Régulation des Coûts du Loyer : Les orientations du Président Diomaye Faye

Lors du conseil des ministres de ce jeudi, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a mis en lumière les nouvelles orientations concernant la politique de promotion de l’accès au logement. Il a rappelé que la gestion des loyers et la construction de logements sociaux sont des priorités sociales urgentes.

Mesures Annoncées :

Évaluation des dispositifs de régulation des loyers : Le Président a demandé au Premier Ministre de lancer immédiatement, en collaboration avec les Ministres concernés et les associations de consommateurs, une évaluation des dispositifs de régulation des coûts du loyer, en tenant compte des spécificités de chaque zone. Cette initiative vise à garantir des logements abordables pour toutes les couches sociales.

Bilan de la loi de 2016 sur l’habitat social : Le Président a souligné l’urgence de réaliser un bilan exhaustif de l’application de la loi 2016-31 du 08 novembre 2016, portant loi d’orientation sur l’habitat social. Il a insisté sur l’importance de réévaluer la gestion des pôles urbains créés et les projets de construction de logements sociaux déjà exécutés sur le territoire national.

Renforcement des institutions clés : Le Président a indiqué au Ministre de l’Urbanisme et au Secrétaire d’État à l’Urbanisme et au Logement la nécessité de renforcer la SICAP SA et la SN HLM dans leurs missions d’intérêt public. Cela passera par l’établissement d’une nouvelle doctrine pragmatique de promotion du logement social, définie par l’État sur la base d’un Contrat d’Objectifs et de Moyens ambitieux, avec une approche territoriale renforcée.

L’objectif principal de ces mesures est de rendre les logements plus accessibles et abordables pour les citoyens, tout en s’assurant que les politiques mises en place sont adaptées aux besoins spécifiques de chaque région. Le Président Bassirou Diomaye Faye entend ainsi améliorer les conditions de vie des populations en facilitant l’accès à des logements décents.

Les nouvelles orientations annoncées par le Président de la République en matière de régulation des coûts du loyer et de promotion du logement social témoignent de l’engagement du gouvernement à répondre aux besoins urgents de la population. La collaboration avec les associations de consommateurs et le renforcement des institutions clés seront déterminants pour la réussite de ces initiatives.

Conseils des Ministres : Outhmane Diagne, Ngounda Mboup, Mame Gor Ngom et 79 autres fonctionnaires nommés

Lors du conseil des ministres du jeudi 18 juillet 2024, le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a signé plusieurs décrets de nomination. Parmi les nouveaux promus, on compte le journaliste Mame Gor Ngom, le constitutionnaliste Ngouda Mboup et le militant de Pastef, Outhmane Diagne, qui ont tous été nommés à des postes de responsabilité importants.

Nominations Clés :

Mame Gor Ngom :
Titulaire d’une maîtrise en communication, l’ancien Rédacteur en Chef de « La Tribune » et d' »Africa Check » a été nommé Directeur général du Bureau de l’information et de la communication du gouvernement (Bic-Gouv). Cette nomination a été confirmée par le communiqué officiel du conseil des ministres.

Ngouda Mboup :
L’enseignant-chercheur en Droit constitutionnel Ngouda Mboup a été désigné président du conseil d’administration du Port autonome de Dakar, remplaçant ainsi l’ex-maire des Parcelles Assainies, Moussa Sy. Cette nomination souligne l’importance de renforcer la gouvernance du port, une infrastructure vitale pour l’économie nationale.

Outhmane Diagne :
Militant actif de Pastef, Outhmane Diagne a été nommé président du conseil d’administration du Fonds d’entretien routier autonome (Fera). Ce fonds joue un rôle crucial dans l’entretien des infrastructures routières du pays, et la nomination de Diagne est perçue comme un pas vers une meilleure gestion de ces ressources.

    Impact et Signification :

    En tout, 81 cadres ont été nommés à divers postes de responsabilité au sein du gouvernement et des institutions publiques. Ces nominations reflètent une volonté de renouveler et de dynamiser les équipes dirigeantes pour mieux répondre aux défis actuels du pays.

    Contexte et Perspectives :

    Ces décisions s’inscrivent dans le cadre des efforts continus du gouvernement pour améliorer la gestion publique et renforcer les institutions. En nommant des professionnels qualifiés et expérimentés, le Président Bassirou Diomaye Faye cherche à insuffler une nouvelle dynamique dans l’administration sénégalaise.

    Conclusion

    Le conseil des ministres du 18 juillet 2024 marque une étape importante dans la réorganisation de plusieurs secteurs clés du gouvernement. Les nouvelles nominations, notamment celles de Mame Gor Ngom, Ngouda Mboup, et Outhmane Diagne, sont attendues pour apporter des contributions significatives à leurs domaines respectifs, contribuant ainsi au développement global du pays.

    Les nominations en conseil des ministres du Jeudi 18 Juillet 2024

    Le Président de la République a pris les décisions suivantes :

    PRESIDENCE DE LA RÉPUBLIQUE 

    1. Monsieur Cheikh Ahmed Bamba DIAGNE, Enseignant chercheur, maître de conférences à l’UCAD, est nommé Secrétaire Permanent du Comité d’Orientation Stratégique du Pétrole et du Gaz (COS- PETROGAZ), en remplacement de Monsieur Malick SALL ;

    PRIMATURE

    2.         Monsieur Mor FALL, Inspecteur général d’Etat, est nommé Directeur général de l’Ecole nationale d’Administration (ENA), en remplacement de Monsieur Mouhamadou Lamine DIALLO ;
    3.         Monsieur Mame Gor NGOM, titulaire d’une maîtrise en communication, est nommé Directeur général du Bureau de l’Information et de la Communication du gouvernement (BIC-GOUV) ;
    4.         Monsieur Birom Holo BA, titulaire d’un doctorat en optimisation et sûreté des systèmes, est nommé Chef du Bureau opérationnel de Coordination et de Suivi des Projets et Programmes.

    MINISTERE DE L’ENERGIE DU PETROLE ET DES MINES

           Monsieur Meissa Diakhaté, agrégé des facultés de droit, est nommé Président du Conseil d’administration du Fonds Spécial de soutien au secteur de l’Energie, en remplacement de Monsieur Cheikhna ANNE.
    5.         Monsieur Pape Moctar SARR, Ingénieur centralien, est nommé Président du Conseil d’administration (PCA) de la Société africaine de Raffinage (SAR), en remplacement de Monsieur Thierno NDIAYE ;
    6.         Joseph Sambesene DIATTA, Professeur assimilé des universités en physique, est nommé Président du Conseil d’administration de (PETROSEN Holding) en remplacement de Aymérou GNING ;
    7.         Monsieur Cheikh BITEYE, titulaire d’un master en administration des entreprises, est nommé Président du Conseil d’administration de l’Agence sénégalaise d’Electrification rurale (ASER), poste vacant;
    8.         Monsieur Adama DIAWARA, Professeur d’histoire et de géographie, est nommé Président du Conseil de surveillance de l’Agence nationale des Energies renouvelables (ANER), en remplacement de Monsieur Abdoulaye SY ;
    9.         Monsieur Pape Momar LO, Ingénieur en génie électrique, est nommé Directeur général du Réseau gazier du Sénégal SA (RGS SA), en remplacement de Monsieur Joseph Oufame MEDOU;
    10.     Monsieur Cheikh Moulaye Idriss FALL, Ingénieur en génie électrique, est nommé Directeur de l’Electricité, poste vacant ;
    11.     Monsieur El hadj NDIAYE, Titulaire d’un Doctorat en énergies renouvelables, est nommé Directeur du développement des Energies renouvelables, en remplacement de Monsieur Demba GAYE ;
    12.     Madame Oumou Khaïry DIOP, titulaire d’un master en économie, régulation et énergie, est nommée Secrétaire permanent à l’Energie, poste vacant ;
    13.     Monsieur Fidèle Djissibone DIEME, Ingénieur électromécanicien, est nommé Secrétaire général de l’Agence sénégalaise d’Electrification rurale (ASER), poste vacant ;

    MINISTERE DES INFRASTRUCTURES ET DES TRANSPORTS TERRESTRES ET AERIENS

    14.      Monsieur Tahir NDIAYE, Consultant international en transport aérien, est nommé Président du Conseil d’administration de la Société AIBD Assistance Services (2AS), en remplacement de Monsieur Ibrahima NDIAYE ;
    15.      Monsieur Ndiogou NDIAYE, Inspecteur principal de l’aviation civile, est nommé président du Conseil de surveillance de l’Agence nationale de l’Aviation civile et de la Météorologie (ANACIM), en remplacement de Monsieur Mamadou Moustapha DIENG ;

    16.      Mor Talla NDIAYE, Ingénieur en génie civil, est nommé Président du Conseil de surveillance de l’Agence de Gestion des Routes (AGEROUTE), en remplacement de Monsieur Mamadou Mory DIAW ;
    17.      Monsieur Bara SOW, titulaire d’un master en finances, audit et contrôle de gestion, est nommé Directeur général du Fonds pour le Développement des Transports terrestres (FDTT), en remplacement de Monsieur Babacar GAYE ;
    18.      Monsieur Mamadou GOUDIABY, spécialiste des transports, est nommé Président du
    Conseil d’administration de la Société Dakar Dem Dikk (DDD), en remplacement de Monsieur Habibou TIMBO ;
    19.      Monsieur Outhmane DIAGNE, Titulaire d’un Master II en Droit économique, est nommé Président du Conseil d’administration du Fonds d’Entretien routier autonome
    (FERA), en remplacement de Monsieur Pape Songdé DIOP ;

    MINISTERE DE L’ENVIRONNEMENT ET DE LA TRANSITION ECOLOGIQUE

    20. Monsieur Mady BATHILY, Administrateur civil, est nommé Secrétaire général de l’Agence sénégalaise de la Reforestation et de la Grande Muraille verte (ASERGMV), en remplacement de Monsieur Maodo Malick NDAO ;

    MINISTERE DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE

    21.     Monsieur Cheikh Mouhamadou MBAYE, Enseignant, est nommé Président du Conseil d’administration de l’Office national de Formation professionnelle (ONFP), poste vacant;
    22.     Monsieur Mouhamadou Makhtar DIA, Enseignant-Professeur, est nommé Président du Conseil d’administration du Centre national de Qualification professionnelle (CNQP), en remplacement de Monsieur Ibrahima NDOUR ;
    23.     Monsieur Malick SY, Cadre administratif à la retraite, est nommé Président du Conseil de surveillance de l’Agence nationale de la Maison de l’Outil (ANAMO), en remplacement de Monsieur Fossar Banding SOUANE;
    24.     Monsieur Demba DIOUM, Ingénieur en systèmes et réseaux, est nommé Directeur général de l’Agence nationale de la Maison de l’Outil (ANAMO), poste vacant ;

    MINISTERE DE L’HYDRAULIQUE ET DE L’ASSAINISSEMENT

    25. Monsieur Ahmad Iyane SOW, Professeur titulaire en médecine, est nommé Président du Conseil d’administration de l’Office des Lacs et Cours d’eau (OLAC), en remplacement de Monsieur Souleymane Barka BA ;

    MINISTERE DES PECHES ET DES INFRASTRUCTURES MARITIMES ET PORTUAIRES

    26.      Monsieur Ismaïla NDIAYE, Ingénieur des pêches et de l’aquaculture, est nommé Directeur des Pêches maritimes, en remplacement de Monsieur Diène FAYE ;
    27.      Monsieur Ahmadou Tidiane CAMARA, Ingénieur des pêches et de l’aquaculture, est nommé Directeur du Centre national de Formation des Techniciens des pêches et de l’Aquaculture (CNFTPA), en remplacement de Monsieur Samuel Joseph Waly FAYE ;
    28.      Mohamed Ngouda MBOUP, enseignant-chercheur, est nommé Président du Conseil d’administration du Port autonome de Dakar (PAD), en remplacement de Monsieur Moussa SY ;

    MINISTERE DE L’URBANISME, DES COLLECTIVITES TERRITORIALES ET DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE

    29.     Monsieur Abdou Khadre FOFANA, titulaire d’une maitrise en géographie et en géomatique, est nommé Président du Conseil d’administration de la Société nationale de gestion intégré des déchets (SONAGED), en remplacement de Monsieur Talla CISSE ;
    30.     Monsieur Ibrahima DIOP, Analyste financier, est nommé Administrateur du Fonds pour l’Habitat social (FHS), en remplacement de Monsieur Ousmane WADE ;
    31.     Monsieur Assane DIOP, titulaire d’une licence professionnelle en comptabilité publique, est nommé Président du Conseil d’administration de la Société d’Aménagement foncier et Rénovation urbaine (SAFRU) en remplacement de Monsieur Gorgui CISS ;
    32.     Monsieur Serigne Kosso SENE, Ingénieur agronome, est nommé Directeur général du Cadre de vie et de l’Hygiène publique, en remplacement de Monsieur Aliou Badara LY ;

    MINISTERE DE LA SANTE ET DE L’ACTION SOCIALE

    33.     Monsieur Alioune Ibnou Abou Talib DIOUF, Pharmacien, est nommé Directeur général de l’Agence sénégalaise de Réglementation pharmaceutique (ARP), en remplacement de Madame Oumy Kalssoum Ndiaye NDAO ;
    34.     Monsieur Mamadou DIOP, Professeur agrégé en anatomie et organogénèse, est nommé Directeur du Centre national d’Oncologie de Diamniadio;
    35.     Monsieur Abdallah WADE, Médecin urgentiste, est nommé Directeur du Service d’Assistance médicale d’Urgence (SAMU en remplacement de Professeur Mamadou Diarra BEYE ;
    36.     Médecin-colonel Bécaye FALL, Professeur agrégé en pharmacie, est nommé Directeur des Laboratoires, en remplacement de Monsieur Amadou Mouctar DIEYE ;
    37.     Monsieur Boucar DIOUF, Médecin, est nommé Directeur général de l’Action sociale (DGAS), en remplacement de Madame Arame Top SENE;
    38.     Monsieur Fallou NIANG, Médecin, est nommé Directeur du Centre hospitalier régional de Kolda, en remplacement de Monsieur Djibril YANSANE ;
    39.     Monsieur Yoro DIAGNE, Docteur en médecine, titulaire d’un master en management des établissements de santé est nommé Directeur de l’hôpital Abdoul Aziz SY DABAKH de Tivaone en remplacement de Madame Bineta Diop BADIANE

    MINISTERE DE L’AGRICULTURE, DE LA SOUVERAINETE ALIMENTAIRE ET DE L’ELEVAGE

    40.      Sémou Pathé DIOUF, Spécialisé en gestion de projets et ingénieur technique en agriculture, est nommé Directeur général de l’Agence nationale d’Insertion et de Développement agricole (ANIDA), en remplacement de Monsieur Aliou LECOR ;
    41.      Monsieur Alassane BA, Ingénieur agronome, est nommé Directeur général de la Société nationale d’Aménagement et d’Exploitation des Terres du Delta du Fleuve Sénégal et des Vallées du Fleuve Sénégal et de la Falémé (SAED), en remplacement de Monsieur Aboubacry SOW ;
    42.      Monsieur Moustapha GUEYE, titulaire d’un doctorat en production et protection des végétaux, est nommé Directeur général de l’Institut supérieur de recherches agricoles (ISRA) en remplacement de Monsieur Momar Talla SECK ;
    43.      Monsieur Mbaye Sylla KHOUMA, Ingénieur en agronomie tropicale, est nommé Président du Conseil d’administration de l’Institut supérieur de recherches agricoles (ISRA) en remplacement de Monsieur Ngagne SENE ;
    44.      Monsieur Ousmane SYLLA, statisticien, est nommé Directeur de l’Analyse, de la Prévision et des Statistiques agricoles (DAPSA), en remplacement de Monsieur Ibrahima MENDY ;
    45.      Monsieur Bounama DIEYE, Ingénieur hydraulicien, est nommé Directeur du Matériel et de l’Equipement rural en remplacement de Monsieur Oumar SANE ;
    46.      Monsieur El hadj FAYE, Sociologue, est nommé Directeur général de l’Agence nationale de Conseil agricole et rural (ANCAR) en remplacement de Madame Mariama DRAME ;
    47.      Monsieur Mamadou CISSOKHO, Expert en Agriculture, est nommé Président du
    Conseil d’administration de l’Agence nationale de Conseil agricole et rural (ANCAR), en remplacement de Mamadou Camara ;
    48.      Monsieur Taha SOW, Administrateur de sociétés, est nommé Président du Conseil d’administration de la Société nationale de Commercialisation des Oléagineux du Sénégal (SONACOS), en remplacement de Monsieur Youssou DIALLO ;
    49.      Monsieur Cheikh Ahmadou Bamba NGOM, Agro-économiste, est nommé Coordonnateur national du Programme des Domaines agricoles communautaires (PRODAC), en remplacement de Monsieur Djimo SOUARE ;
    50.      Monsieur Abdou Mbacké SAMB, Enseignant, est nommé Président du Conseil de surveillance du Programme des Domaines agricoles communautaires (PRODAC), en remplacement de Monsieur Cheikh Ahmed Tidiane DIENG ;
    51.      Monsieur Modou Guèye SECK, économiste, gestionnaire des projets, est nommé Directeur du Financement et du Partenariat avec les Organisations, en remplacement de Monsieur Serge MALOU ;
    52.      Alfred Kouly SENE, Spécialiste en science des sols, est nommé Directeur général de l’Institut national de Pédologie (INP), en remplacement de Monsieur Mamadou SOW ;

    MINISTERE DE LA MICROFINANCE ET DE L’ECONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE

    53.     Madame Mariama DIENG, Sociologue, est nommée Directeur de la Promotion de
    l’Economie sociale et solidaire, poste vacant ;
    54.     Monsieur Seydina Oumar NDIAYE, Economiste, est nommé Directeur des Stratégies et de la Prospective, en remplacement de Monsieur Mohamet DIOP ;
    55.     Monsieur Demba THIAM, Professeur de l’enseignement moyen secondaire, est nommé Président du Conseil d’orientation du Fonds national de la Microfinance, en remplacement de Ismaïla DEMBELE ;

    MINISTERE DU TOURISME ET DE L’ARTISANAT

    56.     Madame Soda DIARRA, Spécialiste en marketing et management touristique, est nommée Directeur de la Promotion touristique, en remplacement de Monsieur Mohamadou Manel FALL ;
    57.     Madame Marie Ndéye Gnilane DIOUF, Economiste est nommée Directeur de l’Artisanat, en remplacement de Monsieur Ahmadou Bamba SARR ;
    58.     Monsieur Hady TOURE, Spécialiste en comptabilité et finances, est nommé Directeur de l’Encadrement et de la Transformation des Entreprises informelles, en remplacement de Monsieur Mamadou DJITE ;
    59.     Madame Sophie Nzinga SY, spécialiste en design, est nommée Directeur général de l’Agence pour la promotion et le Développement de l’Artisanat (APDA), en remplacement de Monsieur Papa Hamady NDAO ;
    60.     Monsieur Birame SARR, spécialiste en tourisme, est nommé Directeur de l’Ecole nationale de Formation hôtelière et touristique, en remplacement de Monsieur Moussa THIOR ;
    61.     Monsieur Sissao DIANE, Professeur de l’enseignement moyen secondaire, est nommé Président du Conseil de surveillance de l’Agence pour la Promotion et le Développement de l’Artisanat, en remplacement de Monsieur Mamadou CISSOKHO ;
    62.     Monsieur Elhadji Malick MBAYE, Expert en tourisme, est nommé Secrétaire général de l’Agence sénégalaise de Promotion touristique, en remplacement de Monsieur Mamadou DIALLO ;
    63.     Monsieur Ibrahima TALL, Economiste statisticien, est nommé Coordonnateur du Projet Mobilier national, en remplacement de Monsieur Saloum NDIAYE ;

    MINISTERE DE L’INDUSTRIE ET DU COMMERCE

    64. Monsieur Mamadou COULIBALY, titulaire d’un master en ingénierie financière, est nommé Directeur général de la Société d’Exploitation du Marché d’Intérêt national et
    de la gare des gros Porteurs (SEMIG), en remplacement de Madame Fatoumata NIANG;

    MINISTERE DE LA JUSTICE

    65. Monsieur Alassane GUEYE, titulaire d’un doctorat en finance et économie, est nommé Directeur de la Bonne Gouvernance, en remplacement de Monsieur Arona SARR.

    MINISTERE DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR

    66.     Monsieur Alioune SENE, Ingénieur en génie civil, est nommé Directeur de la Maintenance des Constructions et des Equipements de l’Enseignement supérieur en remplacement de Monsieur Ahmadou Bamba FALL ;
    67.     Monsieur Aliou SENE, Enseignant-chercheur, est nommé Directeur du Centre régional des Œuvres universitaires sociales de l’Université Alioune Diop de Bambey en remplacement de Monsieur Moustapha GUEYE.
    68.     Monsieur Jean Amédé DIATTA, Diplôme d’études approfondies en sociologie, est nommé Directeur des Bourses, en remplacement de Monsieur Khalifa GAYE ;

    MINISTERE DES FINANCES ET DU BUDGET

    69. Monsieur François NDIAYE, inspecteur du cadastre, est nommé Directeur du Cadastre, en remplacement de Monsieur Ibrahima AW ;

    MINISTERE DE L’INTERIEUR ET DE LA SECURITE PUBLIQUE

    70.     Monsieur Birame SENE, Magistrat, précédemment directeur de la formation et de la communication à la direction générale des élections, est nommé Directeur général des Elections (DGE) en remplacement de Monsieur Thiendella FALL. 
    71.     Monsieur Ousmane NGOM, spécialiste en passation des marchés publics, finances et gestion publiques, matricule de solde n° 624 961/D, est nommé Directeur de l’Administration générale et de l’Equipement au Ministère de l’Économie du Plan et de la Coopération, en remplacement de Monsieur Malick SARR appelé à d’autres fonctions.


    72.     Monsieur Laïty MBENGUE, titulaire d’un master en Comptabilité et gestion financière, matricule de solde n° 625 060/O, est nommé Directeur de l’Administration générale et de l’Equipement au Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.


    73.     Madame Ndéye Yacine GUEYE, Docteur en Economie de l’Education, matricule de solde n° 677 090/O, précédemment Directeur de l’Administration générale et de l’Equipement au Ministère de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation est nommée Directeur de l’Administration générale et de l’Equipement au Ministère de l’Education nationale.

    74.     Monsieur Louis Benoit MBAYE, Professeur de l’Enseignement moyen, matricule de solde n° 666 139/A, est nommé Directeur de l’Administration générale et de l’Equipement au Ministère de la Fonction publique et de la Réforme du Service public, en remplacement de Madame Mame Khady Sidy Aly BADJI appelée à d’autres fonctions.

    75.     Monsieur Mamadou Moustapha DIALLO, Spécialiste en gestion de projets et en Finances publiques, matricule de solde n° 634 436/Z, est nommé Directeur de l’Administration générale et de l’Equipement au Ministère du Tourisme et de l’Artisanat, en remplacement de Monsieur Mandiaye DIOP appelé à d’autres fonctions.

    76.     Madame Fatou DIOUF, Professeur de l’Enseignement secondaire, matricule de solde n° 661 673/A, est nommée Inspecteur des Affaires administratives et financières au Ministère de l’Education nationale.

    77.     Monsieur Ibrahima NGOM, Conseiller aux Affaires culturelles, matricule de solde n° 611 781/F, est nommé Inspecteur technique au Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture.

    78.     Monsieur Doudou SANKHARE, Inspecteur de l’Education populaire, de la Jeunesse et des Sports, matricule de solde n° 632 100/D, est nommé Inspecteur technique au Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture.

    79.     Monsieur Omar Ben Khatap DANFAKHA, Conseiller aux Affaires culturelles, matricule de solde n° 600 620/B, est nommé Inspecteur technique au Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture.

    80.     Monsieur Modou MBAYE, Ingénieur de Conception, Spécialiste en Science de la Vie, de la Santé et de l’Environnement, matricule de solde n° 515 420/G, précédemment Inspecteur technique au Ministère de la Famille et des Solidarités, est nommé Inspecteur des Affaires administratives et financières au Ministère de la Microfinance, de l’Economie sociale et solidaire.

    81.     Monsieur Malick THIAM, Juriste, matricule de solde n° 715191/R, est nommé Inspecteur technique au Ministère de la Microfinance, de l’Economie sociale et solidaire.

    Communiqué du conseil des ministres du Jeudi 18 Juillet 2024

    Le Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE a présidé, ce jeudi 18 juillet 2024, la réunion hebdomadaire du Conseil des Ministres, au Palais de la République.

    A l’entame de sa communication, le Président de la République a renouvelé ses meilleurs vœux à la Oummah islamique et particulièrement à la communauté musulmane du Sénégal à l’occasion de la fête de Tamkharite (Achoura).  
     
    Le Chef de l’Etat a adressé ses vives félicitations et réitéré sa confiance au Premier Ministre et à l’ensemble des Ministres et Secrétaires d’Etat pour le travail exceptionnel accompli, depuis leur installation, dans la prise en charge des urgences économiques et sociales et la mise en œuvre du PROJET de transformation systémique du Sénégal. Il a rappelé au Gouvernement sa détermination constante à ne ménager aucun effort pour la réalisation, avec le soutien du peuple, d’un Sénégal souverain, juste et prospère.                     
     
    Le Président de la République a demandé au Premier Ministre d’intensifier la mise en œuvre des réformes indispensables pour l’assainissement des finances publiques et la rationalisation du fonctionnement de l’Etat. Il a, sous ce rapport, appelé à la protection et à la relance endogène de l’économie nationale dans une perspective de prospérité et de progrès social durables. A cet égard, il a invité le Gouvernement à accentuer le suivi de l’application effective des mesures de baisse des prix des produits et services de consommation courante mais également d’assurer une bonne maitrise des approvisionnements du pays en denrées essentielles et en hydrocarbures. 
     
    Le Chef de l’Etat a exhorté le Premier Ministre à veiller avec les Ministres impliqués, notamment ceux en charge du Pétrole, des Finances et du Commerce, au suivi quotidien de l’exploitation de nos ressources pétrolières et gazières à travers l’opérationnalisation des meilleurs mécanismes de contrôle et de commercialisation des productions dans les champs d’hydrocarbures concernés.  
     
              Le Président de la République a indiqué que le second semestre de 2024 doit consolider la phase cruciale, de rectification, d’ajustement, de réforme hardie des politiques publiques et de reddition des comptes. L’objectif est de créer dans tous les secteurs de la vie économique, sociale, environnementale et culturelle, les conditions véritables pour bâtir durablement une souveraineté assumée dans le sillage d’une démocratie exemplaire et d’un Etat de droit de référence. Il a, dès lors, exhorté le Gouvernement d’être davantage à l’écoute des populations, d’anticiper et de travailler dans la solidarité, avec la mise en œuvre d’une stratégie de communication coordonnée, cohérente, persuasive et offensive. C’est dans cet esprit qu’il a demandé au Premier Ministre de prendre toutes les dispositions en vue de la présentation prochaine devant l’Assemblée nationale de la Déclaration de Politique générale du Gouvernement déjà disponible.
     
    Evoquant la nouvelle politique de promotion de l’accès au logement, le Chef de l’Etat a rappelé que la gestion de la problématique des loyers et la construction de logements sociaux demeurent des urgences sociales. Il a demandé au Premier Ministre d’engager, sans délais, avec les Ministres concernés et les associations de consommateurs, l’évaluation des dispositifs de régulation des coûts du loyer selon les spécificités de chaque zone. 
     
    Le Président de la République a souligné l’urgence de faire le bilan exhaustif de l’état d’application de la loi de 2016-31 du 08 novembre 2016 portant loi d’orientation sur l’habitat social, de la gestion des pôles urbains créés, ainsi que des projets de construction de logements sociaux exécutés sur le territoire national. Dans cette perspective, il a indiqué au Ministre de l’Urbanisme et au Secrétaire d’Etat à l’Urbanisme et au Logement, la nécessité de renforcer la SICAP SA et la SN HLM dans leurs missions d’intérêt public à travers l’établissement d’une nouvelle doctrine pragmatique de promotion du logement social définie par l’Etat sur la base d’un Contrat d’Objectifs et de Moyens ambitieux avec une approche territoriale renforcée. 
     
    A cet égard, le Chef de l’Etat a demandé au Premier Ministre de proposer un Programme rénové de développement des logements sociaux aux normes intégrant des mesures fiscales, foncières et financières incitatives et durables pour faciliter l’accès au logement et à la propriété foncière et immobilière. Cette réorientation majeure de la politique du logement doit favoriser la construction de logements décents et adaptés avec la mise à disposition transparente, à partir de cahiers des charges rigoureusement ficelés, du foncier aménagé et la montée en puissance des activités de la Société d’Aménagement foncier et de Rénovation urbaine (SAFRU).
     
    Dans la même lancée, le Président de la République a rappelé aux Ministres en charge des Domaines, de l’Intérieur, des Collectivités territoriales et de l’Urbanisme, et au Secrétaire d’Etat à l’Urbanisme et au Logement, la nécessité d’engager des concertations avec les maires et les chefs de villages en vue d’accélérer la réalisation du cadastre universel, de maitriser l’émergence de nouveaux pôles urbains et de définir des règles consensuelles en matière de restructuration des communes et de rénovation urbaine.  
     
    Le Chef de l’Etat a également indiqué la nécessité de promouvoir et de soutenir les coopératives d’habitat afin de développer la construction de nouveaux logements avec notamment la mise à contribution des bailleurs publics et des fonds dédiés à l’habitat social et une meilleure implication de la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), de la Banque de l’Habitat du Sénégal (BHS) et d’autres établissements financiers dans le secteur du logement. 
     
             Le Président de la République a invité le Premier Ministre à prendre toutes les mesures adéquates à l’effet de simplifier davantage le processus d’obtention du permis de construire pour accélérer la relance des constructions de logements mais aussi optimiser les impacts positifs du secteur stratégique du BTP sur l’environnement des affaires et l’emploi des jeunes. Il a ainsi demandé au Premier Ministre de tenir avec l’ensemble des acteurs impliqués un Conseil interministériel sur le logement afin d’assurer une mise en œuvre optimale de la nouvelle politique de régulation des loyers et de promotion du logement social.
     
    Par ailleurs, le Chef de l’Etat a mis en exergue la nécessité d’une réflexion consensuelle sur l’architecture de nos Villes et Communes. A cet effet, il a rappelé l’attention particulière qu’il accorde au respect des règles d’urbanisme, d’architecture et de contrôle des constructions. Il a, enfin, demandé au Ministre des Collectivités territoriales, de l’Urbanisme et de l’Aménagement des Territoires d’engager, dans les meilleurs délais, une réflexion avec l’Ordre des architectes et les autres acteurs impliqués pour la mise en œuvre d’un cadre consensuel d’harmonisation, à terme, de l’architecture de nos Villes et Communes.
     
             À l’entame de sa communication, le Premier Ministre a adressé les vives félicitations du Gouvernement au Président de la République pour sa démarche pédagogique d’explicitation du PROJET lors de l’entrevue, hautement appréciée par le peuple, qu’il a accordée à la presse sénégalaise, le samedi 13 juillet 2024, à l’occasion de ses premiers 100 jours à la tête du pays.
     
            Abordant la problématique de l’orientation des nouveaux bacheliers dans les différentes Universités sénégalaises, le Premier Ministre a jugé indispensable de veiller à la mise en adéquation des décisions d’orientation avec les profils et choix des bacheliers ainsi qu’au renforcement des infrastructures et des campus sociaux dans les régions afin de décongestionner l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Il a également soulevé l’exigence de disposer d’une méthodologie à même de garantir la transparence absolue de l’allocation des bourses d’études et des locaux d’hébergement des étudiants dans les campus sociaux.
     
            Évoquant le suivi des directives présidentielles sur la période avril-juin 2024, le Premier Ministre a fait part de la prise en charge satisfaisante, par les départements ministériels, des diligences portant sur l’état des lieux des programmes, projets et capital humain. Ce qui a facilité le démarrage rapide des audits. Il a également relevé, avec satisfaction, les efforts déployés par les départements ministériels pour la résolution de problématiques urgentes dans divers secteurs. Il a engagé les Ministres à s’assurer de la bonne préparation des projets de textes portant notamment sur les lanceurs d’alerte et l’accès à certaines hautes fonctions dans les secteurs publics et parapublics. Il a aussi demandé la finalisation du dossier relatif aux victimes des événements de janvier 2021 à février 2024 et du site internet dédié au recueil des profils de compétences des Sénégalais et des idées de projets. 
     
             Par ailleurs, le Premier Ministre a fait part au Conseil de la réception du pré-rapport ayant sanctionné les travaux de la Commission chargée de passer en revue les occupations du Domaine public maritime de la Région de Dakar, en vue de restituer aux citoyens les rivages protégés de la mer et de préserver ses fonctions écologiques. Le Rapport final sera soumis à la très haute appréciation du Président de la République.
     
             Enfin, le Premier Ministre a évoqué l’organisation du concours d’entrée à l’Ecole nationale d’Administration (ENA) au titre de l’année 2024. Il a demandé au Ministre, Secrétaire général du Gouvernement, aux Ministres concernés et l’administration de l’ENA à engager des concertations en vue de l’augmentation des effectifs à recruter et de formuler des propositions de modernisation de l’ENA. L’objectif est de renforcer les ressources humaines de l’administration pour la prise en charge satisfaisante des réformes nécessaires à la transformation systémique du Sénégal.
     
         AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES : 
     
    •       Le Ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens a fait une communication sur la problématique liée aux processus d’exploitation et de maintenance du TER dans une perspective de renégociation des contrats ; 
     
    •       Le Ministre de l’Environnement et de la Transition écologique a fait une communication sur le processus de classement du Lac Rose en réserve naturelle urbaine ;
     
    •       Le Ministre de la Famille et des Solidarités a fait le point sur la situation du Programme national de Bourses de Sécurité familiale et du Registre national unique.  
     
