l’Assemblée nationale et son élection à la présidence de l’institution intervenue le 26 mai 2026. Selon des informations rapportées par Emedia, les membres du Conseil disposent désormais d’un délai maximal d’un mois pour examiner le dossier et rendre leur décision.

Cette saisine intervient dans un contexte politique déjà marqué par de vifs débats sur l’interprétation des dispositions constitutionnelles relatives à l’exercice simultané de certaines fonctions publiques. À travers leur recours, les parlementaires requérants demandent aux juges constitutionnels de se prononcer sur la conformité de la réintégration de l’ancien Premier ministre aux principes consacrés par la Constitution.

Au cœur de leur argumentation figure l’article 54 de la Constitution, qui établit l’incompatibilité entre les fonctions gouvernementales et le mandat de député. Les auteurs de la requête soutiennent qu’en acceptant sa nomination à la Primature en 2024, Ousmane Sonko aurait, de facto et de manière définitive, renoncé à son siège parlementaire. Selon leur lecture du texte constitutionnel, cette situation rendrait irrégulière toute procédure de retour à l’Assemblée nationale après la cessation de ses fonctions gouvernementales.

Les députés de l’opposition considèrent ainsi que la réintégration de l’actuel dirigeant politique ne peut être assimilée à une simple reprise de mandat. Ils estiment que son entrée au gouvernement a produit des effets juridiques irréversibles sur son statut parlementaire et que toute réinstallation dans l’hémicycle devrait être appréciée à la lumière des exigences constitutionnelles en vigueur.

Au-delà de la question de fond, les requérants dénoncent également plusieurs difficultés rencontrées dans leurs démarches. Selon leur communiqué, ils ont entrepris des procédures officielles afin d’obtenir certains documents jugés indispensables à l’exercice de leur recours. Ils affirment notamment avoir sollicité, par voie d’huissier, la transmission de l’acte portant réintégration d’Ousmane Sonko ainsi que le procès-verbal de la séance plénière du 26 mai au cours de laquelle il a été élu à la tête de l’Assemblée nationale. Ces demandes seraient restées sans suite, selon les signataires de la saisine.

Pour les députés à l’origine du recours, cette absence de communication des documents administratifs concernés constitue un obstacle à la transparence institutionnelle et à l’exercice normal des droits de l’opposition parlementaire. Ils considèrent que les juridictions compétentes doivent disposer de l’ensemble des pièces nécessaires afin de statuer en parfaite connaissance des faits.

L’enjeu de cette affaire dépasse désormais le seul cas personnel d’Ousmane Sonko. La décision attendue du Conseil constitutionnel pourrait avoir des implications importantes sur l’interprétation future des règles d’incompatibilité entre fonctions gouvernementales et mandat parlementaire. Elle pourrait également contribuer à clarifier les procédures applicables lorsqu’un membre du gouvernement souhaite retrouver une fonction élective après avoir quitté l’Exécutif.

Les « Sages » sont donc appelés à trancher une question institutionnelle majeure qui touche directement à l’équilibre des pouvoirs et au respect des normes constitutionnelles encadrant le fonctionnement des institutions de la République. Leur décision est particulièrement attendue tant par la majorité que par l’opposition, dans un contexte où les débats juridiques et politiques autour des institutions demeurent au centre de l’actualité nationale.

Alors que le délai d’instruction est désormais enclenché, l’attention se tourne vers le Conseil constitutionnel, dont l’arrêt pourrait constituer une jurisprudence importante dans l’histoire institutionnelle récente du Sénégal.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°750 – 08/06/2026

🔴 « AVEUX SIGNÉS, DATÉS ET ENVOYÉS »- L’AFFAIRE ASER – AEE POWER OU LE SCANDALE D’UN PROJET MARQUÉ PAR UN FLOU FINANCIER DE 37 MILLIARDS : À LA LOUPE DE BACHIR FOFONA
🔴 CONGRÈS NATIONAL DU PARTI PASTEF / SONKO REMPILE ET MET EN GARDE DIOMAYE SUR L’ÉVENTUALITÉ D’UN REPORT DES PROCHAINES ÉLECTIONS : « SIGNE LE DÉCRET , C’EST MIEUX »

🔴 LUTTE SÉNÉGALAISE : REUG REUG IMPÉRIAL FACE À BOY NIANG 2

Meeting de Dakar Arena : Ousmane Sonko met en garde contre les « combines politiques » et appelle à la préservation des institutions

Lors du grand meeting d’investiture organisé ce dimanche au Dakar Arena, à l’issue du premier congrès national de Pastef-Les Patriotes, Ousmane Sonko a prononcé un discours fortement politique marqué par de nouvelles critiques à l’endroit de l’Exécutif. Devant une foule de militants et de sympathisants venus de différentes régions du pays, le président réélu du parti a lancé un appel à la vigilance, estimant que le Sénégal ne pouvait plus se permettre de replonger dans les pratiques politiques qui ont, selon lui, fragilisé les institutions ces dernières années.

Dans une intervention ponctuée d’applaudissements, le leader de Pastef a exhorté les responsables de l’État à privilégier l’intérêt supérieur de la nation plutôt que les calculs de positionnement politique. « Ce pays a assez souffert des complots et des combines », a-t-il déclaré, rappelant les crises politiques et les tensions qui ont marqué l’histoire récente du Sénégal.

Sans citer directement certains responsables, Ousmane Sonko a adressé un message clair au président de la République, Bassirou Diomaye Faye, en l’invitant à veiller à la préservation des institutions. Selon lui, les ambitions personnelles ou partisanes ne doivent jamais prendre le pas sur la stabilité de l’État. « Même si le président veut satisfaire des ambitions politiques, il ne faut pas accepter qu’il fragilise les institutions », a-t-il affirmé devant ses partisans.

Le président de l’Assemblée nationale a également tenu à répondre aux analyses qui évoquent depuis plusieurs jours une crise institutionnelle à la suite de la recomposition du pouvoir et des divergences apparues entre l’Exécutif et Pastef. Pour lui, cette lecture ne correspond pas à la réalité politique du moment.

« Il n’y a pas de crise institutionnelle au Sénégal », a-t-il martelé. Ousmane Sonko estime que la situation actuelle résulte simplement du choix souverain des électeurs. « C’est le peuple qui a choisi de confier la présidence à quelqu’un et l’Assemblée nationale à un autre », a-t-il déclaré, présentant cette configuration comme une expression normale du fonctionnement démocratique.

À travers cette déclaration, le leader des Patriotes semble vouloir légitimer la nouvelle architecture du pouvoir née des récents événements politiques, tout en rejetant les discours alarmistes qu’il attribue à ceux qu’il considère comme des « marchands de crises ». Selon lui, les institutions continuent de fonctionner conformément aux règles démocratiques et chaque acteur doit désormais assumer les responsabilités qui lui ont été confiées par les citoyens.

Revenant sur les épisodes de tensions qui ont marqué la vie politique sénégalaise au cours des dernières années, Ousmane Sonko a invité les dirigeants actuels à tirer les leçons du passé. Il a rappelé que le pays avait payé un lourd tribut aux affrontements politiques, aux conflits de pouvoir et aux décisions motivées par des intérêts particuliers.

Dans cette perspective, il a exhorté les autorités exécutives à concentrer leur action sur les préoccupations réelles des Sénégalais, notamment les défis économiques, sociaux et institutionnels auxquels le pays est confronté. « Celui qui est dans l’exécutif doit avoir d’autres préoccupations plutôt que des combines politiques », a-t-il lancé.

Cette sortie intervient dans un contexte marqué par des relations de plus en plus tendues entre Ousmane Sonko et le camp présidentiel, après plusieurs semaines de divergences sur des questions de gouvernance, de reddition des comptes et d’orientation politique. Malgré ces désaccords, le président de Pastef a insisté sur la nécessité de préserver les institutions républicaines et d’éviter toute démarche susceptible d’alimenter une instabilité politique.

En clôturant son intervention, Ousmane Sonko a réaffirmé sa volonté de poursuivre le combat politique à travers les voies démocratiques et institutionnelles, tout en appelant ses militants à rester mobilisés pour défendre le projet porté par Pastef. Son discours, largement centré sur la protection des institutions et la souveraineté populaire, confirme la volonté du leader des Patriotes de maintenir une forte présence dans le débat politique national, quelques jours seulement après sa réélection à la tête du parti pour un nouveau mandat de six ans.

Congrès national de Pastef : Ousmane Sonko défend une « révolution démocratique » et appelle à organiser la souveraineté

Réélu à l’unanimité à la tête de Pastef-Les Patriotes pour un nouveau mandat de six ans, Ousmane Sonko a profité de la tribune du premier congrès national de son parti pour réaffirmer sa vision politique et idéologique du Sénégal et de l’Afrique. Devant des milliers de délégués venus des 553 communes du pays ainsi que de la diaspora, le président du parti a livré un discours aux accents programmatiques, axé sur la souveraineté, la transformation économique et l’avenir du projet porté par Pastef.

Dans une salle acquise à sa cause, le leader des Patriotes a insisté sur ce qu’il considère comme le principal défi de l’après-victoire électorale. Selon lui, l’accession au pouvoir en 2024 ne constitue pas une finalité mais le point de départ d’un processus de transformation beaucoup plus profond. « Notre responsabilité est désormais claire : organiser la souveraineté. La souveraineté ne se décrète pas, elle s’organise », a-t-il déclaré sous les applaudissements des congressistes.

Pour Ousmane Sonko, la souveraineté politique n’a de sens que si elle s’accompagne d’une véritable indépendance économique. Il a estimé que de nombreux États africains disposent aujourd’hui des attributs formels de l’indépendance sans pour autant maîtriser pleinement leurs choix économiques et stratégiques. « La souveraineté politique sans souveraineté économique n’est qu’un drapeau flottant sur la dépendance », a-t-il affirmé, appelant à une remise en question des mécanismes qu’il juge hérités de la période postcoloniale.

Afin d’illustrer sa réflexion, le président de Pastef s’est appuyé sur les écrits du penseur martiniquais Frantz Fanon. Citant l’auteur des Damnés de la Terre, il a rappelé que l’indépendance politique pouvait demeurer incomplète tant que les structures profondes de domination économique et culturelle continuaient à produire leurs effets.

Au-delà du constat, Ousmane Sonko a esquissé les contours du modèle qu’il souhaite voir émerger. Il a plaidé pour la construction d’un « État stratège », capable d’orienter le développement économique national, de protéger les secteurs jugés vitaux et de lutter efficacement contre les pratiques de corruption ainsi que les systèmes de rente. Selon lui, le Sénégal doit progressivement renforcer ses capacités de décision afin de réduire sa dépendance vis-à-vis des influences extérieures et des contraintes imposées par les marchés internationaux.

Le leader de Pastef a également évoqué les défis auxquels son projet politique pourrait être confronté. Sans citer de pays ou d’acteurs particuliers, il a mis en garde contre ce qu’il considère comme des tentatives d’ingérence ou de déstabilisation. « Notre révolution est guettée par ces interventions », a-t-il averti, avant d’assurer que le mouvement qu’il dirige disposait d’un solide soutien populaire pour faire face à toute tentative de sabotage. « Aucun projet de sabotage n’aboutira, parce que le peuple est debout aux côtés de Pastef », a-t-il lancé.

Sur le plan idéologique, Ousmane Sonko a revendiqué l’appartenance de Pastef à un courant qu’il qualifie de « panafricanisme souverainiste de transformation démocratique ». Il a inscrit son combat dans la continuité de plusieurs figures historiques africaines qui ont marqué les luttes pour l’émancipation du continent, notamment Cheikh Anta Diop, Kwame Nkrumah et Amílcar Cabral.

Selon lui, les défis auxquels font face les pays africains ne pourront être durablement résolus dans un cadre strictement national. « L’Afrique fragmentée reste vulnérable », a-t-il soutenu, plaidant pour un renforcement des coopérations régionales et une intégration continentale davantage fondée sur les intérêts stratégiques des peuples africains.

Dans la dernière partie de son intervention, le président réélu de Pastef a mis en garde contre deux orientations qu’il considère comme dangereuses pour l’avenir du continent. D’un côté, il a dénoncé ce qu’il appelle le réformisme d’accompagnement, qui accepte les dépendances sans chercher à les remettre en cause. De l’autre, il a critiqué les approches autoritaires qui prétendent accélérer le changement en marginalisant les citoyens et les mécanismes démocratiques.

« Notre voie est celle d’une révolution démocratique, populaire et souveraine », a-t-il conclu devant une assistance conquise, présentant cette ligne comme la seule capable de concilier transformation profonde de l’État, participation citoyenne et préservation des libertés démocratiques.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°749 – 06 ET 07/06/2026

🔴 IMPORTANTE ÉTAPE VERS LA LIBERTÉ TOTALE : BRACELET OFF POUR BADARA
🔴 L’AFFAIRE ASER – AEE POWER PREND UNE NOUVELLE DIMENSION JUDICIAIRE / DES SOUPÇONS D’ESCROQUERIE ET DE DÉTOURNEMENT CHANGENT LA DONNE : LA SECTION DES RECHERCHES ACTIVÉE

🔴 « SOUTENONS NOS LIONS » : L’APPEL DE DIOMAYE FAYE AUX SÉNÉGALAIS

Affaire AEE Power : le parquet financier confie trois enquêtes à la Section de recherches pour des soupçons d’escroquerie et de détournement

Le dossier AEE Power prend une nouvelle dimension judiciaire. Dans un communiqué publié ce 5 juin 2026, le procureur de la République financier a annoncé l’ouverture de plusieurs procédures liées à cette affaire qui suscite de nombreuses interrogations autour de la gestion de fonds publics et de l’exécution de contrats impliquant la société espagnole AEE Power EPC SAU.

Selon le parquet financier, trois enquêtes distinctes sont désormais en cours et ont été confiées à la Section de recherches de Dakar afin de permettre des investigations approfondies sur des faits présumés d’escroquerie, de faux, d’usage de faux et de détournement de deniers publics.

La première procédure trouve son origine dans une plainte déposée le 17 septembre 2024 par la société espagnole AEE Power EPC SAU elle-même. L’entreprise a saisi la justice sénégalaise en se constituant partie civile contre l’administrateur d’AEE Power Sénégal. Dans cette plainte, elle évoque des faits présumés de tentative d’escroquerie ainsi que de faux et usage de faux en écritures administratives. Cette démarche judiciaire traduit l’existence d’un différend interne portant sur la gestion et l’administration de la société au Sénégal.

La deuxième enquête découle des investigations ouvertes par la Division des investigations criminelles (DIC) le 6 janvier 2025. Ces investigations concernent une supposée fausse quittance d’un montant de 918 339 800 francs CFA en lien avec un contrat conclu avec l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER). Les enquêteurs cherchent notamment à déterminer l’authenticité de ce document ainsi que les circonstances dans lesquelles il aurait été produit ou utilisé dans le cadre de l’exécution du marché.

Le troisième volet judiciaire fait suite à la plainte déposée par le député et leader politique Thierno Alassane Sall contre X. Dans sa dénonciation, l’ancien ministre évoque des faits présumés de faux, d’usage de faux et de détournement de deniers publics. Cette plainte s’inscrit dans les nombreuses interrogations soulevées depuis plusieurs mois autour du projet d’électrification rurale attribué à AEE Power EPC SAU et financé à hauteur de plusieurs dizaines de milliards de francs CFA.

Face à la multiplication des procédures et à la complexité des faits dénoncés, le parquet financier a décidé de centraliser les investigations au niveau de la Section de recherches de Dakar. Cette unité spécialisée est chargée de mener une enquête exhaustive afin de faire toute la lumière sur les accusations portées dans les différents dossiers.

Le procureur de la République financier souligne dans son communiqué que les investigations se poursuivent avec diligence. Les enquêteurs devront notamment établir les responsabilités éventuelles des différentes parties impliquées, vérifier la régularité des documents contestés et déterminer si des infractions financières ou des détournements ont effectivement été commis.

Cette nouvelle étape judiciaire intervient dans un contexte où l’affaire AEE Power occupe une place centrale dans le débat public, notamment en raison des interrogations persistantes sur l’utilisation des fonds destinés à l’électrification de centaines de villages sénégalais. Les conclusions de l’enquête pourraient ainsi avoir des répercussions importantes tant sur le plan judiciaire que politique.

Badara Gadiaga : fin du bracelet électronique après sept mois de contrôle judiciaire

Après sept mois passés sous surveillance électronique, le chroniqueur Badara Gadiaga a finalement été libéré de son bracelet électronique. Une décision qui marque une nouvelle étape dans la procédure judiciaire le concernant et qui suscite de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique.

Pour rappel, cette mesure de contrôle judiciaire lui avait été imposée dans le cadre de sa liberté provisoire. Durant cette période, le chroniqueur devait respecter plusieurs obligations fixées par la justice, dont le port permanent du bracelet électronique permettant de suivre ses déplacements.

La levée de cette mesure intervient après plusieurs mois d’attente pour ses proches, ses soutiens et une partie de ses auditeurs, qui voyaient dans cette surveillance une restriction importante de ses libertés. Pour eux, cette décision constitue un signe positif dans l’évolution de son dossier.

Très suivi sur les réseaux sociaux et dans les médias, Badara Gadiaga n’a jamais cessé d’alimenter les débats au sein de l’espace public sénégalais. Son affaire a souvent divisé l’opinion entre ceux qui estimaient que la justice devait suivre son cours et ceux qui réclamaient davantage de souplesse à son égard.

Avec le retrait de son bracelet électronique, le chroniqueur retrouve désormais une plus grande liberté de mouvement, même si la procédure judiciaire n’est pas forcément arrivée à son terme. Cette nouvelle étape pourrait toutefois contribuer à apaiser les tensions autour d’un dossier qui a longtemps fait la une de l’actualité nationale.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°748 – 05/06/2026

🔴 CENTENAIRE DU PRÉSIDENT ABDOULAYE WADE – S.E. BASSIROU DIOMAYE FAYE, DANS UN DISCOURS HISTORIQUE, ÉRIGE LE PAPE DE DU SOPI EN MODÈLE, APPELLE À LA RESPONSABILITÉ ET, DE MANIÈRE ALLÉGORIQUE, FAIT DES MISES EN GARDE CONTRE X : « SERVIR SA JEUNESSE …NE PAS SE SERVIR D’ELLE »
🔴 CENTENAIRE DE Me WADE – ÉVÉNEMENT PLACÉ SOUS LE HAUT- PATRONAGE DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE : SYNDIÉLI SALUE LA COURTOISIE DE DIOMAYE

🔴 TEUNGUETH FC CHAMPION : LE SACRE D’UNE SAISON MAÎTRISÉE

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°747 – 04/06/2026

🔴 ASER – AEE POWER EPC / TÉNÈBRES AUTOUR DE 37 MILLIARDS… GARANTIES FICTIVES… SUSPENSION DES DÉCAISSEMENTS… NOUVELLES D’UNE LETTRE CONFIDENTIELLE 2 ANS APRÈS… BOUBACAR BÂ (Forum des justiciables) SAISIT LA BALLE AU REBOND : LE PROCUREUR FINANCIER INTERPELLÉ
🔴 PRIME DE LA FIN DE RÈGNE DE SONKO À LA PRIMATTURE : 55 MILLIARDS LEVÉS

🔴 FIN DE SAISON EN LIGUE 2 : ESSAMAYE ET DIAMBARS FÊTENT, NDIAMBOUR ET THIÈS FC CHUTENT

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°746 – 03/06/2026

🔴 AFFAIRE ASER ET LES 37 MILLIARDS -DÉCOUVERTE D’UNE LETTRE CONFIDENTIELLE CONFIRMANT LA SUSPENSION DU FINANCEMENT ET LE BLOCAGE DES TRAVAUX : L’AVEU TARDIF D’UN NAUFRAGE ANNONCÉ ?
🔴 ABSENCE DU PASTEF DANS LE GOUVERNEMENT ET EFFECTIVITÉ D’UN DIVORCE DÉSORMAINS ENTÉRINÉ, SONKO MET : DIOMAYE AU BANC DES ACCUSÉS

🔴 LES « LIONCEAUX » ROIS D’AFRIQUE : UN SACRE HISTORIQUE

Crise au sommet de l’État : Ousmane Sonko accuse Bassirou Diomaye Faye de vouloir contourner et affaiblir PASTEF

La rupture entre le président de l’Assemblée nationale et leader de PASTEF, Ousmane Sonko, et le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, continue de se dévoiler au grand jour. Lors d’une déclaration particulièrement attendue ce mardi 2 juin, l’ancien Premier ministre a livré de nouvelles révélations sur les tensions qui ont marqué les dernières semaines de sa collaboration avec le chef de l’État et sur les circonstances ayant entouré la formation du nouveau gouvernement dirigé par Ahmadou Alamine Mohamed Lo.

Face à la presse et à ses militants, Ousmane Sonko a accusé Bassirou Diomaye Faye d’avoir tenté de contourner les structures dirigeantes de PASTEF lors des consultations destinées à former la nouvelle équipe gouvernementale. Selon lui, plusieurs ministres sortants et responsables du parti auraient été approchés individuellement par le président de la République, sans que les instances du mouvement ne soient associées au processus.

Pour le leader des Patriotes, cette démarche constitue une violation des principes de fonctionnement de son parti, qu’il décrit comme une organisation structurée et disciplinée. Il estime que toute discussion concernant la participation de membres de PASTEF à un gouvernement devrait nécessairement passer par les organes compétents du parti.

« Beaucoup de ministres sortants ont été appelés pour des consultations en vue de former un gouvernement. On ne peut pas appeler individuellement des membres de Pastef. Nous sommes un parti organisé avec des instances directrices », a déclaré Ousmane Sonko.

L’ancien Premier ministre va plus loin en affirmant que cette stratégie visait en réalité à fragiliser son parti. Selon lui, les démarches entreprises auprès de certains responsables avaient pour objectif de créer des divisions internes et d’affaiblir la cohésion de la formation politique qui a porté l’alternance de 2024.

« C’est une stratégie pour démanteler et affaiblir Pastef. C’est pourquoi il a essayé de négocier directement avec des membres du parti sans passer par ses instances », a-t-il soutenu.

Au cours de son intervention, Ousmane Sonko est également revenu sur ce qu’il présente comme un désaccord de fond concernant le leadership au sein de PASTEF. Il affirme qu’au cours d’une réunion avec le chef de l’État, ce dernier aurait revendiqué une représentativité politique importante au sein du parti.

Le président de PASTEF a répondu à cette affirmation de manière particulièrement directe. Selon son récit, il aurait mis au défi Bassirou Diomaye Faye de démontrer son poids politique en organisant seul un rassemblement populaire.

« Au cours d’une réunion, il a déclaré qu’il était le plus représentatif dans Pastef. Je lui ai répondu qu’il n’avait qu’à organiser un meeting sans Ousmane Sonko. S’il parvient à réunir cent personnes, on verra », a-t-il affirmé.

Poursuivant ses critiques, l’ancien chef du gouvernement a évoqué la commune de Ndiaganiao, considérée comme le fief politique du président de la République. Selon lui, même dans cette localité, Bassirou Diomaye Faye ne disposerait pas d’une base politique suffisante pour revendiquer un leadership autonome au sein du parti.

« À commencer par Ndiaganiao, sa propre commune qu’il ne peut pas gagner. Il n’a rien de représentatif à Pastef », a déclaré Ousmane Sonko.

Le leader des Patriotes a également révélé que plusieurs ministres sortants auraient conseillé au nouveau Premier ministre Ahmadou Alamine Lo de prendre attache avec les dirigeants de PASTEF avant toute consultation relative à la formation du gouvernement. Une recommandation qui, selon lui, n’aurait pas été suivie.

D’après ses explications, les responsables concernés auraient insisté sur la nécessité de dialoguer avec le président du parti afin d’éviter toute incompréhension ou contestation interne. Toutefois, il affirme que cette option a été écartée.

« Les ministres sortants ont dit à Al Aminou Lo que le président de la République devait passer par le président du parti Pastef. Il a refusé de s’entretenir avec moi ainsi qu’avec certains responsables que j’avais désignés », a-t-il déclaré.

Ousmane Sonko soutient avoir personnellement tenté de désamorcer la crise en appelant le chef de l’État pour lui demander de respecter les procédures internes du parti. Selon lui, Bassirou Diomaye Faye serait resté inflexible malgré ses sollicitations.

« Je l’ai appelé au téléphone pour lui demander de passer par Pastef afin de consulter les ministres sortants. Mais il est resté sur sa position », a expliqué le président de PASTEF.

L’ancien Premier ministre affirme également que plusieurs responsables du parti sollicités directement auraient refusé de participer aux discussions en l’absence d’une démarche officielle impliquant les instances dirigeantes du mouvement.

Enfin, Ousmane Sonko est revenu sur les derniers échanges qu’il a eus avec le président de la République avant l’officialisation de leur rupture politique. Il révèle qu’une médiation impliquant notamment le nouveau Premier ministre Ahmadou Alamine Lo et d’autres personnalités aurait permis l’organisation d’une rencontre au Palais de la République.

Selon son récit, Bassirou Diomaye Faye lui aurait adressé un message tard dans la soirée du lundi 1er juin afin de lui demander de se rendre au Palais. Ousmane Sonko affirme avoir décliné une rencontre immédiate tout en proposant un rendez-vous dès le lendemain matin.

« Finalement, nous nous sommes rencontrés après une médiation d’Al Aminou Lo et d’autres personnes. Il m’a envoyé un message tard dans la soirée pour me demander de passer au Palais. Je lui ai répondu que je ne pouvais pas venir immédiatement, mais que je serai là le lendemain à 8 heures », a-t-il raconté.

Ces nouvelles déclarations illustrent l’ampleur des divergences qui opposent désormais les deux principales figures de l’alternance politique de 2024. Elles confirment également que la crise dépasse largement la simple question de la composition du gouvernement et touche désormais aux rapports de force, au leadership politique et au contrôle de PASTEF, le parti qui a porté au pouvoir Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko.

Gouvernement Ahmadou Al Aminou Lo : Ousmane Sonko affirme que PASTEF ne compte « aucun ministre » et annonce des mesures internes

Le président de PASTEF-Les Patriotes et actuel président de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko, a apporté de nouvelles précisions sur la position de son parti vis-à-vis du gouvernement dirigé par Ahmadou Alamine Mohamed Lo. Alors que plusieurs personnalités considérées comme proches de PASTEF figurent dans la nouvelle équipe gouvernementale, le leader politique a tenu à clarifier ce qu’il considère comme une confusion entretenue autour de la participation de son parti à l’Exécutif.

S’exprimant devant ses militants et sympathisants, Ousmane Sonko a été catégorique : selon lui, aucun membre du gouvernement actuellement en fonction ne représente officiellement PASTEF. Il a affirmé que les personnes nommées à des postes ministériels l’ont été à titre individuel et non en tant que représentants de la formation politique qu’il dirige.

Pour le président de PASTEF, la décision prise par les instances du parti de ne pas participer au nouveau gouvernement demeure entière et sans ambiguïté. Il estime que certaines interprétations ont cherché à laisser croire que le parti continuait d’exercer une influence directe au sein de l’équipe gouvernementale à travers certains de ses cadres historiques ou responsables politiques.

« Ils ont essayé de créer la confusion en affirmant qu’il y a des ministres de Pastef dans le gouvernement. Aucun membre de Pastef ne siège dans ce gouvernement pour le compte du parti. Ceux qui y sont participent à titre personnel et ne représentent pas Pastef », a déclaré Ousmane Sonko.

Le leader des Patriotes a également annoncé que la direction du parti examinerait la situation des responsables concernés conformément aux textes et aux procédures internes de l’organisation. Sans dévoiler les mesures qui pourraient être prises, il a indiqué que les instances compétentes du parti seraient chargées d’apprécier chaque situation.

« Le parti dispose de procédures. Pastef va traiter leur cas. Aujourd’hui, Pastef compte zéro ministre dans le gouvernement », a-t-il insisté, réaffirmant la ligne politique arrêtée par le Comité exécutif du parti.

Cette sortie intervient dans un contexte politique marqué par la rupture entre Ousmane Sonko et le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, qui a conduit au départ de l’ancien Premier ministre de la tête du gouvernement et à la nomination d’Ahmadou Alamine Mohamed Lo à la Primature.

Quelques minutes avant la publication officielle de la composition du gouvernement, PASTEF avait diffusé un communiqué annonçant qu’aucun de ses représentants ne participerait à la nouvelle équipe gouvernementale. Une déclaration qui avait suscité de nombreuses interrogations lorsque plusieurs personnalités identifiées comme proches du parti ont finalement été maintenues ou nommées à des fonctions ministérielles.

Parmi elles figure notamment Yankhoba Diémé, qui a quitté le portefeuille des Transports pour prendre la tête du ministère des Forces armées. De son côté, Moussa Bala Fofana a été reconduit à la tête du ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires.

Le même scénario concerne Alioune Dione, maintenu au ministère de la Microfinance et de l’Économie sociale et solidaire, ainsi qu’Ibrahima Sy, qui conserve le portefeuille de la Santé et de l’Hygiène publique.

Par ailleurs, deux personnalités élues sous la bannière de PASTEF ont également fait leur entrée dans le gouvernement. Il s’agit de Marie-Angélique Mame Selbé Diouf, nommée ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités, et d’Abdou Khadre Ndiaye, désigné ministre des Transports terrestres et aériens.

La déclaration d’Ousmane Sonko met ainsi en lumière les profondes divergences qui se sont installées entre la direction de PASTEF et la nouvelle configuration de l’Exécutif. En affirmant que les ministres concernés ne représentent pas le parti, le président de PASTEF cherche à tracer une frontière claire entre la ligne politique définie par les instances du mouvement et les choix individuels de certains de ses membres ou sympathisants.

Cette prise de position ouvre désormais une nouvelle séquence politique. Les décisions que pourraient prendre les organes dirigeants de PASTEF à l’égard des responsables concernés seront suivies avec attention, tant elles pourraient avoir des répercussions sur l’équilibre interne du parti et sur les relations déjà tendues entre les différentes composantes du pouvoir issues de l’alternance de 2024.

