Macky Sall réplique à Ousmane Sonko : « J’ai laissé un Sénégal avec des indicateurs au vert »

L’ancien président sénégalais, Macky Sall, a vigoureusement contesté les conclusions d’un audit réalisé par le gouvernement d’Ousmane Sonko, selon lesquelles son administration aurait sous-estimé la dette publique et le déficit budgétaire du Sénégal. Ce désaccord a été au cœur de l’entretien de l’ancien chef de l’État avec Jennifer Zabasajja, de Bloomberg, ce mardi 15 octobre 2024 à Londres.

Macky Sall a exprimé ses regrets face aux déclarations de son successeur à la primature, affirmant que « les propos du Premier ministre (Ousmane Sonko) sont totalement faux et ont conduit à une dégradation de la note de crédit du Sénégal ». En effet, le Premier ministre avait précédemment affirmé que l’administration Sall avait caché l’ampleur de la dette du pays, ce qui aurait contribué à la détérioration de la situation économique.

Macky Sall a tenu à clarifier sa position sur la gestion de la dette publique, soulignant que l’endettement est un levier incontournable pour financer le développement d’un pays. « Il ne faut pas se mettre dans la tête que l’on peut se développer sans dette, ce n’est pas possible », a-t-il déclaré. Selon lui, emprunter pour investir dans des projets structurants et développer les infrastructures est une pratique nécessaire et légitime. « Il ne faut pas confondre emprunter pour financer le développement et parler de surendettement », a-t-il ajouté.

L’ex-président a affirmé avoir laissé un Sénégal en bonne santé économique, affirmant : « J’ai quitté un pays où les indicateurs étaient au vert ». Il a également fait valoir que les résultats des investissements réalisés sous son mandat étaient visibles à travers les nombreuses infrastructures et projets de développement initiés. « Les résultats des investissements de mon administration sont tellement visibles qu’il ne devrait même pas y avoir de débat », a lancé Macky Sall en réponse aux critiques de son adversaire, Ousmane Sonko, devenu Premier ministre depuis mars 2024.

Le désaccord entre les deux hommes repose sur les conclusions d’une étude menée par le nouveau régime. Selon Ousmane Sonko, le ratio de la dette publique par rapport au produit intérieur brut (PIB) s’élevait à une moyenne de 76,3 % sur les cinq dernières années de la présidence de Macky Sall, bien au-delà des 65,9 % officiellement annoncés. Le déficit budgétaire, lui aussi, serait beaucoup plus élevé que prévu, atteignant plus de 10 % du PIB à la fin de l’année 2023, soit presque le double des chiffres annoncés par l’ancienne administration.

Ce différend sur les chiffres économiques marque un nouveau chapitre dans l’affrontement politique entre Macky Sall et Ousmane Sonko, qui se sont affrontés lors des élections présidentielles et continuent d’opposer leurs visions sur la gestion de l’économie du pays.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°297 – du 15/10/2024

🔴 PLAN QUINQUENNAL 2025-2029 DU « SÉNÉGAL 2050 » / MOBILISATION DE 18,5 MILLIARDS F CFA : LA MARGE DE CONTRIBUTION DU SECTEUR PRIVÉ FIXÉE À 40%
🔴 SORTIE D’EL MALICK NDIAYE SUR LA SITUATION FINANCIÈRE DE DDD : « SES PROPOS NE REFLÈTENT PAS LA RÉALITÉ », SELON L’INTERSYNDICALE

🔴 CHAMPIONNATS DU MONDE DE BOXE SAVATE : LA SÉNÉGALAISE CLAIRE MARIE DRAMÉ CROQUE DANS L’OR
🔴 RÉHABILITATION DE SON STADE EN COURS : CASA SPORTS NE DÉBUTERA PAS LA LIGUE 1 À ALINE SITOÉ DIATTA

Les ambitions chiffrées du duo Diomaye – Sonko : revenu, espérance de vie, dette et inflation au cœur de « Sénégal 2050 »

Le gouvernement du président Bassirou Diomaye Faye et de son Premier ministre Ousmane Sonko a dévoilé lundi un ambitieux plan de transformation économique et sociale, marqué par des objectifs précis en termes de revenu par habitant, espérance de vie, réduction de la dette et contrôle de l’inflation. Ce programme, intitulé « Sénégal 2050 : agenda national de transformation », vise à rompre avec les fléaux du sous-développement et du surendettement.

Présenté à Diamniadio six mois après l’installation du gouvernement et quelques semaines avant les législatives anticipées du 17 novembre, ce plan prévoit une croissance économique annuelle de 6,5 à 7% entre 2025 et 2029. Souleymane Diallo, directeur général de la planification au ministère de l’Économie, a affirmé que le Sénégal devait jeter les bases d’un nouveau modèle économique durant cette période.

Parmi les objectifs clés, le gouvernement souhaite réduire la dette publique qui atteignait 83,7 % du PIB en 2023, pour la ramener à 70 % d’ici 2029. En parallèle, il ambitionne de ramener le déficit budgétaire à 3 %, après une moyenne de 10,4 % entre 2019 et 2023.

Le gouvernement promet également une hausse de 50 % du revenu par habitant, avec une augmentation du revenu moyen de 1.660 dollars à 2.468 dollars d’ici 2029. Cette progression devrait s’accompagner d’une augmentation de l’espérance de vie de trois ans, la faisant passer à environ 72 ans, contre près de 69 ans en 2023, selon les estimations de l’Agence nationale de la statistique.

Autre engagement majeur, le contrôle de l’inflation pour la maintenir autour de 2 % au cours des cinq prochaines années. En parallèle, le gouvernement s’engage à garantir un accès universel à l’eau et à l’électricité, renforçant ainsi les bases du développement humain.

Concernant les finances publiques, le gouvernement prévoit d’augmenter les recettes fiscales en élargissant l’assiette, sans augmenter les impôts. Il vise également à mieux cibler les subventions à l’énergie, qui représentent 4 % du PIB, tout en garantissant que cela n’impacte pas le tarif de l’électricité pour les citoyens.

Ces réformes devraient permettre au Sénégal de quitter la catégorie des pays à développement humain faible pour rejoindre celle des pays à développement humain moyen d’ici cinq ans, marquant un tournant décisif pour l’avenir du pays.

Sénégal 2050 : Victor Gorom Ndiaye, artisan de la transformation stratégique

Victor Gorom Ndiaye, PDG de Performances Group, est aujourd’hui l’une des figures les plus influentes du conseil en management stratégique en Afrique francophone. Depuis la création de son cabinet en 1995, il a été au cœur de la transformation de l’économie de plusieurs pays africains, notamment grâce à ses travaux pour l’élaboration du Plan stratégique « Sénégal 2050 » initié par le chef de l’État Bassirou Diomaye Diakhar Faye, sous la supervision du Premier ministre Ousmane Sonko.

Quand Victor Ndiaye a fondé Performances Group, le marché du conseil en Afrique subsaharienne était presque inexistant, limité principalement à des études financées par des bailleurs de fonds étrangers. En trois décennies, il a su établir son cabinet comme un leader incontesté dans le domaine, totalisant plus de 500 missions, dont deux tiers ont été financées par des clients africains eux-mêmes. Avec plus de 100 clients actifs et une équipe de consultants spécialisés répartis sur tout le continent, Performances Group s’impose comme un acteur clé du développement économique régional.

Sous la direction de Victor Ndiaye, le cabinet a conçu des plans stratégiques pour plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre, contribuant ainsi à leur émergence. L’une des contributions majeures de Performances Group a été d’encourager le retour de talents africains sur le continent et de former une nouvelle génération de cadres capables de piloter des projets de développement. Grâce à cette stratégie, de nombreux jeunes diplômés africains ont été impliqués dans des initiatives transformant leurs pays.

Victor Ndiaye incarne lui-même cet engagement. Après avoir acquis une décennie d’expérience dans le conseil en Europe, il a fait le choix audacieux de retourner en Afrique pour y contribuer à sa transformation. « Il y a 20 ans, j’avais 32 ans et j’ai décidé de quitter la douillette vie de consultant en Europe pour venir contribuer à la transformation de l’Afrique », a-t-il déclaré. Ce parcours a été salué par le Premier ministre Mahammad Boun Abdallah Dionne, qui a reconnu l’impact significatif de Performances Group sur le développement industriel et stratégique de la région.

Diplômé d’un MBA de l’université de Californie à Berkeley et formé à HEC Paris, Victor Ndiaye a piloté des missions stratégiques majeures pour une quinzaine de pays africains. Ses collaborations s’étendent également aux organisations régionales telles que la CEDEAO, l’UEMOA et l’Union africaine, avec lesquelles il a travaillé sur des stratégies de développement régional et d’intégration économique.

Aujourd’hui, à la tête du Plan « Sénégal 2050 », Victor Gorom Ndiaye joue un rôle central dans l’élaboration de l’avenir économique et social du Sénégal. Son expertise et son dévouement continuent de façonner non seulement l’avenir du Sénégal, mais aussi celui de l’Afrique dans son ensemble.

Sénégal 2050 : Ousmane Sonko dévoile les fondations d’une transformation systémique

Ce matin, le Premier ministre Ousmane Sonko a présenté l’ambitieux programme « Sénégal 2050 », un plan stratégique visant à transformer durablement l’économie et la société sénégalaise sur les 25 prochaines années. En ouverture de son discours, Sonko a insisté sur l’importance de la gouvernance transparente prônée par le Président de la République, affirmant que ce programme marque une étape décisive pour le pays : « Une toute nouvelle page s’ouvre aujourd’hui. »

Loin d’être un projet précipité, Ousmane Sonko a décrit ce plan comme le fruit d’un travail méticuleux, s’appuyant sur un diagnostic rigoureux des défis actuels et une projection à long terme. L’agenda repose sur la création d’un État stratège, destiné à soutenir le développement de filières compétitives et de territoires viables, tout en stimulant un secteur privé national fort.

Le Premier ministre a également insisté sur la nécessité d’une rupture des mentalités et des pratiques pour réaliser cette transformation. Il a appelé à un pacte national basé sur la probité, l’intégrité et le civisme, en impliquant aussi bien les citoyens du Sénégal que ceux de la diaspora.

Le programme vise un objectif ambitieux : d’ici 2050, le Sénégal devrait enregistrer une croissance annuelle moyenne de 6,5 %, avec un revenu par habitant de 4500 $. Cette trajectoire permettra au pays de s’affirmer comme une nation souveraine, juste, et prospère, prête à relever les défis futurs et à saisir les opportunités économiques mondiales.

Ce discours symbolise le lancement d’une transformation profonde et durable, avec un engagement fort en faveur du développement endogène et d’une gouvernance renouvelée.

Macky Sall au Future Resilience Forum : Un appel pour une gouvernance mondiale plus juste

Londres a accueilli ce week-end la 2e édition du Future Resilience Forum, un événement international de grande envergure rassemblant experts et décideurs pour discuter des grands enjeux de notre époque. Le président Macky Sall, invité spécial de cette édition qui s’est tenue les 14 et 15 octobre, a marqué les esprits avec un discours d’ouverture profond et engagé, abordant les principaux défis mondiaux contemporains.

Dans son allocution, l’ancien président sénégalais a mis l’accent sur les mutations et tensions géopolitiques actuelles, évoquant la montée des conflits violents, certains présentant de graves risques de dérapages. Il a également souligné la persistance du terrorisme, la crise climatique, et la recrudescence des crises sanitaires transfrontalières, qui mettent à l’épreuve la résilience des nations. Le phénomène migratoire illégal, dont l’ampleur atteint des niveaux alarmants, a aussi été longuement discuté.

Macky Sall, fidèle à ses convictions, a renouvelé son appel à une révision profonde des relations entre l’Afrique et le reste du monde. Il a plaidé pour une nouvelle éthique relationnelle avec l’Afrique, insistant sur la nécessité d’une réforme de la gouvernance mondiale, qu’elle soit politique, économique ou financière. Pour le leader sénégalais, l’ordre mondial actuel doit être repensé pour devenir plus juste et plus inclusif, intégrant mieux les réalités et les aspirations du continent africain.

Fondé par Mme Fiona Hill CBE, ancienne directrice de cabinet du Premier ministre britannique, le Future Resilience Forum est un cadre de dialogue qui vise à imaginer des solutions innovantes aux problématiques mondiales. L’événement réunit chaque année des membres de la société civile, des décideurs politiques et des acteurs du secteur privé pour réfléchir à la résilience face aux crises actuelles et futures.

Le discours de Macky Sall a ainsi posé les jalons d’une réflexion globale sur la nécessité de renforcer la coopération internationale, de repenser les relations Nord-Sud et de créer des mécanismes plus adaptés pour faire face aux défis croissants auxquels l’humanité est confrontée. Ce plaidoyer s’inscrit dans la continuité de son engagement pour une Afrique plus intégrée dans la gouvernance mondiale et pour des relations internationales plus équilibrées.

La présence de Macky Sall à cet événement témoigne de son influence continue sur la scène internationale, en tant qu’avocat fervent des réformes et du développement durable en Afrique.

Bougane Guèye Dany critique le référentiel de Bassirou Diomaye Faye : « Un copier-coller du PSE ! »

Lors de sa conférence de presse ce lundi, Bougane Guèye Dany, président de Gueum Sa Bopp, n’a pas hésité à dénoncer le nouveau référentiel présenté par le gouvernement de Bassirou Diomaye Faye. Selon lui, ce plan n’est rien d’autre qu’une copie du Plan Sénégal Émergent (PSE) mis en place sous Macky Sall, et qui, d’après lui, a échoué à produire des résultats tangibles.

« Ce nouveau programme n’est qu’un plagiat du PSE, et tout le monde sait que le PSE n’a pas fonctionné comme on l’espérait », a déclaré Bougane Guèye Dany. Il souligne que le même personnel, les mêmes idées et la même approche sont utilisés, ce qui pour lui, ne représente pas une vraie avancée.

En faisant référence au passé, Bougane déplore que ce plan, qui devrait symboliser un changement de cap, ne soit finalement qu’une continuité des anciennes politiques. « Les Sénégalais attendaient une rupture, pas un retour aux anciennes formules », a-t-il affirmé.

Le membre de la coalition Sam Sa Kaddù a également insisté sur la nécessité de proposer des solutions concrètes, plus adaptées à la réalité actuelle du pays, et non des reprises d’anciennes formules qui, selon lui, n’ont pas su répondre aux attentes du peuple.

Pour Bougane Guèye Dany, l’heure est venue pour le Sénégal d’innover et de trouver de nouvelles voies vers l’émergence, sans se contenter de recycler des idées qui, dans le passé, n’ont pas donné les résultats escomptés.

Sénégal 2050 : Bassirou Diomaye Faye annonce une lutte acharnée contre la corruption

Le lundi 14 octobre 2024, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a dévoilé l’Agenda national de transformation « Sénégal 2050 » lors d’une cérémonie solennelle au Centre international de conférences Abdou Diouf (CICAD) de Diamniadio. Cet événement majeur a réuni divers acteurs du secteur privé national et international, des représentants de la société civile, des organisations non gouvernementales, des syndicats et des partenaires au développement.

Le chef de l’État a profité de cette occasion pour rappeler l’importance de cette feuille de route pour l’avenir du pays. « L’Agenda national de transformation Sénégal 2050 est désormais notre boussole pour un Sénégal souverain, juste et prospère. J’appelle chaque Sénégalais à s’approprier cette vision et à contribuer à bâtir ce futur ambitieux », a-t-il déclaré.

Dans son discours, Bassirou Diomaye Faye a insisté sur la nécessité de rompre avec les pratiques du passé. Il a affirmé que cette nouvelle stratégie repose sur quatre axes principaux. Le premier axe vise à construire une économie diversifiée et créatrice d’emplois, en mettant l’accent sur l’industrialisation et la valorisation des ressources naturelles du pays. « Nous voulons une économie résiliente et inclusive, qui profite à tous les Sénégalais », a-t-il précisé.

Le deuxième axe porte sur la durabilité et l’aménagement du territoire, avec pour objectif de protéger l’environnement tout en encourageant l’économie circulaire. Le président a également souligné l’importance du capital humain dans cette transformation : « L’éducation, la formation et l’innovation seront au cœur de notre développement », a-t-il ajouté, mentionnant le troisième axe qui vise à renforcer l’équité sociale à travers l’investissement dans l’éducation et la formation.

Le quatrième et dernier axe concerne la bonne gouvernance, un pilier central de l’Agenda Sénégal 2050. Bassirou Diomaye Faye a été particulièrement ferme sur la question de la corruption : « Nous combattrons durement la corruption et nous réformerons l’administration pour la rendre plus efficace et transparente », a-t-il assuré. Il a également évoqué la nécessité de refondre les institutions du pays pour mieux répondre aux aspirations du peuple.

Le président a rappelé que ce programme ambitieux s’adresse aussi bien aux générations actuelles qu’à celles à venir, soulignant l’importance de la souveraineté économique, monétaire et énergétique pour l’avenir du Sénégal. « Ensemble, nous bâtirons un Sénégal plus fort, plus juste et plus prospère », a-t-il conclu.

Il a enfin salué le travail accompli par son gouvernement sous la direction du Premier ministre Ousmane Sonko, qu’il a félicité pour son rôle clé dans l’élaboration de cette vision stratégique, en collaboration avec les experts et les partenaires du pays.

L’Agenda national de transformation Sénégal 2050 marque ainsi un tournant dans la trajectoire du pays, visant à faire du Sénégal un acteur majeur du développement en Afrique, tout en plaçant la bonne gouvernance et la transparence au cœur de ses priorités.

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Carnet Rose : King Sokhna, la petite fille du Khalif général des Layène a dit oui !

La petite fille du khalif général des Layènes plus connue sous le nom d’influenceuse KING SOXNA a dit oui à l’homme d’affaires Pape Alassane Faye.

L’union sacrée entre l’étudiante en licence 3, Sokhna Diouma Laye de son vrai nom et l’ex opérateur de la direction de l’automatisation des fichiers (DAF), du ministére de l’intérieur devenu le patron de la société PAFoil Suarl sera scellée ce 20 Octobre à Yoff Layène en présence des familles, des amis et proches parents des deux.

L’homme d’affaires Pape Alassane Faye, l’informaticien de 27 ans s’est lancé dans le domaine du transport et trading de l’hydrocarbure depuis 2022.

SÉNÉGAL VISION 2050 : un cocktail d’esbroufe, de réchauffé et de plagiat

Mesdames et Messieurs,

Après sept mois d’attente, après avoir repoussé maintes fois ce rendez-vous ô combien important avec le peuple sénégalais;

Après avoir fui l’Assemblée nationale pour ne pas faire sa DPG, nous venons de découvrir la « Vision » des nouvelles autorités du Sénégal :
Le Premier ministre Ousmane Sonko,

Et Son Excellence le Président de la République auprès du Premier ministre;
Que dis-je, Premier Sinistre de la belle République du Sénégal.

Ce jour du 14 octobre restera mémorable par la sinistre campagne électorale lancée dans un des pôles emblématiques du PSE, par un PM qui croit sortir des cuisses de Jupiter avec le nihilisme de notre histoire commune. Celle d’un peuple et d’un pays souverain, avec des leaders religieux et politiques qui ont triomphé du colonialisme. Nous avons été et restons un peuple souverain mais intelligent, qui a su lire, interpréter et réussir à garder une stabilité qui aura promu ce couple à la tête du Sénégal. Ils sont nés, ont grandi, ont étudié et trouvé du travail au Sénégal sans jamais avoir été à l’étranger. Ils ont été nourris et blanchis par l’État du Sénégal avec les fonds communs. De vrais pupilles de la nation et du Sénégal souverain qu’ils veulent réinventer dans le contexte de mondialisation. Une vision politique à la hauteur de la grande nation ne s’achète pas dans un cabinet de consultance. Le Japon du Meiji, dont il fait référence, n’est pas le produit d’un cabinet privé mais une œuvre collective et consensuelle de tout un peuple, sous un leadership effectif d’hommes vertueux et intègres, imbus de patriotisme et de valeurs éthiques. Nous, Sénégalais, avons certainement besoin d’apprendre du reste du monde mais détenons dans notre histoire les modèles de leadership, les leçons, les principes politiques et les valeurs culturelles et religieuses de nature à fonder une vision économique, politique et sociale partagée.

Cinq points clés sont à retenir pour aller à l’essentiel.1. DE L’ESBROUFE ET DE L’ARNAQUE INTELLECTUELLE

Le premier constat, sur la forme, c’est d’abord la continuité manifeste entre SENEGAL VISION 2050 et le PLAN SENEGAL EMERGENT (PSE).
Ce sont les hommes du PSE ; les documents du PSE et l’approche du PSE.
Les mêmes documents élaborés sous le PSE – cf. ANAT, cf. STRATÉGIE NATIONALE DE DÉVELOPPEMENT DU SECTEUR PRIVÉ (SNDSP) qui ont été plagiés et recopiés tels quels.
Rien n’a changé, même les déclinaisons quinquennales et décennales.

Mesdames et Messieurs,

Toujours dans le domaine de l’esbroufe intellectuelle :
Sur quelle base les chiffres annoncés dans le diagnostic par le Premier ministre Ousmane Sonko sont-ils vrais ?
Si tant est que lui-même a déclaré faux les chiffres officiels de l’administration publique (ANSD, DGPPE, BCEAO, DPB, DGCPT)
et par conséquent, traités de faussaires les hauts fonctionnaires, dont bizarrement certains étaient de la partie aujourd’hui parmi lesquels les principaux orateurs de ce matin;
Sachant que la Cour des Comptes n’a toujours pas validé les chiffres officiels,
Encore de l’arnaque.2. UNE VISION DÉSARÇONNÉE ET DÉCALÉE PAR RAPPORT AUX BESOINS RÉELS DU PAYS

La vision n’en est pas une, juste une litanie de vœux pieux, sans colonne vertébrale, avec surtout aucun engagement clairement identifié sur les étapes clés.
J’ai noté beaucoup de pétitions de principe et de belles déclarations ;
Des YA-KA-FAU-KON
« Y a qu’à faire ceci ; faut qu’on fasse cela».
Déjà, la Stratégie Nationale 2025-2029 prévoit un financement d’environ 18 000 milliards de F CFA, avec 6 000 milliards réservés au secteur privé national, pas sénégalais.
Sur ces engagements, savez-vous combien ont été réservés au secteur primaire, c’est-à-dire agriculture, élevage et pêche, qui emploie près de 70 % des Sénégalais mais ne contribue qu’à hauteur de 15 % du PIB ?
Savez-vous combien, mes chers amis ?

10 % soit 1 800 milliards

Donc 70 % des Sénégalaises et des Sénégalais vont encore souffrir avec leur vision.
3. UNE PONCTION AMÈRE POUR LE PEUPLE SÉNÉGALAIS : MBAKHALOU HERR

Justement, les Sénégalaises et les Sénégalais vont souffrir, malheureusement, et eux-mêmes l’ont dit.
Les différentes autorités ont elles-mêmes dit et proclamé OFFICIELLEMENT :

LA FIN DES SUBVENTIONS DANS LE SECTEUR DE L’ÉNERGIE

Concrètement, cela veut dire que dès demain 15 octobre, avec les nouveaux compteurs WOYOFAL, le coût de l’électricité va augmenter.
À côté de l’électricité, mes chers amis,
L’eau aussi va augmenter, et ceci a été confirmé officiellement dans le journal Enquête dans sa livraison du 05 octobre 2024.
En effet, le DG M. Niang a dit ceci :

« LES NOUVELLES AUTORITÉS ONT VALIDÉ LA HAUSSE DU TARIF DE L’EAU »

Donc, la vision c’est :• HAUSSE DE L’ÉLECTRICITÉ • HAUSSE DE L’EAU

DANS LES CINQ PROCHAINES ANNÉES.4. RELANCE DE L’ÉCONOMIE ET FINANCEMENT DU PROJET

Mes chers amis,
La vision commence en 2025. Mais d’ici 2025, comment fait-on pour vivre ?
Comment vont-ils s’y prendre pour ressusciter une économie qu’ils ont tuée en l’asphyxiant ?
Regardez actuellement toutes ces vidéos des marchés vides, sans clients, frappés par la sinistrose actuelle.• Qui a arrêté la commande publique et fermé le Trésor Public ? • Qui a arrêté tous les chantiers de BTP dans la capitale et dans certaines zones ?

Comment vont-ils financer leur vision ?
Eh bien, je vous le dis en mille :
DE LA DETTE, DE LA DETTE, DE LA DETTE

Le Président Diomaye Faye et le Premier Sinistre Ousmane Sonko ont validé en Conseil des ministres le 12 juin dernier les budgets pour les trois prochaines années.
Et dans ce document, ils disent clairement qu’ils vont emprunter environ 8 800 milliards dont les 6 400 serviront à rembourser la dette.
Donc, pas de stratégie de financement.5. BONNE GOUVERNANCE : FAIS CE QUE JE TE DIS DE FAIRE, PAS CE QUE JE FAIS

Mesdames et Messieurs,

Apparemment, ce qui nous a été présenté aujourd’hui sous les traits d’une Vision serait enraciné dans la BONNE GOUVERNANCE.
L’heure est grave, sinon, je me permettrais un grand fou rire, tant les faits s’ingénient à contredire les vœux pieux.
Sinon, avez-vous entendu parler de l’AFFAIRE ASER, défrayant la chronique et si grave à tous points de vue ?
D’ailleurs, j’interpelle directement le Premier ministre Ousmane Sonko sur la disparition des 37 milliards d’avance de démarrage du dossier ASER.
L’ARCOP vous le réclame, la banque SANTANDER vous le demande, je vous le demande.
Monsieur le Premier ministre, OÙ EST PASSÉ L’ARGENT.
ANA KHALISS BI ?

Et quid du dossier ONAS, dont l’ancien DG est auditionné aujourd’hui même par les enquêteurs ?
Et avez-vous entendu parler de la belle campagne de recrutement du Président de la République, qui cherche apparemment des chargés de mission pour ses journées de SET SETAL et ses dépôts de chrysanthèmes ?
Récemment, 47 ont été nommés Chargés de MISSION.
EST-CE DE LA BONNE GOUVERNANCE ?
Décidément, l’homo pastefen sis est un AS de l’esbroufe et de la malhonnêteté intellectuelle.6. RECTIFIER LE TIR LE 17 NOVEMBRE POUR NE PAS FAIRE SOMBRER NOTRE SI BEAU PAYS

Mesdames et Messieurs,
L’heure n’est pas à la rigolade, le moment est grave.
Non seulement notre cher pays est entre des mains “3I” : INEXPERTES, INCOMPÉTENTES ET IRRÉFLÉCHIES,
La vision de l’État Pastefensis, qui vient d’être présentée aux militants, est le produit d’un parti politique et non des Sénégalais. L’histoire retiendra que le Projet de Pastef n’a jamais existé et que le Premier ministre est entré dans le livre Guinness en qualité de seul Premier ministre incapable de produire une Déclaration de Politique Générale et de coordonner l’élaboration d’une stratégie nationale de développement. C’est sa stratégie et pas celle du Sénégal. Il n’a ni méthode et ignore royalement les approches, standards, principes et règles de planification stratégique et d’élaboration des politiques publiques.

Mais nous venons de découvrir que notre peuple risque de beaucoup souffrir durant le règne de ce couple présidentiel ;
Avec un Premier Sinistre et
Un Président délégué auprès de celui-ci.
Je veux m’adresser personnellement au Premier Sinistre, M. Ousmane Sonko.

Vous avez réussi à éviter une motion de censure ;
Mais vous n’échapperez pas à la sanction populaire du 17 novembre prochain.

Vive la coalition Samm Sa Kaddu pour sauver le Sénégal !

Bougane Gueye Dany

Pacte de législature : La coalition « Gox Yu Bees » expose ses six priorités

Le 12 octobre 2024, la coalition Gox Yu Bees a tenu une conférence de presse pour présenter les grandes lignes de son programme à l’approche des élections législatives prévues le 17 novembre 2024. Au cœur des débats, la gestion rigoureuse des ressources publiques a été mise en avant par Mohamadou Diallo, mieux connu sous le nom d’Ameth Diallo, qui a exposé les engagements de la coalition.