    AU TITRE DES TEXTES LEGISLATIFS ET REGLEMENTAIRES, 
    Le Conseil a examiné et adopté :
     
    •       Le Projet de décret portant interdiction des activités minières et d’octroi de permis d’exploitation dans la zone du fleuve Falémé ;
     
    •       Le Projet de décret fixant les conditions d’élaboration et de mise à jour du Plan intégré à moindre coût dans le secteur de l’électricité.

    Appel au Président Diomaye Faye : Les victimes du litige foncier à Mbour-4 demandent la levée de la suspension

    Des milliers d’occupants du site de Mbour-4, victimes d’un litige foncier persistant, appellent à l’intervention du Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, pour lever les mesures de suspension provisoire qui bloquent leurs projets de construction. Cette levée est essentielle pour que ces résidents puissent obtenir les documents nécessaires attestant de leur propriété sur les parcelles destinées à l’habitation. Bien que les nouvelles autorités aient pris certaines mesures, les occupants soulignent l’urgence de résoudre leur situation pour éviter des conséquences socio-économiques graves.

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    La crise foncière à Mbour-4 trouve ses racines dans une série de décisions administratives et de conflits d’intérêts. Une note de service, suspendant les constructions sur plusieurs sites, y compris Mbour-4, avait été signée le 29 avril 2024. Cette décision visait principalement à régulariser et à redistribuer les terres de manière équitable. Cependant, elle a eu pour effet de paralyser les projets de construction de nombreux résidents.

    Aliou Badji, chargé de communication du collectif des victimes, rappelle que le 28 juin 2024, le bureau exécutif du collectif a participé à un comité ad hoc national pour l’établissement des documents administratifs en instance. Cette réunion visait à trouver des solutions pour accélérer le processus de régularisation, mais les résultats tardent à se concrétiser.

    Pape Cissé, président du collectif, explique que les occupants de Mbour-4 possédaient des parcelles sur un site de 135 hectares dans le cadre de la régularisation foncière. Ceux destinés à être relogés sur le site d’extension de 196 hectares vivent une situation particulièrement difficile. Depuis la suspension, ils sont plongés dans le désespoir, ne pouvant ni construire ni obtenir des titres de propriété. Certains habitants, qui avaient déjà commencé leurs travaux de construction, ont dû tout arrêter, subissant ainsi des pertes financières considérables.

    Le site de Mbour-4 comprend 3 643 lots, dont 2 025 ont été régularisés. Cependant, de nombreuses personnes attendent encore les documents de propriété. Ces résidents se retrouvent dans une impasse, incapables de faire valoir leurs droits sur leurs terres et de continuer leurs projets de vie.

    Face à cette situation, le collectif des victimes appelle à une intervention rapide et décisive du Président Diomaye Faye. Ils demandent la levée immédiate des mesures de suspension provisoire pour permettre la reprise des constructions et la délivrance des titres de propriété. Le collectif plaide également pour le dédommagement des personnes qui ont perdu leur maison et subi des dommages financiers à cause de cette suspension.

    Le président du collectif, Pape Cissé, insiste sur l’importance de cette action pour éviter une détérioration sociale et économique de la région. Il rappelle que les familles affectées par ce litige sont nombreuses et que leurs conditions de vie se dégradent chaque jour. « Les occupants de Mbour-4 avaient des parcelles sur un site de 135 hectares dans le cadre de la régularisation », dit-il. « Ceux devant être recasés au site d’extension de 196 hectares sont dans une situation de désespoir depuis que cette mesure a été prise. »

    La suspension des constructions à Mbour-4 a des répercussions économiques significatives. L’arrêt des travaux de construction impacte non seulement les propriétaires des parcelles, mais aussi les travailleurs du bâtiment et les commerces locaux. En outre, la situation crée un climat d’incertitude qui freine les investissements et le développement de la région.

    Le collectif souligne également que la suspension affecte la cohésion sociale. Les familles déplacées ou incapables de terminer leurs maisons se retrouvent dans des conditions précaires, souvent obligées de vivre chez des proches ou dans des logements temporaires inadéquats. Cette situation entraîne des tensions et des conflits au sein des communautés.

    Pour les victimes du litige foncier à Mbour-4, il est impératif que le Président Diomaye Faye prenne des mesures immédiates pour lever la suspension. La régularisation des terres et la délivrance des titres de propriété sont cruciales pour restaurer la confiance des résidents et relancer l’économie locale. Le collectif espère que leur appel sera entendu et que des actions concrètes seront mises en place rapidement pour résoudre cette crise.

    En conclusion, la situation à Mbour-4 nécessite une attention urgente et une intervention décisive des autorités pour garantir les droits des résidents et soutenir le développement durable de la région. Le collectif des victimes, en collaboration avec les nouvelles autorités, est prêt à travailler ensemble pour trouver des solutions durables et équitables pour tous.

    Aser : l’intelligence d’une nomination

    C’est un joli coup d’œil audacieux , presque un  clin à toute la jeunesse du Sénégal qui constitue presque 65% de notre population de 18 millions d’habitants… La nomination d’un ingénieur de moins de 30 ans à l’ASER, dix ans de moins que la moyenne d’âge,  est une vraie gageure.

    Notre population est très jeune et le nouveau DG de l’Aser à 30 ans est  déjà  senior selon l’actuelle pyramide des âges.  Avec notre classe politique  fossilisée,  le nouveau  DG de l’Aser  peut être considéré  jeune, ce qui est loin d’être le  cas,  le Président L Sedar Senghor n’avait ‘il pas en son temps surpris son monde en nommant au poste de gouverneur de la région de Kaolack un administrateur civil avec  presque le même âge que l’actuel de l’ASER.  

    En piochant dans notre très vaste diaspora, le Président de la République et son chef de gouvernement ont trouvé  une rare pépite au parcours hybride : ingénieur avec une immersion professionnelle et surtout des projets de recherche futuristes dans l’énergie et la mobilité.

    Au-delà de l’agence chargée de l’électrification, les autorités anticipent avec cette nomination  la transition énergétique et la mobilité électrique en plein essor. Il est très loin donc du surdiplômé classique – bardé de diplômes-   souvent âgé sans l’empreinte et la qualification professionnelle précises.   

    Dans son parcours déjà si riche l’étape d’ingénieur d’application  reste le graal ,  Il collabore comme praticien et chercheur  avec  le CEA (Commissariat à l’Énergie Atomique), EDF (Électricité de France), la DGA (Direction Générale de l’Armement), et Orano – acteur nucléaire-  c’est  l’ étape ou  il est initie’ au  3D, au big data et l’informatique quantique en prélude l’intelligence artificielle.

     Il trouve ainsi sa place au cœur du système énergétique français – le 1er en Europe  avec son parc nucléaire –   en pleine recomposition avec l’accélération de la transition énergétique. Il est exposé aux nouveaux métiers et process que nos formations classiques – ici en Afrique – n’ont pas suffisamment pris en compte, la mise en place des réseaux convergents et intelligents est encore balbutiante faute de production électrique suffisante et d’investissement sur les réseaux.

    Heureusement sur le continent  notre pays caracole en tête avec plus de 70% pour la pénétration rurale de l’électricité, et 95% pour les zones urbaines ce qui accélère le  dépérissement progressif de l’Aser au profit de concession d’électrification  rurale plus opérante et des ERILS,  dans cet objectif son parcours transversal et hybride pourra aider l’agence à opérer sa mue. Le gaz dont notre pays est si riche va lubrifier  cette mutation dans le secteur de l’électricité qui sera reconfiguré en segments métiers autour de la production ; du transport et de la vente- distribution.

    Il est presque établi que même un appel à candidature n’aurait abouti à un choix aussi judicieux pour  l’Aser tant le parcours du natif de la petite est si brillant, presque taillé sur mesure face aux challenges auxquels fait face l’agence  c’est d’ailleurs  toute l’intelligence de cette nomination.    

    Aux âmes bien nées la valeur n’attend point le nombre d’années.

    Moustapha DIAKHATE
    Expert en Infrastructure et  Politique Energie

    Inondations à Touba : La deuxième pluie de la saison dévaste plusieurs quartiers

    Touba et Mbacké sont confrontées à une situation critique après une pluie qui s’est abattue depuis la nuit dernière, causant de terribles inondations dans plusieurs quartiers de la région. Après une courte accalmie ce matin entre 7 heures et 14 heures, les pluies ont repris de plus belle, exacerbant une situation déjà précaire.

    Les quartiers les plus touchés incluent Darou Khoudoss, Ndamatou, Darou Miname, Sourah, et Guédé. À proximité de la grande mosquée de Touba, le quartier de Touba-Mosquée est également gravement affecté. L’eau a envahi plusieurs maisons, rendant la situation insoutenable pour les résidents.

    Parmi les maisons touchées, on note celle de Serigne Mame Mor Mbacké Ibn Serigne Mourtadha, située à quelques pas de l’un des mausolées de la grande mosquée. Les images montrent les dégâts considérables causés par l’inondation, avec des maisons partiellement submergées.

    Les premières estimations indiquent que plus de 300 concessions devront probablement être abandonnées dans les heures à venir en raison de l’ampleur des inondations. Les habitants se préparent à quitter leurs maisons pour chercher refuge ailleurs, face à une situation qui ne semble pas s’améliorer.

    Les autorités locales et les services de secours sont mobilisés pour évaluer les dommages et organiser les évacuations nécessaires. Les habitants de Touba et Mbacké attendent avec anxiété de voir comment la situation évoluera, espérant une intervention rapide pour limiter les dégâts et assurer leur sécurité.

    La communauté est appelée à faire preuve de solidarité et à soutenir ceux qui sont touchés par cette catastrophe. Les autorités locales et les organisations humanitaires travaillent ensemble pour apporter une aide immédiate aux familles affectées.

    Ces inondations rappellent l’importance d’une infrastructure adéquate pour la gestion des eaux pluviales dans les zones à risque. La situation à Touba et Mbacké nécessite une attention urgente et des mesures à long terme pour prévenir de telles catastrophes à l’avenir. Affaire à suivre…

    Le retour inattendu d’Ibra Diop : Une histoire de résilience et de réunion familiale

    Une histoire incroyable s’est déroulée dans la commune de Diourbel, rapportée par nos confrères du journal « L’AS » dans leur édition du mardi. Ibra Diop, un homme que l’on croyait mort depuis trois ans, est réapparu de manière inattendue, bouleversant la vie de sa famille et de sa communauté.

    En mars 2020, Ibra Diop, un menuisier père de deux enfants, a tenté l’émigration clandestine vers les États-Unis en prenant une pirogue depuis Kayar avec deux de ses amis d’enfance, Alioune Bathily et Modou Mbengue. Ce voyage périlleux a rapidement tourné au cauchemar lorsque leur pirogue a chaviré au large des côtes mauritaniennes. Modou Mbengue, l’un des rares survivants, a été secouru par les gardes-côtes mauritaniens et rapatrié au Sénégal, où il a informé les familles des disparus que ses amis n’avaient pas survécu.

    Après avoir accepté la perte d’Ibra, sa famille a organisé des funérailles pour lui faire leurs adieux. Sokhna Thiam, son épouse, est retournée vivre chez ses parents avec leurs deux enfants. En juin dernier, elle s’est remariée, espérant reconstruire sa vie après cette tragédie.

    Cependant, dans la nuit du mardi 9 au mercredi 10 juillet, Ibra Diop est rentré chez lui, contre toute attente. Sa mère, en entendant quelqu’un frapper à la porte avec insistance, a été choquée de voir son fils, qu’elle croyait mort. Elle a immédiatement perdu connaissance face à ce miracle.

    La nouvelle s’est rapidement propagée, et Sokhna Thiam, désormais remariée, s’est précipitée chez elle avec ses enfants pour constater de ses propres yeux le retour de son mari. La maison familiale est devenue le centre d’attention, remplie de parents, amis, voisins et curieux venus témoigner de cet événement incroyable.

    Dans un geste de compréhension et de générosité, le nouveau mari de Sokhna Thiam a accepté de lui accorder le divorce pour lui permettre de retrouver son premier époux et de reformer leur famille. Cette décision a été accueillie avec soulagement et gratitude par tous ceux impliqués.

    L’histoire d’Ibra Diop est un témoignage poignant de résilience et de retrouvailles. Après avoir survécu à un périple périlleux et à des années de séparation, il a finalement pu rentrer chez lui et retrouver sa famille. Cette histoire, qui semblait vouée à une fin tragique, se termine sur une note positive, illustrant la force des liens familiaux et la capacité humaine à surmonter les épreuves les plus difficiles.

    Assemblée nationale : Macky Sall empêche la révocation du pouvoir de dissolution du Président Diomaye Faye

    Dans un geste stratégique, l’ancien président Macky Sall a pris l’initiative d’empêcher une proposition de loi controversée de voir le jour. Le quotidien L’AS, dans son édition de ce jeudi, rapporte que Macky Sall a freiné les ardeurs des députés de son camp, Benno Bokk Yakaar (BBY), qui projetaient d’introduire une proposition de loi visant à ôter au président Diomaye Faye le pouvoir de dissoudre l’Assemblée nationale.

    L’AS révèle que Macky Sall s’est personnellement investi pour que cette proposition ne puisse jamais arriver sur la table du président de l’Assemblée nationale. En effet, l’ancien chef de l’État aurait contacté directement le président du groupe parlementaire BBY, Abdou Mbow, ainsi que le président de l’Assemblée nationale, pour leur demander de surseoir à cette initiative législative.

    Cette proposition de loi a été évoquée en plein conflit entre l’exécutif et les députés de l’opposition, notamment ceux de la coalition Yewwi Askan Wi (YAW), à propos de la Déclaration de politique générale du Premier ministre, Ousmane Sonko. Le projet de loi visait à restreindre les pouvoirs du président Diomaye Faye en matière de dissolution de l’Assemblée nationale, une mesure perçue comme une tentative de limiter l’autorité présidentielle dans un contexte de tensions politiques croissantes.

    La décision de Macky Sall de stopper cette proposition de loi a été accueillie par des réactions mitigées. Pour certains, il s’agit d’un geste sage visant à préserver la stabilité institutionnelle du pays. Pour d’autres, c’est une démonstration de l’influence persistante de l’ancien président sur la scène politique sénégalaise.

    La capacité du président de la République à dissoudre l’Assemblée nationale est un pouvoir constitutionnel essentiel, souvent considéré comme un outil de dernier recours pour résoudre les impasses politiques. Le débat autour de cette proposition de loi reflète les tensions actuelles et les défis auxquels le Sénégal est confronté en matière de gouvernance et de démocratie.

    Alors que le Sénégal se prépare pour les prochaines échéances électorales, la question du pouvoir présidentiel et des relations entre les différentes branches du gouvernement demeure un sujet de préoccupation majeur. La capacité de Macky Sall à intervenir de manière décisive sur des questions législatives souligne l’importance de son rôle dans la politique sénégalaise, même après avoir quitté la présidence.

    Le blocage de cette proposition de loi par Macky Sall pourrait avoir des répercussions sur les futures initiatives législatives et sur les dynamiques de pouvoir au sein du Parlement. La vigilance et la mobilisation des acteurs politiques et de la société civile seront cruciales pour garantir que les institutions démocratiques du Sénégal continuent de fonctionner de manière transparente et efficace.

    En définitive, cette intervention de Macky Sall pour protéger le pouvoir de dissolution du président Diomaye Faye met en lumière les enjeux politiques complexes du Sénégal. Elle illustre également les défis que le pays doit relever pour maintenir un équilibre institutionnel et démocratique dans un contexte de tensions politiques accrues.

    Paul Kagame Réélu pour un 4e Mandat au Rwanda avec 99,18 % des Voix

    Kigali, 18 juillet 2024 – Le président sortant Paul Kagame a été réélu pour un quatrième mandat consécutif avec un score impressionnant de 99,18 % des voix, selon les résultats provisoires annoncés ce jeudi. À 66 ans, le chef de l’État réalise un score encore supérieur à ses 98,79 % obtenus lors de l’élection présidentielle de 2017, après avoir déjà remporté 95,05 % des suffrages en 2003 et 93,08 % en 2010.

    Lundi soir, après l’annonce des résultats partiels indiquant un score de 99,15 % sur 79 % des bulletins dépouillés, Paul Kagame avait exprimé sa gratitude envers les Rwandais dans un discours. « Les résultats qui ont été présentés indiquent un score très élevé. Ce ne sont pas que des chiffres. Ils montrent la confiance et c’est ce qui est le plus important », avait-il déclaré.

    Les félicitations n’ont pas tardé à affluer de la part de plusieurs dirigeants de la région. Parmi eux, l’Éthiopien Abiy Ahmed, le Kényan William Ruto, la Tanzanienne Samia Suluhu Hassan, et l’Ougandais Yoweri Museveni ont tous adressé des messages de soutien à Kagame via le réseau social X.

    La réélection de Kagame intervient dans un contexte de stabilité économique et de développement impressionnant pour le Rwanda, malgré les critiques de certaines organisations internationales concernant les droits de l’homme et la liberté d’expression dans le pays. Toutefois, le soutien massif du peuple rwandais à Kagame démontre la popularité et la confiance continue qu’il inspire à la majorité de la population.

    Paul Kagame Réélu pour un 4e Mandat au Rwanda avec 99,18 % des Voix

    Kigali, 18 juillet 2024 – Le président sortant Paul Kagame a été réélu pour un quatrième mandat consécutif avec un score impressionnant de 99,18 % des voix, selon les résultats provisoires annoncés ce jeudi. À 66 ans, le chef de l’État réalise un score encore supérieur à ses 98,79 % obtenus lors de l’élection présidentielle de 2017, après avoir déjà remporté 95,05 % des suffrages en 2003 et 93,08 % en 2010.

    Lundi soir, après l’annonce des résultats partiels indiquant un score de 99,15 % sur 79 % des bulletins dépouillés, Paul Kagame avait exprimé sa gratitude envers les Rwandais dans un discours. « Les résultats qui ont été présentés indiquent un score très élevé. Ce ne sont pas que des chiffres. Ils montrent la confiance et c’est ce qui est le plus important », avait-il déclaré.

    Les félicitations n’ont pas tardé à affluer de la part de plusieurs dirigeants de la région. Parmi eux, l’Éthiopien Abiy Ahmed, le Kényan William Ruto, la Tanzanienne Samia Suluhu Hassan, et l’Ougandais Yoweri Museveni ont tous adressé des messages de soutien à Kagame via le réseau social X.

    La réélection de Kagame intervient dans un contexte de stabilité économique et de développement impressionnant pour le Rwanda, malgré les critiques de certaines organisations internationales concernant les droits de l’homme et la liberté d’expression dans le pays. Toutefois, le soutien massif du peuple rwandais à Kagame démontre la popularité et la confiance continue qu’il inspire à la majorité de la population.

    EXPORTATION DU PÉTROLE DE SANGOMAR : Shell International Trading, premier revendeur du brut sénégalais

    Les premières cargaisons de pétrole brut du Sénégal, extraites du projet Sangomar, sont préparées pour leur transit vers les raffineries situées aux Pays-Bas et en Italie. Ainsi, le Sénégal fait officiellement son entrée dans le cercle restreint des pays exportateurs de pétrole avec cette première série de cargaisons destinées aux marchés européens. Le projet Sangomar, dirigé par Woodside Energy, a été plus qu’important pour l’extraction et le démarrage de l’exportation de cette ressource stratégique à Rotterdam (Pays-Bas) et à Trieste (Italie). Cette initiative historique ouvre une nouvelle ère dans l’exploitation pétrolière du pays, promettant des retombées économiques majeures.

    Le 1er juillet, le pétrolier grec Maran Poseidon a chargé la première cargaison de brut moyen-acide provenant du projet Sangomar. Selon les données de S&P Global Commodities at Sea, reprises par Energynews, ce navire devrait quitter le Sénégal avant le 20 juillet pour rejoindre le hub néerlandais de Rotterdam. Une deuxième cargaison est également programmée, avec pour destination finale, la ville portuaire italienne de Trieste.

    Shell International Trading, agissant comme affréteur du Maran Poseidon, se positionne comme le premier acheteur de ce brut sénégalais. Cette toute première expédition est destinée à être raffinée à la raffinerie Pernis de Shell à Rotterdam, une des plus grandes d’Europe avec une capacité de 404,000 barils par jour.

    L’arrivée du pétrole sénégalais en Europe intervient à un moment crucial où la concurrence est rude. En effet, l’alliance des producteurs OPEC+ cherche à stabiliser les prix du pétrole par des réductions de production. Avec une capacité de production initiale de 100,000 barils par jour, le pétrole de Sangomar offre une nouvelle source non-OPEC+ pour le marché européen.

    Le Sénégal espère donc que ce nouveau secteur contribuera à contenir l’émigration légale comme illégale en offrant aux jeunes des opportunités économiques attrayantes sur place. Selon Thierno Ly, directeur de la compagnie nationale Petrosen, cette première exportation de pétrole de Sangomar marque une ère nouvelle pour l’économie et le développement social du Sénégal.

    Outre le projet Sangomar, le Sénégal attend avec impatience le démarrage du projet LNG Greater Tortue Ahmeyim, un projet gazier développé par BP et Kosmos Energy à la frontière avec la Mauritanie. Ce projet promet de renforcer davantage la position du Sénégal sur la scène mondiale de l’économie minière.

    Le Dakarois

    Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°226 – du 18/07/2024

    🔴 COMMERCIALISATION DU PÉTROLE DE SANGOMAR : SHELL INTERNATIONAL TRAIDING, « FIRST » CLIENT
    🔴 « SON CV, C’EST D’ÊTRE LE BEAU FRÈRE DE MACKY » : APRÈS ALIOU SALL, MIMI TOURÉ LÂCHE UNE NOUVELLE BOMBE SUR MANSOUR FAYE

    🔴 YOUSSOUPHA DIOUF, ALIOU DRAMÉ, EDMOND SANKA ET IDRISSA KEÏTA : CES « LIONS » QUI RUGIRONT AUX JEUX PARALYMPIQUES PARIS 2024

    Baccalauréat 2024 au Sénégal : Taux de réussite de 48,71% et statistiques détaillées

    Les résultats provisoires du Baccalauréat 2024 ont été annoncés par l’Office du Baccalauréat, mettant en lumière un taux de réussite national de 48,71%. Sur les 159.499 candidats inscrits, 75.462 ont obtenu leur diplôme après les épreuves écrites de la session de juillet. Ces résultats reflètent une variété de performances et de succès à travers toutes les régions du pays.

    Répartition des candidats et des réussites par académie

    À travers le pays, les académies ont enregistré des réussites significatives, contribuant à ce taux de réussite global. Voici quelques points saillants :

    Dakar : Sur 15.704 inscrits, 9.052 candidats ont réussi, avec 1.948 mentions. Les séries S et T ont compté 4.365 admis, tandis que les littéraires étaient au nombre de 10.367.

    Kolda : 2019 admis, dont 111 mentions, soulignant une performance notable dans cette région.

    Diourbel : Taux de réussite de 50,84% avec 832 mentions parmi les 7.721 candidats inscrits en séries S et T, série tertiaire et littéraire.

    Fatick : 4.337 admis sur 10.062 inscrits, avec 334 mentions, représentant un taux de réussite de 44,12%.

    Kaffrine : 1.433 nouveaux bacheliers avec 112 mentions parmi les 3.708 inscrits.

    Kédougou : 512 admis, dont 21 mentions, sur 1.413 inscrits.

    Kaolack : 4.745 admis avec 628 mentions parmi les 11.982 candidats.

    Répartition par série et mentions

    Au niveau national, parmi les 75.462 diplômés, 9.450 ont obtenu une mention, dont 169 mentions « Très bien », 1.584 « Bien », et 7.697 « Assez-bien ». Ces distinctions reflètent la diversité des performances des candidats à travers les différentes disciplines académiques.

    Les résultats du Baccalauréat 2024 démontrent non seulement les succès individuels des candidats mais aussi l’engagement continu du système éducatif sénégalais à fournir des opportunités équitables pour tous. Les efforts des enseignants, des administrateurs et des étudiants eux-mêmes ont contribué à cette réussite collective, soulignant l’importance continue de l’éducation pour le développement national.

    Ces résultats provisoires seront confirmés après les épreuves du second tour, illustrant l’impact positif de l’enseignement et de l’apprentissage dans la société sénégalaise contemporaine.

    Renforcement de la coopération entre le Sénégal et les États-Unis : Projets d’investissement majeurs à Dakar

    Le Président de la République du Sénégal, Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Faye, a accueilli aujourd’hui Kurt Campbell, Secrétaire d’État adjoint des États-Unis d’Amérique, pour une visite officielle de quarante-huit heures à Dakar. Cette rencontre historique a marqué un pas significatif dans le renforcement des relations bilatérales entre les deux nations, mettant en lumière des projets d’investissement ambitieux qui façonnent l’avenir économique et infrastructurel du Sénégal.

    Accompagné par le ministre sénégalais des Mines, de l’Énergie et du Pétrole, Birame Souleye Diop, et le directeur général du MCA-Sénégal, Oumar Diop, Kurt Campbell a visité ce matin les chantiers financés par les États-Unis à la centrale du Cap des Biches. Ce projet stratégique de transport d’électricité, financé à hauteur de 214 milliards de francs CFA, vise à moderniser l’infrastructure électrique du Sénégal. L’objectif est de renforcer la fiabilité et la capacité du réseau, permettant ainsi une distribution électrique plus efficace et accessible à tous les Sénégalais, 24 heures sur 24.

    Le Secrétaire d’État adjoint a salué les progrès réalisés, soulignant l’importance de cette initiative pour le développement économique du pays. Cette modernisation permettra de réduire significativement les coûts de production d’électricité, soutenant ainsi la croissance industrielle et commerciale du Sénégal.

    Dans l’après-midi, Kurt Campbell a participé à la cérémonie de signature d’un accord de financement entre la US International Development Finance Corporation (DFC) et Vacap SA pour la transformation de l’ancien hôtel des Almadies à Dakar en un complexe hôtelier de renommée internationale. Ce projet de 162 millions de dollars comprend la construction d’un hôtel Sheraton 5 étoiles de 250 chambres et d’un hôtel Aloft 3 étoiles luxe de 150 chambres.

    Vacap Hospitality, dirigée par l’homme d’affaires sénégalais Amadou Loum Diagne, a obtenu un prêt de 81 millions de dollars de la DFC pour financer une partie significative de ce projet hôtelier d’envergure. La transformation de cet emplacement emblématique des Almadies en un complexe hôtelier moderne et luxueux témoigne de l’engagement envers le développement touristique du Sénégal.

    La signature de cet accord, en présence du ministre sénégalais du Tourisme et de l’Artisanat, Mountaga Diao, marque une étape cruciale dans l’essor du tourisme au Sénégal. Ces nouveaux complexes hôteliers contribueront non seulement à attirer davantage de visiteurs internationaux, mais aussi à stimuler l’économie locale en créant des emplois et en développant les infrastructures connexes.

    Dans un contexte où les investissements étrangers jouent un rôle crucial dans le développement économique et social du Sénégal, Kurt Campbell a souligné l’engagement continu des États-Unis à soutenir des initiatives qui renforcent la croissance durable et inclusive. Les projets discutés illustrent non seulement la confiance des États-Unis dans le potentiel économique du Sénégal, mais aussi leur volonté d’établir des partenariats durables qui bénéficient à toutes les couches de la société sénégalaise.

    Le Secrétaire d’État adjoint a exprimé sa satisfaction quant aux discussions fructueuses avec les autorités sénégalaises, soulignant la coopération étroite entre les deux nations. Il a également évoqué la poursuite des négociations pour de futurs compacts du Millenium Challenge Corporation (MCC), visant à renforcer encore davantage les relations bilatérales à travers des projets innovants et transformateurs.

    En conclusion, la visite de Kurt Campbell à Dakar marque un jalon significatif dans l’histoire des relations sénégalo-américaines, symbolisant un partenariat renforcé et une vision commune pour un avenir prospère et inclusif pour le Sénégal.

    Arrestation de Trente-Huit migrants Africains en Tunisie après des heurts avec les forces de sécurité

    Mercredi, trente-huit migrants africains ont été arrêtés en Tunisie suite à des affrontements avec les forces de sécurité, lors de l’interception d’une tentative d’émigration irrégulière vers l’Europe par la mer. Les médias locaux ont rapporté que les migrants, originaires de pays d’Afrique subsaharienne, ont été impliqués dans des violences contre les gardes-côtes tunisiens qui ont mis fin à leur tentative de traversée depuis les côtes de Sfax, dans le centre de la Tunisie.

    Hichem Ben Ayyad, porte-parole du tribunal du gouvernorat de Sfax, a déclaré que lors de leur encerclement, les migrants ont lancé des pierres sur les agents et se sont emparés d’un petit bateau à bord duquel ils ont trouvé un agent de sécurité. « Ils ont ligoté les mains de l’agent et ont également poussé un autre agent de sécurité à la mer après l’avoir blessé au niveau de la poitrine avec un objet tranchant. Son état est stable », a-t-il précisé.

    La Tunisie est devenue un point de départ majeur pour les migrants qui risquent la traversée périlleuse de la Méditerranée dans l’espoir de rejoindre l’Europe. Selon le ministère de l’Intérieur tunisien, environ 23.000 migrants irréguliers se trouvent actuellement en Tunisie. Les tentatives de migration clandestine ont augmenté après un discours xénophobe du président tunisien Kais Saied en février 2023, visant les migrants subsahariens en situation irrégulière.

    À l’été 2023, l’Union européenne et la Tunisie ont conclu un « partenariat stratégique » qui inclut une aide de 105 millions d’euros pour lutter contre l’immigration irrégulière, incluant le financement du « retour volontaire » de 6.000 migrants irréguliers.

    Le FMI va au secours du Sénégal avec de nouveaux financements

    Le Fonds monétaire international (FMI) s’apprête à intervenir de nouveau pour soutenir le Sénégal. Le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, attend avec impatience la réunion du conseil d’administration du FMI, prévue pour la deuxième quinzaine de juillet, qui pourrait déboucher sur un décaissement de plusieurs centaines de millions de dollars dans le cadre des accords existants. Selon ConfidentialDakar, le Sénégal est bien parti pour obtenir les crédits demandés, les projections économiques étant jugées satisfaisantes par le FMI.

    Lors de sa récente mission à Dakar, l’équipe du FMI a salué l’engagement des nouvelles autorités sénégalaises à poursuivre les programmes en cours, soutenus par le Fonds. Ces autorités sont déterminées à mettre en œuvre des politiques visant à réduire les vulnérabilités liées à la dette par un assainissement budgétaire favorable à la croissance. Elles se concentrent également sur le renforcement de la gouvernance, la promotion d’une croissance inclusive et riche en emplois, ainsi que sur l’amélioration de la résilience face au changement climatique.

    Le FMI a noté que la situation économique s’est améliorée suite à la tenue pacifique de l’élection présidentielle de mars. Les prévisions économiques sont prometteuses, avec une croissance attendue de 7,1 % en 2024 et de 10,1 % en 2025. L’inflation devrait diminuer et rester dans la fourchette cible de la BCEAO d’ici la fin de 2025. Le déficit du compte courant, bien que toujours élevé, devrait se réduire grâce au début de la production d’hydrocarbures et aux efforts d’assainissement budgétaire.

    Les résultats des programmes soutenus par le FMI ont été globalement satisfaisants malgré les tensions politiques pré-électorales et un environnement extérieur difficile. Tous les critères de performance pour la fin décembre 2023 ont été respectés, sauf un objectif indicatif. Des progrès ont également été réalisés en matière de réformes structurelles, avec trois des six repères structurels pour la deuxième revue du programme MEC/FEC déjà atteints. Une des deux mesures de réforme prévues dans le cadre de la facilité pour la résilience et la durabilité (FRD) devrait être achevée avant la réunion du conseil d’administration.

    Ainsi, le Sénégal se prépare à recevoir un soutien financier supplémentaire du FMI, signe de la confiance de l’institution dans les perspectives économiques du pays et dans les efforts des autorités pour renforcer la stabilité économique et la croissance inclusive.

    Crise Politique au Mali : L’Impasse entre Autorités et Partis Politiques Persiste

    À Bamako, le bras de fer entre les autorités militaires et les partis politiques maliens continue d’aggraver la crise politique. Les partis politiques, indignés par la détention de leurs membres qu’ils qualifient d’acte liberticide, refusent toute reprise des discussions sans leur libération préalable.

    La suspension récente de leurs activités politiques, levée la semaine dernière, est jugée insuffisante et tardive par les partis, qui exigent des gestes plus concrets de la part des autorités de transition. Ils affirment que les conditions nécessaires à un dialogue constructif ne sont pas réunies et réclament un retour à l’ordre constitutionnel à travers des élections transparentes et crédibles.

    La classe politique malienne, largement écartée de la gestion du pays depuis quatre ans, exprime sa colère et soulève des préoccupations majeures quant à l’avenir du pays. En solidarité avec les 11 membres toujours détenus, une cinquantaine de partis politiques conditionnent leur participation aux discussions à la libération de leurs camarades.

    Amadou Goïta, ancien ministre, insiste sur l’importance cruciale de l’organisation d’élections pour la légitimité démocratique et l’exercice du pouvoir. Pour l’instant, le dialogue semble rompu, compromettant gravement la perspective d’une transition apaisée au Mali.

    Renforcement de la Sécurité en Haïti : Deuxième contingent de policiers Kényans déployé

    Port-au-Prince, Haïti – Dans un effort pour renforcer la sécurité nationale, un deuxième contingent de 200 policiers kényans a récemment rejoint la mission multinationale en Haïti. Arrivés mardi à Port-au-Prince, ces policiers spécialisés viennent soutenir les efforts de la police nationale haïtienne contre les gangs armés qui menacent la stabilité du pays.

    Accueillis par le commandant de la mission, Godfrey Otunga, dans une atmosphère chaleureuse marquée par des pas de danse, les nouveaux arrivants ont été officiellement accueillis par le directeur général de la police nationale, Rameau Normil. Ce déploiement porte à 400 le nombre total de policiers kényans engagés dans cette mission cruciale.

    « C’est avec détermination que nous nous joignons à nos collègues haïtiens pour combattre ensemble la menace des gangs armés », a déclaré le commandant Otunga lors de la cérémonie de bienvenue.