Rupture au sommet de l’État : Ousmane Sonko révèle les dessous de son départ de la Primature

L’ancien Premier ministre et président du parti PASTEF-Les Patriotes, Ousmane Sonko, est sorti de son silence pour livrer sa version des faits sur les circonstances qui ont conduit à son départ de la Primature. Lors d’une déclaration publique très attendue, l’actuel président de l’Assemblée nationale est revenu en détail sur les derniers échanges qu’il a eus avec le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, avant son limogeage du gouvernement.

Selon Ousmane Sonko, la rupture entre les deux hommes s’est matérialisée le vendredi 25 mai 2026, quelques heures après son intervention à l’Assemblée nationale. Il explique avoir été contacté directement par le chef de l’État qui souhaitait le rencontrer pour un entretien. Une rencontre qu’il décrit comme cordiale dans sa forme, mais décisive dans son contenu.

D’après le leader de PASTEF, le président Bassirou Diomaye Faye lui aurait expliqué que la poursuite de leur collaboration à la tête de l’Exécutif devenait particulièrement difficile. Selon lui, le chef de l’État estimait que certaines de ses déclarations prononcées à l’Assemblée nationale avaient suscité de nombreuses complications politiques et institutionnelles.

« Le président de la République m’a appelé pour me dire qu’il avait besoin de me voir. Lorsque nous nous sommes rencontrés, nous avons discuté comme d’habitude. À la fin de l’entretien, il m’a expliqué qu’il serait très compliqué de poursuivre notre collaboration », a déclaré Ousmane Sonko devant ses partisans.

L’ancien chef du gouvernement affirme toutefois que la question de son maintien à la Primature n’était pas nouvelle. Selon son récit, il aurait lui-même évoqué à plusieurs reprises, après les élections législatives, la possibilité de quitter ses fonctions gouvernementales si sa présence venait à constituer un obstacle à l’action du président de la République.

Il soutient avoir rencontré Bassirou Diomaye Faye à trois reprises sur cette question, en présence de témoins, et lui avoir systématiquement proposé de retourner à l’Assemblée nationale afin de permettre une réorganisation de l’Exécutif tout en préservant la cohésion de la majorité. Une proposition qui, selon lui, aurait été rejetée à chaque fois par le chef de l’État.

Au fil de son intervention, Ousmane Sonko a également laissé entendre que les tensions au sommet de l’État ne datent pas de ces derniers jours. Il affirme avoir observé depuis plusieurs semaines des signes annonciateurs de divergences de plus en plus profondes entre les différentes composantes du pouvoir. Ces signaux l’auraient conduit à solliciter plusieurs discussions avec le président afin d’éviter une crise ouverte.

L’ancien Premier ministre a notamment insisté sur ce qu’il considère comme une situation particulière dans l’organisation du pouvoir exécutif. Selon ses propos, son action à la Primature était fortement encadrée par la présidence de la République, ce qui aurait progressivement alimenté certaines incompréhensions sur le fonctionnement des institutions.

Ousmane Sonko affirme également avoir refusé d’endosser politiquement la rupture. Il soutient que lors de leur dernier entretien, le président de la République souhaitait qu’il fasse une déclaration publique laissant entendre que leur séparation s’était déroulée dans un climat parfaitement apaisé. Une démarche qu’il dit avoir rejetée.

Face à l’impasse, le président de PASTEF affirme avoir soumis deux options au chef de l’État : soit son retour à l’Assemblée nationale afin que la majorité désigne un nouveau Premier ministre, soit la poursuite des discussions dans l’espoir de trouver un compromis. À défaut d’accord, il estimait que la responsabilité de mettre fin à ses fonctions revenait exclusivement au président de la République.

Selon son témoignage, Bassirou Diomaye Faye lui aurait indiqué qu’il poursuivrait la réflexion après une visite prévue auprès de l’archevêque de Dakar dans le cadre des célébrations de la Pentecôte. Ousmane Sonko raconte avoir attendu un nouvel échange qui n’a finalement jamais eu lieu.

La décision présidentielle lui aurait été communiquée de manière inattendue en début de soirée. « Il m’avait dit qu’il me recontacterait à son retour pour poursuivre nos échanges. Finalement, à 20h35, il m’a envoyé un message pour m’annoncer la mesure qui me concernait. J’en ai pris acte », a-t-il expliqué.

Quelques minutes plus tard, l’ancien Premier ministre affirme avoir découvert l’officialisation de son départ à travers la déclaration du Secrétaire général de la Présidence de la République. Une annonce qui mettait définitivement fin à son passage à la tête du gouvernement après plus de deux années passées à la Primature.

Dans une note plus personnelle, Ousmane Sonko a indiqué qu’il avait immédiatement commencé à préparer son départ de la résidence officielle du Premier ministre pour regagner son domicile de la Cité Keur Gorgui. « Quinze minutes après, j’ai vu la déclaration du Secrétaire général. J’ai alors commencé à faire mes bagages pour retourner à la Cité Keur Gorgui, qui m’avait tant manqué », a-t-il déclaré.

Ces révélations interviennent dans un contexte politique particulièrement sensible marqué par la formation d’un nouveau gouvernement dirigé par Ahmadou Alamine Mohamed Lo et par la décision du PASTEF de ne pas participer à cette nouvelle équipe gouvernementale. Elles confirment également l’existence de divergences profondes entre les deux principales figures de l’alternance de 2024, même si les deux responsables continuent d’affirmer leur attachement à la stabilité des institutions et à la poursuite du projet politique porté devant les Sénégalais.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°745 – 02/06/2026

🔴 DIOMAYE 2 / UN GOUVERNEMENT MARQUÉ PAR LA DECISION DE PASTEF DE NE PAS Y PRENDRE PART : DIOMAYE – SONKO : APRÈS LE DIVORCE , LA GUERRE DES TRANCHÉES
🔴 ASSEMBLÉE NATIONALE – L’OPPOSITION SAISIT LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL POUR CONTESTER LA RÉINTÉGRATION DE L’ACTUEL PRÉSIDENT DE L’HÉMICYCLE : LE SIÈGE DE SONKO TREMBLE

🔴 TRIBUNAL DE PIKINE-GUÉDIAWAYE : AMA BALDÉ LIBRE APRÈS SON AUDIENCE

Nouveau gouvernement : Bassirou Diomaye Faye dévoile une équipe remaniée sous la direction du Premier ministre Ahmadou Alamine Lo

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a officiellement dévoilé ce lundi 1er juin 2026 la composition du nouveau gouvernement dirigé par le Premier ministre Ahmadou Alamine Mohamed Lo. Cette nouvelle équipe gouvernementale, rendue publique par le décret n°2026-1130, marque une étape majeure dans la reconfiguration de l’exécutif sénégalais après plusieurs semaines de spéculations et dans un contexte politique marqué par le retrait du parti PASTEF du gouvernement ainsi que par l’installation d’Ousmane Sonko à la présidence de l’Assemblée nationale.

Composé de vingt-six ministres et de quatre ministres délégués, le nouveau gouvernement se caractérise par un équilibre entre continuité et renouvellement. Plusieurs figures de l’équipe sortante conservent leurs portefeuilles tandis que de nouvelles personnalités font leur entrée dans l’exécutif pour accompagner les ambitions affichées par le chef de l’État en matière de transformation économique, de souveraineté nationale et de réforme institutionnelle.

Parmi les nominations les plus marquantes figure celle de Yankoba Diémé au ministère des Forces armées. Ce département stratégique sera au cœur des enjeux de sécurité nationale et de défense dans un contexte régional marqué par des défis sécuritaires persistants dans plusieurs pays de l’Afrique de l’Ouest.

Le portefeuille de l’Intérieur et de la Sécurité publique est confié à Mohamedou Makhtar Cissé. Ancien directeur général de la Senelec et ancien ministre sous le régime précédent, il effectue un retour remarqué au sein de l’appareil d’État avec la responsabilité de l’administration territoriale, de la sécurité intérieure et de l’organisation des scrutins électoraux.

La diplomatie sénégalaise sera désormais conduite par Cheikh Niang, nommé ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’extérieur. Sa mission sera notamment de consolider le rayonnement diplomatique du Sénégal sur la scène internationale et de renforcer les relations avec les partenaires stratégiques du pays.

L’une des nominations les plus commentées reste celle de Moussa Sarr au poste de ministre de la Justice, garde des Sceaux. Avocat réputé du barreau sénégalais, Me Moussa Sarr hérite d’un département sensible chargé notamment de la modernisation de la justice, du renforcement de l’État de droit et de la conduite des réformes judiciaires attendues par de nombreux acteurs.

Au ministère de l’Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba conserve un rôle central dans la gestion de la politique économique nationale. Il sera assisté par deux ministres délégués, Bassirou Sarr pour les questions budgétaires et Alenard Diop pour l’économie, la planification et la coopération.

Dans le secteur de l’enseignement supérieur, Boubacar Camara prend les commandes d’un département essentiel pour la formation des ressources humaines et le développement de la recherche scientifique. L’éducation nationale reste sous la responsabilité de Moustapha Mamba Guirassy.

Le secteur énergétique est confié à El Hadji Abdourahmane Diouf, qui devra poursuivre les grands projets liés au pétrole, au gaz et à l’électricité. Quant à Serigne Guèye Diop, il conserve un portefeuille stratégique dans le cadre des ambitions industrielles et commerciales du pays.

Le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement reste dirigé par Cheikh Tidiane Dièye, tandis qu’Ibrahima Sy poursuit sa mission à la tête du département de la Santé et de l’Hygiène publique.

Dans le domaine de l’aménagement du territoire, Moussa Bala Fofana conserve la responsabilité de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires. Les Infrastructures sont désormais confiées à Dethié Fall, dont l’expérience politique et administrative sera mise à contribution pour accélérer les grands projets structurants.

Le gouvernement enregistre également l’arrivée de Bakary Sarr comme ministre de la Communication et des Relations avec les Institutions, avec en plus la mission de porte-parole du gouvernement.

L’agriculture et l’élevage, secteurs considérés comme prioritaires dans la stratégie de souveraineté alimentaire du Sénégal, sont confiés à Serigne Oumar Ba. Il sera épaulé par Ousmane Diagne, nommé ministre délégué chargé de l’Élevage, répondant ainsi à une revendication de longue date des acteurs du secteur.

Le numérique est placé sous la responsabilité de Samba Diouf, tandis que Mamoudou Lamine Dianté prend en charge la Fonction publique, le Travail et la Réforme du service public.

Parmi les nouvelles figures de l’exécutif figurent également Djireye Clotilde Coly, nommée à la tête de la Jeunesse et des Sports, ainsi qu’Alpha Thiam, chargé de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme. Il sera assisté par Mame Coumba Diop pour les questions liées aux industries créatives et au patrimoine historique.

Le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle est confié à Idrissa Samb, alors que Cheikh Oumar Ciss dirigera le département des Mines et de la Géologie. L’Environnement et la Transition écologique reviennent à Aliou Gory Diouf.

Les Transports terrestres et aériens seront pilotés par Abdou Khadre Ndiaye, tandis que le secteur des Pêches et de l’Économie maritime est confié à Ami Mbengue Ndao.

Par ailleurs, le chef de l’État a nommé Papa Assane Touré au poste de ministre, secrétaire général du Gouvernement. Cette fonction stratégique place l’inspecteur général d’État au cœur de la coordination administrative de l’action gouvernementale.

La première réunion du nouveau gouvernement est déjà programmée. Le président Bassirou Diomaye Faye présidera le Conseil des ministres le vendredi 5 juin 2026 au Palais de la République. Cette rencontre permettra de définir les priorités immédiates de l’exécutif et de fixer la feuille de route de la nouvelle équipe gouvernementale dans un contexte politique inédit marqué par la coexistence d’un gouvernement sans représentants de PASTEF et d’une Assemblée nationale présidée par Ousmane Sonko.

Gouvernement Ahmadou Al Aminou Lo : PASTEF annonce son retrait de l’exécutif après des désaccords avec le président Diomaye Faye

La recomposition du pouvoir au sommet de l’État sénégalais connaît un tournant majeur. Le parti Ousmane Sonko a annoncé qu’il ne participera pas au prochain gouvernement qui sera dirigé par Ahmadou Al Aminou Lo. La décision a été rendue publique par Ousmane Sonko lui-même à travers un message publié sur sa page Facebook, dans lequel il évoque des divergences persistantes avec le président Bassirou Diomaye Faye concernant l’organisation du pouvoir exécutif.

Cette annonce marque une nouvelle étape dans les relations entre les deux principales figures de l’alternance politique de 2024. Alors que les Sénégalais attendaient la formation du nouveau gouvernement après la nomination d’Ahmadou Al Aminou Lo à la Primature, le choix de PASTEF de rester en dehors de l’exécutif ouvre une séquence politique inédite.

Dans son message, Ousmane Sonko explique que plusieurs discussions ont été menées ces derniers jours entre les responsables du parti et le chef de l’État afin de trouver un terrain d’entente sur la composition de la future équipe gouvernementale. Ces échanges, précise-t-il, s’inscrivaient dans le cadre des orientations définies par le Comité exécutif de PASTEF ainsi que des engagements réaffirmés lors de son installation à la présidence de l’Assemblée nationale.

Le leader des Patriotes révèle avoir eu, ce dimanche, un long entretien avec Bassirou Diomaye Faye. Selon lui, cette rencontre a permis de constater l’existence de points de convergence sur certaines questions stratégiques. Toutefois, elle a également mis en lumière des divergences importantes portant notamment sur la place que devrait occuper la majorité politique dans le fonctionnement du nouvel exécutif.

Au cœur du désaccord figure la structuration du futur gouvernement. Ousmane Sonko affirme que son parti ne dispose d’aucune information sur l’architecture du dispositif exécutif qui est en cours de mise en place. Il estime que les discussions engagées n’ont pas permis d’obtenir les garanties ou les clarifications souhaitées par les instances de PASTEF.

Après cette rencontre avec le chef de l’État, une réunion de restitution a été organisée avec les organes dirigeants du parti. À l’issue de cette concertation interne, de nouvelles propositions auraient été transmises au président de la République. Selon Ousmane Sonko, ces propositions n’ont pas reçu de réponse favorable, conduisant finalement à la décision de retrait.

« En conséquence, PASTEF-Les Patriotes ne participera pas au prochain gouvernement et n’y sera représenté par aucun ministre », a déclaré le président du parti dans un message qui a rapidement suscité de nombreuses réactions sur la scène politique nationale.

Cette décision constitue un événement politique majeur dans la mesure où PASTEF est la formation politique qui a porté Bassirou Diomaye Faye à la magistrature suprême et qui dispose d’une influence considérable au sein de la majorité parlementaire. Le choix du parti de ne pas intégrer le gouvernement pourrait redessiner les équilibres institutionnels et modifier les rapports entre l’exécutif et la majorité politique.

Malgré cette rupture sur la question gouvernementale, le ton employé par Ousmane Sonko demeure mesuré. Le président de l’Assemblée nationale n’a pas annoncé de rupture politique avec le chef de l’État et a même adressé ses vœux de réussite à la future équipe gouvernementale. « Nous souhaitons plein succès à la nouvelle équipe », a-t-il conclu.

Cette sortie intervient dans un contexte où plusieurs observateurs relevaient déjà l’existence de divergences stratégiques entre certaines composantes du pouvoir. Les débats autour de la répartition des responsabilités, de la conduite des réformes et de l’organisation institutionnelle avaient alimenté de nombreuses spéculations ces derniers mois.

L’annonce du retrait de PASTEF du gouvernement risque désormais d’alimenter davantage les interrogations sur l’avenir de la coalition au pouvoir et sur les relations entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko. Elle soulève également des questions sur la composition du futur gouvernement d’Ahmadou Al Aminou Lo et sur les forces politiques qui seront appelées à participer à la gestion des affaires publiques.

Alors que le président de l’Assemblée nationale promet de revenir prochainement avec davantage d’explications, cette décision ouvre une nouvelle page de la vie politique sénégalaise. Les prochains jours devraient permettre de mieux comprendre la nature des désaccords évoqués par Ousmane Sonko ainsi que leurs conséquences sur la stabilité et le fonctionnement de la majorité issue de l’alternance de 2024.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°744 – 01/06/2026

🔴 TABASKI CRISPANTE AVEC DES MILLIERS DE MOUTONS INVENDUS : DESARROI CHEZ LES ÉLEVEURS
🔴 PRÉSIDENCE DE LA COMMISSION DE LA CEDEAO- LE SÉNÉGAL FAIT CANDIDATER BIRAME DIOP : GUY CONTESTE LE GÉNÉRAL

🔴 PREMIER TEST MONDIAL 2026 : LES « LIONS » BATTUS MAIS RASSURANTS CONTRE LES ÉTATS-UNIS

Tabaski 2026 : les éleveurs tirent la sonnette d’alarme après une fête marquée par des milliers de moutons invendus

Au lendemain de la Tabaski 2026, l’heure est au constat et les premières évaluations dressent un tableau particulièrement préoccupant pour les acteurs de la filière de l’élevage. Malgré une offre abondante de moutons dans les différents marchés de la région de Thiès, les ventes n’ont pas atteint les niveaux espérés, laissant derrière elles des milliers de têtes de bétail invendues et des éleveurs confrontés à d’importantes pertes financières.

Le président de la Maison nationale des éleveurs du Sénégal, Ismaël Sow, a exprimé sa profonde inquiétude face à cette situation qu’il juge particulièrement préoccupante pour l’avenir du secteur. Selon lui, de nombreux vendeurs ont été contraints de repartir avec une partie importante de leurs troupeaux après la fête du sacrifice, faute d’avoir trouvé des acheteurs.

Cette année, les principaux marchés à bétail de la région de Thiès avaient pourtant enregistré des arrivages massifs de moutons en provenance de différentes localités du Sénégal et de plusieurs pays de la sous-région. Les foires de Séw-Khaye, Touba-Toul, Khombole et le marché du Champ des courses de Thiès ont connu une forte présence de vendeurs venus profiter de cette période traditionnellement considérée comme le moment le plus important de l’année pour le commerce du bétail.

Mais contrairement aux attentes, l’affluence observée dans ces différents sites ne s’est pas traduite par une hausse significative des ventes. De nombreux acheteurs se sont présentés sur les marchés pour comparer les prix et évaluer les offres disponibles, sans toutefois concrétiser leur achat. Les éleveurs attribuent cette situation à un décalage important entre le prix des moutons proposés et les capacités financières réelles des ménages.

Dans plusieurs marchés, les prix des animaux ont atteint des niveaux jugés excessifs par une partie de la population. Les moutons de race, particulièrement prisés à l’occasion de la Tabaski, ont été parmi les plus touchés par ce phénomène. Leur coût élevé a découragé de nombreux chefs de famille, déjà confrontés à un contexte économique difficile marqué par la hausse du coût de la vie.

À Séw-Khaye, considéré comme le plus grand foirail du Sénégal et l’un des principaux centres de commercialisation du bétail en Afrique de l’Ouest, les opérateurs s’attendaient à une campagne exceptionnelle en raison de l’abondance de l’offre. Pourtant, plusieurs jours après la fête, un nombre important de moutons demeuraient encore sur place ou avaient déjà été reconduits vers les localités d’origine de leurs propriétaires.

Le phénomène a également été observé à Touba-Toul, marché de référence pour les grandes fêtes religieuses, ainsi qu’à Khombole et dans plusieurs autres points de vente de la région. Partout, le constat reste le même : les ventes ont été inférieures aux prévisions et les pertes enregistrées par les éleveurs sont considérables.

Pour Ismaël Sow, cette situation reflète les difficultés structurelles auxquelles est confrontée la filière. Au-delà de la seule question des prix, il estime que le secteur souffre d’un manque d’accompagnement durable et de politiques publiques adaptées aux réalités des éleveurs. Les charges liées à l’alimentation du bétail, au transport, aux soins vétérinaires et à la logistique ont fortement augmenté ces dernières années, poussant les vendeurs à répercuter une partie de ces coûts sur les prix de vente.

Cependant, cette augmentation des prix intervient dans un contexte où le pouvoir d’achat des ménages continue de subir les effets de la hausse généralisée du coût de la vie. Pour de nombreuses familles, les dépenses liées à l’alimentation, au logement, à l’éducation ou encore à la santé ont considérablement réduit les marges financières disponibles pour l’achat du mouton de Tabaski.

Cette réalité est également soulignée par le député-maire de Ngoundiane, Mbaye Dione, qui constate que les difficultés économiques rencontrées par les populations ont lourdement pesé sur le marché du bétail cette année. Selon lui, l’abondance de l’offre n’a pas suffi à stimuler la demande en raison des contraintes financières auxquelles sont confrontés de nombreux ménages.

Face à l’ampleur des pertes enregistrées, plusieurs acteurs du secteur appellent désormais les autorités à prendre des mesures fortes. Parmi les revendications exprimées figure la création d’un département ministériel entièrement consacré à l’élevage. Les professionnels estiment qu’un ministre spécifiquement chargé de ce secteur pourrait mieux porter leurs préoccupations et mettre en œuvre des politiques adaptées aux enjeux de production, de commercialisation et de valorisation du cheptel national.

Pour les éleveurs, la Tabaski 2026 pourrait ainsi marquer un tournant dans la réflexion sur l’avenir de la filière. Si le Sénégal demeure l’un des principaux pays d’élevage de la sous-région, les difficultés rencontrées cette année mettent en évidence la nécessité d’une meilleure régulation du marché, d’un accompagnement accru des producteurs et d’une stratégie permettant de concilier rentabilité pour les éleveurs et accessibilité des prix pour les consommateurs.

Alors que les troupeaux prennent désormais le chemin du retour vers les différentes zones d’élevage du pays, les professionnels espèrent que les enseignements de cette campagne seront pris en compte afin d’éviter qu’une telle situation ne se reproduise lors des prochaines fêtes religieuses. Pour beaucoup d’entre eux, la question dépasse désormais le simple cadre de la Tabaski et pose plus largement celle de la viabilité économique d’un secteur qui fait vivre des milliers de familles à travers le Sénégal.

NÉCROLOGIE — La communauté mouride en deuil après le rappel à Dieu de Serigne Cheikh Saliou Mbacké

La communauté mouride traverse une journée de profonde tristesse suite au rappel à Dieu de Serigne Cheikh Saliou Mbacké, survenu ce vendredi à Khelcom. Une disparition qui émeut profondément les disciples mourides et au-delà, tant l’homme était respecté pour sa discrétion, sa générosité et son engagement au service de l’islam et de l’œuvre de Serigne Touba.

Fils aîné de Serigne Saliou Mbacké, cinquième khalife général des Mourides, Serigne Cheikh Saliou Mbacké occupait une place particulière au sein de la confrérie. Héritier d’une tradition de foi, de travail et de dévouement, il s’était distingué par son implication dans la construction de mosquées et dans plusieurs initiatives religieuses et sociales à travers le pays.

Son rappel à Dieu en ce jour de Yawmu Al Juma, considéré comme un jour béni dans la tradition musulmane, revêt une forte portée symbolique pour les fidèles. Beaucoup retiennent de lui l’image d’un homme humble, attaché aux valeurs religieuses et profondément engagé dans le service à la communauté.

Depuis l’annonce de son décès, les témoignages affluent de toutes parts pour saluer la mémoire d’un homme pieux et respecté. Plusieurs dignitaires religieux, autorités et fidèles ont exprimé leur compassion à la famille de Serigne Saliou Mbacké ainsi qu’au khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké.

Cette disparition constitue une lourde perte pour la confrérie mouride et pour tous ceux qui ont connu l’engagement spirituel et social du défunt.

La colère monte à Bamako : le Mali en a assez des promesses russes non tenues

A Bamako, les murs parlent. Plusieurs graffitis spontanés : « LA RUSSIE DÉGAGE », « LA RUSSIE TUE LE MALI », « ABAS LES MERCENAIRES RUSSES » ou encore «RUSSIE TRAÎTRE » expriment une frustration grandissante envers la présence russe. Ils sont visibles dans le quartier Quimzambougou de la capitale malienne. Ces inscriptions, photographiées et relayées par le journaliste Malick Konaté, ne sont pas des actes isolés. Elles reflètent une exaspération populaire face à l’inaction et aux échecs répétés des forces russes au Mali.

Le partenariat avec la Russie, d’abord via le groupe Wagner puis l’Africa Corps, devait apporter sécurité et souveraineté après le départ des forces françaises et onusiennes. Des milliards de dollars ont été investis, des contrats miniers conclus, et une dépendance stratégique s’est installée. Pourtant, les résultats sur le terrain sont catastrophiques.

Des retraits humiliants et une insécurité qui persiste

Ces dernières semaines, les revers se sont accumulés pour les forces maliennes et leurs alliés russes. Fin avril 2026, les troupes de l’Africa Corps ont été contraintes de se retirer précipitamment de Kidal, bastion stratégique du Nord, face à une offensive coordonnée des groupes djihadistes du JNIM et des rebelles touaregs du Front de Libération de l’Azawad (FLA). Des images montrent des convois russes quittant la ville sous escorte, du matériel abandonné et des positions stratégiques perdues sans véritable résistance durable. Des soldats maliens se sont retrouvés isolés, tandis que la Russie, présentée comme le pilier de la stabilité du régime, n’a pu empêcher cette avancée ennemie.

Ce retrait, qualifié de « déroute complète » par certains observateurs, illustre les limites d’un partenariat militaire qui promettait victoire et souveraineté. Des témoignages et rapports font état d’exactions contre les populations civiles, d’une stratégie jugée inefficace et d’un bilan sécuritaire globalement décevant. Loin d’éradiquer la menace, la présence russe semble avoir contribué à fragiliser davantage certaines régions.Pendant ce temps, les blocages routiers, les attaques récurrentes et l’insécurité alimentaire continuent de toucher Bamako et de vastes zones du pays. Les Maliens paient au prix fort un partenariat qui bénéficie surtout aux intérêts russes — notamment l’accès aux ressources minières — sans apporter la sécurité tant attendue.

Il est temps que la Russie parte

Le Mali a besoin de partenaires fiables, et non de mercenaires qui se replient au premier revers sérieux ou qui recourent à des armes controversées sans obtenir de résultats décisifs sur le terrain. Les graffitis qui apparaissent aujourd’hui dans les rues de Bamako constituent le cri d’un peuple fatigué des promesses non tenues et des drapeaux russes qui ne protègent rien. #RussieDegage n’est pas un simple slogan : c’est un appel clair à une souveraineté authentique. Le Mali mérite mieux qu’une nouvelle tutelle étrangère qui échoue là où d’autres ont déjà échoué avant elle. Il est grand temps que les forces russes plient bagage et laissent le peuple malien reprendre pleinement en main son destin, sans intermédiaires coûteux et inefficaces. La voix des rues de Bamako est limpide. Les autorités maliennes doivent l’entendre avant que la frustration ne se mue en colère ouverte. Le partenariat avec la Russie a assez duré : ses promesses sonnent creux et ses résultats laissent un goût amer.

Ousmane Sonko promet une Assemblée « sans vendettas personnelles »

Pour son tout premier discours en tant que président de Assemblée nationale du Sénégal, Ousmane Sonko a tenté d’afficher une posture d’apaisement tout en affirmant sa volonté de renforcer le rôle du Parlement dans le fonctionnement des institutions.

Face aux députés, le nouveau président de l’Assemblée nationale a assuré qu’il n’utiliserait pas l’institution parlementaire comme un outil de règlement de comptes politiques ou personnels.

« Je n’utiliserai pas cette assemblée pour nourrir des vendettas personnelles », a déclaré Ousmane Sonko, dans une volonté apparente de rassurer aussi bien l’opposition que les acteurs institutionnels.

Tout en rejetant toute logique de revanche, l’ancien Premier ministre a toutefois annoncé une Assemblée nationale beaucoup plus active dans le contrôle de l’action gouvernementale. Il a insisté sur les principes de transparence, de reddition des comptes et de défense de la souveraineté populaire, affirmant que le Parlement exercera pleinement ses prérogatives constitutionnelles.

Ce discours intervient dans un contexte politique particulièrement tendu, quelques jours seulement après son limogeage de la Primature par le président Bassirou Diomaye Faye et son accession rapide au perchoir de l’Assemblée nationale.

Derrière le ton conciliant affiché, plusieurs observateurs y voient également un message politique adressé à l’exécutif. En affirmant que le Parlement jouera son rôle « sans complaisance », Ousmane Sonko semble vouloir marquer son indépendance et rappeler que l’Assemblée nationale entend désormais peser davantage dans l’équilibre des pouvoirs.

Sonko critique l’exécutif après son élection à la tête de l’Assemblée nationale

À peine installé à la présidence de Assemblée nationale du Sénégal, Ousmane Sonko a adressé ses premières critiques à l’endroit de l’exécutif, révélant au grand jour les tensions persistantes au sommet du pouvoir.

Lors de sa prise de parole après son élection, l’ancien Premier ministre s’est montré particulièrement critique sur les conditions de formation du nouveau gouvernement dirigé par Al Aminou Lo. Selon lui, le parti Pastef n’aurait pas été suffisamment associé aux discussions ayant conduit à la mise en place de la nouvelle équipe gouvernementale.

« On ne peut pas faire du Pastef sans Pastef », a déclaré Ousmane Sonko, dans une phrase qui sonne comme un avertissement adressé à l’exécutif.

Cette sortie intervient seulement quelques heures après son élection à la tête du Parlement, et quelques jours après son limogeage du poste de Premier ministre par le président Bassirou Diomaye Faye. Elle confirme ainsi l’existence de profondes divergences entre les différentes composantes du pouvoir, malgré leur appartenance commune au projet politique porté par Pastef.

En affichant publiquement son désaccord dès son arrivée au perchoir, Ousmane Sonko semble vouloir réaffirmer son poids politique au sein de la majorité et rappeler que le parti reste, selon lui, un acteur incontournable dans les grandes décisions de l’État.