L’un des premiers engagements de Gox Yu Bees est d’établir un Parlement fort et indépendant qui reflète véritablement les aspirations du peuple sénégalais. Ameth Diallo a insisté sur la nécessité d’un Parlement qui non seulement contrôle et agit, mais qui protège également les droits des citoyens. « Nous ne serons pas là pour applaudir ou acquiescer, mais pour auditer et rendre des comptes », a-t-il déclaré, soulignant l’importance de la transparence et de la responsabilité.
La coalition a également identifié plusieurs urgences nationales qu’elle s’engage à traiter en priorité, notamment la sécurité, l’emploi, la santé, l’éducation, la réforme du code de la famille et la protection des travailleurs. « Ces questions ne peuvent plus attendre », a martelé Diallo, ajoutant que ces enjeux seront au cœur de leurs actions législatives.
Gox Yu Bees prône également une équité territoriale, affirmant que chaque région du Sénégal, de Dakar à Tambacounda, mérite un accès équitable aux ressources du pays. « Nous voulons un Sénégal où chaque commune et chaque village bénéficie des mêmes opportunités, où la richesse de notre terre profite à tous », a-t-il déclaré.
La coalition mettra un accent particulier sur la sécurisation des secteurs stratégiques tels que l’eau, l’énergie, la connexion internet, le coût de la vie et le secteur bancaire. Diallo a averti que ces éléments sont les « poumons de notre économie » et que leur protection est essentielle pour l’avenir des générations futures.
Reconnaissant le rôle clé de la diaspora, Gox Yu Bees a promis d’intégrer pleinement les Sénégalais vivant à l’étranger dans le développement de la nation. « Vous êtes un pilier essentiel pour notre futur », a affirmé Diallo, encourageant les membres de la diaspora à rester connectés et impliqués.
Enfin, la coalition s’engage à promouvoir l’harmonie socio-ethnique, en installant et consolidant l’idée nationale pacifique et unitaire parmi tous les Sénégalais. « Nous œuvrerons à installer et consolider l’idée nationale en chacune et chacun d’entre nous », a-t-il conclu.
Avec ces engagements, la coalition Gox Yu Bees espère renforcer la confiance des citoyens et offrir une alternative sérieuse en vue des élections législatives, dans un contexte où le pays aspire à un changement positif et durable.

Le Sénégal en route vers une nouvelle ère économique : Les priorités du Plan quinquennal 2025-2029

Sous l’impulsion du ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération, le Sénégal s’apprête à poser les fondations d’une nouvelle trajectoire de développement économique et social. À l’occasion de la présentation du Plan quinquennal 2025-2029, Souleymane Diallo, directeur de la planification et des politiques économiques, a dévoilé les grandes lignes d’un projet ambitieux s’inscrivant dans une vision à long terme pour un Sénégal souverain, prospère, et juste.

Ce plan quinquennal est une première étape d’une démarche plus large, appelée MasterPlan 2025-2034, visant à redresser l’économie sénégalaise et à impulser un nouveau modèle de développement. Souleymane Diallo a souligné l’importance de cette période de cinq ans pour jeter les bases de la souveraineté économique du pays, tout en accélérant la cadence vers la réalisation d’objectifs ambitieux.

« Il s’agit de relever trois défis fondamentaux : redresser l’économie, bâtir un modèle adapté aux réalités du pays, et accélérer la transition vers une société prospère ancrée dans des valeurs fortes », a expliqué M. Diallo.

Six défis clés à relever

Pour atteindre ces objectifs, le directeur a identifié six défis majeurs à surmonter en amont, lesquels fondent les quatre axes stratégiques du plan quinquennal. Ces défis incluent :

  1. Le développement d’un capital humain de qualité et une équité sociale accrue : Cela passe par l’amélioration du système éducatif, de la formation professionnelle et de l’accès aux soins pour tous les citoyens.
  2. La construction d’un modèle de développement endogène : Ce modèle repose sur des pôles territoriaux tout en maintenant une ouverture sur les marchés régionaux et internationaux, notamment à travers l’intégration dans l’UEMOA et la CEDEAO.
  3. Le financement adéquat de l’économie : Dans un cadre macro-budgétaire assaini, il est essentiel de maîtriser le déficit et la dette tout en favorisant l’accès au financement pour soutenir les secteurs prioritaires.
  4. Le renforcement de la stabilité nationale et régionale : En s’appuyant sur l’intégration régionale, le Sénégal devra consolider ses institutions et promouvoir un environnement sécurisé pour attirer les investissements.
  5. La promotion de la bonne gouvernance : Souleymane Diallo a insisté sur la nécessité d’une gestion publique transparente et efficace pour favoriser la confiance des citoyens et des investisseurs.
  6. L’innovation scientifique et technologique : Le Sénégal doit encourager l’innovation et la recherche afin de soutenir les secteurs clés comme l’agriculture, l’énergie, et les nouvelles technologies.

Quatre axes stratégiques pour un développement inclusif

Ces défis se traduisent en quatre axes stratégiques qui guideront la mise en œuvre du Plan quinquennal 2025-2029 :

  1. Renforcer le capital humain pour une économie compétitive et inclusive.
  2. Promouvoir un développement économique endogène basé sur les potentialités locales et régionales.
  3. Assurer une gestion macroéconomique rigoureuse, garantissant la stabilité et la viabilité des finances publiques.
  4. Encourager l’innovation et la transformation numérique, pour répondre aux défis futurs.

Avec cette feuille de route ambitieuse, le Sénégal aspire à franchir une étape décisive dans son développement. Ce Plan quinquennal sera l’instrument clé pour bâtir une économie plus résiliente et équitable, tout en consolidant la position du pays comme leader régional au sein de l’Afrique de l’Ouest.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°296 – du 14/10/2024

🔴 PACTE DE LÉGISLATURE : LA COALITION « GOX YU BESS » SUR SIX PRIORITÉS
🔴 CITÉE DANS UN PROJET DE 25 MILLIARDS F CFA POUR LA CONSTRUCTION ET L’ÉQUIPEMENT D’ÉCOLES, DE BLOCS ADMINISTRATIFS, ETC : SYNERGIES AFRIQUE ANNONCE UNE PLAINTE CONTRE MODY NIANG

🔴 TRAITEMENT DU GENOU : GALATASARAY, EN ACCORD AVEC LA FSF, GARDE JAKOBS
🔴 DÉLÉGATION DES « LIONS » AU MALAWI : ABDOULAYE SEYDOU SOW SORT ENFIN DU TERRITOIRE

Crue du fleuve Sénégal : L’OMVS active la vigilance orange pour prévenir les risques d’inondation

L’Organisation pour la Mise en Valeur du fleuve Sénégal (OMVS) a déclenché la vigilance orange face à l’augmentation rapide des débits du fleuve, provoquée par les fortes précipitations des derniers jours. Ces niveaux sont comparables à la crue exceptionnelle de 1999.

Selon le communiqué n° 8 de l’OMVS, le barrage de Manantali, principal régulateur des crues, est à son niveau maximal d’exploitation, avec une cote atteignant 208,28 mètres le 13 octobre 2024. Des lâchers fluctuants autour de 2000 m³/s sont prévus, renforcés par les affluents du Bakoye et de la Falémé. Cette situation pourrait entraîner des inondations dans les zones vulnérables de la vallée et du delta du fleuve Sénégal.

L’OMVS a mis en place un plan d’alerte basé sur les données hydrologiques et les impacts du changement climatique, incluant des cartes des zones inondables. Les autorités et les médias locaux sont mobilisés pour diffuser l’information et assurer la sécurité des populations riveraines, invitées à suivre les consignes pour éviter tout danger lié à la crue.

Synergies Afrique : Défense Vigoureuse contre les Accusations de Mody Niang

Le groupe Synergies Afrique, sous la direction de son Président Directeur Général, Khalifa Babacar Camara, a récemment fait l’objet d’allégations concernant la gestion de projets d’électrification scolaire au Sénégal. Ces accusations, formulées par Monsieur Mody Niang sur les réseaux sociaux, ont été vivement contestées par l’entreprise, qui a tenu à clarifier la situation.

En mai 2017, Synergies Afrique a été invitée par la Direction des Constructions Scolaires (DCS) du Ministère de l’Éducation nationale à soumissionner pour quatre lots de construction dans le cadre du programme de remplacement des abris provisoires dans les écoles. L’entreprise a répondu à l’appel d’offres, proposant la construction de 1850 salles de classe, 1372 blocs administratifs, 730 blocs d’hygiène, et 70500 mètres linéaires de murs de clôture.

En juillet 2017, l’entreprise a été notifiée de l’attribution provisoire du marché pour le lot 1. Après avoir négocié des accords de prêt avec la BOAD pour le financement des travaux, le marché a été signé et notifié à Synergies Afrique en novembre 2017.

Les travaux ont débuté en janvier 2018, avec une cérémonie de lancement présidée par le Ministre de l’Éducation nationale. Au total, 1850 salles de classe ont été construites, ainsi que des blocs administratifs et d’hygiène dans 14 régions du Sénégal. L’entreprise affirme que tous les paiements ont été certifiés par la DCS avant d’être traités par la BOAD.

Synergies Afrique a également souligné son impact positif sur l’emploi, ayant créé plus de 33 000 emplois directs durant l’exécution du lot 1. Ce chiffre ne prend pas en compte les emplois indirects générés autour des chantiers.

Face aux allégations de Monsieur Mody Niang, Synergies Afrique dénonce une campagne de désinformation. L’entreprise insiste sur le fait que les 25 milliards évoqués par Niang concernent un prêt signé pour le financement du lot 2 du programme, attribué à une autre entreprise.

De plus, la société a précisé que les accusations de condamnation par le tribunal du commerce sont liées à une affaire distincte avec l’entreprise CCE, qui a reconnu sa dette envers Synergies Afrique.

Synergies Afrique réaffirme sa volonté de poursuivre ses activités en toute transparence et se réserve le droit d’agir en justice pour défendre sa réputation face à ces accusations infondées. Le groupe appelle à une vérification rigoureuse des faits avant de diffuser des informations qui pourraient nuire à son image et à celle de ses dirigeants.

Législatives 2024 : Distribution des cartes d’électeurs prolongée jusqu’au jour du scrutin

La Direction générale des élections (DGE) a annoncé que la distribution des cartes d’électeurs se poursuivra jusqu’au 17 novembre 2024, date des élections législatives anticipées. Cette campagne de distribution, qui a débuté le 12 octobre, vise à garantir que tous les citoyens sénégalais, tant sur le territoire national qu’à l’étranger, puissent récupérer leurs cartes à temps pour participer au scrutin.

Les électeurs sont invités à se rendre dans les commissions administratives de leurs communes au Sénégal ou dans les ambassades et consulats pour ceux résidant à l’étranger. Le processus de distribution se poursuivra sans interruption jusqu’à la veille du scrutin, le 16 novembre, sur le territoire national. Pour les Sénégalais de la diaspora, la distribution des cartes se poursuivra jusqu’au jour même de l’élection, le 17 novembre.

Cette prolongation, encadrée par l’article II alinéa 2 du décret du 13 septembre 2024, a pour objectif de maximiser la participation électorale en permettant aux citoyens d’accéder facilement à leurs cartes d’électeurs. La DGE a lancé un appel à la mobilisation de tous les citoyens pour récupérer leurs cartes et participer activement aux élections législatives, une étape cruciale pour l’avenir politique du pays.

Avec ces mesures, l’administration électorale cherche à éviter tout blocage pouvant entraver la participation des électeurs et s’assure que chaque citoyen soit en mesure de voter le jour venu.

Licenciement de 44 agents au ministère des Mines : le collectif appelle l’État à négocier

Le ministère des Mines est au cœur d’une crise sociale après le licenciement de 44 agents. Lors d’une conférence de presse organisée par le collectif interministériel des agents de l’administration, les représentants des travailleurs ont dénoncé les conditions de cessation d’activités des agents concernés et ont exprimé leur indignation face à cette décision.

Le Secrétaire général du collectif, Monsieur Dramé, a exposé plusieurs doléances, dont certaines sont restées sans réponse depuis l’ancien régime. Parmi les revendications figurent le manque d’équité dans le traitement salarial, l’absence de primes de prudence pour les chauffeurs, les conditions de travail à Diamniadio, ainsi que des problèmes liés aux habilitations. Ces points sont inscrits dans un mémorandum soumis aux autorités, mais demeurent sans solution.

Les travailleurs estiment que la communication du ministre des Mines, Birame Souleye Diop, a été insuffisante ou erronée. Selon eux, le ministre aurait mal présenté la situation des agents licenciés, qui sont pourtant liés au ministère par des contrats à durée indéterminée (CDI). « Les droits de ces travailleurs ont été bafoués. Ils ont des CDI, et les mettre à la porte sans respecter les préalables prévus par l’article L53 du Code du travail est une grave erreur », a déclaré Dramé.

Le collectif a également pointé du doigt l’absence de préavis dans les licenciements, ainsi que l’injustice autour du fonds employant plus de 284 travailleurs. « Comment expliquer que 44 agents soient licenciés, tandis que les autres sont maintenus ? », s’est interrogé le porte-parole des licenciés, Ndiawar Sarr.

Le collectif a appelé à une reprise des négociations et a demandé au chef de l’État, Ousmane Sonko, et au ministre de tutelle de revoir la situation. « Les familles des travailleurs licenciés sont dans une situation difficile, particulièrement avec la rentrée des classes. Ces pères de famille sont acculés par les banques et les bailleurs », a plaidé Ndiawar Sarr.

Dans un contexte marqué par la précarité, les travailleurs espèrent que l’État acceptera de s’asseoir à la table des négociations pour trouver une solution équitable.

Baisse de Moody’s : enrayer  l’effet halo

Le marché des agences de notation est oligopolistique : trois agences toutes americaines (Moody’s, Standard & Poor’s, Fitch Ratings)  se partagent 90% des demandes de notation mondiales pour évaluer la qualité de signature et le risque de solvabilité des entreprises, des Etats et autres collectivité locale. Le scandale ENRON, la débâcle lehman Brothers , la crise grecque et les subprimes de 2008 ne peuvent rien dans leur suprématie rarement remise en question. Toutes les trois font plus de cent ans d’existence.

Ici chez nous, suite à un audit des finances publiques réalisé par les nouvelles autorités du pays  le déficit budgétaire atteignait 10% du produit intérieur brut, deux fois plus qu’annoncé par le gouvernement précédent. Et l’endettement frôle les 80% du PIB soit 10% de plus qu’annoncé précédemment d’où la réaction immédiate de l’agence Moodys, de loin la plus active en Afrique qui a décidé  d’abaisser la note du Sénégal de Ba3 à B1, avec pour première conséquence notre basculement dans la catégorie spéculative c’est-à-dire  l’accroissement du niveau de risque. L’option des nouvelles autorités est bien marquée : la transparence sur la situation des finances publiques gage d’une gouvernance budgétaire responsable et viable sur le moyen et le long terme, le FMI semble même séduit par la démarche des nouvelles autorités.

Contrairement à  Moody’s, Standard et Poors très écoutée par les gestionnaires de fonds obligataires  maintient la note B+/B’ du Sénégal assortie de perspectives stables pour le Senegal. Cependant Fitch rating maintient une neutralité sur les émissions souveraines du Sénégal et préfère évaluer notre secteur privé avec notamment les banques.   

Il n’a aucune corrélation ou causalité mécanique  entre la notation d’une de ces trois agences  et le taux d’intérêt des émissions surtout pour les longues maturités même – s’ il est vrai aussi – les grades des agences sont pris en compte. D’où l’urgence pour le duo Diba – Sarr d’initier un dialogue soutenu avec les agences de notation sur les mesures fortes pour le retour aux équilibres des finances publiques et surtout les perspectives à long terme des finances du pays dans une perspective de rente pétrolière et gazière et de fiscalité optimisée  pour les multinationales. Le retour aux équilibres des finances publiques et les reformes–clé autour de l’environnement des affaires semble être beaucoup plus urgents, l’opérationnalisation du nouveau référentiel des politiques publiques le PROJET en dépend.

L’assainissement des finances publiques et les réformes systémiques de l’administration sont des pré- requis pour la mise en œuvre des ambitions des nouvelles autorités. Il faut rassurer agences de notation et partenaires sur les efforts à mettre en œuvre  afin d’endiguer l’effet halo de la baisse – plus symbolique que réelle – de notre grade auprès de Moody’s.                         

Moustapha DIAKHATE
Expert et Consultant Infrast.
Ex Conseiller Special PM 
 

Waly Diouf Bodiang (DG du Port de Dakar) critique la présence des anciens membres de l’APR dans l’État : « Le pays n’a pas été suffisamment nettoyé »

Le directeur général du Port autonome de Dakar, Waly Diouf Bodiang, n’a pas mâché ses mots en s’en prenant à certains secteurs de l’État encore dirigés par des personnalités issues de l’ancien régime. Proche du leader de Pastef, Ousmane Sonko, il a dénoncé la persistance de ce qu’il considère comme des reliques de l’APR dans les rouages de l’administration sénégalaise.

« Le pays n’a pas été suffisamment nettoyé », a-t-il affirmé, faisant allusion aux anciens cadres de l’Alliance pour la République (APR), parti de l’ex-président Macky Sall, qui, selon lui, continuent de tenir les rênes dans certaines institutions. Selon Waly Diouf Bodiang, cette situation freine les efforts de réformes et le processus de renouvellement promis par le régime actuel.

Ces propos, rapportés par Seneweb, traduisent une volonté de certains responsables proches du pouvoir en place de tourner définitivement la page de l’ère Macky Sall en remplaçant les acteurs politiques et administratifs liés à l’ancien régime. Cette déclaration pourrait s’inscrire dans un contexte où des voix s’élèvent pour demander une révision en profondeur de l’administration afin de mieux refléter les objectifs du nouveau gouvernement.

Cette sortie de Waly Diouf Bodiang ne manquera pas de susciter des réactions, tant au sein des partisans de l’APR que parmi les militants de Pastef, le parti de l’actuel Premier ministre Ousmane Sonko.

Nominations à la Présidence : Les jeunes de Pastef au cœur des missions politiques

Ces derniers jours, plusieurs jeunes membres de Pastef, originaires de diverses régions du Sénégal, ont été nommés chargés de mission à la Présidence de la République, une décision qui suscite des réactions dans le paysage politique sénégalais. Les réseaux sociaux ont été inondés de messages de félicitations venant de Fatick, Louga, Koumpentoum, Kébémer, Saint-Louis et bien d’autres localités. Ces nominations interviennent à un moment crucial, à l’approche des élections législatives du 17 novembre 2024.

Ces jeunes responsables, désormais investis de fonctions à la présidence, se trouvent dans une position stratégique pour soutenir les efforts politiques de Pastef et mobiliser leurs bases électorales locales. Leur nomination peut-elle avoir un impact sur la campagne électorale ? Certains observateurs estiment que ces postes de chargés de mission, bien que règlementés, prennent ici une dimension politique dans un contexte où la mobilisation des troupes est essentielle.

Cependant, cette vague de nominations soulève des questions sur l’utilisation des ressources publiques. Les chargés de mission, bien qu’ils ne bénéficient pas de salaires fixes, perçoivent des indemnités forfaitaires. Sous Macky Sall, ces indemnités ont été augmentées de 300.000 à 500.000 francs CFA en 2019, suite à la suppression du poste de Premier ministre. Le président actuel, Bassirou Diomaye Faye, pourrait être critiqué pour ce qui semble être une contradiction avec sa promesse de rationaliser les dépenses de l’État.

Alors que le gouvernement prône la réduction des coûts, ces nominations pourraient être perçues comme allant à l’encontre de cette logique. Mais il est essentiel de rappeler que les chargés de mission jouent un rôle crucial dans la gestion des affaires publiques. En ce sens, les nominations récentes peuvent être justifiées par le besoin de maintenir une structure administrative solide tout en assurant l’efficacité des actions politiques.

En somme, si ces jeunes cadres de Pastef peuvent avoir un rôle politique à jouer dans les élections législatives, leur présence au sein de l’administration souligne aussi l’importance de ces missions pour le bon fonctionnement de l’État.

Nominations à la Présidence : Thierno Alassane Sall critique le « recrutement politique » de membres de Pastef

Les récentes nominations de membres de Pastef au sein de la Présidence de la République par le président Bassirou Diomaye Faye suscitent la polémique. Plusieurs « Pastéfiens » auraient été nommés chargés de mission, un acte que beaucoup considèrent comme un « recrutement politique », en particulier à l’approche des élections législatives du 17 novembre.

Thierno Alassane Sall, leader du parti La République des Valeurs, a vivement critiqué ces nominations, dénonçant le népotisme et l’absence de rupture avec les pratiques du passé. Selon l’ancien député, malgré les promesses de changement, les mauvaises pratiques persistent au sein du gouvernement actuel.

« Des dizaines de recrutements de chargés de mission à la présidence de la République, à la veille des élections législatives. Pendant que les jeunes non encartés n’ont plus d’espoir et nombre d’entre eux n’ont pour seul projet que le « Barça ou Baarsàq ». Un constat implacable : les mauvaises pratiques népotistes persistent. Alioune Tine avait parlé d’un « État pastefien », mais la réalité dépasse cette formule. C’est le « Système » honni qui perdure. En fin de compte, tout change, pour que rien ne change. Terrible », a déclaré Thierno Alassane Sall sur ses réseaux sociaux.

Pour l’opposant, ces nominations mettent en lumière la continuité des pratiques népotistes, malgré les attentes de la population pour une gestion plus équitable des ressources et des postes publics. Il appelle à une plus grande transparence dans les processus de nomination, et à une véritable rupture avec les systèmes de favoritisme politique qui, selon lui, plombent l’espoir des jeunes et compromettent l’avenir du pays.

Tivaouane-Peulh : Le frère du rappeur Dof Ndèye arrêté avec 1,5 kg de chanvre indien

Les forces de la Brigade de Proximité de Tivaouane-Peulh ont réalisé une opération fructueuse en arrêtant, hier vendredi, I. Diallo, un frère du rappeur Dof Ndèye. Ce dernier a été interpellé pour trafic de drogue et détention illégale d’armes. Lors de l’arrestation, les gendarmes ont saisi 1,5 kg de chanvre indien, un couteau, une pompe neutralisante, une moto, ainsi qu’une somme d’environ 300 000 francs CFA.

L’opération a débuté grâce à des informations reçues par les gendarmes concernant la présence d’un grand trafiquant de drogue dans leur secteur. I. Diallo, surnommé « Ibou le Fou », avait quitté son fief à Grand-Yoff pour poursuivre son commerce illicite dans la région de Tivaouane-Peulh.

L’intervention rapide des forces de l’ordre a permis de capturer le suspect, déjà bien connu pour son implication dans le trafic de drogue. Les objets saisis lors de l’arrestation, notamment des armes de cinquième catégorie sans autorisation administrative, ajoutent une dimension supplémentaire à l’affaire.

I. Diallo a été déféré au parquet pour trafic de drogue et détention illégale d’armes, tandis que son frère, le rappeur Dof Ndèye, se trouve déjà en détention pour tentative de meurtre à Kaolack. Cette arrestation vient renforcer la lutte contre le trafic de drogue dans la région et met en lumière les efforts des forces de sécurité pour démanteler les réseaux de dealers opérant à travers le pays.

Opération d’envergure de l’armée dans le Nord Sindian : 50 hectares de chanvre indien détruits pour restituer les terres aux populations

Dans le cadre de sa lutte contre l’économie criminelle dans le Nord-Sindian, précisément dans le département de Bignona, l’armée sénégalaise a lancé une vaste opération de destruction de champs de chanvre indien dans la zone de Djibidione. Depuis le 7 octobre 2024, cette opération a permis de détruire environ 50 hectares de cette culture illicite, estimée à une valeur marchande de 2 milliards de FCFA.

Le conflit armé qui a longtemps marqué cette région du Sénégal avait transformé certaines zones en véritables « zones rouges », rendant difficile toute activité légale et la libre circulation des personnes et des biens. Ces dernières années, la culture de chanvre indien s’est installée au cœur de ces territoires, exacerbant la situation en privant les populations locales de leurs terres cultivables.

L’opération militaire, menée par le bataillon de commandos avec l’appui du 25e bataillon de reconnaissance et d’appui, s’inscrit dans une stratégie de restauration de l’ordre et de l’économie locale. Les villages de Dieye, Djiondji, Massaran, Balla Basséne et Niale, considérés comme des épicentres de la culture de chanvre, ont été libérés de l’emprise de l’économie criminelle. Cette libération est vue comme une étape cruciale dans le processus de retour des populations déplacées par le conflit.

Le commandant de la zone de Sindian, lors d’une visite ce vendredi 11 octobre, a réaffirmé l’engagement de l’armée à accompagner le retour des populations et à lutter contre les activités illicites qui minent le développement économique et social de la région. L’objectif principal de cette opération est non seulement de restituer les terres aux populations spoliées mais aussi de relancer les activités licites, permettant ainsi une reprise des échanges et une stabilisation durable dans cette zone.

Les populations locales ont accueilli favorablement ces actions de l’armée, voyant en elles un espoir de paix et de prospérité après des années de conflit et de précarité. L’armée, quant à elle, a réaffirmé sa détermination à poursuivre ses efforts pour éradiquer l’économie criminelle et protéger les ressources naturelles et économiques de la région, tout en soutenant un retour définitif à la normale.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°295 – du 12 ET 13/10/2024

🔴 REPRÉSENTANT 46,2% DU PIB NATIONAL (2020-2022) : DAKAR, LA POULE AUX ŒUFS D’OR
🔴 COMMENTAIRE DE TAS SUR LA SITUATION POLITIQUE ACTUELLE : « SONKO OUSMANE DU PASSÉ S’OPPOSE À OUSMANE SONKO »

🔴 ÉLIMINATOIRES CAN 2025 / SÉNÉGAL VS MALAWI : LES « LIONS » DOMPTENT LES « FLAMMES »

Dakar Dem Dikk face à une crise financière : Une dette de 4,9 milliards de francs CFA et une masse salariale insoutenable

La société nationale de transport, Dakar Dem Dikk (DDD), traverse une période difficile sur le plan financier, avec un endettement qui atteint 4,9 milliards de francs CFA. Lors d’une conférence de presse tenue vendredi à Dakar, son directeur général, Assane Mbengue, a exposé les défis auxquels l’entreprise fait face, notamment une masse salariale jugée « insoutenable » et des irrégularités dans la gestion des recettes.

M. Mbengue a indiqué que la situation actuelle résulte d’une augmentation significative du personnel. « En 2019, le nombre de salariés est passé du simple au double, entraînant une hausse de la masse salariale de près de 60 % », a-t-il déclaré. À ce jour, DDD emploie 3.122 personnes, avec une masse salariale mensuelle s’élevant à 1 milliard 151 millions 131 mille 440 francs CFA. Cette charge représente un déséquilibre financier qui pèse lourdement sur les opérations de la société.

En plus des problèmes de personnel, DDD fait face à une dette fiscale élevée, malgré les compensations financières reçues de l’État. M. Mbengue a également signalé des pertes conséquentes dues à des pratiques de gestion interne. « Vingt-cinq pour cent des receveurs à bord des bus ne reversent pas les montants collectés auprès des usagers », a-t-il déploré, soulignant la nécessité de réformes dans la gestion des revenus.

Le climat de travail au sein de DDD est décrit comme étant « fortement syndiqué et politisé », ce qui complique la mise en œuvre de changements nécessaires. Cependant, le directeur général a assuré qu’il prendrait toutes les mesures nécessaires pour que l’entreprise récupère les montants dus et redresse sa situation financière.

Dakar Dem Dikk est également en train d’apurer sa dette envers ses fournisseurs, avec des paiements s’élevant à 548.090.000 francs CFA déjà effectués dans ce sens. Malgré ces efforts, le défi reste immense, et des solutions à long terme s’imposent pour assurer la viabilité de l’entreprise.

Les pertes d’exploitation, bien que diminuées, témoignent des difficultés persistantes. Celles-ci ont chuté de 3 milliards 108 millions 161 mille 167 francs CFA entre janvier et avril 2024, à 1 milliard 734 millions 114 mille 431 francs CFA entre mai et août derniers. Pour Assane Mbengue, il est impératif de « repenser » l’exploitation de Dakar Dem Dikk et d’envisager un assainissement global de ses finances.