    Ce renforcement de la force multinationale reflète l’engagement continu des partenaires internationaux à soutenir Haïti dans ses efforts pour restaurer la sécurité et promouvoir la stabilité à travers le pays.

    Le torchon brûle entre la presse Bissau-guinéenne et le président Umaro Sissoco Embaló

    Dans un communiqué paru avant hier (dimanche 14 juillet 2024), le Syndicat des Journalistes et Techniciens de la Communication Sociale de Guinée Bissau exhorte le Président de la République Umaro Sissoco Embaló, à améliorer son comportement social et professionnel et surtout à avoir un respect particulier pour les professionnels de la Communication Sociale qui promeuvent et « lapident systématiquement » leur image publique.

    Le président Sissoco a répondu au journaliste avec des grossièretés sur les élections
    DW (Deutsche Welle) | Braima Darame | Luse | tm

    À son retour de Chine, le chef de l’État guinéen a proféré des injures à l’égard d’un journaliste lorsqu’il l’a interrogé sur les élections présidentielles. Le syndicat appelle au boycott de Sissoco.

    Lors de déclarations à la presse, à l’aéroport international Osvaldo Vieira, à Bissau, le journaliste en question a demandé à Sissoco pourquoi il était déterminé à programmer des élections législatives, alors que les partis d’opposition réclamaient des élections présidentielles pour novembre. Le président guinéen a répondu par des grossièretés : « allez au diable »

    A la suite du communiqué de protestation Syndicat des Journalistes et Techniciens de la Communication Sociale de Guinée Bissau, l’union des journalistes angolais répudie les attaques du président Umaro Sissoco Embaló contre les journalistes de Guinée Bissau, en apportant sa soutien à leurs confrères de Bissau à travers un communiqué publié hier lundi 15 juillet 2024.

    Le Syndicat des Journalistes Angolais (SJA) exprime son soutien au Syndicat des Journalistes de Guinée-Bissau et à ses membres, qui ont été la cible des attaques du Président de la République, Umaro Sissoco Embaló.

    Le SJA souligne que même si le président Embaló a le droit de refuser des déclarations à la presse, cela ne lui donne pas le droit d’insulter les journalistes.

    La position adoptée par le Président est considérée comme basse et inappropriée pour un chef d’État ou toute autre autorité publique.

    En solidarité, le SJA encourage les journalistes guinéens à suivre le boycott déterminé par leur syndicat, car un leader avec le comportement d’Umaro Sissoco Embaló ne mérite pas l’attention et le respect de la classe journalistique.

    AS – Le Dakarois Ziguinchor


    AS – Le Dakarois Ziguinchor

    En visite au Sénégal : Des leaders palestiniens plaident la fin des relations diplomatiques entre les pays africains et Israël

    Deux leaders de la résistance Palestinienne, présents au Sénégal, se sont entretenus avec la presse ce mardi à Dakar.
    L’objet de leur visite est de s’entretenir avec les autorités sénégalaises et la société civile sur la situation qui prévaut au Proche Orient.

    « Nous sommes là en tant que délégation du Hamas à Dakar pour rencontrer les autorités du pays le Sénégal qui a des positions très connues pour son soutien à la cause palestinienne.
    Récemment, nous avons suivi et écouté le discours courageux du Président Bassirou Diomaye Faye lors du sommet islamique en Gambie. On le remercie et le félicite pour son engagement.
    Il est clair, aujourd’hui, qu’il s’agit d’une résistance contre une colonisation, un génocide, une occupation d’Israël contre le peuple palestinien. Il était clair que les sionistes n’ont pas du tout voulu profiter d’une occasion qu’ils ont eue durant des décennies, ils préfèrent rester dans des crimes contre l’humanité en massacrant des femmes et des enfants. La réalité est que ces crimes sont commis depuis plus de 75 ans, c’est à dire de 1948 à nos jours par l’Etat sioniste. Ce que le peuple palestinien demande, c’est simplement la liberté, l’indépendance pour décider seul de son avenir et c’est un droit absolu et légitime pour la Palestine. On réclame notre indépendance. Malgré tous ces crimes commis, le peuple montre qu’il ne va pas quitter son territoire. Ça doit être un message très fort pour la communauté internationale de comprendre qu’on ne laissera jamais nos droits et on continuera la lutte. Mais encore une fois, on félicite le peuple sénégalais et son président qui ont toujours soutenu la cause palestinienne dans plusieurs étapes et devant l’instance régionale. On souhaite que la position du Sénégal de toujours rester plus forte. C’est un pays leader en Afrique. Et Le droit international est très clair, la Palestine a le droit d’avoir son indépendance. Et Israël profite du soutien des puissances européennes et des États-Unis pour commette ses crimes contre l’humanité », a indiqué Dr Osama Hamdan leader de la cause palestinienne.

    Pour sa part, Dr Sami Abuzuhri s’est dit heureux d’être au Sénégal pour la première fois et félicite le peuple sénégalais pour sa maturité démocratique démontrée une fois de plus lors des dernières élections présidentielles.
    « Le Sénégal est un pays modèle pas seulement en Afrique mais partout à travers le monde. Et on est sûr que ce pays qui a toujours soutenu la cause palestinienne va toujours continuer sur cette lancée de soutenir les droits des peuples palestiniens. Parce que ce qui se passe en Palestine notamment à Gaza, nous n’avons pas d’autres choix que de continuer la résistance et la défense des droits du peuple palestinien. Certainement que tout le connaît l’occupation palestinienne depuis 75 ans et il est grand temps que cette occupation termine pour que notre peuple recouvre sa liberté, retouve ses droits d’un Etat palestinien indépendant.
    Nous sommes victimes d’une situation pas seulement à Gaza qui est en blocus depuis 17ans mais, ce qui s’est passé à Al-Aqsa que tout le monde a suivi est terrible. La mosquée ce n’est pas seulement pour les palestiniens mais pour tous les musulmans. Nous avons à peu près 10 mille prisonniers palestiniens en Israël même avant cette dernière guerre. Nous avons senti que tout le monde a presque oublié la cause palestinienne, c’est pour cela qu’on était obligé de faire une action qui va faire comprendre à tout le monde, qu’il est temps de penser à la cause palestinienne et qu’il est temps de trouver une solution à cette situation très difficile que notre peuple vit sous l’occupation israélienne », a expliqué Dr Sami Abuzuhri, leader de la résistance palestinienne.

    Ces deux leaders de la cause palestinienne qui comptent beaucoup sur la position des pays africains à continuer à soutenir la Palestine, souhaitent la fin des relations diplomatiques entre les pays africains et les sionistes israéliens.

    Aly Saleh

    EMPRUNT OBLIGATAIRE VERT ET DURABLE : La BIDC injecte plus de 12 milliards F CFA dans l’accès universel à l’électricité au Sénégal

    La Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC) a lancé ce lundi 15 juillet 2024 une initiative ambitieuse destinée à mobiliser des fonds pour des projets verts et durables au sein de la zone UEMOA à travers une émission obligataire verte. Cette émission, d’un montant cible de soixante-dix (70) milliards de francs CFA, représente une première dans le marché financier régional, visant à soutenir des secteurs clés tels que l’infrastructure, l’énergie et la santé.

    L’un des principaux bénéficiaires de cette initiative est le Sénégal, qui recevra une contribution significative de douze milliards deux cents millions (12 200 000 000) de francs CFA pour son projet d’accès universel à l’électricité. Ce programme, inscrit dans le cadre du Plan Sénégal Émergent (PSE), vise à fournir à tous les citoyens un accès fiable, abordable et de qualité à l’électricité d’ici 2025. Actuellement, seuls 42 % de la population rurale a accès à l’électricité, un chiffre que le gouvernement s’efforce de porter à 100 % dans les zones rurales d’ici la date butoir.

    Le projet bénéficiera d’une stratégie élaborée incluant des solutions techniques spécifiques et des fiches de projets détaillées par région, département et localité. Le gouvernement précédent, sous la direction de Macky Sall, avait établi, en 2017, un Plan opérationnel pour l’accès universel, bâti sur des données du cabinet Gesto et adapté au contexte actuel en prenant en compte 7 000 hameaux non couverts précédemment.

    À l’heure actuelle, le nouveau gouvernement de Bassirou Diomaye Diakhar Faye n’a pas encore officiellement exprimé ses ambitions sur ce projet ambitieux. Il reste à voir si les nouvelles autorités maintiendront le cap fixé par leurs prédécesseurs ou si elles chercheront à renégocier les termes de l’accord, conformément aux engagements du chef de l’État sur certains contrats.

    Le Dakarois

    VIVES RÉACTIONS APRÈS LA SORTIE DU PRÉSIDENT DIOMAYE

    L’APR apporte une réplique salée…

    Les dernières  déclarations du président de la République Bassirou Diomaye Faye, ont suscité une vague de critiques  au sein de la classe politique sénégalaise, en particulier de la part de l’Alliance pour la République (Apr) qui a organisé une conférence de presse, ce lundi.

    Les récentes déclarations du président Bassirou Diomaye Faye ont provoqué une avalanche de réactions au sein de la classe politique sénégalaise, avec des critiques acerbes provenant de divers secteurs de la société. Après la première vague de réponses de la part de Bougane Gueye Dany, l’attention s’est rapidement tournée vers l’Alliance pour la République (Apr), qui a émis des réserves profondes et des reproches sévères contre le président en place.

    Lors d’une conférence de presse hier, lundi, Seydou Gueye et ses camarades de parti ont exprimé leur mécontentement face à ce qu’ils ont qualifié de « mise à terme inélégante » de la trêve politique par le président de la République. Le porte-parole nationale du parti de l’ex-mouvance presidentielle a insisté sur le fait que l’initiative de rompre cette trêve venait directement du chef de l’État lui-même, créant ainsi une rupture de courtoisie républicaine perçue comme inappropriée.

    Il a également souligné une série de manquements attribués aux premiers cent jours de la présidence de Bassirou Diomaye Faye. Ainsi, a-t-il déploré une « absence de cap » clair et d’orientation sur les politiques publiques, critiquant sévèrement les « reniements en cascade, dénigrements, menaces, inquisitions et perquisitions fiscales, pertes d’emplois » qui ont caractérisé cette période initiale.

    ABCENSE DE VISION CLAIRE DU NOUVEAU RÉGIME

    Malgré quelques avancées comme la poursuite du Plan Sénégal Émergent (PSE), l’exploitation de Sangomar pour le pétrole et le lancement du Bus Rapid Transit (BRT), Seydou Gueye trouve que ces premiers mois ont été marqués par « l’incompétence, les bavardages, les tâtonnements et les confusions de rôle ». Il a critiqué le président Diomaye pour n’avoir pas réussi à présenter un projet politique clair et à répondre efficacement aux attentes de la population.

    Par ailleurs, la sortie médiatique du président de la République a été critiquée pour ce que l’APR, par la voix de Seydou Gueye, décrit comme une tentative de dénigrement infondé des performances économiques et budgétaires réalisées par le régime précédent. Il a pointé du doigt une « faiblesse conceptuelle » dans la vision future du président actuel et une incapacité à maîtriser les règles budgétaires et d’exécution.

    NON SUPPRESSION DES FONDS SPÉCIAUX ET RENÉGOCIATION DES CONTRATS

    Seydou Gueye a également contesté la gestion des fonds politiques par Bassirou Diomaye Faye, accusant ce dernier d’avoir renié sa promesse de les supprimer immédiatement en arrivant au pouvoir. Il a souligné que ces fonds étaient déjà inscrits et votés par l’Assemblée nationale depuis plusieurs années, rejetant l’idée que ces sommes représentaient de « l’argent frais » inexploité.

    Sur d’autres points, Seydou Gueye a critiqué les affirmations du cher de l’État concernant les stocks de sécurité, qualifiant ses propos d' »hérésie ».Aussi, a-t-il exprimé des préoccupations quant aux implications juridiques des initiatives de renégociation de contrats dans des secteurs clés comme la santé, l’eau et les industries extractives.

    Pour terminer, les membres de l’Apr ont appelé à une gouvernance plus transparente et cohérente, soulignant l’importance de respecter les règles et valeurs de l’État de droit pour préserver la stabilité du Sénégal et son attrait pour les investissements étrangers.

    …Serigne Modou Bousso Dieng dénonce la « dévolution pastéfienne »…

    Serigne Modou Bousso Dieng, coordonnateur de la Confédération internationale des familles religieuses (Cifare), a exprimé ses préoccupations lors d’une conférence de presse à Touba, ce lundi, en réponse aux récentes déclarations du président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye. La figure politico-religieuse, lmpar la même occasion, s’est aussi adressé au Premier ministre, Ousmane Sonko.

    Pour Serigne Modou Bousso Dieng, Bassirou Diomaye Faye n’a pas rempli son rôle constitutionnel de manière adéquate, en adoptant une posture plus proche d’un militant politique que de celle d’un gardien neutre de la Constitution. Il critique également la déclaration de politique générale du Premier ministre, accusant le chef de l’État de ne pas respecter suffisamment la loi fondamentale du pays.

    « L’attitude de Bassirou Diomaye Faye montre une dévolution vers une politique partisane, plutôt que de servir objectivement les intérêts de la nation », a déclaré le responsable politique lors de la conférence de presse. Il a qualifié cette dynamique de « dévolution pastéfienne », mettant en lumière une collaboration qui, selon lui, ne bénéficie ni à la nation ni à ses principes de gouvernance démocratique.

    Serigne Modou Bousso Dieng a insisté sur le fait que le peuple sénégalais a toujours rejeté les tentatives de dévolution politique, qu’elles soient monarchiques, ethniques ou basées sur des alliances partisanes inappropriées. Il a exhorté Bassirou Diomaye Faye à revenir à une position de respect envers les institutions démocratiques et à servir la nation sans partialité.

    …Thierno Bocoum critique BDF, le qualifiant de “président par intérim”

    Thierno Bocoum, leader du mouvement « Agir », a exprimé son mécontentement lors d’une conférence de presse, ce lundi 15 juillet, concernant la relation entre le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et son Premier ministre, Ousmane Sonko. Il a déclaré que le chef de l’État agissait comme un « président par intérim ».

    « Après avoir écouté le chef de l’État, nous avons constaté qu’il a choisi d’être un président par intérim, » a affirmé Thierno Bocoum, relevant une perception selon laquelle Bassirou Diomaye Faye ne remplirait pas pleinement le rôle de président de la République.

    Il a ajouté : « Nous l’avons écouté pour savoir s’il a choisi d’être le président de la république ou bien un président auprès du Premier ministre. Après avoir écouté le chef de l’État, nous avons constaté qu’il a choisi d’être un président par intérim. »

    Dans une interview accordée à la presse samedi dernier, le président Bassirou Diomaye Faye avait évoqué ses relations avec Ousmane Sonko, affirmant : « J’ai évolué pendant 10 ans sous son ombre avec loyauté, je l’encourage pour le fauteuil présidentiel car il s’est beaucoup sacrifié pour notre Projet. » Ces déclarations illustrent l’estime et la reconnaissance que le président Faye porte à son Premier ministre, malgré les critiques émanant de certains membres de l’opposition.

    Le Dakarois

    Sénégal : Vers une révolution écologique avec un cadre réglementaire pour les voitures électriques

    Le lundi 14 juillet, le ministre des Infrastructures et des Transports terrestres et aériens, Malick Ndiaye, a annoncé un nouveau cadre réglementaire visant à promouvoir et encadrer l’usage des voitures électriques au Sénégal. Cette initiative marque un tournant significatif dans les efforts du pays pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et adopter des technologies de transport plus durables.

    Lors d’un atelier dédié à la mise en place de ce cadre réglementaire, M. Ndiaye a souligné l’importance d’inciter les concessionnaires, les importateurs et les usagers à opter pour les véhicules électriques. « Il est nécessaire de mettre en place un cadre réglementaire permettant d’inciter les concessionnaires, les importateurs et les usagers à opter pour les véhicules électriques », a-t-il déclaré.

    Le nouveau cadre vise à favoriser le développement des voitures électriques au Sénégal tout en luttant contre les émissions de gaz à effet de serre. « Le cadre de réglementation examiné aujourd’hui concourt résolument au développement des voitures électriques au Sénégal et à la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre dans le secteur des transports », a affirmé le ministre.

    L’introduction des véhicules électriques nécessite une stratégie bien réfléchie et coordonnée en matière de réglementation. M. Ndiaye a annoncé que le Sénégal bénéficie du soutien de l’Angleterre, notamment par le biais de la société Manufacturing Africa, une entreprise anglaise. « Avec l’aide de la société Manufacturing Africa, nous allons chercher les voies et moyens de doter notre pays non seulement d’un cadre réglementaire, mais aussi des dispositifs nécessaires pour pousser les Sénégalais à utiliser davantage les véhicules électriques », a-t-il ajouté.

    En parallèle, le ministre a annoncé l’élaboration d’un « schéma directeur global » des infrastructures et des systèmes de transport au Sénégal. Ce plan vise à assurer une multimodalité et une intermodalité entre les différents types de transport, particulièrement à Dakar. « L’objectif de ce schéma est d’avoir une multimodalité et une certaine intermodalité entre les types de transport afin de reconfigurer les infrastructures et les transports, particulièrement à Dakar », a-t-il expliqué.

    La transition vers la voiture électrique est perçue comme une opportunité de réduire les coûts et d’améliorer le confort des transports publics. « La transition vers la voiture électrique permettra non seulement de réduire les coûts mais aussi d’impacter positivement les populations, parce qu’il y aura des transports de masse très confortables, avec des tarifs préférentiels », a assuré Malick Ndiaye.

    Le ministre a également exhorté le secteur privé national à investir dans les infrastructures de recharge pour voitures électriques. « Je l’invite […] à ne pas être attentiste au risque de laisser le vide actuel aux multinationales et de perdre cette grande opportunité », a-t-il averti. Il a précisé que les offres locales seront étudiées avec diligence par les ministères concernés.

    La mise en place de ce cadre réglementaire pour les voitures électriques au Sénégal représente une étape clé vers un avenir plus vert et plus durable. En combinant le soutien international, une réglementation claire et une invitation ouverte au secteur privé, le Sénégal se positionne comme un pionnier de l’adoption des technologies de transport écologiques en Afrique de l’Ouest.

    Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°225 – du 16/07/2024

    🔴 LE SÉNÉGAL PARMI LES 1ERS À BÉNÉFICIER DE L’EMPRUNT OBLIGATAIRE VERT DANS LA ZONE UEMOA : LA BIDC MOBILISE PLUS DE 12 MILLIARDS F CFA POUR L’ACCÈS UNIVERSEL À L’ÉLECTRICITÉ
    🔴 SORTIES MUSCLÉES APRÈS L’ENTRETIEN DU PRÉSIDENT AVEC LA PRESSE : BDF LIVRÉ À LA VINDICTE POPULAIRE ?

    🔴 FSF : FIN DE RÈGNE POUR AUGUSTIN SENGHOR
    🔴 ÉLIMINATOIRES AFROBASKET U18 : LES LIONCEAUX DÉBUTENT LEUR STAGE

    Primature : Remise du Pré-rapport sur le contrôle et la vérification des titres et occupations du domaine public maritime

    Le lundi 15 juillet 2024, la Commission ad hoc chargée du contrôle et de la vérification des titres et occupations sur les anciennes et nouvelles dépendances du Domaine Public Maritime (DPM) dans la région de Dakar a officiellement remis son pré-rapport au Premier Ministre, Monsieur Ousmane SONKO. La cérémonie s’est déroulée dans la salle de conférence de la Primature.

    Instituée par arrêté n° 006632 du 13 mai 2024, la commission a travaillé intensivement pendant deux mois pour élaborer ce document. La remise du pré-rapport a eu lieu en présence de plusieurs personnalités, dont le Ministre, Secrétaire Général du Gouvernement et Président de ladite Commission, ainsi que le Ministre de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires, accompagnés des autres membres de la commission.

    Le pré-rapport présenté constitue une étape cruciale avant la finalisation du rapport définitif. Ce dernier sera transmis au Président de la République dans le courant de cette semaine, après son approbation par le Premier Ministre. Ce document est le résultat d’un travail rigoureux visant à clarifier et réguler les titres et occupations sur le DPM, afin d’assurer une gestion transparente et équitable des terres publiques.

    Lors de la cérémonie, le Premier Ministre Ousmane SONKO a exprimé sa satisfaction quant à la qualité du travail accompli et l’engagement démontré par les membres de la commission. Il a souligné l’importance de ce rapport pour la bonne gouvernance et la préservation des ressources publiques. En félicitant les membres de la commission, il a également réaffirmé son soutien à la mise en œuvre des recommandations qui seront formulées dans le rapport final.

    Le Domaine Public Maritime constitue une ressource précieuse et sensible pour le développement économique et environnemental de la région de Dakar. La commission ad hoc a pour mission de vérifier la légitimité des titres et des occupations, qu’ils soient anciens ou nouveaux, afin de prévenir les abus et d’optimiser l’utilisation de ces espaces. Le rapport final, attendu avec impatience, devrait fournir des recommandations claires et applicables pour améliorer la gestion du DPM.

    Cette initiative s’inscrit dans une démarche plus large de réformes administratives et de transparence, prônée par le gouvernement sénégalais. La remise du pré-rapport marque une étape décisive vers une meilleure régulation et une utilisation plus responsable des terres publiques dans la région de Dakar.

    Insolite à la crise à la cité du Lac Rose : Occupations illégales des 100 000 logements

    Depuis vendredi dernier, la tranquillité de la Cité du Lac Rose a été perturbée par un événement inédit. Des groupes de personnes occupent illégalement les habitations du programme des 100 000 logements, un projet du régime du Président sortant Macky Sall. Cette occupation illégale a suscité des réactions et continue d’alimenter des rumeurs.

    Selon certaines informations, ces habitations seraient la propriété de l’ancienne Première Dame, Marième Faye Sall, et que le Président aurait donné son approbation tacite pour que ces maisons soient occupées. Cependant, cette affirmation a été démentie par Ababacar Chimère Diouf, le véritable propriétaire des terrains et des logements en question.

    Dans une déclaration publique, Ababacar Diouf a exprimé son indignation face à cette situation chaotique. « Ces terrains et logements m’appartiennent. Ces occupations sont totalement illégales et doivent cesser « , a-t-il déclaré avec fermeté. Il a également exhorté les autorités compétentes à intervenir pour mettre fin à cette anarchie.

    L’occupation illégale de ces logements soulève de nombreuses questions concernant la sécurisation des projets immobiliers publics. Le programme des 100 000 logements, lancé pour répondre à la demande croissante en habitations, se trouve désormais confronté à un défi majeur. Les autorités locales et nationales sont appelées à prendre des mesures immédiates pour résoudre cette crise et protéger les projets immobiliers publics.

    En plus des préoccupations liées à la légitimité de ces occupations, des résidents locaux et des observateurs craignent que cette situation ne crée un précédent dangereux pour d’autres projets de logements à travers le pays. La capacité des autorités à gérer efficacement ce type de crise sera déterminante pour l’avenir des initiatives immobilières publiques au Sénégal.

    Ababacar Chimère Diouf a également annoncé qu’il entreprendrait des actions légales pour récupérer ses biens et garantir que les occupants illégaux soient évacués. « Nous ne pouvons pas permettre que l’anarchie règne dans nos projets de développement. Il est essentiel que la loi soit respectée pour le bien de tous, » a-t-il affirmé.

    Les résidents de la Cité du Lac Rose, de leur côté, appellent à une solution rapide pour rétablir la paix et la sécurité dans leur communauté. Les autorités locales sont sous pression pour prendre des mesures concrètes et mettre fin à cette occupation illégale, afin de protéger l’intégrité des projets immobiliers publics et de garantir le respect de la propriété privée.

    En attendant une réponse officielle des autorités, les populations locales continuent de se mobiliser pour dénoncer cette situation. Des rassemblements pacifiques et des manifestations sont prévus dans les jours à venir pour attirer l’attention sur ce problème et exiger des actions immédiates.

    Le programme des 100 000 logements, destiné à répondre à une demande croissante en logements abordables, se retrouve ainsi au centre d’une crise sans précédent. La résolution de ce conflit sera cruciale pour la crédibilité et l’avenir des projets de développement immobilier au Sénégal.

    Fin de la subvention des semences écrémées : Mabouba Diagne annonce de nouvelles réformes agricoles

    Mabouba Diagne, ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, a annoncé une série de réformes majeures dans le secteur agricole, notamment la fin de la subvention des semences écrémées. Cette décision, qui vise à réorienter les subventions vers des secteurs plus stratégiques, a été communiquée lors de sa visite dans les départements de Diourbel et de Gossas.

    Lors de sa tournée, Mabouba Diagne a souligné la nécessité de réformer le système actuel des subventions agricoles. « Nous allons entamer des réformes sur les subventions, sur les semences. Mais, ce sera dans le bon sens. On va réorienter les subventions. Je ne veux plus subventionner des semences écrémées. Mon département entend se lancer dans la production de semences certifiées pour atteindre l’autosuffisance dans ce domaine, et ainsi avoir une agriculture durable et rentable », a-t-il déclaré devant des producteurs locaux.

    Le ministre a annoncé le lancement du programme Agridiambar, visant à créer des coopératives agricoles communales et intercommunales pour accélérer les objectifs de souveraineté alimentaire. Il a encouragé les maires à former des coopératives et à collaborer pour renforcer la production agricole.

    Mabouba Diagne a exprimé son mécontentement face au faible taux de distribution des semences et des engrais dans la région de Diourbel, signalant un niveau de distribution à seulement 30%. Il a menacé de rompre les contrats des opérateurs défaillants pour améliorer cette situation critique.

    Pour faciliter la mise en œuvre des projets agricoles, le ministre a annoncé la création prochaine d’un portail en ligne destiné à recenser les projets dans chaque région. Cette initiative vise à améliorer la transparence et l’efficacité des interventions dans le secteur agricole.

    Les autorités locales ont exprimé leur soutien aux réformes proposées par Mabouba Diagne. Le maire de Pattar Lia a notamment formulé des doléances pour lutter contre la salinité des terres, tandis que le maire de Tocky Gare a salué la visite du ministre, soulignant l’importance d’identifier les champions agricoles pour atteindre la souveraineté alimentaire.

    Ces réformes et initiatives représentent un tournant décisif dans la politique agricole du Sénégal. En mettant fin à la subvention des semences écrémées et en promouvant la création de coopératives agricoles, Mabouba Diagne vise à instaurer une agriculture plus durable et rentable, contribuant ainsi à l’autosuffisance alimentaire du pays.

    POSSIBILITÉ D’UNE CANDIDATURE À LA PRÉSIDENTIELLE 2029 : Diomaye maintient le suspense

    Dans son premier entretien avec la presse nationale, le président sénégalais Bassirou Diomaye Diakhar Faye a discuté de divers sujets y compris la possibilité d’une candidature présidentielle en 2029, tout en exprimant son soutien à son Premier ministre, Ousmane Sonko.

    Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a accordé, samedi dernier, son premier entretien à la presse nationale, marquant, dès lors, une étape significative dans ses cent jours à la tête du pays. Lors de cette rencontre, le chef de l’État a abordé un large éventail de questions importantes et a dressé des perspectives sur sa vision politique.

    Parmi les sujets abordés, la probabilité d’une deuxième candidature présidentielle en 2029 a particulièrement retenu l’attention. Face à cette question épineuse, Bassirou Diomaye Diakhar Faye a choisi une réponse teintée d’humour et de prudence. « Un président de la République qui vient de boucler trois mois à la tête du pays et vous lui posez cette question pour sans doute créer une polémique comme vous savez si bien le faire vous les journalistes. C’est déraisonnable », a-t-il commenté avec un sourire qui en dit long.

    Cette réponse évasive du chef l’État semble cacher une intention claire de maintenir le suspense et de ne pas précipiter les annonces importantes. « Je me prononcerai tardivement sur cette question. Espérez longuement que j’en parle. Je ne le ferai pas ! Vous pouvez encore attendre, » a-t-il ajouté, laissant percevoir qu’il voudrait peut-être reconquérir les voix des Sénégalais en 2029.

    Pourtant, dans le même entretien, Diomaye a exprimé publiquement son soutien à son Premier ministre, Ousmane Sonko, pour qu’il aspire à devenir président de la République à son tour, visant à apaiser toute spéculation sur d’éventuelles tensions entre les deux figures politiques. Le chef de l’État a clairement déclaré qu’il encourageait Sonko à viser haut, mettant l’accent sur leur collaboration loyale et leur ambition partagée pour la stabilité du Sénégal. « Je ne peux avoir de divergence avec mon Premier ministre parce qu’il me fait de l’ombre comme le disent certains. En effet, j’ai évolué sous son ombre pendant dix ans à me battre en toute loyauté. Je l’encourage non pas à l’orgner le fauteuil présidentiel ; mais à le regarder. J’avais souhaité à ce qu’il devienne président de la République car je que je le connais ; je sais qu’il en a les capacités et je mets en avant la stabilité du Sénégal, affirmé le locataire du Palais.

    Concernant les pouvoirs actuels du Premier ministre qui est qualifié de « puissant » par certains opposants et observateurs, le président de la République a relevé a redéfini les angles. « Le Premier ministre n’a aucun pouvoir. Constitutionnellement, il est faible. J’avais suggéré de réduire les prérogatives du président de la  République et d’accorder au Premier ministre quelques pouvoirs pour rétablir un équilibre », a-t-il déclaré.

    Par ailleurs, le président Diomaye, renforçant les responsabilités du Premier ministre, désire établir un système de gouvernance plus dynamique, améliorant la responsabilité et la transparence au sein de l’exécutif. Cette réforme vise également à mieux répondre aux attentes des citoyens tout en assurant une coordination plus efficace des politiques publiques.

    Le Dakarois

    EDITO : De Senghor à Diomaye, toujours combattue, la Presse reste debout !

    Les relations entre les politiques et la presse sénégalaise survivent le temps d’une rose. Courtisée par tous les opposants, elle devient infréquentable par tout politique qui accède au pouvoir. De Senghor, qui plongea la presse dans la clandestinité, à Abdou Diouf, qui permit de se déclarer et de paraître plus souvent, de Abdoulaye Wade, le père de la libération des médias, à Macky Sall, qui vécut l’ère des médias 2.0, aucun régime ne s’est fait l’économie de conduire des journalistes à la case prison. Aujourd’hui, le plus jeune des présidents élus du Sénégal souhaite son asphyxie fiscale.

    Que n’a-t-on pas vu et subi, dans les épreuves imposées par l’État et les présidents de cette République ? À quand que le président de la République, son chef de gouvernement et ses ministres publient leurs fiches de paie pour nous faire savoir le montant de leurs impôts, on verrait qui contribue le plus en impôt sur le revenu. Surtout le premier ministre qui avait dénoncé avec vigueur l’impôt prélevé aux députés et resté muet devant le montant inscrit sur son bulletin de salaire.

    Alors que ce soit Senghor, Diouf, Wade, Macky ou Diomaye, aucun pouvoir n’a jamais pu remporter un combat contre la presse et, au bout du compte, c’est toujours la presse qui gange. Car les présidents passent, cette presse demeure. Les geôles qui en ont tant accueillis, des journalistes emprisonnés par tous les régimes sont inscrits au tableau des héros de nos luttes contre les pouvoirs. Ils se nomment Mame Less Dia,feu Boubacar Diop, feu Sidy Lamine Niasse, Madiambal Diagne, Pape Alé Niang, Pape Ndiaye…………………………………..

    La presse sénégalaise incarne la résilience. Elle a survécu aux attaques, aux tentatives de musellement et aux défis imposés par chaque régime. La relation entre le pouvoir et la presse a connu des tensions majeures sur la liberté d’informer et de dénoncer. Que ce soit pour limiter la couverture médiatique de la crise en Casamance, ou pour voter des lois d’amnistie après l’assassinat d’un haut magistrat, ou encore pour « reporter » des élections qu’elles soient législatives sous Wade et Présidentielle sous Macky, chaque tentative de restreindre la presse a été un échec.

    Inspirée par les recommandations du vénéré Serigne Mountakha Mbacké, la presse sénégalaise a appris la résilience. Car, au bout de la résilience se trouve le bonheur absolu dans une liberté méritée. La presse est et restera le phare de la démocratie sénégalaise. Malgré les pressions, elle continue de se tenir debout, fidèle à sa mission d’informer et de dénoncer les abus de pouvoir.

    Restons vigilants et soutenons cette presse qui, malgré tout, continue de se tenir debout pour tous, pour la vérité, pour le Sénégal. Les présidents passent, mais la presse demeure. Aujourd’hui plus que jamais, la Presse mérite respect et solidarité.

    Pape Diogaye Faye

    Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°224 – du 15/07/2024

    🔴 CANDIDATURE EN 2029 : BDF, ÉVASIF : « ESPÉREZ LONGUEMENT QUE J’EN PARLE. JE NE LE FERAI PAS ! »
    🔴 ACCUSATIONS DE DIOMAYE SUR LES FONDS SPÉCIAUX : « C’EST 22 MDS QUI ONT ÉTÉ CONSOMMÉS. OÙ SE TROUVE LE RESTE » ?, S’INTERROGE BOUGANE

    🔴 EURO 2024 : « ESPAÑA POR LA CUATRO »
    🔴 FINALE COUPE DU SÉNÉGAL : MBOUR PETITE CÔTE SUCCÈDE À JAARAF

    Bougane Guèye Dany interpelle le président sur les « fonds spéciaux » : Qu’en est-il réellement ?

    Lors d’une conférence de presse tenue ce dimanche, Bougane Guèye Dany, président du mouvement Guem Sa Bop, a vivement réagi aux récentes déclarations du chef de l’État concernant les « fonds politiques ». Cette réaction fait suite aux propos du président de la République qui avait affirmé la veille que le nouveau régime n’avait pas trouvé de fonds politiques dans les caisses de l’État.

    M. Guèye Dany a saisi l’occasion pour mettre en avant un aspect différent de la question, en évoquant spécifiquement les « fonds spéciaux ». Il a fait référence au rapport d’exécution budgétaire du premier trimestre 2024, soulignant que pas moins de 22 milliards ont déjà été utilisés. Interpellant directement le président, il a défié : « C’est 22 milliards qui ont été consommés, où se trouve le reste ? ».