Cette nouvelle configuration institutionnelle ouvre désormais une période d’incertitude politique, avec un président de l’Assemblée nationale au ton offensif face à un exécutif en pleine recomposition. Les prochains jours permettront de mesurer l’ampleur réelle des tensions entre les deux pôles du pouvoir.

Ousmane Sonko élu président de l’Assemblée nationale dans un climat de forte tension politique

L’ancien Premier ministre Ousmane Sonko a été élu ce mardi 26 mai à la tête de Assemblée nationale du Sénégal, à l’issue d’un vote largement dominé par la majorité parlementaire de Pastef. Sur les 133 députés ayant pris part au scrutin, 132 ont voté en faveur de l’ancien chef du gouvernement, soit 99,25 % des suffrages exprimés. L’opposition parlementaire, qui a boycotté la séance, dénonce un « braquage institutionnel » et un « coup d’État constitutionnel ».

Cette élection intervient seulement 72 heures après le limogeage d’Ousmane Sonko de son poste de Premier ministre par le président Bassirou Diomaye Faye, après plusieurs mois de tensions et de divergences au sommet de l’État. Ce changement brutal à la tête du gouvernement a immédiatement provoqué une reconfiguration du paysage politique sénégalais.

Dans la foulée de ce limogeage, El Malick Ndiaye, jusque-là président de l’Assemblée nationale, a écourté un déplacement officiel en Égypte afin de rentrer à Dakar et remettre sa démission. Très proche d’Ousmane Sonko, il a ainsi ouvert la voie à l’installation de ce dernier au perchoir.

La désignation d’Ousmane Sonko à la présidence de l’Assemblée nationale est toutefois loin de faire l’unanimité. Au cœur de la controverse : son statut de député.

Élu lors des législatives de novembre 2024, Sonko avait ensuite été nommé Premier ministre, une fonction incompatible avec celle de parlementaire. À l’époque, il avait choisi de « suspendre » son mandat de député sans jamais siéger officiellement à l’Assemblée nationale.

Pour l’opposition, cette décision équivaut à une renonciation définitive à son siège parlementaire, ce qui rendrait illégale sa réintégration puis son accession au perchoir. Les partisans de Sonko rejettent catégoriquement cette interprétation, soutenant que la Constitution ainsi que le règlement intérieur de l’Assemblée nationale autorisent pleinement son retour.

Parmi les voix les plus critiques figure Thierno Alassane Sall, député du groupe des non-inscrits, qui avait dénoncé une tentative de « provoquer une crise institutionnelle majeure » à travers l’installation de Sonko à la tête du Parlement.

Avec cette élection, Ousmane Sonko conserve une position stratégique majeure dans les institutions sénégalaises malgré son départ de la Primature. Cette nouvelle configuration politique pourrait toutefois accentuer les tensions entre le pouvoir, l’opposition et certains acteurs de la société civile, alors que le débat sur la légalité de cette nomination continue d’alimenter la scène politique nationale.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°743 – 26/05/2026

🔴 VSD AUX MULTIPLES REBONDISSEMENTS AVEC LA DÉMISSION DU PRÉSIDENT DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE EL MALICK NDIAYE ET LA RÉINTÉGRATION ANNONCÉE DE L’ANCIEN PM OUSMANE SONKO EN TANT QUE DÉPUTÉ : SECOUSSES À L’HÉMICYCLE !
🔴 UN TECHNOCRATE NOMMÉ PREMIER MINISTRE DU SÉNÉGAL EN REMPLACEMENT DE SONKO : DIOMAYE MISE SUR AL AMINOU LÔ

🔴 COUPE DU MONDE 2026 : LES LIONS LANCENT LEUR PRÉPARATION À DIAMNIADIO

Al Amine Lo nommé Premier ministre, trois jours après le départ d’Ousmane Sonko

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a nommé ce lundi Al Amine Lo au poste de Premier ministre, mettant ainsi fin aux spéculations qui entouraient la succession d’Ousmane Sonko. Cette désignation intervient seulement 72 heures après le limogeage du chef du gouvernement sortant et la dissolution de l’équipe gouvernementale.

M. Mouhamadou Al Amine Lo est nommé premier ministre du Sénégal…

Jusqu’à sa nomination, Al Amine Lo occupait les fonctions de Secrétaire général du gouvernement, un poste stratégique qui lui a permis de suivre de près l’ensemble des dossiers administratifs et institutionnels de l’État. Connu pour sa discrétion et sa maîtrise des rouages de l’administration publique, il accède désormais à la tête du gouvernement dans un contexte politique particulièrement sensible.

Cette nomination intervient à la suite d’un épisode politique majeur marqué par la fin de la collaboration entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko au sommet de l’Exécutif. Le départ de ce dernier, annoncé vendredi par décret présidentiel, avait provoqué une onde de choc dans le paysage politique sénégalais, tant les deux hommes avaient incarné ensemble l’alternance politique de mars 2024 sous la bannière de Pastef.

Depuis cette décision, les interrogations étaient nombreuses sur l’orientation que le chef de l’État entendait donner à la nouvelle phase de son mandat. En choisissant Al Amine Lo, Bassirou Diomaye Faye opte pour un profil davantage technocratique et institutionnel, loin des joutes politiques qui ont marqué les derniers mois de cohabitation au sein de l’Exécutif.

Le nouveau Premier ministre aura la lourde responsabilité de former une nouvelle équipe gouvernementale et de poursuivre la mise en œuvre des réformes engagées depuis l’arrivée au pouvoir du régime actuel. Il devra également faire face à plusieurs défis majeurs, notamment la situation économique du pays, les attentes sociales des populations, la question de la gouvernance publique ainsi que les réformes institutionnelles en cours.

Cette nomination ouvre ainsi une nouvelle séquence politique au Sénégal. Elle marque le début d’une recomposition au sommet de l’État après la rupture entre les deux figures centrales de l’alternance de 2024. Les prochains jours seront particulièrement scrutés, notamment avec l’annonce attendue de la composition du nouveau gouvernement et les premières orientations que donnera Al Amine Lo à son action à la Primature.

À travers ce choix, le président Bassirou Diomaye Faye semble vouloir assurer la continuité de l’État tout en imprimant une nouvelle dynamique à son quinquennat, dans un contexte où les attentes des Sénégalais restent fortes sur les plans économique, social et institutionnel.

Le President Diomaye Faye accueille les 15 supporters sénégalais graciés par le Roi Mohammed VI

Le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a accueilli ce dimanche au pavillon spécial de l’Aéroport International Blaise Diagne les 15 supporters sénégalais graciés par Mohammed VI après plusieurs mois de détention au Maroc.

Message du President Diomaye à l’arrivée des supporters Sénégalais de retour du Maroc

Les supporters avaient été arrêtés à la suite des incidents survenus lors de la finale de la Coupe d’Afrique des Nations 2025-2026 et avaient passé environ quatre mois en détention avant de bénéficier de la Grâce Royale accordée par le souverain marocain à l’occasion de l’Aïd el-Kébir.

Cette réception officielle, organisée dès leur arrivée sur le sol sénégalais, témoigne de l’importance accordée par les autorités sénégalaises à cette libération. Le Chef de l’État a tenu à réserver un accueil chaleureux aux supporters libérés, entourés de leurs proches et de plusieurs responsables officiels.

La grâce accordée par le Roi Mohammed VI a été largement saluée au Sénégal comme un geste de fraternité et d’humanité, illustrant la solidité des relations historiques entre Dakar et Rabat.

Au-delà de l’aspect diplomatique, le retour des supporters marque également la fin d’une longue attente pour leurs familles, qui espéraient depuis plusieurs mois une issue favorable à leur situation.

Dialogue national : Diomaye Faye consulte d’anciens responsables de l’État sur les défis sécuritaires du Sénégal

Le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a reçu ce samedi plusieurs anciennes figures de l’appareil d’État dans le cadre des concertations autour du dialogue national et des grands défis auxquels le pays est confronté.

Le Chef de l’État s’est entretenu successivement avec Souleymane Ndéné Ndiaye, ancien Premier ministre, ainsi qu’avec trois anciens ministres de l’Intérieur : Mbaye Ndiaye, Aly Ngouille Ndiaye et Antoine Félix Diome.

Ces rencontres ont été l’occasion d’échanger sur plusieurs questions stratégiques liées à la gouvernance, à la stabilité institutionnelle et à la sécurité nationale. Selon les informations communiquées, les discussions ont porté sur les mutations actuelles des enjeux sécuritaires et sur les réponses adaptées aux nouveaux défis auxquels fait face le Sénégal.

Au-delà des questions classiques de sécurité intérieure, les échanges ont également abordé des problématiques contemporaines considérées comme essentielles pour la stabilité du pays. Parmi elles figurent notamment l’emploi des jeunes, l’exploitation des ressources pétrolières et gazières ainsi que la cybersécurité.

Ces thématiques, désormais au cœur des préoccupations des États modernes, sont perçues comme étroitement liées à la paix sociale, à la souveraineté économique et à la protection des institutions.

À travers cette série d’audiences, le président Bassirou Diomaye Faye semble vouloir privilégier une démarche inclusive en s’appuyant sur l’expérience d’anciens responsables ayant occupé des fonctions stratégiques dans la conduite des affaires de l’État.

Libération des supporters sénégalais : Diomaye Faye remercie Mohammed VI et salue la fraternité entre Dakar et Rabat

Le Président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a réagi à la décision du Mohammed VI d’accorder une Grâce Royale aux supporters sénégalais condamnés au Maroc à la suite d’incidents survenus durant la Coupe d’Afrique des Nations 2025-2026.

Dans un message publié sur sa page Facebook, le chef de l’État sénégalais a annoncé la libération prochaine des compatriotes détenus au Maroc grâce à cette décision royale prise à l’occasion de l’Aïd el-Kébir.

« Nos compatriotes retenus au Maroc à la suite des incidents survenus en marge de la Coupe d’Afrique des Nations sont libres. Ils retrouveront bientôt les leurs, par la Grâce Royale que Sa Majesté le Roi Mohammed VI a bien voulu leur accorder à l’occasion de l’Aïd el-Kébir », a déclaré Bassirou Diomaye Faye.

Le président sénégalais a ensuite adressé ses remerciements au souverain marocain, saluant un geste marqué par « la clémence et l’humanité ».

« J’adresse à Sa Majesté mes remerciements les plus sincères pour cette décision empreinte de clémence et d’humanité. Le Sénégal et le Maroc cultivent une fraternité ancienne, que ce geste, une fois encore, vient honorer », a ajouté le chef de l’État, avant de souhaiter un « Aïd Moubarak » au Roi Mohammed VI ainsi qu’au peuple marocain.

Pour rappel, 18 supporters sénégalais avaient été arrêtés puis jugés par la justice marocaine après des incidents liés à des troubles à l’ordre public, des jets de projectiles et des dégradations d’équipements dans une enceinte sportive durant la compétition.

Les peines prononcées allaient de trois mois à un an de prison ferme : trois supporters avaient écopé de trois mois de détention, six autres de six mois, tandis que neuf avaient été condamnés à un an de prison. Ces condamnations avaient été confirmées en appel malgré les contestations formulées par la défense.

La Grâce Royale accordée par le Roi Mohammed VI est perçue comme un geste diplomatique fort, illustrant une nouvelle fois les relations historiques de coopération, d’amitié et de fraternité entre le Sénégal et le Maroc.

Grâce royale : Mohammed VI libère 15 supporters sénégalais détenus au Maroc

Mohammed VI a accordé une Grâce Royale à quinze supporters sénégalais détenus au Maroc, à la suite d’infractions commises durant la Coupe d’Afrique des Nations 2025-2026.

L’annonce a été faite à travers un communiqué officiel des autorités marocaines, précisant que cette décision du souverain intervient « pour des considérations humaines » à l’occasion de l’Aïd Al Adha.

Selon le communiqué, cette mesure exceptionnelle s’inscrit également dans le cadre des relations historiques et fraternelles entre le Sénégal et le Maroc. Les autorités marocaines ont rappelé que les deux pays entretiennent depuis plusieurs décennies des liens étroits de coopération, d’amitié et de solidarité.

Le document souligne que cette Grâce Royale traduit les valeurs de « clémence, bienveillance, générosité et esprit de tolérance » qui caractérisent le Royaume du Maroc. À travers ce geste, le Roi Mohammed VI réaffirme aussi sa volonté de consolider davantage les relations entre Rabat et Dakar.

Les quinze supporters sénégalais avaient été condamnés à la suite d’incidents survenus pendant les compétitions de la CAN organisées au Maroc entre le 21 décembre 2025 et le 18 janvier 2026. Aucune précision supplémentaire n’a été donnée sur la nature exacte des infractions commises.

Cette décision royale est largement perçue comme un geste diplomatique fort et un symbole de fraternité entre les peuples sénégalais et marocain, particulièrement à un moment marqué par les célébrations religieuses et les valeurs de pardon et de solidarité.

Le crépuscule d’un pacte : quand Diomaye Faye s’éloigne de son « jumeau » politique

Un acte vient de s’accomplir. Le 22 mai 2026 demeurera dans les mémoires comme le jour où le Président Faye a pris ses distances avec celui qui fut son mentor politique.

Par décret N°2026-1128 du 22 mai 2026, le Président Faye a mis fin aux fonctions du Premier ministre, le Président du Parti Pastef, Ousmane Sonko, dissout le gouvernement, et effacé d’un trait de plume le serment « Diomaye moy Sonko, Sonko moy Diomaye » qui les avait portés au pouvoir en 2024.

En mars 2026, alors que le Président Faye préparait déjà ce tournant en créant sa propre coalition « Diomaye Président » dans le dos de Sonko, le Premier ministre menaçait déjà de rejoindre l’opposition si son président s’écartait du projet commun. Il dénonçait haut et fort le « manque d’autorité » de celui qu’il avait lui-même désigné pour être son bras armé.

Il y a à peine trois semaines, le Président Faye prévenait : « Si Sonko reste Premier ministre, c’est parce qu’il a ma confiance. Quand ce ne sera plus le cas, il y aura un nouveau Premier ministre ». La sentence est tombée. Elle était écrite d’avance et postule à l’ivresse du pouvoir et la longue nuit des parricides politiques.

L’ivresse du pouvoir et la longue nuit des parricidespolitiques

Diomaye Faye n’est pas le premier à succomber à cette fièvre. L’histoire politique est une galerie de ceux qui, grisés par les hauteurs du pouvoir, ont écarté le père ou relégué le frère ou l’allié politique.

César franchissait le Rubicon après avoir brisé l’alliance avec Pompée, son allié politique, devenu son gendre. Rome ne lui pardonnera pas, livrant son corps aux poignards du Sénat.

Tout près de chez nous, au pays de la Terranga trahie, Léopold Sédar Senghor éloignait Mamadou Dia, son Premier ministre, son compagnon de la construction nationale, pour le faire condamner à perpétuité. 

Mamadou Dia, père de l’indépendance économique, penseur du développement endogène, fut jeté en prison par celui avec qui il avait partagé le combat anticolonial. La raison officielle : une tentative de coup d’État présumée. La raison véritable : tout comme le Président Ousmane Sonko, Mamadou Dia avait osé être trop populaire, trop visionnaire, trop constant dans ses idéaux. Senghor, lui, avait choisi la traitrise et l’alliance avec les forces conservatrices, rétrogrades et réactionnaires, y compris avec les anciennes puissances coloniales. En un mot il a opté pour le parricide politique, en lieu et place à la loyauté.

Mais c’est du Népal que nous vient l’exemple le plus tragique, le plus littéral, le plus glaçant de ce qu’un fils, un allié peut faire à son père quand l’ivresse du pouvoir et la perte de repères s’en mêlent.

Le 1er juin 2001, le palais royal de Katmandou a été le théâtre d’un parricide réel, sanglant, irréversible. Le prince héritier Dipendra, sous l’emprise d’une colère noire, a ouvert le feu sur sa propre famille. Il a abattu son père, le roi Birendra, sa mère la reine Aishwarya, son frère, sa sœur, et plusieurs autres membres de la famille royale.

Dipendra n’a pas simplement écarté son père. Il l’a anéanti. Puis il s’est retourné contre lui-même, vivant assez longtemps pour être proclamé roi une demi-journée avant de quitter ce monde. L’histoire retient de ce crime absolu un symbole : l’enfant qui dévore le parent pour prendre sa place, même au prix de sa propre fin.

Avec la froideur des décrets présidentiels au lieu des armes, le Président Faye a écarté politiquement Ousmane Sonko, son mentor politique, celui qui l’a choisi, formé, porté, et qui lui a transmis une ligne claire : la souveraineté d’abord, la reddition des comptes, la justice pour les martyrs.

Comme Dipendra, il a préféré évincer le père, l’allié plutôt que de partager l’héritage des promesses de campagnes faites à tout un peuple. Comme Dipendra, il a commis cet acte en pensant qu’il pourrait désormais présider seul, sans entrave, sans regard en arrière. Comme Senghor, Comme Abdoulaye Wade, comme avec Macky Sall, peut-être, il court vers sa propre issue sombre.

Mais la différence, c’est que Dipendra a payé de sa vie. Le Président Faye, lui, espère simplement que le peuple oubliera, que la République digérera ce changement de cap, que l’histoire se souviendra de lui comme d’un grand président qui a su oublier et su opérer une rupture et un revirement à 360 degrés en sacrifiant ces alliés naturels issus de Pastef et de ses alliés au profit d’une collaboration avec ces ennemis d’hier.

La collaboration nouvelle avec d’anciens adversaires

Cette rupture ne s’arrête pas là. Le Président Faye ouvre aujourd’hui les portes du palais à ceux qu’il avait juré de combattre : des figures issues de réseaux de prédation longtemps dénoncés. 

Sous le Président Ousmane Sonko, le gouvernement refusait toute compromission avec certaines anciennes forces politiques. Aujourd’hui, des personnalités éminentes de ces sphères sont reçues dans l’entourage présidentiel. Des conseillers issus de cercles que Sonko promettait de démanteler sont à des postes clés.

Des hauts fonctionnaires ayant servi sous le régime précédent comme l’ancien Premier ministre Amadou Ba que le Président Faye avait jugé incapable de rester dans la droiture sontconsultés, au nom d’un dialogue national anachronique que l’honorable Député Guy Marius Sagna qualifiait de « dealogue » au Palais. Ousmane Sonko a dit non à ces reniements et ralliements opportunistes. Pour cette constance, il a été écarté et limogé avec l’ensemble de son gouvernement, qui espérons-le, agiront après sous le sceau de la solidarité silencieuse

La solidarité silencieuse : une posture individuelle que l’on attend de chaque ministre limogé

Face à ce limogeage, un test moral se dresse désormais devant chaque membre du gouvernement limogé. Le président Faye, dans les jours qui viennent, va nommer une nouvelle équipe. Il va sans doute approcher certains de ces désormais ex ministres, les uns après les autres, pour les sonder, les convaincre, peut-être les reconduire à leurs postes ou leur en proposer d’autres.

C’est à ce moment précis que la conscience de chacun sera mise à nu. Refuser, par fidélité et par solidarité avec Ousmane Sonko, toute proposition de reconduction à un poste ministériel : voilà l’acte que beaucoup, dans l’entourage de l’ancien Premier ministre, devrait considérer comme le seul digne.

Il ne s’agit pas d’une injonction. Il s’agit d’une évidence pour ceux qui veulent rester droits et loyaux.

Accepter un poste dans le gouvernement de celui qui vient de limoger le Président Ousmane Sonoko, c’est, aux yeux de ses partisans, cautionner la rupture, légitimer l’éviction, tourner le dos au pacte fondateur. C’est choisir le pouvoir personnel contre la loyauté. C’est entrer dans la logique du vainqueur – celui qui a écarté le père politique.

Aussi, l’opinion observe. Les militants retiennent leur souffle. Chaque ancien ministre sait désormais que son nom sera jugé. Ceux qui refuseront toute offre entreront dans la mémoire comme des fidèles parmi les fidèles. Ceux qui accepteront, au contraire, resteront marqués du sceau de l’opportunisme.

Ainsi, dans l’idéal, aucun des ministres de l’équipe Sonko ne devrait siéger dans le gouvernement Diomaye. Par solidarité. Par cohérence. Par respect pour celui qui les a choisis et qui, aujourd’hui, paie sa constance.

Conclusion : la fin d’une ère

En éloignant Ousmane Sonko, en nouant des liens avec d’anciens adversaires, le Président Faye clôt un chapitre de sa propre légitimité morale.

Il rejoint César dans sa démesure, Senghor dans son geste envers Mamadou Dia, et le tragique prince Dipendra dans cet acte ultime : mettre à distance le père pour présider seul.

Ousmane Sonko quitte la Primature la tête haute, seul dépositaire d’une promesse de souveraineté non violée. Constant jusqu’au bout, fidèle à sa ligne rouge, et désormais entouré d’ex ministres qui, par solidarité, devraient refuser et de servir sous une autre bannière. Comme Mamadou Dia, comme tous ceux qui ont payé leur fidélité à la dignité nationale de leur place au pouvoir.

Le peuple, lui, n’a pas oublié. Et dans les démocraties, le jugement dernier ne se passe pas au palais, mais dans les urnes.

César est tombé. Senghor a vu son régime contesté jusqu’à sa succession. Dipendra a retourné l’arme contre lui-même. Le Président Faye vient de se tailler une place dans cette triste galerie.

Quant aux ministres qui, par fidélité, auront choisi de tomber avec leur Premier ministre plutôt que de survivre individuellement, ils entreront dans une autre légende : celle de la dignité politique. 

Post Scritum : A méditer Verset 10 Sourate 57 : Et qu’avez-vous à ne pas dépenser dans le chemin d’Allah, alors que c’est à Allah qu’appartient l’héritage des cieux et de la terre ? On ne peut comparer cependant celui d’entre vous qui a dépensé et combattu avant la conquête… Ces derniers sont plus hauts en hiérarchie que ceux qui ont dépensé et combattu après. Or, à chacun, Allah a promis la plus belle récompense. Et Allah est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites. » 

Al-Bukhârî rapporte qu’un homme demanda au Prophète : « Y a-t-il quelqu’un plus méritant que celui qui embrassa l’Islam puis combattit comme nous ? » Le Prophète répondit : « Ils ne peuvent pas être comparés à ceux qui combattirent avant la conquête, car ceux-là risquèrent leurs vies et leurs biens alors que l’Islam était faible. Vous, vous êtes en sécurité.

 

Mamadou Baba HANN

Doctorant en droit public

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°742 – 23 AU 25/05/2026

🔴 DIOMAYE LIMOGE SONKO : SËY BA TASS- NA !
🔴 RENCONTRE AVEC LES ANCIENS PREMIERS MINISTRES ET AUTRES PERSONNALITÉS SÉNÉGALAISES : DIOMAYE FAIT-IL UN CASTING ?

🔴 VILLE DE DAKAR EN FEU : AL AHLY TOMBE APRÈS UN DUEL ÉPIQUE (93-90)

Sénégal : Le PM Ousmane Sonko limogé, le gouvernement dissous

Le Président Bassirou Diomaye Faye a mis fin, ce vendredi 22 mai 2026, aux fonctions du Premier Ministre Ousmane Sonko, entraînant de facto la dissolution de l’ensemble du gouvernement. La décision, formalisée par le décret n° 2026-128, marque un tournant majeur dans la vie politique sénégalaise.

Les membres du gouvernement sortant ont été instruits d’expédier les affaires courantes dans l’attente de la constitution d’une nouvelle équipe gouvernementale. Aucune indication n’a été donnée à ce stade sur le calendrier de nomination d’un nouveau Premier Ministre.

Cette rupture consomme officiellement les tensions qui opposaient depuis plusieurs mois le chef de l’État et son Premier Ministre, figures jadis alliées du mouvement Pastef, dont les divergences s’étaient progressivement étalées sur la scène publique.

Le président de la République a mis fin aux fonctions du Premier ministre, Ousmane Sonko…

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°741– 22/05/2026

🔴 ACQUISITION D’ÉQUIPEMENTS AGRICOLES ET CONSTRUCTION DE 120 ENTREPÔTS DE STOCKAGE (…) EN PLUS DE RÉCLAMER PRÈS DE 6,5 MILLIARDS DE FCFA À L’ÉTAT DU SÉNÉGAL , INTERMAQ SERT AU MINISTRE MABOUBA DIAGNE : UN DÉMENTI FERME ET FORMEL
🔴 CODE ÉLECTORAL – LE MOUVEMENT GUEUM SA BOPP DÉCIDE D’ENGAGER UNE BATAILLE JURIDIQUE POUR DÉNONCER CE QUIL CONSIDÈRE COMME ÉTANT : UN TRIPATOUILLAGE EXPRESS ET UNE FORFAITURE LÉGISTIQUE

🔴 MONDIAL 2026 : PAPE THIAW DÉVOILE 28 LIONS

Al Nassr sacré champion de la Saudi Pro League après une démonstration face à Damac

Al Nassr a conclu sa saison en apothéose en s’adjugeant le titre de champion de la Saudi Pro League au terme de la 34e et dernière journée. Porté par une attaque de gala et une maîtrise collective aboutie, le club saoudien a largement dominé Damac sur le score de 4-1, ce jeudi, validant ainsi une saison aboutie et historique.

Dans une rencontre décisive disputée sous forte pression, les hommes d’Al Nassr ont rapidement pris les commandes du match grâce à une intensité offensive constante. L’international sénégalais Sadio Mané a une nouvelle fois joué un rôle central dans l’animation offensive, apportant sa vitesse et sa justesse technique dans les phases de transition. À ses côtés, Cristiano Ronaldo a confirmé son statut de leader et de finisseur, inscrivant un doublé déterminant qui a fait basculer la rencontre en faveur de son équipe.

Le club saoudien Al Nassr a également pu compter sur l’apport de Kingsley Coman, précieux dans les phases offensives par ses percussions et sa capacité à déstabiliser la défense adverse. Cette complémentarité entre stars internationales a permis à Al Nassr de prendre progressivement l’ascendant sur une équipe de Damac souvent dépassée par le rythme imposé.

En face, Damac FC a tenté de résister mais a fini par céder face à la supériorité technique et physique de son adversaire. Malgré un but inscrit, les visiteurs n’ont jamais réellement été en mesure d’inquiéter durablement le futur champion.

Avec ce succès final, Al Nassr décroche son premier titre majeur en Arabie saoudite et marque un tournant dans son histoire récente. Ce sacre vient récompenser une saison régulière dominée dans le cadre de la Saudi Pro League, au cours de laquelle le club a su allier puissance offensive, expérience internationale et constance dans les résultats.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°740 – 21/05/2026

🔴 DIALOGUE NATIONAL -DÉNONÇANT LE CARACTÈRE SUSPECT DU TIMING, DU FORMAT ET DES FINALITÉS , LES PIÈTRES SUJETS INSCRITS À L’AGENDA ET LE BIZARRE CIBLAGE DES PARTICIPANTS … L’APR PIÉTINE L’APPEL DE DIOMAYE ET ANNONCE : LE BOYCOTT !
🔴 CONSEIL CONSULTATIF DES JEUNES DU SÉNÉGAL- LE MINISTÈRE DE LA JEUNESSE SORT UNE TOUTE DERNIÈRE DECISION ET DIT : NON AU CUMUL DE MANDATS !

🔴 EXPLOIT DES « LIONCEAUX » : L’ALGÉRIE TERRASSÉE, LE MONDIAL EN POCHE

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°739 – 20/05/2026

🔴 11 JUIN 2024- 11 JUIN 2026 / LES CADRES DE LA RÉPUBLIQUE DES VALEURS ÉVOQUENT L’AFFAIRE ASER – AEE POWER EPC PORTANT SUR 37 MILLIARDS CURIEUSEMENT DISPARUS ET DÉNONCENT : DEUX ANS DE MENSONGES
🔴 TAFSIR THIOYE SORT DE SES GONGS ET CONFIE QUE LE DOCUMENT SIGNÉ PAR LE PRÉSIDENT DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE EST DIFFÉRENT DE CELUI VOTÉ EN PLÉNIÈRE : OOOH LES FAUSSAIRES!

🔴 ROUTE VERS LA CAN 2027 : LE SÉNÉGAL CONNAÎT SES ADVERSAIRES

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°738 – 19/05/2026

🔴 MOUHAMADOU MOUSTAPHA MANÉ, COORDONNATEUR « R LES RÉPUBLICAINS » SUR «  LE SCANDALE PROCÉDURAL ET FINANCIER » AU NIVEAU DU MOLE 4 DONT L’INCIDENCE FINANCIÈRE EST DE 21,5 MDS… : LA CASSE DU SIÈCLE !
🔴 GESTION DU MATÉRIEL AGRICOLE – MALGRÉ LES PREUVES ÉCRITES EXHIBÉES DANS LEURS COLONNES PAR LES MÉDIAS INCRIMINÉS ET ACCUSÉS DE DIFFAMATION : MABOUBA DÉPOSE SA PLAINTE

🔴 CAN BEACH SOCCER 2026 : LA CAF CONFIE L’ORGANISATION AU SÉNÉGAL

« Mamady Doumbouya, l’héritier des Pères fondateurs »

Au lendemain des indépendances en Afrique, le discours panafricaniste s’impose dans les foyers, les universités et les partis politiques. Les figures de proue se nomment Marcus Garvey, W. E. B. Du Bois, Kwame Nkrumah, Gamal Abdel Nasser, Ahmed Sékou Touré, etc. Ces Pères fondateurs ont bâti Organisation de l’unité africaine et œuvraient à la création d’un État fédéral africain.

J’en ajouterai:
Thomas Sankara!
Patrice LUMBUMBA!
Cheikh Anta Diop…

Totalement démarqué de ce panafricanisme galvaudé, le discours du président Mamady Doumbouya, prononcé au Kenya, à Nairobi, rappelle, par sa cohérence et son engagement, la pertinence et la noblesse du combat de ces Pères fondateurs.