L’avenir de la société de transport public est en jeu, et des réformes en profondeur sont nécessaires pour rétablir un équilibre financier et garantir la continuité des services qu’elle offre aux usagers. La situation actuelle soulève des questions sur la gestion des ressources dans le secteur public, et les acteurs concernés devront agir rapidement pour éviter une crise qui pourrait impacter de manière significative le transport urbain à Dakar.

Saint-Louis : Les communautés locales s’engagent autour des projets gaziers et pétroliers

Un important forum communautaire s’est tenu ce vendredi à Saint-Louis, centré sur la mobilisation des parties prenantes autour des projets pétroliers et gaziers du Sénégal. Présidée par Birame Souleye Diop, ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, cette rencontre, organisée en partenariat avec le programme USAID/TRACES, visait à aborder les préoccupations locales concernant l’impact des activités d’exploitation des ressources naturelles, en particulier celles liées au projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA).

Ce forum avait pour principal objectif d’engager les communautés locales, notamment celles de la pêche, dans une réflexion commune sur les défis et opportunités engendrés par les projets gaziers et pétroliers. La région de Saint-Louis, directement concernée par l’exploitation offshore, est un acteur clé dans cette nouvelle ère d’exploitation énergétique, et les communautés locales espèrent bénéficier des retombées économiques tout en protégeant leurs activités traditionnelles.

Le ministre Birame Souleye Diop a souligné l’importance de garantir une coexistence harmonieuse entre les activités d’exploitation des hydrocarbures et celles de la pêche, essentielles à l’économie locale. « Ce forum n’est pas un lieu de promesses, mais un espace de dialogue pour trouver des solutions concrètes et viables, » a-t-il déclaré, insistant sur l’importance de l’engagement de toutes les parties prenantes pour un développement inclusif.

Les entreprises partenaires, telles que BP, Petrosen et Kosmos, ont également un rôle crucial à jouer dans le développement de ces projets. Leur implication, aux côtés des autorités locales et des communautés, est indispensable pour assurer un impact positif à long terme. La réussite de ces projets doit se traduire par des bénéfices partagés, notamment par le biais de la création d’emplois et d’opportunités économiques.

Des représentants des autorités locales, comme le préfet de Saint-Louis, Abou Sow, ainsi que des leaders communautaires tels que Moussa Dièye et Fatou Bineta Sarr, ont participé activement aux discussions. Les préoccupations des communautés de pêcheurs, notamment celles de Guet Ndar, ont été au cœur des échanges, avec une volonté commune d’assurer que les bénéfices économiques ne se fassent pas au détriment des activités traditionnelles.

Avec des projets comme Sangomar déjà en production et le lancement imminent du projet GTA, le Sénégal entre dans une nouvelle phase de développement économique. Ce forum marque une étape importante dans l’effort de mobilisation des communautés locales pour garantir que les retombées des ressources naturelles profitent à tous, tout en maintenant l’équilibre entre développement économique et préservation des moyens de subsistance traditionnels.

Guinée : Le général Mamadi Doumbouya ordonne le retour immédiat de ses ministres en déplacement à l’étranger

Le général Mamadi Doumbouya, président de la transition guinéenne et chef de la junte au pouvoir, a pris une décision marquante ce jeudi en ordonnant le retour immédiat de tous ses ministres actuellement en déplacement à l’étranger. Dans une note officielle publiée par le secrétaire général du gouvernement, le chef de l’État a également interdit à ces membres du gouvernement de quitter le pays d’ici au 31 décembre 2024, sauf autorisation exceptionnelle.

Selon le porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, cette décision vise à « rationaliser les dépenses publiques » dans un contexte de révision des priorités budgétaires de l’État. M. Diallo a souligné que les cadres des ministères et les représentations diplomatiques à l’étranger étaient tout à fait capables de représenter la Guinée lors des missions internationales, ce qui permet de limiter les déplacements coûteux des ministres.

La mesure est perçue comme une manière de renforcer l’efficacité du gouvernement tout en assurant une gestion optimale des ressources publiques dans un pays où l’économie reste fragilisée par les bouleversements politiques récents.

Le général Doumbouya, qui avait pris le pouvoir lors d’un coup d’État en septembre 2021, est devenu président de la transition après avoir renversé le président Alpha Condé. Sous la pression de la communauté internationale, la junte s’était initialement engagée à céder le pouvoir à des civils élus d’ici la fin de 2024. Toutefois, il semble aujourd’hui peu probable que cette promesse soit tenue, plusieurs membres de la junte s’étant exprimés en faveur d’une candidature de Doumbouya à la future élection présidentielle.

Cette décision de rappel des ministres et l’interdiction temporaire de voyager s’inscrit donc dans un contexte où la junte cherche à consolider son contrôle interne et à se prémunir contre toute forme d’opposition ou de fuite d’informations sensibles. Les prochaines semaines pourraient être décisives dans la stratégie de Doumbouya pour pérenniser son pouvoir au-delà de la période de transition initialement promise.

Ousmane Sonko : Un nouveau cap vers un développement souverain et responsable

Le Premier ministre Ousmane Sonko a annoncé, vendredi, un tournant décisif pour l’avenir économique du Sénégal. Lors d’une visite dans un centre de formation professionnelle, créé en coopération avec le Japon, Sonko a affirmé que l’époque de la dépendance à l’endettement massif touchait à sa fin. Le gouvernement sénégalais se tourne désormais vers une stratégie axée sur l’exploitation des ressources locales et le renforcement du capital humain.

Sonko a mis en lumière les failles des précédents modèles de développement imposés au Sénégal, jugés inefficaces pour garantir une croissance endogène. « C’est la fin de l’endettement excessif et non maîtrisé. Nous allons cesser d’investir dans des projets qui ne servent pas les intérêts d’un développement souverain », a-t-il déclaré.

Pour illustrer cette nouvelle approche, il a cité l’exemple du Japon, une nation qui a su se développer malgré un accès limité aux ressources naturelles. « Le Japon nous montre que l’on peut construire un modèle de développement basé sur le savoir-faire et le travail, plutôt que sur la simple exploitation des ressources. C’est un chemin que nous devons suivre », a insisté Sonko.

Le gouvernement dévoilera ce lundi un programme ambitieux intitulé « Sénégal 2050: agenda national de transformation », qui définira les grandes lignes de développement pour les 25 prochaines années. Ce plan repose sur des objectifs économiques, sociaux et politiques ambitieux, visant notamment à réduire significativement la pauvreté et à tripler le revenu par habitant d’ici 2050. La présidence espère que le programme permettra d’atteindre une croissance économique annuelle de 6 à 7 %.

Le plan propose une réorganisation territoriale du développement autour de huit pôles régionaux, visant à maximiser les potentialités locales et à mieux répartir les richesses sur l’ensemble du territoire. Cette approche décentralisée devrait favoriser une meilleure gestion des ressources et encourager l’implication des acteurs locaux.

En septembre, après un audit des comptes publics, le gouvernement Sonko a révélé des déséquilibres financiers alarmants. Le déficit budgétaire s’élèverait à 10,4 % du PIB, bien au-delà des 5,5 % annoncés par le précédent gouvernement. De plus, la dette publique réelle atteindrait 76,3 % du PIB, contre 65,9 % déclarés auparavant. Le Premier ministre a accusé l’ancien régime d’avoir masqué ces chiffres et trompé les partenaires étrangers.

Face à cette situation critique, l’agence de notation Moody’s a abaissé la note du Sénégal, plaçant le pays sous surveillance. Néanmoins, Ousmane Sonko se veut optimiste : « Nous devons regarder ces difficultés comme une opportunité pour repenser notre modèle économique et construire un Sénégal plus fort, indépendant et prospère. »

Le projet « Sénégal 2050 » se veut ainsi une rupture avec les pratiques passées, misant sur un développement basé sur l’efficacité, l’innovation, et la réduction de la dépendance à l’aide extérieure. Un défi ambitieux pour le Sénégal, mais nécessaire, selon le Premier ministre, pour garantir un avenir durable et souverain pour les générations futures.

« Stop à la manipulation » : Yoro Dia dément les rumeurs de « Jeune Afrique » sur Macky Sall

Yoro Dia, ancien porte-parole de Macky Sall, a formellement démenti les informations rapportées par Jeune Afrique, selon lesquelles l’ex-président du Sénégal resterait au Maroc par crainte d’une arrestation à son retour au pays. Le journal avait avancé que Macky Sall souhaitait éviter d’éventuelles poursuites judiciaires pendant la campagne pour les législatives, une affirmation que Yoro Dia qualifie de « manipulation ».

Actuellement à Paris, où il a rencontré l’ancien chef d’État, Yoro Dia a réagi avec fermeté. « Ce n’est pas Macky Sall qui a peur, mais plutôt Diomaye Faye et Ousmane Sonko, qui sont en panique depuis que Macky Sall a été désigné tête de liste, » a-t-il déclaré. Il a également réfuté toute accusation contre l’ancien président, affirmant que ce dernier est « libre de revenir au Sénégal quand il le souhaite. »

Selon Yoro Dia, Macky Sall respecte une tradition instaurée par Léopold Sédar Senghor, qui consiste pour les anciens présidents à s’installer à l’étranger afin de ne pas gêner leurs successeurs. « Macky Sall n’a rien à se reprocher, il se comporte en chevalier républicain face à un pouvoir qui, lui, ne respecte pas les codes d’honneur républicains », a-t-il souligné.

La déclaration vise à apaiser les tensions politiques croissantes autour des législatives et à rappeler que Macky Sall, bien qu’installé à l’étranger, n’est pas en fuite mais continue à observer la scène politique sénégalaise avec sérénité.

Victoire écrasante du Sénégal face au Malawi : 4-0, les Lions rugissent fort !

Dans une prestation magistrale, le Sénégal a dominé le Malawi 4-0 lors des éliminatoires de la CAN 2025. Sous la direction de l’entraîneur intérimaire Pape Thiaw, les Lions de la Teranga ont montré leur supériorité dès le début du match, confortés par un schéma tactique en 4-4-2.

Le tournant de la rencontre est intervenu à la 15e minute, lorsque Brighton Munthali, gardien du Malawi, a été expulsé pour avoir fauché Sadio Mané, laissant son équipe en infériorité numérique. Cette situation a permis aux Sénégalais de prendre le contrôle du jeu, ouvrant le score à la 35e minute grâce à une superbe frappe de Pape Gueye, qui a trompé le gardien remplaçant.

En seconde période, malgré un but refusé pour hors-jeu à Sadio Mané, les Lions ont continué leur pression offensive. Sadio Mané a finalement doublé la mise à la 68e minute, suivi par Boulaye Dia à la 71e minute, qui a creusé l’écart. Nicolas Jackson, entré en jeu, a scellé la victoire avec un quatrième but à la 77e minute.

Le Sénégal, porté par un public fervent, a livré une prestation solide et pleine d’intensité. Cette victoire éclatante renforce les espoirs des Lions de se qualifier avec brio pour la CAN 2025. Ils retrouveront le Malawi le 15 octobre pour le match retour, avec la ferme intention de poursuivre sur cette lancée gagnante.

Lutte contre l’insécurité au Sahel : quelle stratégie pour l’Afrique ?

Dans un contexte marqué par une crise multidimensionnelle — démographique, climatique, et sécuritaire —, les pays du Sahel sont confrontés à des défis sans précédent. La montée en puissance des groupes armés terroristes, les rivalités géopolitiques et l’instabilité grandissante rendent cette région particulièrement vulnérable. Si des initiatives internationales, comme celles de l’ONU ou de la CEDEAO, ont tenté d’y remédier, certains pays de la région semblent désormais décidés à prendre leur destin en main. La création récente de l’Alliance des États du Sahel (AES) témoigne de cette volonté d’autonomie, marquant un tournant dans la gestion des crises sécuritaires en Afrique de l’Ouest.

L’AES, fondée en juillet 2024 par des pays comme le Burkina Faso, le Mali et le Niger, a pour objectif de renforcer la coopération régionale en matière de sécurité. Ces États, ayant rompu leurs liens avec la France et quitté la CEDEAO, expriment leur mécontentement face à ce qu’ils perçoivent comme un manque de soutien suffisant dans la lutte contre le terrorisme. Leurs actions sont motivées par la nécessité de protéger leurs populations et de restaurer leur souveraineté.

Ce choix stratégique de l’AES met en lumière une tendance plus large au Sahel : la volonté croissante des États de la région de s’affranchir des influences extérieures pour mieux gérer leurs propres crises. Le retrait de la MINUSMA au Mali, longtemps considéré comme un pilier de la stabilisation régionale, symbolise ce tournant. L’opération, bien que massive avec ses 15 000 soldats et personnels civils, n’a pas réussi à apporter une paix durable.

Face à ce basculement, le Sénégal, sous la présidence de Bassirou Diomaye Faye, a su se positionner comme un allié clé dans la lutte contre le terrorisme au Sahel. Le président Faye a réitéré son engagement à la tribune de la 79ème Assemblée générale des Nations Unies, dénonçant les rivalités géopolitiques exacerbant l’instabilité dans la région. Son discours a souligné la nécessité d’une réponse collective face à une menace commune, appelant à une plus grande coopération africaine.

Le Sénégal, bien qu’extérieur à l’AES, partage avec ces pays une vision commune : celle d’une sécurité assurée par des forces africaines pour des intérêts africains. Le 30 mai 2024, Bassirou Diomaye Faye s’était déjà rendu à Ouagadougou et Bamako pour renforcer les liens régionaux avec ces pays de l’AES, marquant ainsi son soutien à cette alliance.

L’engagement sénégalais en faveur de la sécurité au Sahel s’est récemment illustré par une démarche de solidarité envers le Burkina Faso. En octobre 2024, Abdoulaye Bathily, l’envoyé spécial du président sénégalais, a rencontré le capitaine Ibrahim Traoré, Président du Burkina Faso, pour exprimer son soutien dans la lutte contre les attaques terroristes qui frappent le pays. Cette rencontre souligne l’importance de la solidarité régionale dans cette période de crise. En partageant des préoccupations communes, le Sénégal et les membres de l’AES entendent intensifier leur coopération dans la lutte contre le terrorisme.

Comme l’a affirmé Bathily lors de cette rencontre, « l’unité et la solidarité sont cruciales pour surmonter les défis communs ». Cette déclaration traduit une volonté de construire un front uni, non seulement au sein de l’AES, mais aussi avec d’autres partenaires régionaux comme le Sénégal. Ces États reconnaissent que la stabilité au Sahel dépendra de leur capacité à conjuguer leurs efforts pour éradiquer les groupes armés et protéger leurs populations.

L’une des grandes questions qui se pose est de savoir quelle stratégie l’Afrique doit adopter pour garantir la stabilité de ses États. La coopération régionale, incarnée par l’AES et soutenue par des acteurs comme le Sénégal, semble être une réponse immédiate aux défis sécuritaires. Cependant, une telle stratégie est-elle suffisante face à l’ampleur des menaces ? L’insécurité au Sahel ne se limite pas à un enjeu régional, mais affecte l’ensemble du continent africain et, au-delà, la communauté internationale.

Certains analystes estiment qu’une approche plus élargie est nécessaire. Une coopération internationale, intégrant des partenaires comme l’Union africaine, les Nations Unies, ou même des puissances extérieures, pourrait permettre de renforcer les capacités locales tout en apportant un soutien logistique et financier crucial. Néanmoins, cette solution soulève la question de la souveraineté et du contrôle des opérations par les États africains eux-mêmes.

La lutte contre le terrorisme au Sahel est un enjeu central pour la sécurité et la stabilité de l’Afrique de l’Ouest. Alors que des pays comme le Burkina Faso, le Mali et le Niger optent pour une solution régionale à travers l’AES, le Sénégal se positionne comme un acteur incontournable de cette dynamique. Le chemin vers la paix et la stabilité passera inévitablement par une intensification de la coopération régionale, renforcée par des partenariats stratégiques à l’échelle du continent.

Face aux défis multiples auxquels est confronté le Sahel, l’option africaine semble émerger comme la solution la plus pragmatique. En affirmant leur souveraineté et en unissant leurs forces, les nations africaines peuvent espérer un avenir plus sûr et plus stable. La question reste toutefois ouverte : cette stratégie sera-t-elle suffisante ou devra-t-elle s’ouvrir à une coopération internationale plus large pour protéger efficacement leurs intérêts communs ?

«Affaire des 94 milliards» : Ousmane Sonko prêt à témoigner devant le pool judiciaire financier

Le dossier de l’«Affaire des 94 milliards» a été transmis au Pool judiciaire financier (PJF), selon Me Khoureychi Bâ, avocat d’Ousmane Sonko. Ce dernier a affirmé que des convocations allaient être émises pour tous les protagonistes, qu’il s’agisse du plaignant ou des personnes incriminées.

Me El Hadji Diouf, avocat de Mamour Diallo, principal accusé dans l’affaire, a déclaré ne pas être au courant de la transmission du dossier. Bien qu’il ignore le calendrier d’examen de l’affaire, Me Bâ assure que Sonko sera entendu, rappelant que son statut d’ancien Premier ministre ne le protège pas d’une convocation, sous réserve d’autorisation du président.

Me Bâ évoque une «nouvelle et vraie procédure», notant que les premières plaintes n’avaient pas abouti. Il souligne que cette institution judiciaire, mise en place par l’ancien régime, vise à juger les personnalités politiques de manière plus objective.

L’affaire porte sur des terres d’une superficie de 255 hectares appartenant aux héritiers de Djily Mbaye, et a rapidement pris une tournure politique opposant Mamour Diallo et Ousmane Sonko. Ce dernier avait déposé une plainte pour escroquerie et faux, mais celle-ci avait été classée sans suite, le Doyen des juges n’ayant pas constaté de préjudice direct pour Sonko.

L’Assemblée nationale avait précédemment blanchi Mamour Diallo lors d’une commission d’enquête, ce qui a conduit ce dernier à porter plainte pour diffamation contre Sonko. La transmission du dossier au PJF pourrait offrir une occasion de clarifier les faits et de dévoiler les implications politiques de cette affaire, qui demeure complexe et chargée d’enjeux pour les deux hommes et la scène politique sénégalaise.

Reddition des Comptes : Idrissa Diabira, ancien DG de l’Adepme, bloqué à l’Aibd

Idrissa Diabira, ancien directeur général de l’Agence pour le développement et l’encadrement des PME (Adepme), a récemment été empêché d’embarquer à l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) alors qu’il se préparait à prendre un vol pour Nairobi. Selon des sources proches de l’affaire, ce blocage a été ordonné par les autorités aéroportuaires, sans que la date précise de l’incident ne soit révélée.

Joint par L’Observateur, Diabira a refusé de commenter la situation, indiquant simplement qu’il n’avait “pas de commentaire à faire à ce stade.”

Diabira a été à la tête de l’Adepme de 2017 à 2024, jouant un rôle clé dans l’élaboration du programme Yoonu Yokkuté du président Macky Sall. Bien qu’il n’ait jamais occupé de poste ministériel, il a été une figure influente de l’ancien régime, ayant également été conseiller spécial au cabinet d’Aminata Touré après l’élection de Macky Sall en 2012. Avant de diriger l’Adepme, il a passé trois ans au Fongip (2014-2017).

Ce blocage s’inscrit dans un cadre plus large de reddition de comptes où plusieurs membres de l’ancien gouvernement sont sous surveillance. Avant Diabira, deux anciens ministres, Lat Diop et Abdoulaye Sow, ainsi qu’un ancien directeur général, Mamadou Guèye, avaient déjà été empêchés de quitter le pays. Les nouvelles autorités invoquent des raisons de justice, cherchant à éviter que des membres de l’ancien régime échappent à d’éventuelles convocations.

La situation d’Idrissa Diabira met en lumière les tensions persistantes entre les anciennes et nouvelles autorités du Sénégal. Alors que le pays s’engage dans un processus de reddition de comptes, les développements à venir pourraient avoir des répercussions importantes sur la scène politique nationale.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°294 – du 11/10/2024

🔴 ADAMA GAYE RÉPOND À ABASS FALL : « UNE PLAINTE ET 37 MILLIARDS DE QUESTIONS »
🔴 CANDIDATURES AUX LÉGISLATIVES 2024 : LES DEUX EX « JUMEAUX » VALIDÉS PAR LES SAGES

🔴 ÉLIMINATOIRES CAN 2025 / SÉNÉGAL VS MALAWI : PAPE THIAW CONFIANT EN CONFÉRENCE DE PRESSE
🔴 LUTTE : ABDOU LAKHAT NDIAYE RÉCLAME BIRA SÈNE À LA TÊTE DU CNG

Renforcement des capacités : 40 agents de l’administration pénitentiaire formés aux cadres juridiques de protection des droits des détenus

Dans le cadre du renforcement des capacités des agents pénitentiaires sénégalais, un atelier de formation de deux jours, organisé par Amnesty International Sénégal, a réuni 40 agents de l’administration pénitentiaire. L’événement, qui s’est tenu le jeudi 10 octobre 2024 à l’hôtel Ndiambou, a pour thème « Les droits humains en milieu carcéral ». La formation vise à promouvoir le respect des droits des détenus, conformément aux normes nationales et internationales, et à améliorer les conditions de détention dans les prisons sénégalaises.

Lors de la cérémonie d’ouverture, le Directeur général de l’administration pénitentiaire, l’inspecteur Aliou Cissé, a souligné l’importance du respect des droits humains dans le cadre de la gestion des détenus. Il a rappelé que les personnes incarcérées n’ont perdu que la liberté de mouvement, et que l’administration pénitentiaire sénégalaise veille à protéger les droits des détenus. « La mission pénitentiaire doit s’exercer dans le respect strict des droits de l’homme », a-t-il déclaré.

La problématique des droits humains en milieu carcéral reste d’actualité au Sénégal et à l’international. Aliou Cissé a ajouté que la question des droits des détenus est devenue une préoccupation majeure au sein des établissements pénitentiaires. Il a souligné que les droits de l’homme et les exigences sécuritaires peuvent être conciliés pour améliorer les conditions de vie en prison. Le Directeur général a également mis en avant les efforts continus de l’administration pour sensibiliser le personnel pénitentiaire aux droits humains.

Seydi Gassama, Directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, a pris la parole pour plaider en faveur d’une amélioration des conditions de vie des détenus. Il a dénoncé les pratiques de fouilles corporelles systématiques et prôné l’installation de portiques électroniques pour remplacer ces fouilles. Gassama a également plaidé pour que les droits civils et politiques des détenus en détention provisoire soient reconnus, notamment leur droit de vote.

« Ces détenus, qui jouissent de tous leurs droits civils et politiques, devraient pouvoir participer au vote lors des élections », a affirmé Gassama, insistant sur l’importance de mettre les lois régissant la privation de liberté en conformité avec les normes internationales.

En réponse, Aliou Cissé a souligné les efforts réalisés pour améliorer les infrastructures pénitentiaires malgré la surpopulation carcérale. Il a mentionné la construction de nouveaux bâtiments, la réhabilitation de locaux existants, ainsi que l’équipement des dortoirs avec des lits superposés. Le Directeur général a également évoqué le lancement d’un projet de construction de neuf établissements pénitentiaires avec des chambres ne dépassant pas dix personnes.

Cet atelier de formation marque une étape importante dans la promotion des droits humains en milieu carcéral au Sénégal, en renforçant les compétences des agents de l’administration pénitentiaire. Il témoigne de l’engagement de l’État et des partenaires à améliorer le système carcéral, tout en garantissant la dignité et les droits des détenus.

Législatives du 17 novembre : le Conseil Constitutionnel rejette les recours contre les candidatures de Sonko et Barthélémy Dias

Le Conseil Constitutionnel a mis fin à l’incertitude entourant la participation de deux des principales figures politiques du Sénégal, Ousmane Sonko et Barthélémy Dias, aux élections législatives anticipées du 17 novembre 2024. Après plusieurs jours de suspense et d’attente, les recours déposés contre leurs candidatures ont finalement été rejetés, ouvrant ainsi la voie à leur participation au scrutin.

Ousmane Sonko, leader de Pastef et tête de liste de la coalition, ainsi que Barthélémy Dias, tête de liste de la coalition Sam Sa Kaddù, étaient au cœur de débats juridiques intenses, leurs adversaires cherchant à les disqualifier sur des motifs d’inéligibilité. Pour Ousmane Sonko, la question de sa condamnation judiciaire dans une affaire de diffamation avait été soulevée par ses opposants, qui estimaient que cela le rendait inéligible pour cette élection. Quant à Barthélémy Dias, des recours similaires avaient été déposés, mettant en cause sa légitimité à briguer un siège au Parlement.

Ces recours ont suscité une vive polémique, non seulement au sein de la classe politique, mais aussi parmi les citoyens. Des voix s’étaient élevées pour dénoncer une tentative de manipulation des institutions et un usage politisé du système judiciaire afin d’exclure des candidats jugés menaçants pour le pouvoir en place. Les partisans de Sonko et de Dias avaient exprimé leurs préoccupations concernant la transparence et l’impartialité des décisions du Conseil Constitutionnel, allant jusqu’à organiser des manifestations de soutien.

Le Conseil Constitutionnel, après une analyse approfondie des recours, a statué en faveur des deux candidats, permettant ainsi leur participation à ces élections anticipées. Selon les informations recueillies par Dakaractu, cette décision permet à Sonko et Dias de rester dans la course pour représenter leurs formations politiques respectives lors du scrutin du 17 novembre.

Cette nouvelle représente une victoire importante pour Ousmane Sonko et Barthélémy Dias, deux personnalités politiques dont l’influence ne cesse de croître sur la scène sénégalaise. Ousmane Sonko, figure centrale de l’opposition, est perçu par beaucoup comme le principal adversaire du régime en place. Quant à Barthélémy Dias, maire de Dakar et homme politique charismatique, il jouit d’un soutien populaire solide, particulièrement dans la capitale sénégalaise.

Les répercussions de cette décision pourraient être profondes. En autorisant la candidature de ces deux hommes, le Conseil Constitutionnel a non seulement renforcé leur légitimité politique, mais a également relancé le débat sur l’indépendance des institutions au Sénégal, un sujet brûlant depuis plusieurs années. Pour de nombreux observateurs, cette décision met fin à des tentatives d’exclusion jugées comme des manœuvres pour neutraliser des adversaires politiques en vue de ces élections cruciales.

Les élections législatives anticipées du 17 novembre 2024 s’annoncent donc particulièrement disputées, avec un paysage politique qui reste polarisé. Ousmane Sonko et Barthélémy Dias représentent deux figures incontournables du camp de l’opposition, et leur présence pourrait fortement influencer les résultats du scrutin. Ils affronteront des candidats issus de diverses coalitions, dont certaines soutenues par des poids lourds de la politique sénégalaise, dans un climat de tensions politiques marqué par une série de décisions judiciaires controversées au cours des dernières années.

COMMUNIQUE

Nous avons vu une plainte sur laquelle le nom de Penda Thiam, directrice de la Rédaction, est cité circuler sur internet. Elle émanerait d’Abass Fall, responsable de Pastef, accusé par le doyen Adama Gaye d’avoir reçu cinq (5) milliards de francs CFA de la part des Espagnols de l’entreprise AEE POWER EPC. À ce propos, le Groupe Le Dakararois tient à faire savoir à l’opinion que l’édition du journal de ce jeudi 10 octobre 2024 n’a fait que reprendre les propos du journaliste Adama Gaye. Ce qui n’est pas puni par la Loi d’après ce que nous connaissons des règles qui encadrent la profession de journaliste.

Par ailleurs, nous attestons qu’aucune convocation n’a été remise à notre journaliste jusqu’à aujourd’hui, 23h15, jeudi 10 octobre.

Nous aimerions rappeler, d’autre part, que la liberté de la presse est un levier fondamental de la démocratie. Personne ne peut museler les journalistes. Tous ceux qui ont été embarqués dans cette folie en sont sortis perdants.

Si cette plainte s’avère, le Groupe Le Dakarois, ne cèdera au chantage, sous aucune forme, et continuera « in shaa Allah » à garantir le droit à l’information des populations.