    Le président du mouvement Guem Sa Bop a exprimé sa préoccupation quant à la transparence autour de ces fonds spéciaux, notant que souvent, les politiciens trouvent des moyens détournés pour gérer ces ressources. Il a appelé le président à clarifier la situation et à fournir des explications sur ce qu’il entend par « fonds spéciaux », suggérant que cette clarification est nécessaire pour dissiper les malentendus et instaurer une meilleure gouvernance financière.

    La question des fonds spéciaux reste donc au cœur du débat politique, soulevant des interrogations sur la gestion des finances publiques et l’obligation de rendre compte des dépenses gouvernementales. Bougane Guèye Dany, par ses déclarations franches, cherche à stimuler un débat plus approfondi et transparent sur ces aspects financiers cruciaux pour le pays.

    100 jours au pouvoir : Adji Mergane Kanoute évalue le début de mandat du Président Diomay Faye

    À l’occasion de ses 100 premiers jours au pouvoir, le Président Bassirou Diomaye Faye s’est exprimé face à la presse, suscitant de nombreuses réactions, dont celle de la vice-présidente du groupe parlementaire Benno Bokk Yaakaar (BBY), Adji Mergane Kanoute. Sa réaction s’est distinguée par une évaluation équilibrée, comprenant des louanges, des critiques constructives et des suggestions.

    Adji Mergane Kanoute a salué la clarté et la structuration des propos du président, affirmant qu’il a montré « une sérénité et une maîtrise de certains dossiers ». Elle a noté que le président a reconnu les défis posés par « la pandémie de la Covid-19, la guerre russo-ukrainienne et les tensions au Moyen-Orient », héritage du précédent gouvernement de Macky Sall.

    Revenant sur les réalisations modestes de ces premiers mois, Kanoute a indiqué que le président a apporté des éclaircissements sur divers sujets tels que « la fiscalité et l’agriculture ». Cependant, elle a remarqué qu’il a évité de répondre à la question des Eurobonds, laissant un point d’interrogation sur cette question financière cruciale.

    Concernant l’emploi des jeunes, Kanoute a noté que le président semble poursuivre les initiatives de son prédécesseur, notamment dans « la formation professionnelle et l’agriculture », reconnaissant ainsi « la pertinence du PSE et le travail remarquable du Président Macky Sall ». Elle a souligné l’importance de ces programmes pour le développement économique du pays.

    Toutefois, la vice-présidente a exprimé plusieurs préoccupations :

    Transparence sur les Contrats : Kanoute a demandé plus de transparence concernant les contrats évoqués par le président, notamment ceux « avec surfacturations ». Elle a insisté sur la nécessité de clarté pour éviter toute suspicion de mauvaise gestion.

    Respect de l’Assemblée Nationale : Elle a critiqué la déclaration du président sur l’Assemblée nationale, rappelant que « les 165 députés, élus au suffrage universel, représentent le peuple souverain ». Selon elle, la suggestion du président selon laquelle le Premier ministre pourrait s’adresser à un jury populaire est « à condamner ». Elle a insisté sur le fait que « le Président de la République n’est pas élu par tous les Sénégalais mais il est le président de tous les Sénégalais », et que cette déclaration pourrait être mal interprétée, suggérant que n’importe qui pourrait « prendre les prérogatives de son Excellence le Président Bassirou Diomaye Faye ».

    Adji Mergane Kanoute a offert un retour équilibré sur les 100 premiers jours de Bassirou Diomaye Faye au pouvoir. Tout en reconnaissant les réalisations et la clarté des propos du président, elle a souligné l’importance de la transparence et du respect des institutions démocratiques. Ces suggestions et critiques constructives visent à renforcer la gouvernance et à assurer un développement équitable pour tous les Sénégalais.

    ENTRETIEN EXCLUSIF AVEC MOUSSA KANTÉ : « Mon objectif est de représenter mon pays à la CAN et au Mondial »

    En vacances actuellement, l’international sénégalais Moussa Kanté, footballeur à l’Olympique Lyonnais, a accordé une interview au Dakarois Quotidien au cours de laquelle il a abordé la question de son adaptation lors de sa première saison en France, de ses objectifs de progression vers l’équipe première de Lyon, ainsi que de ses aspirations à jouer dans des championnats renommés comme ceux d’Espagne et d’Angleterre.

    Vous êtes en vacances, comment se déroulent vos journées ? 

    Les vacances se passent bien, je profite de la famille et des amis, car une fois la saison commencée, je n’aurai pas beaucoup de temps pour les voir. Il faut rester en forme pour la prochaine saison.

    Vous êtes aussi passionné d’élevage et d’ailleurs vous éleviez des lapins à Dakar Sacré-Cœur, votre ancien centre de formation

    J’aime beaucoup les lapins, je peux dire. Quand j’étais au DSC, depuis la classe de CE1, il y avait un moment où je ne voulais plus vivre au centre. Tous mes amis étaient sortis de l’internat sauf moi. Comme j’habitais tout près, je pensais que je rentrerais chez moi et que je reviendrais au centre pour les entraînements. Quand les dirigeants m’ont demandé ce que je voulais faire, je leur ai répondu que j’élevais des lapins chez moi et que je désirais m’occuper d’eux. Ils m’ont proposé de les amener au centre. Au début, c’était juste une excuse pour sortir, mais finalement, ils ont accepté que je les ramène au centre. Je n’avais plus d’excuses et j’étais obligé de m’en occuper.

    Qu’est-ce qui vous a le plus affecté dans votre carrière ?

    Je dirais que c’était lorsque nous sommes allés à Linguère et que nous avons perdu 5-0. Cette défaite a été difficile à encaisser, surtout après un long trajet pour y arriver, suivi d’une panne sur la route de retour à Dakar.

    Bilan de la saison 2023 / 2024 ?

    C’était ma première saison en France et j’ai beaucoup appris. L’intégration s’est bien passée, Alhamdoulilah. Malgré quelques hauts et bas, la saison était satisfaisante dans l’ensemble.

    Vos objectifs collectif et individuel pour la saison prochaine ?

    Individuellement, mon objectif est de jouer avec l’équipe première de Lyon en Ligue 1. J’ai été titulaire indiscutable avec l’équipe réserve, mais maintenant, je vise à performer au plus haut niveau. Collectivement, Lyon vise certainement des succès après une saison avec des défis.

    Comment s’est passée votre intégration dans l’équipe lyonnaise ?

    L’intégration a été un peu difficile. En France, c’est différent du Sénégal où l’accueil est plus chaleureux. Il faut être patient, car les joueurs voient souvent les nouveaux comme des concurrents. Mais avec le temps, les relations s’améliorent.

    Peu après la Chan, s’en est suivie la coupe d’Afrique des moins de 20 ans et vous n’étiez pas sélectionné ? Y avait-il des échanges avec Malick Daff ?

    Non. Nous n’avons jamais parlé de ça. Il fait ses choix et je les respecte.

    En tant que footballeur, est-ce que vous avez rencontré des difficultés depuis le début de votre carrière ? Genre des disputes avec des coéquipiers ou un entraîneur ?

    Je ne crois pas que j’ai une fois eu des problèmes avec qui que ce soit. Le football, c’est ma passion. Même si j’y rencontre des difficultés, je me dis que c’est ma passion. C’est moi qui le veux et c’est moi qui veut réussir dans ce métier.

    Très talentueux, mais souvent remplaçant en sélection, comment gérez-vous la concurrence dans l’équipe nationale ?

    Il n’y a pas vraiment de concurrence, le coach me place souvent sur les côtés alors que je me sens plus à l’aise au milieu. C’est une question de rôle tactique.

    Quelle est votre relation avec l’entraîneur de Lyon ? Avez-vous discuté d’une possible promotion en équipe première ?

    Nous avons une relation professionnelle. Nous discutons souvent du travail et il me donne des conseils précieux pour m’améliorer. Nous avons évoqué la possibilité de jouer avec l’équipe première à l’avenir.

    Votre contrat incluait-il spécifiquement de jouer avec l’équipe réserve ?

    Je ne savais pas exactement à quoi m’attendre, mais j’ai joué des matchs amicaux avec l’équipe première pendant la saison. Cela m’a beaucoup aidé à gagner en confiance et à progresser.

    Prévoyez-vous de rester à Lyon longtemps ou envisagez-vous de relever de nouveaux défis ?

    Pour l’instant, je me concentre sur la saison prochaine. Après cela, je verrai quelles opportunités se présentent. J’aimerais relever de nouveaux défis dans des championnats comme l’Espagne ou l’Angleterre.

    En tant que joueur polyvalent, quels aspects de votre jeu personnel cherchez-vous à améliorer ?

    Je dois travailler sur ma patience et mes capacités de récupération de balles. Ce sont des aspects que je souhaite renforcer pour être plus efficace sur le terrain.

    Quels sont vos objectifs pour le reste de votre carrière ?

    Mon objectif est de jouer la Ligue des Champions, de représenter mon pays à la CAN et à la Coupe du Monde. Ce sont des défis qui me motivent et que je souhaite réaliser dans ma carrière.

    Quel est votre passe-temps quand vous n’êtes pas sur le terrain ?

    Quand il n’y a pas de match, mes occupations principales sont de jouer à la playstation et de passer du temps avec mes amis.

    🛑 DIRECT Suivez votre Émission Sport Challenge avec Moussa Kanté international Sénégalais

    Ndèye CAMARA

    Bassirou Diomaye Faye intervient pour reporter la DPG de Ousmane Sonko

    Le président Bassirou Diomaye Faye a révélé son intervention discrète concernant la déclaration de politique générale (DPG) du Premier ministre Ousmane Sonko, initialement prévue pour lundi. Face à la presse ce samedi, Faye a expliqué ses actions pour régler la situation tendue à l’Assemblée nationale.

    « Je n’ai pas été silencieux sur ce qui se passe à l’Assemblée nationale. Mais je ne l’ai pas fait savoir à la presse », a déclaré Faye. Il a précisé que, bien que le Premier ministre Sonko ait été prêt à faire sa DPG, il a été interpellé par le député Guy Marius Sagna. Cette interpellation a déclenché un débat sur la légalité de la démarche de Sonko.

    Pour résoudre la situation, Faye a convoqué le président de l’Assemblée nationale, Amadou Mame Diop, au palais. « J’ai dit à Amadou Mame Diop de rectifier le règlement intérieur le plus rapidement possible pour que le Premier ministre puisse venir faire sa DPG », a-t-il expliqué. Suite à cette discussion, Diop a organisé une réunion pour mettre à jour le règlement intérieur.

    Le président a également parlé directement à Ousmane Sonko, lui demandant de reporter sa déclaration prévue pour lundi. « Ousmane Sonko avait dit vouloir faire sa DPG devant une assemblée populaire lundi, je lui ai dit de sursoir puisque j’ai discuté avec les membres de l’Assemblée », a ajouté Faye. Sonko a accepté cette demande, permettant ainsi de modifier le règlement intérieur avant de procéder à la DPG.

    L’intervention de Bassirou Diomaye Faye a permis de désamorcer une situation potentiellement conflictuelle à l’Assemblée nationale. En agissant en coulisses et en facilitant la mise à jour du règlement intérieur, Faye a assuré que le Premier ministre Ousmane Sonko pourra faire sa déclaration de politique générale dans un cadre légal et ordonné. Cette action démontre la volonté du président de maintenir la stabilité institutionnelle et de respecter les procédures légales.

    Bassirou Diomaye Faye : «Je n’ai rien trouvé» dans les fonds spéciaux et politiques

    Dans une interview marquant ses 100 premiers jours au pouvoir, le président Bassirou Diomaye Faye a révélé des informations troublantes concernant l’état des fonds spéciaux et politiques de la présidence. Selon ses déclarations, les caisses sont totalement vides, soulevant des questions sur la gestion de son prédécesseur, Macky Sall.

    Interrogé par cinq médias sénégalais, Bassirou Diomaye Faye a été clair : « Je n’ai rien trouvé. » Ces fonds, connus pour leur caractère secret et leur gestion opaque, étaient estimés à 10 milliards de F CFA par an sous la présidence de Macky Sall. À titre de comparaison, ils étaient de 8 milliards F CFA sous Abdoulaye Wade et de 500 millions F CFA sous Abdou Diouf. Leur opacité a toujours suscité des critiques, notamment en raison de l’absence de traçabilité et de contrôle.

    Lors de sa campagne, Faye avait promis de supprimer ces fonds spéciaux pour plus de transparence. Cependant, il semble maintenant réévaluer cette promesse. Le président envisage désormais de transformer ces fonds en fonds secrets, gérés par un comité restreint. Cette décision vise à maintenir une certaine flexibilité tout en assurant un contrôle plus strict.

    Les révélations du président Bassirou Diomaye Faye sur l’état des fonds spéciaux et politiques de la présidence posent des questions importantes sur la gestion précédente et l’avenir de ces fonds. En optant pour une gestion par un comité restreint, Faye cherche à équilibrer la nécessité de transparence avec la réalité des besoins de gestion de l’État. Les Sénégalais attendent maintenant de voir comment cette nouvelle approche sera mise en œuvre et si elle apportera la transparence et la responsabilité promises.

    Bassirou Diomaye Faye justifie la non-suppression du CESE et du HCCT : explications du Président

    Lors de sa campagne électorale, Bassirou Diomaye Faye avait promis de supprimer certaines institutions mises en place par son prédécesseur, Macky Sall, jugées inutiles pour le pays. Pourtant, cent jours après son investiture, le Conseil économique, environnemental et social (CESE) et le Haut Conseil des Collectivités Territoriales (HCCT) sont toujours en fonction. Face aux questions des médias, le président Faye a expliqué les raisons de ce retard.

    Interrogé sur le maintien du CESE et du HCCT, Bassirou Diomaye Faye a assuré qu’il n’a jamais renoncé à sa promesse. « Nous avons pris des engagements pour ces institutions. Nous n’avons jamais changé d’avis sur ces institutions. Mais pour les changer, il faudrait changer la charte fondamentale et ceci n’est possible que si nous sommes majoritaires à l’Assemblée nationale. Or, tout le monde sait que nous ne sommes pas encore majoritaires à l’Assemblée », a-t-il expliqué.

    La suppression de ces institutions nécessite une modification de la charte fondamentale, un processus complexe qui dépend de la composition de l’Assemblée nationale. « Nous devons prendre tout notre temps pour faire les meilleurs choix pour le Sénégal. Pas pour moi, ni pour ceux qui m’ont accompagné, mais pour le Sénégal », a souligné le président Faye.

    Le président a indiqué que la suppression du CESE et du HCCT devrait intervenir après la dissolution de l’Assemblée nationale et l’installation d’une nouvelle législature. Cette étape cruciale permettra d’obtenir la majorité nécessaire pour effectuer les changements promis.

    Malgré les promesses de campagne, Bassirou Diomaye Faye se heurte à des obstacles législatifs pour supprimer le CESE et le HCCT. En attendant une nouvelle majorité à l’Assemblée nationale, le président reste déterminé à tenir ses engagements, soulignant la nécessité de prendre des décisions réfléchies et bénéfiques pour l’ensemble du pays. Les prochains mois seront déterminants pour l’avenir de ces institutions et la réalisation des réformes annoncées.

    Les premières révélations du nouveau président : Bassirou Diomaye Faye accuse Macky Sall de surfacturations inacceptables

    Cent jours après son investiture, le président Bassirou Diomaye Faye a accordé sa première interview à la presse sénégalaise, dressant un tableau préoccupant de la situation économique héritée de son prédécesseur, Macky Sall. Lors de cette entrevue, Faye n’a pas mâché ses mots, révélant des contrats douteux et des surfacturations qu’il juge inacceptables.

    Dès son arrivée au pouvoir, Bassirou Diomaye Faye a pris la mesure des défis économiques auxquels le Sénégal fait face. « Nous avons trouvé des comptes quasiment au rouge, notamment à cause des contrats signés par mon prédécesseur », a-t-il déclaré. Le président a immédiatement ordonné un examen approfondi des secteurs sensibles et a sollicité plusieurs responsables pour faire un état des lieux.

    Pour éviter une crise énergétique, Faye a rapidement pris des décisions cruciales. « Nous avons payé certaines dettes, notamment celle de la Société Africaine de Raffinage (SAR), pour qu’il n’y ait pas de coupure d’électricité », a-t-il expliqué. Il a également découvert qu’un arrêté avait été signé par Macky Sall le 29 mars pour augmenter le prix de l’eau. « Les Sénégalais allaient se lever un jour, constater la hausse et nous accuser », a-t-il ajouté, soulignant ainsi la nécessité d’agir pour prévenir un mécontentement populaire.

    Le président Faye a également révélé l’existence de contrats douteux avec des niveaux de surfacturations qu’il juge inacceptables. « J’ai demandé à ce que ces contrats soient bloqués parce que les intérêts du Sénégal n’étaient plus assurés », a-t-il affirmé. Cette décision vise à protéger les finances publiques et à garantir que les ressources du pays soient utilisées de manière transparente et efficace.

    Les révélations de Bassirou Diomaye Faye mettent en lumière des pratiques de gestion financière douteuses sous l’administration de Macky Sall. En prenant des mesures rapides pour stabiliser l’économie et bloquer les contrats suspectés de surfacturations, Faye cherche à instaurer une gouvernance plus transparente et responsable. Ces premières actions sont cruciales pour restaurer la confiance des citoyens sénégalais dans leurs institutions et assurer un avenir économique plus stable pour le pays.

    Détournement de fonds à la Caisse de Sécurité Sociale : Révélations choc des cadres implication

    La Caisse de sécurité sociale (CSS) est au cœur d’un scandale de détournement de fonds, avec deux de ses cadres, T. Bop et M. Sow, impliqués dans une affaire de malversations financières à hauteur de 1,8 milliard de francs CFA. Les deux hommes ont été arrêtés par la Section de recherches (SR) de la gendarmerie de Colobane suite à une plainte déposée par la direction de la CSS.

    M. Sow, caissier à l’agence Wiltord de Colobane, a rapidement reconnu sa culpabilité. Il a expliqué aux enquêteurs que, chargé d’approvisionner la caisse, il avait constaté que Bop, délégataire comptable à l’agence de Plateau, soustrayait systématiquement des montants qui n’étaient pas retracés dans la base de données. Lorsqu’il a confronté Bop, ce dernier lui aurait expliqué que s’il ne le faisait pas, la hiérarchie le ferait, les encourageant ainsi à collaborer dans ces détournements.

    Sow a déclaré avoir perçu environ 150 millions de francs CFA grâce à ces manœuvres frauduleuses. Il a également affirmé que Bop lui avait assuré de l’intraçabilité de leurs opérations et avait montré des preuves écrites de malversations impliquant leurs supérieurs.

    De son côté, T. Bop a détaillé son rôle dans l’affaire. Arrivé en 2020 à l’agence Wiltord de Colobane, il était responsable des retraits d’argent des comptes de la CSS auprès de plusieurs banques, dont la Société Générale (Sgbs), la Banque de Dakar (Bdk) et la Banque Islamique du Sénégal (Bis). Il devait ensuite procéder au paiement des allocations familiales.

    Bop a avoué avoir eu l’idée de profiter des transactions financières importantes et récurrentes pour redynamiser son entreprise, Transport Holding Bob. Avec la complicité de Sow, il détournait des fonds, enregistrant des chèques d’alimentation au profit de son caissier. Environ 500 millions de francs CFA ont été détournés, utilisés pour acquérir des camions, des bus et des terrains à Bambilor, Ndiakhirate et Keur Ndiaye Lô.

    T. Bop a également accusé ses supérieurs de mauvaise gestion. Il a évoqué un rapport « explosif » de la Cour des comptes datant de 2014, qui aurait révélé des malversations financières au sein de la CSS, mais qui n’a jamais eu de suite. Bop affirme que cette impunité l’a motivé à imiter les pratiques de ses supérieurs.

    Ce scandale met en lumière des problèmes de gouvernance au sein de la CSS et pose des questions sur l’intégrité des systèmes de contrôle internes. Les aveux de Bop et Sow devraient inciter à une enquête plus approfondie pour éradiquer la corruption au sein de l’institution. En attendant, la CSS doit prendre des mesures immédiates pour restaurer la confiance du public et assurer une gestion transparente et responsable des fonds publics.

    Kaolack : L’IIAA brille avec un taux de réussite de 71,96% au baccalauréat 2024

    Les résultats du baccalauréat général 2024 pour la série L-AR de l’Institut « African American Islamic Institute Nasrul Elim » (IIAA) viennent de tomber, confirmant une fois de plus la tradition d’excellence de l’établissement au niveau de la région de Kaolack. Avec un taux de réussite impressionnant de 71,96%, l’IIAA surpasse largement les résultats de l’année précédente, qui étaient de 63,80%.
    Sur les 132 candidats inscrits, 60 ont été admis d’office dès le premier tour, dont 31 avec mentions : 1 mention très bien, 9 mentions bien, et 22 mentions assez bien. De plus, 41 élèves ont été déclarés admissibles au second tour, dont 35 ont finalement réussi, portant le total des admis à 95.
    Ces résultats exceptionnels sont le fruit d’un investissement constant et durable de l’équipe de l’IIAA. Depuis des années, le directeur général Cheikh Mahy Alioune Cissé et son équipe s’efforcent de créer un environnement propice à l’excellence académique. Leur engagement se traduit par des initiatives telles que des journées de synthèse avant le baccalauréat, destinées à mieux préparer les élèves aux épreuves.
    Le succès de l’IIAA repose également sur l’engagement sans faille des équipes pédagogiques et du personnel administratif. Leur dévouement et leur abnégation sont des éléments clés de cette réussite. Les parents jouent également un rôle crucial en assurant un suivi rigoureux des apprentissages à domicile.
    L’IIAA, fondé par feu Imam Assane Cissé (RTA), continue de faire honneur à la région de Kaolack par ses performances académiques remarquables. Ces résultats illustrent une communauté éducative unie et déterminée à offrir le meilleur à ses élèves.
    Avec un taux de réussite de 71,96% au baccalauréat 2024, l’IIAA de Kaolack démontre une fois de plus son engagement envers l’excellence académique. Grâce à une équipe dévouée, des parents impliqués, et une stratégie éducative bien pensée, l’institut continue de briller et de faire la fierté de toute la région.

    Mariama Massaly
    Correspondate à Kaolack

    Mobilisation Communautaire à Thionck Essyl : Objectif – 30 millions pour moderniser le centre de santé

    Dans une démonstration impressionnante de solidarité, les habitants de l’arrondissement de Tandouck, regroupés sous l’association « Buludji », se mobilisent pour collecter 30 millions de francs CFA. Cette somme est destinée à améliorer le plateau technique du centre de santé de Thionck Essyl, réduisant ainsi la nécessité des évacuations médicales coûteuses et pénibles vers Ziguinchor.

    Le Dr Abdel Kader Sarr, médecin chef du district de Thionck Essyl, a mis en lumière les nombreuses difficultés auxquelles le centre de santé est confronté. « On a identifié quelques difficultés, en rapport avec l’absence de radio numérique, l’indisponibilité de l’eau courante et le délabrement du bâtiment du centre de santé. Pendant l’hivernage, l’eau s’infiltre partout, aggravant les conditions déjà précaires, » explique-t-il.
    Face à ces défis, le Buludji, en partenariat avec le district sanitaire, a conçu un projet ciblé pour y remédier. Ce projet prévoit de hiérarchiser les besoins et de mobiliser les fonds nécessaires, espérant ainsi résoudre au moins une partie des problèmes avec un budget estimé à 30 millions de francs CFA.
    Le 11 juillet 2024, l’association Buludji, en collaboration avec le médecin-chef de district, a officiellement lancé la collecte de fonds. « Nous invitons toute la population à participer financièrement pour l’acquisition du matériel dont le district sanitaire a besoin, notamment un appareil électrocardiogramme, une radiographie numérique et des travaux de réfection pour améliorer l’étanchéité et l’approvisionnement en eau, » a déclaré Bourama Diémé, président du Buludji.
    L’importance du centre de santé de Thionck Essyl pour l’arrondissement de Tandouck ne peut être sous-estimée. « Nous faisons cette collecte parce que le centre de santé de Thionck Essyl est le centre de référence du Boulouf. Tous les malades des postes de santé y sont référés, mais sans les équipements nécessaires, ils doivent être envoyés à Ziguinchor, ce qui engendre des coûts et des délais supplémentaires, » ajoute Bourama Diémé.
    Le Dr Abdel Kader Sarr a tenu à remercier l’État pour ses efforts en matière de ressources humaines et d’équipement. « Nous avons reçu beaucoup de personnel, mais nous avons encore des lacunes à combler, notamment au niveau des postes de santé de Diégoune 1 et de la DPC d’Élana, » précise-t-il. Le district attend également l’affectation d’un chirurgien pour démarrer les césariennes, bien que l’anesthésiste réanimateur soit déjà en place.
    Le village de Thionck Essyl, situé à 71 km au nord-est de Ziguinchor, polarise 20 villages, six communes, et 15 postes de santé, en plus de son centre de santé. L’association « Buludji », créée en 1959, continue de fédérer les associations du Boulouf pour soutenir des initiatives communautaires vitales.
    La mobilisation en cours pour le centre de santé de Thionck Essyl représente un exemple éclatant de la force de la communauté dans la résolution des défis locaux, montrant qu’avec une volonté collective, des progrès significatifs peuvent être réalisés.


    AS – Le Dakarois Ziguinchor

    Les défis de Joe Biden : santé, lapsus et politique de la présidence

    Depuis sa performance tumultueuse lors d’un récent débat télévisé et une conférence de presse visant à rassurer le public, le président Joe Biden se retrouve au centre de préoccupations croissantes concernant sa santé et ses capacités cognitives. À 81 ans, Biden, candidat à sa propre succession, doit naviguer à travers les critiques persistantes quant à sa compétence à diriger.

    Lors du débat contre Donald Trump, Biden a été critiqué pour des moments de confusion et d’incertitude, ravivant les discussions sur l’âge et les limitations physiques et mentales des dirigeants seniors. Ses lapsus notables, incluant des confusions entre des personnalités politiques clés, ont alimenté les spéculations sur son aptitude à mener efficacement un second mandat présidentiel.

    La récente conférence de presse de Biden a été accueillie avec des réactions mitigées. Ses partisans louent sa détermination et son expérience, tandis que ses détracteurs soulignent ses erreurs comme des indicateurs de déclin. Dans un climat politique déjà polarisé, ces incidents renforcent les divisions et nourrissent les débats sur la direction future de la présidence américaine.

    Les préoccupations concernant la santé et les capacités cognitives de Biden sont devenues une question centrale dans la campagne présidentielle à venir. Chaque apparition publique devient un test critique de crédibilité et de compétence pour le président vieillissant, alors qu’il cherche à maintenir sa position au pouvoir face à une opposition de plus en plus critique.

    En conclusion, la question de savoir si le costume présidentiel est devenu trop grand pour Joe Biden reste une interrogation majeure au sein de l’opinion publique et de la classe politique américaine. À l’approche des élections, la santé et la performance de Biden continueront de façonner le débat politique national, influençant potentiellement le résultat de l’élection présidentielle à venir.

    PERFORMANCE MACROÉCONOMIQUE DU SÉNÉGAL : Ces trois défis face à Diomaye, selon la CEDEAO

    En 2023, les tensions politiques ont affecté l’économie sénégalaise qui s’est retrouvée en dessous des chiffres prévisionnels. Cela s’est manifesté par une croissance modérée de 4,1 %, légèrement supérieure à l’année précédente (4,0 % en 2022). Malgré ces obstacles, plusieurs indicateurs économiques ont montré des améliorations notables, promettant un avenir florissant.
    Les projections économiques pour les années 2024 et 2025 sont optimistes, prévoyant une accélération de la croissance économique. En 2024, le Produit Intérieur Brut (PIB) devrait croître de manière substantielle, atteignant 7,6 %, stimulé par une augmentation de l’activité dans le secteur pétrolier avec l’entrée en service de nouveaux puits de production, ainsi que par une nouvelle production d’or et de phosphate. Cette tendance positive devrait se renforcer en 2025 avec une croissance projetée à 8,7 %, s’il n’y a pas de fausse note, d’après la CEDEAO dans son rapport sur la performance macroéconomique du Sénégal.
    En effet, si le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et ses collaborateurs n’arrivent pas à gérer de façon proactive certaines situations, la croissance économique de notre pays risque d’en prendre un coup. La première éventualité à éviter est tout retard dans la production pétrolière des nouveaux champs. Ceci pourrait compromettre la dynamique de croissance prévue vu que le Sénégal a déjà accusé beaucoup de lenteur dans les délais d’exécution.
    De plus, une augmentation persistante des prix du pétrole brut, bien que bénéfique en termes de recettes, pourrait représenter une menace pour le secteur réel de notre économie, ajoute la CEDEAO.
    Le dernier scénario qui pourrait faire tache est la sortie définitive du Mali, du Niger et du Burkina Faso de l’AES. Il se trouve que les exportations vers la région sahélienne pourraient être affectées ; d’autant plus que le Sénégal dirige ses exportations principalement vers l’Afrique (36,2% en 2019) et puis, le Mali est le premier client du Sénégal, occupant près de 20% du marché sénégalais pour un montant avoisinant les sept cent vingt-deux (722) milliards de francs CFA en 2022.
    Dans le cas où le Sénégal arrive à gérer ces situations, l’inflation moyenne devrait suivre une trajectoire descendante, atteignant 3,6 % en 2024 et 2,1 % en 2025, soutenue par la baisse continue des prix alimentaires. Parallèlement, le solde budgétaire devrait s’améliorer, passant à -3,9 % du PIB en 2024 et à -3,1 % en 2025, bénéficiant des nouvelles rentes issues du secteur pétrolier. Le ratio dette/PIB devrait également diminuer, atteignant 72,5 % en 2024 et 67,6 % en 2025, reflétant une gestion financière plus robuste.


    Le Dakarois

    SOS pour Kouthia : Alioune Tine interpelle les autorités pour soutenir l’icône de la comédie sénégalaise

    La célèbre figure de la comédie sénégalaise, Samba Sine, plus connu sous le nom de Kouthia, traverse actuellement une période de santé critique, suscitant une vague d’inquiétude et de soutien parmi ses nombreux admirateurs et collègues artistiques. Alioune Tine, renommé défenseur des droits humains, a récemment lancé un appel pressant aux autorités sénégalaises pour qu’elles interviennent et fournissent à cet artiste national les soins médicaux nécessaires.
    Kouthia, connu pour son humour incisif et sa capacité à satiriser avec finesse les réalités sociales et politiques du Sénégal, a été confronté à des problèmes de santé graves, nécessitant une assistance médicale urgente. Alioune Tine a exprimé sa préoccupation via les réseaux sociaux, appelant spécifiquement la ministre de la Culture et le ministre de la Santé à agir rapidement pour aider « notre Charlot national », comme il l’a affectueusement surnommé.
    Dans un tweet poignant, Alioune Tine a déclaré : « Il faut que les autorités de l’État aident le comédien Kouthia, Samba Sine, notre Charlot national à se soigner. La ministre de la Culture et le ministre de la Santé, merci d’aider Kouthia. »
    Cette initiative survient alors que le Sénégal tout entier exprime sa solidarité envers Kouthia. De nombreux collègues artistiques et fans ont exprimé leur soutien sur les réseaux sociaux et au travers de déclarations publiques, soulignant l’impact culturel et social significatif de Kouthia dans le paysage artistique du Sénégal.
    Mbaye, une figure respectée du milieu artistique, a également pris la parole, soulignant l’urgence de la situation de Kouthia : « Meneulatoul dara bopam NDLR: Il est gravement malade et a besoin d’aide pour se faire soigner ». Ce témoignage renforce l’appel d’Alioune Tine pour une réponse immédiate des autorités.
    L’appel d’Alioune Tine met en lumière la nécessité de soutenir les icônes culturelles du Sénégal, non seulement pour leur contribution artistique mais aussi pour leur rôle essentiel dans le tissu social et identitaire du pays. Alors que Kouthia lutte contre sa maladie, l’espoir demeure que l’État sénégalais répondra efficacement à cet appel pour assurer que Kouthia reçoive les soins appropriés et puisse continuer à enrichir la culture sénégalaise à travers son art unique et inimitable.

    Sadio Mané : Pas de retour en Europe, focus sur l’Arabie Saoudite

    Le retour en Europe de Sadio Mané était au cœur des rumeurs ces derniers jours. Florian Plettenberg, journaliste allemand bien informé, avait révélé l’intérêt du club autrichien du RB Salzbourg pour l’attaquant sénégalais. Cependant, Mané a décidé de rester en Arabie Saoudite, où il semble épanoui.

    Papa Mahmoud Guéye, journaliste sénégalais, a confirmé que Mané n’envisageait pas de quitter l’Arabie Saoudite. « Pas du tout à l’ordre du jour. Il est très heureux en Arabie Saoudite », a-t-il répondu aux spéculations sur un éventuel retour à Salzbourg. Cette réponse ferme vient dissiper les doutes et montrer la satisfaction de Mané dans son club actuel.
    Malgré cette décision, des informations provenant de médias saoudiens suggèrent qu’Al Nassr, le club actuel de Sadio Mané, souhaiterait se séparer de lui. Les dirigeants du club ne seraient pas convaincus par son association avec Cristiano Ronaldo. Toutefois, Mané a déjà entamé la préparation pour la nouvelle saison avec Al Nassr, montrant ainsi son engagement et sa détermination à réussir dans ce club.
    Le champion d’Afrique 2021, qui a rejoint Al Nassr récemment, semble avoir trouvé un environnement qui lui convient en Arabie Saoudite. Sa décision de rester montre sa volonté de s’adapter et de contribuer au succès de son équipe. Les fans d’Al Nassr peuvent donc se réjouir de voir leur star sénégalaise évoluer sous leurs couleurs pour la prochaine saison.
    Pour l’instant, Sadio Mané est déterminé à continuer son aventure en Arabie Saoudite. Sa décision de ne pas retourner en Europe, malgré l’intérêt du RB Salzbourg, souligne son attachement à Al Nassr et son désir de prouver sa valeur dans ce championnat. Les supporters attendent avec impatience de voir ce que la nouvelle saison réserve à leur équipe et à leur joueur vedette.