S’exprimant lors de l’Africa Forward Summit à Nairobi, le président de la République, Mamady Doumbouya, a décliné les axes d’un panafricanisme compétitif. Il affirme à haute voix : « L’Afrique ne peut plus être un simple fournisseur de matières premières destinées à alimenter les industries du monde. La Guinée s’inscrit pleinement dans cette vision à travers le programme Simandou 2040, destiné à faire de la Guinée un acteur majeur de l’économie verte mondiale. »

En prenant cette décision, cet héritier des « Pères fondateurs » entend résoudre la crise de l’emploi pour la jeunesse guinéenne, qui sera formée afin de participer à la transformation des matières premières sur le sol national. Quel courage politique !

Pour lui encore : « Le minerai de fer de qualité de Simandou contribuera à produire un acier plus propre, indispensable aux infrastructures vertes, aux transports durables et aux technologies de la transition énergétique. »
Le président Doumbouya ajoute : « Mon pays est prêt à travailler avec tous les partenaires africains et internationaux pour bâtir une nouvelle génération de coopérations fondées sur le respect mutuel, la confiance et la co-construction. »

Par ces mots, il a séduit toute l’assistance et, au-delà, touché une jeunesse africaine connectée.

Comment ne pas aimer cet homme ?

Chers adversaires de Mamady Doumbouya, détestez-le si cette haine vous nourrit, mais soyez justes avec lui.

Cet homme est une chance pour la Guinée, une référence pour le continent africain.Mamady Doumbouya a organisé des élections démocratiques et transparentes, au terme desquelles il a été élu, alors qu’il aurait pu se contenter de faire comme certains dirigeants de la sous-région qui se sont octroyé, par décret présidentiel, des mandats de cinq ans. Doumbouya a préféré être franc et honnête avec son peuple, qui lui a délégué son pouvoir.

La Guinée n’a jamais été aussi bien gouvernée qu’aujourd’hui, selon ses partisans, depuis l’arrivée du président Doumbouya, sollicité par l’Alliance des États du Sahel, admiré par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest, respecté par ses pairs de l’Union africaine et honoré par les Organisation des Nations unies.

Grâce à une gouvernance marquée par des succès sur les plans financier, économique et social, Doumbouya est en train de corriger les manquements de ses prédécesseurs.

Son humilité et sa bonne éducation l’empêchent de mettre excessivement en avant ses succès.
Face au monde, Doumbouya porte fièrement la voix de l’Afrique. Les lamentations, compréhensibles, de certains perdants à la solde d’acteurs politiques pusillanimes témoignent aujourd’hui de leur déception face à un homme demeuré imperturbable dans sa mission de répondre aux préoccupations du peuple guinéen.

Que les tirailleurs prennent du repos : le peuple de Guinée a signé un bail à durée indéterminée avec Mamady, dont le mérite dépasse largement celui de ses pourfendeurs en errance.

Doumbouya est une chance pour la Guinée. L’homme ne parle pas, il agit. Ses performances économiques ont été saluées par le Fonds monétaire international ainsi que par d’autres partenaires techniques et financiers qui considèrent le respect des droits humains, la défense des libertés, l’État de droit et la justice sociale comme des conditions essentielles.

Dans ce monde plein d’incertitudes, le peuple de Guinée peut compter sur ce digne héritier des « Pères fondateurs ». J’ai eu la chance d’en côtoyer certains, dont la vision panafricaine semble aujourd’hui perpétuée par Mamady Doumbouya.

Vive la Guinée nouvelle.
Vive le peuple de Guinée
Vive Mamady.
Me Robert BOURGI

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°737 – 18/05/2026

🔴 MENACES DE MABOUBA DIAGNE DE PORTER PLAINTE CONTRE 15 ORGANES DE PRESSE AYANT TRAITÉ LE PRÉRAPPORT DE LA COUR DES COMPTES : ENTRE DÉNÉGATIONS ET PREUVES ÉCRITES
🔴 CONSÉQUENCES DE LA PROMULGATION DE LA LOI n°2026-10 PORTANT MODIFICATION DU CODE ÉLECTORAL ET DÉSIGNANT LES PERSONNES QUI NE FIGURERONT PAS SUR LES LISTES ÉLECTORALES… FINALEMENT : SEULES 04 CATÉGORIES SONT EXCLUES

🔴 CAN U17 / UFOA-A U20 FÉMININ : LES JEUNES LIONS RUGISSENT, LES LIONNES SACRÉES CHAMPIONNES

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°736 – 16 ET 17/05/2026

🔴 RÉVÉLATION DE MADIAMBAL DIAGNE SUITE À L’ARRESTATION DE NDIAGA SECK SUIVIE DE LA DÉCISION DU PM DE DÉMISSIONNER DE SON POSTE : « SONKO CRIE AU COMPLOT »
🔴 APRÈS SES CRITIQUES ACERBES CONTRE LE DIRECTEUR GÉNÉRAL DE L’AGEROUTE : TIDIANE THIAM DÉFENESTRÉ

🔴 COMBAT ROYAL : SA THIÈS ET SITEU PRÊTS POUR L’AFFICHE EXPLOSIVE DE 2027

« Propos mensongers » et « manque de loyauté inédit » : ce que l’AGEROUTE reproche à son ex-DRH

Cheikh Ahmeth Tidiane Thiam, directeur des ressources humaines de l’AGEROUTE, a été licencié pour faute lourde. Cette décision intervient peu après ses accusations publiques à l’encontre du directeur général, Moustapha Fall.

Dans un communiqué signé par le DG, il est reproché à l’ex-DRH d’avoir tenu des « propos mensongers ». Selon Moustapha Fall, ces actes « nuisent gravement » aux intérêts supérieurs de l’AGEROUTE et traduisent un « manque de loyauté inédit » à l’égard de la Direction générale.


Ci-dessous l’intégralité du texte. 

Monsieur le Directeur des Ressources Humaines,

Dans l’après-midi du 13 mai 2026, vous avez tenu un point de presse en direct largement diffusé dans les réseaux sociaux et les médias notamment Seneweb ayant pour sujet la gouvernance de l’AGEROUTE depuis ma nomination.

Au cours de votre sortie, vous avez tenu des propos mensongers à mon égard et divulgué des informations internes et confidentielles de l’AGEROUTE au grand public.
Vous avez également évoqué des faits relatifs à des choix stratégiques propres à mon arrivée dans l’Agence et tenté de créer un malaise entre la Direction Générale et ses collaborateurs.

Ce point de presse aux relents  politiques a porté gravement atteinte à l’image et au crédit de l’institution, créant ainsi un malaise en interne et vis à vis de nos différents partenaires.
Ces faits sont constitutifs de fautes lourdes parce qu’il s’agit d’actes de défiance et d’insubordination manifeste et intolérables eu égard au poste que vous occupez, à savoir l’encadrement du personnel.

Par ailleurs, ces actes nuisent gravement aux intérêts supérieurs de l’AGEROUTE et traduisent un manque de loyauté inédit à l’égard de la Direction Générale.

Pour toutes ces raisons évoquées, je vous notifie par la présente, votre licenciement pour fautes lourdes avec effet immédiat entrainant toutes les conséquences de droit.

Votre solde de tout compte, incluant le reliquat de salaire dû jusqu’à ce jour et le paiement des congés payés non pris (hors indemnités supprimées pour faute lourde), sera tenu à votre disposition au service comptable après inventaire des effets de service.

Vous êtes tenu de restituer sans délai l’ensemble des biens de l’AGEROUTE en votre possession: véhicule, ordinateur portable, téléphone, badges d’accès, documents confidentiels et tout matériel bureautique et/ou informatique en présence d’un huissier et d’un représentant de l’AGEROUTE dès le lundi 18 mai 2026.

A
Monsieur Cheikh Ameth Tidiane THIAM
Directeur des Ressources Humaines AGEROUTE 

Dakar : le gouverneur interdit l’occupation anarchique sous les autoponts et échangeurs

Le gouverneur de la région de Dakar, Ousmane Kane, a décidé de durcir le ton face à l’occupation irrégulière des espaces situés sous les autoponts, échangeurs et autres ouvrages publics de la capitale. Dans un communiqué rendu public ce vendredi 15 mai, l’autorité administrative annonce une série de mesures visant à mettre fin à ce qu’elle qualifie d’occupation anarchique du domaine public.

Selon le gouverneur, les services administratifs ont constaté ces derniers mois une recrudescence de la présence irrégulière de personnes et d’installations dans plusieurs zones de la région de Dakar. Cette situation concerne notamment les espaces aménagés sous les autoponts et échangeurs, devenus progressivement des lieux d’occupation informelle.

Le communiqué évoque plusieurs formes d’occupation jugées problématiques par les autorités. Il s’agit notamment de l’installation d’abris de fortune, de l’exercice d’activités commerciales non autorisées, du stationnement désordonné de motos, de charrettes et de divers matériels, mais aussi de l’utilisation de ces lieux comme espaces d’hébergement nocturne.

Pour Ousmane Kane, ces pratiques représentent une menace sérieuse pour l’ordre public et la sécurité collective. L’autorité administrative estime qu’elles portent atteinte à la salubrité publique, favorisent l’insécurité et risquent également d’endommager les infrastructures routières concernées.

Le gouverneur souligne également que ces occupations irrégulières constituent un facteur de vulnérabilité sécuritaire, dans un contexte où les ouvrages publics jouent un rôle stratégique dans la circulation et la mobilité urbaine dans la capitale. Selon lui, ces installations entravent parfois la libre circulation et compliquent certaines opérations de surveillance ou d’intervention des services de sécurité.

Face à cette situation, le gouverneur de Dakar rappelle désormais l’interdiction formelle d’élire domicile ou de passer la nuit sous les autoponts, échangeurs et autres infrastructures publiques. Il interdit également l’implantation d’abris de fortune, l’exercice d’activités commerciales ou de gardiennage non autorisées ainsi que le stationnement anarchique de motos, véhicules, charrettes ou équipements divers dans ces espaces.

Dans son communiqué, Ousmane Kane annonce que les services compétents de l’État seront mobilisés pour faire appliquer ces mesures. Les Forces de défense et de sécurité, en collaboration avec les collectivités territoriales et les services techniques concernés, mèneront des opérations de contrôle et de libération systématique des espaces occupés de manière irrégulière.

Cette décision s’inscrit dans une volonté plus large des autorités de renforcer l’ordre public, d’améliorer le cadre de vie urbain et de préserver les infrastructures publiques dans une capitale confrontée à une forte pression démographique et à une occupation souvent désorganisée de l’espace public.

En conclusion, le gouverneur appelle les populations au respect strict des règles encadrant l’occupation du domaine public. Il invite également les citoyens à faire preuve de civisme, de responsabilité et de vigilance afin de contribuer à la préservation de la sécurité collective, de la salubrité publique et de l’intégrité des infrastructures routières de la région de Dakar.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°735 – 15/05/2026

🔴 GESTION OPAQUE DES COMPTES SÉQUESTRES… FRAIS ET INTÉRÊTS LIBÉRÉS AU PROFIT DE LA LBA MAIS …. : INDÛMENT PERÇUS
🔴 DÉCOUVERTE D’UNE DETTE DE 165 MILLIARDS QUI LAISSE AUGURER D’UN KRAKEN FINANCIER POUR LE SÉNÉGAL : PETROSEN DANS L’ŒIL DU CYCLONE

🔴 UFOA A ET CAN U17 : LES LIONNES SURVOLENT, LES LIONCEAUX TOMBENT

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°734 – 13 ET 14/05/2026

🔴 CHOCS ÉCONOMIQUES… STABILITÉ FINANCIÈRE ET INCERTITUDES PERSISTANTES AU CŒUR DES ÉCHANGES AVEC KRISTALINA GEORGIEVA : DIOMAYE SUR DE NOUVELLES BASES AVEC LE FMI
🔴 NOUVEAU RÉQUISITOIRE – « LE SÉNÉGAL FACE AU CRIME DE HAUTE TRAHISON ÉCONOMIQUE ET SOCIAL » : L’ALERTE ROUGE DES « JAMBAARS »

🔴 CAP SUR LA CAN 2032 : LE SÉNÉGAL RELANCE SES AMBITIONS CONTINENTALES

Dette extérieure : Ndongo Samba Sylla alerte sur une trajectoire « insoutenable » pour le Sénégal

L’économiste sénégalais Ndongo Samba Sylla estime que le débat actuel autour des supposées « dettes cachées » contractées sous le régime de Macky Sall ne doit pas masquer ce qu’il considère comme le véritable danger économique pour le Sénégal : l’explosion continue de la dette extérieure publique et privée en monnaie étrangère.

Intervenant lors d’une rencontre d’experts organisée par le réseau IDEAS-Africa Network, l’économiste a dressé un constat particulièrement alarmant sur l’évolution de l’endettement sénégalais au cours des deux dernières décennies.

Selon lui, les « dettes cachées » souvent évoquées dans le débat public ne constituent qu’une partie limitée d’un problème beaucoup plus large. « Les dettes cachées ne sont pas l’arbre qui cache la forêt », a-t-il déclaré devant les participants.

Ndongo Samba Sylla affirme distinguer trois niveaux de crise dans le cas sénégalais. Le premier concerne les dettes cachées et les éventuelles irrégularités juridiques ou institutionnelles liées à certains emprunts contractés sous l’ancien régime. Le deuxième, qu’il juge beaucoup plus grave, est celui d’une dette extérieure devenue structurellement insoutenable. Enfin, le troisième niveau touche au fonctionnement du système de paiement international, qu’il considère défavorable aux pays déficitaires comme le Sénégal.

L’économiste estime que la dynamique d’endettement du pays s’est progressivement aggravée au fil des années. Selon ses chiffres, le stock de dette publique extérieure du Sénégal aurait été multiplié par onze entre 2006 et 2023.

Il souligne également que l’endettement du secteur privé en devises suit la même tendance haussière. À ses yeux, cette dépendance croissante à l’endettement extérieur expose fortement l’économie sénégalaise aux risques de change et aux tensions sur les marchés financiers internationaux.

Ndongo Samba Sylla rappelle qu’après les annulations de dette intervenues dans les années 2000, les ratios d’endettement avaient temporairement baissé avant de repartir fortement à la hausse. D’après lui, la dette publique extérieure représenterait aujourd’hui environ 80 % du revenu national brut, tandis que l’ensemble de la dette extérieure du Sénégal atteindrait près de 130 %.

L’économiste critique également la logique ayant guidé plusieurs grands projets financés par emprunts extérieurs durant les dernières années. Selon lui, de nombreux investissements ont été financés en dollars ou en devises étrangères alors qu’ils ne génèrent pas directement de recettes en devises.

Il cite notamment des infrastructures comme le Train Express Régional ou le Bus Rapid Transit Dakar, qui produisent essentiellement des revenus en francs CFA alors que leur remboursement doit être effectué en monnaie étrangère.

Pour Ndongo Samba Sylla, cette situation fragilise durablement les équilibres financiers du pays. Il considère que la capacité réelle d’un État à supporter une dette extérieure dépend moins de son taux de croissance économique que de sa capacité à générer des recettes d’exportation et des réserves en devises.

L’économiste avance également des projections qu’il juge préoccupantes concernant les échéances futures. Selon lui, entre 2024 et 2026, le Sénégal devrait rembourser environ 9,5 milliards de dollars au titre de sa dette extérieure, soit davantage que sur l’ensemble des douze années du régime Macky Sall où le service de la dette extérieure aurait représenté 7,3 milliards de dollars.

Il estime par ailleurs que si aucune nouvelle dette n’était contractée durant le mandat du président Bassirou Diomaye Faye, le pays devrait malgré tout rembourser près de 15 milliards de dollars au cours des prochaines années.

Face à cette situation, Ndongo Samba Sylla appelle à distinguer clairement les enjeux juridiques liés aux dettes cachées des enjeux macroéconomiques liés à la soutenabilité globale de la dette extérieure.

Il plaide pour l’organisation d’un audit citoyen de la dette sénégalaise afin d’évaluer précisément les conditions dans lesquelles certains emprunts ont été contractés ainsi que leur impact réel sur l’économie nationale.

L’économiste demande également l’ouverture d’une enquête interne au sein du Fonds monétaire international (FMI) concernant les programmes d’endettement validés entre 2011 et 2023. Selon lui, les institutions financières internationales ont accompagné et cautionné des politiques d’endettement aujourd’hui jugées excessives et potentiellement dangereuses pour la stabilité financière du Sénégal.

Dette africaine : Ndongo Samba Sylla critique l’endettement en devises et plaide pour une monnaie nationale dans les pays CFA

L’économiste sénégalais Ndongo Samba Sylla a livré une analyse critique des mécanismes de la dette africaine lors d’une rencontre d’experts organisée à Dakar par le réseau IDEAS-Africa Network. Selon lui, les crises de dette qui frappent de nombreux pays africains ne s’expliquent pas principalement par un excès d’endettement, mais par une perte de contrôle sur les ressources financières et les devises générées par leurs économies.

Le Directeur Afrique de l’IDEAS a estimé que le débat sur la dette africaine est souvent abordé sous un angle erroné. D’après lui, plusieurs pays africains à revenus faibles ou intermédiaires disposent en réalité d’un niveau d’endettement relativement limité lorsqu’il est comparé à celui des grandes puissances économiques.

« Pour 129 pays, leur dette extérieure totale est inférieure à la seule dette fédérale de l’Allemagne », a-t-il expliqué, estimant que les États africains ne sont pas nécessairement « surendettés » au sens absolu du terme.

Ndongo Samba Sylla considère que le véritable problème réside surtout dans la nature de cette dette, contractée en monnaie étrangère. Selon lui, cette dépendance expose les économies africaines à des risques majeurs liés aux taux d’intérêt, aux fluctuations monétaires et aux difficultés de refinancement.

L’économiste souligne que les pays développés bénéficient d’un avantage déterminant : ils s’endettent principalement dans leur propre monnaie. Cette situation leur offre une plus grande marge de manœuvre budgétaire et monétaire.

Pour illustrer son propos, il cite le cas du Japon, dont la dette dépasse largement 200 % du PIB sans pour autant provoquer de défaut de paiement. À l’inverse, certains pays du Sud ont connu des crises de solvabilité avec des niveaux de dette beaucoup plus faibles.

Selon lui, les indicateurs classiques de dette rapportée au PIB ne permettent donc pas de comprendre réellement la vulnérabilité financière des pays africains.

Mais au-delà de la question monétaire, Ndongo Samba Sylla pointe également le rôle du système financier international et des multinationales dans les déséquilibres économiques du continent.

D’après lui, plusieurs pays africains disposent de ressources suffisantes pour faire face à leurs engagements financiers, mais ces ressources échappent en grande partie au contrôle des États. Il accuse les multinationales de rapatrier massivement les devises issues des exportations africaines sous forme de profits, de dividendes ou de flux financiers illicites.

L’économiste prend l’exemple du Ghana où, entre 2000 et 2020, les multinationales auraient rapatrié environ 18 milliards de dollars de profits et dividendes, soit davantage que les 16 milliards de dollars consacrés au service de la dette extérieure publique sur la même période.

Selon lui, si ces ressources restaient sous contrôle national, les États africains auraient beaucoup moins recours à des emprunts extérieurs coûteux.

Le cas de la Zambie est également cité comme illustration des failles du système actuel. Ndongo Samba Sylla rappelle que le pays avait fait défaut en 2020 sur un paiement d’environ 40 millions de dollars, alors même que des milliards de dollars issus des exportations de cuivre échappaient au circuit officiel de rapatriement.

À l’inverse, il met en avant des pays comme le Botswana ou la Libye qui, selon lui, ont pu limiter leur dépendance à l’endettement extérieur grâce à un meilleur contrôle de leurs ressources naturelles stratégiques.

Face à ces constats, l’économiste plaide pour une réforme profonde du système de paiement international afin de permettre aux pays africains de mieux contrôler les devises générées par leurs exportations.

Concernant les États de la zone CFA, Ndongo Samba Sylla défend également la mise en place de monnaies nationales émises par des banques centrales souveraines. Selon lui, cette réforme permettrait notamment au Sénégal de récupérer une partie importante des ressources actuellement perdues à travers les déficits extérieurs et les sorties de capitaux.

Il estime qu’une telle transformation réduirait considérablement le besoin d’austérité budgétaire souvent imposé aux pays africains dans le cadre des programmes de stabilisation économique.

Pour l’économiste, les politiques d’austérité appliquées dans plusieurs pays du continent ne sont pas seulement socialement coûteuses, elles sont également inutiles si des réformes structurelles permettent de restaurer la souveraineté monétaire et le contrôle des ressources financières nationales.

Finances et croissance : Abdourahmane Sarr échange avec la Banque mondiale sur les défis macroéconomiques du Sénégal

Le gouvernement sénégalais poursuit ses discussions avec les grandes institutions financières internationales dans un contexte marqué par les défis budgétaires et les ambitions de transformation économique du pays. Ce mardi 12 mai 2026, le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Abdourahmane Sarr, a reçu une délégation de la Banque mondiale pour une séance de travail consacrée à la situation macroéconomique, budgétaire et financière du Sénégal.

Cette rencontre intervient alors que le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, s’entretenait au même moment avec la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI), Kristalina Georgieva, dans le cadre des consultations engagées avec les partenaires financiers internationaux.

Selon une note publiée par le ministère de l’Économie, les échanges avec la Banque mondiale ont porté sur plusieurs questions stratégiques liées aux perspectives de croissance du Sénégal, à la stabilité des finances publiques ainsi qu’aux besoins de financement de l’économie nationale dans un environnement international jugé particulièrement contraint.

Le ministre Abdourahmane Sarr a mis en avant l’importance du partenariat entre le Sénégal et la Banque mondiale, notamment pour soutenir les secteurs considérés comme prioritaires par les nouvelles autorités. Il a insisté sur la nécessité de mobiliser davantage de financements en faveur des projets à fort impact économique et social, dans un contexte où le gouvernement affiche sa volonté d’accélérer les réformes structurelles et de renforcer la souveraineté économique du pays.

Les discussions ont également porté sur les mécanismes permettant d’améliorer la résilience économique du Sénégal face aux chocs extérieurs. Les autorités sénégalaises cherchent notamment à consolider les équilibres macroéconomiques tout en poursuivant les investissements dans les infrastructures, l’emploi, l’agriculture, l’énergie et les politiques sociales.

La délégation de la Banque mondiale était conduite par Seynabou Sakho, qui a salué les efforts entrepris par les autorités sénégalaises pour renforcer la gouvernance économique et améliorer le cadre des politiques publiques.

Selon le ministère, la Banque mondiale a réaffirmé sa disponibilité à accompagner le Sénégal à travers différents instruments de financement et d’assistance technique. Cette coopération devrait notamment soutenir les projets de développement liés à la transformation économique, à la réduction de la pauvreté et au renforcement de la croissance inclusive.

Cette séquence diplomatique et économique intervient dans un contexte où le Sénégal cherche à rassurer ses partenaires financiers internationaux après plusieurs mois marqués par des débats autour de la dette publique, des équilibres budgétaires et des réformes économiques engagées par les nouvelles autorités.

Le gouvernement sénégalais multiplie ainsi les échanges avec les institutions financières internationales afin de consolider les partenariats existants et d’attirer de nouveaux financements destinés à accompagner les priorités du Plan national de transformation économique et sociale.

Sommet Africa Forward : Bassirou Diomaye Faye plaide pour une économie bleue durable face à la pêche illicite et à la surpêche

Le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a placé les enjeux de l’économie bleue et de la justice climatique au cœur de son intervention lors du Sommet Africa Forward. Le chef de l’État sénégalais a co-présidé, aux côtés du Premier ministre de Maurice, une table ronde de haut niveau consacrée aux défis et opportunités liés à l’exploitation durable des ressources marines et fluviales en Afrique.

Devant plusieurs dirigeants africains, experts internationaux et partenaires économiques, Bassirou Diomaye Faye a rappelé ce qu’il considère comme une profonde injustice climatique : l’Afrique demeure le continent qui pollue le moins, mais elle reste l’une des régions du monde les plus exposées aux conséquences du dérèglement climatique.

Dans son discours, le président sénégalais a insisté sur la nécessité de concilier protection de l’environnement et développement économique. Selon lui, les populations africaines ne doivent pas être contraintes de choisir entre la préservation des écosystèmes et leur droit légitime au progrès social et à la prospérité.

Le chef de l’État a présenté la vision sénégalaise de l’économie bleue comme un modèle articulé autour de trois dimensions complémentaires : la protection des ressources naturelles, la création de richesses et le partage équitable des revenus issus de l’exploitation des ressources marines et fluviales.

Face à la dégradation des écosystèmes marins, à la pression croissante sur les ressources halieutiques et aux effets du changement climatique, Bassirou Diomaye Faye a notamment alerté sur les dangers de la surpêche et de la pêche illicite qui fragilisent de nombreuses communautés côtières au Sénégal et dans plusieurs pays africains.

Selon lui, ces phénomènes menacent directement les moyens de subsistance de milliers de pêcheurs artisanaux, tout en accentuant la pauvreté et la vulnérabilité économique dans les zones littorales.

Pour répondre à ces défis, le président sénégalais a mis en avant plusieurs réformes structurelles engagées par les autorités. Il a cité la modernisation du secteur de la pêche, le développement de l’aquaculture ainsi que la promotion de nouvelles politiques destinées à mieux préserver les ressources halieutiques.

Bassirou Diomaye Faye a également évoqué les réformes foncières et la structuration de coopératives agricoles destinées à améliorer les conditions de production et la résilience des communautés rurales face aux changements climatiques.

Le chef de l’État a insisté sur l’importance des dispositifs modernes de conservation post-récolte afin de réduire les pertes économiques dans les filières agricoles et halieutiques. Il a aussi mis en avant le développement du tourisme vert comme levier de croissance durable et de valorisation des écosystèmes naturels.

Selon le président sénégalais, l’ensemble de ces politiques vise à créer des emplois durables, générer des revenus pour les populations et renforcer la souveraineté économique du pays tout en préservant les équilibres environnementaux.

Dans la dernière partie de son intervention, Bassirou Diomaye Faye a réaffirmé la ligne diplomatique que le Sénégal cherche désormais à défendre sur les questions climatiques et de développement : faire de la protection de la planète et de la transformation économique de l’Afrique deux objectifs complémentaires et non opposés.

Pour le chef de l’État, le développement du continent africain ne peut être sacrifié au nom des impératifs environnementaux mondiaux, tout comme la croissance économique ne peut plus se construire au détriment des ressources naturelles et des générations futures.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°733 – 12/05/2026

🔴 CONJONCTURE ÉCONOMIQUE EXÉCRABLE, AVANCES TABASKI INSUFFISANTES, POUVOIR D’ACHAT EN CHUTE : L’ÉNORME DÉTRESSE DES PÈRES DE FAMILLES
🔴 ÉLECTIONS LOCALES DE 2027 À NGUÉNIÉNE : BOUGAR PARTANT !

🔴 CHAMPIONS D’AFRIQUE MAIS… : LA GESTION DES PRIMES DES U15 FAIT DÉBAT

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°732 – 08/05/2026

🔴 ÉTAT CIVIL SÉNÉGALAIS – JUSTICE SANS FRONTIÈRES ALERTE SUR UN : VASTE SYSTÈME DE TRAFIC
🔴 INDUSTRIES EXTRACTIVES AU SÉNÉGAL- POUR QUE LE PÉTROLE ET LE GAZ PROFITENT AUX POPULATIONS : DIOMAYE INTRANSIGEANT !

🔴 DOUBLE SACRE ET RECORD : OUMY DIOP ÉBLOUIT LES CHAMPIONNATS D’AFRIQUE

AFFAIRE SAMUEL SARR/CHEIKH AMAR : Ces éléments nouveaux qui blanchissent totalement Samuel SARR

Depuis la tenue de l’audience dans l’affaire opposant Samuel SARR et Cheikh AMAR, un lynchage médiatique est déroulé contre l’ancien ministre d’Etat. Cherchent-ils à mettre la pression sur la justice ?

Il s’agit vraisemblablement d’une mise en scène théâtrale dans laquelle, Monsieur Cheikh AMAR a inversé les rôles, comme l’a si bien révélé les PV d’enquête de la gendarmerie. L’on se demande d’ailleurs pourquoi le substitut du procureur n’a pas voulu tenir compte de ce détail flagrant.

En vérité, au vu des éléments factuels qui sont à notre disposition, cette affaire relève d’une farce.  Il parait que, même Me Abdoulaye WADE est étonné d’apprendre que Cheikh AMAR réclame de l’argent à Samuel SARR dont il avait donné un mandat écrit avec un mail à l’appui comme preuve versée dans le dossier.

Il faut rappeler que lors de l’enquête, les preuves documentées fournies par Monsieur Sarr n’ont jamais mis en doute, la sincérité de ses déclarations. Voilà pourquoi, dans la plainte qu’il a déposée le 12 Avril 2022 contre Cheikh AMAR, Monsieur Samuel SARR parle de «tentative d’extorsion de fonds» avec faux en écriture.

Pour rappel, le 25 Novembre 2021, après avoir répondu à toutes les questions des enquêteurs, Samuel  Sarr leur avait remis 09 documents scellés.

Dans le PV d’enquête numéro 265 on peut lire :  «Il ressort des constatations et auditions que le créancier dans cette affaire n’est pas Papa Cheikh Amadou AMAR (voir annexe 01) :

que Monsieur Samuel Amete SARR a été mandaté  par Maître Abdoulaye WADE pour recouvrer sa créance et non pour demander de l’aide (voir annexe 02),

-que monsieur Amar a reconnu sa créance et proposé un moratoire compte tenu de ses difficultés financières (voir annexe 03),

-que des traites de garantie ont été déposées puis apurées  par monsieur AMAR (voir annexe 04),

-que toutes les sommes payées par monsieur AMAR ont fait l’objet de reçus et portées à la connaissance du créancier (voir annexe 5),

-que l’utilisation selon les consignes du créancier de chaque montant payé par monsieur AMAR a fait l’objet d’un tableau récapitulatif (voir annexe 06),

-que la créance reliquataire poursuivie par l’avocat du PDG de TSE tient compte des sommes remboursées par monsieur AMAR et reconnues par le créancier (voir annexe 07),

-que l’avocat de maître Abdoulaye WADE avait déposé une requête aux fins d’inscription d’hypothèque conservatoire en date du 02 Janvier 2019.