Notre plume est libre et non partisane !

La Direction

Diéguy Diop en garde à vue pour escroquerie sur les deniers publics

L’ex-directrice de la Promotion de l’économie sociale et solidaire, Diéguy Diop, a été placée en garde à vue ce jeudi par la Division des Investigations Criminelles (DIC) après un interrogatoire approfondi, selon des sources concordantes.

Responsable au sein de l’Alliance pour la République (Apr), elle est poursuivie pour des faits d’escroquerie portant sur des deniers publics. Selon les informations recueillies, elle devrait être présentée au procureur ce vendredi, à moins d’un changement de programme.

Cette affaire marque un nouveau tournant dans la lutte contre la corruption et la mauvaise gestion des ressources publiques, à un moment où les autorités sénégalaises intensifient les contrôles sur la gestion des fonds publics.

Exploitation pétrolière au Sénégal : Bassirou Diomaye Faye reçoit une délégation de Woodside

Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a reçu hier une délégation de la société australienne Woodside, dirigée par son président du Conseil d’administration, Richard Goyder. Cette rencontre a permis de faire le point sur l’avancement des opérations d’exploitation pétrolière au Sénégal, notamment sur les objectifs déjà atteints par la société.

Lors de l’entretien, Richard Goyder a annoncé que l’objectif de production de 100 000 barils par jour avait été atteint, marquant une étape importante dans l’exploitation pétrolière sénégalaise. Il a également souligné l’importance des investissements réalisés par Woodside, estimés à cinq milliards de dollars. Ces investissements ont permis la création de plus de 4 400 emplois directs et indirects, ce qui représente une contribution significative à l’économie locale.

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre du suivi des projets énergétiques stratégiques au Sénégal, alors que le pays cherche à maximiser les retombées économiques et sociales de l’exploitation de ses ressources naturelles, notamment le pétrole et le gaz.

Le président Faye s’est félicité des avancées réalisées et a réaffirmé l’engagement de son gouvernement à accompagner les entreprises partenaires dans le respect des normes internationales de durabilité et de responsabilité sociale.

Incendie maîtrisé à l’hôpital Mame Abdou Aziz Dabakh de Tivaouane, aucune victime signalée

Un incendie s’est déclaré mercredi soir à l’hôpital Mame Abdou Aziz Dabakh de Tivaouane, plus précisément dans le bureau du gynécologue. Heureusement, aucune perte en vie humaine n’a été signalée.

Selon des sources locales, l’incident serait dû à un court-circuit. Les vigiles présents sur place ont rapidement réagi en défonçant la porte du bureau pour éteindre le feu avec les extincteurs disponibles. Leur intervention rapide a permis de contenir l’incendie et d’éviter des dommages plus importants.

Cet incident a ravivé les souvenirs douloureux de l’incendie survenu le 25 mai 2022 dans le même hôpital, qui avait coûté la vie à 11 bébés. Ce drame avait suscité une vive émotion au Sénégal et entraîné le limogeage de l’ancien ministre de la Santé, Abdoulaye Diouf Sarr.

Les autorités de l’hôpital n’ont pas encore donné de détails sur l’étendue des dégâts matériels, mais la réactivité du personnel a permis d’éviter une nouvelle tragédie dans cet établissement de santé.

Madiambal Diagne : « Mes libertés individuelles ne sont pas négociables »

Madiambal Diagne, journaliste et figure publique, a exprimé sa gratitude à toutes les personnes, au Sénégal comme à l’étranger, qui lui ont manifesté leur soutien après l’incident lié à son interdiction de voyager. Empêché de quitter le territoire en raison d’une réclamation d’un passeport diplomatique qu’il n’a jamais possédé, Diagne considère cette affaire comme un « combat de gagné » pour la défense de ses libertés individuelles.

Dans une déclaration récente, il a confirmé qu’il attendait l’embarquement de son vol pour le Canada et a salué la courtoisie des agents de police au cours de cet épisode. En conclusion, il a donné rendez-vous pour la prochaine campagne électorale, signalant ainsi son retour sur la scène publique.

Ce message reflète sa détermination à défendre ses droits et souligne l’importance de la solidarité dans les moments de confusion ou d’injustice.

Inauguration de la sous-station électrique de 30 kV de Saint-Louis : Un pas vers un accès universel à l’énergie

Aujourd’hui, Birame Souleye Diop, ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, a inauguré la sous-station électrique de 30 kV à Pikine, Saint-Louis, un projet cofinancé par le Sénégal et l’Allemagne. Avec un coût total de 26 milliards de francs CFA, dont 5,8 milliards apportés par la commune, cette infrastructure constitue un jalon essentiel pour moderniser le réseau électrique de la région.

Dans son discours, le ministre a souligné l’importance de ce projet pour Saint-Louis, qualifié de « capitale » de la ville historique. L’infrastructure vise à améliorer l’accès à l’énergie, en particulier pour les petites entreprises et les secteurs locaux, tout en s’inscrivant dans l’objectif d’un accès universel à l’énergie. Actuellement, le taux de couverture urbaine atteint 98 %, mais il reste encore des défis à relever en milieu rural, où le taux est de 65 à 68 %.

Birame Souleye Diop a mis l’accent sur la nécessité d’une approche réaliste face aux défis économiques, affirmant : « On ne vendra pas de rêve, on dira simplement la vérité ». Il a reconnu que l’objectif d’atteindre un accès universel à l’énergie d’ici 2025 semble ambitieux, mais il a promis un engagement soutenu pour y parvenir dans un délai de quatre à cinq ans.

La sous-station inaugurée permettra non seulement de remplacer les anciens câbles aériens par 40 km de nouveaux câbles, mais aussi d’augmenter la tension de 6,6 kV à 30 kV, garantissant ainsi une modernisation et une sécurisation du réseau. Ce progrès, associé à une numérisation complète, facilitera la détection rapide des anomalies et améliorera la fiabilité du service.

Les bénéfices pour la population locale, notamment les pêcheurs, sont considérables. La stabilité du réseau électrique est cruciale pour la production de glace, essentielle à la conservation du poisson, un pilier de l’économie locale.

Le ministre a également remercié les partenaires du projet, notamment la coopération allemande, l’entreprise RMT, et le bureau de contrôle Ginger, tout en rappelant que cette initiative s’inscrit dans une stratégie nationale d’accès universel à l’énergie.

Avec cette inauguration, le gouvernement sénégalais réaffirme son engagement en faveur d’un avenir énergétique durable, tout en restant conscient des réalités économiques et sociales du pays.

L’Aser-gate, marqueur génétique de l’homo pastefensis (Par Cheikh Yérim Seck)

L’Aser-gate, du nom de ce gros scandale consécutif au retrait d’un marché stratégique d’éclairage public à Aee Power Sénégal, une entreprise sénégalaise, au profit de sa partenaire espagnole, Aee Power Epc, est un condensé des tares congénitales de ceux qui nous gouvernent depuis le 02 avril 2024. 
Objet politique au départ non identifié, maître d’œuvre de la plus grosse escroquerie politique de l’histoire du Sénégal – réussir à s’emparer du pouvoir en vendant un « projet » inexistant -, l’homo pastefensis, dénué de sens historique et de profondeur sociologique, a bouleversé le métabolisme de la société politique, de la société tout court, par des pratiques jusqu’à lui inconnues.
Insultes, attaques personnelles, invectives y compris contre les forces symboliques du pays, violences physiques et verbales, destructions industrielles de biens de l’Etat et des particuliers, manipulations de l’opinion, mensonges pathologiques, mauvaise foi ontologique, travestissement des événements et des rôles… l’homo pastefensis n’a reculé devant rien pour arriver à ses fins.
Monté sur le piédestal de la République, il s’est révélé être d’une incompétence crasse et d’une moralité que des scandales successifs ont rendue extrêmement douteuse.
Dernier en date de ces scandales, après l’Onas-gate, l’Eurobond-gate, le Port-gate…, l’Aser-gate est, plus que tous les autres, symptomatique de l’Adn de l’être politique qui nous gouverne.
Portés au pinacle sur la base d’un discours autour du thème de la préférence nationale, nos nouveaux gouvernants ont exposé au grand jour leur duperie en dépouillant une entreprise sénégalaise, qui a financé de ses deniers toutes les formalités du marché, pour le filer à sa partenaire espagnole minoritaire dans le projet. Est-il imaginable que l’Etat espagnol retire un contrat à une entreprise de son pays pour le filer à son associée sénégalaise minoritaire ?
La première fois où j’ai évoqué cette grossièreté, les aboyeurs  du régime ont été dépêchés sur les plateaux de télévision pour réclamer que je sois supplucié au bûcher, opérant là l’une des techniques de l’homo pastefensis : la menace aux fins de diversion, la surenchère verbale pour noyer la vérité dans un flot de paroles.
Le 2 octobre, l’Agence de régulation de la commande publique (Arcop) est venue reprendre tous les arguments que j’avais soulevés pour motiver sa décision de suspendre le marché.
Plus que cette sentence, ce sont ces motifs qui sont graves. Nommé par ce nouveau régime, le directeur de l’Aser n’a pu fournir aucun des éléments à lui réclamé par l’Arcop. Tant le fossé est abyssal entre le discours outrancièrement moralisateur de l’homo pastefensis et la réalité de sa pratique du pouvoir.
Devant une décision de cette gravité de l’Arcop, silence radio de celui qui multiplie meetings et conférences de presse pour promettre sang et larmes aux voleurs de l’ancien régime ! Motus et bouche cousue des hauts parleurs de la sonkosphère !
À la place d’une explication du gouvernement, à laquelle tout citoyen est en droit de s’attendre face à un tel scandale, un ministre des Transports, que dis-je des Accidents de la route, a pris la parole pour accuser de mauvaise gestion des dignitaires sous Macky Sall, dans le cadre d’une pathétique mise en œuvre de la vieille technique du contre-feu.
L’entreprise espagnole a littéralement dévalisé les 56 millions d’euros d’avance de démarrage du projet alors qu’une seule lampe n’a commencé à être posée.
En échange de quoi lui a-t-on facilité pareil hold-up ?
Suite à la suspension du marché, le journaliste Madiambal Diagne nous renseigne que les Espagnols réclament le remboursement de 4,5 milliards de fcfa (7 millions d’euros) qu’ils ont donnés. À qui ? En échange de l’éviction de Aee Power Sénégal ?
Là aussi, l’homo pastefensis, si prompt à taxer tous ses adversaires de voleurs, est lourdement silencieux, comme il l’est sur les graves soupçons qui entachent les marchés de l’Onas, l’attribution sans appel d’offres du marché de courtage du prêt Eurobond, le recrutement d’un cabinet par le Port autonome…
Se taire devant tous ces scandales relève, au-delà de l’indécence, d’un manque de vergogne tout court.
La banque Santander, qui a réagi suite à la dévalisation de l’avance de démarrage, a déjà absorbé les 17 millions d’euros donnés par le Sénégal pour couvrir la prime d’assurance, les commissions bancaires et les frais d’avocat afférents à la convention de prêt liant notre pays au Crédit Export Espagnol et à ladite banque. L’Etat sénégalais va au-devant de sérieuses difficultés pour recouvrer les fonds dérobés par Aee Power Epc. 
Une gestion si nébuleuse et incompétente aurait, sous d’autres cieux, suscité sinon une poursuite judiciaire, du moins une enquête parlementaire. Cette affaire entre directement dans le champ de compétence de l’Ofnac qui doit s’en saisir. 
L’Aser-gate a dévoilé, dans sa nudité, l’être profond de ceux qui nous gouvernent.
Avec ses différentes composantes, ce scandale est un marqueur génétique de l’homo pastefensis.

Cheikh Yérim Seck

« ASER-GATE » : Abass Fall aurait reçu 5 milliards F CFA des Espagnols, d’après Adama Gaye

Alors que le scandale de l’Office National de l’Assainissement du Sénégal (ONAS) n’est pas encore élucidé ni digéré par les Sénégalais, l’« ASER-GATE » s’invite sur la place publique. Cette affaire qui, jusqu’ici, mettait en jeu les acteurs que sont l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (Aser), AEE POWER SENEGAL S.A , AEE POWER EPC et l’Autorité de régulation de la commande publique (Arcop), semble accueillir un nouveau protagoniste : Abass Fall.

D’après Adama Gaye, le cadre de Pastef se serait vu attribuer une somme astronomique par les Espagnols pour exclure la société sénégalaise AEE POWER SENEGAL S.A qui a pourtant négocié le contrat à l’origine de cette nébuleuse. « Abass fall a encaissé 5 milliards F CFA aux Espagnols pour exiger à Jean-Michel Sène [jeune DG de l’Aser) d’écarter AEE Power Sénégal », balance le journaliste sur ses réseaux sociaux. Par ailleurs, il a affirmé que le député de la XIVe législature se serait récemment payé une villa de luxe à coût de centaines de millions de francs CFA.

Par ailleurs, le doyen Adama Gaye est revenu sur les trente-six (36) milliards F CFA que l’entreprise espagnole a reçus comme avance de démarrage de la part de la  banque Santander, principal bailleur du projet d’électrification de mille sept cent quarante (1740) villages. Il a précisé qu’AEE POWER EPC a dépensé la quasi-totalité de cette somme (30 milliards FCFA) sans avoir débuté les travaux. Une situation déjà fustigée et dénoncée par la société sénégalaise AEE POWER SENEGAL S.A (voir la parution du Dakarois Quotidien de ce mercredi 09 octobre 2024). À cet effet, le journaliste se demande sarcastiquement en wolof : « où est passé cette oseille ? » Par conséquent, il appelle Abass Fall à se prononcer sur ce dossier et éclairer la lanterne des Sénégalais. « Seydi Abass, akassa ! Abass niatta nga wanë ? Il faut expliquer car la nouvelle, fondée ou non, doit être élucidée ! », exige le journaliste sur un ton ironique comme à son habitude. Il a aussi invité le directeur général de l’Aser, Jean-Michel Sène à ce qu’il fasse un « débriefing du scandale » car le « pays est tout ouïe ». 

D’après Adama Gaye, cette affaire est « le scandale du siècle », un véritable « tremblement de terre » pour le nouveau régime qui ne cesse de chanter son slogan d’appel à la transparence, en l’occurrence le « jub, jubal, jubanti ».

Avec deux scandales officiellement au compteur (ONAS et ASER), c’est à se demander si les nouveaux tenants du pouvoir ont réellement mis fin au « système » tant décrié par Ousmane Sonko lorsqu’il était dans l’opposition.

La Dakaroise

Évaluation périodique : Sonko demande aux ministères des plans d’action prioritaires

Le Premier ministre Ousmane Sonko, lors du Conseil des ministres tenu ce mercredi, a insisté sur l’importance de l’évaluation régulière de l’action gouvernementale, conformément aux directives du Président Bassirou Diomaye Faye. Cette démarche vise à mesurer les progrès accomplis dans la mise en œuvre des politiques publiques.

Sonko a exhorté les ministres à élaborer un rapport sur l’état d’avancement des plans d’action prioritaires de leurs départements ministériels, couvrant la période jusqu’à fin septembre 2024. Ce rapport doit mettre en évidence les résultats tangibles obtenus dans divers secteurs, tout en soulignant les différences marquées par la nouvelle approche gouvernementale par rapport aux précédentes administrations.

Le Premier ministre a également insisté sur la nécessité pour chaque ministre de veiller à la réalisation efficace du programme de travail pour le quatrième trimestre 2024. Cette attention doit porter sur des questions clés comme la campagne de commercialisation agricole, le respect des engagements contractuels de fin d’année, et le suivi des projets en cours.

Sonko a spécifiquement demandé que la célébration du 80ème anniversaire du massacre de Thiaroye 44 reçoive une attention particulière. Il a également souligné l’importance de la finalisation des travaux d’audit, de l’achèvement des travaux du Port de Sendou, ainsi que du respect de l’interdiction de l’exploitation aurifère le long de la Falémé.

Par ailleurs, le Premier ministre a réitéré la nécessité de poursuivre l’accompagnement des déplacés en Casamance et de s’assurer que les mesures de baisse des prix des denrées de consommation courante sont bien appliquées. L’organisation de la prochaine Biennale des Arts de Dakar a aussi été mentionnée comme une priorité culturelle pour les mois à venir.

Ce plan de suivi rigoureux vise à renforcer la gouvernance et à garantir que les engagements du gouvernement soient tenus de manière efficace et transparente.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°293 – du 10/10/2024

🔴 « [IL] A ENCAISSÉ 5 MILLIARDS AUX ESPAGNOLS POUR ÉCARTER AEE POWER SENEGAL », BOMBARDE ADAMA GAYE : ABASS FALL AU CŒUR DE L’« ASER-GATE » ?
🔴 INVESTISSEMENT DE PLUS DE 700 MILLIARDS F CFA : LE PORT DE NDAYANE PARMI LES MERVEILLES DE LA RÉGION

🔴 EX-COÉQUIPIER D’ILIMAN NDIAYE ET FAN DU SÉNÉGAL : GEORGE BALDOCK RETROUVÉ MORT DANS SA PISCINE
🔴 MERCATO – DEUX JOUEURS DE L’AS PIKINE RECRUTÉS PAR AL-AHLI (YÉMEN) : BABACAR NDIAYE, EL HADJI OUSMANE DIONE : DES DESTINS CROISÉS

Le Sénégal face à une résurgence de la rougeole : Six cas confirmés dans plusieurs districts

Le Sénégal a récemment enregistré six cas confirmés de rougeole dans cinq districts sanitaires, selon un rapport de l’Agence de presse sénégalaise (APS) provenant de sources sanitaires. Les districts touchés comprennent Dakar Sud, Foundiougne, Keur Massar, Pikine et Saraya. En revanche, aucune infection liée à la variole du singe (mpox) n’a été signalée dans le pays.

Les cas de rougeole ont été répartis comme suit : un cas dans chaque district de Dakar Sud, Foundiougne, Keur Massar et Saraya, tandis que Pikine enregistre deux cas. Notamment, les districts de Dakar Sud et Foundiougne rapportent leur premier cas de l’année, tandis que Pikine, qui avait déclaré la fin d’une première épidémie le 8 mai, se trouve à nouveau en situation épidémique depuis le 9 octobre.

Saraya, situé dans la région de Kédougou, entre également en épidémie pour la première fois, avec un total de trois cas signalés.

Le bulletin épidémiologique de la Direction de la surveillance et de la riposte aux urgences infectieuses de santé publique indique également la présence d’autres épidémies en cours. Parmi celles-ci, une fièvre hémorragique de Crimée-Congo a été confirmée par PCR dans le district de Keur Massar, et un cas de chikungunya a été recensé dans le district de Kédougou.

Concernant la dengue, le rapport mentionne que onze cas ont été notifiés cette semaine, un chiffre qui représente une diminution par rapport à l’incubation maximale, et qui touche cinq districts classés en épidémie active : Gossas, Mbour, Dakar Sud, Thiès et Fatick. Saraya fait également partie des districts en épidémie active, avec trois cas notifiés, le dernier datant du 10 septembre.

La Direction de la surveillance a tenu à rassurer le public en déclarant qu’aucun cas de variole du singe n’a été confirmé au Sénégal. Un total de 85 cas suspects a été testé négatif dans 39 districts, dont cinq cas durant la semaine, avec des prélèvements à Salémata, Matam, Popenguine et Ziguinchor. Aucun de ces cas ne correspond à la définition de cas suspect selon la surveillance épidémiologique.

Cette situation souligne l’importance d’une vigilance continue en matière de santé publique, en particulier face à la résurgence de maladies infectieuses. Les autorités sanitaires sont appelées à renforcer les campagnes de vaccination et de sensibilisation pour prévenir la propagation de la rougeole et d’autres infections au sein de la population.

Le Sénégal devient le premier pays africain à obtenir la certification de l’OMS pour son équipe médicale d’urgence

Le Sénégal entre dans l’histoire en étant le premier pays africain à recevoir la certification internationale de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour le déploiement extérieur de son Équipe Médicale d’Urgence (EMU). Cette reconnaissance souligne la capacité du pays à répondre rapidement aux catastrophes naturelles et aux urgences de santé publique.

La vérification et la validation de l’EMU sénégalaise se déroulent du 8 au 10 octobre 2024 au Centre d’entraînement tactique Capitaine Mbaye Diagne à Thiès. La cérémonie de clôture sera co-présidée par le ministre des Forces armées et le ministre de la Santé et de l’Action sociale le 10 octobre à 9h00.

Ce processus de certification s’inscrit dans le cadre des efforts de l’OMS pour renforcer la réponse mondiale face aux catastrophes et réduire les pertes humaines ainsi que les invalidités à long terme. Les Équipes Médicales d’Urgence (EMU) sont mobilisées de manière rapide pour intervenir en respectant des normes internationales rigoureuses, assurant ainsi une réponse coordonnée et efficace aux crises.

Les forces armées sénégalaises, notamment la Direction du Service de Santé des Armées, possèdent une expérience solide dans ce domaine. Elles ont déployé des hôpitaux militaires de campagne de niveau 2 dans divers pays, tels que la République Démocratique du Congo (2018), la Sierra Leone (2021) et récemment en République de Guinée (2024). Ces interventions, souvent en réponse à des catastrophes comme l’explosion de camions d’hydrocarbures, ont démontré la capacité logistique et médicale du Sénégal à faire face à des crises majeures.

Depuis 2017, l’OMS collabore étroitement avec les autorités sanitaires sénégalaises pour perfectionner ces compétences. Un exercice de simulation majeur organisé à Thiès en 2022 a confirmé la capacité du pays à gérer un afflux massif de patients dans un contexte de risque infectieux élevé, ce qui a été déterminant pour la certification de l’EMU du Sénégal.

L’EMU sénégalaise est capable de se déployer en moins de 72 heures et d’offrir des soins médico-chirurgicaux à 2 500 patients sur une période de quatre semaines. Ce niveau d’expertise et de réactivité positionne le Sénégal comme un modèle en matière de gestion des urgences sanitaires, tant en Afrique que dans le monde entier.

Alertes de l’ANACIM : Orages et fortes pluies attendus ce soir dans plusieurs régions

L’Agence nationale de l’aviation civile et de météorologie (ANACIM) met en garde sur des orages à venir dans les régions de Thiès, Mbour et Dakar. Dans un communiqué, l’ANACIM a précisé que des rafales de vent accompagnées de fortes précipitations sont attendues par endroits.

Les météorologistes conseillent de rester vigilants, notamment durant la nuit, en raison des conditions météorologiques instables prévues, qui pourraient affecter particulièrement le Sud-Ouest, le Centre et le littoral.

Cette alerte souligne l’importance de prendre des précautions afin de garantir la sécurité des populations, en évitant les déplacements non nécessaires pendant les intempéries et en protégeant les biens contre les inondations potentielles.

Renforcement de la transformation digitale du port de Dakar : signature d’un partenariat stratégique avec Huawei Technologies Sénégal

Le Port autonome de Dakar (PAD) franchit une étape majeure dans sa transformation numérique avec la signature d’un Memorandum d’Entente (MoU) avec Huawei Technologies Sénégal. Ce partenariat, officialisé le 8 octobre en Chine, vise à accélérer l’automatisation et la digitalisation du port, en s’appuyant sur les solutions innovantes proposées par Huawei en matière de ports intelligents (smart ports).

Lors de sa visite de travail en Chine, le Directeur Général du Port autonome de Dakar, M. Waly Diouf Bodiang, accompagné de ses collaborateurs, a exploré les technologies avancées de Huawei à Shenzhen. Cette coopération s’inscrit dans le cadre d’une stratégie de modernisation des infrastructures portuaires, évoquée par le président de la République, S.E. Bassirou Diomaye Faye, lors du Forum sur la Coopération sino-africaine (FOCAC) en septembre 2024.

Le partenariat avec Huawei permettra au Port de Dakar de se positionner en tant que hub logistique sous-régional, grâce à l’amélioration de sa connectivité et à la gestion automatisée des flux de camions et de conteneurs. Les innovations technologiques intégrées dans ce projet visent à optimiser les opérations portuaires, réduire les temps d’attente et améliorer l’efficacité des services offerts aux usagers.

M. Diouf Bodiang a également souligné que ce projet contribuera à renforcer l’attractivité du port sur le marché international, tout en favorisant le développement économique du Sénégal. En poursuivant sa mission, le Directeur Général du PAD visitera également les ports de Tianjin et de Qingdao pour renforcer la coopération entre le Sénégal et la Chine, et découvrir d’autres technologies portuaires de pointe.

Ce partenariat avec Huawei représente une opportunité significative pour le Sénégal de moderniser ses infrastructures et d’intégrer des technologies de pointe dans ses opérations portuaires, favorisant ainsi un environnement commercial plus dynamique et compétitif.

Communiqué de presse : Synergie républicaine condamne l’agression verbale contre Macky Sall et appelle à la retenue

Synergie républicaine condamne avec la dernière énergie l’agression verbale perpétrée par Mme Aicha Camara contre le Président Macky Sall dans un avion de la RAM, qui transportait des passagers de différentes nationalités. Cet acte, teinté d’une indiscipline caractérisée et d’une insouciance qui frise le suicide, aurait pu virer au pire si le Président Macky Sall ne s’était pas retenu pour adopter la posture de calme et de sérénité qui sied à son rang, lui qui a incarné le statut de père de la nation pendant douze années consécutives.

Malheureusement, la réaction du ministre des affaires étrangères, Yassine Fall, qui n’honore pas le Sénégal, est un précédent dangereux qui incite tacitement les Sénégalais à s’en prendre gratuitement et lâchement à d’anciennes autorités. C’est une posture à effet boomerang, puisque les autorités actuelles sont souvent dans des avions et y croisent des militants de l’opposition.

Sous un autre registre, Synergie républicaine demande au Président Bassirou Diomaye Faye de mettre fin aux agissements de tous ceux qui demandent l’arrestation du Président Macky Sall dès son retour en terre sénégalaise. Macky Sall est un ancien Président de la République protégé par la constitution, qui est au cœur de la gouvernance mondiale et qui bénéficie encore d’une popularité incontestable dans son pays. Une tentative de mise aux arrêts de Macky Sall serait immédiatement fatale à tout régime qui s’y aventurerait. À bon entendeur !

Aussi, imputer au président Macky Sall l’entière responsabilité des conséquences des événements malheureux de mars 2021 à février 2024 procède d‘une logique simpliste et très sélective. Qui a incité les jeunes à participer à des manifestations interdites, à s’en prendre à des autorités, à saccager des biens publics, des maisons, des commerces, des stations-services, des véhicules de particuliers, etc. ? Qui a incendié le bus à bord duquel on a retiré deux corps carbonisés d’enfants innocents ? Qui a tué tous ces jeunes ? L’Etat ? Des infiltrés ? Des forces occultes ?

Enfin, Synergie républicaine demande au gouvernement de surseoir aux mesures de pression fiscale qui asphyxient les entreprises, de suspendre les chantiers et les conventions en cours d’exécution qui font grimper le taux de chômage, ainsi que de bloquer les comptes bancaires avec des ATD. Ces décisions impopulaires et contre-productives ont fini d’exercer leurs effets néfastes sur les conditions socio-économiques des Sénégalais, qui se sont gravement détériorées. Nous demandons par ailleurs qu’il soit mis fin aux interdictions de sortie du territoire sans cause et aux convocations arbitraires pour des supposés délits d’opinion ou de libre expression.