    Maître Augustin Senghor restez zen et poursuivez la mission !

    Ces derniers temps le président de la fédération sénégalaise de football, Maître Augustin Senghor fait l’objet d’attaques de toutes parts par des gens encagoulés, manipulateurs mus par des intérêts inavoués. Malgré tout cela il est resté zen et focus sur le programme et la mission quotidienne à accomplir pour le football de notre pays. L’assemblée générale ordinaire élective c’est dans douze mois et que ceux qui s’agitent aient e courage de se manifester. C’est mieux pour eux plutôt que de se réfugier derrière un clavier.
    Connaissant l’homme pour l’avoir connu depuis les années 80/90 dans son équipe de Coumba Castel, au moment où j’évoluais à l’Asc Santhiaba et dans les couloirs des amphithéâtres de l’Université de Dakar, Me Augustin Senghor a toujours brillé et continue de le faire dans l’administration sportive de haut niveau. Aujourd’hui le poste de premier vice-président de la Confédération africaine de football qu’il occupe est la preuve de ses hautes qualités. Il a su mettre ses convictions bien ancrées au service de notre pays et du Mouvement sportif.
    Après plus de dix années à la présidence de la FSF, Me Augustin Senghor présente un bilan brillant du football sénégalais et son rayonnement au-delà des frontières. Sous son mandat, la FSF est devenu un partenaire efficace et respecté, non seulement pour le CAF et la FIFA, mais également pour toutes les autres composantes du mouvement sportif.
    Que ce soit comme footballeur à l’Asc Coumba Castel, à l’Union sportive goréenne (USG) puis comme dirigeant, durant toute sa vie, il a fait des leurs, les valeurs fondamentales du sport, qui sont le respect, la compréhension mutuelle, la tolérance, la solidarité et l’amitié.
    Le Président Senghor, est avant tout un homme du sérail, maître d’œuvre du développement du football et de sa pratique par le plus grand nombre, il n’a eu de cesse d’oeuvrer pour la promotion de cette discipline, auprès de la jeunesse de notre pays, de notre continent. Il est attaché au développement du football national, à sa modernisation et à sa pratique par la jeunesse, mais en faisant toujours très attention à défendre les valeurs éthiques du sport. Grâce à son inlassable travail et à celui de toute son équipe, le football sénégalais a connu d’excellents résultats sur la scène sportive internationale. Les titres de champions d’Afrique dans toutes les catégories en sont est les parfaites illustrations. Ces succès sont également la preuve de la bonne relation entre la fédération, et le gouvernement. Et pourtant les épreuves de la vie ne l’ont pas épargné mais n’ont jamais affecté ni ses convictions, ni ses engagements en faveur du football. Simplicité, disponibilité, fidélité et surtout légitimité sont autant de qualités qui lui ont permis de porter au plus haut le football sénégalais.
    Maitre Augustin Senghor, vous êtes l’ami des bons et des mauvais jours. Il est toujours là pour un soutien sans faille même s’il vous envoie au bout du monde, il est au bout du fil pour vous conseiller, vous soutenir. Il est un pilier de toute action accomplie avec lui. C’est un chef assumant ses responsabilités, agissant vite et efficacement pour que joueurs et encadrement soient à l’abri de tous risques. Il est ferme quand les résultats sont décevants. Il pousse à la reconquête des titres et des victoires. Qui ne connaît pas Augustin Senghor ce président, juste, équitable dont la chaleur et la convivialité font que la participation aux actions qu’il initie devient vite une complicité, un objectif et un cheminement commun sans faille.
    Je l’ai vu travailler avec calme et lucidité, semer la confiance en cherchant le questionnaire traditionnel, si Augustin était un livre, il serait « le Petit Prince », un chanteur, Alain Barrière ou Georges Brassens, un texte, « Tu seras et tu es un homme mon fils », une musique, une danse bretonne au pied des remparts de Saint Malo et une peinture, une aquarelle de Dago.
    Augustin Senghor, un homme qui ne laisse personne indifférente. L’ami dont la présence est précieuse et dont le sourire et l’humour vous font aimer la vie et dont la présence fait partie des moments heureux. Son côté convivial et chaleureux pourrait vous faire baptiser Joséphine ange gardien par tous ceux qui ont partagés un long chemin à ses côtés. C’est une valeur sûre qui nous fait croire à la richesse humaine. Me Senghor est un président porte-bonehuer.
    Qu’il soit perfectible et transformable, nul mieux que le Président Augustin Senghor ne l’a compris durant tout son magistére. Il a toujours veillé à ce que l’essentiel soit préservé et que les contraintes particulières d’un jour ne remettent pas en cause un édifice global qui a fait ses preuves. et personne ne peut nier que c’est beaucoup grâce à lui que football sénègalais a progressé vers une gouvernance réellement partagée, au point que ses acteurs sont aujourd’hui reconnus partout.
    Président, restez tel que vous êtes. les gens imbus de valeurs et de vertus sont heureux et fiers de vos résultats et de votre gestion surtout dans un moment où l’on désespère de ce monde où les valeurs s’effilochent. Votre volonté de faire pour le mieux tous ensemble et dans le respect des personnes est certainement une de vos caractéristiques, de votre manière d’agir, aussi bien comme éducateur que comme dirigeant.
    Avec vous il y a eu des résultats, des améliorations et il y a eu la stabilité du staff technique dans la continuité, au moment où certains s’éternisent dans les instances sportives depuis plus de 20 ans sans résultats, et personne ne trouve rien à dire.
    Merci pour ce long et exemplaire parcours d’homme au service du football et de la jeunesse.

    Par Mbaye Jacques DIOP,
    Journaliste Sportif
    Master 2 Droit et Economie du Sport
    Administrateur Club des Experts Sportifs,
    Enseignant chercheur au BEM

    Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°223 – du 13 ET 14/07/2024

    🔴 RETARD SUPPLÉMENTAIRE DANS LA PRODUCTION DE PÉTROLE : UNE ENTRAVE AU BOND DE LA CROISSANCE ÉCONOMIQUE DU SÉNÉGAL (CEDEAO)

    🔴 ENTRETIEN EXCLUSIF AVEC MOUSSA KANTÉ : « MON OBJECTIF EST DE REPRÉSENTER MON PAYS À LA CAN ET AU MONDIAL »

    Appel au calme et à la justice : Birame Soulèye Diop face aux tensions aux ICS

    Les récentes tensions entre les populations impactées par les activités des Industries Chimiques du Sénégal (ICS) et l’entreprise elle-même ont nécessité une intervention apaisante du ministre Birame Soulèye Diop. En réponse aux manifestations des villageois, qui ont érigé des barricades pour bloquer l’accès au site, le ministre a délivré un message appelant au calme et à la justice.

    Lors de son intervention, le ministre Diop a rappelé les obligations des ICS envers les populations locales. Il a exhorté ces dernières à éviter le recours à la force pour exprimer leurs revendications. « Nul n’a le droit de se faire justice soi-même… cela crée le désordre », a-t-il affirmé, soulignant l’importance de maintenir l’ordre et de privilégier les moyens légaux pour résoudre les conflits.
    Les populations impactées par les activités des ICS réclament plusieurs millions de francs CFA en guise d’indemnisations suite à des opérations de sondage sur leurs terres. Ces revendications ont conduit à des manifestations, illustrant le mécontentement des villageois face à ce qu’ils perçoivent comme une absence de compensation équitable.
    Le ministre Birame Soulèye Diop a insisté sur la nécessité pour les ICS de respecter leurs engagements envers les communautés locales. Il a également appelé à un dialogue constructif entre les parties prenantes pour trouver des solutions justes et équitables. « Les ICS doivent assumer leurs responsabilités et veiller à ce que les populations affectées soient justement indemnisées », a-t-il déclaré.
    La situation tendue entre les populations impactées et les ICS nécessite une approche équilibrée et pacifique. Le ministre Birame Soulèye Diop a souligné l’importance de la justice et du respect de l’ordre pour éviter le chaos et assurer une résolution équitable des conflits. En appelant les parties à la retenue et au dialogue, il espère instaurer un climat de confiance et de coopération pour le bien de toutes les parties impliquées.

    Tirage au sort de la Ligue Africaine des Champions : Le Teungueth FC affrontera le Stade d’Abidjan en préliminaires

    Ce jeudi, à l’issue du tirage au sort pour le premier tour des préliminaires de la Ligue Africaine des Champions, le champion en titre de la Ligue 1 sénégalaise, le Teungueth FC, a été jumelé avec le Stade d’Abidjan, finaliste du championnat ivoirien de la saison précédente. Cette confrontation promet une double confrontation passionnante entre les deux clubs.

    Le Teungueth FC, basé à Rufisque, se rendra d’abord à Abidjan pour le match aller, prévu entre le 16 et le 18 août prochain. En tant que champions en titre, les rufisquois auront l’avantage de recevoir le match retour au Sénégal, offrant ainsi une atmosphère électrique à leurs supporters.

    Si le Teungueth FC parvient à se qualifier au prochain tour, ils affronteront alors le vainqueur de l’affrontement entre le Milo FC, champion de Guinée, et le FC Nouhadibou, club mauritanien. Une victoire dans ce premier tour serait une avancée significative pour le club sénégalais dans sa campagne continentale.

    Les supporters et les observateurs du football africain attendent avec impatience ces rencontres, dans l’attente de voir comment le Teungueth FC se comportera face à des adversaires d’un calibre aussi relevé que le Stade d’Abidjan. Restez connectés pour plus de détails et d’analyses à mesure que la compétition avance.

    REFUS DE LIVRAISON DE 19 MINIBUS APRÈS SOLDE DE LA DETTE : Des transporteurs vilipendent MECTRANS

    Des transporteurs accusent la MECTRANS de retenir illégalement la propriété de dix-neuf minibus après avoir remboursé intégralement leurs prêts en 2023. Ils demandent une intervention urgente pour résoudre cette situation et un audit de MECTRANS, en proie à des « magouilles », a appris Le Dakarois Quotidien par le biais de Dame Seck, le représentant du collectif des victimes.

    La Mutuelle d’Épargne et de Crédit des transporteurs (MECTRANS), une institution de microfinance spécialisée dans le domaine du transport se retrouve au cœur d’un scandale financier. Un transporteur du nom de Dame Seck, à la tête du collectif des victimes de MECTRANS, défend que l’institution financière refuse d’effectuer un transfert de propriété sur dix-neuf (19) minibus en vert et blanc qui roulent dans la commune de Rufisque. Ce, après qu’ils ont totalement procédé au paiement de leur prêt depuis 2023.

    En effet, Dame Seck, qui se confie au Dakarois Quotidien, précise que les minibus ont commencé à être livrés en 2019 aux premiers inscrits du projet sur les bases d’un accord tripartite entre les investisseurs, le GIE khar Yallah et MECTRANS. Le contrat liant les parties est d’un montant de sept millions six cents mille (7 600 000) de francs CFA payable sur une durée de 38 mois. La première étape est d’amener un apport de deux (2) millions de francs CFA. Le reste du montant est payé par tranche par le GIE Khar Yallah, s’occupant de l’exploitation et de l’entretien des véhicules jusqu’à échéance du contrat. C’est par la suite, après le paiement total de leur engagement, que les minibus reviennent totalement aux transporteurs ayant investi leurs fonds grâce à la récupération de leurs titres de propriété. « Dès que la dette est épongée, la recette journalière doit être versée directement à l’investisseur. Cela ne doit plus être versée au GIE qui paie, à son tour, MECTRANS. C’est ainsi qu’utilisant une des clauses du contrat qui permet un remboursement anticipé, nous avons décidé, il y a plus d’un an, de solder tout le montant. Chose que MECTRANS a acceptée puis nous a donné un délai d’une semaine pour nous livrer nos minibus. Mais, à notre plus grande surprise, la date échue, l’institution financière a catégoriquement refusé, gardant notre argent pour nous le restituer après une très longue attente », regrette M. Seck, qui voit en cette situation « un abus ».

    Une veuve ayant investi l’héritage de ses enfants parmi les victimes

    L’attitude de MECTRANS ne va pourtant pas décourager Dame Seck et ses camarades. Ils ont, dès lors, engagé des négociations. « Au début, MECTRANS nous a proposé d’attendre de recouvrer la totalité des dettes d’autres investisseurs venus après nous afin de nous donner nos véhicules et cela peut prendre deux ans, voire plus. Maintenant, elle refuse même de répondre à nos sollicitations par arrogance, mépris et excès de zèle », peste Dame Seck.

    En outre, M. Seck déclare qu’ils ne reçoivent pratiquement que mille (1000) francs CFA de versement journalier pour des véhicules qui, chacun, est capable d’avoir une recette journalière avoisinant les cinquante (50 000) francs CFA.

    Aussi, alerte-t-il toute personne qui voudrait investir chez MECTRANS pour « éviter d’autres victimes » car il y a cent (100) autres véhicules qui n’ont pas encore de propriétaires, selon lui. 

    Ayant foi au JUB, JUBAL, JUBANTI lancé par les nouvelles autorités, il les appelle à régler ce contentieux qui a trop duré. À l’en croire, dans leur collectif, beaucoup sont dans le désarroi car ont investi quasiment tous leurs avoirs dans ce projet. Parmi eux, une veuve dénommée A.R.G. qui a investi l’argent de son héritage et celui de ses enfants. « Après le décès de mon époux, je me suis retrouvée avec des orphelins dont je ne voulais pas dilapider l’héritage. Voilà pourquoi j’ai fait partie des investisseurs. Là, je suis très déçue. Parfois, on nous appelle pour nous verser une part des retombées de notre investissement. Toutefois, nous pouvons rester des mois sans qu’on ne nous donne un centime », explique-t-elle.

    En définitive, Dame Seck affirme que leur collectif a loué les services d’un avocat. D’autre part, il propose qu’un audit de MECTRANS soit effectuée car il soupçonne des membres de l’institution financière de se servir de prête-noms pour jouir des mêmes droits que les transporteurs. Ce qui, selon lui, est un « conflit d’intérêts ». Il révèle également des « magouilles », avançant que des véhicules hors service depuis 2 à 3 ans continuent à payer l’assurance.

    Le Dakarois

    Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°222 – du 12/07/2024

    🔴 REFUS DE TRANSFERT DE PROPRIÉTÉ DE 19 MINIBUS APRÈS SOLDE DE LA DETTE : MECTRANS AU CŒUR D’UN SCANDALE FINANCIER
    🔴 « 100 JOURS DE CONFINEMENT D’UN PR PAR UN PM ENCOMBRANT » : SONKO PHAGOCYTE LA PRÉSIDENCE DE DIOMAYE, D’APRÈS L’APR

    🔴 100 PREMIERS JOURS DU PRÉSIDENT DIOMAYE FAYE : MADAME LE MINISTRE KHADY DIÈNE GAYE TIRE UN BILAN SATISFAISANT DANS LE SECTEUR DU SPORT

    Ziguinchor, 55 femmes ont bénéficié de consultation gratuite sur le cancer du col de l’utérus

    « Le cancer, ça va à bas bruit donc au moment où la femme se rend compte qu’elle a quelque chose, elle commence à sentir des douleurs et d’autres anomalies. C’est à ce niveau qu’on se rend compte que c’est un cancer qui est développé, qui est pratiquement au stade de métastase donc reparti au niveau de l’organisme et il n’y aura pas grande chose à faire sinon de constater malheureusement des décès. » explique Moussa Séne directeur du centre hospitalier régional de la Paix de Ziguinchor

    L’hôpital de la Paix de Ziguinchor a offert en début de semaine une journée de consultation gratuite au profit des femmes de la région et environ. Par cette activité, ladite structure sanitaire a offert l’opportunité aux femmes de connaître leur statut par le biais d’un dépistage.

    « Si on parvient à faire ce dépistage, ça permet de voir les lésions précancéreuses s’il y en a très tôt de pouvoir les prendre en charge et d’avoir des chances de guérir et donc c’est une activité extrêmement importante » a précisé Moussa Séne

    Pour lui, « Le cancer du col de l’utérus est une pathologie qui est là dans la population et qui est très latente donc mortel. Et nous avons aujourd’hui l’opportunité avec l’équipe du professeur Dème cancérologue qui est de l’institut Pasteur de faire une consultation et un dépistage. Le dépistage permet de faire ce qu’on appelle la prévention. »

    Il ajoute « Si on voit des lésions précancéreuses, on peut les prendre en charge et également et ça permet aux femmes qui n’en ont pas d’être rassuré, c’est une activité de prévention qui est très important et là ce qu’il faut retenir, c’est une activité gratuite alors ce que type d’examen coûte très cher environ quatre cent cinquante mille francs CFA. »

    Le professeur Dème et son équipe ont eu l’aval du ministre de la Santé et de l’action sociale, et ses directions technique et le gouverneur de région au niveau local.

    AS – Le Dakarois Ziguinchor

    L’ANSD lance une enquête nationale sur le secteur informel

    L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) entreprend une initiative majeure en lançant une enquête nationale sur le secteur informel, prévue du 1er au 31 juillet 2024. Cette enquête, qui s’étendra sur l’ensemble du territoire national, vise à recueillir des données économiques essentielles pour une meilleure compréhension et évaluation de ce secteur clé.

    Dr Abdou Diouf, directeur général de l’ANSD, a souligné l’importance de cette enquête lors d’une réunion de sensibilisation avec les acteurs du secteur informel. « Nous nous sommes réunis aujourd’hui avec les acteurs du secteur informel pour partager les objectifs de l’enquête nationale. Cette opération s’inscrit dans le cadre des activités de changement de l’année de base des coûts nationaux du Sénégal », a-t-il déclaré.

    L’objectif principal de cette enquête est de recueillir des données économiques détaillées sur le secteur informel afin de mieux comprendre sa contribution à la création de richesse du pays. Ces informations permettront une planification plus efficace des programmes de développement. En établissant une situation de référence, l’ANSD espère obtenir une compréhension approfondie des acteurs du secteur informel, de leurs productions, charges, difficultés, ainsi que des caractéristiques de leur production.

    Dr Diouf a souligné que ces données sont cruciales pour intégrer adéquatement le secteur informel dans le changement de l’année de base. Il a rappelé qu’en 2022, 40 % de la valeur ajoutée nationale provenait du secteur informel, démontrant son rôle central dans l’économie nationale. Environ trois millions cinq cent mille personnes étaient actives dans ce secteur en 2022, illustrant son importance dans la production économique du pays.

    Khadim Sylla, président de l’association des commerçants et industriels du Sénégal, a salué cette initiative et appelé les acteurs du secteur informel à se montrer accueillants et disponibles pour faciliter le travail des enquêteurs. Selon M. Sylla, les résultats de cette enquête permettront non seulement à l’État d’identifier les acteurs du secteur informel et de comprendre leurs conditions de travail, mais également aux acteurs eux-mêmes de mesurer leur contribution exacte au PIB national.

    Préparée depuis le début de l’année 2024, cette enquête sera menée par plus de 200 agents à travers tout le territoire national. Les agents de l’ANSD sont chargés de collecter des données précises et exhaustives auprès des acteurs du secteur informel, garantissant ainsi la fiabilité et l’exactitude des informations recueillies.

    L’ANSD encourage tous les acteurs du secteur informel à participer activement à cette enquête, car leurs contributions sont essentielles pour obtenir une image complète et fidèle de la réalité économique du pays. La collaboration de tous est cruciale pour le succès de cette initiative, qui vise à améliorer la compréhension et la gestion du secteur informel, un pilier de l’économie sénégalaise.

    En conclusion, l’enquête nationale sur le secteur informel menée par l’ANSD représente une étape cruciale dans la compréhension et l’intégration de ce secteur vital dans les politiques de développement du Sénégal. Les données recueillies permettront de mieux cerner les défis et les opportunités du secteur informel, facilitant ainsi l’élaboration de stratégies adaptées pour soutenir sa croissance et maximiser sa contribution à l’économie nationale.

    Bignona : Les populations de Niamone dénoncent l’occupation anarchique et illégale de la forêt classée

    Les habitants de Niamone ont exprimé aujourd’hui leur mécontentement en organisant une marche pacifique pour dénoncer l’occupation anarchique et illégale de la forêt classée de Bignona. Cette forêt, une ressource naturelle précieuse, est située entre les communes de Bignona, Coubalan, Tenghory, et Niamone, avec la majeure partie des terres localisée dans la commune de Niamone, comme l’a indiqué le porte-parole du jour, Cheikh Joachim Davilla Bessane.

    La marche pacifique fait suite à un point de presse organisé en juin dernier au carrefour de Djirina, où les habitants avaient déjà exprimé leurs préoccupations. Malgré plusieurs tentatives pour attirer l’attention des autorités et des services concernés, notamment les eaux et forêts, ces derniers sont restés silencieux, selon les manifestants.

    À l’issue de la marche, les populations ont déposé leurs doléances sous forme de mémorandum auprès des autorités administratives de Bignona. Parmi leurs revendications, les manifestants demandent :

    La destruction de toutes les constructions illégales : Ils insistent sur la nécessité de démolir les bâtiments et installations qui ont été érigés sans autorisation dans la forêt classée.

    La déclassification de la forêt classée : Ils souhaitent que cette forêt soit reclassée afin de permettre une meilleure gestion et protection des terres.

    La restitution des terres à Niamone : Les habitants de Niamone demandent que les terres qui leur appartiennent de droit soient restituées pour éviter tout conflit futur et assurer une utilisation équitable et durable des ressources foncières.

    Les manifestants ont souligné que malgré les nombreux courriers envoyés pour interpeller les autorités et les services concernés, notamment les eaux et forêts, aucune action concrète n’a été prise pour résoudre cette situation. Ils espèrent que les nouvelles autorités prêteront une oreille attentive à leurs revendications et agiront rapidement pour mettre fin à cette occupation illégale.

    Cheikh Joachim Davilla Bessane, porte-parole des manifestants, a déclaré : « Nous avons tenté à plusieurs reprises d’alerter les autorités sur cette situation sans obtenir de réponse. Aujourd’hui, nous marchons pacifiquement pour montrer notre détermination et notre unité face à cette injustice. Nous espérons que cette fois-ci, nos revendications seront prises en compte et que des mesures concrètes seront prises pour protéger notre forêt. »

    Les populations de Niamone comptent sur les nouvelles autorités pour mettre à nu les responsables de cette occupation illégale et anarchique de la forêt classée de Bignona. Elles exigent une enquête approfondie pour identifier les auteurs de ces actes et les tenir responsables de leurs actions. En outre, elles demandent que des mesures soient mises en place pour prévenir de telles situations à l’avenir et garantir la protection des ressources naturelles de la région.

    La mobilisation des habitants de Niamone témoigne de leur engagement à protéger leur environnement et à défendre leurs droits fonciers. Cette marche pacifique est un appel à l’action pour les autorités afin qu’elles prennent des mesures immédiates pour résoudre cette situation préoccupante et assurer une gestion durable et équitable des ressources naturelles de la région.

    DECLARATION DU SECRETARIAT EXECUTIF NATIONAL : 100 jours de confinement d’un Président de la République par un Premier ministre encombrant

    Le 24 mars 2024, les Sénégalais ont opéré un changement en optant pour l’élection de nouvelles autorités à la tête du pays. En réalisant ainsi la troisième alternance démocratique en 24 ans, le peuple sénégalais, en toute souveraineté, a tenu sa place, honoré son rang et ouvert une séquence nouvelle dans le cours politique, économique et social de notre pays.

    En bons démocrates, nous responsables et militants de l’Alliance Pour la République (APR), restons convaincus que lorsque le peuple s’exprime par la voie des urnes, il faut s’incliner, assumer avec fierté et dignité le rôle et la mission que nous confie l’histoire à l’issue de l’élection présidentielle, celui d’être l’alternative, celle de bâtir, dans un esprit d’ouverture et de rassemblement, une opposition intelligente mais ferme, républicaine mais déterminée pour la défense des intérêts supérieurs de la nation. C’est tout le sens qu’il faut donner à notre posture depuis l’installation des nouvelles autorités, en dépit des multiples affabulations, accusations et provocations, affirmations et menaces de toutes sortes.

    Faire face et ne rien lâcher, placer d’abord et toujours la cause et les intérêts de nos compatriotes et du Sénégal au cœur de notre action, tels sont les fondamentaux structurants de notre orientation politique depuis le 1er décembre 2008 marquant la création de notre parti, dans le respect des institutions de la République, de l’État de droit et de la continuité de l’État.

    Incontestablement, entre 2012 et 2024, le Sénégal a été qualitativement transformé à la faveur d’une vision et d’orientations ambitieuses ainsi que d’une méthode de travail cohérente. De même, le Sénégal, sous la période en revue a toujours fait preuve de résilience. Le régime sortant avait très tôt indiqué et mis en œuvre les impératifs à prendre en compte par les politiques publiques pour faire face aux crises, en atténuer les impacts sur l’économie afin de poursuivre la trajectoire d’émergence.

    Parmi ceux-ci, la réduction de la dépendance vis-à-vis de l’extérieur, l’industrialisation durable et inclusive, l’accélération de l’atteinte des souverainetés alimentaire, sanitaire et pharmaceutique, la consolidation de la protection sociale et de l’équité territoriale ainsi que le renforcement du secteur privé national et de la bonne gouvernance.

    Sans verser dans le triomphalisme les politiques publiques conduites par les différents gouvernements du Président Macky Sall ont mis le Sénégal en expansion économique dans tous les territoires et tous les secteurs, permis un rattrapage infrastructurel dans les villes et le monde rural, renforcé le capital humain, la mobilité collective (TER, BRT), la connexion et l’aménagement du territoire, la justice sociale et l’équité territoriale. Au surplus, il convient de consigner la mise en place d’un écosystème cohérent (l’adhésion du Sénégal à l’ITIE, le COS Petrogaz, l’Institut National du Pétrole et du Gaz, la loi sur le contenu local, la loi sur la répartition des ressources tirées de l’exploitation du pétrole et du gaz, la mise à jour des codes pétrolier et minier) favorable à l’épanouissement d’une véritable économie pétrolière et gazière qui nourrit aujourd’hui toutes les espérances. En témoignent les prévisions de croissance et les avis des partenaires techniques et financiers du Sénégal. A l’épreuve du pouvoir nous avons mis en œuvre une vision audacieuse avec des résultats tangibles.

    Il est aujourd’hui aisé de reconnaitre que ce legs constitue un point de confort majeur et incontestable pour les nouvelles autorités que ne manquent pas de saluer nos compatriotes.

    En vérité, le Sénégal à l’instar de beaucoup d’autres pays en Afrique et dans le monde est pris en tenailles, depuis des décennies par des impatiences démocratiques et des urgences sociales qui exigent de tout gouvernant, l’élaboration d’un ordre de priorités et d’un agenda de reformes pour porter le développement et faire face aux mutations de notre époque. De ce point de vue, nos compatriotes, attendent du pouvoir actuel, un nouveau souffle et une nouvelle impulsion.

    Paradoxalement, les actes inauguraux posés par le nouveau pouvoir ont semé le doute et l’incertitude. Les excès du Premier Ministre qui, cherchant à masquer l’insignifiance de l’actif des 100 premiers jours, saturent l’espace public par une parole qui crispe et irrite bon nombre de nos compatriotes. La dernière en date, relative à la Déclaration de Politique Générale est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase au mépris de son obligation de se présenter devant la représentation nationale, conformément aux dispositions de la Constitution. Son refus d’honorer son rang reste à nos yeux une attitude inacceptable mais digne de Ousmane Sonko, dans la droite ligne de son manque de respect pour les institutions de la République et dans la continuité de ses discours clivant et dangereux pour la cohésion sociale.

    Les Sénégalais, qui avaient fondé beaucoup d’espoir sur l’élection du Président Bassirou Diomaye Faye, restent préoccupés par l’inexistence du « Projet » dont la gestation proclamée semble avoir mis fatalement notre pays en mode pause.

    Nous le savons de science certaine, l’économie se fonde sur la confiance. Mais aujourd’hui, après cent jours, la conviction d’une très large frange de l’opinion est que le Président Diomaye et son Premier ministre n’ont pas de direction. Cette perception accentue la déception et le manque de confiance.

    « Il n’y a point de bons vents pour celui qui ne sait pas naviguer ». Les vents n’ont jamais été aussi favorables avec la stabilité politique, le pétrole, les ressources humaines mais le duo Diomaye-Sonko non seulement ne sait pas naviguer, mais n’a ni cap ni direction.

    Notre pays aborde un tournant décisif. Les nouvelles autorités surfent sur la nécessaire reddition des comptes aux relents de chasse aux sorcières pour occulter l’absence de perspectives et le confinement du Président de la République par un Premier ministre de plus en plus encombrant et dont la compétence est sujette à caution.

    A cet égard, l’Alliance Pour la République exige avec fermeté et solennité du premier ministre qu’il respecte la Constitution de République et l’Assemblée nationale, en se rendant sans délai devant la représentation nationale pour sa déclaration de politique générale afin d’édifier nos compatriotes sur les grandes lignes et les orientations des nouvelles politiques publiques ou sur ce qui en tient lieu.

    Pour l’Alliance Pour la République, en vue de construire l’alternative, le temps est à l’unité et à la remobilisation des forces, à la concertation et à la consolidation de la Coalition Bennoo Bokk Yaakaar et à l’ouverture politique, dans une dynamique de consensus, de solidarité afin de préparer dans les meilleures conditions les échéances à venir et tracer ainsi les perspectives porteuses d’espérance pour nos vaillantes populations.

    L’Alliance Pour la République (APR) appelle tous les militants et responsables à l’unité, à la mobilisation, à l’engagement et à la reprise de l’initiative politique à tous les échelons du territoire national et dans la diaspora, pour poursuivre le travail d’évaluation de notre participation aux dernières élections, conformément aux directives de son leader le Président Macky Sall.

    Vive l’APR
    Vive Benno Bokk Yaakaar
    Vive le Sénégal

    Fait à Dakar, le 11 juillet 2024
    Le Secrétariat Exécutif National (SEN)

    Tensions diplomatiques croissantes : Le Burkina Faso accuse la côte d’ivoire et le Bénin de déstabilisation

    Le capitaine Ibrahim Traoré, à la tête du régime militaire du Burkina Faso depuis septembre 2022, a intensifié les tensions diplomatiques en accusant ouvertement la Côte d’Ivoire et le Bénin de chercher à déstabiliser son pays. Lors d’un discours adressé aux « forces vives » burkinabè, Traoré a déclaré que des opérations de déstabilisation étaient orchestrées depuis Abidjan, la capitale ivoirienne, et que des bases françaises au Bénin serviraient de centres opérationnels pour des groupes terroristes frappant régulièrement le Burkina Faso.

    Ces accusations ont suscité des réactions fermes de la part de Paris et de Cotonou, qui les ont catégoriquement rejetées. Le gouvernement béninois a qualifié ces affirmations de désinformation nuisible à la coopération régionale, soulignant que les bases militaires françaises dans le nord du Bénin étaient destinées à contrer les attaques terroristes provenant des frontières communes avec le Burkina Faso et le Niger.

    Le Burkina Faso, le Niger et le Mali, tous dirigés par des régimes militaires et confrontés à des défis similaires liés au terrorisme jihadiste, ont récemment quitté la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), accusant cette organisation régionale de partialité envers la France et d’insuffisance dans le soutien à leurs efforts antiterroristes.

    Dans son discours, Traoré a également abordé des priorités nationales telles que la récupération des permis d’exploitation minière et la volonté de renforcer le patriotisme en contrôlant la communication sur le pays.

    Cette escalade verbale souligne les tensions grandissantes au sein de l’Afrique de l’Ouest, alors que les pays de la région font face à des défis sécuritaires majeurs et naviguent dans des relations complexes avec les puissances étrangères, particulièrement la France, historiquement impliquée dans la sécurité et le développement de ses anciennes colonies.

    Le discours de Traoré reflète une politique étrangère résolument souverainiste et une volonté de rompre avec les influences externes perçues comme néfastes pour la stabilité nationale. La suite des événements déterminera l’impact de ces tensions sur la coopération régionale et la lutte contre le terrorisme dans la région sahélienne.

    Déguerpissement des ambulants à Sandaga : Le maire Alioune Ndoye reste ferme

    À l’heure actuelle, la tension est palpable au marché Sandaga à Dakar. Les affrontements entre les marchands ambulants et les agents municipaux de la mairie de Dakar-Plateau continuent, illustrant une situation conflictuelle qui semble loin de s’apaiser.

    Malgré la pression croissante, le maire Alioune Ndoye ne semble pas fléchir. Dans une conférence de presse, l’ancien ministre de la Pêche a condamné les attaques « inacceptables » dirigées contre les agents municipaux. Il a réaffirmé son engagement à poursuivre les opérations de déguerpissement tant qu’il bénéficiera du soutien des autorités étatiques.

    « Ce qui s’est passé au marché Sandaga est totalement inacceptable. Je rappelle aussi que nous allons assumer nos responsabilités. Nous allons continuer ces opérations de déguerpissement jusqu’à ce que les autorités étatiques qui nous avaient instruit de procéder à ces opérations nous demandent d’arrêter », a-t-il déclaré sur la RFM. Alioune Ndoye a également ajouté : « Ma décision est prise. Nous allons continuer de déguerpir sauf si l’État nous notifie de façon officielle et pour des raisons propres d’arrêter ces opérations ».

    Les affrontements actuels à Sandaga sont symptomatiques de tensions de longue date entre les autorités municipales et les marchands ambulants. Ces derniers occupent une place centrale dans l’économie informelle de Dakar, mais leur présence pose également des défis en matière de gestion de l’espace public et de sécurité.

    Alioune Ndoye, connu pour sa rigueur et sa détermination, a entrepris ces opérations de déguerpissement dans le but de réorganiser l’espace public et de restaurer l’ordre dans une zone souvent perçue comme chaotique. Toutefois, ces mesures sont loin de faire l’unanimité parmi les populations locales.