Cette requête introduite par l’avocat du créancier Abdoulaye WADE et mandataire de Samuel SARR démontre que la créance poursuivie est de 5,9 milliards, c’est-à-dire, la créance intégrale de 7,9 milliards moins les sommes payées par Cheikh AMAR qui s’élèvent à 2 milliards et qui ont été contradictoirement constatés par le créancier et son avocat (voir annexe 08).

Enfin le jugement numéro 660/19 du 08/05/2019 prononcé par le tribunal du commerce consécutivement à la décision de désistement initiée par le créancier contre Cheikh AMAR montre à suffisance que la somme de 02 milliards remboursée par monsieur Cheikh AMAR a bien été reçue par le créancier qui ne poursuivait son débiteur que sur le reliquat de 05 milliards. Pour preuve, le désistement porte d’ailleurs sur la somme de 5,9 milliards et non 7,9 milliards (voir annexe 09).

En définitive, de l’enquête effectuée, il apparait que monsieur Samuel Amete SARR, a bien été mandaté par maitre Abdoulaye WADE pour recouvrer sa créance de 7,9 milliards auprès de Papa Cheikh Amadou AMAR, mandat qu’il a appliqué en recouvrant la somme de deux milliards conformément aux consignes qu’il a reçues de son mandant qui s’il y avait des problèmes devrait lui-même déposé plainte contre Samuel SARR, ce qui n’a pas été le cas.

Il convient de rappeler qu’une sommation interpellative a été effectuée auprès de Me   Madicke NIANG ancien Ministre d’Etat, avocat à la Cour et de Omar SARR, ancien Ministre d’Etat, ancien coordonnateur nationale du Pds, ancien Secrétaire général national adjoint du Pds, tous deux proches collaborateurs de Me Abdoulaye WADE qui ont confirmé, qu’ils ne sauraient ignorer ni disconvenir que Monsieur Pape Cheikh  Amadou AMAR devait la somme de 18 millions de dollars soit l’équivalent de 7,9 milliards de FCFA à Me Abdoulaye WADE. Et ce dernier, a suivant correspondance en date du 27 Juin 2013, mandaté Monsieur Samuel Amet SARR pour  qu’il recouvre sa créance auprès de Monsieur Pape Cheikh Amadou AMAR.

Qu’après avoir reçu des mains de Monsieur AMAR ledit montant (2 milliards) Me WADE a donné des consignes à Monsieur Samuel SARR pour les dépenses qu’il devait effectuer pour son compte au Sénégal.

Qu’un tableau récapitulatif des défenses effectuée pour le compte de Me Abdoulaye WADE a été validé en présence de Me Madicke NIANG et Monsieur Omar SARR.

Normalement, après les conclusions des enquêteurs, ce dossier devrait être classé sans suite. Car les preuves de Monsieur SARR écartent toutes les accusations portées contre lui.

LISTE DES 10 PREUVES FOURNIES PAR SAMUEL SARR A LA GENDARMERIE

N° DU SCELLEDESIGNATION DES PIECESREFERENCES DE LA PIECE
01Lot de document composés des décharges et traites remises à Papa Cheikh Amadou AMAR par Samuel SARR pour prouver la remise des deux milliards 
02Annexe1- Correspondance en date du 27/06/2013 qui prouve que Samuel SARR a été mandaté par Me Abdoulaye WADE 
03Annexe2 : Correspondances en dates du 20/12/2013 et du 08/01/2014 prouvant respectivement que le créancier avait décidé de saisir la justice et aussi que Monsieur Cheikh AMAR établissait qu’il reconnaissait la créance, explique des difficultés financières et demande un moratoire de paiement par traites. 
04Annexe 3 : Traites de 500 millions et une de 400 millions tirées par Cheikh AMAR au profit du créancier pour le paiement de sa dette 
05Annexe 4 : Différents mails échangés par Samuel SARR avec le créancier et établissant le mandat, on y trouve les consignes données par le créancier pour la destination des sommes encaissées. 
06Annexe 5 : Tableau supposé signé par le créancier reportant les sommes encaissées et consignes exécutées 
07Annexe 6 : Correspondance signée par Cheikh AMAR demandant  avec insistance que la traite ne soit pas déposée, ce qui prouve que les traites n’étaient pas destinées à être déposées mais juste une garantie de paiement. 
08Annexe 7 : Mail du 19/10/2018 adressé par Me Seydou DIAGNE alors avocat qui défendait les intérêts du créancier contre Cheikh AMAR qui montre que l’état des sommes encaissées et les instructions du créancier ont fait l’objet de validation par ce dernier et son avocat. 
09Annexe 08 : Requête aux fins d’inscription d’hypothèque conservatoire en date du 02/01/2019 qui démontre que la créance est de 5 milliards, c’est-à-dire la créance initiale de 07 milliards moins la somme de 02 milliards payée par Cheikh AMAR 
10Annexes 09 : Jugement 660/19 du 08/05/2019 rendu par le tribunal du commerce portant désistement initié par le créancier contre Cheikh AMAR et qui montre bien que la somme de 02 milliards remboursée par Cheikh AMAR a bien été reçu par le créancier qui ne poursuivait son débiteur que sur le reliquat de 5 milliards. 

La plainte de Samuel SARR contre Cheikh AMAR

Monsieur Samuel Amete Sarr administrateur de sociétés  dépose effectivement plainte contre Papa Cheikh Amadou Amar administrateur de sociétés demeurant à TOUBA ALMADIES à Dakar et toute personne que l’instruction permettra de révéler pour les délits de tentative d’extorsion de fonds, de faux en écriture privée et usage de faux, de dénonciation calomnieuse prévus et punis par les articles 135,136, 372 et 362 du code pénal pour les faits suivants : Monsieur Papa Cheikh Amadou Amar a déposé plainte contre Monsieur Samuel Amete Sarr pour le délit d’abus de confiance portant sur la somme de deux (2) milliards de FCFA.

Il prétend lui avoir remis ladite somme à charge de la remettre à Maitre Abdoulaye Wade en un mot il l’a mandaté et qu’en cette qualité il aurait détourné cette somme à des fins personnelles puisque selon lui il ne parvient pas à ce jour à justifier si son destinataire a effectivement reçu cette somme et ce, malgré toutes les démarches entreprises ; D’abord la somme de 2.000.000.000 FCFA dont il fait état est une dette due à Maitre Abdoulaye Wade sur plus forte somme ; En effet Monsieur Cheikh Amar avait bénéficié de Maitre Abdoulaye Wade un prêt d’un montant de 7.935.171.308 F CFA.

Monsieur Samuel A. Sarr avait été chargé, par Maitre Abdoulaye Wade, du recouvrement amiable de cette somme entre les mains de Cheikh Amar, le débiteur. Ce dernier a remboursé la somme de 2.000.0000.000 FCFA et restait devoir la somme reliquataire de 5.935.171.308 FCFA. Au vu des lenteurs et dilatoires de Monsieur Amar quant au remboursement amiable du prêt, Maitre Abdoulaye Wade avait commis Maitre Mohamed Seydou Diagne pour initier une procédure de paiement et de validation d’hypothèque contre lui.

Par la suite il a instruit son avocat de noter son désistement en tenant comptes des bons offices de leur entourage et des difficultés financières invoquées par Monsieur Cheikh Amar; Ce qui a donné lieu au jugement n ° 660/19 en date du 09 mai 2019 du Tribunal de commerce hors classe de Dakar ; Fort curieusement c’est ce même avocat, constitué dorénavant pour son adversaire, qui se retourne en quelque sorte contre son propre client Maitre Abdoulaye Wade.

Monsieur Cheikh Amar qui sait pertinemment que Maitre Abdoulaye Wade mandant de Monsieur Samuel A Sarr et propriétaire de cet argent lui en a donné quitus, utilise cette plainte comme moyen de chantage contre sa personne pour lui soutirer de l’argent surtout que, par ces temps qui courent, il n’est plus dans les grâces du pouvoir actuel et traverse le désert ; Plus grave pour donner un semblant de crédit à ses élucubrations et accusations mensongères il se prévaut d’une fausse décharge confectionnée pour les besoins de sa prétendue créance pour soutenir ses calomnies et sa délinquance puisqu’elle ne comporte pas de date sur laquelle la signature de Monsieur Sarr a été grossièrement et maladroitement imitée.

Contre toute attente Monsieur Sarr a été inculpé par le juge d’instruction du 2ème cabinet saisi sur les réquisitions du Procureur de la République pour le délit d’abus confiance alors qu’il ressort clairement des conclusions de l’enquête préliminaire de la Brigade de Gendarmerie de Dakar Recherches que les faits ne sont pas établis.

 Monsieur Samuel A Sarr qui est manifestement victime des agissements délictueux de Monsieur Papa Cheikh Amadou Amar estime devoir déposer plainte avec constitution de partie civile contre ce dernier et toute personne que l’instruction permettra de révéler pour les délits de tentative d’extorsion de fonds, de faux en écriture privée et usage de faux et de dénonciation calomnieuse et même d’association de malfaiteurs.

Pour une bonne administration de la justice et éviter une contrariété de décisions Monsieur Samuel A Sarr souhaite que les deux (2) procédures soient jointes après le règlement du montant de la consignation qu’il vous plaira de fixer et le réquisitoire introductif du Ministère Public.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°731 – 07/05/2026

🔴 BISBILLES CONTRE L’HOMME D’AFFAIRES CHEIKH AMAR – ANNEXES DU PV 265… MANDAT DE WADE … RECONNAISSANCE DE LA DETTE ETC… : LES 10 PREUVES DE SAMUEL QUI FONT SOMBRER CHEIKH
🔴 TABASKI 2026 ET CONJONCTURE ÉCONOMIQUE COMPLIQUÉE / LES EXIGENCES DU PRESIDENT DIOMAYE : DE BONS MOUTONS ET À BONS PRIX

🔴 VISAS BLOQUÉS POUR LE MONDIAL 2026 : LA FSF FACE AU MUR AMÉRICAIN

Élections locales 2027 : le FDR appelle à l’unité de l’opposition pour faire face au pouvoir

À l’approche des élections territoriales prévues au plus tard en janvier 2027, le Front pour la Défense de la Démocratie et de la République (FDR) hausse le ton et pose les jalons d’une stratégie politique basée sur l’unité. Réuni ce mercredi, le regroupement de partis et d’acteurs de l’opposition a adopté une résolution solennelle dans laquelle il lance un appel appuyé à la constitution d’un front commun contre le parti au pouvoir, Pastef.

Dans son communiqué, le FDR dresse un bilan sévère de l’action gouvernementale depuis l’arrivée au pouvoir du président Bassirou Diomaye Faye. La coalition évoque une série de dysfonctionnements qu’elle juge préoccupants, citant notamment la persistance de l’émigration irrégulière, les atteintes supposées aux libertés à travers des détentions jugées arbitraires, ainsi qu’une dégradation des équilibres économiques et financiers. À cela s’ajoute, selon le front, un recul de la crédibilité du Sénégal sur la scène internationale.

Au-delà de ces critiques, le FDR met en garde contre ce qu’il considère comme une dérive institutionnelle. Il accuse le pouvoir en place de vouloir procéder à une modification unilatérale du code électoral, une initiative que l’opposition interprète comme une manœuvre politique visant à influer sur les règles du jeu électoral. Dans un contexte déjà marqué par des tensions autour des réformes électorales, cette question apparaît comme un point de cristallisation majeur entre majorité et opposition.

Face à ce qu’il perçoit comme un déséquilibre croissant, le FDR estime que la fragmentation de l’opposition constitue aujourd’hui l’un des principaux atouts du régime. C’est pourquoi la coalition insiste sur la nécessité de dépasser les clivages internes pour construire une dynamique collective capable de peser électoralement. L’objectif affiché est clair : présenter des listes unitaires dans les différentes collectivités territoriales afin de maximiser les chances de victoire.

Dans cette perspective, le FDR annonce son intention de participer activement aux élections locales en tant qu’entité politique structurée, tout en ouvrant ses rangs à d’autres forces. Il invite ainsi les partis d’opposition, les mouvements citoyens, les associations locales ainsi que les personnalités indépendantes à rejoindre cette dynamique unitaire. Le mot d’ordre avancé est celui d’une gestion concertée des collectivités, résumée par la formule « gagner ensemble et gérer ensemble ».

Parallèlement, le front appelle à la mise en place d’un large cadre de vigilance autour du processus électoral. Il plaide pour la création d’un front commun dédié à la transparence, chargé de surveiller les différentes étapes du scrutin et de prévenir toute tentative de manipulation. Selon ses responsables, des signaux inquiétants seraient déjà perceptibles, justifiant une mobilisation anticipée pour garantir la sincérité des élections.

Cette sortie du FDR intervient dans un contexte politique marqué par des recompositions et des tensions persistantes autour des règles électorales. À un peu moins d’un an et demi des élections territoriales, elle témoigne d’une volonté de structuration de l’opposition autour d’un projet commun, même si les défis liés à l’unité restent nombreux.

Reste à savoir si cet appel sera entendu par l’ensemble des acteurs concernés et s’il pourra se traduire concrètement sur le terrain. Une chose est sûre : les élections locales de 2027 s’annoncent déjà comme un test majeur pour l’équilibre politique du pays, avec en toile de fond la capacité de l’opposition à parler d’une seule voix face à un pouvoir déterminé à consolider ses positions.

Communiqué du Conseil des ministres du 6 mai 2026

Le Conseil des Ministres s’est tenu le mercredi 06 mai 2026, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, Président de la République.


AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE


Le Chef de l’Etat a fait une communication portant sur les points suivants :

Suivi des doléances des centrales syndicales

Au début de sa communication, le Président de la République annonce avoir reçu, le 27 avril 2026, le rapport 2025 sur l’état du Dialogue social et le 1er mai 2026, en présence des membres du Gouvernement, les cahiers de doléances des centrales syndicales. Il félicite, à l’occasion de la Fête du Travail, l’ensemble des travailleuses et travailleurs du Sénégal pour leur contribution au développement national et à l’épanouissement des populations, avant de demander au Premier Ministre, au Ministre chargé du Travail et de la Fonction publique et à chaque ministre, d’examiner avec diligence les doléances des centrales syndicales relevant de leurs attributions et des secteurs sous leur responsabilité. 

Le Chef de l’Etat salue l’adoption des projets de Code du Travail et de Code de Sécurité sociale. Il magnifie à cet effet le sens des responsabilités des centrales syndicales et du patronat et demande au Gouvernement de veiller au suivi préventif de l’exécution des engagements du Pacte de stabilité sociale pour une croissance inclusive et durable.  

Par ailleurs, il demande au Premier Ministre d’engager la mise en œuvre, sans délai, de la nouvelle  Politique nationale de l’Emploi, d’assurer un suivi permanent du déploiement de la Convention nationale Etat-Employeurs privés et d’accélérer les concertations sur la modernisation du système de retraites et la réforme du système de rémunérations dans les secteurs public et parapublic. 
 

Le Président de la République insiste sur la finalisation du processus de ratification de la Convention n°190 de l’Organisation internationale du Travail (OIT) sur la violence et le harcèlement en milieu professionnel, la mise en place, avant la fin du mois de juin 2026, d’un Comité de dialogue social dans chaque ministère et l’adoption du projet de loi relative à la protection sociale.

Développement du secteur privé et relance de l’économie

À la suite de la séance inaugurale du Conseil stratégique de l’Initiative présidentielle SunuChampions, qu’il a présidée le 28 avril 2026, le Président de la République salue cette initiative inclusive, volontariste et pragmatique. Il demande au Gouvernement, aux structures publiques et à toutes les organisations faîtières du secteur privé d’accompagner sa matérialisation effective. A cet égard, il indique la nécessité notamment :

– de finaliser, avant la fin du mois de juin 2026, le projet de loi d’orientation sur le patriotisme économique ;

– d’accentuer le développement des filières scientifiques et le déploiement intensif des programmes de formation professionnelle et technique dans les collèges ;

– d’accélérer les réformes pour l’amélioration de l’environnement des affaires avec la finalisation des projets de Code des Douanes et de Code général des Impôts ;

– d’intensifier les processus de simplification et de digitalisation des procédures administratives par la systématisation des guichets uniques.

Le Président de la République aborde également l’apurement de la dette intérieure, la relance du secteur des Bâtiments et Travaux publics (BTP), la mise en œuvre de la Stratégie nationale de Promotion de l’Investissement et de Développement du Secteur privé et le déploiement de la nouvelle Politique industrielle du Sénégal. Il prescrit d’engager des concertations sur le financement de l’économie, intégrant des propositions relatives à la mise en place d’un dispositif bancaire national de financement du développement. 

Préparation de la fête de la Tabaski et du Pèlerinage de Popenguine

En prélude à la célébration de la Tabaski, le Chef de l’Etat rappelle au Gouvernement l’urgence de prendre les mesures idoines, en vue d’assurer un approvisionnement correct des marchés en moutons et en denrées de consommation courante, accessibles aux populations. Il donne instruction de veiller, durant cette période exceptionnelle, au renforcement de la sécurité routière et à une bonne organisation des systèmes de transport publics urbains et interurbains des personnes et des biens.


Dans ce sillage, il demande au Gouvernement d’accorder une attention particulière aux préparatifs de la 138ème   édition du Pèlerinage marial de Popenguine.

Prévention des inondations

Le Président de la République fait observer que la gestion des inondations est devenue une activité gouvernementale majeure qui mobilise plusieurs entités publiques et des ressources financières importantes. A cet effet, il demande au Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement et au Ministre de l’Intérieur de faire le point sur les projets, travaux, actions et opérations prioritaires engagés dans les localités souvent touchées par des inondations. Il indique, enfin, la nécessité de prendre les dispositions préventives afin d’accélérer la mise en œuvre du Programme national de Prévention et de Gestion des Inondations, couvrant les risques et localités identifiés mais aussi les besoins opérationnels et financiers signalés. 

Agenda du Président de la République, suivi de l’intégration, de la coopération et des partenariats

Le Chef de l’Etat informe le Conseil qu’il prendra part au Sommet « Africa Forward », qui aura lieu à Nairobi au Kenya du 11 au 13 mai 2026.

AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PREMIER MINISTRE


Monsieur le Premier Ministre a présenté sa communication sur les points suivants : 

Sécurisation des documents administratifs

Considérant les documents authentiques comme le premier baromètre de la crédibilité des procédures étatiques, le Premier Ministre a engagé le chantier stratégique dédié à la sécurisation de l’ensemble des documents officiels de l’État. Il a présenté un état des lieux du fonctionnement actuel de l’administration, marqué par la circulation de documents insuffisamment sécurisés, le défaut de standardisation des actes, l’hétérogénéité des supports et l’absence de mécanismes robustes de traçabilité. Il a souligné que ces vulnérabilités concernent des documents à forte valeur stratégique et juridique, dont les diplômes et attestations, les passeports, permis de conduire et cartes d’identité nationale, ainsi que les actes à incidence financière.

Face à ces enjeux et dans l’optique de conduire une transformation durable, le Premier Ministre a retenu la mise en place d’un dispositif national intégré de sécurisation des documents administratifs. La réforme engagée vise à sécuriser les documents administratifs en garantissant, de manière systématique et vérifiable, leur authenticité, leur intégrité, leur traçabilité et leur valeur juridique. Elle repose sur la définition de standards nationaux de sécurité documentaire, la mise en place de chaînes de production sécurisées, l’intégration de dispositifs physiques et numériques de protection, la sécurisation des données et des processus de personnalisation ainsi que la mise en place de systèmes de vérification accessibles et fiables. 

Contexte géopolitique et doctrine de réponse énergétique du Gouvernement

Le Premier Ministre a abordé la situation géopolitique au Moyen-Orient, caractérisée par une instabilité structurelle profonde, entrainant une flambée du cours du baril dans les marchés pétroliers internationaux. Les effets pour le Sénégal, pays importateur net d’hydrocarbures, sont directs, cumulatifs et multidimensionnels, notamment la détérioration de la balance commerciale avec une pression sur les finances publiques, le renchérissement des coûts de production dans les secteurs structurants de l’économie nationale et le risque de transmission inflationniste aux prix à la consommation.

Face à cette situation, le Gouvernement a privilégié une réponse fondée sur l’accélération de la valorisation de ses ressources gazières nationales, la maîtrise de la demande énergétique, la diversification compétitive du mix-énergétique et la protection ciblée des secteurs vulnérables.

Dans ce cadre, il a demandé le déploiement accéléré d’une politique de sobriété énergétique, l’accélération de la transition vers les énergies renouvelables, la mise en place d’un bouclier énergétique ciblé en faveur des secteurs stratégiques et du pouvoir d’achat, le renforcement de la veille géopolitique et de la diversification des approvisionnements, et la révision du régime fiscal.

Performance du secteur de l’Electricité

Le Premier Ministre a rappelé la nécessité de renforcer le pilotage stratégique du secteur de l’Electricité, notamment la performance opérationnelle de la SENELEC. A cet effet, il a donné instruction au Ministre chargé de l’Énergie, en concertation avec le Ministre des Finances et du Budget, le Ministre de l’Économie, le Ministre Secrétaire général du Gouvernement et le Directeur général du BOCS, de préparer un Conseil interministériel consacré à la performance, à la soutenabilité financière et aux perspectives de développement du secteur. En amont, le Ministre chargé de l’Énergie coordonnera l’élaboration d’une note de cadrage, à transmettre à la Primature dans un délai de trente (30) jours. 

Le Premier Ministre a engagé le Ministre des Finances et du Budget à conduire, conjointement avec le Ministre chargé de l’Énergie et les instances dirigeantes de la SENELEC, une évaluation exhaustive et contradictoire des engagements financiers de l’État vis-à-vis du secteur et à soumettre au Gouvernement une trajectoire de traitement réaliste et compatible avec les impératifs de soutenabilité budgétaire. De son côté, la SENELEC soumettra, à travers son ministère de tutelle, un plan opérationnel de performance couvrant les dimensions technique, commerciale, financière et organisationnelle. La Commission de Régulation du Secteur de l’Energie, quant à elle, apportera sa contribution à l’analyse des équilibres économiques sectoriels, à l’évaluation des mécanismes tarifaires en vigueur et à la définition d’indicateurs objectifs de suivi de la performance. 

Réalisations majeures de la période et reconnaissance de la performance des équipes

Le Premier Ministre a mis en exergue quatre (04) réalisations significatives qui témoignent de la détermination du Gouvernement à moderniser les infrastructures nationales et à affermir notre souveraineté dans des secteurs stratégiques, à savoir : la remise en service de l’Aéroport de Ziguinchor le 30 avril 2026, l’ouverture partielle de l’Autoroute Mbour-Kaolack le 29 avril 2026, l’inauguration par le Président de la République du Parc agro-industriel de Kolda le 24 avril 2026, ainsi que l’acquisition de West African Energy par la SENELEC le 25 avril 2026.

Levée des blocages opérationnels des projets

Le Premier Ministre a abordé les blocages au niveau de l’Unité de dessalement de l’eau de mer aux Mamelles, ayant un déficit de financement de six (06) milliards et du Projet de Gestion des Eaux pluviales (PROGEP)-Phase 2, affecté par des lenteurs dans l’approbation des marchés. Il a engagé le Ministre des Finances et du Budget, pour le premier projet, à travailler à une solution en urgence. S’agissant du second projet, il lui a donné instruction, ainsi qu’à la Direction centrale des Marchés publics (DCMP), de veiller au strict respect des délais légaux prescrits par le Code des Marchés publics. Le Premier Ministre a rappelé que la célérité des instances de contrôle et de régulation ne saurait constituer un facteur de ralentissement pour les projets prioritaires de l’État. 

AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES
 

Le Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a fait une communication sur le thème : « Préparatifs de la session 2026 et réforme du Baccalauréat : enjeux pour le Sénégal ».
 

Le Ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires a fait une communication sur le Plan d’aménagement intégré de Daga Kholpa, la nouvelle Ville de Thiès et la Zone d’Aménagement concerté de Thiès.

AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES
 

Le Conseil a examiné et adopté : 

– le projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier la Convention d’entraide judiciaire en matière pénale entre le Gouvernement de la République du Sénégal et la République de Gambie, signée à Dakar, le 12 mars 2020 ;

– le projet de décret portant création du Certificat de Fin d’Etudes élémentaires (CFEE) et suppression du Concours d’Entrée en Classe de Sixième.

AU TITRE DES MESURES INDIVIDUELLES
 

Le Président de la République a pris la décision suivante :

Monsieur Tamsir GUEYE, Titulaire d’une Maitrise en Sciences économiques, matricule de solde n° 630881/B, est nommé Directeur de l’Administration générale et de l’Equipement du Ministère des Transports terrestres et aériens, en remplacement de Monsieur Ablaye DIOP.

Marie Rose Khady Fatou FAYE,

Secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre,

chargée des Relations avec les Institutions,

Porte-Parole du Gouvernement

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°730 – 06/05/2026

🔴 SORTIE DES AVOCATS DE L’HOMME D’AFFAIRES SAÏDOU KÂNE DANS LA NÉBULEUSE ASER- AEE POWER SÉNÉGAL : FLOU PERSISTANT SUR LES 37 MDS
🔴 HOMOSEXUALITÉ AU SÉNÉGAL : PLUS DE 90 INTERPELLATIONS

🔴 TOURNOI UFOA A U20 FÉMININ : LE SÉNÉGAL RÉUSSIT SON ENTRÉE FACE À LA GAMBIE (2-0)

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°729 – 05/05/2026

🔴 POUR PROPOS TENUS À LA TÉLÉ ET QUI VISERAIENT OUSMANE SONKO, PAPE NGAGNE NDIAYE CONVOQUÉ : JOURNALISTES DU SÉNÉGAL, TAISEZ-VOUS !
🔴 TENSIONS AUTOUR DU CODE ÉLECTORAL : LES NON-INSCRITS DÉNONCENT ET SE DÉSENGAGENT

🔴 PLAYOFFS BAL : VILLE DE DAKAR DÉFIE LE GÉANT AL AHLY

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°728 – 04/05/2026

🔴 DIVERGENCES AVEC SON PREMIER MINISTRE OUSMANE SONKO ET DISTANCES DEVENUES ACERBES AVEC LE PASTEF : DIOMAYE ASSUME
🔴 DOSSIER ASER- REPROGRAMMATION DE LA SORTIE MÉDIATIQUE AU 5 MAI 2026 – AEE POWER SÉNÉGAL S.A ET INTERMAQ SE PRÉPARENT : LES AVOCATS PRENNENT DATE

🔴 CAP SUR DAKAR 2026 : DIOMAYE FAYE MET LES CHANTIERS EN MODE ACCÉLÉRÉ

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°727 – 30/04 AU 03/05/2026

🔴 BAISSE DE LA PRODUCTION DU PÉTROLE SÉNÉGALAIS EN 2026 MALGRÉ DES REVENUS EN HAUSSE À SANGOMAR : L’ALERTE DE WOODSIDE
🔴 MOUSSA NIANG DE GUEUM SA BOPP LES JAMBAARS SUR LES TOUTES DERNIÈRES RÉFORMES INSTITUTIONNELLES DÉNONCE : LA CAPTURE DE L’ÉTAT PAR LE POUVOIR

🔴 BASKETBALL AFRICA LEAGUE : VILLE DE DAKAR FAIT TOMBER LE FUS RABAT

Vaste mouvement dans l’administration territoriale : le Président Diomaye nomme plusieurs sous-préfets

Lors du Conseil des ministres, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a procédé à une série de nominations touchant plusieurs secteurs de l’administration publique, notamment les sous-préfectures et certains départements ministériels,

Au titre du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique :  Madame Marie Seynabou NDAO, Inspecteur de l’Animation, matricule de solde n° 670 106/H, précédemment Chef de la Division des Ressources humaines à la Direction générale des élections, est nommée Directeur des Ressources humaines et des Finances à la Direction générale des Elections, en remplacement de Monsieur Omar COULIBALY, appelé à d’autres fonctions.