Dakar, le 9 octobre 2024
Pour le Parti Mohamed Moustapha Diagne
Citoyen Président

Les nominations en conseil des ministres du Mercredi 09 Octobre 2024

Le Président de la République a pris les décisions suivantes :

Au titre du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique :
•       Madame Seynabou GUEYE, Administrateur civil, matricule de solde n°608 876/G, est nommé Inspecteur de l’Administration centrale et territoriale du Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique, en remplacement de Madame Ramatoulaye DIENG appelée à d’autres fonctions ;
 
•       Monsieur Sékou Vieux DIATTA, Instituteur, matricule de solde n°630 591/F, précédemment Adjoint au Sous-Préfet de l’Arrondissement de Taïf, Département de Mbacké, est nommé Adjoint au Préfet du Département de Guédiawaye, poste vacant ;
 
•       Monsieur Abdou Khadre DIALLO, Instituteur, matricule de solde n°675 797/A, précédemment Adjoint au Sous-Préfet de l’Arrondissement de Thillé Boubacar, Département de Podor, est nommé Adjoint au Préfet du Département de Malem Hodar, poste vacant ;
 
•       Monsieur Anaby Moussa TOURE, Instituteur, matricule de solde n°612 954/A, précédemment Adjoint au Sous-Préfet de l’Arrondissement de Loudia Ouolof, Département d’Oussouye, est nommé Adjoint au Préfet du Département de Bounkiling, poste vacant ;
 
•       Monsieur Ngor POUYE, Instituteur, matricule de solde n°517 772/I, précédemment
Adjoint au Sous-Préfet de l’Arrondissement de Ndorna, Département de Médina Yoro Foulah, est nommé Adjoint au Préfet du Département de Bakel, poste vacant ;
 
•       Monsieur Ousmane SANE, Secrétaire d’Administration, matricule de solde  n°519 212/J, précédemment Sous-Préfet de l’Arrondissement de Simbandi Brassou,
Département de Goudomp, est nommé Sous-Préfet de l’Arrondissement de Sagatta Djoloff, Département de Linguère, poste vacant ; 
 
 
•       Monsieur Jean Paul Sylvain DIATTA, Secrétaire d’Administration, matricule de solde n°661 427/H, précédemment Adjoint au Préfet du Département de Bakel, est nommé Sous-Préfet de l’Arrondissement de Simbandi Brassou, Département de Goudomp, en remplacement de Monsieur Ousmane SANE, appelé à d’autres fonctions ;
 
•       Monsieur Ibrahima NDIAYE, Secrétaire d’Administration, matricule de solde           n°517 694/J, précédemment en service à la Direction générale de l’Administration territoriale, est nommé Sous-Préfet de l’Arrondissement de Ouadiour, Département de Gossas, en remplacement de Monsieur Ibrahima NDAO, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite.
 
 
 
 
 
Au titre Ministère de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères
•       Monsieur Mamadou GAYE, Général de division (2s), titulaire d’un Master en sciences militairesest nommé Délégué général au pèlerinage aux Lieux saints de l’Islam, en remplacement de Monsieur Boubacar SARR ;
 
•       Monsieur Assane NDIAYE, précédemment Premier Conseiller à l’Ambassade du Sénégal à RYAD et à la Représentation permanente du Sénégal auprès de l’Organisation de la Conférence islamique, est nommé Premier Délégué général adjoint au pèlerinage aux Lieux saints de l’Islam, en remplacement de Monsieur Khadim SYLLA ;
 
•       Monsieur Mohamed Mansour NDIAYE, titulaire d’un Master 2 en traduction et interprétation de conférence, est nommé Délégué général adjoint au pèlerinage aux Lieux Saints de l’Islam, en remplacement de Monsieur Ousmane NDOYE ;
Au titre du Ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique
•       Monsieur Habibou DIA, titulaire d’un Master 2 en Journalisme et Communication, est nommé Directeur de la communication au Ministère de la Communication, des télécommunications et du Numérique, en remplacement de Monsieur Ousseynou DIENG ;
 
•       Monsieur Serigne Abdoul Ahad NDIAYE, Ingénieur en informatique et industriel, est nommé Président du Comité directeur du Fonds de Développement du Service universel (FDSUT), en remplacement de Monsieur Aly Coto NDIAYE ;
 
•       Monsieur Mamadou Lamine SENE, Ingénieur en électronique et technologies numériques, est nommé membre du comité directeur du Fonds de développement du service universel (FDSUT), en remplacement de Monsieur Cheikh MBACKE ;
 
•       Madame Ndeye Seynabou SY, titulaire d’un Master 2 en business and corporate law, est nommée Membre du Comité directeur du Fonds de Développement du Service universel (FDSUT), en remplacement de Mme Sophie NDIAYE ;
 
•       Madame Sira Niang SY, titulaire d’un Master 2 en management et négociation, est nommé membre du comité directeur du Fonds de développement du service universel (FDSUT), en remplacement de Monsieur Abdoulaye NGOM ;
 
•       Monsieur Souleymane NDIAYE, titulaire d’un Master 2 en informatique et réseau est nommé Membre du Comité directeur du Fonds de développement du Service universel (FDSUT), en remplacement de Monsieur Mamadou Yaya BA ;
 
•       Monsieur Amadou Moctar NDIAYE, Ingénieur des télécommunications, est nommé Membre du comité Directeur du Fonds de développement du Service universel (FDSUT), en remplacement de Monsieur Mamadou Al Hadji LY.
Au titre du Ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté Alimentaire et de l’Élevage :
•       Monsieur Aboubakar Sidy SONKO, Ingénieur informaticien, Expert en Agritech, est nommé Directeur général de la Société de Développement agricole et industriel du Sénégal (SODAGRI), en remplacement de Monsieur Alpha Bocar BALDE ;
 
•       Monsieur Fafa SOW, titulaire d’un Doctorat en sciences vétérinaires, est nommé Directeur des Industries animales au Ministère de l’Agriculture de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, en remplacement de Madame Fat Cheikh NDIONE. 
 
Au titre du Ministère de la Formation professionnelle : 
•       Docteur Mamadou KANE matricule de solde 625481/L, précédemment Chef de Division du budget et de la comptabilité au Ministère de la Formation professionnelle, est nommé Directeur de l’Administration générale et de l’Équipement, en remplacement d’Amadou Diallo, appelé à d’autres fonctions ;
 
•       Madame Mame Diarra DIOP, Inspecteur de Spécialité de classe exceptionnelle, matricule de solde n° 514396/H, précédemment Directeur du Service national d’orientation professionnelle, est nommée Directeur général de la Formation professionnelle et technique en remplacement de Madame Maïmouna Kanté, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;
 
•       Monsieur El hadji Mamadou GNINGUE, Psychologue conseiller de 4ère classe – 1ème échelon, matricule de solde n° 714148/E, précédemment Chef de bureau SuiviEvaluation, est nommé Directeur de la Planification et du suivi-évaluation, en remplacement de Monsieur Cheikh Ahmadou Abdoul GUEYE, appelé à d’autres fonctions ;
 
 
•       Madame Aminata NDOYE, Psychologue conseiller de 2ère classe – 2ème échelon, matricule de solde n° 632978/E, précédemment Chef du bureau du suivi au secrétariat général du ministère de la Formation Professionnelle, est nommée Directeur de l’Insertion, en remplacement de Monsieur Abdourahmane LY, appelé à d’autres fonctions. 
 
 
 
 
 
 
Au titre Ministère de l’Environnement et de la Transition écologique :
•       Monsieur Abdou DIONGUE, Conservateur des Parcs nationaux, matricule de solde n° 613 282 /L est nommé Inspecteur technique au Ministère de l’Environnement et de la Transition écologique en remplacement de Madame Ndèye SENE ;
 
•       Lieutenant-Colonel Assane NDOYE, Conservateur des Parcs nationaux, matricule de solde n°510 886/B est nommé Inspecteur technique au Ministère de l’Environnement et de la Transition écologique.  
Au titre du Ministère de l’Enseignement supérieur de la Recherche et de l’Innovation :
•       Monsieur Abdoul Aziz DIOUF, Professeur titulaire en droit privé, est nommé Directeur général de l’Enseignement supérieur, en remplacement de Monsieur Amadou Abdoul SOW, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;
 
•       Monsieur Hamidou DATT, Professeur titulaire de mathématiques, est nommé Directeur général de la Recherche et de l’Innovation, en remplacement de Monsieur Amadou Gallo DIOP, admis à faire valoir ses droits à une pension de retraite ;
 
•       Monsieur Pape Abdoulaye DIAW, Maître de conférences titulaire, est nommé
Directeur de l’Institut supérieur d’Enseignement professionnel de Richard Toll, en remplacement de Madame Awa Niang, appelée à d’autres fonctions ;
 
•       Monsieur Alassane DIEDHIOU, Professeur titulaire, matricule de solde 102524/D, précédemment vice-recteur de l’Université Assane Seck de Ziguinchor est nommé Recteur de l’Université Assane Seck de Ziguinchor.
Au titre du Ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires :
•       Monsieur Seydina Alioune NDJIM, titulaire d’un Master professionnel en Management et Administration des entreprises, est nommé Directeur des Paysages urbains et des Espaces publics, en remplacement de Madame Mame Marie Ousmane NDIAYE, appelée à d’autres fonctions ;
 
•       Madame Aminata WANE, titulaire d’un Master 2 en Urbanisme et Aménagement, est nommée Directeur de la Planification urbaine et de la Réglementation, en remplacement de Monsieur Youssouph MANE, appelé à d’autres fonctions ;
 
 
•       Monsieur Sécou Oumar DIEDHIOU, titulaire d’un Doctorat en Géographie et d’un Master en Aménagement urbain, est nommé Directeur de la Promotion du Développement des Territoires, en remplacement de Monsieur Mbagnick DIOUF, appelé à d’autres fonctions ;
•       Monsieur Arona BA, titulaire d’un diplôme d’études approfondies (DEA) en Politiques économiques et gestion et Ingénieur en travaux de planification, est nommé Directeur des Collectivités territoriales, en remplacement de Madame Fatoumata Bintou CAMARA, appelée à d’autres fonctions ;
 
•       Monsieur Momar NDIAYE, Ingénieur en gestion des travaux de développement urbain, est nommé Directeur de l’Aménagement urbain et de la Restructuration, en remplacement de Madame Seynabou Oumy GOUMBALA, appelée à d’autres fonctions.

Communique du conseil des ministres du Mercredi 09 Octobre 2024

Le Chef de l’Etat, Son Excellence, Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE a présidé, ce mercredi 09 octobre 2024, la réunion hebdomadaire du Conseil des Ministres, au Palais de la République.

A l’entame de sa communication, le Président de la République, s’est réjoui de la bonne tenue de la 5ème édition de la journée citoyenne « Setal sunu réew » dédiée à l’Ecole. Il a particulièrement félicité les populations du département de Mbour, les autorités administratives, les élus locaux et la communauté éducative pour l’accueil chaleureux dont il a fait l’objet et salué la mobilisation exceptionnelle notée lors de cette journée dont le point d’orgue fut le Lycée Demba DIOP. Il a également félicité le Ministre de l’Education nationale, les responsables de l’Académie, le Proviseur du lycée, le corps enseignant et les élèves de cet établissement scolaire de référence. Pour clore ce chapitre, il a relevé l’engagement permanent du Gouvernement à améliorer durablement le cadre de vie dans nos écoles, collèges et lycées en vue de contribuer aux conditions de réussite des élèves.
S’interrogeant sur l’efficacité du dispositif public de solidarité nationale, le Chef de l’Etat a indiqué au Gouvernement l’urgence de refonder la politique de solidarité nationale et de protection sociale par un meilleur ciblage et une mutualisation des interventions publiques auprès des couches les plus pauvres et les plus vulnérables de notre société. Il a insisté sur l’impérieuse nécessité d’actualiser et d’élargir à de nouveaux bénéficiaires les programmes des bourses de sécurité familiale, de cartes d’égalité des chances, de couverture sanitaire universelle et de transferts sociaux en général. Ce qui devra assurer, à court terme, une convergence des objectifs et une optimisation soutenue des ressources globalement destinées à la protection sociale.
Le Chef de l’Etat a, par ailleurs, demandé au Ministre du Travail de veiller à l’évaluation prospective des politiques et programmes sectoriels de protection sociale conformément aux normes internationales. A ce titre, il a rappelé l’importance de l’actualisation régulière du Registre national unique (RNU), de la revue de l’application de la loi d’orientation sociale n° 2010 – 15 du 6 juillet 2010 relative à la promotion et à la protection des droits des personnes handicapées ainsi que la finalisation prochaine du Code unique de Sécurité sociale devant faciliter la mutualisation des activités de la Caisse de Sécurité sociale et de l’Institut de Prévoyance Retraite du Sénégal (IPRES). A ce sujet, il a souligné la nécessité, pour le Gouvernement, d’engager une réflexion stratégique sur la gestion des retraites au Sénégal. 
Abordant la question de la nouvelle politique de gestion et d’accompagnement des
Sénégalais de l’extérieur, le Chef de l’Etat a indiqué que leur situation quotidienne doit rester une préoccupation majeure du Gouvernement à travers notamment une mobilisation plus soutenue de nos missions diplomatiques et consulaires. Il a demandé au Gouvernement de veiller à l’accélération des procédures pour l’obtention des documents administratifs de base, les passeports et les cartes nationales d’identité en particulier. Il a également exhorté le
Gouvernement à faire le suivi de la situation des étudiants sénégalais à l’étranger et le recensement systématique des compétences nationales vivant et servant à l’extérieur du Sénégal. Il a indiqué, en outre, la nécessité de mettre en place un nouveau dispositif d’assistance au retour et à la réinstallation des Sénégalais de l’extérieur. 
        Evoquant l’importance stratégique de l’Elevage dans notre politique de souveraineté alimentaire, le Président de la République a demandé au Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage et au Secrétaire d’Etat en charge des Organisations paysannes de finaliser, avec les acteurs des filières, l’évaluation consensuelle des programmes, projets et conventions de concession en matière d’élevage et de production animale. Il a souligné la nécessité, comme indiqué dans le PROJET, d’assurer, à moyen terme, la couverture des besoins du Sénégal en produits d’élevage et de limiter, à terme, les importations qui pèsent lourdement sur la balance commerciale de notre pays.  
           Dans sa communication, le Premier Ministre a rappelé la haute priorité accordée par Monsieur le Président de la République à l’évaluation périodique de l’action gouvernementale. À cet égard, il a demandé aux Ministres d’élaborer l’état de mise en œuvre, à fin septembre
2024, des plans d’action prioritaires de leurs départements ministériels respectifs. L’accent devra être mis sur la différenciation imprimée à l’approche gouvernementale des politiques publiques, comparativement aux précédentes. Il conviendra, dans ce cadre, de présenter de manière factuelle et documentée, les résultats satisfaisants obtenus, en si peu de temps, dans différents domaines. Dans ce sillage, le Premier Ministre a demandé aux Ministres et Secrétaires d’Etat de veiller à l’exécution satisfaisante du programme de travail du quatrième trimestre 2024 de leurs départements ministériels respectifs. Il s’agira d’assurer la prise en charge, dans les délais requis, des questions cruciales récurrentes, notamment la campagne de commercialisation agricole, la surveillance des engagements contractuels à échéance de fin d’année ainsi que le suivi rapproché des programmes et projets. 
          De manière plus spécifique, une attention particulière devra être accordée à la célébration du 80ème anniversaire du massacre de « Thiaroye 44 » ainsi qu’à la finalisation de certains travaux d’audit et du chantier du Port de Sendou. Il en est de même du contrôle du respect scrupuleux de l’interdiction de l’exploitation aurifère le long de la Falémé, de la poursuite de l’accompagnement du retour des déplacés de Casamance, du suivi de l’application des mesures de baisse des prix des denrées de consommation courante, ainsi que de l’organisation de la prochaine Biennale des Arts de Dakar.
 
AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES : 
•       Le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a fait une communication sur la situation hebdomadaire de la gestion des inondations. 
AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES, 
Le Conseil a examiné et adopté :
•       Le Projet de décret portant application de certaines dispositions de la loi n°2023-15 du 2 août 2023 portant Code de l’Environnement.

Thierno Bocoum défend Barthélémy Dias face aux rumeurs d’invalidation de sa candidature

Des rumeurs persistantes sur l’invalidation de la candidature de Barthélémy Dias, tête de liste nationale de la coalition Sàmm Sa Kàddu, ont suscité des réactions au sein de l’opinion publique et des instances politiques ce matin. En effet, bien que des informations aient circulé sur une possible irrecevabilité de sa candidature, le Conseil Constitutionnel n’a pas encore statué sur le recours déposé contre celle-ci. Thierno Bocoum, chargé de communication de la coalition, a tenu à clarifier la situation.

Dans une déclaration, Bocoum a souligné que « nous tenons à préciser qu’aucune décision n’a été prise par le Conseil constitutionnel dans ce sens. Nous disposons d’un délai de 48 heures à compter de la notification du recours en contestation de candidature pour déposer nos mémoires de réponse, conformément aux dispositions de l’article 14 alinéa 3 de la loi organique n° 2016-23 du 14 juillet 2016 sur le Conseil constitutionnel ».

Cette déclaration vise à rassurer les partisans de Barthélémy Dias et à mettre fin à la désinformation qui peut nuire à l’image de la coalition. Thierno Bocoum a également profité de l’occasion pour alerter sur la nécessité d’une presse responsable, en appelant à « plus de vigilance dans le traitement de l’information en ces périodes de manipulation et de tentatives de déstabilisation d’adversaires politiques ».

Selon lui, les rumeurs qui circulent peuvent être interprétées comme une stratégie pour déstabiliser le camp adverse à l’approche des élections législatives. Dans un contexte politique déjà tendu, la diffusion d’informations non vérifiées ne fait qu’aggraver la situation, selon Bocoum.

Cette situation met en lumière les défis auxquels les partis politiques font face lors des périodes électorales, où la désinformation peut avoir des répercussions significatives sur la perception du public. En outre, cette affaire souligne l’importance de la transparence et de l’intégrité dans le processus électoral, des valeurs que la coalition Sàmm Sa Kàddu défend ardemment.

Dans l’attente de la décision du Conseil constitutionnel, les membres de la coalition et leurs sympathisants sont appelés à rester mobilisés et à faire preuve de solidarité face aux rumeurs et à la désinformation.

Législatives 2024 : Mame Diarra Fam appelle à voter pour Pastef

Après des concertations avec les responsables des cellules de son mouvement, Alternative Future (MAF), et les représentants des 33 secteurs du Parti Démocratique Sénégalais (PDS), Mame Diarra Fam a officiellement pris position pour les législatives de 2024. Dans une déclaration intitulée « Déclaration de Dubaï », elle appelle ses soutiens à voter en faveur de la liste de Pastef.

S’adressant à ses sympathisants au niveau national et international, notamment les membres de son mouvement, les habitants de sa commune Guinaw Rails Nord, et les Sénégalais de la diaspora, en particulier ceux établis en Italie, Mame Diarra Fam a souligné l’importance de soutenir Pastef pour « permettre la poursuite du plan de redressement du pays ».

Cette déclaration marque une prise de position forte de la députée et responsable politique, qui mise sur la coalition dirigée par Ousmane Sonko pour apporter des changements significatifs à la situation politique et économique du Sénégal.

Règlement intérieur des écoles : le voile et la croix désormais autorisés selon un arrêté ministériel

Un nouvel arrêté du ministère de l’Éducation nationale, dont Ledakarois.sn a obtenu une copie, stipule que les règlements intérieurs des établissements publics et privés au Sénégal doivent désormais respecter les croyances religieuses des élèves, en incluant l’acceptation du port de signes religieux tels que le voile, la croix et les perles sacrées.

Cet arrêté fixe les principes directeurs auxquels doivent se conformer les règlements intérieurs des établissements d’éducation et de formation, qu’ils soient publics ou privés. L’objectif est de garantir le respect des droits fondamentaux inscrits dans la Constitution sénégalaise, notamment en matière de liberté religieuse. L’arrêté souligne également que le contrôle et l’approbation de ces règlements intérieurs relèvent des autorités académiques compétentes. Ainsi, tout règlement intérieur doit être soumis à l’approbation de l’inspection d’Académie, qui dispose d’un délai de 60 jours pour valider ou non les propositions soumises. En l’absence de cette approbation, les règlements intérieurs ne seront pas applicables.

Le texte précise que le port des signes religieux ne doit pas entraver l’identification nette des élèves au sein des établissements, notamment dans les salles de classe et lors des activités pédagogiques. Ce respect de la diversité religieuse ne dispense pas les élèves de leur participation aux activités pédagogiques et sportives obligatoires, sauf en cas de justifications objectivement fondées.

Cette décision marque un tournant dans les débats concernant le port de signes religieux dans les écoles, en particulier le voile, qui a souvent suscité des controverses dans certains établissements, notamment confessionnels. Cet arrêté vise à instaurer une coexistence pacifique des croyances religieuses et à garantir la liberté de chaque élève de porter des symboles religieux, tout en maintenant un cadre éducatif harmonieux.

Le respect de la diversité religieuse, tel qu’énoncé dans ce texte, reflète l’engagement du ministère de l’Éducation nationale à promouvoir une école inclusive, ouverte à tous les élèves quelles que soient leurs convictions, dans le respect des lois et règlements en vigueur au Sénégal.

Règlement intérieur dans les établissements publics et privés : Le voile et la croix acceptés (arrêté ministériel)
Règlement intérieur dans les établissements publics et privés : Le voile et la croix acceptés (arrêté ministériel)
Règlement intérieur dans les établissements publics et privés : Le voile et la croix acceptés (arrêté ministériel)

COMMUNIQUE DE PRESSE DU MOUVEMENT GEUM SA BOPP

« Le pantalon Maculé, souillé dans les eaux puantes du jacuzzi de Sweet Beauty condamné pour « corruption de la jeunesse » et ses sbires sur pied de diversion
L’ex Agent de comptoir , le plus nul des ministres du Gouvernement du Sénégal, Monsieur El Malick NDIAYE et sa bande d’incompétents ont tenu une conférence de presse pour s’attaquer au Président Bougane Gueye DANI leader de notre mouvement Geum Sa Bop et candidat aux élections législatives sur la liste de SAAM SA KADDU.

En effet, leur inquiétude et leur manque de sérénité témoignent de leur échec lamentable suite à leur tentative de freiner l’élan populaire autour du Président Bougane Gueye DANI. La légèreté de leurs propos est suffisante comme preuve de leur incompétence face aux difficultés qui harcèlent les sénégalais dans les foyers, dans les marchés, dans les bureaux etc.
Le Sénégal est en faillite.

Vous ne pourrez jamais étouffer votre échec à travers des attaques contre le président Bougane Gueye est plus préoccupé à apporter des solutions aux préoccupations de ses compatriotes. Le président Bougane Gueye DANI n’a pas le temps de payer des séances de massage. Il travaille constamment.
Illustrons l’échec du Gouvernement de Sonko :
Nous sommes le 09 Octobre et les étudiants n’ont toujours pas reçu leur bourse. Cela n’est jamais arrivé. Ce gouvernement est une bande d’incapables un fardeau pour le peuple
Est-ce qu’on a besoin de majorité à l’assemblée pour :

  • Réduire le train de vie de l’état ?
  • ⁠rationaliser les directions et agences ?
  • ⁠pour supprimer les fonds politiques du PR et du PM ?
  • ⁠sortir du Francs CFA ?
  • ⁠demander le retrait des militaires ? Français du Sénégal ?
  • ⁠réduire le coût de la vie ?
  • ⁠appels à candidature pour les postes à pourvoir ?
  • ⁠criminaliser l’homosexualité ?
  • ⁠poursuivre en justice les autorités épinglées par les rapports ?
  • ⁠abroger la loi d’amnistie
    -supprimer le haut conseil du dialogue social ?
    Toutefois, Tu as la latitude de jouer avec ta parole, si cela relève d’un choix politique. En revanche, la crédibilité des institutions reste à préserver on ne fait de la com politique Avec les finances publique.
    Les sénégalais vous réclament des éclairages sur :
    Le scandale des 91 milliards de l’ASER envenimé par un supposé pot de vin de plus de 4 milliards 500.000
    Le scandale de l’ONAS
    Le scandale des 450 milliards d’Eurobond , les commissions et les critères de choix de JP Morgan.
    Le scandale des marchés de L’AIBD octroyé à un rappeur devenu PCA.
    Le scandale du TER qui n’arrive plus à satisfaire les usagers dont la majeure partie sont en danger de mort à cause des conditions difficiles de transport. Aujourd’hui, des filles ont échappé à une mort par étouffement.
    Qui plus est, Les sénégalais attendent aussi la publication de la déclaration de patrimoine du Premier ministre Ousmane Sonko. A cet effet, nous demandons au Conseil constitutionnel de publier la fortune d’Ousmane Sonko.
    Tandis que le Pauvre El Malick NDIAYE, le ministre des Transports qui a enregistré le triste bilan de 1200 accidents et plus de 350 morts depuis son arrivée à la tête de ce département, accuse les transporteurs de vampires.
    « L’opposition cœur brisée « comme ironise El Malick NDIAYE, est prête à affronter « le pantalon Maculé « souillé dans les eaux puantes du jacuzzi de Sweet Beauty condamné pour « corruption de la jeunesse ».
    Sachant que l’espoirs du peuple est brisé, le projet brisé le conséquence logique est que nos cœurs sont brisées
    Nous cesserons par soucis de transparence et de bonne gouvernance, de réclamer ceci :
    Le Conseil constitutionnel doit publier la déclaration de patrimoine du PM
    Pastef est derrière 23 coalitions pour participer aux législatives dont celle qui a déposé le recours contre Barthélemy. SONKO est derrière le recours déposé contre Barthélemy . Il manque de courage pour affronter Barth après qu’il ait échoué avec le Pdt Bougane. Nous invitons le conseil constitutionnel à se démarquer de la tutelle de SONKO qui cherche à écarté Barthélemy.

D’ailleurs, Il est important qu’on nous disent où est ce qu’on en est avec cette histoire de corruption au conseil constitutionnel lors de la présidentielle ?
Ce pouvoir cherche à installer le chaos dans le pays à l’occasion de ces législatives. Ainsi, nous invitons l’armée à rester du côté du peuple à tout instant. Aussi, nous invitons les officiers de l’armée à rester vigilants.
Car, Jean Baptiste TINE ne peut pas organiser des élections crédibles . C’est un Général partisan il est devenu élève de Sonko. Pathétique !
Ce qui est plus scandaleux, c’est le transferts d’électeurs qui est en train de se dérouler au niveau de certains centres de vote du stade Iba Mar Diop à l’insu des électeurs. C’est le cas dans plusieurs autres localités dont Touba .
Nous sommes en train de collecter d’avantage d’informations sur ça.
C’est scandaleux cette aux allures de fraudes qui hante la Démocratie.

Fait à Dakar le 09 Octobre
Cellule des Cadres de Guëm Sa Bopp
Les Jambaars

Port du voile à Sainte Bernadette : La directrice de l’école s’exprime sur l’incident

Un récent incident impliquant une élève musulmane voilée à l’école Sainte Bernadette a suscité de vifs débats. Selon plusieurs informations relayées sur les réseaux sociaux, la jeune fille aurait été renvoyée de la classe pour avoir porté un voile, ce qui a alimenté la polémique sur le respect des pratiques religieuses dans les écoles confessionnelles.

Face à ces allégations, la directrice de l’établissement, Sœur Thérèse Marie Philipe Diouf, a tenu à réagir publiquement pour donner sa version des faits. Dans un communiqué, elle a clarifié la situation et tenté de dissiper tout malentendu.

« À la suite du message qui a circulé dans les réseaux sociaux mardi dernier, concernant une élève en classe de 4ème de notre établissement, il est important de rétablir les faits », a-t-elle affirmé. Selon elle, il ne s’agissait pas d’une exclusion de l’élève pour des motifs religieux, mais plutôt d’une infraction au règlement intérieur de l’école, notamment en ce qui concerne la tenue vestimentaire.

La directrice a précisé que cette élève avait été interpellée pour ne pas avoir respecté l’article du règlement qui stipule un code vestimentaire spécifique pour les élèves. « Elle était la seule à ne pas se conformer à la tenue réglementaire », a expliqué Sœur Thérèse Marie. Cependant, elle a souligné que l’élève n’a pas été renvoyée de la classe comme cela a été prétendu, mais simplement interpellée et reçue par un responsable de l’école, avant de se conformer aux règles en vigueur. « Elle a finalement fini son cours comme ses camarades, sans aucune exclusion », a-t-elle ajouté.

Selon la directrice, l’élève est inscrite dans l’établissement depuis la classe de sixième et a toujours respecté le règlement intérieur jusque-là. « Cela nous laisse penser qu’il y a ici une volonté délibérée de provocation », a avancé Sœur Thérèse Marie, tout en se demandant à quelles fins cette situation a été orchestrée.