    Les réactions à cette initiative sont partagées. Certains habitants de Dakar soutiennent les efforts du maire, arguant que les mesures de déguerpissement sont nécessaires pour améliorer la sécurité et la propreté de la ville. D’autres, notamment les marchands ambulants et leurs soutiens, dénoncent ce qu’ils considèrent comme une répression injuste qui menace leurs moyens de subsistance.

    Un marchand ambulant, sous couvert d’anonymat, a exprimé son désarroi : « Nous n’avons nulle part où aller. Nos familles dépendent de ce que nous vendons ici. Nous demandons juste à être traités avec dignité et à avoir un endroit où nous pouvons travailler légalement ».

    Le futur des opérations de déguerpissement reste incertain. La poursuite de ces mesures dépendra en grande partie des directives à venir de l’État. Toutefois, Alioune Ndoye a clairement indiqué qu’il n’entendait pas reculer face à la pression, insistant sur la nécessité de ces actions pour la gestion urbaine de Dakar.

    En attendant, la situation à Sandaga reste tendue, et il est à prévoir que les affrontements se poursuivront tant que les revendications des marchands ambulants et des autorités municipales ne trouveront pas un terrain d’entente. La résolution de ce conflit nécessitera sans doute des négociations approfondies et une réflexion sur des solutions durables pour l’organisation du commerce ambulant dans la capitale sénégalaise.

    Diplomatie Religieuse : L’ambassadeur de l’UE au Sénégal reçu par le khalife de Bambilor, Thierno Amadou Ba

    Accompagné d’une délégation, l’ambassadeur de l’Union européenne, Jean Marc Pisani, a effectué un déplacement à Bambilor où il a rencontré le khalife de la localité qui dit être content de l’accueillir: « Je suis en train de chercher les mots pour vous les délivrer. Je suis comblé de bonheur comme l’est la population de Bambilor d’avoir eu l’honneur de vous recevoir ici. Je me joins à eux pour vous accueillir chez vous », s’est réjoui le khalife Thierno Amadou Ba qui ajoute: « ce qui me fais le plus plaisir c’est l’initiative du maire qui vient de me dire que, durant le Conseil, il va plaider pour vous élever au au rang de citoyen d’honneur de Bambilor. Ceci est un honneur inqualifiable pour moi surtout que l’initiative vient du maire », a-t-il fait savoir.

    « Vous êtes venu dans un environnement plein d’énergie et ce qui nous intéresse ici c’est l’humanisme et les valeurs qui ont été prônées par nos ancêtres, nos grands parents, nos guides spirituels qui ont mis le jalon d’une stabilité qui a permis d’être un carrefour de la diplomatie religieuse. Ceci peut être démontré par les nombreuses crises qui ont été dépassées dernièrement avant les élections. Tout le monde craignait le pire mais, heureusement, les prières de nos guides religieux, ont permis de retrouver la stabilité. Votre présence est une occasion pour nous de remercier pour vos actions à Bambilor. Et la plupart d’entre nous l’ignoraient jusque là. Par exemple, la maison de justice de Bambilor a été financé, entièrement, par l’Union européenne et votre visite nous a permis de le découvrir ainsi que beaucoup d’autres actions », a fait savoir le khalife Thierno Amadou Ba.

    Pour sa part, l’édile de la localité a magnifié la visite de l’ambassadeur de l’UE avant de souhaiter que le partenariat qui lie l’Ong Fawzi Wana Diati dirigée le Khalife et l’UE soit durable.

    « Cette cérémonie qui nous réunit aujourd’hui est comme vous l’avez si bien dit une cérémonie prestigieuse qui revêt un caractère important à plus d’un titre eu égard à son sens mais aussi à sa haute portée solennelle. Parce que c’est un cadre d’échange, de réflexion mais aussi de dialogue puisque les conclusions de ce dialogue seront bénéfiques pour vous l’Union européenne, pour l’Union Africaine et pourquoi pas pour les Nations unies. Thierno Amadou Ba qui a initié cette rencontre s’est toujours engagé à promouvoir la cohésion économique, la cohésion sociale, la cohésion territoriale mais surtout la solidarité. Et ce sont les principes et les valeurs de l’injonction européenne. C’est pourquoi je voudrais souhaiter un partenariat durable à vos deux structures, Ong Fawzi Wana Diaty et l’UE », a indiqué Ndiagne Diop, maire de Bambilor.

    Prenant la parole, le secrétaire général de la communauté chrétienne de Bambilor, s’est dit heureux de revenir chez le khalife où il se sens toujours chez lui.
    « Nous sommes chez nous ici et nous nous sentons chez nous. Le khalife est docteur en diplomatie religieuse ce qui fait qu’aujourd’hui, beaucoup de chercheurs se penchent sur sa méthodologie en matière de diplomatie religieuse. Et nous l’en remercions et tout le monde sait que c’est à travers ses actions qu’il est entrain de rétablir certaines disparités. Nous sommes très content cher Khalife de revenir ici chez nous. Et à travers encore votre diplomatie religieuse, aujourd’hui vous avez affiché la commune de Bambilor telle une cité où il y’a beaucoup à faire. Ceux qui sont là ont déjà entrepris beaucoup de choses de ce que nous avons visité et nous encourageons tout le monde pour les efforts consentis pour réaliser tous ces projets et c’est extraordinaire. C’est pourquoi je voudrais féliciter aussi les femmes et les jeunes qui tiennent ces projets. Et nous disons à son excellence M. L’ambassadeur que la moisson est bonne et abondante malgré qu’il y’a encore du travail à faire. C’est pourquoi nous comptons à sur votre collaboration avec la commune pour que notre commune puisse rayonner », a dit Eugène Allela Badji, le représentant de la communauté chrétienne de la Bambilor.

    A signaler que la délégation a visité le Poste de santé de Bambilor, les deux centres de transformation de fruits et légumes, la maison des jeunes de Bambilor, la maison de justice de Bambilor et le marché de Bambilor.

    Aly Saleh

    Tensions au Tchad : Accusations de complot français et appels à la manifestation

    Récentes publications sur les réseaux sociaux ont suscité des remous au Tchad, appelant la population à descendre dans les rues pour protester contre le régime de la famille Déby. Ces messages accusent ouvertement le clan Déby d’usurper le pouvoir et appellent à mettre fin à leur « tyrannie ».

    Les manifestations projetées coïncident curieusement avec la visite annoncée du président Déby en France le 15 de ce mois. Cette coïncidence a alimenté des spéculations parmi les experts politiques locaux, certains suggérant que les services secrets français pourraient être derrière ces appels. Selon ces théories, la France utiliserait cette opportunité pour affaiblir le pouvoir de Déby en son absence, facilitant ainsi un renversement potentiel.

    Des accusations ont également été portées contre Stéphane Granier, surnommé « Gaspard », le deuxième conseiller de l’ambassade de France au Tchad. Il aurait été impliqué dans la coordination entre les groupes rebelles du sud du Tchad et les militants en exil, dans le but de déstabiliser le régime actuel.

    Malgré ces allégations, il est essentiel de noter que l’absence prolongée d’un leader politique peut souvent ouvrir la voie à des conflits internes et à des prises de pouvoir par la force, un phénomène observable à travers l’histoire récente de nombreuses nations.

    Cette situation soulève des préoccupations quant à la stabilité politique et à la sécurité au Tchad, alors que les autorités locales surveillent de près l’évolution des événements avant la visite du président Déby en France.

    Crise politique en France : Macron appelle à former une coalition, l’opposition crie au mépris des urnes

    Le président Emmanuel Macron a adressé une lettre aux Français suite aux résultats controversés des législatives, mettant en lumière une fracture politique profonde au sein du pays. Après que l’extrême-droite a remporté le premier tour avec près de 11 millions de voix, Macron a souligné que les électeurs avaient clairement rejeté leur accession au gouvernement au second tour. Cependant, aucune force politique n’a obtenu seule une majorité, laissant le pays dans une impasse politique complexe.

    Dans sa lettre, Macron a appelé à la formation d’une coalition large et pluraliste, regroupant les forces républicaines et partageant des valeurs communes telles que l’État de droit, le parlementarisme, et une orientation européenne. Il a insisté sur la nécessité de respecter le choix des électeurs tout en bâtissant une majorité solide pour gouverner efficacement.

    L’appel de Macron n’a pas été bien reçu par l’opposition. Jean-Luc Mélenchon du Nouveau Front Populaire a vivement critiqué le président, l’accusant de refuser de reconnaître le résultat démocratique des urnes et de manipuler la formation d’une coalition après les élections. Pour Mélenchon, c’est une atteinte à la démocratie et un retour à des pratiques politiques d’un autre temps.

    De même, Jordan Bardella du Rassemblement National a dénoncé une tentative de paralyser le pays en ouvrant la voie à une extrême gauche jugée indésirable par une partie de l’électorat français. Selon lui, Macron laisse le pays dans l’incertitude politique en refusant d’accepter les implications des résultats électoraux.

    Les réactions ne se sont pas limitées aux leaders politiques. Des députés comme Davoux de la 9e circonscription ont également exprimé leur désillusion face à ce qu’ils perçoivent comme une incapacité de Macron à gouverner efficacement et à respecter les institutions de la Cinquième République.

    À présent, la France se retrouve dans une phase de négociations délicates, où la formation d’un gouvernement stable semble compromise par des divisions politiques profondes et des accusations réciproques. L’avenir politique du pays dépendra de la capacité des différents acteurs à dépasser leurs différences et à trouver un terrain d’entente pour répondre aux défis nationaux à venir.

    CHOISIR ENTRE LA FRANCE ET LA RUSSIE : Diomaye Faye maintient la diplomatie sénégalaise centriste

    Depuis le début des hostilités entre la Russie et l’Ukraine, le Sénégal, sous la direction de Macky Sall et maintenant, sous celle de Bassirou Diomaye Diakhar Faye, adopte une politique de neutralité, priorisant la lutte contre le terrorisme et le développement économique. La rencontre de Diomaye et Macron à Paris ainsi que l’audience accordée par le chef d’État sénégalais au vice-ministre russe des Affaires étrangères, Mickaïl Bagdanov, illustrent cette posture.

    Le Sénégal, depuis le début de la guerre russo-ukrainienne, adopte la neutralité. En juillet 2023, le président de la République, Macky Sall, disait en Russie : « C’est le même discours qu’on tient à Dakar, ici où à Washington ». Le quatrième chef d’État du Sénégal avançait, à l’époque, que l’urgence pour l’Afrique est ailleurs. « Chaque génération a son combat à mener. Le nôtre, c’est d’abord de combattre le terrorisme qui est en train de gangréner notre continent, mais aussi de travailler pour le développement de notre continent », précisait-il, afin de faire entendre aux belligérants que l’Afrique, en général, et le Sénégal, en particulier, ne devraient pas accepter – ou même ne permettront pas pour certains – de subir encore une guerre par procuration entre différentes puissances.

    Aujourd’hui, le successeur de Macky Sall, le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, semble opter pour la même posture. Ce dernier, s’étant rendu en France, juin dernier, devant son homologue français, a tenu un discours équilibriste, appelant à un nouveau souffle dans les rapports sénégalo-français. Les deux dirigeants, sans évoquer la crise russo-ukrainienne, sont tombés d’accord sur « un respect mutuel, un partenariat équilibré au service des intérêts réciproques des deux peuples, unis par des valeurs démocratiques partagées, par un lien humain et une relation d’amitié ». Et pourtant, la France, premier investisseur étranger du Sénégal, avec 12 % des parts de marché en 2023, contre 10,9 % pour la Chine, est un allié sûr de l’Ukraine.

    D’ailleurs, c’est la raison pour laquelle, après ce voyage à l’Hexagone, que Diomaye Faye a subi les foudres des adeptes d’une rupture totale avec l’ancien colon, qui auraient voulu que le Sénégal rejoigne l’Alliance des États du Sahel (AES).

    Cependant, malgré l’attitude renfermée des putschistes de cette confédération, le président sénégalais continue à vouloir maintenir le dialogue, favorisant l’union au 65e Sommet ordinaire des chefs d’État de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) où il a été désigné facilitateur en vue de pourparlers avec le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Un rôle qu’il partagera avec Denis Sassou-Nguesso, président la République du Congo.

    C’est ainsi que, dans la même dynamique de maintenir, apparemment, la diplomatie sénégalaise centriste, le président Diomaye Faye a reçu, ce mercredi, Mikhaïl Bogdanov, envoyé par Vladimir Poutine, le chef d’État russe. Le vice-ministre des Affaires étrangères a échangé avec Diomaye du renforcement de la coopération bilatérale diversifiée entre le Sénégal et la Russie. Par ailleurs, dans la facilitation des échanges commerciaux entre les deux pays, l’ouverture de la chambre de commerce et d’investissement d’Afrique, de Russie et d’Eurasie (CCIAR) était également au programme, hier.

    À noter que, d’autre part, jusqu’à présent, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, ne s’est pas encore prononcé clairement sur le conflit entre la Russie et l’Ukraine. Après son élection, il s’est contenté de rassurer les partenaires du Sénégal. « Je voudrais dire à la communauté internationale, à nos partenaires bilatéraux et multilatéraux que le Sénégal tiendra toujours son rang, il restera le pays ami et l’allié sûr et fiable de tout partenaire qui s’engagera avec nous dans une coopération vertueuse, respectueuse et mutuellement productive », affirmait l’alter ego du Premier ministre, Ousmane Sonko.

    Le Dakarois

    BACCALAURÉAT AU LYCÉE IIAA DE KAOLACK : Amadou Fall obtient une mention Très Bien

    À Kaolack, le lycée franco-arabe African American Islamic Institute (AAII), également connu sous le nom d’Institut Islamique Africain Américain (IIAA), continue d’affirmer son engagement envers l’excellence. Cette année, l’élève Amadou Fall, de cet établissement scolaire hérité du regretté Imam Assane Cissé, s’est distingué en obtenant une mention Très Bien au baccalauréat, série L-AR.

    Située à Médina Baye, une communauté religieuse renommée de Kaolack, l’école Nasrul Hilm a réalisé d’excellents résultats dans la série L-AR. 41 candidats ayant accédé au second tour, la structure a enregistré 31 mentions au total : 1 mention Très Bien, 9 mentions Bien et 22 mentions Assez Bien, atteignant ainsi un taux de réussite de 76,51%.

    Ces résultats reflètent non seulement le dévouement des étudiants mais aussi l’efficacité pédagogique de l’équipe enseignante. L’IIAA demeure un pilier essentiel de l’éducation islamique au Sénégal, accueillant des jeunes du monde entier, notamment des Américains venus apprendre le Coran.

    Mariama MASSALY, correspondante à Kaolack

    Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°221 – du 11/07/2024

    🔴 NI LE COQ NI L’AIGLE BICÉPHALE : DIOMAYE MAINTIENT LA DIPLOMATIE SÉNÉGALAISE CENTRISTE 
    🔴 MOBILISATION DES SAPEURS-POMPIERS ET D’AUTRES SERVICES ÉTATIQUES : L’ARTILLERIE LOURDE CONTRE LES INONDATIONS

    🔴 COUPES DU SÉNÉGAL JUNIORS ET CADETS : JARAAF ET GÉNÉRATION FOOT TRIOMPHENT !

    Investissement et Partenariat : la rupture actée 

    Les flux d’investissement d’origine extérieure dans les hydrocarbures ont permis au Sénégal d’occuper le premier rang dans l’UEMOA pour la destination de choix des investissements directs étrangers  avec plus de 2,6 milliards de dollars US  – 1 700 milliards de F CFA – en 2022 et un léger tassement autour du même montant pour 2023 avec l’annonce de DP Word sur le port de Ndayanne.  Malgré les tensions politiques depuis 2021 nos partenaires continuent leur investissement dans notre pays avec la forte  conviction que nos institutions stables et la perspective des  hydrocarbures garantiront un retour sur investissements de leurs capitaux  au Sénégal.

    Dans cette course effrénée pour attirer les IDE notre pays s’est doté de cadre juridique pour le partenariat avec la  loi 2021-23 de mars 2021 relative aux contrats PPP  afin de relancer l’investissement multisectoriel  avec le secteur prive’ national et étrangers après le constat d’un endettement lourd  contracte’ pour le financement des projets structurant du PSE. D’ailleurs  le contrat scellé in extremis  entre la Société nationale des eaux du Sénégal (Sones) et le groupe saoudien ACWA pour 459 milliards sans aucune diligence juridique, réglementaire  et environnementale, de surcroît par un Président de la République  en fin de mandat entre dans un cadre. Malheureusement pour nos partenaires, l’usine de dessalement sur l’Atlantique est si  emblématique du  forcing suspect  et de la forfaiture administrative que même nos ambitions d’attirer les gros investisseurs internationaux  ne peuvent  justifier.

    Comme pour donner un signal fort aux investisseurs  et sans doute pour acter la rupture comme axe du PROJET, le Sénégal  a décidé de rompre le contrat liant la SONES et le saoudien ACWA Power malgré les liens historiques entre les deux pays et surtout le soutien financier constant de ce pays via la BID et les fond saoudien de développement.  Notre rang comme destination de choix de l’investissement en Afrique de l’Ouest – il est sur – y sera impacte’,  cependant le nouveau pouvoir à le courage de respecter les promesses fortes prises devant les électeurs et le peuple sur une gouvernance à toute épreuve en ce qui concerne nos intérêts économiques et financiers vitaux . Qui ose douter maintenant  de cette volonté de renégocier tous les contrats déséquilibrés dans le domaine  des hydrocarbures et des  infrastructures  notamment.  

    Les alternances politiques régulières, la position géographique, la stabilité politique et sociale, l’équilibre politico – institutionnel et de plus en plus les énormes réserves gazières pourront toujours permettre à notre pays d’attirer les meilleurs investisseurs surtout si les réformes – clé dans l’environnement des affaires sont mises en œuvre.

    Moustapha DIAKHATE
    Expert en Infrastructure et Energie

    GIM-UEMOA et Mastercard concrétisent un partenariat stratégique historique afin de stimuler l’innovation et promouvoir l’inclusion financière dans la région UEMOA

    Dakar, Sénégal, 10 juillet 2024 : Mastercard (entreprise technologique mondiale et schéma de paiement international) s’associe avec le GIM-UEMOA (schéma de paiement régional) afin d’intensifier les efforts conjoints visant à accelerer l’inclusion financière dans les pays membres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).

    Ce partenariat entre Mastercard et le GIM-UEMOA représente une initiative transformatrice pour stimuler l’innovation en matière de paiement numérique dans la région et créer un environnement financier inclusif au bénéfice de la population de l’UEMOA. En outre, la collaboration permettra à GIMUEMOA de libérer de nouveaux potentiels avec ses banques affiliées pour offrir un large éventail d’avantages aux parties prenantes et offrira aux entreprises et aux consommateurs un meilleur accès à des offres avancées de cartes prépayées et de débit ainsi qu’à des solutions de paiement numérique innovantes.

    « Le GIM-UEMOA s’est engagé à construire un écosystème numérique plus solide et sécurisé en Afrique de l’Ouest qui démocratise l’accès aux finances. Nous sommes convaincus que cette collaboration avec Mastercard apportera des avantages significatifs à nos concitoyens et contribuera à une croissance économique durable  », a déclaré Minayegnan Coulibaly, DG du GIM-UEMOA.

    « Chez Mastercard, nous exploitons la puissance de la technologie et des partenariats pour faire progresser la transformation numérique et pour cocréer des solutions de paiement robustes, transparentes et sécurisées. Nous sommes impatients de travailler avec le GIM-UEMOA pour accélérer l’adoption des méthodes de paiement émergentes en Afrique de l’Ouest et permettre aux entreprises et aux clients de libérer tout leur potentiel », a déclaré Dimitrios Dosis, Président EEMEA chez Mastercard.

    A propos du GIM-UEMOA

    Le Groupement Interbancaire Monétique de l’UEMOA (GIM-UEMOA), schéma de paiementrégional, Switch et Processeur régional, fédère 150 Membres qui sont les banques, les établissements financiers et postaux, les structures de microfinance et les Etablissements de Monnaie Electronique. Notre principale mission est de promouvoir les systèmes et moyens de paiement électroniques auprès des secteurs bancaires et financiers, des administrations et des populations de l’UEMOA.

    Composée de huit pays – le Sénégal, le Bénin, le Burkina Faso, la Guinée-Bissau, la Côte d’Ivoire, le Mali, le Niger et le Togo – la région de l’UEMOA compte 141 millions d’habitants.

    Plus d’informations : www.gim-uemoa.org

    A propos de Mastercard (NYSE : MA) www.mastercard.com

    Mastercard est un geant technologique mondiale dans le secteur des paiements. Notre mission est de connecter et d’alimenter une économie numérique inclusive qui profite à tous, partout, en rendant les transactions sûres, simples, intelligentes et accessibles. Grâce à des données et des réseaux sécurisés, des partenariats et de la passion, nos innovations et nos solutions aident les individus, les institutions financières, les gouvernements et les entreprises à réaliser leur plus grand potentiel. Avec des connexions dans plus de 210 pays et territoires, nous construisons un monde durable qui ouvre des possibilités inestimables pour tous.

    Koumpentoum : Saisie de 365 kg de cocaïne par la Douane

    Une nouvelle saisie majeure de drogue a eu lieu au Sénégal, cette fois orchestrée par la Brigade mobile des Douanes de Koumpentoum. Ce mercredi, les agents douaniers ont intercepté un camion lors d’une opération de routine, permettant de découvrir 365,04 kg de cocaïne soigneusement dissimulée à bord.

    Selon des informations de Seneweb, les soldats de l’économie ont procédé à l’immobilisation du véhicule pour un contrôle approfondi. L’opération douanière a révélé 338 plaquettes de cocaïne dissimulées dans des cavités spécialement aménagées sur un plateau provenant de l’étranger.

    La quantité de drogue saisie est impressionnante, avec une contrevaleur estimée à 29 203 200 000 FCFA (vingt-neuf milliards deux cent trois millions deux cents mille). Cette saisie démontre une fois de plus l’engagement et l’efficacité des forces de l’ordre sénégalaises dans la lutte contre le trafic de stupéfiants.

    Cette saisie fait suite à plusieurs autres opérations réussies par les forces de sécurité sénégalaises, soulignant l’importance de la vigilance et de la coopération dans la lutte contre le trafic de drogue. La Brigade mobile des Douanes de Koumpentoum a une fois de plus prouvé son efficacité et son engagement à protéger le pays contre les menaces liées au trafic de stupéfiants.

    La saisie de 365 kg de cocaïne à Koumpentoum par la douane sénégalaise représente une victoire significative dans la lutte contre le trafic de drogue au Sénégal. Cette opération met en lumière le rôle crucial des forces de l’ordre dans la sécurisation du pays et la protection de ses citoyens contre les dangers des stupéfiants.

    Coupe du Sénégal Juniors : Le Jaaraf triomphe face au Pegasus

    Le Jaaraf a remporté la finale de la Coupe du Sénégal chez les juniors en s’imposant 2-0 face à Pegasus, ce mercredi, au Stade Diagaly Bakayoko. Ce derby dakarois a tenu toutes ses promesses et s’est avéré être une rencontre intense et passionnante.

    La première mi-temps a été riche en occasions des deux côtés, mais aucune équipe n’a réussi à concrétiser ses actions. Les deux équipes se sont quittées dos à dos à la pause, avec une égalité 0-0. Le Jaaraf, pourtant, s’est montré particulièrement dangereux devant les buts adverses.

    De retour des vestiaires, les coéquipiers de Hamidou Konté ont multiplié les efforts et ont gardé leur confiance face à un adversaire qui semblait s’étioler au fil du match. Le réveil brutal des Médinois est survenu après seulement 12 minutes de jeu en seconde période. Amadou Lette a inscrit le premier but à la 57e minute, donnant l’avantage à son équipe.

    Quelques minutes plus tard, le remplaçant Khadim Ngom a scellé la victoire en réalisant le break à la 66e minute sur une passe de Boury Niang. Malgré des efforts constants et de multiples occasions devant les cages de Hamidou Konté, Pegasus n’a pas réussi à trouver le fond des filets.

    Le gardien du Jaaraf, Hamidou Konté, est resté serein tout au long du match, gardant un clean-sheet lors de cette finale. Au coup de sifflet final, le Jaaraf s’est imposé 2-0, succédant ainsi au Sahel AC et décrochant le titre de la Coupe du Sénégal Juniors.

    Ndeye Camara

    Coupe du Sénégal des cadets : Génération Foot triomphe aux tirs au but

    Les académiciens de Génération Foot se sont imposés face à Keur Samba Kabatoki en finale de la Coupe du Sénégal des moins de 17 ans, mercredi, au Stade Diagaly Bakayoko. Après un match nul 1-1, les jeunes Grenats ont triomphé lors de la séance de tirs au but (4-3).

    Après l’Étoile Lusitana, c’est au tour de Génération Foot de monter sur le trône de leur catégorie. Les jeunes Grenats ont montré leur puissance dès l’entame du match. Multipliant les occasions, les protégés d’Assane Diop ont fini par ouvrir le score grâce à Mouhamed Diao à la 45+1 minute. Les académiciens sont ainsi rentrés aux vestiaires avec un avantage.

    Les Kaolackois de Keur Samba Kabatoki sont revenus sur le terrain avec la détermination de revenir au score. À force de pousser, ils ont arraché l’égalisation juste avant le coup de sifflet final (90+6) grâce à Modou Diammeh.

    Lors de la séance de tirs au but, les Grenats ont marqué quatre de leurs cinq tirs, tandis que les Kaolackois en ont raté deux. En éliminant le JOG en quart de finale (3-0) et l’AS Darou Salam (4-0) en demi-finale, les académiciens de Génération Foot ont prouvé qu’ils méritaient largement leurs médailles.

    Ndeye Camara

    Euro 2024 : Ollie Watkins offre à l’Angleterre une place en finale

    Dans un match haletant, l’équipe d’Angleterre a réussi à arracher sa qualification pour la finale de l’Euro 2024 face à une valeureuse équipe des Pays-Bas. Alors que le match semblait se diriger vers les prolongations, Ollie Watkins a offert la victoire aux Three Lions dans les derniers instants du match (2-1).

    Les Pays-Bas avaient pourtant pris l’avantage en première mi-temps grâce à un superbe but de Xavi Simons à la 8e minute. Mais l’Angleterre a rapidement réagi, obtenant un penalty transformé par Harry Kane à la 18e minute pour égaliser (1-1).

    La fin de match a été totalement folle, avec le but victorieux de Watkins dans les arrêts de jeu (2-1), qui a permis aux joueurs de Gareth Southgate de rejoindre en finale, dimanche prochain, la Roja espagnole, emmenée par le jeune prodige Lamine Yamal. Les Anglais réussissent l’exploit de se qualifier pour leur deuxième finale d’affilée à l’Euro, qu’ils n’ont jamais remporté.

    Ce match a montré la détermination et le caractère de l’équipe anglaise, capable de revenir au score et de marquer dans les moments cruciaux. La Hollande, bien que valeureuse, n’a pas su conserver son avance initiale et a été punie par la ténacité des Three Lions. Cette victoire dramatique permet à l’Angleterre de rêver enfin de décrocher un titre continental, un rêve qu’elle poursuivra avec ardeur en finale contre l’Espagne.

    Résultats globaux du baccalauréat général 2024 : 23,40% admis au premier tour

    Les résultats du premier tour du Baccalauréat général 2024 montrent une légère amélioration par rapport à l’année précédente. Selon le Directeur de l’Office du Baccalauréat, Pr. Cheikh Ahmadou Bamba Gueye, le taux de réussite cette année est de 23,40%, avec 35.492 candidats admis d’emblée, contre 22,13% en 2023 et 24,05% en 2022.

    Candidats admis au premier tour: 35.492 (23,40%)
    Candidats autorisés à subir les épreuves du second groupe: 49.025 (32,33%)
    Comparaison avec 2023: 33,81%
    Comparaison avec 2022: 33,58%

    Pr. Gueye a également précisé que 8.784 candidats ont été admis avec mention. La répartition des mentions est la suivante :

    Mention « Très bien »: 156 (contre 126 en 2023)
    Mention « Bien »: 1.483 (contre 1.132 en 2023)
    Mention « Assez bien »: 7.145 (contre 5.217 en 2023)

    Les épreuves du second groupe ont démarré ce matin, donnant une chance supplémentaire aux candidats autorisés à participer.

    557 Commerçants interpellés à Dakar pour non-application des nouveaux prix des denrées alimentaires

    La direction du commerce intérieur (DCI) a annoncé l’interpellation de 557 commerçants dans la région de Dakar pour violation de l’arrêté ministériel fixant les nouveaux prix des denrées de consommation courante. En outre, des amendes totalisant 13.210.000 francs CFA ont été encaissées auprès des contrevenants.

    Selon Ahmadou Bamba Ndao, directeur du commerce intérieur, les commerçants ont été interpellés lors d’un contrôle effectué du mercredi 26 juin au samedi 6 juillet par les agents de la DCI sur 2.838 lieux de vente dans la région de Dakar. « Cinq cent cinquante-sept commerçants ont été convoqués pour infraction à la législation économique », a déclaré Ndao.

    Certains contrevenants ont payé des amendes d’un montant global de 13.200.000 francs CFA. Ndao a précisé que la direction du commerce intérieur va demander aux juridictions de mener des poursuites judiciaires contre d’autres commerçants. « À défaut d’un règlement administratif entre la DCI et les contrevenants, une action pénale sera menée », a-t-il ajouté.

    Ahmadou Bamba Ndao espère que les commerçants appliqueront davantage les nouveaux prix des denrées alimentaires de consommation courante et du ciment. « On peut s’attendre à d’autres réductions de prix », a-t-il affirmé, rappelant qu’une campagne d’information a été menée par la DCI.

    Un arrêté publié lundi 24 juillet par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Guèye Diop, fixe les prix plafond de l’huile de palme raffinée, du riz brisé ordinaire, du sucre cristallisé, de la farine de blé, du pain et du ciment dans la région de Dakar.

    • Le bidon de 20 litres d’huile de palme est vendu à 18.500 francs CFA à l’usine ou à l’importation, 18.750 francs CFA en gros, 19.000 francs CFA en demi-gros, et 1.000 francs CFA le litre au détail.
    • La tonne de riz brisé ordinaire coûte 375.000 francs CFA à l’usine ou à l’importation, 379.000 en gros, 385.000 en demi-gros, et 410 francs CFA le kilo au détail.
    • La tonne de sucre cristallisé coûte 558.000 francs CFA à l’usine de Richard-Toll, 566.000 francs CFA à l’importation, 571.000 en gros, 577.000 en demi-gros, et 600 francs CFA le kilo au détail.
    • Le sac de 50 kilos de farine boulangère de blé type 55 coûte 15.200 francs CFA, 15.700 francs CFA pour la farine boulangère améliorée.
    • La baguette de pain de 60 grammes coûte 50 francs CFA, celle de 115 grammes 100 francs CFA, celle de 190 grammes 150 francs CFA, et celle de 230 grammes 200 francs CFA.
    • La tonne de ciment à l’usine coûte 65.000 francs CFA, 71.000 francs CFA chez les distributeurs, et le sac de 50 kilos coûte 3.550 francs CFA au détail.

    En dehors de la région de Dakar, tous les prix ci-dessus peuvent être augmentés en raison des frais de transport et fixés à des montants déterminés par les conseils régionaux de la consommation.

    Les commerçants doivent publier les prix de manière visible et lisible par tout moyen approprié, notamment le marquage, l’étiquetage et l’affichage. Les infractions à ces dispositions sont passibles des sanctions prévues par la législation en vigueur, a prévenu Serigne Guèye Diop.

    Communiqué du conseil des ministres du Mercredi 10 Juillet 2024

    Le Chef de l’Etat, Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE a présidé, ce mercredi 10 juillet 2024, la réunion hebdomadaire du Conseil des Ministres, au Palais de la République.

    A l’entame de sa communication, le Président de la République a présenté ses meilleurs vœux de santé, de paix et de bonheur à la Oummah Islamique au seuil du nouvel an musulman 1446. Il a saisi cette occasion pour demander au Gouvernement de prendre toutes les mesures requises pour assurer le bon déroulement des évènements religieux à savoir le Grand Magal de Touba, le Maouloud et l’Assomption qui se tiendront dans les prochaines semaines au Sénégal.

    Revenant sur les recommandations des Assises de la justice et des réformes urgentes de ce secteur, le Chef de l’Etat a marqué son accord de principe sur les recommandations consensuelles des Assises de la justice consignées dans le rapport. Il a félicité le Gouvernement, le Ministre de la Justice notamment, les membres de son Cabinet, le facilitateur, les membres du Bureau et le Comité scientifique des Assises, ainsi que toutes les parties prenantes pour leurs contributions remarquables ayant permis l’élaboration et la mise à disposition d’un rapport public de qualité.                          

    Le Président de la République a salué l’esprit participatif et inclusif de l’exercice, soutenu en cela par l’activation de la plateforme JUBBANTI. Cette innovation notable dans la communication de l’Etat consacre la digitalisation de la participation citoyenne à l’action publique mais également le pragmatisme dans le déploiement du PROJET de transformation systémique du Sénégal. Ce qui s’inscrit dans l’engagement primordial à asseoir un Etat de droit, une République exemplaire et une Nation solidaire à travers des institutions fortes et une justice crédible qui agrée le Peuple sénégalais au nom duquel elle est rendue.

    Le Chef de l’Etat a demandé au Premier Ministre, au Ministre de la Justice et aux ministres concernés, de lui proposer un calendrier de mise en œuvre des réformes du secteur de la justice en droite ligne du programme législatif du Gouvernement. Cet agenda législatif doit viser notamment la révision de la Constitution et des Codes spécifiques.                          

    Le Président de la République a demandé l’évaluation, sous l’égide du Ministre des Finances et du Budget, des coûts et impacts financiers des réformes proposées en vue d’apprécier l’opportunité de leur priorisation dans la programmation budgétaire. Il a informé le Conseil de sa disponibilité à recevoir encore toute contribution ou proposition pertinente relative à la réforme du Conseil supérieur de la Magistrature concernant notamment l’élargissement de ses membres aux acteurs n’appartenant pas au corps des magistrats et la problématique de la présence dans l’instance du Président de la République et du Ministre de la Justice.  