•          Monsieur Modou Bassirou NDAO, Secrétaire d’Administration, matricule de solde n° 625 108/Z, précédemment Sous-préfet de l’Arrondissement de Dioulacolon, Département de Kol-da, est nommé Sous-préfet de l’Arrondissement de Ngothie, Département de Kaolack, en remplacement de Monsieur Bassirou DIA, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

•          Monsieur Amadou BA, Secrétaire d’Administration, matricule de solde n° 625 089/H, précédemment Sous-préfet de l’Arrondissement de Ndorna, Département de Médina Yoro Foulah, est nommé Sous-préfet de l’Arrondissement de Sagatta Djoloff, Département de Linguère, en remplacement de Monsieur Ousmane SANE, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

•          Monsieur Abdoulaye KHARMA, Secrétaire d’Administration, matricule de solde n° 603 529/C, précédemment Sous-préfet de l’Arrondissement de Ndame, Département de Mbacké, est nommé Sous-préfet de l’Arrondissement de Sangalkam, Département de Rufisque, en remplacement de Monsieur Mamadou DIOUF, appelé à d’autres fonctions ;

•          Monsieur Mamadou DIOUF, Secrétaire d’Administration, matricule de solde n°515 942/B, précédemment Sous-préfet de l’Arrondissement de Sangalkam, Département de Rufisque, est nommé Sous-préfet de l’Arrondissement de Sam-Notaire, Département de Guédiawaye, en remplacement de Monsieur Cheikh GNINGUE, appelé à d’autres fonctions ;

•          Monsieur Cheikh GNINGUE, Secrétaire d’Administration, matricule de solde n°634 443/D, précédemment Sous-préfet de l’Arrondissement de Sam-Notaire, Département de Guédiawaye, est nommé Sous-préfet de l’Arrondissement de Thiès-Sud, Département de Thiès, en remplacement de Monsieur Diokel Ngor NGOM, appelé à d’autres fonctions ;

•          Monsieur Diokel Ngor NGOM, Secrétaire d’Administration, matricule de solde n° 620 357/A, précédemment Sous-préfet de l’Arrondissement de Thiès-Sud, Département de Thiès, est nommé Sous-préfet de l’Arrondissement de Fissel, Département de Mbour, en remplacement de Madame Awa BOCOUM, appelée à d’autres fonctions ;

•          Madame Awa BOCOUM, Secrétaire d’Administration, matricule de solde n° 616 908/F, précédemment Sous-préfet de l’Arrondissement de Fissel, Département de Mbour, est nommée Sous-préfet de l’Arrondissement de Ngoye, Département de Bambey, en remplacement de Madame Coumba Sall WADE, appelée à d’autres fonctions ;

•          Monsieur Djidiack KITAL, Secrétaire d’Administration, matricule de solde n° 516 231/J, précédemment Sous-préfet de l’Arrondissement de Koumbal, Département de Kaolack, est
nommé Sous-préfet de l’Arrondissement de Ndame, Département de Mbacké, en remplacement de Monsieur Abdoulaye KHARMA, appelé à d’autres fonctions ;

•          Monsieur Mamadou SY, Secrétaire d’Administration, matricule de solde n° 519 435/G, précédemment Sous-préfet de l’Arrondissement de Gamadji Saré, Département de Podor, est nommé Sous-préfet de l’Arrondissement de Keur Mboucki, Département de Birkelane, poste vacant ;

•          Monsieur Oumar Mamadou SOW, Instituteur, matricule de solde n° 602 413/B, précédemment Sous-préfet de l’Arrondissement de Moudéry, Département de Bakel, est nommé Sous-préfet de l’Arrondissement de Gamadji Saré, Département de Podor, en remplacement de Monsieur Mamadou SY, appelé à d’autres fonctions ;

•          Monsieur Mouhamadou WADE, Instituteur, matricule de solde n° 511 215/A, précédemment Sous-préfet de l’Arrondissement de Mérina Dakhar, Département de Tivaouane, est nommé Sous-préfet de l’Arrondissement de Moudéry, Département de Bakel, en remplacement de Monsieur Oumar Mamadou SOW, appelé à d’autres fonctions ;

•          Monsieur Mamoudou DEME, Educateur spécialisé, matricule de solde n° 611 241/G, précédemment Sous-préfet de l’Arrondissement de Dakatély, Département de Salémata, est nom-mé Sous-préfet de l’Arrondissement de Ouadiour, Département de Gossas, en remplacement de Monsieur Ibrahima NDIAYE, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

•          Monsieur Mamadou Moustapha SY, Secrétaire d’Administration, matricule de solde n° 653 407/G, précédemment Chef de la Division de la Modernisation de l’Action territoriale à la Direction générale de l’Administration territoriale, est nommé Sous-préfet de l’Arrondissement de Koumbal, Département de Kaolack, en remplacement de Monsieur Djidiack KITAL, appelé à d’autres fonctions ;

•          Monsieur Henry Ndiagne GUEYE, Secrétaire d’Administration, matricule de solde n° 681 461/Z, précédemment Adjoint au Préfet du Département de Fatick, est nommé Sous-préfet de l’Arrondissement de Dioulacolon, Département de Kolda, en remplacement de Monsieur Modou Bassirou NDAO, appelé à d’autres fonctions ;

•          Monsieur Omar Sarr DIOP, Secrétaire d’Administration, matricule de solde n°638 488/G, précédemment Adjoint au Préfet du Département de Thiès, est nommé Sous-préfet de l’Arrondissement de Ndorna, Département de Médina Yoro Foulah, en remplacement de Monsieur Amadou BA, appelé à d’autres fonctions ;

•          Monsieur Abdou Aziz MBODJ, Secrétaire d’Administration, matricule de solde n° 696 209/H, précédemment Adjoint au Préfet du Département de Kanel, est nommé Sous-préfet de l’Arrondissement de Bandafassi, Département de Kédougou, en remplacement de Monsieur Youssou FAYE, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

•          Monsieur Papa Abdoulaye MBAYE, Secrétaire d’Administration, matricule de solde n° 696 208/G, précédemment Adjoint au Préfet du Département de Kédougou, est nommé Sous-pré-fet de l’Arrondissement de Dakatély, Département de Salémata, en remplacement de Monsieur Mamoudou DEME, appelé à d’autres fonctions ;

•          Monsieur Anaby Moussa TOURE, Instituteur, matricule de solde n° 612 954/A, précédemment Adjoint au Préfet du Département de Bounkiling, est nommé Sous-préfet de l’Arrondissement de Darou Minam 2, Département de Malem Hodar, en remplacement de Monsieur Mouhamadou Samba BOUSSO, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

•          Madame Maïmouna BALDE, Institutrice, matricule de solde n° 634 426/A, précédemment Adjointe au Préfet du Département de Koungheul, est nommée Sous-préfet de l’Arrondissement de Mérina Dakhar, Département de Tivaouane, en remplacement de Monsieur Mouhamadou WADE, appelé à d’autres fonctions.

Au titre du Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique : Monsieur Leroux DRAME, Administrateur civil, matricule de solde n° 518.696/I, précédemment Directeur de Cabinet du Ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, est nommé Secrétaire général au Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, en remplacement de Monsieur Serigne MBAYE, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite.

Au titre du Ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires : Monsieur El hadji Mamadou GUEYE, Architecte, Directeur de l’Architecture au Ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires, est nommé Commissaire du Gouvernement auprès de l’Ordre des Architectes du Sénégal, en remplacement de Madame Catherine Marie Thérèse Faye DIOP, admise à faire valoir ses droits à une pension de retraite.
Au titre du Ministère de l’Industrie et du Commerce :

•          Madame Mame Madeleine DIOP, Titulaire d’un Diplôme d’Ingénieur en Génie des procédés industriels, est nommée Secrétaire général de l’Agence d’Aménagement et de Promotion des Sites Industriels (APROSI), au Ministère de l’Industrie et du Commerce, en remplacement de Monsieur Bohoum SOW, appelé à d’autres fonctions.

Au titre du Ministère des Infrastructures : Monsieur Mouhamadou Fallilou DIOUM, Ingénieur statisticien économiste, est nommé Directeur des Statistiques et des Systèmes d’Information au Ministère des Infrastructures.

Communiqué du Conseil des ministres du mercredi 29 avril 2026

Le Conseil des Ministres s’est tenu le mercredi 29 avril 2026, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, Président de la République.

AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE

Le Chef de l’Etat a fait une communication portant sur les points suivants :

ESPRIT DU DIALOGUE NATIONAL

Le Président de la République, à l’entame de sa communication, indique qu’après examen et relecture inclusive des recommandations consensuelles issues des deux (02) dialogues sur la réforme et la modernisation de la justice et le système  politique, tenus en 2024 et 2025, il a décidé de renforcer le caractère inclusif du processus. A cet effet, il a fait partager avec les citoyens, les projets de textes y afférents, à un mois de la date du 28 mai instituée Journée du Dialogue national.

Il fait observer que cette journée constitue une date majeure de l’agenda républicain et que le dialogue, principe directeur du fonctionnement de notre démocratie, est un facteur clé de gestion inclusive et d’efficacité des pouvoirs publics.

Ces textes visent la modernisation de la gouvernance publique et du fonctionnement de la Justice et le renforcement du système électoral et démocratique.

DÉVELOPPEMENT DURABLE DE LA RÉGION DE KOLDA

Abordant sa tournée économique effectuée du 23 au 25 avril 2026, dans la Région de Kolda, le Chef de l’Etat remercie les populations des départements de Kolda, Vélingara et Médina Yoro Foulah, les autorités administratives déconcentrées, les élus, acteurs territoriaux, notabilités religieuses et coutumières pour leur accueil chaleureux et leur mobilisation remarquable ayant permis un bon déroulement de cette visite de travail.

Après avoir rappelé l’importance d’accélérer l’exécution de tous les projets et actions de l’Etat prévus dans la Région de Kolda, le Président de la République demande au Gouvernement de consolider sa vocation agricole et industrielle. A cet effet, il invite à une collaboration étroite avec les producteurs et les acteurs économiques des filières cotonnière et arachidière ainsi qu’à l’augmentation des aménagements hydroagricoles du bassin de l’Anambé, pour accentuer la production rizicole.

Dans cette dynamique, il demande au Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage de définir de nouvelles lettres de mission pour la SODAGRI et la SODEFITEX, dans le cadre de la refondation de la politique agricole.

 En outre, le Président de la République indique au Gouvernement la nécessité d’accélérer la réhabilitation de l’Aéroport de Kolda, ainsi que la mise en œuvre des projets routiers et de désenclavement.

Il demande d’engager un vaste programme de réalisation d’infrastructures scolaires pour soutenir la qualité du système éducatif, d’améliorer la fonctionnalité du système sanitaire et de veiller à la préservation des écosystèmes et du patrimoine forestier de la région.

Enfin, le Chef de l’Etat donne instruction au Premier Ministre de veiller au fonctionnement optimal des services publics et au renforcement du patrimoine bâti de l’Etat dans la région.

85ÈME ÉDITION DU DAAKA DE MÉDINA GOUNASS

Le Chef de l’Etat annonce qu’il s’est rendu, le 25 avril 2026, à Médina Gounass pour participer à la 85ème édition de la retraite spirituelle du Daaka. Il remercie et félicite le Khalife Thierno Amadou Tidiane BA et l’ensemble des fidèles, pour l’accueil, les prières formulées et le bon déroulement du Daaka. Il félicite, également, le Gouvernement pour toutes les dispositions logistiques et sécuritaires prises en vue d’assurer le succès de la retraite spirituelle d’envergure internationale.

ANCRAGE DE LA DIPLOMATIE ÉCONOMIQUE

Le Président de la République rappelle qu’il a présidé, le 18 avril 2026, la cérémonie d’ouverture de la 7ème Conférence des Ambassadeurs, Consuls généraux et Consuls du Sénégal, placée sous le thème : « la diplomatie sénégalaise et le renouveau de la coopération internationale : principes et modes d’action ».

Il félicite le Ministre de l’Intégration africaine, des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur, le Secrétaire d’Etat aux Sénégalais de l’Extérieur, les Ambassadeurs, Consuls généraux et Consuls du Sénégal, les personnels du Ministère des Affaires étrangères, pour leur professionnalisme, la qualité de l’organisation et le succès de la Conférence.

Le Chef de l’Etat demande de veiller au renforcement permanent du bon voisinage, de l’intégration africaine, du multilatéralisme, de la promotion économique et du rayonnement international du pays, et d’accompagner la mise en œuvre optimale de la Vision « Sénégal 2050 », à travers l’ancrage systématique d’une véritable diplomatie économique. Il a indiqué la nouvelle orientation de notre politique étrangère, centrée sur : (i) la promotion de l’attractivité du Sénégal ; (ii) la mobilisation pragmatique de financements bilatéraux et multilatéraux avantageux ; (iii) et le développement de partenariats stratégiques.

Dans cette dynamique, il donne instruction au Ministre des Affaires étrangères, au Ministre de l’ Economie, du Plan et de la Coopération et au Ministre des Finances et du Budget, de proposer, avant la fin du mois de juin 2026, une nouvelle Stratégie de Coopération internationale et de Partenariats, avant de demander au Premier Ministre de renforcer les ressources humaines, budgétaires et financières du Ministère des Affaires étrangères et des missions diplomatiques, destinées à la promotion économique du Sénégal.

Le Chef de l’Etat insiste sur l’encadrement, l’assistance administrative et sociale à nos compatriotes de la Diaspora, en ce qui concerne l’établissement de cartes nationales d’identité et des passeports et l’urgence de déployer le programme spécial d’accompagnement des initiatives, projets et investissements des Sénégalais à l’Extérieur.

Enfin, il demande au Premier Ministre, au Ministre des Affaires étrangères et au Ministre des Finances et du Budget de travailler sur un Programme quinquennal de modernisation du réseau diplomatique et consulaire, orienté vers l’amélioration des conditions de travail et de représentation du Sénégal, ainsi que la promotion de la culture de résultats dans la mise en œuvre de la  politique étrangère.

REPOSITIONNEMENT STRATÉGIQUE DU FORUM INTERNATIONAL DE DAKAR SUR LA PAIX ET LA SÉCURITÉ EN AFRIQUE

Le Chef de l’Etat annonce qu’il a présidé, le 20 avril 2026, la cérémonie d’ouverture de la 10ème édition du Forum international de Dakar sur la Paix et la Sécurité en Afrique sur le thème : « l’Afrique face aux défis de stabilité, d’intégration et de souveraineté : quelles solutions durables ». Il remercie Son Excellence Mohammed Ould Cheikh El Ghazouani, Président de la République Islamique de Mauritanie, Monsieur Julius Maada BIO, Président de la République de Sierra Léone, Président en exercice de la CEDEAO, l’ensemble des délégations étrangères et des participants pour leur présence et leur contribution à la réussite de cette rencontre majeure sur la paix et la sécurité dans le Continent.

Réitérant l’importance stratégique de ce rendez-vous continental dans l’agenda des conférences internationales sur la diplomatie, la paix et la sécurité, le Chef de l’Etat demande au Ministre des Affaires étrangères de valoriser les résultats du Forum de Dakar dans les stratégies de promotion de la sécurité, de la paix, de la stabilité, de l’intégration et du développement durable au niveau sous-régional et à l’échelle continentale.

CONNAISSANCE ET MAITRISE DE L’HISTOIRE GÉNÉRALE DU SÉNÉGAL

Le Président de la République, après avoir rappelé que la connaissance de notre culture et la valorisation de notre patrimoine historique, demeurent des priorités du projet pour un Sénégal souverain, juste et prospère, demande au Ministre en charge de la Culture et au Secrétaire d’Etat chargé du Patrimoine historique, de prendre toutes les dispositions et mesures requises, en vue d’accentuer le soutien logistique et financier de l’Etat pour la publication rapide des ouvrages déjà finalisés sur l’Histoire générale du Sénégal. Il félicite les membres de la Coordination générale, les universitaires, les chercheurs et auteurs qui ont contribué à la vulgarisation et à la parfaite maitrise des figures et faits qui ont marqué l’histoire de notre pays, des origines à nos jours.

Enfin, il demande au Ministre de l’Education nationale et au Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation de vulgariser, dans les programmes scolaires et universitaires, l’Histoire générale du Sénégal et de l’Afrique.

AGENDA DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, SUIVI DE L’INTÉGRATION, DE LA COOPÉRATION ET DES PARTENARIATS

Le Chef de l’Etat informe le Conseil qu’il a reçu, le 27 avril 2026, le Rapport 2025 sur l’état du Dialogue social. Il a présidé, le 28 avril 2026, la séance inaugurale du Conseil stratégique de l’Initiative présidentielle SunuChampions. Il annonce qu’il recevra, le vendredi 1er mai 2026, en présence des membres du Gouvernement, les cahiers des doléances des centrales syndicales.

AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PREMIER MINISTRE

Monsieur le Premier Ministre a présenté sa communication sur les points suivants :

PROBLÉMATIQUE DE LA NUTRITION

Le Premier Ministre a souligné l’importance que le Gouvernement accorde à tous les secteurs ayant un lien direct avec le développement humain et, en particulier, ceux de l’Éducation, de la Santé et de l’Agriculture, intimement liées à la Nutrition. Il a indiqué que le coût économique annuel total de la sous-nutrition au Sénégal est évalué à 856 millions de dollars, soit l’équivalent de 3,2% du revenu national brut.

Il a souligné les efforts du Gouvernement en la matière. Ainsi, en termes de gouvernance, la Cellule de Lutte contre la Malnutrition a été créée et est devenue le Conseil national de Développement de la Nutrition (CNDN) en 2020, sous la tutelle du Premier Ministre. De même, l’Etat du Sénégal a adopté la  Politique nationale de Développement de la Nutrition (PNDN), actuellement opérationnalisée à travers le Plan stratégique multisectoriel de la Nutrition (PSMN 2024-2028). Le Premier Ministre a aussi évoqué l’engagement du Sénégal dans plusieurs initiatives multilatérales et multisectorielles en faveur de la nutrition : Mouvement Scaling Up Nutrition, Initiative Nutrition for Growth (N4G), Objectifs de Développement Durable, Agenda 2063 de l’Union Africaine et Pacte mondial sur l’Intégration de la Nutrition.

S’agissant du financement, le Premier Ministre a rappelé, entre autres, la progression significative de la contribution de l’État, passée du simple au quintuple, le développement de partenariat avec Global Financing Facility (GFF), ainsi que l’opérationnalisation en cours, avec le Ministère des Finances et du Budget, d’un outil de marquage budgétaire consistant à introduire une traçabilité des dépenses relatives à la nutrition dans tous les secteurs. Il a présenté les résultats obtenus, tout en rappelant la persistance des défis comme le retard de croissance des enfants de 0 à 5 ans estimé à 17%, la prévalence du Kwashiorkor qui est de 10%, la prévalence du surpoids et de l’obésité globale chez les enfants et les adolescents, ainsi que l’augmentation à 22% de la population présentant une obésité abdominale en particulier chez la femme.

Le Premier Ministre a demandé d’améliorer la gouvernance du sous-secteur dont le mécanisme de financement, structurellement vulnérable, est marqué par la faiblesse de la coordination et de la synergie d’actions entre secteurs, le déphasage de la  politique nationale de développement de la nutrition avec les orientations de l’Agenda national de Transformation, la faible implication des collectivités territoriales et l’inexistence d’un système d’information autonome.


A cet égard, il a demandé au Ministre, Secrétaire général du Gouvernement, en rapport avec les parties concernées, de prendre les dispositions nécessaires pour :

–           l’actualisation de la Politique nationale de Développement de la Nutrition et la révision du Plan stratégique multisectoriel de la Nutrition (PSMN 2024-2028), en conformité avec les axes structurants du Masterplan 2025–2034 ;

–           la mise en place, avant la fin de l’année 2026, d’une plateforme digitale intégrée de gestion de données multisectorielles ;



 –           la mise en œuvre d’une stratégie d’information, de communication, de sensibilisation et d’éducation à la nutrition avec une meilleure prise en compte de la nutrition dans les curricula d’enseignement, de formation et dans la Recherche appliquée.

En outre, il a exhorté les ministres concernés à accorder un niveau élevé de priorité à la mise en œuvre de plans d’actions sectoriels nutrition.

SUIVI DES PROJETS ET ACCORDS

Le Premier Ministre a insisté sur les diligences qui requièrent un suivi soutenu dans le souci d’assurer un pilotage rigoureux et cohérent de l’action gouvernementale. Dans ce cadre, il a abordé la question de la finalisation des infrastructures sanitaires prioritaires et des projets de souveraineté pharmaceutique, en présentant l’état d’avancement de quatre (04) projets prioritaires du secteur de la santé, représentant un investissement public cumulé de près de 310 milliards de FCFA. Il en ressort que les travaux de l’Hôpital Seydi El Hadji Malick SY de Tivaouane, d’un coût de 46 milliards de FCFA, sont dans un état d’avancement de 95 %. De même, le Projet de Reconstruction de l’Hôpital Aristide Le Dantec – PRHAD, dont le coût s’élève à 92,5 milliards de FCFA, est à un niveau d’avancement de 60 %. Le Premier Ministre a également partagé l’état d’avancement de deux (02) Projets de souveraineté pharmaceutique de l’Institut Pasteur de Dakar. Ainsi, le Projet AFRICAMARIL, d’un coût de 21,5 milliards de FCFA, est à un niveau d’avancement de 80 %, alors que le Projet MADIBA estimé à 145,4 milliards de FCFA, est à 48% d’avancement.

Au regard de l’urgence et de l’impact stratégique de ces projets et pour accélérer leur finalisation, le Premier Ministre a donné les instructions nécessaires au Ministre des Finances et du Budget, au Ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération et au Ministre de la Santé et de l’Hygiène publique.

MISE EN EXPLOITATION DU PORT MINÉRALIER ET VRAQUIER DE BARGNY SENDOU

Le Premier Ministre a rappelé que le Port minéralier et vraquier de Bargny-Sendou (PMVB), projet stratégique de l’État du Sénégal développé par Senegal Minergy Port (SMP), est destiné à traiter les importations et exportations de produits miniers, pétroliers et céréaliers, et à désengorger durablement le Port autonome de Dakar. L’état d’avancement des travaux a atteint près de 90 %. Toutefois, la mise en exploitation reste conditionnée par la résolution de la question de l’alimentation en eau potable.

A cet effet, le Premier Ministre a demandé au Ministre des Infrastructures, en relation avec le Ministre des Finances et du Budget et le Ministre chargé de l’Hydraulique, d’obtenir l’engagement ferme de Senegal Minergy Port pour la mise en place du dispositif de stockage permettant la solution transitoire, et d’assurer le suivi rapproché de la mise en œuvre. Il a donné instruction, en outre, au Ministre des Finances et du Budget de procéder à l’inscription, dans la loi de finances rectificative 2026, des crédits nécessaires au financement de la solution définitive d’alimentation en eau potable, à hauteur de 8 milliards de FCFA, conformément aux préconisations techniques de la SONES.


ACCÉLÉRATION DE LA DÉMATÉRIALISATION DES DÉMARCHES ADMINISTRATIVES

Dans le cadre de la modernisation de l’action publique en faveur d’une administration plus efficace, plus accessible et orientée vers les usagers, le Premier Ministre a demandé au Ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, en relation avec les ministres concernés, de lui soumettre, avant la fin du mois de mai 2026, un plan de déploiement progressif des principales démarches administratives sur la plateforme nationale de services en ligne.

Ce plan devra être assorti d’un calendrier de mise en œuvre et portera, en premier lieu, sur la délivrance des extraits d’état civil, les démarches en vue de l’obtention du permis de conduire, ainsi que sur toute autre formalité à fort impact pour les citoyens et les entreprises.

MISE EN ŒUVRE DU PACTE DE STABILITÉ SOCIALE

Le Premier Ministre a salué la signature du Pacte de Stabilité sociale pour une croissance inclusive et durable, intervenue avec le Patronat et les Centrales syndicales, ainsi que les avancées enregistrées dans la régularisation exceptionnelle des situations administratives et statutaires dans les secteurs de l’Éducation et de la Santé. Il a demandé à l’ensemble des ministres concernés de veiller à la mise en œuvre diligente et rigoureuse des engagements pris par le Gouvernement, dans le respect des échéances arrêtées et dans un esprit de responsabilité collective au service de la paix sociale.

AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES

•          Le Ministre de la Justice a fait une communication sur le système numérique de la justice et l’interconnexion avec le Guichet unique national e-Sénégal.
•          Le Ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Réforme du Service public a fait une communication sur la situation du dialogue social et du climat social.

AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES

Le Conseil a examiné et adopté :
•          le projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier les amendements à      l’article 8 du Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI), adopté le 17 juillet 1998 ;
•          le projet de loi autorisant le Président de la République à ratifier la Charte constitutive de l’Organisation mondiale de l’Eau, signée le 28 mai 2025 à Riyad (Arabie Saoudite) ;
•          le projet de loi modifiant la loi n°2016-09 du 14 mars 2016 instituant une carte d’identité biométrique CEDEAO.


AU TITRE DES MESURES INDIVIDUELLES

Le Président de la République a pris les décisions suivantes :

Au titre du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique :

•          Madame Marie Seynabou NDAO, Inspecteur de l’Animation, matricule de solde n° 670 106/H, précédemment Chef de la Division des Ressources humaines à la Direction générale des élections, est nommée Directeur des Ressources humaines et des Finances à la Direction générale des Elections, en remplacement de Monsieur Omar COULIBALY, appelé à d’autres fonctions.

•          Monsieur Modou Bassirou NDAO, Secrétaire d’Administration, matricule de solde n° 625 108/Z, précédemment Sous-préfet de l’Arrondissement de Dioulacolon, Département de Kol-da, est nommé Sous-préfet de l’Arrondissement de Ngothie, Département de Kaolack, en remplacement de Monsieur Bassirou DIA, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

•          Monsieur Amadou BA, Secrétaire d’Administration, matricule de solde n° 625 089/H, précédemment Sous-préfet de l’Arrondissement de Ndorna, Département de Médina Yoro Foulah, est nommé Sous-préfet de l’Arrondissement de Sagatta Djoloff, Département de Linguère, en remplacement de Monsieur Ousmane SANE, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

•          Monsieur Abdoulaye KHARMA, Secrétaire d’Administration, matricule de solde n° 603 529/C, précédemment Sous-préfet de l’Arrondissement de Ndame, Département de Mbacké, est nommé Sous-préfet de l’Arrondissement de Sangalkam, Département de Rufisque, en remplacement de Monsieur Mamadou DIOUF, appelé à d’autres fonctions ;

•          Monsieur Mamadou DIOUF, Secrétaire d’Administration, matricule de solde n°515 942/B, précédemment Sous-préfet de l’Arrondissement de Sangalkam, Département de Rufisque, est nommé Sous-préfet de l’Arrondissement de Sam-Notaire, Département de Guédiawaye, en remplacement de Monsieur Cheikh GNINGUE, appelé à d’autres fonctions ;

•          Monsieur Cheikh GNINGUE, Secrétaire d’Administration, matricule de solde n°634 443/D, précédemment Sous-préfet de l’Arrondissement de Sam-Notaire, Département de Guédiawaye, est nommé Sous-préfet de l’Arrondissement de Thiès-Sud, Département de Thiès, en remplacement de Monsieur Diokel Ngor NGOM, appelé à d’autres fonctions ;

•          Monsieur Diokel Ngor NGOM, Secrétaire d’Administration, matricule de solde n° 620 357/A, précédemment Sous-préfet de l’Arrondissement de Thiès-Sud, Département de Thiès, est nommé Sous-préfet de l’Arrondissement de Fissel, Département de Mbour, en remplacement de Madame Awa BOCOUM, appelée à d’autres fonctions ;

•          Madame Awa BOCOUM, Secrétaire d’Administration, matricule de solde n° 616 908/F, précédemment Sous-préfet de l’Arrondissement de Fissel, Département de Mbour, est nommée Sous-préfet de l’Arrondissement de Ngoye, Département de Bambey, en remplacement de Madame Coumba Sall WADE, appelée à d’autres fonctions ;

•          Monsieur Djidiack KITAL, Secrétaire d’Administration, matricule de solde n° 516 231/J, précédemment Sous-préfet de l’Arrondissement de Koumbal, Département de Kaolack, est
nommé Sous-préfet de l’Arrondissement de Ndame, Département de Mbacké, en remplacement de Monsieur Abdoulaye KHARMA, appelé à d’autres fonctions ;

•          Monsieur Mamadou SY, Secrétaire d’Administration, matricule de solde n° 519 435/G, précédemment Sous-préfet de l’Arrondissement de Gamadji Saré, Département de Podor, est nommé Sous-préfet de l’Arrondissement de Keur Mboucki, Département de Birkelane, poste vacant ;

•          Monsieur Oumar Mamadou SOW, Instituteur, matricule de solde n° 602 413/B, précédemment Sous-préfet de l’Arrondissement de Moudéry, Département de Bakel, est nommé Sous-préfet de l’Arrondissement de Gamadji Saré, Département de Podor, en remplacement de Monsieur Mamadou SY, appelé à d’autres fonctions ;

•          Monsieur Mouhamadou WADE, Instituteur, matricule de solde n° 511 215/A, précédemment Sous-préfet de l’Arrondissement de Mérina Dakhar, Département de Tivaouane, est nommé Sous-préfet de l’Arrondissement de Moudéry, Département de Bakel, en remplacement de Monsieur Oumar Mamadou SOW, appelé à d’autres fonctions ;

•          Monsieur Mamoudou DEME, Educateur spécialisé, matricule de solde n° 611 241/G, précédemment Sous-préfet de l’Arrondissement de Dakatély, Département de Salémata, est nom-mé Sous-préfet de l’Arrondissement de Ouadiour, Département de Gossas, en remplacement de Monsieur Ibrahima NDIAYE, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

•          Monsieur Mamadou Moustapha SY, Secrétaire d’Administration, matricule de solde n° 653 407/G, précédemment Chef de la Division de la Modernisation de l’Action territoriale à la Direction générale de l’Administration territoriale, est nommé Sous-préfet de l’Arrondissement de Koumbal, Département de Kaolack, en remplacement de Monsieur Djidiack KITAL, appelé à d’autres fonctions ;

•          Monsieur Henry Ndiagne GUEYE, Secrétaire d’Administration, matricule de solde n° 681 461/Z, précédemment Adjoint au Préfet du Département de Fatick, est nommé Sous-préfet de l’Arrondissement de Dioulacolon, Département de Kolda, en remplacement de Monsieur Modou Bassirou NDAO, appelé à d’autres fonctions ;

•          Monsieur Omar Sarr DIOP, Secrétaire d’Administration, matricule de solde n°638 488/G, précédemment Adjoint au Préfet du Département de Thiès, est nommé Sous-préfet de l’Arrondissement de Ndorna, Département de Médina Yoro Foulah, en remplacement de Monsieur Amadou BA, appelé à d’autres fonctions ;

•          Monsieur Abdou Aziz MBODJ, Secrétaire d’Administration, matricule de solde n° 696 209/H, précédemment Adjoint au Préfet du Département de Kanel, est nommé Sous-préfet de l’Arrondissement de Bandafassi, Département de Kédougou, en remplacement de Monsieur Youssou FAYE, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

•          Monsieur Papa Abdoulaye MBAYE, Secrétaire d’Administration, matricule de solde n° 696 208/G, précédemment Adjoint au Préfet du Département de Kédougou, est nommé Sous-pré-fet de l’Arrondissement de Dakatély, Département de Salémata, en remplacement de Monsieur Mamoudou DEME, appelé à d’autres fonctions ;

•          Monsieur Anaby Moussa TOURE, Instituteur, matricule de solde n° 612 954/A, précédemment Adjoint au Préfet du Département de Bounkiling, est nommé Sous-préfet de l’Arrondissement de Darou Minam 2, Département de Malem Hodar, en remplacement de Monsieur Mouhamadou Samba BOUSSO, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;

•          Madame Maïmouna BALDE, Institutrice, matricule de solde n° 634 426/A, précédemment Adjointe au Préfet du Département de Koungheul, est nommée Sous-préfet de l’Arrondissement de Mérina Dakhar, Département de Tivaouane, en remplacement de Monsieur Mouhamadou WADE, appelé à d’autres fonctions.