Ce n’est pas la première fois que la question du port du voile suscite des débats dans les écoles confessionnelles du Sénégal. Plusieurs incidents similaires avaient déjà provoqué des discussions sur l’équilibre entre le respect des croyances religieuses des élèves et l’application des règlements internes des établissements.

Dans son intervention, la directrice a également rappelé l’importance du respect des règles pour maintenir l’harmonie dans l’établissement. Elle a invité à éviter toute forme de provocation ou d’escalade inutile qui pourrait compromettre la cohésion sociale au sein de l’école. « Nous voulons maintenir un environnement où règne la paix et le respect mutuel, au-delà des différences religieuses ou culturelles », a-t-elle conclu.

Cette clarification de la part de la direction de l’école vise à calmer les tensions et à rappeler que la question du port du voile dans l’établissement relève avant tout du respect du règlement intérieur et non d’une discrimination religieuse. Cependant, l’incident pourrait relancer les discussions autour de la place des signes religieux dans les écoles confessionnelles, où la question de l’équilibre entre la laïcité et les croyances des élèves reste un sujet sensible.

Escroquerie et charlatanisme : Moustapha Dramé « Yallay Kassé » risque 2 ans de prison ferme

Moustapha Dramé, plus connu sous le pseudonyme « Yallay Kassé », est accusé d’escroquerie et de charlatanisme portant sur la somme de 4,675 millions F CFA. Jugé devant le tribunal des flagrants délits de Dakar, le marabout risque 2 ans de prison ferme si le juge suit la réquisition du procureur de la République. La décision sera rendue le 16 octobre prochain.

Le marabout de 34 ans s’est fait connaître pour ses séances de voyance sur les réseaux sociaux, notamment sur TikTok, où il prédisait des événements en politique et en sport. C’est dans ce contexte qu’il a escroqué Omar Thiam, à qui il avait promis d’obtenir un visa pour le Canada en échange de plusieurs sacrifices et sommes d’argent.

Moustapha Dramé a nié les accusations d’escroquerie, mais a reconnu avoir encaissé l’argent, affirmant qu’il avait mis Omar Thiam en contact avec un ami pour les démarches de visa et avait effectué des prières pour faciliter l’obtention du document. Omar Thiam, de son côté, a confirmé avoir versé 4,675 millions F CFA à Dramé pour ces services.

Le procureur a qualifié cette escroquerie via les réseaux sociaux de « nouvelle forme d’escroquerie », réclamant une peine de 2 ans de prison ferme. L’avocat de la défense, Me Alioune Badara Fall, a plaidé pour une clémence, soulignant que Dramé a commencé à rembourser la somme due, avec 2,5 millions F CFA déjà restitués. La suite du jugement est attendue pour le 16 octobre.

Suspension en attente : Le Conseil Constitutionnel n’a pas encore tranché sur la candidature de Barthélémy Dias

Le recours visant l’invalidation de la candidature de Barthélémy Dias a été déposé ce mardi 8 octobre 2024 par le mandataire de la coalition « And Liggey Sunu Rew / A.L-S.R. ». Cependant, aucune décision officielle n’a encore été rendue par le Conseil constitutionnel. En effet, Barthélémy Dias, tête de liste de la coalition « Sam Sa Kaddù », dispose encore d’un délai de 48 heures pour déposer ses arguments en réponse.

Le Conseil constitutionnel a officiellement notifié à la coalition « Sam Sa Kaddù » qu’elle a jusqu’à demain, jeudi après-midi, pour soumettre ses mémoires en réponse. Une fois ces documents reçus, la juridiction se prononcera sur la validité ou l’invalidation de la candidature de Barthélémy Dias.

Pour l’instant, la situation reste en suspens, et toutes les parties attendent que le Conseil constitutionnel statue sur ce dossier crucial pour les législatives à venir.

Assemblée nationale : Salaires des députés enfin versés, mais les avantages coupés

Les députés ont reçu une bonne nouvelle en ce début de semaine. Après des retards inquiétants, leurs salaires ont finalement été virés le lundi 7 octobre. Habituellement payés avant le 2 de chaque mois, les parlementaires commençaient à exprimer des préoccupations quant au retard des virements.

Cependant, tout n’est pas rose pour les élus. Selon Les Échos, bien que les salaires aient été versés, plusieurs avantages qui les accompagnaient ont été supprimés. Parmi ces coupes figurent le carburant, les crédits téléphoniques, et d’autres avantages matériels. De plus, même les fonds politiques du président de l’Assemblée nationale, évalués à 150 millions de francs CFA par trimestre, ont été réduits.

Cette décision pourrait avoir un impact notable sur le train de vie de certains députés, habitués à bénéficier de ces facilités.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°292 – du 09/10/2024

🔴 APRÈS UNE VICTOIRE AVEC L’ARRÊT DU PROJET D’ÉLECTRIFICATION DE 1600 VILLAGES PAR L’ARCOP : AEE POWER SENEGAL ÉTALE LES CAFARDS DE L’ESPAGNOLE AEE POWER EPC
🔴 POSTURE DE LA DIPLOMATIE SÉNÉGALAISE SUITE À L’AGRESSION DE L’EX-COUPLE PRÉSIDENTIEL AU MAROC : HARO SUR LE MINISTRE YASSINE FALL !

🔴 ACCRÉDITATION ANNUELLE DES JOURNALISTES SPORTIFS : L’ANPS ET LA LSFP INNOVENT !
🔴 DEUXIÈME GALOP POUR LA DOUBLE CONFRONTATION CONTRE LE MALAWI : ABDOULAYE SECK ET ABDALLAH SIMA BRILLENT PAR LEUR ABSENCE

Lancement du « Plan Diomaye pour la Casamance » : une initiative pour restaurer l’équilibre et relancer la région

Le Premier ministre Ousmane Sonko a présidé, mardi, une réunion interministérielle consacrée au retour des déplacés en Casamance. À l’issue de cette rencontre, 22 mesures ont été adoptées pour répondre aux besoins des populations déjà de retour et de celles en attente de rapatriement. Ces mesures seront mises en œuvre dans le cadre du « Plan Diomaye pour la Casamance » (PDC), qui vise à soutenir durablement ces communautés dans leur processus de réintégration.

Dans ses déclarations, le Premier ministre a souligné que le « Plan Diomaye pour la Casamance » n’est pas une faveur accordée à la région, mais une initiative pour rétablir un équilibre longtemps perturbé par la situation sécuritaire. Ces dernières années, plusieurs programmes, notamment l’électrification rurale, ont été suspendus au détriment de la Casamance, exacerbant ainsi les inégalités. Avec ce plan, l’État entend réparer ces injustices et soutenir les déplacés dans leur retour à une vie normale.

Le retour des déplacés, facilité par l’amélioration de la sécurité dans la région, est déjà en cours. À Ziguinchor, 117 villages ont été réoccupés, représentant 4 047 ménages, tandis que 20 villages et 743 ménages sont encore en attente de retour. À Kolda, 39 villages et 754 ménages sont déjà de retour, tandis que Sédhiou compte 41 villages et 854 ménages réinstallés.

Pour garantir le succès du plan, un budget global de 53,6 milliards de Francs CFA sera mobilisé pour soutenir les efforts en Casamance. Sur ce montant, 22,6 milliards seront débloqués pour la fin de l’année 2024, dont 9 milliards pour Ziguinchor, 3,8 milliards pour Sédhiou et 9,8 milliards pour Kolda. Pour l’année 2025, un besoin additionnel de 30,9 milliards sera nécessaire pour poursuivre les efforts de réintégration des déplacés.

Avec ce plan ambitieux, le gouvernement sénégalais affiche clairement sa volonté d’assurer une réintégration durable des déplacés en Casamance, tout en stimulant le développement socio-économique de cette région longtemps en proie aux conflits. Cette initiative marque un tournant dans les efforts de reconstruction et de réconciliation, en offrant de nouvelles perspectives d’avenir aux populations affectées par les troubles passés.

Accréditation annuelle des journalistes sportifs : l’ANPS et la LSFP mettent en place un nouveau système

L’Association nationale de la presse sportive (ANPS) et la Ligue sénégalaise de football professionnel (LSFP) ont décidé, à l’issue d’une rencontre, de mettre en place un système d’accréditation annuelle pour la couverture médiatique de la saison 2024-2025. Cette initiative vise à améliorer l’organisation et la gestion des accès des journalistes sportifs aux différentes compétitions.

La réunion, qui s’est tenue lundi, a réuni des délégations de l’ANPS, dirigée par son président Abdoulaye Thiam, et de la LSFP, conduite par Mohamed Djibril Wade. À cette occasion, les deux entités ont convenu que l’ANPS fournirait à la LSFP une base de données des journalistes à accréditer. Ce dispositif inclut un journaliste de la presse écrite, deux journalistes de la radio et de la télévision, ainsi que dix photographes pour chaque rencontre. Cependant, certaines exceptions pourront être faites en fonction des stades et des rencontres spécifiques.

Un point important à noter est l’exclusion des médias digitaux du processus d’accréditation, selon les termes de l’accord. Pour chaque stade accueillant un match, l’ANPS désignera un point focal pour assurer une meilleure coordination entre les journalistes et les clubs.

La LSFP s’est engagée à mettre en place des espaces de presse sécurisés pour les interviews et à désigner un point focal dans chaque club pour faciliter la communication avec les médias. Un dispositif spécial sera mis en place pour faciliter l’accès des journalistes aux stades, avec des emplacements réservés et l’assistance des responsables.

Les deux parties ont également convenu d’organiser un atelier pour partager ces nouvelles mesures avec tous les acteurs concernés. Une évaluation de ces dispositifs sera faite après les sept premières journées de championnat pour ajuster et améliorer le système si nécessaire.

Cette démarche conjointe entre l’ANPS et la LSFP marque une avancée dans l’encadrement de la couverture médiatique du football sénégalais, assurant ainsi une meilleure organisation pour les journalistes sportifs.

Législatives anticipées 2024 : le format traditionnel des bulletins de vote sera maintenu

Le ministre de l’Intérieur, général Jean Baptiste Tine, a annoncé lundi que le bulletin de vote traditionnel sera utilisé lors des législatives anticipées du 17 novembre 2024. Cette décision intervient à l’issue d’une rencontre avec des acteurs politiques et la société civile, où aucun consensus n’a pu être atteint concernant une proposition de modification du format des bulletins.

« Il n’y a pas eu de consensus sur la question, donc nous restons définitivement sur le format du bulletin de vote traditionnel. Il n’y a pas de débat à poser, donc pas de changement sur le format du bulletin de vote », a affirmé le ministre.

Cette réunion de concertation, la troisième en son genre dans le cadre des préparatifs des élections, a pour objectif d’assurer la transparence et l’inclusivité du processus électoral. Bien qu’une proposition ait été formulée pour réviser le format du bulletin en raison de l’inflation potentielle des listes électorales, aucun accord n’a pu être trouvé entre les différents participants. En effet, la situation logistique était complexe, avec 46 listes déposées nécessitant environ 2.000 tonnes de papier pour imprimer près de 360 millions de bulletins, dont seuls 7 millions seraient utilisés.

Le général Tine a également assuré que toutes les mesures nécessaires ont été prises pour garantir des élections « transparentes, claires et démocratiques ». Il a appelé les citoyens à voter massivement et pacifiquement.

Lors de cette rencontre, une enquête de satisfaction a été lancée pour recueillir les avis des acteurs politiques sur le travail de la Direction générale des élections (DGE). Cette initiative vise à identifier les points à améliorer ou à maintenir dans le processus électoral. Le ministre a exprimé sa satisfaction quant au bon déroulement de ces consultations.

Bien que le consensus sur le changement du format des bulletins ait échoué, cette réunion a permis de renforcer la collaboration entre les différents acteurs et de réaffirmer l’engagement de l’État à organiser des élections dans un climat de paix et de transparence.

Kafountine : 24 candidats à l’immigration irrégulière arrêtés, le convoyeur en fuite

La gendarmerie de Kafountine, dans le département de Bignona, a procédé à l’arrestation de 24 candidats à l’immigration irrégulière ce mardi matin. Parmi eux, cinq personnes sont d’origine malienne, dix sont des ressortissants gambiens, et le reste des Sénégalais. Une fillette gambienne de deux ans fait également partie des individus interceptés.

Selon des sources locales, les personnes arrêtées sont actuellement interrogées par les enquêteurs du détachement de la Gendarmerie de Kafountine. Le convoyeur, quant à lui, est en fuite et fait l’objet d’une intense recherche par les forces de l’ordre. La gendarmerie semble déterminée à lutter contre le phénomène d’immigration clandestine qui continue de faire de cette partie sud du Sénégal un point de départ vers l’Europe.

La région de Kafountine, jadis connue pour être une zone majeure de départ de migrants, reste sous haute surveillance des autorités. Ces dernières multiplient les actions pour freiner l’immigration irrégulière, souvent risquée et coûteuse en vies humaines.

Suspicion de marchés irréguliers à l’ASER : la Banque SANTANDER et l’ARCOP soulèvent des doutes sur AEE Power EPC

L’affaire des marchés d’électrification rurale impliquant la société AEE Power EPC et l’Agence Sénégalaise d’Électrification Rurale (ASER) a pris une nouvelle tournure. Selon un courrier du 30 septembre 2024, adressé à l’Autorité de Régulation des Marchés Publics (ARCOP), la Banque SANTANDER a soulevé de sérieuses interrogations concernant la gestion financière du contrat signé entre AEE Power EPC et ASER.

La Banque SANTANDER, partenaire financier du projet, a exprimé ses préoccupations après avoir sollicité des éclairages de la part de la société espagnole AEE Power EPC sur l’utilisation des fonds débloqués pour ce marché. Cependant, la banque affirme n’avoir reçu aucune réponse de la part de l’entreprise. Cela a renforcé les doutes sur la transparence financière du projet et la manière dont les fonds sont gérés.

En plus de ces interrogations, la banque espagnole a également demandé des clarifications concernant l’éligibilité de l’entreprise AEE Power EPC à la garantie souveraine de l’État sénégalais en cas de résiliation du contrat. SANTANDER souhaite savoir si cette garantie est valable, en particulier en ce qui concerne les primes qui devaient être payées au moment de la souscription, conformément au code CIMA, une législation en vigueur dans les États membres de la Conférence Interafricaine des Marchés d’Assurance.

Dans cette affaire, l’ARCOP a pris la décision de suspendre l’exécution du marché jusqu’à ce que le Comité de Règlement des Différends (CRD) rende sa décision. Plusieurs éléments justifient cette suspension : ASER n’a toujours pas transmis les documents exigés par le CRD, et la société AEE Power Sénégal a dénoncé la signature d’un protocole d’accord entre ASER et AEE Power EPC, craignant le début des travaux sans garantie sur la régularité des procédures.

De plus, la Banque SANTANDER et la compagnie d’assurance CESCE ont exprimé leurs inquiétudes concernant des transferts d’argent constatés sur le compte destiné au dépôt de l’avance de démarrage, bien que les travaux n’aient pas encore débuté. Ces mouvements financiers non justifiés et l’absence de communication de la part d’AEE Power EPC ont accentué les suspicions de gestion douteuse autour de ce projet.

En attendant la décision finale du Comité de Règlement des Différends, cette affaire continue de soulever de nombreuses questions quant à la transparence des marchés publics au Sénégal et à la gestion des fonds engagés dans ce projet d’électrification rurale.

Attaque contre Macky Sall : La ministre des Affaires étrangères sous le feu des critiques pour avoir défendu une militante du Pastef

Les propos de Yacine Fall, ministre des Affaires étrangères du Sénégal, ont suscité une vague d’indignation au sein de la population sénégalaise. La ministre est critiquée pour avoir pris position en faveur d’une militante de son parti, le Pastef, qui avait publiquement accusé l’ancien président Macky Sall d’être un « assassin de nos enfants ». Cet épisode a choqué de nombreux Sénégalais, qui dénoncent un comportement inapproprié de la part de la cheffe de la diplomatie.

Dans un communiqué, Abdou Mbow, porte-parole adjoint de l’Alliance pour la République (APR) et ancien président du groupe parlementaire BBY, a fermement condamné la position de Yacine Fall. Selon lui, la ministre semble cautionner les insultes envers Macky Sall, ce qui serait inacceptable, d’autant plus qu’il s’agit d’un ancien chef de l’État ayant servi le pays.

Mbow s’est dit profondément choqué par le fait que la ministre ait publiquement soutenu une militante qui, selon lui, cherche à instaurer « l’insulte comme mode d’expression ». Il souligne que cette défense de la militante est perçue par beaucoup comme une tentative d’institutionnaliser le recours à des propos injurieux, particulièrement en période de tensions politiques.

« Les Sénégalais ont été outrés par les mots de la cheffe de la diplomatie sénégalaise, qui tendent, de fait, à encourager les militants de son parti Pastef à insulter et à traiter un ancien président de la République de ‘tueur d’enfants’, » a-t-il ajouté. Abdou Mbow regrette que cette posture devienne un outil de campagne pour le parti au pouvoir, Pastef, soulignant que les nouvelles autorités encourageraient ainsi la banalisation des insultes.

Cette affaire intervient dans un contexte où plusieurs citoyens sénégalais ont été emprisonnés pour avoir critiqué publiquement des personnalités ou dénoncé des faits perçus comme des mensonges. Mbow déplore la « dérive » des nouvelles autorités, qui, selon lui, semblent plus préoccupées par la diffusion de messages violents que par la recherche de solutions aux nombreux défis auxquels le pays est confronté.

La réaction de Yacine Fall a également ravivé le débat sur la responsabilité des responsables politiques dans le maintien d’un discours respectueux, surtout à l’approche des élections. Beaucoup craignent que la campagne électorale soit marquée par une absence de propositions concrètes, remplacée par des attaques personnelles et des insultes, ce qui pourrait aggraver les divisions au sein de la société sénégalaise.

Port de Dakar : La Douane réclame plus de 800 milliards F CFA à McDermott et ses partenaires pour infractions douanières

Dans une affaire révélée par Libération, la Douane sénégalaise a exigé une somme colossale de 822 milliards 917 millions 816 mille 365 francs CFA à trois entreprises : McDermott Marine Construction, Oma Sénégal, et Oma Logistics. Ce montant découle d’un contrôle douanier mené sur plusieurs navires opérant sous le régime d’admission temporaire exceptionnelle dans les eaux sénégalaises.

McDermott, une société américaine spécialisée dans l’ingénierie sous-marine, et ses partenaires sénégalais, Oma Sénégal et Oma Logistics, sont accusés de ne pas avoir respecté leurs engagements douaniers. Les navires sous admission temporaire étaient censés opérer dans les eaux sénégalaises sans être soumis aux droits et taxes d’entrée. Cependant, après des investigations approfondies, notamment auprès de la Marine nationale, la Douane a découvert que ces navires avaient quitté le territoire sans s’acquitter de leurs obligations fiscales ni obtenir l’autorisation formelle de sortie.

Selon le rapport de la Douane, les entreprises en question sont accusées d’avoir fait sortir les navires du territoire sénégalais en violation des engagements liés au régime d’admission temporaire. McDermott, représentée par Oma Sénégal et Oma Logistics, est notamment épinglée pour cette infraction, ce qui a entraîné une demande de sanctions financières massives.

La Douane sénégalaise exige, en premier lieu, la confiscation à l’équivalent des navires concernés, dont la valeur totale est estimée à 387 milliards 148 millions 811 mille 668 francs CFA. En plus de cette confiscation, une amende supplémentaire de 424 milliards 702 millions 246 mille 399 francs CFA est demandée, représentant la valeur des navires sur le marché intérieur.

En outre, des droits et taxes non acquittés, s’élevant à 11 milliards 66 millions 758 mille 298 francs CFA, viennent s’ajouter à la somme totale réclamée par la Douane, portant ainsi la demande globale à plus de 800 milliards de francs CFA.

Ce n’est pas tout. La Douane demande également des peines de prison pour les dirigeants d’Oma Sénégal et d’Oma Logistics, respectivement Madame Dapina et Cooshna Sandeep. Ils risquent des peines allant de six mois à cinq ans pour exportations sans déclarations et blanchiment de capitaux.

Face à ces accusations, le parquet a requis l’ouverture d’une information judiciaire, afin d’examiner plus en profondeur les infractions supposées et de faire la lumière sur les pratiques des entreprises concernées. Cette affaire pourrait avoir des répercussions majeures sur le secteur maritime et les relations commerciales au Sénégal.

Ayib Daffé : « Ousmane Sonko est bel et bien électeur et éligible »

La coalition Takku Wallu Sénégal, dirigée par Macky Sall et Karim Wade, a lancé une nouvelle offensive contre Ousmane Sonko en déposant, le lundi 7 octobre, un recours auprès du Conseil constitutionnel pour contester l’éligibilité du leader de Pastef. Ce recours s’appuie sur une condamnation passée de Sonko à six mois de prison avec sursis et à une amende de 200 000 F CFA, en plus d’un état de contumace présumé.

Réagissant à ces accusations, Ayib Daffé, ancien président du groupe parlementaire Yewwi Askan Wi et membre influent de Pastef, a tenu une conférence de presse ce mardi 8 octobre pour défendre la légitimité de la candidature de Sonko aux élections législatives. « Ousmane Sonko est bel et bien électeur et éligible. Il a voté lors de la dernière élection présidentielle du 24 mars 2024, ce qui prouve qu’il remplit toutes les conditions requises pour être candidat », a martelé Ayib Daffé, en réponse aux accusations portées par l’opposition.

Daffé n’a pas manqué de pointer du doigt ce qu’il considère comme des manœuvres politiques de la part de l’opposition, accusant ses adversaires de chercher à écarter Sonko de la course par des moyens détournés. « Ils savent qu’ils ne peuvent pas battre Ousmane Sonko sur le terrain politique, alors ils essaient de le faire tomber par des recours fallacieux. Ce recours contre sa candidature est la preuve qu’ils sont dans la manipulation et la peur d’affronter notre leader aux urnes », a-t-il ajouté.

L’un des points soulevés par Ayib Daffé concerne la loi d’amnistie récemment votée par l’Assemblée nationale. Il rappelle que, lors des débats autour de cette loi, il avait été explicitement mentionné que l’affaire Ousmane Sonko était effacée, ce qui, selon lui, rend caduque toute tentative de contestation de son éligibilité. « Ceux qui avaient autrefois accusé les juges constitutionnels de corruption, comme Macky Sall et Karim Wade, reviennent aujourd’hui pour déposer une requête devant ces mêmes juges. C’est de l’hypocrisie pure », a-t-il lancé.

Au cours de la conférence de presse, Ayib Daffé a également évoqué le processus d’investiture des candidats au sein de Pastef. Il a reconnu que ce processus n’a pas été simple, en raison des critères stricts mis en place pour sélectionner les candidats les plus compétents. « Nous avons des critères de sélection rigoureux car nous voulons une Assemblée nationale qui représente réellement les intérêts des Sénégalais. Nous ne voulons plus de députés qui ne servent qu’à faire de la figuration, comme ceux que l’on trouve actuellement », a souligné Daffé.

En réponse aux critiques de l’opposition sur la parité sur certaines listes du Pastef, Daffé a affirmé que tout a été fait dans le respect des lois électorales. « Contrairement à ce qu’ils disent, nous avons respecté la parité. C’est leur propre désorganisation qui les pousse à déposer des recours sans fondement », a-t-il précisé.

Pour conclure, Ayib Daffé a annoncé que le programme politique de Pastef sera officiellement dévoilé le 14 octobre prochain par le président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Ce programme, appelé « Le Projet », sera axé sur le développement économique, la justice sociale et la transparence dans la gestion des affaires publiques. Selon Daffé, ce plan ambitieux constituera une réponse directe aux attentes des Sénégalais et marquera un tournant dans l’histoire politique du pays.

Ayib Daffé conclut en exhortant les sympathisants de Pastef et les Sénégalais à ne pas se laisser distraire par les manœuvres de l’opposition. « Ils savent que la victoire de Sonko est inévitable, c’est pour cela qu’ils s’agitent. Mais nous sommes prêts et déterminés à mener cette campagne et à remporter ces élections », a-t-il assuré, en invitant l’opposition à concentrer ses efforts sur un véritable programme politique, plutôt que sur des attaques infondées.

Incident sur le port du voile : une élève exclue des Cours Sainte Bernadette

Le port du voile dans les écoles catholiques du Sénégal continue d’alimenter les débats. Ce mardi 8 octobre 2024, une nouvelle polémique a éclaté aux Cours Sainte Bernadette, à Dakar, où une élève a été interdite de suivre ses cours en raison de son voile. L’affaire a rapidement pris de l’ampleur, ravivant les discussions sur la compatibilité entre les convictions religieuses des élèves et les règlements des établissements confessionnels.

La mère de l’élève, qui s’est exprimée sur PressAfrik, a déclaré que sa fille a été empêchée d’entrer en classe parce qu’elle portait un voile. « On vient de m’informer que ma fille a été empêchée de suivre ses cours à l’école Cours Sainte Bernadette. La surveillante lui a demandé de retirer son voile, et comme elle a refusé, elle n’a pas pu assister aux cours », a expliqué la mère de l’élève.

Interrogées sur l’incident, les autorités de l’école ont justifié leur décision en se basant sur les règlements internes de l’établissement. Elles ont précisé que le port du voile est strictement interdit dans leur école. Selon le proviseur, si l’école avait été informée que l’élève comptait porter le voile, elle n’aurait pas été acceptée lors de son inscription.

La mère de l’élève a expliqué que sa fille avait pris la décision de se voiler durant les vacances scolaires. Cette nouvelle situation semble avoir pris de court l’administration de l’école.

Cet incident intervient alors que le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, avait récemment lancé un appel au respect des sensibilités religieuses, notamment dans les écoles confessionnelles, afin de préserver la cohésion sociale. Il avait souligné l’importance pour chaque établissement de trouver un équilibre entre ses principes éducatifs et le respect des croyances des élèves.

Le cas de cette élève relance ainsi le débat sur le port du voile dans les écoles catholiques au Sénégal, une question sensible qui continue de susciter des tensions entre les établissements et les familles concernées. Pour l’heure, aucune solution définitive n’a été trouvée, mais l’affaire attire l’attention sur la nécessité de trouver des solutions inclusives qui respectent à la fois les règles internes des écoles et les choix religieux des élèves.

Marché de 91 milliards suspendu : Bougane Gueye Dany dénonce une nébuleuse autour de l’électrification rurale

Un nouveau rebondissement secoue le secteur de l’électrification rurale au Sénégal, suite à la décision de l’Autorité de Régulation de la Commande Publique (ARCOP) de suspendre l’exécution du marché de 91 milliards de francs CFA attribué à AEE Power Espagne et AEE Power Sénégal pour l’électrification de 1600 villages. Ce projet, initialement financé par la banque espagnole Santander avec une avance de démarrage de 37 milliards de francs CFA, est désormais bloqué. La banque elle-même a suspendu son financement, laissant planer des doutes sur la continuité du projet.

Le 30 septembre 2024, les autorités sénégalaises ont été informées de la décision de suspension par la banque partenaire, Santander. Ce marché, encadré par une garantie souveraine de l’État du Sénégal, a suscité de nombreuses interrogations sur la transparence et les pratiques entourant l’attribution du contrat.

Dès l’origine, des voix critiques, dont celle de Bougane Gueye Dany, leader du mouvement Gueum Sa Bopp, ont dénoncé la gestion opaque du dossier et les multiples irrégularités qui l’entourent. Selon Gueye Dany, les manquements flagrants observés dans ce projet concernent notamment des violations des procédures, particulièrement en matière d’assurance et de respect des normes contractuelles.

L’une des questions soulevées dans cette affaire est le limogeage soudain de Saer Niang, directeur de l’ARCOP, au lendemain de la suspension du marché par le Comité de Règlement des Différends (CRD). Ce départ brusque laisse planer des doutes sur d’éventuels intérêts menacés, d’autant plus que l’ARCOP joue un rôle clé dans la régulation et la transparence des marchés publics.

Certaines voix critiques estiment que ce limogeage pourrait être lié à des pressions ou des intérêts économiques en jeu, mettant en lumière la sensibilité de ce marché, d’autant plus que des irrégularités avaient déjà été pointées dans d’autres projets, comme l’affaire ONAS (Office National de l’Assainissement du Sénégal).