    Le Chef de l’Etat a demandé au Premier Ministre et au Ministre de la Justice de faire une communication mensuelle en Conseil des Ministres sur l’état de mise en œuvre des recommandations et décisions issues des Assises de la justice et de tenir compte, dans cet exercice à leur conformité avec les valeurs de notre société, notre culture et nos croyances.

    Au chapitre de la gestion durable de l’assainissement des Communes du Sénégal, le Chef de l’Etat a fait remarquer que l’urbanisation croissante du Sénégal et les difficultés d’aménagement de nos Communes ont accéléré le phénomène des inondations et augmenté les besoins en infrastructures d’assainissement. Il a demandé au Premier Ministre et au Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement d’intensifier, avec la Brigade nationale des Sapeurs-pompiers et l’ensemble des services de l’Etat mobilisés, le déploiement efficace des dispositifs de prévention et de gestion des inondations dans les localités touchées. Il a souligné, en outre, la nécessité de mobiliser, en mode alerte, les mécanismes publics de solidarité nationale pour assister les populations sinistrées en relation avec les autorités administratives.

    Le Président de la République a demandé au Premier Ministre d’évaluer les actions de lutte contre les inondations déroulées dans cette dernière décennie pour ensuite engager une réorientation de la stratégie nationale d’assainissement en cohérence avec le renouveau des politiques en matière d’aménagement du territoire, d’urbanisme et d’habitat. Il a, à ce titre, invité le Premier Ministre à procéder à l’actualisation et à la généralisation des Plans directeurs d’Assainissement (PDA) et de lui proposer un nouveau Programme intégré de Développement de l’Assainissement (PIDA).                     

    Le Chef de l’Etat est revenu sur l’ancrage social du concept d’engagement citoyen « Setal Sunu Réew ». Il a félicité le Premier Ministre, le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, les membres du Gouvernement, les Autorités administratives, les Maires, les services de l’Etat, les acteurs privés, les jeunes, les femmes et les forces vives de la Nation en action, pour le succès de la seconde édition de la Journée de mobilisation nationale « Setal
    Sunu Réew » qui s’est déroulée le samedi 06 juillet. Il a, dans le même sillage, demandé au Gouvernement de veiller à la bonne préparation de la 3ème édition qui sera consacrée à la thématique de la Reforestation dans le cadre de la Journée nationale de l’arbre. Celle-ci sera exceptionnellement célébrée les samedi 03 et dimanche 04 août 2024.

    Au titre de son agenda diplomatique, le Président de la République a informé le Conseil de sa participation, le 07 juillet 2024 à Abuja, au 65ème Sommet des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la CEDEAO. 

    Dans sa communication, le Premier Ministre a fait part des visites qu’il a effectuées à Touba et à Tivaoune auprès du Khalife général des Mourides et du Khalife général des Tidianes. Il a saisi l’occasion de ces visites pour entretenir les Khalifes généraux de l’ambition de transformation systémique du Sénégal avec les principes de JUB, JUBAL et JUBBANTI.


    Le Premier Ministre s’est ensuite félicité de l’acquittement par le Président de la République lui-même et l’ensemble du Gouvernement de leurs obligations de déclaration de patrimoine, respectivement au Conseil Constitutionnel et à l’OFNAC, dans les délais impartis, à savoir trois (3) mois après la prise de fonction. Il a demandé aux Ministres de veiller au respect scrupuleux de cette exigence, par les responsables assujettis, placés sous leur tutelle.

     Évoquant le succès des journées de mobilisation citoyenne, le Premier Ministre a recommandé que cette activité puisse se muer en un Programme national de promotion de la citoyenneté et de l’Economie sociale et urbaine. Cette évolution permettrait d’ancrer l’esprit de volontariat et de responsabilité effective dans la gestion de la salubrité publique, aux fins de favoriser l’insertion socioprofessionnelle des jeunes. 

    Revenant sur les enseignements de sa participation à la journée « Setal Sunu Réew » du 6 juillet 2024 à Saint-Louis pour y représenter le Chef de l’Etat, le Premier Ministre a déploré les retards relevés dans l’exécution des chantiers d’assainissement, de gestion des inondations et de lutte contre l’érosion côtière, notamment des différents projets et programmes. Ces constats rendent urgente l’élaboration d’un état des lieux complet de ces projets et programmes. 
    Le Premier Ministre a également insisté, à la suite du Chef de l’Etat, sur l’importance capitale attachée à la gestion préventive des inondations, en engageant le Ministre des Finances et du Budget à accorder une priorité absolue, dans les arbitrages budgétaires, à la prise en charge des dépenses y afférentes. 

    Enfin, le Premier Ministre a informé le Conseil de la mise en place, sur instruction de Monsieur le Président de la République, par arrêté en date du 3 juillet 2024, d’un Comité d’examen des contrats conclus dans les secteurs stratégiques. Le Comité a pour mission principale d’analyser, dans les contrats susvisés, la présence centrale de l’intérêt national ainsi que ses mécanismes de sauvegarde en vue d’assurer, le cas échéant, les objectifs d’équilibre requis. 

    AU TITRE DES COMMUNICATIONS DES MINISTRES :

    •       Le Ministre de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères a rendu compte du déroulement de l’édition 2024 du Pèlerinage aux Lieux saints de l’Islam ;
    •       Le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a fait le point sur la journée nationale « Setal Sunu Réew » et sur les inondations ;
    •       Le Ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture a fait le point sur « les vacances agricoles ».

    ALLIANCE DES ÉTATS DU SAHEL : Quand des putschistes engagent leurs pays dans une aventure incertaine

    A la veille du 65e sommet de la CEDEAO, s’est tenue la première rencontre de l’Alliance des Etats du Sahel pendant laquelle les trois chefs d’Etats Putschistes ouest africains ont confirmé la mise en place de la Conférence Alliance des Etats du Sahel donc la désintégration du CEDEAO.

    Assimi Goita (Mali), Ibrahima Traoré (Burkina Faso) et Abdourahamane Tiani (Niger) sont en train d’embarquer, de manière illégitime, leurs peuples dans un avenir incertain.

    Il faut le rappeler, la sortie de l’espace CEDEAO peut entraîner des conséquences néfastes tant dans le domaine économique, politique, diplomatique, institutionnel et sécuritaire.

    Dimanche, le Président de la commission Oumar Touray est largement revenu sur les conséquences de la décision des États du Sahel de quitter la CEDEAO.

    Économiquement et financièrement, le retrait pourrait entraîner l’arrêt ou la suspension de projets et programmes de la CEDEAO, d’une valeur estimée à plus de 500 millions de dollars américains. Les institutions financières régionales, comme la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) et la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), institution commune de financement du développement des Etats de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA), qui ont des investissements importants dans ces pays, seraient également affectées. La BIDC, par exemple, a vingt-sept projets en cours dans ces pays, d’une valeur totale d’environ 321 millions de dollars, et ils ont apporté 33 millions de dollars américains aux capitales de la Banque. 

    Sur le plan diplomatique et politique, le retrait isolerait le Mali, le Burkina et le Niger sur la scène internationale. Ils perdraient le soutien des blocs pour des candidatures à des postes internationaux au sein de l’Union africaine, des Nations unies et d’autres organisations similaires. Des changements vont intervenir sur les conditions de voyage et d’immigration. Les citoyens ressortissants de ces pays seront désormais soumis à l’obtention des visas pour voyager dans la sous-région. De plus, ils ne pourraient plus résider ou créer des entreprises librement dans le cadre des facilités de la CEDEAO et seraient soumis à diverses lois nationales. 

    Sur le plan Institutionnel, le retrait entraînerait la fermeture de plusieurs structures régionales de la CEDEAO dans ces trois pays, affectant la sécurité d’emploi de quelque 130 personnels de la CEDEAO, citoyens de ces pays. La perte de ces infrastructures régionales serait un revers significatif pour l’intégration et le développement régional.

    Le retrait de ces trois pays porterait un coup dur à la coopération en matière de sécurité, notamment en ce qui concerne le partage de renseignements et la lutte contre le terrorisme. Les initiatives conjointes, comme la mise en œuvre de la force régionale en attente de la CEDEAO, seraient gravement affectées.

    Le Dakarois

    VISITES D’OUSMANE SONKO AUX KHALIFES : Pourquoi le Premier ministre enlève-t-il son couvre-chef à Touba et non à Tivaouane ?

    Ce mardi, Ousmane Sonko, Premier ministre, a entrepris une série de visites auprès des Khalifes généraux de Touba et de Tivaouane. Ces audiences revêtent une grande importance, étant donné le rôle important des guides religieux dans la vie spirituelle et sociale du pays. Cependant, un détail a suscité de l’intérêt. Lors de sa rencontre avec le Khalif des Mourides à Touba, Serigne Mountakha Mbacké, Ousmane Sonko a retiré son couvre-chef, un geste qui est profondément enraciné dans la tradition sénégalaise comme un signe de respect envers une figure religieuse de haut rang. Cependant, dans la ville sainte de Tivaouane, Sonko a maintenu son bonnet en présence du Khalif Serigne Babacar Sy Mansour. Cette décision, aux antipodes de nos pratiques culturelles et religieuses, a immédiatement attiré l’attention des plus regardants.

    En effet, au Sénégal, il est coutumier de retirer son couvre-chef devant une figure religieuse. Ceci est considéré comme un geste de respect et d’humilité envers les valeurs spirituelles prêchées par cette dernière. Un tel geste est perçu comme un hommage à la dignité et à l’autorité spirituelle du Khalif, illustrant une conformité aux normes sociales et religieuses.

    Pour beaucoup de Sénégalais, le port du bonnet devant un guide religieux peut être interprété comme un manque de respect ou de désaccord tacite avec les enseignements religieux.

    La société sénégalaise est profondément marquée par ses traditions religieuses. D’où le respect solennel envers les Khalifes et guides religieux et / ou spirituels. Les gestes de courtoisie et de respect envers ces personnalités religieuses sont donc des éléments clés de la vie sociale et culturelle. Ainsi, leur observance est largement attendue, particulièrement de la part des personnalités publiques.

    Le protocole entourant les visites officielles du Premier ministre doit à l’avenir être plus prévenant afin d’éviter toute maladresse. Le respect des traditions religieuses et culturelles revêt une grande importance pour le leadership et la représentation publique. Par conséquent, il doit faire l’objet d’une attention particulière pendant les apparitions en public.

    La Dakaroise

    Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°220 – du 10/07/2024

    🔴 VISITES DE COURTOISIE AUX KHALIFES : POURQUOI SONKO ENLÈVE-T-IL SON BONNET À TOUBA ET NON À TIVAOUANE 
    🔴 L’OFFENSIVE DE BBY SUR LA DISSOLUTION DE L’ASSEMBLÉE NATIONALE : LE PLAN MACKYAVÉLIQUE CONTRE BDF

    🔴 LA FRANCE ÉCONDUITE DE L’EURO PAR L’ESPAGNE : LAMINE YAMAL ÉCLIPSE MBAPPÉ

    Disparition de Fulbert Sambou et de Didier Badji : Les proches réclament l’audition d’Ismaïla Madior Fall

    La récente déclaration de l’ancien ministre de la Justice, Ismaïla Madior Fall, concernant le décès de Fulbert Sambou et la disparition de Didier Badji, a ravivé le débat autour de cette affaire. Selon Fall, le dossier des deux sous-officiers des forces sénégalaises de sécurité serait « inclus, en principe, dans la loi d’amnistie » de l’ancien régime.

    Cette déclaration a provoqué une réaction immédiate des ressortissants des îles Bliss Kassa (Haère, Hitou, Niomoune, Diogué, Backassouk). Lors d’une conférence de presse tenue ce mardi 9 juillet, les proches des disparus ont exprimé leur désir de voir toute la lumière faite sur cette affaire.

    « Nous espérons que ces nouvelles autorités pourront nous éclairer sur ce qui s’est passé. Nous voulons savoir ce qui a coûté la vie à nos frères, car nous avons confié à l’État du Sénégal des enfants qui étaient en service », a déclaré Alain Diédhiou, secrétaire aux relations avec les organisations de droits de l’homme et les associations de masse du Comité de gestion des ressortissants des îles Bliss Kassa de la Casamance.

    Me Amadou Diallo d’Amnesty International a également pris la parole pour exiger que l’ancien ministre Ismaïla Madior Fall soit entendu par la justice. « Nous espérons que la justice prendra toutes les dispositions nécessaires pour qu’au moins Ismaïla Madior Fall soit entendu et qu’il se rende disponible pour cela. Il le doit aux Sénégalais. On ne peut pas déclarer publiquement que le cas de Didier Badji et de Fulbert Sambou est couvert par la loi d’amnistie, puis revenir le lendemain pour affirmer le contraire. Cela montre que M. Ismaïla Madior Fall sait quelque chose sur cette affaire », a affirmé Me Diallo.

    Pour rappel, Fulbert Sambou et Didier Badji ont été portés disparus le 18 novembre 2022. Officiellement, il s’agirait d’une partie de pêche ayant mal tourné. Sur les rochers du Cap Manuel, les enquêteurs ont retrouvé un filet, des crevettes destinées à servir d’appâts, des chaussures et deux téléphones qui ont permis de localiser leur dernière position.

    Dans un communiqué de presse daté du 29 novembre 2022, le procureur de la République avait annoncé la découverte du corps sans vie du sergent Fulbert Sambou de la Direction du renseignement militaire. Ce dernier a été enterré sans autopsie, tandis que Didier Badji reste introuvable.

    Kafountine : Arrestation du présumé meurtrier d’Awa Cissé par la Gendarmerie de Ziguinchor

    Le présumé meurtrier d’Awa Cissé, résidant à Kafountine, a été appréhendé mardi par les enquêteurs de la section de recherche de la gendarmerie de Ziguinchor, selon des sources concordantes.

    L’homme, de nationalité sénégalaise et habitant de Kafountine, est soupçonné d’avoir commis le meurtre de cette mère de trois enfants. La tragédie a eu lieu dans la nuit du 28 juin dernier, au quartier Nafacounda de Kafountine, où Awa Cissé a été retrouvée sans vie, victime d’un acte violent.

    Une reconstitution des faits est prévue, au cours de laquelle le suspect devra répondre de ses actes devant les autorités judiciaires. L’affaire a suscité une vive émotion et une profonde indignation au sein de la communauté locale, où Awa Cissé était bien connue et appréciée.

    Les enquêteurs cherchent également à déterminer si cet individu est responsable des onze autres agressions mortelles survenues à Kafountine. Cette série de violences a créé un climat de peur et d’incertitude dans la communauté.

    Depuis plusieurs semaines, cette affaire tient en haleine l’opinion publique, poussant les organisations féminines et la société civile à hausser le ton. Elles exigent l’accélération de l’enquête et l’arrestation de l’auteur des agressions sur les femmes de Kafountine.

    Le CNRA avertit les médias sur les contenus inappropriés

    Le Conseil national de régulation de l’audiovisuel (CNRA) a émis une mise en demeure à l’intention des médias audiovisuels, les enjoignant à éviter la diffusion de propos, comportements et images indécents, obscènes, outrageants ou injurieux. Cette initiative vise à protéger les valeurs, sensibilités et identités culturelles sénégalaises.

    Dans un communiqué rendu public ce mardi, le CNRA a souligné une recrudescence d’insultes et d’insanités dans des séries télévisées, sur les plateaux et lors de débats, une situation pour laquelle il est régulièrement interpellé.

    Le CNRA a rappelé que ce constat de la présence d’insultes, vulgarités et autres propos ou présentations visuelles offensant la morale avait déjà conduit à la diffusion de communiqués les 3 décembre 2020 et 28 janvier 2021. Ces avertissements visaient à prévenir les médias des conséquences de telles pratiques.

    En réponse à cette situation préoccupante, le CNRA a formellement mis en demeure les médias audiovisuels, quel que soit leur mode de diffusion, ainsi que les producteurs, de prendre des mesures pour empêcher la diffusion de contenus jugés inappropriés. Le communiqué précise que le non-respect de cette mise en demeure expose les médias et les productions concernées à des sanctions. Celles-ci peuvent aller de l’interdiction de diffusion des séries, productions et émissions en cause à d’autres mesures punitives contre les chaînes diffusant ces programmes.

    Le CNRA insiste sur la nécessité pour les médias de jouer un rôle actif dans la préservation des valeurs culturelles sénégalaises et de respecter la sensibilité du public. Il exhorte également les producteurs de contenus à faire preuve de responsabilité et de discernement dans la création et la diffusion de leurs programmes.

    Saraya : La Gendarmerie démantèle deux sites d’orpaillage clandestin à Bantankoto et renforce la sécurité à Sékhoto

    Les forces de défense et de sécurité intensifient leurs efforts pour lutter contre l’insécurité dans le département de Saraya. La brigade de gendarmerie de Saraya, soutenue par un détachement du GARSI2 et la section environnement, a mené des opérations de grande envergure le long de la Falémé, visant à nettoyer la zone de Sékhoto et à démanteler deux sites d’orpaillage clandestin au village de Bantankoto.

    Opérations à Sékhoto

    Lors d’une opération minutieuse dans le village de Sékhoto, les gendarmes ont contrôlé 92 individus et saisi un important lot de matériel, comprenant :

    70 tiges d’explosifs,
    09 mèches lentes,
    138 comprimés de tramaking 225,
    37 grosses de cigarettes de marque Sir,
    800 g de chanvre indien,
    23 bidons de 20 litres remplis d’essence,
    05 machines à sous.

    Démantèlement à Bantankoto

    À Bantankoto, sous la direction de l’adjudant Ndao, les forces de l’ordre ont démantelé deux sites d’orpaillage clandestins situés dans la commune de Bembou. Lors de ces opérations, 18 individus ont été interpellés et le matériel suivant a été saisi :

    150 kg de cyanure,
    325 kg de charbon actif,
    20 litres d’acide nitrique,
    20 litres d’acide sulfurique,
    38 groupes électrogènes,
    98 motos pompes,
    05 pompes à eau,
    01 pompe à air,
    04 panneaux solaires (PM),
    09 marteaux piqueurs.

    Les 18 individus interpellés à Bantankoto sont actuellement en garde à vue à la brigade de gendarmerie de Saraya et seront déférés au parquet pour exploitation illicite de substances minérales et altération du domaine forestier.

    Ces opérations témoignent de l’engagement des forces de défense et de sécurité à maintenir l’ordre et à lutter contre l’orpaillage clandestin, un fléau qui menace l’environnement et la sécurité publique dans la région.

    Spectre des inondations : POSCEA exige l’audit des 700 milliards alloués à la lutte

    L’audit des 700 milliards alloués à la lutte contre les inondations, le déclenchement du Plan Orsec entre autres, sont les exigences du coordonnateur de la Plate-forme des Organisations de la Société Civile pour l’Eau et l’Assainissement (POSCEA). Abdoul Aziz Faye a, face à la presse, déploré les dégâts notés dès les premières pluies qui mettent à nu les faiblesses de la prise en compte de l’assainissement.

    « Les premières pluies ont mis à nu la faiblesse de la prise en compte de la question de l’assainissement au niveau du Sénégal. On a remarqué qu’aujourd’hui partout les gens ont commencé à crier qu’ils sont dans les eaux de pluie. C’est vrai qu’aujourd’hui la situation est là et il faut la résoudre. C’est bon aujourd’hui de déclencher les Plan Orsec mais c’est extrêmement coûteux. Mais vous me direz que malgré les moyens qui seront mis en œuvre, il est bon aujourd’hui de les adapter aux sites où vivent les populations. Des rapports ont été produits, il faudrait savoir les éplucher. Et savoir surtout l’argent destiné aux inondations comment il était géré. Parce que cela est un impératif, c’est une demande sociale. Il faut que les gens nous éclairent si effectivement cette question là des fonds destinés aux inondations sont utilisés », a indiqué Abdoul Aziz Faye, le coordonnateur de la plateforme des organisations de la société civile pour l’eau et l’assainissement.

    Aly Saleh

    Euro-2024 : L’Espagne vainqueur de la France et qualifiée pour la finale

    L’Espagne a décroché son ticket pour la finale de l’Euro-2024 de football en s’imposant 2-1 face à la France mardi à Munich. La Roja affrontera dimanche le vainqueur de l’autre demi-finale, qui opposera mercredi l’Angleterre aux Pays-Bas.

    Les Bleus ont rapidement pris l’avantage grâce à une tête de Randal Kolo Muani dès la 9e minute, marquant leur premier but dans le jeu de cette édition. Ce but a été magnifiquement préparé par une passe de Kylian Mbappé, offrant ainsi un début prometteur pour les Français.

    Cependant, l’Espagne n’a pas tardé à réagir. Lamine Yamal, âgé de seulement 16 ans et 362 jours, a égalisé à la 21e minute avec une frappe splendide, devenant ainsi le plus jeune joueur à marquer dans un Euro. Quelques minutes plus tard, Dani Olmo a inscrit le second but espagnol à la 25e minute, avec un tir dévié par Jules Koundé.

    Avec cette victoire, l’Espagne se prépare maintenant à affronter le vainqueur du match entre l’Angleterre et les Pays-Bas en finale. Les supporters attendent avec impatience ce grand événement, espérant que la Roja continuera sur sa lancée victorieuse.

    Ce match a été un spectacle intense et palpitant, mettant en évidence le talent et la détermination de l’équipe espagnole. Leur qualification pour la finale de l’Euro-2024 est une preuve de leur compétence et de leur capacité à surmonter les défis, malgré un début difficile contre une équipe française compétitive.

    Affaire Famara Ibrahima Cissé : Le Pdt de l’ACSIF sera édifié sur son sort le 23 juillet prochain.

    Le président de l’Association des clients et sociétaires des institutions financières (ACSIF) a comparu devant le tribunal des flagrants délits ce mardi. Il est poursuivi pour abus de confiance portant sur une somme de 2 millions de francs Cfa au préjudice de Pathé Mboup, directeur de la société dénommée « Mboubène Transport logistics ». Il est liberté provisoire, après le versement de la somme mais, le parquet a décidé de poursuivre l’action publique.


    Famara Ibrahima Cissé alerte et parle d’acharnement contre sa personne.

    « Vous savez, depuis quelques temps je suis victime d’acharnement. Je subis un acharnement judiciaire qui ne s’explique que par le fait qu’une banque de la place à voulu soutirer frauduleusement des montants allant de 500 à 100 mille francs sur le comptes de ces usagers. Lorsque la fraude a été très tôt détectée, nous avons interpellé les populations. La banque est entrée en contact nous et a assayé de discuter avec nous pour apaiser la situation. Nous avons été catégorique parce que les prélèvements ne se justifiaient guère. C’est ainsi que nous avons été à la banque pour réclamer nos dûs et nous avons été appréhendés par la police et libertés par la suite. Le lendemain j’ai été encore convoqué par la police parce que tout simplement, une plainte a été déposée contre moi par manipulation. En fin de compte, les choses se sont bien terminées parce qu’une bonne volonté a voulu payer. Mais j’ai contesté le paiement. À ma grande surprise aujourd’hui encore, j’ai été rappelé par la police qui avait pratiquement classé le dossier de la réclamation au niveau de la BHS pour les besoins de l’enquête parce que tout simplement des instructions avaient été reçues de l’autorité pour poursuivre l’enquête sur la BHS. Tout cela pour vous dire qu’ils veulent me mettre en prison afin de faire passer les fraudes ou les frais exorbitants que les banques veulent soutirer aux usagers et que après ils me libèrent. Comme cela, on ne pourra plus revenir sur les faits. Peut-être que j’irais en prison mais, vous autres continuez le combat », a lancé sur Rfm,
    Famara Ibrahima Cissé, le président de L’ACSIF.

    Cependant, l’audience de ce mardi a été reportée au 23 juillet prochain en raison de la nécessité de la comparution de la partie civile.

    Pour rappel, Famara Ibrahima Cissé a été Interpelé mardi dernier, et déféré au parquet du tribunal de grande instance hors classe de Dakar, vendredi 05 juillet 2024, avant d’être libéré après son audition.

    Aly Saleh

    Rapport de l’ANSD : Une réduction de la fécondité et une augmentation de l’espérance de vie au Sénégal

    L’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD) a publié son dernier recensement général, mettant en lumière des évolutions significatives dans les domaines de la fécondité et de l’espérance de vie au Sénégal.

    Le rapport indique une baisse notable du nombre moyen d’enfants par femme à la fin de sa vie procréative, passant de 5,3 enfants en 2002 à 4,2 enfants en 2023. Cependant, la région de Diourbel fait exception à cette tendance générale.

    Les régions les plus urbanisées enregistrent les niveaux de fécondité les plus faibles :

    Dakar : 2,8 enfants par femme
    Ziguinchor : 4,0 enfants par femme
    Thiès : 4,1 enfants par femme

    En revanche, les régions moins urbanisées présentent des taux de fécondité plus élevés :

    Sédhiou : 6,0 enfants par femme
    Kaffrine : 5,8 enfants par femme

    Le document révèle également une amélioration de l’espérance de vie à la naissance au niveau national, passant de 64,7 ans en 2013 à 68,9 ans en 2023. Cet indicateur varie selon le sexe et le milieu de vie :

    Femmes : 70,0 ans
    Hommes : 67,7 ans
    Zone urbaine : 71,4 ans
    Milieu rural : 67,7 ans

    Les régions les plus urbanisées enregistrent les espérances de vie les plus élevées :

    Dakar : 72 ans

    Thiès : 71,3 ans
    Diourbel : 70 ans

    Ces données de l’ANSD montrent des tendances importantes en matière de fécondité et d’espérance de vie au Sénégal. La baisse de la fécondité, surtout dans les régions urbanisées, et l’augmentation de l’espérance de vie témoignent des changements socio-économiques et des améliorations dans les conditions de vie et de santé des Sénégalais.

    Dissolution de l’Assemblée Nationale : BBY manœuvre pour contrecarrer Diomaye Faye

    Le groupe parlementaire Benno Bokk Yaakar (BBY), désormais dans l’opposition, s’organise activement pour empêcher une possible dissolution de l’Assemblée nationale par le Président Bassirou Diomaye Faye, même si BBY détient la majorité.

    Face à la crise entre l’Exécutif et le Législatif, exacerbée par le refus d’Ousmane Sonko de faire sa déclaration de politique générale, les députés de BBY cherchent à forcer une cohabitation durable entre le Président et son Premier ministre.

    La Constitution permet au Chef de l’État de dissoudre l’Assemblée nationale par décret, après avoir consulté le Premier ministre et le président de l’Assemblée nationale. Toutefois, cette initiative ne peut intervenir durant les deux premières années de législature, selon l’article 87 de la Constitution. Par conséquent, Bassirou Diomaye Faye ne pourrait envisager de nouvelles élections législatives qu’à partir de septembre.

    Abdou Mbow, président du groupe parlementaire BBY, a annoncé le 29 juin la préparation d’un projet de loi visant à empêcher le Président Diomaye Faye de dissoudre l’Assemblée nationale. Adji Diarra Mergane Kanouté, vice-présidente du groupe parlementaire BBY, a confirmé que la procédure est en cours et que leur coalition, qui détient encore une majorité à l’Assemblée nationale, est confiante quant à ses chances de succès.

    Si cette loi était adoptée, elle transformerait radicalement les institutions du pays en supprimant la capacité du Président de dissoudre l’Assemblée nationale et la responsabilité du Premier ministre et de son gouvernement devant celle-ci. Cela ferait basculer le Sénégal dans un régime présidentiel, selon Moustapha Fall, maître de conférences en droit public à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD).

    Les députés BBY espèrent rallier d’autres élus de l’ancienne opposition à Macky Sall. Avec déjà 83 députés de BBY, ils visent à atteindre 99 élus. Cependant, la révision de la Constitution nécessite une majorité des 3/5e au Parlement, et le Président peut décider de soumettre cette révision au référendum, rendant la tâche difficile pour BBY.

    Le député Ayib Daffé, président du groupe parlementaire Yewwi Askan Wi, a critiqué cette initiative, remettant en question la légitimité d’une majorité parlementaire qui a perdu dès le premier tour de la présidentielle pour supprimer le droit de dissolution dont jouit le Président de la République.

    En somme, bien que BBY mette en place des stratégies pour bloquer une éventuelle dissolution de l’Assemblée nationale, les obstacles constitutionnels et politiques demeurent considérables.

    Assemblée nationale : Les députés révisent le règlement intérieur pour accueillir la déclaration de politique générale d’Ousmane Sonko

    Selon la RFM, les députés sénégalais s’activent pour réviser leur règlement intérieur afin de permettre au Premier ministre Ousmane Sonko de présenter sa déclaration de politique générale (DPG). Les différents groupes parlementaires se mobilisent pour faire passer en procédure d’urgence ce nouveau texte.

    Les trois présidents des groupes parlementaires de l’Assemblée nationale, Ayib Daffé, Abdou Mbow et Mamadou Lamine Thiam, ont convenu de réintégrer les dispositions relatives au poste de Premier ministre. Ces dispositions avaient été abrogées lors de la suppression du poste par l’ancien président Macky Sall. Cette réintégration permettra au chef du gouvernement de faire sa DPG conformément à la Constitution.

    Les groupes parlementaires travaillent pour faire adopter rapidement cette révision. Le député Abdou Bara Doli Mbacké et le PDS ont déjà déposé des propositions de loi en ce sens. Le bureau de l’Assemblée nationale devrait donner suite à cette proposition de loi visant également à empêcher le président de la République de dissoudre l’Assemblée nationale, une question soulevée par l’APR et Benno Bokk Yaakaar après la défiance d’Ousmane Sonko.

    Après les récents heurts entre l’opposition et la majorité, l’heure est à la conciliation. Les députés de l’APR, tout en conservant l’option de la dissolution comme une arme secrète, préfèrent pour le moment se concentrer sur la réception de la DPG.

    Pour rappel, Ousmane Sonko a averti le 15 juillet qu’il ne se présenterait pas devant les députés pour sa DPG. Il a menacé de faire sa déclaration dans la rue, devant un jury populaire, si les conditions parlementaires ne le permettaient pas.

    La révision du règlement intérieur de l’Assemblée nationale est une étape cruciale pour permettre au Premier ministre de présenter sa déclaration de politique générale, un événement attendu qui pourrait influencer considérablement la dynamique politique actuelle. Les parlementaires travaillent activement pour s’assurer que les procédures soient en place à temps.

    QUELQUES RÉFLEXIONS SUR LA GESTION DES RESSOURCES HUMAINES DANS LE SECTEUR DE LA SANTÉ Par le Dr Mohamed Lamine LY

    Il est souvent reproché au système sanitaire sénégalais un déficit chronique et permanent en ressources, aussi bien humaines, matérielles que financières. Pour la présente contribution, nous nous appesantirons sur la gestion des ressources humaines, en prenant prétexte des récentes nominations controversées au niveau du Ministère de la Santé et de l’Action sociale, qui ont suscité des protestations véhémentes du syndicat des médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes (SAMES) et semé la zizanie dans la famille des professionnels de santé.
    S’il y a un secteur, où l’appel à candidatures mentionné dans le projet de transformation systémique du PASTEF aurait eu toute sa pertinence, c’est bien celui de la Santé et de l’Action sociale, car la gestion démocratique du personnel n’y a jamais été une réalité, tout au moins, pour ce qui est de celle des cadres supérieurs de santé (et du secteur social), désignés, sans concertation formelle, même si c’est par note de service, arrêté ou décret.


    C’est donc dire que le nouveau ministre de la Santé n’a fait que perpétuer d’anciennes traditions de gestion discrétionnaire de cette question importante et sensible, avec la complicité de divers groupes de pression, dont l’Exécutif central et les syndicats.
    Au Sénégal, l’atmosphère du secteur socio-sanitaire est polluée par des accusations itératives de « médicalisation » du secteur de la Santé, à savoir, l’accaparement par le corps des médecins de la quasi-totalité des postes de directions.
    Qu’en est-il réellement ?