Au titre du Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique

•          Monsieur Leroux DRAME, Administrateur civil, matricule de solde n° 518.696/I, précédemment Directeur de Cabinet du Ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, est nommé Secrétaire général au Ministère de la Santé et de l’Hygiène publique, en remplacement de Monsieur Serigne MBAYE, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite.

Au titre du Ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires

•          Monsieur El hadji Mamadou GUEYE, Architecte, Directeur de l’Architecture au Ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires, est nommé Commissaire du Gouvernement auprès de l’Ordre des Architectes du Sénégal, en remplacement de Madame Catherine Marie Thérèse Faye DIOP, admise à faire valoir ses droits à une pension de retraite.
Au titre du Ministère de l’Industrie et du Commerce :

•          Madame Mame Madeleine DIOP, Titulaire d’un Diplôme d’Ingénieur en Génie des procédés industriels, est nommée Secrétaire général de l’Agence d’Aménagement et de Promotion des Sites Industriels (APROSI), au Ministère de l’Industrie et du Commerce, en remplacement de Monsieur Bohoum SOW, appelé à d’autres fonctions.

Au titre du Ministère des Infrastructures :

•          Monsieur Mouhamadou Fallilou DIOUM, Ingénieur statisticien économiste, est nommé Directeur des Statistiques et des Systèmes d’Information au Ministère des Infrastructures.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°726 – 29/04/2026

🔴 ADOPTION DE LA RÉFORME DES ARTICLES L29 ET L30 SIGNIFIANT UNE REFONTE MAJEURE DES RÈGLES D’ÉLIGIBILITÉ AVEC EFFET RÉTROACTIF : PASTEF SORT SONKO DU TROU
🔴 FIN D’UN CIRQUE POLITICO- JUDICIAIRE LA COUR SUPRÊME : FARBA QUITTE LA CITADELLE DU SILENCE

🔴 EXPLOIT AUX ÉTATS-UNIS : SABOU GUEYE COURONNÉE APRÈS UNE SAISON DOMINANTE

Farba Ngom libéré par la Cour suprême : un tournant décisif dans une affaire à forte portée politique et judiciaire

Coup de théâtre dans le paysage judiciaire sénégalais. La Cour suprême a rendu, ce mardi, une décision majeure dans le dossier impliquant Farba Ngom, député-maire des Agnam. Selon les premières informations relayées par ses avocats, la haute juridiction a annulé les actes qui fondaient les poursuites engagées contre lui, ouvrant ainsi la voie à sa libération immédiate après plus de quatorze mois de détention préventive.

Placée sous mandat de dépôt depuis le 27 février 2025, cette figure politique aura passé précisément 425 jours en prison dans le cadre d’une procédure liée à des soupçons de blanchiment de capitaux et d’infractions financières présumées. Le dossier, alimenté par des investigations attribuées à la Cellule nationale de traitement des informations financières, portait sur des transactions estimées à près de 125 milliards de francs CFA. Depuis le début, la défense n’a cessé de dénoncer des irrégularités dans la procédure, plaidant pour la remise en liberté de leur client.

La décision rendue par la juridiction suprême marque un véritable basculement. En cassant la décision qui faisait obstacle à sa libération, la Cour suprême met fin à un long feuilleton judiciaire marqué par une succession de recours, de débats procéduraux et de rebondissements. Le pourvoi en cassation introduit par le parquet général près la Cour d’appel de Dakar avait jusque-là suspendu l’exécution d’une décision favorable à Farba Ngom. L’arrêt rendu ce mardi lève donc ce verrou juridique, permettant théoriquement son élargissement sans délai.

Du côté de la défense, le soulagement est palpable. Ses avocats parlent d’une victoire nette du droit, estimant que la haute juridiction a sanctionné une procédure qu’ils jugeaient juridiquement fragile. Me Baboucar Cissé, l’un de ses conseils, a affirmé que cette décision ne laisse « plus aucun débat possible » sur la remise en liberté de son client. Une déclaration qui reste toutefois à confronter à la motivation écrite de l’arrêt, attendue pour préciser la portée exacte de l’annulation prononcée.

Au-delà du cas individuel de Farba Ngom, cette affaire soulève des questions plus larges sur le fonctionnement de la justice sénégalaise, notamment en matière de détention préventive dans les dossiers économiques et financiers. Pendant plus d’un an, cette procédure a alimenté un débat intense sur l’équilibre entre la nécessité de lutter contre la criminalité financière et le respect des droits fondamentaux, en particulier la présomption d’innocence.

Cette décision intervient dans un contexte politique sensible, où plusieurs figures de l’ancien régime font l’objet de poursuites ou d’enquêtes. La libération annoncée de Farba Ngom pourrait ainsi avoir des répercussions au-delà du strict cadre judiciaire, en ravivant les débats sur la reddition des comptes et la gestion des affaires publiques.

La même audience de la Cour suprême a également été marquée par une décision défavorable à Pape Malick Ndour. Impliqué dans l’affaire du PRODAC, l’ancien ministre a vu son mandat de dépôt confirmé, mettant fin à la mesure de contrôle judiciaire dont il bénéficiait jusque-là. Ce contraste entre les deux décisions illustre la complexité et la portée de cette audience, qui pourrait marquer un moment charnière dans plusieurs dossiers politico-judiciaires en cours.

Pour l’heure, l’attention se tourne vers l’exécution effective de la décision concernant Farba Ngom. Si les informations communiquées par ses avocats se confirment, sa sortie de détention pourrait intervenir dans les plus brefs délais. Après des mois d’incertitude, ce rebondissement majeur relance les discussions sur la conduite des procédures judiciaires, le contrôle des actes d’enquête et la place des libertés individuelles dans les affaires à forte résonance publique.

Code électoral : l’Assemblée nationale adopte la réforme des articles L29 et L30, un tournant dans la gestion des droits civiques

L’Assemblée nationale du Sénégal a adopté, ce mardi 28 avril, la loi n°11/2026 modifiant en profondeur certaines dispositions du Code électoral, notamment ses articles L.29 et L.30. Ce texte, voté à une large majorité avec 127 voix pour, 11 contre et 2 abstentions, marque une étape importante dans la redéfinition des règles encadrant l’inscription sur les listes électorales et les conditions d’inéligibilité.

Portée par la majorité parlementaire, cette réforme s’inscrit dans une volonté affichée de corriger les insuffisances de la législation précédente, souvent critiquée pour son caractère jugé à la fois trop large et insuffisamment encadré dans le temps. À travers cette révision, le législateur entend établir un équilibre entre la nécessité de préserver l’intégrité du processus électoral et celle de garantir le plein exercice des droits civiques.

Le cœur de la réforme repose sur la réécriture complète de l’article L.29. Désormais, les cas d’exclusion des listes électorales sont clairement définis et limités à des situations précises. Sont concernés les individus condamnés pour crime, mais également ceux ayant écopé de peines d’emprisonnement supérieures à un mois pour des infractions graves telles que le vol, l’escroquerie, l’abus de confiance, l’extorsion de fonds, le détournement de deniers publics, l’enrichissement illicite, la corruption, ou encore le blanchiment de capitaux. Cette clarification vise à mettre fin aux interprétations extensives qui pouvaient, par le passé, conduire à des exclusions jugées disproportionnées.

Autre évolution majeure, l’abrogation pure et simple de l’article L.30. Cette disposition prévoyait notamment l’inéligibilité automatique de certains candidats sur la base de condamnations pécuniaires, notamment en cas d’amendes dépassant 200 000 francs CFA. Sa suppression traduit une volonté de recentrer les critères d’inéligibilité sur des faits d’une gravité avérée, en lien direct avec la probité et la moralité publique.

Dans l’exposé des motifs, les auteurs du texte insistent sur la nécessité de prévenir toute instrumentalisation des règles électorales à des fins d’exclusion politique. La réforme ambitionne ainsi de rendre le dispositif plus lisible, plus juste et plus conforme aux principes de l’État de droit.

Au-delà de son contenu juridique, cette loi intervient dans un contexte politique marqué par des débats intenses autour des réformes institutionnelles engagées par les autorités. Elle constitue, pour ses promoteurs, une réponse aux attentes exprimées lors des dialogues nationaux sur la justice et le système politique.

Reste désormais à observer les effets concrets de cette réforme sur le paysage politique sénégalais. Entre volonté de moralisation de la vie publique et exigence de respect des droits fondamentaux, le nouveau cadre électoral ouvre une nouvelle séquence dans l’évolution démocratique du pays.

Centenaire de Maître Abdoulaye Wade : le PDS reçu par le Khalife général des Mourides

Dans le cadre des préparatifs du centenaire de Abdoulaye Wade, une délégation officielle du Parti Démocratique Sénégalais a été reçue ce samedi par le Khalife général des Mourides, Serigne Mountakha Mbacké.

Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de concertation engagée avec les autorités étatiques et religieuses du pays, en vue de préparer cet événement marquant qui célébrera les cent ans de vie, d’engagement politique et de service à la Nation de l’ancien chef de l’État.

Au cours de l’audience, les représentants du PDS ont sollicité les prières, les conseils ainsi que l’accompagnement spirituel du guide religieux pour la réussite totale de cette commémoration. Selon la délégation, la portée de cet anniversaire dépasse les frontières du Sénégal et revêt une dimension africaine et internationale.

Les responsables du parti ont également informé le Khalife que cette célébration sera organisée sous le haut patronage de Bassirou Diomaye Faye, qui aurait réaffirmé sa volonté d’accompagner la réussite de l’événement. Les grandes lignes du programme du centenaire lui ont aussi été présentées.

En retour, Serigne Mountakha Mbacké a adressé des prières à l’endroit de Abdoulaye Wade et formulé des vœux de succès pour cette célébration historique.

Prévu comme un moment fort de la vie politique et institutionnelle du pays, ce centenaire s’annonce déjà comme un rendez-vous majeur autour de l’héritage de l’ancien président sénégalais.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°725 – 28/04/2026

🔴 LE PRÉSIDENT MACKY SALL NOMMÉ SG DES NATIONS- UNIES ? : SERIGNE MOUNTAKHA LE SOUHAITE AUSSI SI…
🔴 AVANT- PROJET DE LOI PORTANT RÉVISION DE LA CONSTITUTION : VERS UN PRÉSIDENT AU DESSUS DES PARTIS

🔴 BATAILLE JURIDIQUE : LE TAS SOMME LE MAROC DE RÉPONDRE SOUS DIX JOURS

SERIGNE MOUNTAKHA SUR LA CANDIDATURE DU PRÉSIDENT MACKY SALL À L’ONU «JE LAISSE TOUT ENTRE LES MAINS DE DIEU»

Une délégation de l’Alliance pour la République (APR) s’est présentée, ce lundi, devant Serigne Mountakha Mbacké à Touba. La démarche, sans connotation politique affichée, visait à solliciter les prières du guide religieux en faveur de l’ancien président Macky Sall, dont le nom est évoqué pour prendre la succession d’António Guterres au secrétariat général des Nations unies. Au fil de l’entretien, le khalife a mêlé gratitude et réserve, rappelant que le destin relève de la seule volonté du Créateur.

Reçue par la plus haute autorité mouride, la mission conduite par plusieurs cadres de l’APR a d’abord tenu à dissiper tout malentendu. Son porte-parole, Babacar Gaye, a souligné que la visite n’avait rien de partisan, avant de rappeler l’attachement constant du guide religieux à l’ancien chef de l’État. Selon lui, l’ambition de Macky Sall de briguer le poste de secrétaire général de l’ONU s’inscrit dans le prolongement naturel de son parcours : après avoir gouverné le Sénégal et préservé la paix, il aspirerait désormais à mettre son expérience au service de la communauté internationale et de l’islam.

En retour, Serigne Mountakha Mbacké n’a pas tari d’éloges à l’égard de Macky Sall, mais il a immédiatement recentré le propos sur la souveraineté divine. Il a affirmé que l’issue de toute entreprise dépend uniquement de Dieu, maître absolu de l’univers, et que les humains ne disposent d’autre recours que l’invocation. Le khalife a confié avoir déjà élevé des prières par le passé pour l’ancien président, l’ayant confié spirituellement à Serigne Touba. Il a précisé avoir imploré pour que Macky Sall obtienne ce qu’il convoite, tout en laissant à Dieu le soin de l’accorder, à la condition expresse que cette réalisation lui soit bénéfique.

Liberté de la presse : Reporters sans frontières dévoile son classement mondial 2026 à Dakar ce 30 avril

L’organisation internationale Reporters sans frontières (RSF) rendra public, ce jeudi 30 avril 2026 à Dakar, son très attendu Classement mondial de la liberté de la presse. L’annonce a été faite à travers un communiqué, précisant que la présentation officielle se tiendra lors d’une conférence organisée à partir de 9h30 à l’hôtel Good Rade, situé sur la VDN.

Ce classement annuel constitue l’un des principaux baromètres internationaux de l’état de la liberté d’informer. Il évalue la situation des journalistes et des médias dans plus de 180 pays, en prenant en compte des critères tels que l’indépendance des médias, le cadre légal, la sécurité des journalistes ou encore les pressions économiques et politiques. À travers cet outil, RSF propose également une cartographie mondiale permettant de visualiser les zones où la liberté de la presse est respectée, menacée ou gravement entravée.

La publication de cette édition 2026 intervient dans un contexte global marqué par des tensions accrues entre pouvoirs publics et médias dans plusieurs régions du monde, mais aussi par la montée de nouvelles formes de menaces, notamment dans l’espace numérique. Désinformation, cyberharcèlement, surveillance et restrictions juridiques sont autant de défis qui redéfinissent aujourd’hui l’environnement dans lequel évoluent les journalistes.

Au-delà des chiffres et du classement, cette rencontre à Dakar sera également marquée par la présence d’Iris Sossoukpè, venu porter un témoignage fort sur la situation de son frère, Hugues Comlan Sossoukpè. Directeur du site d’information Olofofo, ce dernier avait été enlevé en juillet 2025 à Abidjan avant d’être transféré au Bénin, où il demeure détenu à la prison civile de Ouidah. Son cas illustre, selon RSF, les risques persistants auxquels sont exposés les journalistes dans l’exercice de leur métier.

À Dakar, cette présentation du classement mondial s’annonce ainsi comme un moment clé de réflexion sur l’état de la liberté de la presse, mais aussi comme une tribune pour alerter sur les dérives observées et rappeler les exigences fondamentales d’une information libre, pluraliste et indépendante.

Réformes institutionnelles et électorales : Aminata Touré dévoile quatre avant-projets majeurs issus des dialogues nationaux

La Coalition « Diomaye Président » franchit une nouvelle étape dans son agenda de réformes. Par la voix de sa superviseure générale, Aminata Touré, quatre avant-projets de loi ont été officiellement présentés, marquant une volonté affichée de refonder en profondeur l’architecture institutionnelle et électorale du Sénégal. Ces textes, issus des conclusions des dialogues nationaux sur la justice en 2024 et sur le système politique en 2025, initiés par le président Bassirou Diomaye Faye, sont désormais soumis à l’appréciation du public avant leur examen en Conseil des ministres puis à l’Assemblée nationale.

Au cœur de ces propositions figure une réforme constitutionnelle d’envergure. Celle-ci introduit une rupture notable dans la pratique politique sénégalaise en établissant une incompatibilité entre la fonction présidentielle et la direction effective d’un parti politique. Le chef de l’État ne pourrait désormais occuper qu’un rôle honorifique au sein de sa formation. Cette disposition s’accompagne d’un renforcement du pouvoir de contrôle du Parlement, notamment à travers l’élargissement des prérogatives des commissions d’enquête et d’information. Le texte prévoit également une réorganisation de l’équilibre des pouvoirs au sein de l’Exécutif, ainsi que l’interdiction du cumul entre fonctions ministérielles et mandats exécutifs territoriaux.

Dans la même dynamique, un second avant-projet prévoit la transformation du Conseil constitutionnel en une Cour constitutionnelle. Cette nouvelle institution verrait ses effectifs passer de sept à neuf membres et disposerait de compétences élargies, notamment pour arbitrer les conflits entre le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif. Le principe du contradictoire serait explicitement inscrit dans son fonctionnement, renforçant ainsi les garanties procédurales.

Le troisième texte s’attaque au Code électoral, avec des changements structurants. Il prévoit la création d’une Commission électorale nationale indépendante (CENI), appelée à reprendre les prérogatives actuellement exercées par le ministère de l’Intérieur en matière d’organisation des élections. La réforme introduit également plusieurs innovations majeures, dont le bulletin unique, la révision permanente des listes électorales, l’ouverture du droit de vote aux détenus non déchus de leurs droits civiques, ainsi que l’institutionnalisation d’un débat présidentiel au second tour. Les articles L.29 et L.30, au cœur de nombreuses controverses, seraient réécrits afin de prévenir toute instrumentalisation de la justice dans le processus électoral.

Enfin, le quatrième avant-projet encadre le fonctionnement et le financement des partis politiques. Il instaure un système de financement public soumis à un contrôle strict de la Cour des comptes. Le texte interdit explicitement les dons anonymes, les financements via cryptomonnaies, les contributions d’entreprises publiques et les apports étrangers, à l’exception des contributions issues de la diaspora sénégalaise.

Au-delà du contenu des réformes, Aminata Touré a insisté sur la méthode adoptée, qu’elle présente comme inclusive et fondée sur le consensus. Selon elle, les textes sont le fruit d’un processus de concertation impliquant divers acteurs politiques et institutionnels, y compris des responsables parlementaires. Leur mise à disposition du public vise à prolonger ce dialogue, avant leur traduction en lois.

Avec ces quatre avant-projets, les autorités sénégalaises entendent poser les bases d’un nouveau cadre institutionnel, présenté comme plus équilibré, plus transparent et mieux adapté aux exigences démocratiques contemporaines. Reste désormais à savoir si cette dynamique de réforme parviendra à fédérer un large consensus politique et social dans un contexte où les questions électorales demeurent particulièrement sensibles.

Révision constitutionnelle : vers un Président au-dessus des partis et un exécutif rééquilibré

Le Sénégal s’apprête à franchir un tournant institutionnel majeur avec l’avant-projet de loi portant révision de la Constitution, qui introduit des changements profonds dans l’organisation et l’exercice du pouvoir exécutif. Au cœur de cette réforme figure une disposition inédite : le Président de la République ne pourra plus diriger un parti politique ni une coalition. Une rupture significative avec une tradition bien ancrée, où les chefs de l’État cumulaient jusqu’ici la magistrature suprême avec le leadership partisan.

Désormais, le chef de l’État ne pourra occuper au sein d’une formation politique qu’un rôle strictement honorifique. L’objectif affiché est clair : renforcer la neutralité de la fonction présidentielle et mettre fin à toute confusion entre responsabilités étatiques et intérêts partisans. Cette évolution s’inscrit dans une volonté plus large de consolider les principes d’équité et de transparence dans la gestion des affaires publiques.

Dans la même logique, le texte introduit une autre innovation majeure : l’interdiction pour le Président en exercice de participer à des campagnes électorales, sauf dans le cas où il est lui-même candidat à sa réélection. Cette disposition vise à limiter l’usage des moyens et de l’influence de l’État à des fins politiques, une critique récurrente dans le débat public sénégalais.

La réforme ne s’arrête pas là. Elle redéfinit également les équilibres au sein de l’exécutif. Alors que la Constitution actuelle conférait au seul Président la détermination de la politique de la Nation, le nouveau texte prévoit désormais qu’elle sera définie « en concertation avec le Premier ministre ». Ce réajustement marque une évolution vers un partage plus équilibré du pouvoir exécutif, avec un Premier ministre renforcé dans son rôle de chef du gouvernement, chargé de conduire et de coordonner l’action gouvernementale.

Le serment présidentiel fait aussi l’objet d’une refonte. La nouvelle formule introduit des engagements explicites en matière de gouvernance, notamment la gestion transparente des ressources publiques et l’obligation d’agir exclusivement dans l’intérêt de la Nation. Ce serment sera désormais prêté devant la Cour constitutionnelle, nouvelle appellation du Conseil constitutionnel, renforçant ainsi la dimension solennelle et institutionnelle de l’acte.

Autre innovation importante : l’encadrement strict de la période post-électorale. Entre la tenue de l’élection présidentielle et la proclamation définitive des résultats, les autorités en place ne pourront plus prendre de décisions engageant durablement l’État, comme la signature de contrats majeurs ou la contraction d’emprunts, sauf en cas de nécessité impérieuse. Après la proclamation des résultats et jusqu’à l’installation du nouveau Président, le chef de l’État sortant sera limité à la gestion des affaires courantes.

Enfin, le préambule de la Constitution est enrichi pour consacrer deux principes fondamentaux : le rééquilibrage des pouvoirs au sein de l’exécutif et l’intangibilité des règles relatives à la limitation des mandats présidentiels. Cette dernière disposition vise à verrouiller toute tentative future de modification des règles sur la durée ou le nombre de mandats.

À travers cet ensemble de réformes, c’est une nouvelle conception de la fonction présidentielle qui se dessine : un Président moins partisan, davantage encadré dans ses prérogatives, et inscrit dans un système institutionnel où le pouvoir est mieux partagé. Une transformation qui pourrait redéfinir durablement les pratiques politiques au Sénégal et renforcer les fondements de son État de droit.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°724 – 25 ET 26/04/2026

🔴 MARCHES FINANCIERS – SUITE AUX RÉUNIONS DE PRINTEMPS DU FMI ET DE LA BANQUE MONDIALE À WASHINGTON : LE SILENCE INQUIÈTANT DE DAKAR
🔴 MODIFICATION DU CODE ÉLECTORAL- PLÉNIÈRE PRÉVUE CE MARDI POUR EXAMINER LES ARTICLES L29 ET L30 : L’ASSEMBLÉE CONVOQUÉE

🔴 MONDIAL 2026 – LAMINE CAMARA AFFICHE LES AMBITIONS DU SÉNÉGAL : « ALLER CHERCHER LE TROPHÉE »

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°723 – 24/04/2026

🔴 DIVERGENCES AVEC KOSMOS ENERGY ET REPRISE PAR LE SÉNÉGAL DU BLOC GAZIER YAKAAR-TERANGA : SONKO VERROUILLE L’OR BLEU
🔴 MIGRATION IRRÉGULIÈRE- 136 PERSONNES ATTEIGNENT EL HIERRO À BORD D’UNE PIROGUE APRÈS : HUIT JOURS DE CALVAIRE

🔴 AGENDA SPORTIF 2026 : LE SÉNÉGAL PRÉSENT SUR 13 RENDEZ-VOUS MONDIAUX

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°722 – 23/04/2026

🔴 ONU- NOUVELLE ARCHITECTURE DE LA GOUVERNANCE FINANCIÈRE… REFORMES MULTIFORMES… MULTILATÉRALISME INCLUSIF… : MACKY DÉMONSTRATIF !
🔴 COUR SUPRÊME CE 28 AVRIL : FARBA ET NDOUR EN AUDITION SPÉCIALE

🔴 AFC CHAMPIONS LEAGUE TWO : SADIO MANÉ ET AL-NASSR FILENT EN FINALE APRÈS UNE DÉMONSTRATION

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°721 – 22/04/2026

🔴 BLOCAGE DES FINANCEMENTS DE LA BAD PLONGEANT DES MILLIERS DE TRAVAILLEURS DANS L’INCERTITUDE : 39 PROJETS À L’ARRÊT
🔴 LIBERTÉ D’OPINION ET DÉPÉNALISATION DES DÉLITS DE PRESSE : AMNESTY APOSTROPHE LE SÉNÉGAL

🔴 CLASSEMENT FIFA : LES « LIONNES » DU SÉNÉGAL PROGRESSENT ET CONFIRMENT LEUR STATUT

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°720 – 21/04/2026

🔴 AFFAIRE ASER–AEE POWER / CHARGE FRONTALE EXERCÉE PAR IBRAHIMA MDIAYE DE LA RÉPUBLIQUE DES VALEURS : JEAN MICHEL SÈNE ENCORE BOUSCULÉ
🔴 VIOLENCES ET ACTIONS TERRORISTES ENREGISTRÉES LORS DE LA CRISE POLITIQUE DE 2021 À 2024 : MACKY ESTIME AVOIR SAUVÉ LE SÉNÉGAL

🔴 LIGUE DES CHAMPIONS ASIATIQUE : MENDY PEUT ÉCRIRE L’HISTOIRE AVEC AL-AHLI

Droits des LGBT : Macky Sall clarifie sa position dans sa course à la tête de l’ONU

En pleine campagne pour le poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, Macky Sall a précisé sa position sur les questions liées aux droits des personnes LGBT, à l’occasion d’un échange avec des représentants de la société civile ce lundi 20 avril 2026 à New York.

Interpellé sur ce sujet sensible, l’ancien chef de l’État sénégalais a d’abord tenu à replacer le débat dans son contexte, en soulignant qu’il s’agit avant tout de questions de société, qui doivent être abordées avec prudence et sans contrainte extérieure. « Pour les LGBT, c’est un sujet de société. J’ai souvent eu des positions connues, mais à ce niveau, je voudrais dire une chose : les sujets de société ne doivent pas faire l’objet d’imposition », a-t-il déclaré.

Dans le même temps, Macky Sall a insisté sur son attachement aux principes fondamentaux défendus par les Nations unies, notamment en matière de droits humains et de dignité. Il a rappelé que la Charte de l’ONU constitue un socle incontournable, qu’il entend respecter et défendre s’il accède à cette fonction. « Nous avons les droits humains et la Charte des Nations unies qui défend la dignité humaine. Ça va être un principe qui sera consacré et que j’assumerai », a-t-il affirmé.

L’ancien président a ainsi tenté de trouver un équilibre entre le respect des normes internationales et la prise en compte des réalités socioculturelles propres à chaque pays. Il a réitéré son opposition à toute forme d’imposition de modèles extérieurs, rappelant qu’en tant que président du Sénégal, il avait déjà été confronté à des pressions sur ces questions. « Je n’ai jamais accepté qu’on me l’impose », a-t-il insisté.

Dans son analyse, Macky Sall a également évoqué les rapports de force internationaux autour de ces thématiques. Selon lui, plusieurs pays africains ont été soumis à des pressions importantes, certains ayant résisté, tandis que d’autres ont cédé face aux contraintes économiques ou diplomatiques. Il a toutefois souligné que le débat reste loin d’être tranché, y compris dans les pays occidentaux.

Prenant l’exemple des États-Unis, il a estimé que les positions évoluent et que la question continue de diviser les opinions publiques. Pour lui, cela démontre que le débat est global et qu’aucune société n’a encore trouvé de consensus définitif sur ces enjeux.

En conclusion, Macky Sall a plaidé pour une approche équilibrée, qui permette à chaque société de gérer ces questions selon ses propres dynamiques, tout en garantissant le respect des droits fondamentaux de chaque individu. Une position qui s’inscrit dans sa volonté d’incarner, dans cette campagne internationale, une ligne de dialogue entre les valeurs universelles et les réalités locales.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°719 – 20/04/2026

🔴 SAISIE RECORD DE BILLETS À THIAROYE AZUR PAR LA DOUANE : SIX MILLIARDS , QUE DU FAUX !
🔴 DOSSIER ASER–AEE POWER / AUDITIONNÉ À LA SECTION DE RECHERCHES : JEAN MICHEL SÈNE DÉGAINE UNE PLAINTE

🔴 COUP DE TONNERRE DANS L’ARÈNE : ADA FASS TERRASSE EUMEU SÈNE

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°718 – 17/04/2026

🔴 ALERTE LANCÉE PAR DAVID COWAN , ECONOMISTE EN CHEF POUR L’AFRIQUE CHEZ CITI PAR RAPPORT À UN ÉVENTUEL RISQUE DE DÉFAUT DE PAIEMENT DE LA DETTE : LE SÉNÉGAL SOUS SURVEILLANCE ACCRUE
🔴 LEVÉE DE FONDS SUR LE MARCHÉ RÉGIONAL COMPTANT POUR LE DEUXIÈME TRIMESTRE 2026 : LE SÈNÈGAL TABLE SUR 658 MDS

🔴 PRÉPARATION CAN FÉMININE 2026 : SÉNÉGAL ET BURKINA FASO SE NEUTRALISENT DANS UN MATCH FOU (3-3)

Restructuration de la dette : le FMI laisse une large marge de manœuvre aux autorités sénégalaises

Le Fonds monétaire international (FMI) adopte une posture mesurée dans le dossier sensible de la dette du Sénégal, en laissant les autorités nationales piloter elles-mêmes les orientations stratégiques à venir. À l’occasion d’une conférence de presse tenue ce jeudi sur les « Perspectives économiques régionales d’avril 2026 pour l’Afrique subsaharienne », le directeur du département Afrique du FMI, Abebe Aemro Selassie, a clarifié la position de l’institution de Bretton Woods.

D’emblée, le responsable a insisté sur l’absence de position prédéfinie du FMI concernant les paramètres d’une éventuelle restructuration de la dette sénégalaise. Selon lui, l’institution privilégie une approche d’accompagnement plutôt que d’imposition, laissant au gouvernement la responsabilité de concevoir une stratégie adaptée à ses réalités économiques et sociales.

Dans ses propos, Abebe Aemro Selassie a salué la transparence des autorités sénégalaises, qui auraient rapidement partagé leurs évaluations relatives aux « défaillances des systèmes » ainsi qu’à l’état du stock de la dette. Cette démarche, jugée constructive, permet selon lui d’instaurer un climat de confiance dans les discussions en cours autour d’un nouveau programme économique.