La suspension du projet d’électrification des 1600 villages pose désormais des questions cruciales sur l’avenir de l’électrification rurale dans les régions concernées, et sur l’impact financier pour l’État sénégalais, qui avait accordé une garantie souveraine pour ce projet. De plus, la décision de la banque Santander de suspendre son financement est un signal d’alerte quant aux doutes qui entourent la gestion du marché.

Bougane Gueye Dany, dans son communiqué, promet de revenir sur les détails de cette affaire, mettant en garde contre d’éventuelles autres révélations qui pourraient émerger dans les jours à venir. Ce scandale, selon lui, pourrait encore réserver bien des surprises et renforcer le climat de suspicion autour de la gestion des grands projets publics au Sénégal.

L’affaire du marché de 91 milliards entre l’ASER et AEE Power s’ajoute à une liste croissante de scandales liés aux marchés publics au Sénégal. Alors que la lumière est encore à faire sur les raisons profondes de la suspension et sur les responsabilités des différents acteurs, le limogeage de Saer Niang, directeur de l’ARCOP, et la décision de la banque Santander de geler ses financements laissent entrevoir une affaire complexe et potentiellement lourde de conséquences pour l’État sénégalais.

Suspension du marché d’électrification rurale : l’ARCOP intervient suite à des soupçons d’irrégularités entre ASER et AEE Power EPC

L’Autorité de Régulation de la Commande Publique (ARCOP) a pris une décision importante, le 2 octobre 2024, en suspendant à titre conservatoire l’exécution du marché public attribué à AEE Power EPC. Ce contrat porte sur l’électrification rurale des régions de Kaffrine, Saint-Louis, Kédougou, Louga et Tambacounda. Cette mesure découle de soupçons d’irrégularités soulevés autour du processus d’attribution et de l’exécution du marché, mettant en cause l’Agence Sénégalaise d’Électrification Rurale (ASER) et AEE Power EPC.

La décision de suspension de l’ARCOP, officialisée par la publication de la décision n° 107/2024/ARCOP/CRD/DEF le 7 octobre 2024, répond à une requête déposée par la société AEE Power Sénégal, représentée par un cabinet d’avocats. Ce dernier conteste la gestion du contrat par ASER et AEE Power EPC. Selon les informations relayées par Dakaractu, AEE Power Sénégal s’oppose à la résiliation de son contrat initial et pointe l’irrégularité du nouvel accord signé entre ASER et AEE Power EPC, soulevant ainsi de nombreux doutes sur la transparence de l’opération.

Parmi les principales préoccupations mentionnées dans la plainte figurent des interrogations concernant le rôle de la Banque SANTANDER dans le financement de ce projet et des doutes exprimés par la société CESCE, un organisme espagnol spécialisé dans la garantie des exportations. Ces deux entités ont exprimé des réserves quant aux conditions de gestion financière du contrat et aux risques potentiels liés à son exécution.

AEE Power Sénégal, qui se trouve évincée du projet, dénonce la signature d’un protocole d’accord entre l’ASER et AEE Power EPC sans que les dispositions légales et réglementaires relatives à la transparence du processus d’attribution aient été respectées. La société redoute que le démarrage des travaux dans ces conditions compromet le bon déroulement du projet, notamment en termes de conformité et de respect des engagements initiaux.

AEE Power Sénégal a ainsi saisi le Comité de Règlement des Différends (CRD), demandant un examen approfondi des faits. En réponse à cette saisine, le CRD a sollicité de l’ASER les documents relatifs au marché. Toutefois, l’ASER n’a pas encore fourni les éléments requis, ce qui a conduit l’ARCOP à suspendre l’exécution du contrat en attendant que le CRD se prononce sur la validité de l’accord.

La suspension de ce marché soulève plusieurs questions, non seulement sur le plan juridique, mais aussi sur le plan financier. Le projet d’électrification des régions concernées repose sur des partenariats financiers internationaux, notamment avec la Banque SANTANDER, qui a émis des inquiétudes concernant l’avancement du projet dans des conditions floues.

Cette situation risque de retarder les travaux d’électrification rurale dans des régions qui, pour beaucoup, dépendent encore de sources d’énergie insuffisantes. Cela pourrait également entraîner une instabilité politique, le projet étant une initiative clé du gouvernement pour améliorer l’accès à l’électricité dans les zones les plus reculées du pays. De plus, la gestion controversée de ce marché public pourrait nuire à la réputation des institutions impliquées, en particulier l’ASER, dont la mission est de promouvoir l’électrification rurale.

L’ARCOP a souligné que cette suspension est provisoire et sera maintenue jusqu’à ce que le CRD rende sa décision finale sur les plaintes déposées par AEE Power Sénégal. Le Comité dispose de 72 heures après réception de tous les documents demandés pour trancher sur l’affaire. Il est donc possible que cette situation évolue rapidement, à mesure que les différentes parties impliquées fournissent des éclaircissements.

En attendant, l’exécution du marché d’électrification dans ces cinq régions reste suspendue, en attente de la résolution des différends. Les retards dans la mise en œuvre de ce projet essentiel pourraient avoir des conséquences importantes sur le terrain, notamment sur les habitants des zones concernées qui comptaient sur une amélioration rapide de leur accès à l’électricité.

La suspension du marché d’électrification rurale entre l’ASER et AEE Power EPC met en lumière des questions plus larges sur la transparence et la gestion des marchés publics au Sénégal. Alors que le Comité de Règlement des Différends est appelé à clarifier cette affaire, l’avenir du projet reste en suspens, avec des enjeux financiers et politiques majeurs en jeu.

DÉMISSIONS, MISES À L’ÉCART : L’APR amputée avant les législatives

L’Alliance pour la République (APR) est dans la tourmente avec une cascade de départs. Awa Guèye et Doudou Sène ont claqué la porte tandis qu’Abdoulaye Diouf Sarr est dans les dispositions de les suivre suite à la publication provisoire des listes pour les législatives du 17 novembre 2024.

À la surprise générale, Mamadou Lamine Massaly, Abdou Lahad Seck Sadaga et Diéguy Diop, infatigables défenseurs de l’ex-mouvance présidentielle, malgré les nombreuses attaques subies de leurs adversaires, ont été zappés de la liste de « Takku Wallu Senegal ». Une situation déplorée par certains militants et proche de Massaly qui disent ne pas comprendre ce choix vu tous les combats de principe que leur leader a mené. La dernière en date : la démissionné de son poste de Président du conseil d’administration (PCA) après la perte du pouvoir.

Quant à Zahra Iyane Thiam, Amy Ndiaye Gniby et Victorine  Ndèye, elles ont été investies par la coalition « Jam ak Jariñ » d’Amadou Ba. Figures emblématiques de l’APR, ces dernières ont tourné le dos a Macky Sall après la perte du pouvoir. Ce qui pourrait fragiliser Macky Sall.

Pour rappel, sur 49 dossiers déposés, 41 ont été retenus par la Direction générale des élections (DGE) qui a publié, ce lundi, la liste des candidatures retenues pour les législatives anticipées du 17 novembre. Toutefois, il faut signaler que « les recalés ont 24 heures pour faire leur recours au niveau du Conseil constitutionnel avant la publication de la liste définitiv ».

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°291 – du 08/10/2024

🔴 ENTRE DÉMISSIONS ET NON INVESTITURE DE SES PLUS VIRULENTS DÉFENSEURS AUX LÉGISLATIVES : L’APR MAL EN POINT
🔴 FRUSTRATIONS AUTOUR DES INVESTITURES AUX LÉGISLATIVES : JPS-TOUBA FACE À UNE FRONDE ET JAM AK JARIÑ MENACÉE D’UN BOYCOTT À KAOLACK

🔴 ISMAIL JAKOBS DÉCLARÉ FORFAIT PUIS ALIGNÉ PAR GALATASARY : LA FSF EXIGE LA LIBÉRATION DU SÉNÉGALAIS
🔴 MERCATO : PAPE ABOU CISSÉ À LA CONQUÊTE DU QATAR AVEC AL SHAMAL


Moustapha Mamba Guirassy : « Très satisfait » de la rentrée des classes 2024-2025

Le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy, s’est déclaré « très satisfait » de la rentrée scolaire 2024-2025 après avoir visité plusieurs établissements de l’académie de Dakar ce lundi. Il a salué la mobilisation des enseignants, élèves, et communautés, qui ont contribué au bon démarrage des cours.

Selon le ministre, les écoles étaient prêtes à accueillir les élèves, et la plupart des enseignants ont répondu présent, permettant la mise en œuvre du concept « oubi tay, jang tay » (rentrée immédiate des classes et début des cours). Il a souligné que l’innovation de cette année réside dans le déploiement massif du personnel administratif et des inspecteurs d’académie à travers le pays pour s’assurer de la réussite de cette rentrée.

Cependant, Guirassy a reconnu certains défis, notamment les départs massifs d’enseignants dans certaines régions, avec des pertes allant de 200 à 300 enseignants. Mais il a rassuré que le ministère a anticipé ces mouvements en mettant en place une approche efficace pour assurer le remplacement des enseignants affectés à d’autres localités.

Le ministre a également salué l’engagement des communautés locales, des associations sportives et culturelles, ainsi que des « bajenu gox » (marraines de quartier), qui ont répondu à l’appel du président de la République en participant à la journée de nettoiement dédiée aux écoles. Cette initiative a permis de rendre les établissements plus propres et prêts à accueillir les élèves.

Toutefois, il a noté que certaines écoles dans certaines régions sont encore touchées par des inondations, mais il a assuré que le ministère travaille activement sur cette question pour y apporter des solutions rapides.

Lors de sa visite au Collège Cathédrale, Moustapha Mamba Guirassy a réaffirmé l’engagement de l’État à accompagner le système éducatif dans son ensemble, en soulignant l’importance de préserver la diversité culturelle du pays. « Il s’agit d’une seule école, l’école sénégalaise, et tout sera fait pour que cette cohésion soit renforcée », a-t-il affirmé.

Le ministre a insisté sur la nécessité de ne laisser aucun enfant de côté, quel que soit son lieu d’origine ou sa culture. « Chaque enfant, peu importe la région d’où il vient, peu importe sa religion ou sa culture, l’école doit l’accompagner pour développer ses talents et compétences afin de participer au développement de notre nation », a-t-il conclu.

Grâce à cette mobilisation générale et aux mesures prises, la rentrée scolaire 2024-2025 s’annonce prometteuse, avec une volonté claire de l’État de faire de l’éducation un levier du développement national.

Exclusif : Arrêté ministériel déclare irrecevables les listes de Macky à Bakel et en Afrique de l’Ouest pour les législatives

L’arrêté ministériel portant publication des déclarations de candidatures en vue des élections législatives anticipées du 17 novembre 2024 a été récemment publié, révélant que plusieurs listes de candidatures ont été déclarées irrecevables. Parmi elles figurent les listes départementales de la coalition « TAKKU WALLU SÉNÉGAL », dirigée par Macky Sall, notamment dans le département de Bakel et la circonscription d’Afrique de l’Ouest.

Le document précise que la candidature de la coalition pour le scrutin majoritaire dans le département de Bakel a été rejetée car elle ne comportait qu’un seul candidat sur les listes des titulaires et des suppléants, alors que la réglementation exige deux candidats pour chaque liste. Ce manquement constitue une violation du décret n°2024-1982 du 13 septembre 2024, qui établit les règles de répartition des sièges de députés à élire.

De même, la liste pour le scrutin majoritaire d’Afrique de l’Ouest a été déclarée irrecevable car elle ne comptait que deux candidats sur les listes des titulaires et des suppléants, au lieu des trois prévus. Cela va à l’encontre des articles L.149 et L.173 du Code électoral, qui régissent les conditions d’éligibilité.

Outre la coalition de Macky Sall, d’autres entités politiques ont également été touchées par ces décisions. Par exemple, la coalition « ALLIANCE SAMM SUNU SÉNÉGAL », dirigée par l’ancien ministre du Commerce Alioune Sarr, a vu sa liste rejetée pour avoir présenté une candidature incomplète au scrutin proportionnel. L’entité indépendante « FRONT ETHIQUE RÉPUBLICAIN AVEC MAMADOU SIDIBÉ (FERMS) » a également été sanctionnée pour avoir soumis une liste proportionnelle incomplète, ne comportant que quinze titulaires sans liste de suppléants.

Le parti « EN AVANT CA KANAAM » a été déclaré irrecevable pour ne pas avoir présenté la quittance confirmée du dépôt de son cautionnement, tandis que le parti « EN MARCHE POUR LA RENAISSANCE DU SÉNÉGAL (M.P.R.) » a été sanctionné pour l’absence de liste de suppléants sur ses candidatures.

D’autres entités, comme la coalition « RV NAATANGUE » et « DEFAR SA GOKH », ont également été rejetées pour des raisons de non-respect des dispositions de parité et de dépôt de liste de suppléants.

Enfin, l’entité indépendante « ALSAR » a vu sa candidature à Thiès rejetée pour avoir investi deux candidats sur les listes, alors que la réglementation exigeait quatre candidats.

Ces déclarations d’irrecevabilité soulignent une certaine désorganisation au sein des coalitions en lice pour les élections législatives. Les conséquences de ces décisions pourraient avoir un impact significatif sur le paysage politique du Sénégal, surtout à l’approche des élections anticipées. Les coalitions concernées devront revoir leurs stratégies et s’assurer de respecter scrupuleusement les dispositions réglementaires afin de garantir leur participation au scrutin.

APPEL demande au ministre de la Communication de revoir la création de la commission de validation des entreprises de presse

L’Association des Éditeurs et Professionnels de la Presse en Ligne (APPEL) a récemment réagi à la création de la Commission d’examen et de validation de la déclaration des entreprises de presse, mise en place par le ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique. Cette commission a pour but d’organiser le secteur médiatique et de garantir que seules les entreprises de presse respectant les critères légaux puissent exercer au Sénégal.

Cependant, APPEL a exprimé des préoccupations majeures concernant cette initiative, la qualifiant d’« arrêté élaboré de manière cavalière ». Dans un communiqué, l’association a critiqué l’absence de concertation avec les acteurs du secteur avant la mise en place de cette commission, soulignant que cet arrêté donne au ministre des pouvoirs trop étendus, « s’arrogeant un droit de vie ou de mort sur les entreprises de presse ».

APPEL a également soulevé la question de la légitimité de la commission à valider ou rejeter les demandes d’enregistrement, un rôle qui, selon eux, outrepasse les prérogatives du ministère de la Communication. L’association a mis en avant l’importance du Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA), qui, selon elle, se trouve marginalisé dans cette nouvelle structure. De plus, la présence des ministères de l’Intérieur et de la Justice au sein de la commission a suscité des interrogations sur la transparence et l’indépendance de cette initiative.

APPEL a rappelé que l’enregistrement des entreprises de presse n’a jamais posé de problème majeur, notamment lors de la campagne d’enregistrement de 40 jours lancée en décembre 2022 par le prédécesseur de l’actuel ministre. Ils estiment que cette initiative de création d’une nouvelle commission est redondante et que l’énergie aurait pu être mieux investie dans le renforcement de la Direction de la Communication, pour étudier les dossiers de manière conforme au Code de la presse et à ses textes d’application.

L’association a donc invité le ministre à surseoir à la mise en œuvre de cet arrêté, avertissant que si cette décision n’est pas revue, ils n’hésiteront pas à recourir à tous les moyens légaux pour contester la création de cette commission.

APPEL a également souligné que les objectifs communs entre le ministère et les acteurs du secteur doivent être l’assainissement et la professionnalisation du secteur médiatique au Sénégal, et qu’une concertation ouverte aurait permis d’éviter les « errements » constatés dans cette décision.

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«Carnage financier» sous Macky Sall : Birame Soulèye Diop dénonce l’opacité dans la gestion des finances publiques

Le ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, Birame Soulèye Diop, a tiré la sonnette d’alarme sur la gestion opaque des finances publiques sous le régime de l’ancien président Macky Sall. Une semaine après les révélations du Premier ministre Ousmane Sonko, le ministre a exposé de nouvelles informations qui montrent l’ampleur de cette opacité, notamment dans le secteur de l’énergie.

Lors d’une intervention au lycée Malick Sy de Thiès à l’occasion de la journée “Setal Sunu Reew”, Birame Soulèye Diop a affirmé que 38 des 44 contrats signés dans son secteur entre 2019 et 2023 ont été attribués sans appel d’offres, via entente directe. Il a révélé que 5400 milliards de francs CFA ont été engagés dans ces contrats, ce qui représente 88% des 5900 milliards investis sur cette période.

Selon le ministre, cette pratique a permis au ministre de l’époque de choisir ses partenaires sans aucune concurrence, au détriment de la transparence et de l’efficacité. « Ce sont des choix personnels qui ont déterminé ces contrats, alors qu’un appel d’offres aurait pu permettre d’obtenir “le meilleur coût et une meilleure qualité de travail”« , a-t-il déclaré.

Birame Soulèye Diop a également remis en question les justifications de certains qui continuent de nier ces chiffres. Il a insisté sur la nécessité d’une plus grande transparence dans la gestion des ressources publiques et sur le rôle crucial des appels d’offres dans la bonne gouvernance.

Ces révélations interviennent dans un contexte où le nouveau gouvernement cherche à réformer en profondeur la gestion des finances publiques et à instaurer des pratiques de bonne gouvernance, afin de renforcer la confiance du public et des partenaires internationaux dans les institutions sénégalaises.

Élections législatives : Les listes nationales dévoilées pour le scrutin du 17 novembre

La Direction générale des élections (DGE) a publié les listes nationales des principaux partis et coalitions en lice pour les législatives du 17 novembre 2024. Parmi elles, figurent la liste du parti Pastef d’Ousmane Sonko, la coalition « Jamm ak Njariñ » menée par Amadou Ba, la coalition « Samm Kassy Yi » dirigée par Barthélémy Dias, ainsi que celle de l’ex-chef de l’État Macky Sall, qui est la tête de liste de sa formation.

Ces coalitions se disputeront les 53 sièges du scrutin proportionnel, tandis que les 112 autres sièges seront attribués au niveau départemental dans le cadre du scrutin majoritaire. Les listes comptent des candidats issus de divers horizons politiques, reflétant la diversité et l’intensité des enjeux pour cette élection législative.

Les électeurs sont invités à consulter les noms des titulaires dans leurs circonscriptions respectives pour découvrir les candidats en lice et leur programme pour ces élections déterminantes.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°290 – du 07/10/2024

🔴 SORTIE MÉDIATIQUE DE BIRAME SOULÈYE DIOP SUR LES MOTIFS DE LIMOGEAGE : DÉMENTI DU COLLECTIF DES LICENCIÉS
🔴 ACCUSATIONS DE SONKO CONTRE L’ANCIEN RÉGIME : L’APR DÉPLORE CES « PROPOS IRRESPONSABLES »

🔴 FINALE COUPE DU SÉNÉGAL DE HANDBALL – DAMES : GOLF HBC REMPORTE LA PALME FACE À DIAMONO

Manipulation des chiffres des finances : L’Apr dénonce des « accusations sans preuves »

L’Alliance pour la République (Apr) s’est exprimée ce dimanche sur le rapport d’audit des finances publiques du Sénégal, récemment publié par le Premier ministre Ousmane Sonko et son gouvernement. Ce rapport fait état d’une manipulation supposée des chiffres économiques, en particulier sur la situation financière du pays.

Dans un communiqué, l’Apr a rejeté ces accusations, dénonçant des « jugements hâtifs » qui, selon elle, ne sont pas encore validés par la Cour des comptes. « Il est inacceptable que des accusations soient portées sans preuves tangibles, mettant ainsi en péril la confiance du public envers nos institutions », peut-on lire dans le texte.

L’Apr rappelle que seule la Cour des comptes a l’autorité nécessaire pour évaluer la régularité des finances publiques et déterminer si des irrégularités ont eu lieu. « La Cour des comptes dispose d’un délai de trois mois pour valider les conclusions d’un rapport d’audit et ne se prononcera qu’après avoir recueilli les observations des anciens ministres des Finances et des acteurs concernés, dans le cadre du principe du contradictoire », ajoute le communiqué.

Les partisans de l’ancien président Macky Sall ont également salué « la retenue des anciens ministres des Finances, injustement accusés par le Premier ministre ». Ils critiquent par ailleurs l’empressement d’Ousmane Sonko à tirer des conclusions d’un rapport qui n’est, selon eux, « que provisoire ».

Dans ce contexte, l’Apr a tenu à rappeler que « prudence, retenue et discrétion » sont des vertus essentielles dans l’exécution des missions de l’État, et a déploré ce qu’elle qualifie de « manque de respect » envers l’administration économique et financière du pays.

L’Apr appelle donc à attendre la validation définitive du rapport par les autorités compétentes avant de se prononcer sur la gestion des finances publiques.

Audit des Finances Publiques : Le Président Bassirou Diomaye Faye salue la coopération avec le FMI et réaffirme l’engagement du Sénégal

Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a exprimé, ce dimanche, sa gratitude envers le Fonds Monétaire International (FMI) pour l’esprit de coopération qui a prévalu après la publication des premiers résultats de l’audit des finances publiques du Sénégal. Cet audit, couvrant la période 2012-2024, fait état de la gestion des finances publiques sur plus d’une décennie.

Sur son compte X (anciennement Twitter), le Président Faye a déclaré : « Je salue l’esprit collaboratif du FMI, suite à la divulgation des résultats provisoires de l’audit des finances publiques du Sénégal, concernant la gestion 2012-2024. »

Cette déclaration intervient dans un contexte où le Sénégal est engagé dans une série de réformes économiques visant à améliorer la gestion de ses finances publiques. L’audit a mis en lumière certaines faiblesses en termes de déficit budgétaire et d’endettement, avec des recommandations à suivre pour assainir les finances de l’État.

« Je réaffirme mon engagement ferme, comme je l’ai exprimé lors de ma prestation de serment, à faire du Sénégal un partenaire sûr et fiable », a ajouté le Chef de l’État, rappelant ainsi sa détermination à mener des réformes structurelles ambitieuses pour renforcer l’économie du pays.

Le gouvernement du Sénégal, en étroite collaboration avec le FMI, prévoit de mettre en œuvre des mesures correctives afin de redresser la situation économique. Des réformes en matière de gouvernance financière, de gestion de la dette et de réduction du déficit budgétaire sont au cœur de cette coopération.

MOODY’S corrobore et conforte l’option des nouvelles autorités pour une transparence budgétaire à toute épreuve

La note à long terme du Sénégal de Ba3 à B1, en raison d’une situation budgétaire et d’un endettement nettement plus faibles que prévu selon MOODY’S est un baisse d’un cran pas une dégradation.

 Une dégradation a lieu lorsque l’agence de notation considère que les perspectives se sont affaiblies par rapport à la recommandation originelle, généralement en raison d’un changement important et fondamental

Or pour ce qui concerne le Sénégal nous avons un cran inférieur de Ba à B1 gardant toutefois notre le banc de la stabilité c’est-à-dire B.

Il y’a trois agences principales  1er Standard et Poor’s, le 2eme Fitch et le dernier Moody’s donc si le Sénégal est revu d’un cran inférieur par Moody’s, notre pays garde exactement son ranking et notation auprès des deux premiers cad S et P et Fitch

Il est clair  notre futur taux d’endettement sera plus qu’eleve’ mais relativement – pour ne pas dire faiblement –   dans la mesure que les deux autres agences ne s’alignent pas encore sur  Moody’s .

La dette du Sénégal est constituée à 65% de concessionnel et juste moins de 20% pour la dette commerciale et privée d’où l’impact limité sur la partie variable du la dette commerciale et privée indexée .

Évidemment nous devons travailler à consolider les fondamentaux des finances publiques pour revenir à la discipline budgétaire surtout à l’endroit des investisseurs étrangers , cette catégorie d’investisseurs pourrait être séduite par l’option de transparence sur la situation budgétaire réelle du pays mise en avant par les nouvelles autorités.

Moustpaha Diakhate

Ex Conseil Special PM

Expert et Consultant finance d’infrastructure

Lat Diop frappé par un nouveau coup dur : Son père Codé Diop s’éteint après une crise

Le destin semble s’acharner sur Lat Diop. Après son arrestation le samedi 21 septembre 2024, suivie de son défèrement au parquet du Pool judiciaire financier le jeudi 26 septembre, et de l’émission d’un mandat de dépôt deux jours plus tard, l’ancien directeur de la Lonase et ex-ministre des Sports doit maintenant affronter une autre épreuve. Son père, Codé Diop, est décédé ce dimanche 6 octobre 2024, aux environs de midi, dans une clinique de Dakar.

Selon les informations recueillies par DakarActu, Codé Diop luttait contre la maladie depuis plusieurs jours. Son état de santé déjà précaire s’est brutalement dégradé après qu’il a appris l’arrestation de son fils, seulement quatre jours avant son décès. Incapable de supporter la nouvelle, il a fait une crise violente, plongeant encore plus la famille dans la tristesse.

Les proches, dans un souci de protection, avaient choisi de ne pas l’informer plus tôt de la situation de son fils, de crainte que cela ne précipite la tragédie. Mais le sort en a décidé autrement.

Cette perte vient alourdir une série de malheurs qui frappent Lat Diop, qui se trouve actuellement derrière les barreaux. La famille, déjà secouée par les événements judiciaires, doit à présent faire face à la douleur de cette disparition.

Lat Diop traverse ainsi une période des plus sombres, devant désormais concilier sa propre défense avec le deuil d’un être cher. Le monde politique et sportif est sous le choc, et des messages de soutien affluent vers la famille Diop en ces heures difficiles.

Bassirou Diomaye Faye lance la 5e édition de « Setal Suñu Réew » à Mbour

Le président Bassirou Diomaye Faye a inauguré la 5e édition de la journée « Setal Suñu Réew » au lycée Demba Diop de Mbour, une initiative dédiée à la propreté et à l’embellissement des écoles. Lors de cet événement, Faye a visité l’Espace Numérique Ouvert de Mbour avant de planter un arbre symbolique. Ce retour a une valeur particulière pour lui, ayant été élève dans ce même lycée de 1997 à 2000, avant de poursuivre ses études à l’Université Cheikh Anta Diop.

Législatives : certains dossiers rejetés par la DGE avant la publication des listes provisoires

La Direction générale des élections (DGE) a rejeté certains dossiers de candidature pour les législatives prévues le 17 novembre prochain. Le commissaire de police Abdou Aziz Sarr, président de la commission de réception des dossiers, a annoncé que plusieurs candidats ont été recalés en raison de l’absence de pièces ou de mentions obligatoires dans leurs dossiers. Bien que les noms des candidats concernés n’aient pas été divulgués, leurs mandataires ont été informés.

La liste provisoire des candidatures retenues sera publiée lundi prochain. Les candidats exclus disposeront de 24 heures pour faire appel auprès du Conseil constitutionnel, qui aura ensuite 72 heures pour examiner et trancher sur les recours avant de publier la liste définitive des candidats pour les législatives.

BILAN DES RECETTES CHAOTIQUE AU DEUXIÈME TRIMESTRE 2024 : Le Sénégal face à la crise budgétaire

Le Sénégal traverse une période de turbulence économique dont il sera difficile de se remettre. Le bilan des recettes pour le deuxième trimestre de 2024 révèle une situation alarmante et un échec total à tous les niveaux.

Le Sénégal est dans un maelström duquel il lui sera difficile de sortir. Le bilan des recettes du deuxième trimestre est chaotique. C’est un fiasco à tous les niveaux. Aucune rubrique des recettes n’est en progression. En effet, aucune rubrique des recettes n’affiche de progression. Les chiffres obtenus au deuxième trimestre de l’année 2024, sont largement inférieurs à ceux enregistrés à la même période l’année précédente.
Les recettes globales, qui s’élevaient à 1 866 963 188 451 F CFA au deuxième trimestre de 2023, ont chuté à 1 092 362 767 358 F CFA en 2024. Cela représente une baisse drastique de 41 %, un signe inquiétant des difficultés financières croissantes du pays.
Cette dégringolade des recettes est observée dans tous les sous-secteurs, comme l’indique le « Rapport trimestriel d’exécution budgétaire ». La rubrique des « Recettes fiscales », par exemple, est passée de 1 668 319 725 958 F CFA à 1 053 874 990 167 F CFA, soit une diminution de 37 %. Les « Impôts sur le revenu, les bénéfices et gains en capital » ont également connu une chute significative, passant de 658 774 486 678 F CFA à 475 648 490 983 F CFA, représentant une baisse de 28 %.
Les autres catégories fiscales montrent des reculs tout aussi préoccupants. Les « Impôts sur les salaires et la main-d’œuvre » ont enregistré une régression de 46 %, passant de 21 224 385 453 F CFA à 11 369 378 680 FCFA. Les « Impôts sur le patrimoine » ont également diminué, passant de 41 942 595 977 F CFA à 32 289 235 733 FCFA, soit une baisse de 23 %.
Quant aux « Impôts sur les biens et services », estimés à 718 154 985 447 F CFA, ils se sont effondrés à 409 855 379 109 F CFA ; ce qui représente une réduction de 43 %. De plus, les « Impôts sur le commerce extérieur et les transactions » ont chuté de 45 %, passant de 206 451 760 626 F CFA à 112 962 550 335 FCFA. Les « Droits de douane et autres droits à l’importation », qui étaient également chiffrés à 206 451 760 626 F CFA, ont connu le même sort, atteignant 112 962 550 335 F CFA.
Les « Autres recettes fiscales » ne sont pas en reste, passant de 21 771 511 777 F CFA à 11 749 955 327 F CFA, soit un recul de 46 %. En ce qui concerne les « Dons », dont le montant était de 111 952 888 132 F CFA, une chute vertigineuse a été constatée, avec une baisse de 88 % pour atteindre seulement 13 350 633 332 F CFA.
Enfin, les « Autres recettes », qui s’élevaient à 86 690 574 362 F CFA l’année précédente, sont tombées cette année à 25 137 143 859 FCFA, marquant une baisse de 71 %. Les « Recettes diverses non identifiées » ont également été affectées, passant de 11 563 776 770 F CFA à 2 730 942 370 FCFA, soit un recul de 76 %.
Ces chiffres inquiétants mettent le Sénégal dans une situation difficile, exacerbée par, dernièrement, la méfiance des bailleurs étrangers démoralisés par le discours du Premier ministre sur de supposées falsifications des données par l’ancien régime.
Aujourd’hui, les enjeux sont énormes. Des lendemains sombres s’annoncent si des mesures drastiques ne sont pas mises en place rapidement.


La Dakaroise

ANNONCE DE GUIRASSY SUR UNE RÉCENTE RÉDUCTION DES FRAIS DE SCOLARITÉ : Une volonté d’appropriation d’une réalisation de l’ancien régime ?

« Les frais d’inscription des lycées sont désormais fixés à 5 000 francs CFA au lieu de 10 000 francs CFA », a affirmé Moustapha Mamba Guirassy, ministre de l’Éducation nationale. Cependant, cette annonce est contredite par un arrêté pris sous l’administration de Macky Sall. En effet, cette règlementation n’est pas le fruit des nouvelles autorités ; elle date de 2023, suite aux concertations nationales sur la lutte contre la vie chère, au cours desquelles des mesures de régulation des tarifs applicables à tous les niveaux de l’enseignement et de la formation professionnelle et technique ont été prises, conformément aux dispositions scolaires et universitaires.
Les autorités du défunt régime avaient décidé, « conformément aux dispositions des articles premier 3 et 6.2 du décret no 2022-89 du 17 janvier 2022 relatif aux régimes de prix et aux procédures de dénouement du contentieux économique », de fixer les frais d’inscription et d’études dans les établissements d’enseignement préscolaire, élémentaire, moyen et secondaire général, ainsi que dans les établissements d’enseignement supérieur et de formation professionnelle et technique. L’article 2 de cet arrêté stipule que « les frais d’inscription sont gratuits dans tous les établissements de l’enseignement public préscolaire et élémentaire ». De plus, le même article fixe les frais d’inscription « à 3 000 F CFA dans les établissements de l’enseignement public moyen et secondaire général », avec la possibilité d’une augmentation à 5 000 F CFA sur décision du Conseil de gestion de l’établissement.
Concernant les établissements de formation professionnelle et technique, l’arrêté précise les frais d’inscription comme suit : Certificat d’aptitude professionnelle : 15 000 F CFA par apprenant ; Brevet d’étude professionnelle : 20 000 F CFA par apprenant ; Brevet de technicien : 25 000 F CFA par apprenant ; Brevet de technicien supérieur : 35 000 F CFA par apprenant.
Quant à l’enseignement privé, les pouvoirs publics ont décidé, dans l’article 3 de cet arrêté, de réduire les frais de scolarité de tous les établissements privés d’enseignement préscolaire, élémentaire et moyen secondaire général de 10 % par rapport aux tarifs appliqués durant l’année académique 2021-2022. Cependant, cela a été fait « sous réserve de l’application d’un montant minimal déterminé ci-après : 2 500 F pour l’enseignement préscolaire, 3 000 F pour l’enseignement élémentaire, 4 000 F pour l’enseignement moyen, 5 000 F pour l’enseignement secondaire ». Par ailleurs, il avait été précisé que « nonobstant les dispositions de l’alinéa premier du présent article, les frais de scolarité sont payés mensuellement suivant un système arrimé à l’année scolaire ».
Pour ce qui est des frais de scolarité des établissements privés de l’enseignement supérieur, l’article 4 indique qu’ils « sont baissés pour les apprenants de nationalité sénégalaise ou originaires de l’Uemoa » de 10 % dans la région de Dakar, de 5 % dans les autres régions du pays et de 5 % dans les établissements privés de l’enseignement supérieur du secteur de la santé sur tout le territoire national.
Dans un souci de régulation, les pouvoirs publics ont également interdit, dans l’article 5 de l’arrêté, « à tout établissement d’enseignement préscolaire, élémentaire, moyen, secondaire général, supérieur ou de formation professionnelle et technique de subordonner la fourniture de ses services au paiement de frais de scolarité par l’apprenant ». De plus, l’article 6 impose à « tout établissement d’enseignement préscolaire, élémentaire, moyen et secondaire général, supérieur ou de formation de publier les tarifs fixés par le présent arrêté de manière visible et lisible par tout moyen approprié, notamment le marquage et l’affichage ».
Les autorités précédentes avaient également prévu des sanctions en cas de non-respect des dispositions fixées.
Ainsi, l’article 7 stipule que « les infractions aux dispositions du présent arrêté sont passibles de sanctions prévues par la législation en vigueur ». Enfin, il est mentionné que le directeur de l’Enseignement moyen secondaire général, ceux du préscolaire, de l’élémentaire, de l’enseignement supérieur, de la formation professionnelle et technique, ainsi que le directeur du Commerce intérieur, « sont chargés, chacun en ce qui les concerne, de l’application du présent arrêté ».


La Dakaroise

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°289 – du 05 ET 06/10/2024

🔴 TOUTES LES RUBRIQUES DE RECETTES SIGNALENT ROUGE (RAPPORT TRIMESTRIEL DE L’EXÉCUTION BUDGÉTAIRE DU SÉNÉGAL) : « SUÑU GAAL » DANS UN TOURBILLON MARIN
🔴 « LES FRAIS D’INSCRIPTION DES LYCÉES SONT DÉSORMAIS FIXÉS À 5 000 F AU LIEU DE 10 000 » : UN ARRÊTÉ SOUS MACKY SALL DÉSAVOUE GUIRASSY

🔴 26 JOUEURS CONVOQUÉS POUR LA DOUBLE CONFRONTATION CONTRE LE MALAWI : DERNIÈRE LISTE DE CISSÉ AVANT SON ÉVICTION

Dégradation de la note financière du Sénégal : la réaction du ministère des Finances

Le Sénégal a récemment subi une révision à la baisse de sa note de crédit, la faisant passer de Ba3 avec une perspective stable à B1, tout en étant placée sous surveillance. Cette décision, annoncée par l’agence de notation Moody’s, fait suite à une augmentation alarmante du déficit budgétaire et du niveau d’endettement entre 2019 et 2023, selon les conclusions préliminaires d’un audit des finances publiques. Les résultats de cet audit ont été révélés par le gouvernement lors d’une conférence le 26 septembre 2024.

Commandé par les plus hautes autorités et supervisé par le Ministère des Finances et du Budget, cet audit s’inscrit dans le cadre des exigences de la loi 2012-22 du 27 décembre 2012, qui instaure un Code de transparence pour la gestion des finances publiques. À la suite de cette dégradation de la note, le Ministère des Finances a tenu à réagir en réaffirmant la détermination du gouvernement à mettre en œuvre « des réformes ambitieuses » visant à réduire significativement le déficit dès 2025.

Ces réformes comprennent une réduction progressive du taux d’endettement et la mise en place de réformes structurelles destinées à renforcer l’intégrité du cadre de gestion des finances publiques. Le ministère a souligné la nécessité de s’aligner sur « des standards internationaux élevés », tout en poursuivant la coopération avec des partenaires essentiels, tels que la Banque mondiale, le Fonds monétaire international (FMI), la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), la Banque africaine de développement (BAD) et la Banque ouest-africaine de développement (BOAD).

Pour garantir l’efficacité de ces réformes, plusieurs mesures sont envisagées, telles que l’adoption de systèmes financiers intégrés et informatisés, le renforcement des mécanismes de contrôle, ainsi que l’amélioration de la coordination institutionnelle. L’objectif est d’assurer une gestion optimisée de la dette, tout en renforçant la gouvernance financière et en garantissant une transparence accrue dans les processus budgétaires, conformément aux normes communautaires de l’UEMOA et de la CEDEAO.

Le gouvernement a également exprimé son ouverture au dialogue avec ses partenaires tout au long de ce processus de réforme, afin de garantir « un avenir économique stable et prospère » pour le pays. Des mises à jour régulières seront communiquées au public à travers des communiqués de presse et des conférences, permettant ainsi aux citoyens de suivre l’évolution des réformes et des mesures correctives mises en place pour redresser la situation économique du Sénégal.

En somme, cette dégradation de la note financière du Sénégal représente un appel à l’action pour le gouvernement, qui doit maintenant se mobiliser pour restaurer la confiance des investisseurs et assurer une gestion saine des finances publiques, essentielle au développement économique du pays.

Keur Massar : Un responsable de la Sen’Eau et un charlatan arrêtés avec 1 milliard en faux billets

La Brigade de Recherches (BR) de Keur Massar a réalisé une opération spectaculaire en démantelant une importante mafia de faux-monnayeurs. Les gendarmes ont interpellé quatre individus, dont un charlatan et un chef d’équipe de la société Sen’Eau, lors de cette opération qui a eu lieu le vendredi 04 octobre 2024.

Les forces de l’ordre ont saisi des faux billets de banque d’une valeur estimée à un milliard de francs CFA, ce qui témoigne de l’ampleur de cette fraude. D’après des sources de Seneweb, les arrestations ont été effectuées alors que les suspects tentaient de « laver » les coupures de billets noirs.

Les individus appréhendés ont été placés en garde à vue, où ils seront soumis à un interrogatoire approfondi avant d’être déférés devant les juridictions compétentes. Les enquêtes se poursuivent afin de démêler les ramifications de ce réseau de faux-monnayeurs.

Fait troublant, les suspects utilisaient un véhicule de la Sen’Eau pour mener à bien leurs opérations frauduleuses, ce qui soulève des questions sur d’éventuelles complicités au sein de l’entreprise. Cette affaire met en lumière les dangers que représentent la contrefaçon et les mécanismes de blanchiment d’argent qui sévissent dans le pays.

Notation financière : Moody’s abaisse la note du Sénégal à B1

L’agence de notation financière Moody’s a annoncé, ce vendredi, une révision à la baisse de la note à long terme du Sénégal, la faisant passer de Ba3 à B1. Cette décision résulte d’une évaluation qui met en lumière une position fiscale et d’endettement moins favorable que prévue pour le pays.

Cette révision de la note survient alors que le Sénégal est actuellement en pourparlers avec le Fonds monétaire international (FMI) pour des mesures correctives nécessaires. En effet, un audit commandé par le nouveau président, Bassirou Diomaye Faye, a révélé que le déficit budgétaire de 2023 dépasse les 10%, un chiffre significativement plus élevé que le 5% rapporté par l’administration précédente. Ce constat soulève des inquiétudes quant à la viabilité économique du pays et à sa capacité à gérer son endettement.

À la suite de cet audit, le gouvernement de Faye a pris la décision de ne pas demander le décaissement prévu du FMI en juillet, après l’examen du fonds en juin. Cette stratégie vise à mettre en place un cadre plus solide pour les finances publiques avant de solliciter des fonds extérieurs.

Dans son rapport, Moody’s souligne que, bien que le Sénégal s’attende à une forte amélioration de la croissance économique en 2025, le processus d’assainissement budgétaire sera long et complexe. L’agence a également indiqué que les notes à long terme du pays sont désormais « sous surveillance », ce qui laisse entendre qu’une nouvelle révision à la baisse pourrait être envisagée si la situation ne s’améliore pas.

L’abaissement de la note de crédit a des implications significatives pour le Sénégal, notamment en matière d’accès aux financements internationaux. Une note plus basse peut augmenter le coût des emprunts pour le gouvernement et, par conséquent, limiter les investissements publics nécessaires pour relancer l’économie.

L’annonce de Moody’s est donc un signal d’alarme pour les autorités sénégalaises, leur indiquant qu’il est crucial d’agir rapidement pour stabiliser les finances publiques et regagner la confiance des investisseurs.

En réponse à cette situation, le gouvernement doit désormais élaborer des politiques claires et efficaces pour redresser la barre. Cela pourrait inclure des réformes fiscales, une gestion plus rigoureuse des dépenses publiques et des mesures pour stimuler la croissance économique. La priorité devra être de réduire le déficit budgétaire et d’améliorer la transparence financière pour éviter une nouvelle dégradation de la note par les agences de notation.

En somme, cette révision de la note par Moody’s est une invitation pressante pour le Sénégal à réévaluer ses priorités économiques et à s’engager sur la voie de la durabilité financière pour assurer un avenir prospère à ses citoyens.

Le préfet de Guédiawaye interdit un rassemblement contre l’arrestation de Lat Diop

Le préfet de Guédiawaye a décidé d’interdire un rassemblement prévu par les jeunes de la localité, qui comptaient protester contre l’arrestation jugée « arbitraire » de Lat Diop, une figure politique influente. Les organisateurs, qui avaient prévu une marche pacifique ce vendredi, dénoncent une atteinte à leur liberté d’expression et une interdiction qu’ils considèrent comme politique.

Selon Cheikh Tidiane Danfakha, porte-parole de ces jeunes, une demande officielle avait été soumise à la préfecture pour organiser une marche pacifique à 10 heures, mais aucune réponse positive n’a été donnée par les autorités. « L’autorité n’a pas donné suite à notre requête », a-t-il regretté lors d’une déclaration sur la radio RFM. M. Danfakha estime que cette interdiction s’inscrit dans une démarche politique visant à restreindre la liberté d’expression. « Nous vivons la même situation qu’il y a deux ans. La liberté d’expression est bafouée », a-t-il ajouté.

Les jeunes, qui soutiennent Lat Diop dans ce qu’ils qualifient de situation politique délicate, soulignent qu’ils n’ont aucune intention de recourir à la violence. « Nous ne jetons ni des pierres, ni ne brûlons des bus. Nous voulions simplement exprimer notre mécontentement de manière pacifique », a précisé Cheikh Tidiane Danfakha.

En dépit de cette interdiction, le porte-parole affirme que d’autres actions seront entreprises pour faire entendre leur voix. Il estime que la démocratie et les libertés fondamentales sont en danger. « Nous allons poursuivre nos démarches car c’est notre liberté qui est en jeu », a-t-il affirmé.

Les jeunes de Guédiawaye prévoyaient un sitting devant la préfecture pour protester pacifiquement contre la détention de leur leader, mais cette tentative a été avortée par la décision préfectorale, attisant encore plus leur mécontentement.

La situation politique à Guédiawaye semble de plus en plus tendue, et ces événements mettent en lumière les préoccupations croissantes autour des libertés publiques dans cette partie du pays.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°288 – du 04/10/2024

🔴 OPPOSITION À LA SONKO : LA NOUVELLE DONNE : BOUGANE SERT LA RECETTE « PASTEF »
🔴 CONVOCATIONS SYSTÉMATIQUES : YEN A MARRE ENTRE EN JEU

🔴 ALIOU CISSÉ QUITTE SON POSTE APRÈS 9 ANS À LA TÊTE DES LIONS : UN HÉRITAGE DE SUCCÈS

Ordination épiscopale de Jean Baptiste Valter Manga : Le gouverneur de Ziguinchor rassure sur l’organisation

Ce jeudi 3 octobre 2024, un Comité Régional de Développement (CRD) a été convoqué à Ziguinchor, présidé par le gouverneur Mor Talla Tine, pour discuter de l’organisation de l’ordination épiscopale de Jean Baptiste Valter Manga, nouvel Évêque de Ziguinchor, prévue pour le 23 novembre 2024. Cet événement majeur devrait réunir environ 6 000 personnes, avec un budget estimé à 90 millions de francs CFA.

Lors de cette réunion, le gouverneur a souligné l’importance de rassembler tous les services concernés afin de garantir le succès de l’événement. Il a précisé que l’administration, comme à son habitude, est mobilisée pour s’assurer que toutes les dispositions nécessaires soient prises en temps et en heure.

« Nous sommes rassurés que toutes les mesures nécessaires seront mises en place pour cet événement d’une dimension internationale, car des fidèles de différentes régions du pays et d’autres pays d’Afrique et du monde entier sont attendus », a-t-il déclaré. Le gouverneur a également insisté sur l’importance de la sécurité, de la logistique et de la couverture sanitaire pour accueillir dignement tous les invités.

L’abbé Fulgence Coly, administrateur diocésain de Ziguinchor, a exprimé sa satisfaction face aux efforts déployés pour l’organisation de cette cérémonie. Il a rappelé que cet événement marque un moment crucial pour le diocèse, qui a été sans évêque depuis le départ de Mgr Paul Abbel Mamba. Selon lui, l’ordination de Jean Baptiste Valter Manga représente une opportunité pour le diocèse de bénéficier d’un nouveau pasteur chargé de sa gouvernance.

L’abbé Coly a également mis en lumière la nécessité d’une mobilisation collective pour la réussite de cet événement, soulignant que le budget alloué est conséquent et que de nombreux efforts sont nécessaires pour accueillir tous les invités, notamment d’autres évêques qui viendront participer à la consécration.

Pour le diocèse, cet événement n’est pas simplement une formalité religieuse ; c’est un moment de communion et de prière pour toute la population de Ziguinchor et des environs. Le fait d’impliquer l’administration dans les préparatifs témoigne de la prise de conscience collective de l’importance de cet événement.

En conclusion, la préparation de l’ordination épiscopale de Jean Baptiste Valter Manga s’inscrit dans une dynamique de collaboration entre les autorités locales et l’Église, avec un engagement commun pour faire de cet événement une réussite totale. Le gouverneur de Ziguinchor et l’abbé Fulgence Coly ont tous deux exprimé leur confiance quant à l’aboutissement des engagements pris pour accueillir dignement le nouvel évêque et les nombreux invités.

AS – Le Dakarois Ziguinchor

Mise en place d’un Comité interministériel de lutte contre la migration irrégulière (CILMI)

Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, le Général Jean-Baptiste Tine, a officiellement lancé ce jeudi l’installation des comités régionaux et départementaux du Comité Interministériel de Lutte contre l’Émigration Irrégulière (CILMI). Cette initiative s’inscrit dans la volonté du gouvernement sénégalais de renforcer la lutte contre la migration clandestine, un phénomène qui met en danger des milliers de jeunes Sénégalais.

Sous la tutelle du ministère de l’Intérieur, le CILMI a pour objectif de coordonner les actions des différents services compétents en matière de lutte contre la migration irrégulière, de surveiller les frontières et d’élaborer une stratégie nationale sur ce sujet. Le comité aura également pour mission de sensibiliser la population sur les dangers de cette pratique à travers une campagne de communication d’envergure.

Lors de la cérémonie d’installation, le Général Jean-Baptiste Tine a exhorté la jeunesse sénégalaise à résister à l’appel de l’émigration clandestine, rappelant les nombreux drames humains qu’elle entraîne. « C’est un chemin mortel », a-t-il martelé, en évoquant les tragédies survenues en mer Méditerranée et dans les déserts africains. Il a également mis l’accent sur les pertes humaines et économiques que cette émigration irrégulière représente pour le Sénégal.

« Chaque jeune qui quitte le Sénégal de manière irrégulière est une richesse qui s’éloigne », a déclaré le ministre, tout en soulignant l’importance de promouvoir l’entrepreneuriat local. Il a encouragé les jeunes à croire en la possibilité de réussir au Sénégal, à travers l’initiative « Took Fii, Tekki Fii, Man Naa Nek », qui signifie « rester ici, réussir ici, je peux y arriver ».

Le ministre a profité de l’occasion pour saluer le travail des membres du comité ainsi que des services de sécurité et d’immigration qui luttent quotidiennement contre ce fléau. Il a réaffirmé la volonté du gouvernement de continuer à investir dans des solutions locales pour retenir les talents du pays.

Dans les prochains jours, le Général Jean-Baptiste Tine se rendra à Saint-Louis pour l’installation officielle des comités régionaux et départementaux, renforçant ainsi le dispositif national de lutte contre la migration clandestine.

Justice : Bougane Gueye, Cheikh Yérim Seck et Kader Dia libérés

Le leader du mouvement politique Gueum Sa Bopp et président-directeur général du groupe de presse D-Média, Bougane Gueye, ainsi que le journaliste Cheikh Yérim Seck et le chroniqueur Kader Dia, ont recouvré la liberté après leur mise en garde à vue, selon plusieurs sources médiatiques.

Ces personnalités avaient été accusées de diffusion de fausses nouvelles, de diffamation et, pour certains, de propos injurieux. Bougane Gueye, qui avait été convoqué et mis en garde à vue par la Division spéciale de la cybersécurité, faisait face à des accusations liées à des déclarations jugées diffamatoires et à la diffusion de fausses informations. En plus de ses activités médiatiques, Bougane Gueye est candidat aux élections législatives anticipées prévues pour le 17 novembre 2024.

Quant à Cheikh Yérim Seck, journaliste et écrivain, son dossier a été classé sans suite par le procureur Ibrahima Ndoye, mettant ainsi un terme à ses ennuis judiciaires. Kader Dia, chroniqueur, a également été libéré, après avoir été détenu pour des accusations similaires.

Le dénouement de cette affaire marque un soulagement pour leurs partisans, dans un contexte de tensions politiques et de débats autour de la liberté d’expression au Sénégal.

Octobre Rose : Le Président Bassirou Diomaye Faye appelle à un engagement national pour lutter contre le cancer du sein

Le Président Bassirou Diomaye Faye a lancé un vibrant appel ce jeudi à l’occasion de la campagne annuelle Octobre Rose, dédiée à la lutte contre le cancer du sein. Il a souligné l’urgence de cette cause face aux chiffres alarmants de cette maladie au Sénégal, où près de 1 838 nouveaux cas sont recensés chaque année, causant environ 976 décès.

Dans une déclaration poignante, le Président Faye a rappelé que derrière ces chiffres se trouvent des « mères, des sœurs, des épouses et des filles », et a insisté sur la nécessité d’un engagement collectif dans cette lutte. Selon lui, « chaque femme peut être touchée par la maladie, ou un membre de sa famille », faisant du cancer du sein une priorité nationale.

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Le Président a mis un accent particulier sur l’importance de la prévention et du dépistage précoce, qui peuvent considérablement augmenter les chances de guérison. Il a encouragé chaque citoyen à sensibiliser son entourage, notamment les femmes, pour qu’elles effectuent régulièrement des dépistages. La détection à un stade précoce est cruciale pour améliorer les chances de survie face au cancer du sein.

Il a également salué l’initiative du ministère de la Santé et de l’Action sociale, qui a réduit le coût de la mammographie de 30 000 FCFA à 15 000 FCFA pendant tout le mois d’octobre. Cette mesure vise à rendre les dépistages accessibles à un plus grand nombre de femmes, notamment celles issues des couches sociales les plus défavorisées.

Dans son discours, Bassirou Diomaye Faye a rappelé que le gouvernement du Sénégal s’engage pleinement dans la lutte contre le cancer du sein en encourageant la sensibilisation et l’éducation autour de cette maladie. Il a souligné l’importance de briser les tabous et de parler ouvertement du cancer avec ses proches. De plus, il a insisté sur l’importance de soutenir les femmes déjà affectées par la maladie, en leur apportant l’aide et les ressources nécessaires.

Le Président a conclu par un message d’espoir, exhortant chaque citoyen à contribuer à la bataille contre cette maladie. « Notre engagement commun fera reculer le cancer du sein dans notre pays », a-t-il déclaré, insistant sur l’importance de la solidarité nationale dans cette lutte.

La campagne Octobre Rose vise à réduire la mortalité liée au cancer du sein par des actions concrètes telles que la sensibilisation accrue, la prévention, et la facilitation de l’accès aux soins de santé. En s’attaquant aux obstacles financiers et en promouvant le dépistage précoce, le gouvernement sénégalais espère diminuer l’impact de cette maladie sur la population.

Le Président Bassirou Diomaye Faye a invité les citoyens à se mobiliser, à éduquer leurs proches, et à participer activement à cette campagne, qui s’inscrit dans un effort national pour sauver des vies et protéger les femmes sénégalaises contre ce fléau.

L’État réserve une part des marchés publics aux petites entreprises et aux entreprises dirigées par des femmes

Le Sénégal franchit une nouvelle étape dans le soutien aux petites entreprises et à l’entrepreneuriat féminin avec des mesures favorisant leur accès aux marchés publics. Depuis le 3 octobre 2024, des dispositions spécifiques sont mises en place par l’État pour garantir à ces structures économiques un accès prioritaire aux contrats publics.

Cette décision découle d’un arrêté signé par le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, qui réserve aux petites entreprises locales les contrats de moins de 80 millions de francs CFA pour les services et de moins de 100 millions de francs CFA pour les travaux. Cette initiative vise à encourager et dynamiser l’économie locale en facilitant la participation des petites entreprises aux grands projets nationaux.

Une autre mesure novatrice concerne les entreprises dirigées par des femmes. Désormais, 5 % des budgets consacrés aux contrats publics seront réservés à des petites entreprises. Plus précisément, 3 % de ces contrats seront attribués à des petites entreprises sénégalaises, tandis que 2 % seront dédiés aux entreprises dirigées par des femmes. Cette mesure vise à promouvoir l’entrepreneuriat féminin et à soutenir les femmes qui contribuent activement au développement économique du Sénégal.

L’arrêté prévoit également l’intégration des entreprises du secteur social, telles que les associations et les coopératives. En offrant une place à ces structures dans le processus d’attribution des marchés publics, l’État montre sa volonté de renforcer l’économie sociale et solidaire, tout en favorisant une participation plus équitable des acteurs locaux aux grands projets nationaux.

Cette nouvelle politique s’inscrit dans une vision plus large de redressement des finances publiques et d’inclusion économique. En facilitant l’accès aux marchés publics pour les petites entreprises et les femmes entrepreneures, l’État espère encourager la création d’emplois et soutenir les initiatives locales. L’objectif est de diversifier les bénéficiaires des marchés publics en offrant des opportunités à des acteurs qui étaient jusqu’ici marginalisés dans ce domaine.

La mise en œuvre de ces mesures est une réponse aux difficultés rencontrées par les petites entreprises pour accéder aux marchés publics, souvent dominés par de grandes structures. En accordant une priorité aux petites entreprises et aux entreprises dirigées par des femmes, l’État s’efforce de créer un environnement économique plus inclusif, où les petites structures peuvent se développer et prospérer.

L’initiative devrait contribuer à la réduction des inégalités économiques et à la promotion de la diversité dans le tissu entrepreneurial sénégalais. En soutenant ces secteurs, l’État donne un coup de pouce à l’économie locale, tout en stimulant la croissance et l’innovation dans les différentes régions du pays.

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