Les échanges actuels entre le Sénégal et le FMI visent ainsi à définir un cadre de réformes capable de concilier plusieurs impératifs : restaurer la viabilité de la dette, garantir un financement soutenable et éviter des mesures d’austérité excessives pour les populations. L’objectif affiché est d’aboutir à un programme « crédible et finançable », tout en préservant la stabilité sociale dans un contexte économique déjà sous pression.

Le FMI met toutefois en garde contre la précipitation. Dans un environnement international marqué par une forte volatilité des marchés, l’institution recommande une approche prudente et progressive. Il s’agit, selon ses responsables, de garantir la soutenabilité de la dette sans engager le pays dans des décisions irréversibles qui pourraient limiter ses marges de manœuvre à long terme.

Sur un plan plus technique, Abebe Aemro Selassie a précisé que le FMI n’a pas demandé l’inclusion de la dette intérieure dans les discussions sur une éventuelle restructuration. Une position qui laisse au gouvernement sénégalais une latitude importante pour définir les contours de sa stratégie, notamment en arbitrant entre dette intérieure et extérieure. « Nous n’entrons pas dans ces discussions (…) et nous n’avons généralement pas demandé que la dette intérieure soit incluse », a-t-il indiqué.

Par ailleurs, le responsable du FMI est revenu sur l’élargissement du déficit du compte courant du Sénégal. Il l’explique en grande partie par une hausse significative des investissements dans les secteurs pétrolier et gazier, considérés comme structurants pour l’économie nationale. Toutefois, il souligne que les projections économiques pourraient évoluer, notamment en fonction des fluctuations des prix du pétrole sur les marchés internationaux.

Au final, la position du Fonds monétaire international traduit une volonté d’équilibre entre accompagnement technique et respect de la souveraineté économique du Sénégal. Dans un contexte où les enjeux de dette restent cruciaux, les autorités sénégalaises apparaissent ainsi en première ligne pour définir une trajectoire capable de concilier rigueur financière, croissance économique et stabilité sociale.

Financement du Sénégal : un second trimestre sous tension maîtrisée sur le marché régional

Le premier trimestre 2026 aura été un véritable test de résistance pour les finances publiques sénégalaises. Dans un contexte de fortes incertitudes, marqué par des spéculations sur un possible défaut de paiement, notamment sur les eurobonds, l’État a finalement rassuré en honorant l’ensemble de ses engagements. Cette performance a contribué à atténuer les inquiétudes des investisseurs, même si les conditions d’accès aux marchés internationaux restent nettement dégradées.

Privé en grande partie de financements extérieurs compétitifs, le Sénégal a dû se replier sur le marché régional de la dette. Cette stratégie s’est révélée efficace au cours des trois premiers mois de l’année, avec une mobilisation de 1068,6 milliards de FCFA sur le marché des titres publics de l’Union monétaire ouest-africaine, dépassant largement l’objectif initial fixé à 808 milliards. Ce recours accru au marché régional illustre à la fois la résilience des autorités financières, mais aussi les contraintes pesant sur la signature souveraine du pays.

Pour le deuxième trimestre, le gouvernement adopte une posture plus mesurée. Selon le calendrier des émissions publié par Umoa-Titres, le Sénégal prévoit de lever 658 milliards de FCFA entre avril et juin 2026. Cette enveloppe sera répartie entre 210 milliards de FCFA en Bons assimilables du Trésor, instruments de court terme, et 448 milliards de FCFA en Obligations assimilables du Trésor, destinées à des maturités plus longues. Cette orientation traduit une volonté de mieux structurer la dette, en allongeant progressivement sa durée et en limitant les pressions de refinancement à court terme.

À l’échelle régionale, la dynamique reste soutenue. Les huit États membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine ambitionnent de mobiliser un total de 3075,5 milliards de FCFA sur la période. La Côte d’Ivoire se distingue une nouvelle fois comme le principal émetteur, avec un objectif de 980 milliards de FCFA, confirmant son rôle moteur sur le marché régional des capitaux.

Toutefois, la situation du Sénégal demeure particulièrement sensible. La question de la dette, relancée par les révélations sur une dette dite cachée, continue de peser lourdement sur les perspectives économiques. Le Fonds monétaire international a ainsi réévalué le taux d’endettement du pays à 132 % du produit intérieur brut, entraînant la suspension de son programme de coopération avec Dakar. À ce jour, aucun nouvel accord n’a encore été conclu, ce qui limite davantage les marges de manœuvre financières de l’État.

Dans ce contexte, le marché financier de l’Umoa s’impose comme une bouée de sauvetage incontournable. Le Sénégal prévoit d’y mobiliser au total 4132 milliards de FCFA en 2026, dont 2752 milliards via les émissions de titres publics. Les résultats du premier trimestre, jugés satisfaisants, offrent une base encourageante pour la suite de l’année, même si les défis restent nombreux.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°717 – 16/04/2026

🔴 DAKAR ET FMI À L’HEURE DES DISCORDANCES : SOLO CONTRE TUTTI
🔴 CRISE DU SECTEUR – PRÈS DE 700 MILLIARDS BLOQUÉS : LE BTP À LA MORGUE

🔴 CHOC EN DEMI-FINALE : BAYERN – PSG APRÈS L’ÉLIMINATION DU REAL

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°716 – 15/04/2026

🔴 RÉFORME DES ARTICLES L29 ET L30/. CHOC DES AMBITIONS ENTRE LA PRÉSIDENCE ET L’ASSEMBLÉE NATIONALE : LE BRAS DE FER
🔴 « TRUMP : HOMME DE DÉSTABILISATION DU MONDE .. » : MAMADOU DJIGO PARLE DE DÉRAPAGE

🔴 AFFAIRE DES 18 SUPPORTERS AU MAROC : L’ASC « LÉBOUGUI » RÉCLAME LEUR TRANSFÈREMENT AU SÉNÉGAL

Carburant au Sénégal : le FSE rassure et écarte tout risque de pénurie malgré un contexte international tendu

Alors que les inquiétudes liées à une éventuelle crise énergétique mondiale continuent de peser sur plusieurs économies, les autorités sénégalaises montent au créneau pour rassurer l’opinion. Invité ce mardi 14 avril 2026 sur les ondes de la RFM, l’administrateur du Fonds spécial de soutien au secteur de l’énergie (FSE), Assane Ndir, a tenu un discours ferme et sans ambiguïté : le Sénégal ne fera face à aucune pénurie de carburant dans les mois à venir.

Cette déclaration intervient dans un climat marqué par la volatilité des cours du pétrole et les tensions géopolitiques internationales, qui ont déjà poussé plusieurs pays à revoir leur politique énergétique. Mais du côté de Dakar, les autorités assurent avoir anticipé ces turbulences grâce à une stratégie de sécurisation basée sur la constitution de réserves suffisantes.

Selon le responsable du FSE, l’approvisionnement du pays repose sur un mécanisme bien structuré et coordonné, impliquant notamment Société africaine de raffinage (SAR), qui joue un rôle central dans le stockage et la distribution des produits pétroliers. Des stocks stratégiques ont été constitués en amont afin de couvrir les besoins du marché national sur une période prolongée, permettant ainsi de faire face à d’éventuelles perturbations dans les circuits internationaux d’approvisionnement.

Au-delà de la question du carburant destiné aux véhicules, les autorités ont également pris des dispositions pour sécuriser la production d’électricité. Des volumes importants de fuel ont été mobilisés pour alimenter Senelec, garantissant ainsi la continuité du service électrique sur l’ensemble du territoire. Cette anticipation vise à éviter tout scénario de délestage lié à un défaut d’approvisionnement en combustible, un risque souvent redouté dans des contextes de crise énergétique.

Assane Ndir a insisté sur le fait que ces mesures ne sont pas le fruit d’une réaction tardive, mais bien d’une planification rigoureuse inscrite dans la durée. L’objectif est de préserver la stabilité du pays face aux chocs externes, tout en assurant la continuité des activités économiques. Dans un environnement où les fluctuations du marché pétrolier peuvent rapidement impacter les économies dépendantes des importations, cette capacité d’anticipation est présentée comme un atout majeur.

Toutefois, cette assurance sur la disponibilité des produits pétroliers ne dissipe pas totalement les interrogations sur l’évolution des prix. Si les stocks permettent d’éviter une rupture, la question du maintien des subventions et de la capacité de l’État à absorber les hausses du marché international reste posée. Sur ce point, les autorités restent prudentes, privilégiant pour l’instant un discours axé sur la stabilité de l’approvisionnement.

À travers cette sortie médiatique, le FSE cherche donc à envoyer un signal fort : malgré un environnement mondial incertain, le Sénégal dispose des moyens nécessaires pour garantir la disponibilité du carburant et assurer la continuité de son système énergétique. Une communication qui vise à rassurer les populations, mais aussi à maintenir la confiance des acteurs économiques dans la solidité du dispositif national.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°715 – 14/04/2026

🔴 TOURNANT DANS L’AFFAIRE ASER–AEE POWER : JEAN MICHEL SÈNE À LA SR
🔴 CRISE ÉNERGÉTIQUE FACE AUX SUBVENTIONS DE L’ÉTAT : L’EXPERT PÉTROLIER BACHIR DRAMÈ ANNONCE UNE INFLATION

🔴 AFFAIRE DES SUPPORTERS : LA COUR D’APPEL VALIDE LES CONDAMNATIONS

Affaire ASER–AEE POWER : Jean Michel Sène convoqué par la Section de recherches, un tournant dans le dossier

Le dossier sensible opposant l’ASER à AEE POWER connaît une nouvelle évolution au Sénégal. Jean Michel Sène a annoncé avoir été officiellement contacté par la Section de recherches, marquant ainsi une étape importante dans le traitement de cette affaire qui alimente le débat public depuis plusieurs semaines.

Cette convocation intervient quelques jours après sa sortie médiatique du 1er avril 2026, au cours de laquelle il avait exposé ce qu’il avait présenté comme des « éléments factuels » liés à ce dossier. Une prise de parole qui avait suscité de nombreuses réactions, tant dans l’opinion que dans les milieux politiques et institutionnels.

Dans une déclaration rendue publique, Jean Michel Sène a accueilli favorablement cette initiative des enquêteurs. Selon lui, cette démarche correspond à une exigence qu’il n’a cessé de formuler depuis le début de l’affaire : celle de faire toute la lumière sur les faits. « C’est précisément ce que nous avons toujours appelé de nos vœux », a-t-il affirmé, estimant que cette convocation constitue une opportunité pour éclairer définitivement l’opinion publique.

L’intéressé assure, par ailleurs, avoir immédiatement répondu à cette sollicitation en affichant sa pleine disponibilité. Il se dit prêt à collaborer sans réserve avec les autorités judiciaires et à fournir tous les éléments en sa possession. « Je mettrai à disposition toutes les preuves nécessaires à la manifestation de la vérité », a-t-il déclaré, insistant sur sa volonté de voir l’enquête aboutir dans la transparence.

Au-delà de l’aspect judiciaire, cette nouvelle étape s’accompagne d’un discours plus offensif sur le terrain politique. Jean Michel Sène a en effet dénoncé ce qu’il considère comme des tentatives de récupération de l’affaire par certains acteurs. Sans citer de noms, il a critiqué « des politiciens sans véritable discours » qui, selon lui, chercheraient à instrumentaliser ce dossier à des fins opportunistes. Il estime toutefois que « ce temps touche bientôt à sa fin », laissant entendre que l’évolution de la procédure pourrait redistribuer les cartes.

Alors que l’enquête entre dans une phase plus active, cette convocation par la Section de recherches pourrait marquer un tournant décisif. Elle ouvre la voie à des auditions approfondies et, potentiellement, à de nouvelles révélations dans un dossier dont les implications restent encore à clarifier.

Dans un contexte où les questions de gouvernance, de transparence et de gestion des ressources publiques occupent une place centrale dans le débat national, l’issue de cette affaire est désormais attendue avec une attention particulière, tant par les citoyens que par les acteurs institutionnels.

Projet GTA : 58 % des engagements territoriaux réalisés, l’État exige une accélération sur les points en retard

Le projet gazier Grand Tortue Ahmeyim (Grand Tortue Ahmeyim) poursuit sa mise en œuvre avec des résultats jugés globalement satisfaisants par les autorités sénégalaises. Réuni ce vendredi 10 avril 2026 à Saint-Louis dans le cadre du Comité Régional de Concertation (CRC), le ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines a annoncé un taux de réalisation de 58 % des engagements sociaux et environnementaux liés au projet.

Ce bilan, qui couvre les engagements pris depuis octobre 2025, met en évidence des avancées significatives, tout en révélant des marges de progression importantes. En effet, 30 % des actions sont toujours en cours d’exécution, tandis que 12 % accusent des retards. Une situation qui a conduit les autorités à hausser le ton, appelant à des « corrections nécessaires » pour garantir le respect des engagements pris envers les populations locales.

Dans un message ferme, le ministre a exhorté les principaux acteurs du projet, notamment Petrosen et BP, ainsi que les services de l’État, à renforcer leur coordination. L’objectif affiché est clair : lever rapidement les blocages et accélérer la mise en œuvre des actions en souffrance, dans un contexte où les attentes des communautés impactées restent particulièrement fortes.

La rencontre de Saint-Louis a réuni un large éventail d’acteurs locaux, traduisant la volonté d’instaurer une gouvernance inclusive autour du projet. Des représentants des pêcheurs, des mareyeurs et des femmes transformatrices ont pris part aux échanges, mettant en lumière les préoccupations des populations directement concernées par l’exploitation gazière. Cette démarche participative vise à prévenir les tensions sociales et à favoriser une appropriation collective du projet.

Au cœur des discussions, quatre axes stratégiques ont été définis pour guider la suite de la mise en œuvre. Il s’agit du renforcement du dialogue permanent avec les communautés, de l’appropriation inclusive des retombées du projet, de la gestion rigoureuse des impacts environnementaux et de la promotion d’un développement social durable dans la zone d’intervention.

Face aux défis identifiés, les autorités ont également annoncé une actualisation du dispositif de pilotage du projet. Cette réforme vise à instaurer un suivi plus dynamique et plus rigoureux des engagements, afin d’éviter tout décalage entre les promesses et leur concrétisation sur le terrain.

Au terme de cette rencontre, un consensus s’est dégagé autour d’un principe fondamental : la réussite du projet Grand Tortue Ahmeyim ne saurait être uniquement mesurée à l’aune de ses performances industrielles. Elle dépendra également de sa capacité à garantir transparence, équité et justice sociale pour les populations de Saint-Louis, directement impactées par cette exploitation stratégique.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°713 – 13/04/2026

🔴 COÛT DE LA VIE / L’INFLATION À 1,4% EN MARS 2026, TIRÉE PAR L’ALIMENTATION ET LES SERVICES : ATTENTION, FLAMBÉE !
🔴 INCIDENT PROTOCOLAIRE SURVENU CE 12 AVRIL 2026 LORS DU FESTIVAL PENCUM NIANY À KOUMPENTOUM : LA LEÇON DE LA PRÉFÈTE AUX DÉPUTÉS DE PASTEF

🔴 MMA / ARES 40 : DIAKHATÉ OFFRE AU SÉNÉGAL UN SACRE MONDIAL

Crise énergétique au Sénégal : Mouhamadou Bamba Cissé alerte sur une possible hausse imminente des prix

Le Sénégal pourrait faire face, dans les prochains jours, à une hausse des prix de l’énergie. C’est l’alerte lancée par Mouhamadou Bamba Cissé, qui s’exprimait en marge de la 96e édition de la Ziarra de Tivaouane, où il représentait le président de la République. Dans un discours empreint de gravité, le ministre a évoqué sans détour les tensions énergétiques qui pèsent actuellement sur le pays, en lien avec un contexte international de plus en plus instable.

Après avoir rendu hommage aux enseignements de Serigne Babacar Sy et salué l’organisation de cet important rendez-vous religieux, le ministre de l’Intérieur a dressé un tableau préoccupant de la situation énergétique mondiale et régionale. Selon lui, plusieurs signaux indiquent une pression croissante sur les marchés de l’énergie. Il a notamment cité le cas de la Mauritanie, où les prix de l’essence, du gasoil et de l’électricité ont récemment été revus à la hausse, ainsi que la situation en France, marquée par des perturbations dans l’approvisionnement avec près de 15 % des stations-service fermées.

Dans ce contexte, Mouhamadou Bamba Cissé a souligné que le Sénégal, pour l’instant, a réussi à maintenir une certaine stabilité des prix à la pompe. Une situation qu’il attribue aux efforts importants consentis par l’État pour amortir le choc et protéger le pouvoir d’achat des populations. Toutefois, il a tenu à préciser que cette stabilité a un coût et qu’elle ne saurait être maintenue indéfiniment face aux pressions extérieures.

Le ministre a ainsi révélé que les prix de l’énergie auraient dû être réajustés à la hausse depuis près de deux semaines, mais que le gouvernement a choisi, jusque-là, d’en différer l’application. « Les Sénégalais n’ont pas encore senti de difficultés, mais cela peut arriver dans quelques jours », a-t-il averti, laissant entendre qu’une révision des tarifs pourrait intervenir à court terme.

Ce message se veut à la fois un appel à la vigilance et une tentative de préparer l’opinion publique à une éventuelle hausse des prix des carburants et de l’électricité. Il met en lumière la fragilité des équilibres énergétiques dans un contexte global marqué par des tensions sur les approvisionnements et des fluctuations des coûts à l’international.

À travers cette sortie, Mouhamadou Bamba Cissé insiste sur la nécessité d’anticiper les difficultés à venir et de faire preuve de responsabilité collective. Si aucune décision officielle n’a encore été annoncée, les propos du ministre traduisent clairement une inquiétude au sommet de l’État face à une crise énergétique qui pourrait bientôt se répercuter sur le quotidien des Sénégalais.

Ziarra générale : Serigne Moustapha Sy Al Amine met en garde contre les attaques visant les confréries

À l’occasion de la cérémonie officielle de la Ziarra générale, Serigne Moustapha Sy Al Amine a livré un message ferme à l’endroit de ceux qu’il accuse de s’attaquer publiquement aux confréries (tarikha) au Sénégal. Dans un contexte marqué par des débats de plus en plus vifs sur les pratiques religieuses, le guide religieux a tenu à rappeler le rôle central des confréries dans la structuration de l’islam sénégalais et dans la stabilité sociale du pays.

Dans son intervention, Serigne Moustapha Sy Al Amine a évoqué une émission diffusée récemment sur une chaîne de télévision de la place, au cours de laquelle un invité se serait permis de remettre en cause les fondements des tarikhas. Sans citer directement de nom, il a dénoncé ce qu’il considère comme des dérives inquiétantes, appelant à plus de responsabilité dans les prises de parole publiques, notamment sur des sujets aussi sensibles que la religion.

Le marabout s’est longuement attardé sur la signification des confréries dans le contexte sénégalais. Il a rappelé que celles-ci ne sont pas de simples organisations religieuses, mais des institutions profondément ancrées dans l’histoire et la culture du pays. Selon lui, les tarikhas jouent un rôle essentiel dans la transmission des valeurs spirituelles, la cohésion sociale et l’encadrement des fidèles. À ce titre, toute tentative de les discréditer reviendrait, selon ses propos, à fragiliser des repères fondamentaux de la société.

Dans un ton particulièrement ferme, Serigne Moustapha Sy Al Amine a mis en garde ceux qu’il qualifie de « farfelus », qui, selon lui, s’autorisent à porter atteinte aux fondements de l’islam. Il a insisté sur la nécessité de préserver l’orthodoxie religieuse et de respecter les héritages spirituels légués par les grandes figures religieuses du pays. Pour lui, la liberté d’expression ne saurait justifier des propos de nature à semer la confusion ou à créer des tensions au sein de la communauté musulmane.

Au-delà de la question religieuse, le guide religieux a également abordé l’actualité sociale, notamment la récente grève des transporteurs. Il a salué la décision de lever le mot d’ordre, soulignant l’importance des concertations qui ont permis d’aboutir à une issue favorable. Il a rappelé, à cette occasion, le rôle des médiations et des discussions dans la résolution des crises, appelant à privilégier le dialogue comme outil principal de régulation sociale.

Dans la même dynamique, Serigne Moustapha Sy Al Amine a exhorté les autorités publiques à renforcer les cadres de concertation avec les différents acteurs sociaux. Selon lui, une gouvernance apaisée passe nécessairement par l’écoute, la prise en compte des préoccupations des citoyens et la recherche de solutions consensuelles aux problèmes qui se posent.

À travers cette intervention, le guide religieux a ainsi voulu rappeler à la fois l’importance du respect des valeurs religieuses et la nécessité de préserver la cohésion sociale. Entre mise en garde contre les dérives discursives et appel au dialogue dans la gestion des affaires publiques, son message s’inscrit dans une volonté de maintenir l’équilibre entre tradition, foi et stabilité nationale.

Koumpétoune : le préfet Joséphine Safiétou Dieng justifie le rappel à l’ordre de députés du Pastef

L’incident survenu lors de la cérémonie officielle du festival Pencum Niany continue de faire réagir dans le département de Koumpentoum. Le préfet, Joséphine Safiétou Dieng, est revenu sur les faits qui se sont déroulés le 12 avril 2026, impliquant deux députés du parti Pastef, lesquels avaient refusé de se lever à son arrivée.

Face à la polémique suscitée par cet épisode, l’autorité administrative a tenu à apporter des éclaircissements sur le sens de son intervention. Selon elle, le geste attendu lors de ce type de cérémonie ne relève pas d’une simple formalité sociale, mais s’inscrit dans le respect des règles protocolaires encadrant les manifestations officielles. Elle insiste sur le fait que se lever à l’arrivée d’un préfet constitue avant tout une marque de respect envers l’institution qu’il représente, et non envers la personne physique.

Dans ses explications, Joséphine Safiétou Dieng rappelle que le préfet incarne l’État dans son territoire de compétence. À ce titre, les marques de considération qui lui sont adressées participent du respect dû aux institutions de la République. « Se lever pour le préfet ne relève pas d’une simple courtoisie, mais d’un devoir de respect institutionnel lié à la fonction qu’il incarne », a-t-elle souligné, mettant en avant la dimension symbolique et républicaine de ce geste.

L’autorité administrative a également insisté sur le rôle et les responsabilités des députés en tant qu’élus de la Nation. Selon elle, ces derniers sont tenus d’observer scrupuleusement les règles protocolaires, notamment lors des cérémonies officielles organisées dans leurs circonscriptions. Elle estime que leur statut implique un devoir d’exemplarité, tant dans leur comportement que dans leur respect des institutions.

Pour le préfet, les usages protocolaires ne sont ni nouveaux ni méconnus des acteurs politiques. Elle considère ainsi que leur non-respect ne peut être interprété autrement que comme une entorse aux règles républicaines. Dans un ton ferme, elle a rappelé que « le respect des institutions n’est pas une option », soulignant l’importance de préserver les fondements de l’ordre républicain à travers des gestes symboliques mais significatifs.

Cet incident, survenu dans un contexte festif, relance le débat sur le respect des institutions et les relations entre autorités administratives et responsables politiques. Au-delà du fait en lui-même, il met en lumière la sensibilité des questions protocolaires dans l’espace public sénégalais, où chaque geste peut être interprété à l’aune des principes républicains et des équilibres institutionnels.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°713 – 11 ET 12/04/2026

🔴 LEVÉE DU MOT D’ORDRE DE GRÈVE DES TRANSPORTEURS SUITE À L’INTERVENTION DU PRESIDENT BASSIROU DIOMAYE FAYE : LA FIN DU CALVAIRE
🔴 PASSAGE À LA RTS DE HABIBOU DIA AVEC À LA CLEF DES PROPOS JUGÉS DIFFAMATOIRES PAR LE SYNPAP ET LE SYNPICS : L’INTERSYNDICALE EXIGE DES EXCUSES

🔴 EXPLOIT DES JEUNES « LIONS » : LE SÉNÉGAL CHAMPION D’AFRIQUE SCOLAIRE 2026

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°712 – 09/04/2026

🔴 RÉGULATION DES MÉDIAS / CENSURE DE CERTAINES DISPOSITIONS ET SANCTIONS JUGÉES DISPROPORTIONNÉES : LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL BRISE LE CNRM
🔴 RÉQUISITOIRE DU DIRECTOIRE STRATÉGIQUE DES CADRES JAMBAARS CONTRE LE RÉGIME DIOMAYE- SONKO : « L’ABÎME AU SOMMET DE L’ETAT »

🔴 MOTSEPE À DAKAR : « ZÉRO CORRUPTION ET UNITÉ », LA CAF DURCIT LE TON

Censure de certaines dispositions du CNRM : Aïssata Tall Sall évoque une « victoire pour la démocratie sénégalaise »

La décision du Conseil constitutionnel de censurer plusieurs dispositions de la loi encadrant le Conseil national de régulation des médias (CNRM) continue de susciter des réactions au sein de la classe politique. Parmi les premières voix à se faire entendre, celle de la députée Aïssata Tall Sall, qui n’a pas caché sa satisfaction, qualifiant cette décision de « victoire pour la démocratie sénégalaise ».

Dans une publication diffusée sur les réseaux sociaux, la présidente du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal a salué la position de la haute juridiction. Selon elle, cette décision vient rappeler avec force au gouvernement que la liberté de la presse constitue un principe fondamental, protégé par la Constitution sénégalaise et au cœur du fonctionnement démocratique.

L’ancienne ministre de la Justice estime que, en censurant les dispositions qu’elle juge « attentatoires aux droits des journalistes et des acteurs des médias », notamment celles liées aux sanctions, le Conseil constitutionnel a joué pleinement son rôle de garant des libertés publiques. Elle considère que cette intervention permet de préserver « l’exercice souverain » de la liberté d’informer et de communiquer, face à ce qu’elle perçoit comme des risques de dérives dans le dispositif initial.

Pour Aïssata Tall Sall, cette décision dépasse le simple cadre juridique. Elle s’inscrit, selon elle, dans une dynamique plus large de consolidation de l’État de droit au Sénégal, où les institutions doivent continuellement veiller à l’équilibre entre régulation et respect des libertés fondamentales.

La députée a également tenu à rendre hommage à ses collègues parlementaires ayant soutenu la saisine du Conseil constitutionnel. Elle a salué l’engagement des membres de son groupe, mais aussi celui des députés non inscrits, ainsi que de Cheikh Ahmadou Ndiaye, qu’elle remercie pour leur implication dans ce qu’elle qualifie de « combat démocratique ».

Selon elle, cette mobilisation collective a permis d’aboutir à une « victoire décisive », non seulement pour les acteurs des médias, mais aussi pour l’ensemble des citoyens sénégalais attachés aux libertés publiques.

Cette prise de position intervient dans un contexte marqué par de vifs débats autour de la régulation du secteur médiatique. La décision du Conseil constitutionnel, en censurant certaines mesures jugées disproportionnées, notamment celles relatives aux sanctions administratives, redéfinit les contours du pouvoir du CNRM et réaffirme le rôle central du juge dans la protection des droits et libertés.

À travers cette réaction, Aïssata Tall Sall s’inscrit ainsi dans une lecture politique forte de la décision, en y voyant un signal clair en faveur du respect des principes démocratiques et de la liberté de la presse au Sénégal.

Répartition du FADP : le CDEPS et l’APPEL annoncent une plainte à l’OFNAC pour « détournements » et dénoncent une gestion opaque

La controverse autour de la répartition du Fonds d’appui et de développement de la presse (FADP) prend une nouvelle tournure. Au lendemain de la conférence de presse du ministère de la Communication, le Conseil des diffuseurs et éditeurs de la presse du Sénégal (CDEPS) ainsi que l’APPEL ont annoncé leur décision de saisir Office national de lutte contre la fraude et la corruption pour des faits présumés de détournement.

Réunis ce mercredi 8 avril à la Maison de la presse, les responsables des deux organisations ont vivement critiqué les conditions dans lesquelles le fonds a été réparti. Ils dénoncent une gestion qu’ils jugent opaque et affirment ne pas disposer d’informations suffisantes sur les critères ayant guidé l’attribution des ressources.

Prenant la parole devant la presse, Mamadou Wone a annoncé le dépôt imminent d’une plainte auprès de l’OFNAC. Selon lui, cette démarche vise à faire toute la lumière sur ce dossier. Il évoque notamment des soupçons de détournement de deniers publics et de détournement d’objectif, tout en pointant du doigt le manque de transparence qui entoure la gestion du FADP.

Cette position a été appuyée par Maïmouna Ndour Faye, qui s’est exprimée en wolof pour relayer le message auprès d’un large public. Elle a insisté sur la nécessité d’une gestion rigoureuse et équitable des ressources publiques destinées à soutenir les médias, dans un contexte marqué par de fortes difficultés économiques pour de nombreuses entreprises de presse.

Au cœur des revendications du CDEPS et de l’APPEL figure la question de la transparence. Les deux organisations réclament des explications claires sur les critères d’éligibilité et les modalités de répartition du fonds. Elles demandent également la publication de la liste complète des bénéficiaires ainsi que des montants alloués à chacun.

Le recours annoncé à l’OFNAC traduit une volonté de porter le débat sur le terrain judiciaire afin d’obtenir des réponses précises et, le cas échéant, des sanctions. L’organe de lutte contre la fraude et la corruption pourrait ainsi être amené à ouvrir une enquête pour vérifier la régularité de la gestion du FADP.

Cette affaire intervient dans un contexte de tensions persistantes entre les autorités et une partie des acteurs du secteur des médias. Le FADP, censé renforcer la viabilité et le développement des entreprises de presse, se retrouve aujourd’hui au centre d’une polémique qui relance le débat sur la gouvernance des ressources publiques.

En attendant une réaction officielle du ministère de la Communication, cette sortie du CDEPS et de l’APPEL met en lumière les attentes des professionnels du secteur en matière de transparence et de bonne gestion. Elle souligne également l’importance de restaurer la confiance entre les autorités publiques et les acteurs des médias, dans un environnement où la crédibilité des institutions demeure un enjeu majeur.

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