    UNE GESTION ARCHAIQUE DES RESSOURCES HUMAINES

    a) Au niveau des districts et régions
    Il est vrai que les districts, unités opérationnelles par excellence du système socio-sanitaire, chargées d’activités de santé publique et de mise en œuvre opérationnelle du PNDS, sont tous gérés par des médecins. Cela vient essentiellement du fait que la fonction de chef de district et celle (très orientée vers le curatif) de chef de centre de santé sont encore confondues. Les dissocier offrirait l’opportunité à d’autres cadres supérieurs de santé non médecins (docteurs en pharmacie, en chirurgie dentaire, en sciences infirmières ou obstétricales) d’occuper le poste de chef de district et même de région. En l’absence de règles du jeu claires, les organes de participation communautaire et dévolus au transfert de la compétence Santé aux collectivités territoriales (comité de développement sanitaire) restreignent considérablement la marge de manœuvre des gestionnaires de district ou conduisent à une collusion au détriment des usagers et travailleurs.
    Par ailleurs, les équipes des districts sanitaires et des directions régionales de santé incluent des techniciens supérieurs de santé, des assistants sociaux et même des agents paramédicaux expérimentés (IDE, SFE), dont la plupart acquièrent de nouveaux diplômes (master, doctorat) dans les domaines les plus variés (gestion des programmes, administration des services de santé, épidémiologie…), sans compter l’expertise acquise sur le terrain.


    b) Au niveau des hôpitaux
    Par contre, la gestion de l’écrasante majorité des structures hospitalières échoit à des non-médecins, qui ne sont parfois même pas du secteur de la santé, mais qui ont acquis des diplômes d’administration des services de santé. Ces directeurs nommés par décret présidentiel constituent une sorte de « lobby administratif et financier » dans les structures sanitaires, dont certains membres issus du monde politico-syndical, pensent devoir s’acquitter d’un devoir de gratitude envers l’Exécutif.
    Cet état de fait est en contradiction flagrante avec la prétendue autonomie hospitalière, qui a permis, jusque-là aux ministres politiciens de vampiriser les structures hospitalières à leur profit, à travers des instances délibérantes ravalées au rang de caisses de résonnance.
    Les cadres supérieurs de santé sont réduits au rôle d’observateurs impuissants, confinés dans des commissions médicales honorifiques, ayant peu de prise sur la réalité hospitalière. Il en est de même pour les agents paramédicaux, dont les commissions techniques ont un statut encore moins valorisé.
    c) Au niveau de l’administration centrale
    La nomination aux postes de direction du niveau central obéit à un faisceau de critères dont aucun ne renvoie à une compétition saine et loyale ou en rapport avec le profil des postulants :

    • Critère politicien, pour récompenser les cadres de la mouvance présidentielle, qui n’hésitent d’ailleurs pas à transhumer, à l’occasion,
    • Critère académique, qui devrait poser le débat sur les plans de carrière des cadres de santé publique, par rapport aux universitaires, qui viennent occuper des postes au niveau du Ministère,
    • Critère lié à l’appartenance à un groupe de pression syndical, associatif voire religieux…
      En lien avec la gestion verticale du système sanitaire, occasionnant une foultitude de programmes, on note une pléthore de cadres supérieurs de santé et d’action sociale, dont certains n’ont même pas de bureau, au du siège du Ministère en charge de la Santé.
      En l’absence de coordination optimale, avec pour objectif principal, le déroulement de leurs plans d’action et l’absorption des financements reçus, les gestionnaires de programmes et leurs équipes se télescopent aux niveaux régional et de district, jusqu’aux postes et cases de santé.
    • NOUVELLES RÉALITES DU SYSTÈME SANITAIRE
      Les exigences liées à la multi-sectorialité, mais aussi à la philosophie des soins de santé primaires, adoptée à Alma-Ata en 1978 commandent de réformer la gouvernance sanitaire et de faire la place aux nouveaux corps intervenant dans la Santé prise au sens large. En effet, partout dans le monde, la Santé est, de plus en plus caractérisée par une multiplicité d’intervenants, ayant des statuts et des employeurs différents, dont les agents et relais communautaires.
      Dans ce contexte caractérisé par une complexité croissante, il faut en arriver à une organisation des acteurs, qui les pousse à se réinventer, pour s’adapter à plusieurs innovations technologiques en cours (génomique, numérique, liée à l’intelligence artificielle…), se déroulant en marge du système sanitaire, qui peine à se les approprier entièrement.
      Dans le même ordre d’idées, le secteur de la Santé a vu, en quelques décennies, un élargissement de son champ d’action aux sciences sociales, y compris à la participation communautaire et au travail social, à la digitalisation, à l’économie, au droit, à la communication et même aux mathématiques (statistiques)…
      Toutes ces considérations doivent induire un changement de paradigme dans la gestion des ressources humaines, laquelle devra reposer sur un socle démocratique, qui devra, de plus en plus bannir l’approche discrétionnaire, ouvrant la porte à des considérations extra-sanitaires voire à la complaisance et au népotisme.

    • POUR UNE GESTION DES RESSOURCES HUMAINES BASÉE SUR DES CRITÈRES

    Pour corriger les impairs dans la gestion des ressources humaines, il faut en revenir aux bonnes vieilles recettes, à savoir la représentation des professionnels de la Santé dans les réunions de redéploiement, à tous les niveaux et à l’appel à candidatures pour les postes de direction.
    Il faudra également, en amont du processus de sélection des candidats, définir des critères minimaux auxquels doit satisfaire tout postulant, parmi lesquels, outre le profil, l’expérience, le parcours professionnel, les diplômes requis pour le poste … Ces critères devront transcender la qualification professionnelle ou le corps d’origine, mais être fondé sur la hiérarchie et le niveau d’études, mais surtout sur les compétences requises pour satisfaire à la description de poste.
    De manière pratique, nous pensons, qu’on peut envisager que des cadres de santé non médecins (pharmaciens, chirurgiens-dentistes, docteurs en sciences infirmières ou obstétricales) puissent occuper le poste de directeur régional de la Santé. Pour les autres cadres, acteurs de la Santé comme les anthropologues, les sociologues, les géographes, les travailleurs sociaux ayant au moins le doctorat, ils pourraient, par contre, postuler, au même titre que les cadres de santé, pour être des coordonnateurs de la Santé, au niveau départemental, rattaché à la préfecture), pouvant abriter un service territorial de santé publique.
    Dans le même ordre d’idées les directeurs d’hôpitaux devraient avoir des niveaux académiques élevés, leur accordant une pleine légitimité pour gérer tous les cadres de santé de la structure.


    L’implication des nombreux acteurs de la Santé non médecins ne doit pas avoir pour corollaire l’éviction injuste des médecins des sphères de gestion administrative et de santé publique, pour les confiner au rôle de cliniciens exécutants, au service d’autres catégories socioprofessionnelles.
    De même, des plans de carrière stimulants et des passerelles entre les différentes catégories d’acteurs de la santé permettront une flexibilité et une complémentarité pour mettre fin aux malentendus et préjugés.

    Dr Mohamed Lamine LY
    Spécialiste en santé publique

    Mission impossible pour Bassirou Diomaye Faye : Les défis du rapprochement entre la CEDEAO et l’AES

    Les dirigeants de la CEDEAO ont récemment nommé le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye comme « facilitateur » dans les efforts visant à réconcilier l’Alliance des États du Sahel (AES) avec la communauté ouest-africaine. Cependant, cette nomination intervient dans un contexte où les espoirs de réconciliation semblent minces et où les tensions persistent.

    La décision de l’AES de se retirer de la CEDEAO a été catégoriquement affirmée par le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, lors d’une récente interview à l’ORTM, télévision nationale du Mali. Selon lui, ce choix est irréversible et marque un point de non-retour pour ces pays. Malgré cela, il reste ouvert au dialogue avec les autres nations de la région pour trouver des moyens bénéfiques de coopération tout en maintenant leurs objectifs distincts.

    Le président Faye, dans son rôle de facilitateur, a exprimé sa volonté d’apaiser les tensions par le dialogue et la compréhension mutuelle. Cependant, les réticences de l’AES à réintégrer la CEDEAO semblent fermes et cohérentes avec leur vision stratégique différente pour la région.

    La nomination de Faye intervient dans un contexte où les tentatives antérieures de rapprochement ont échoué, mettant en lumière la difficulté de surmonter les divergences profondes entre ces organisations régionales. Malgré les défis apparents, la CEDEAO maintient une ouverture au dialogue, reconnaissant l’importance de la coopération régionale pour le développement et la stabilité.

    En conclusion, bien que la nomination de Bassirou Diomaye Faye soit un signe d’engagement envers la paix et la coopération, les obstacles à surmonter sont nombreux et la perspective de réconciliation entre la CEDEAO et l’AES reste incertaine. La diplomatie et la persévérance seront essentielles pour avancer dans ce dossier complexe et crucial pour l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest.

    LES 100 JOURS DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE, DIOMAYE : « L’heure n’est pas au bilan, nous sommes élus pour cinq ans (…) »

    Papa Ibrahima Senghor, membre du Secrétariat exécutif de la coalition Diomaye Président, a accordé une interview au Dakarois Quotidien. Il a précisé que malgré les critiques, il est trop tôt pour faire un bilan des cent (100) premiers jours de la présidence Diomaye, affirmant que leur mandat est de cinq ans. Il a, mar ailleurs, mis en avant plusieurs réalisations : la réforme de la justice, la transparence financière, les mesures agricoles et la réduction des prix des denrées de première nécessité. Il a également abordé les défis économiques hérités de l’ancien régime et les efforts pour promouvoir la bonne gouvernance malgré les ressources limitées.

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    Quel est aujourd’hui le bilan de la coalition Diomaye Président après trois mois à la tête du Sénégal ?

    L’heure n’est pas au bilan car nous sommes élus pour cinq ans et nous venons à peine de franchir le cap des trois mois. Cependant, nous avons déjà accompli plusieurs avancements significatifs, particulièrement en matière de bonne gouvernance. Le président Diomaye a d’abord initié les assises de la justice, répondant ainsi aux fortes critiques sur son fonctionnement. Cela inclut une réorganisation complète de tous les secteurs judiciaires : administration pénitentiaire, parquet, et magistrature.

    Nous avons également rendu publics les rapports des organes de contrôle, mettant en lumière la gestion antérieure des ressources du pays. Des mesures cruciales ont été prises pour réguler le secteur foncier, et dans l’agriculture, nous avons apporté des améliorations notables telles que l’apurement des dettes des opérateurs et une distribution équitable des engrais en collaboration avec les forces de défense et de sécurité. Nous avons aussi travaillé à réduire les prix des denrées essentielles, et explorons actuellement des solutions pour abaisser les coûts de la connexion internet. Tout ceci n’est que le commencement, notre gouvernement se concentre sur une bonne gouvernance inclusive.

    Nous sommes maintenant en hivernage et certains estiment que la qualité des semences reste insatisfaisante et que la réduction des prix des denrées n’est qu’une façade. Qu’en pensez-vous ?

    Il est important de se rappeler que nous avons hérité d’une situation économique extrêmement précaire. Notre déficit budgétaire s’élève à 840 milliards par trimestre. Les marges de manœuvre sont minces : nos revenus douaniers et fiscaux tournent autour de 60 à 80 milliards par mois, alors que nous devons assumer des dettes mensuelles de près de 140 milliards ainsi que des dépenses salariales de 150 milliards. La situation est complexe et nos options sont limitées. Nous continuons à dialoguer avec tous les acteurs pour explorer des moyens d’alléger cette charge. L’État a déjà consenti à une perte de 54 milliards pour baisser les prix.

    Concernant la Déclaration de la Politique Générale (DPG), pourquoi cela tarde-t-il encore ?

    Rien n’oblige le Premier ministre à se présenter à l’Assemblée nationale. En 2022, Guy Marius Sagna a conseillé au Premier Amadou Ba de ne pas comparaître, comme il l’avait fait avec Ousmane Sonko. Ce dernier n’a pas refusé de se rendre à l’Assemblée, mais a simplement demandé une correction du règlement intérieur. Une fois cette formalité accomplie, sa DPG pourra être achevée et présentée aux députés.

    Les députés de BBY ont proposé une loi pour empêcher au Président de la République de dissoudre l’Assemblée nationale. Quelle est votre opinion sur cette initiative ?

    À partir de juillet, le Président aura la prérogative constitutionnelle de dissoudre l’Assemblée. BBY détient une majorité relative, mais je doute qu’ils puissent réunir les 99 députés nécessaires pour adopter cette loi, car il y a parmi eux des patriotes qui ne soutiendront pas cette démarche.

    Comment percevez-vous l’opposition actuelle ?

    Chaque démocratie a besoin d’une opposition. Nous avons besoin d’une opposition républicaine au Sénégal, qui engage des débats constructifs et propose des solutions. Cependant, notre opposition actuelle ne semble pas s’engager dans cette voie constructive.

    Beaucoup affirment qu’il y a un manque de coordination au sein du gouvernement. Comment répondez-vous à ces critiques ?

    Il y a une bonne coordination au sein du gouvernement. L’arrêté du Ministre de l’Intérieur n’était pas destiné aux maires, mais aux gouverneurs et préfets. Les maires qui en ont profité pour agir de leur propre initiative ont simplement cherché à saboter nos efforts. Pour régler ces situations, nous devons soutenir activement les jeunes en leur offrant des financements et un encadrement adéquat.

    Un dernier mot pour nos lecteurs ?

    Je remercie Le Dakarois Quotidien pour cette opportunité. J’appelle tous les Sénégalais à soutenir le gouvernement dans sa quête de changement et de rupture, tout en faisant preuve de patience. Les transformations nécessaires ne peuvent se réaliser du jour au lendemain.

     Le Dakarois

    Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°219 – du 09/07/2024

    🔴 PAPA IBRAHIMA SENGHOR, SUR LES 100 JOURS DE LA PRÉSIDENCE DIOMAYE : « L’HEURE N’EST PAS AU BILAN, NOUS SOMMES ÉLUS POUR 5 ANS (…) »
    🔴 TENSIONS ENTRE LA CEDEAO ET L’AES : DIOMAYE DÉSIGNÉ FACILITATEUR PAR SES PAIRS

    🔴 FOOTBALL / COUPE DU SÉNÉGAL DAMES : LES AIGLES DE LA MÉDINA TRIOMPHENT EN FINALE


    Dahra Djoloff : Huit candidats déférés au parquet de Louga pour fraude au baccalauréat

    Huit candidats au baccalauréat du jury 1050 du lycée ex-CEM1 de Dahra ont été déférés ce lundi matin au parquet de Louga. Ils sont accusés d’avoir partagé des épreuves corrigées de l’examen dans un groupe WhatsApp, après avoir été arrêtés en possession de téléphones portables lors des épreuves de langue vivante 2 et de mathématiques.

    L’affaire a débuté mardi, lorsque le coordinateur du jury 1959 a surpris un candidat en possession d’un téléphone portable connecté à internet pendant l’épreuve de LV2. Arrêté et conduit à la gendarmerie, son téléphone a révélé six complices du même jury, qui ont également été appréhendés au centre d’examen.

    Un autre candidat du jury 1047, au centre d’examen docteur Daouda Sow, a été arrêté mercredi, portant le total à huit. La gendarmerie de Dahra est toujours à la recherche du cerveau de ce vaste réseau, identifié comme étant un étudiant de la faculté de Droit à l’UCAD. Quatre autres candidats impliqués dans cette fraude ont réussi à s’échapper.

    100 jours du tandem Sonko-Diomaye : Bougane dépeint un bilan sombre

    Cent jours après l’arrivée au pouvoir du tandem Bassirou Diomaye Faye-Ousmane Sonko, Bougane Guèye a fait son procès. Le président du mouvement Gueum Sa Bopp a dressé un bilan sombre pour le nouveau régime. 

    « 100 jours de songes
    100 jeunes meurent à
    100 pas de St-Louis
    100 gênes pour Sonko

    Le projet illusoire aux promesses viles cède la place à une misère accrue et généraliséeLe PM, en déplacement à Ndar,  pour un concept ayant échoué depuis sa 1re édition, n’a pas daigné saluer la mémoire de cette jeunesse qui a pourtant donné de son sang pour le triomphe de la démocratie contre la dictature de Macky Sall. Inhumain !  Inadmissible !

    Le silence de Sonko sur la tragédie des migrants du 1er juillet est la preuve d’un échec et le symbole du désespoir de jeunes Sénégalais braves, plus particulièrement les marchands ambulants.

    100 jeunes Sénégalais périssent en mer ! C’est plus qu’une tragédie ! Diomaye et Sonko doivent agir pour stopper cette hémorragie.Au sang des jeunes s’ajouteront les larmes des femmes et des enfants vivant dans des eaux pluviales qui ont englouti les promesses d’une bande d’impôtiers plus enclins à racketter le secteur privé sénégalais qu’à panser les maux d’un peuple escroqué.
    Fenn dou péxé… »


    Bougane Guèye Dany
    Leader du mouvement Gueum Sa Bopp « Les Jambaars »

    La CEDEAO face à la crise au Sahel : Médiation et Réformes en Vue

    Lors du récent sommet de la CEDEAO à Abuja, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a été désigné comme médiateur pour faciliter le dialogue entre la CEDEAO et les pays de l’Alliance des Etats Sahélo-Sahariens (AES), à savoir le Burkina Faso, le Mali et le Niger. Cette désignation intervient dans un contexte tendu marqué par le retrait annoncé de ces trois pays de la CEDEAO, une décision préoccupante pour l’intégration régionale et la stabilité au Sahel.

    Dans son discours lors du sommet, le président Faye a souligné l’importance de maintenir l’ancrage du Sénégal au sein de la CEDEAO en tant que membre fondateur, tout en plaidant pour des réformes nécessaires pour adapter l’organisation aux défis contemporains. Il a critiqué les sanctions sévères envisagées par la CEDEAO, soulignant leur impact négatif sur les populations et appelant à une approche plus nuancée et à un dialogue constructif avec les régimes militaires en question.

    Les sanctions potentielles incluraient des restrictions diplomatiques, des exigences de visas pour les déplacements régionaux, ainsi que des implications pour les entreprises et les institutions régionales opérant dans ces pays. La perte des infrastructures régionales de la CEDEAO dans ces pays pourrait également compromettre l’intégration et le développement régional.

    La mission de Bassirou Diomaye Faye en tant que médiateur est cruciale pour éviter le retrait des pays de l’AES, ce qui serait préjudiciable à l’idéal panafricain et à la cohésion régionale. Sa tâche est complexe, nécessitant un équilibre délicat entre la préservation des intérêts de la CEDEAO et la reconnaissance des préoccupations souverainistes des pays concernés.

    En conclusion, la situation au Sahel et les défis auxquels fait face la CEDEAO exigent des ajustements institutionnels et une diplomatie proactive pour maintenir l’unité régionale et promouvoir la stabilité dans l’ensemble de la région ouest-africaine.

    Tragédie en mer : Message de l’ancien Premier Ministre Amadou Ba

    C’est avec une immense tristesse et une profonde consternation que j’ai appris le drame survenu au large des côtes mauritaniennes, où 89 de nos frères et sœurs ont perdu la vie en tentant de rejoindre l’Europe. Ces hommes, femmes et enfants, en quête d’un avenir meilleur, ont tragiquement péri dans les eaux de l’Atlantique.

     

    Cette pirogue, partie il y a quelques jours de notre frontière avec la Gambie, transportait 170 passagers, tous animés par le désir d’une vie meilleure, fuyant la misère et les difficultés de leur quotidien. Leur périple tragique, loin d’être un cas isolé, reflète une réalité poignante : le désespoir qui pousse tant de nos concitoyens à risquer leur vie en mer.

     

    Les garde-côtes mauritaniens ont repêché les corps de ces 89 migrants. Ils ont également réussi à secourir 9 survivants, dont une fillette de 5 ans. Nous devons à ces sauveteurs toute notre gratitude pour leurs efforts courageux.

     

    Ce drame nous rappelle cruellement les dangers de la migration irrégulière et les conditions inhumaines auxquelles sont confrontés ceux qui choisissent cette voie désespérée. Il est de notre devoir de créer des conditions de vie dignes, des opportunités économiques et des structures de soutien qui dissuadent nos jeunes de se lancer dans de telles aventures périlleuses.

     

    À toutes les familles endeuillées par cette catastrophe, j’adresse mes condoléances les plus sincères et toute ma solidarité. Que nos prières et notre soutien leur apportent réconfort en ces moments de douleur.

     

    Puisse ce drame éveiller nos consciences et renforcer notre détermination à bâtir un Sénégal où chacun peut espérer et prospérer.

     

    Restons unis dans la peine et l’action. Ensemble, nous pouvons et devons changer cette sombre réalité.

     

     Dakar, le 6 juillet 2024

    Amadou BA

    Ancien Premier Ministre du Sénégal

    REFORMES DE LA JUSTICE POUR UN SYSTEME JUDICIAIRE EFFICACE ET EFFICIENT

    J’ai espoir que le Sénégal de demain – et demain pour moi c’est maintenant – sera un Sénégal fort, développer où les règles permettront de vivre en harmonie. Pour cela quelles réformes pendre pour une rupture radicale et sans complaisance de ce qui plombe encore notre développement et notre vivre ensemble ? Il faut prendre en compte plusieurs secteurs d’activités notamment la justice, la politique et surtout l’économie. Dans cet exercice, je ne parlerais que de la « Justice ». C’est pourquoi je tenterai de faire l’état des lieux et de proposer des pistes de solutions.

    A. Analyse ou constat de la situation actuelle

    Le titre III de la constitution sénégalaise du 7 janvier 2001 sous l’égide du Président Abdoulaye Wade fait de la justice un pouvoir judiciaire au même titre que le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif. Et son article 88 stipule que le pouvoir judiciaire est indépendant du pouvoir législatif et du pouvoir exécutif. À l’instar de nombre de pays africains, le Sénégal a consacré l’indépendance de la Justice à travers son érection en « Pouvoir » par la Constitution de 1963.  Or depuis les cas Mamadou Dia sous Senghor, Abdoulaye Wade sous Abdou Diouf et aujourd’hui les cas Karim Meïssa Wade, Ababacar Khalifa Sall, Ousmane Sonko, Bassirou Diomaye Faye et les militants du Pastef (Mille prisonniers politiques) sous Macky Sall, nous nous rendons compte sans aucune irrévérence que les opposants ont toujours fait l’objet de poursuites, de liquidation politique par la voie judiciaire. Le cas Ousmane Sonko depuis 2021 l’atteste sans nul conteste. Alors qu’il est reconnu au magistrat, même nommé par le Président de la République après avisconsultatif du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM), de n’être soumis qu’à l’autorité de la loi dans l’exercice de sa fonction ou de sa mission de rendre la justice (Cf. Art. 90 de la constitution de 2001). Et mieux la constitution dit que le pouvoir judiciaire est gardien des droits et libertés définis par elle. 

    A l’analyse de la réalité des faits et de la pratique judiciaire l’on peut dire sans être contredit que cela est toujours et reste un vœu pieux. En effet il y a une rupture de confiance du peuple à l’égard de la justice, des justiciables à son égard et voire même parfois une défiance de la justice par le peuple qui ne croit plus en celle-ci quand bien même qu’il est par ailleurs dit que la justice est rendue au nom du peuple.

    L’hyper-judiciarisation de l’espace politique restera un des héritages les plus marquants de la présidence de Macky Sall. L’histoire de la magistrature sénégalaise révèle que cette dernière est plus un appareil au service du Pouvoir exécutif voire politique qu’une institution dévouée à sa société. Le pouvoir judiciaire est en principe indépendant du pouvoir exécutif et législatif. Donc les juges ne peuvent être soumis à une « injonction » de l’État. Bien entendu s’il s’agit de magistrats du siège en théorie. Cette séparation du pouvoir judiciaire avec le pourvoir exécutif et législatif constitue le fondement d’un État de droit.

    L’indépendance du pouvoir judiciaire ne doit pas être entendue dans un sens absolu : les juges rendent leurs décisions sur la base des lois ou de la Constitution, bref à partir de textes qu’ils n’ont pas eux-mêmes faitsou votés. L’indépendance de la justice renvoie à sa capacité à fonctionner à l’abri de tout parti pris, de toute pression et de toute interférence.L’indépendance de la Justice est, en effet, consubstantielle à la séparation des pouvoirs et à l’État de droit. Sans une Justice indépendante, l’édifice de l’État de droit devient fragile et peut à tout instant s’écrouler. Par sa fonction d’arbitre et de protection des droits et libertés, la Justice joue tout à la fois une fonction de maintien de la cohésion sociale et de gardienne des valeurs et principes fondamentaux de la démocratie et un rôle de contrôle des actes de l’état par le conseil constitutionnel.

    Mais qu’en est-il dans la pratique et les faits ?

    Les injonctions données au procureur par l’exécutif dans les poursuites pénales et la violation permanente de la règle de l’inamovibilité, vidée de sa substance par le recours à deux notions à savoir la nécessité de service et l’intérim devenues la règle, affaiblissent la justice dans son fonctionnement normal. Par ces notions les juges peuvent être déplacés avec la même facilité que n’importe quel magistrat du Ministère public. Certains, à peine installés, sont mutés tandis que d’autres sont affectés du siège au Parquet et vice-versa sans aucune explication logique. En un mot, c’est l’aléa et la précarité qui règnent en maître, excluant toute possibilité de se tracer un plan de carrière. A la violation de cette règle de l’inamovibilité se pose le problème des nominationssurtout des chefs de juridictions qui restent du domaine exclusif du Ministre de la justice et du Président de la République, de même que la prolongation de l’âge de la retraite de 65 à 68 ans. Aucun critère de transparence n’est défini à l’avance pour justifier les choix et nomination.

    L’une des critiques que l’on peut faire à l’indépendance de la justice porte d’abord sur le fonctionnement du Conseil supérieur de la magistrature qui dans sa porte les germes de sa dépendance vis-à-vis de l’exécutif. Ainsi, s’agissant de sa composition, le CSM est dirigé par le Président de la République qui en est le président et le Ministre de la Justice qui y fait office de vice-président. Il s’y ajoute que sur les seize magistrats qui siègent au sein de cet organe, douze (12) sont des membres de droit nommés par l’exécutif (le Président de la République). En outre, dans la répartition des attributions, on note que la part du lion est réservée au Ministre de la Justice et au Président de la République qui exercent respectivement le pouvoir de proposition et de nomination, les magistrats se contentant de donner leur avis qui est consultatif etqui, dans certains cas, ne lient pas l’autorité de nomination. Au regard d’une telle configuration, il est clair que le CSM du Sénégal ne peut ni incarner, ni assumer le rôle de sentinelle de l’indépendance que l’on est en droit d’attendre de lui. 

    Ensuite l’autre manque d’indépendance de la Justice correspond à la situation du Parquet. Les magistrats du parquet jouent un rôle important dans l’administration de la justice. Étant chargé de l’exercice de l’action publique, le Ministère public est la vitrine de la justice pénale. Sous ce rapport, le Parquet conditionne pour une large part, l’idée que le peuple se fait de la justice. Or, au Sénégal, le Ministère public reste subordonné au pouvoir exécutif. Ainsi, l’article 28 du Code de procédure pénale précise que « le Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, peut dénoncer au Procureur général les infractions à la loi pénale dont il a connaissance, lui enjoindre d’engager ou de faire engager les poursuites, ou de saisir la juridiction compétente de telles réquisitions écrites que le Ministre juge opportunes ». Aux termes de l’article 25 du même Code « Le Ministère public est tenu de prendre des réquisitions écrites conformes aux instructions qui lui sont données dans les conditions prévues aux articles 28 et 29 ». D’autre part, le ministère public, qui peut recevoir des instructions écrites de la part du Ministre, dispose d’énormes pouvoirs. Cette subordination hiérarchique du parquet, permet indirectement, au Ministre de la Justice de s’immiscer dans le traitement des affaires pénales. Surtout que dans certains cas le juge d’instruction un magistrat du siège est tenu de placer sous mandat de dépôt si le ministère public le requiert sans pourvoir d’appréciation (Art. 139 CPP et Art. 50 à 155 et 255 CP). Ce qui, à l’évidence, pose un sérieux problème pour l’indépendance institutionnelle du magistrat du siège par rapport au magistrat du parquet.

    En définitive, force est de constater que si l’indépendance du pouvoir judiciaire est consacrée par la Constitution, son effectivité reste tributaire des insuffisances ci-dessus énumérées qui gagneraient à être corrigées. D’où l’urgence qu’il y a à mettre en œuvre des réformes susceptibles de renforcer l’indépendance de la Justice.

    Il convient alors de se poser la question pertinente : quelles réformes pour notre justice ?

    B. Les réformes institutionnelles, fonctionnelles et organisationnelles

    La justice pour répondre à sa mission et pour être bien perçue par le peuple doit faire l’objet d’une réforme profonde. D’où les réformes pertinentesproposées dans ce sujet de réflexion.

    • Première réforme : Mise en place d’une autorité judiciaire, renforcement de CSM et création d’un organe de contrôle du CSM appelé HCM (Haut conseil de la magistrature)

    Il s’agit de faire de la justice non plus un pouvoir mais une autorité judiciaire. En effet le pouvoir judiciaire ne peut dépendre ni de l’exécutif ni du législatif, car la séparation de pouvoir fait qu’ils sont d’égale dignité. Être indépendant, c’est n’avoir « rien à craindre ni à désirer de personne » (Thierry RENOUX). La Constitution ne reconnaît explicitement que l’indépendance de l’autorité judiciaire. Il faut faire soit de la justice une autorité réellement indépendante dans son fonctionnement et dans son organisation. 

    Pour cela il faut que : 

    – le CSM soit un organe délibérant avec un secrétariat exécutif et un secrétariat général géré par les Magistrats eux-mêmes notamment les hauts magistrats ;

    – le CSM dispose d’un organe de gestion des carrières et d’un organe de sanction disciplinaire ;

    – les membres du CSM soient élus par leur paire et non plus nommés par le Président de la République;

    – le pouvoir de proposition du Ministre de la justice soit supprimé et revienne aux magistrats eux-mêmes ;

    – un appel à candidature ou une postulation pour chaque poste de chef de juridiction ; cette proposition à l’heur de mettre en concurrence ou en compétition les magistrats entre eux selon leur grade et ancienneté. Par ailleurs on peut utiliser deux systèmes :

    1. la sélection de trois dossiers à soumettre au président pour leur nomination, ou

    2. l’élection par leurs pairs puis confirmation par le Président par décret après avis favorable du HCM.

    L’avantage de ce système serait de fixer une durée ou un mandat pour chaque chef de juridiction et pour cela j’estime que 5ans suffisent. L’autre avantageserait que le chef de juridiction est tenu de travailler avec les magistrats nommés dans sa juridiction sans être en mesure de choisir ses collaborateurs, ce qui diminuerai largement la redevabilité ou le lien de subordination entre magistrats. 

    A côté du CSM, il faut mettre en place un Haut Conseil de la Magistrature (HCM) qui comprendrait le CSM représenté par le bureau exécutif d’une part et le Président de la République, le Ministre de la justice, le Bâtonnier de l’ordre des Avocats ou son représentant, le Responsable du syndicat des travailleurs de la justice et éventuellement un ou deux membres de la société civile d’autre part. ce Haut conseil de la magistrature jouera le rôle d’organe de contrôle de la régularité des actes pris par le CSM concernant la carrière, les nominations et les sanctions disciplinaires des magistrats.

    Remarque : Il faut à ce niveau faire attention à la promesse donnée lors de la campagne électorale par les gouvernants actuels : Sortir du CSM. Le premier désamour de Macky avec le peuple fut son dédit sur le fait de ramener son mandat de 7 à 5ans. Le même cas s’est produit avec Wade sur la question du troisième mandat. Les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets. C’est pourquoi le président doit respecter sa parole donnée : Gor thiawokh ba. L’idée de la création d’un HCM et de renforcement du CSM me parait plus adéquate que de lui suggérer d’y rester. Ce serait une erreur politique d’y rester. Si la modification ne porte pas les fruits escomptés, là sans honte il pourra revenir à l’ancienne méthode. Mais il faut éviter le wokhwokhète.

    Deuxième réforme : la spécialisation des juridictions et des magistrats pour une bonne qualité des décisions de justice 

    S’agissant de la spécialisation des juridictions, àl’image du tribunal du commerce, il faut des juridictions spécialisées dans tous les domaines notamment administrative, civile, pénale, correctionnelle, criminelle, sociale, pétrolière, gazière et minière etc… Il faut également des juridictions spécialisées pour la poursuite du blanchiment, du détournement des deniers publics et des crimes connexes notamment des crimes économiques,financiers, cybercriminels, et de terrorisme…

    Concernant les magistrats, dans une société au fonctionnement de plus en plus complexeaujourd’hui, les juges doivent se spécialisés. Cela est une nécessité. La non prise en compte de la spécialisation du juge entraine une conséquence fâcheuse dans la qualité des décisions. C’est pourquoi leur recrutement doit se faire en fonction des besoins des juridictions spécialisées et ce dès le CFJ. Ce qui suppose la réforme des modes de recrutement et du mode de formation au CFJ.

    La spécialisation des juridictions et des juges conduit à une plus grande compétence et efficacité de la justice. L’avantage principal de la spécialisation est de faire juger les litiges par… des spécialistes ! C’est-à-dire par des magistrats ou des juges rompus à certains contentieux car certains contentieux sont techniques. Elle conduira à une bonne qualité des décisions de justice donc moins de contestations.

    Pour exemple, un tribunal de Dakar (TGI) a jugé une affaire de droit maritime en tenant compte du COCC, alors que cette matière est régie par la convention de Hambourg et le Code de la marine marchande du Sénégal. Il méconnaissait que le « connaissement » ou le « bill of lading » est à la fois titre de voyage et titre de propriété de la marchandise. D’où l’importance de la spécialisation.

    • Troisième réforme : Le mode de nomination des magistrats

    La première règle de transparence est « un appel à candidature » ou « une postulation », puis une élection par les pairs sur une liste de trois candidats arrêtée par le CSM ou une commission indépendanteet enfin une enquête de moralité. Le juge ainsi élu par ses pairs sera nommé par le CSM au poste. Le second arrivé sur la liste des élus sera le vice-président ou l’adjoint ou le procureur adjoint. Par ailleurs, il faut fixer une durée de mandat et un an avant la fin du mandat faire une autre élection pour permettre au nouvel entrant de se préparer comme le dauphin chez les avocats.

    • Quatrième réforme : Le mode d’affectation

    La pratique a montré qu’à chaque nouvelle nomination, le chef de juridiction vient avec ses hommes (parfois de paille ou de main ou à tout faire). L’affectation ne dépendra plus du ministre ou du président mais du conseil supérieur de magistrature, après avis du Bâtonnier (Conseil de l’Ordre), de l’UMS, du syndicat des travailleurs de la justice et du HCM. Il faut bannir l’affectation des magistrats hors des juridiction notamment les ministères, les ONG et surtout les sociétés nationales comme PDG ou DG.  Cette interdiction se justifierait par le nombre non suffisant -déficit- de magistrats dans les juridictions de jugements. Pour optimiser les ressources humaines, il faut réduire au maximum le détachement des magistrats – comme c’est le cas actuellement à l’AJE avec une pléthore de magistrats – ou le supprimer. En effet le statut de magistrat est incompatible avec le statut de subalterne ou de subordonné à une quelconque autorité administrative. 

    Cinquième réforme : L’introduction de l’opinion dissidente ou contraire ou séparée des juges pour une sécurité juridique des décisions rendues

    C’est quoi une opinion dissidente ? En formation au centre de formation des avocats d’Afrique francophones au Bénin appelé CIFAF en Août et Septembre 2006, j’avais appris que pour une sécurité des décisions de justice, le Canada avait institué l’opinion dissidente. En effet lorsqu’un juge de la collégialité n’est pas du même avis que les autres (2)il le fait mentionner dans la décision de justice. Les opinions judiciaires dissidentes sont les motivationsdes juges qui n’arrivent pas à la majorité des voix. Elles ne constituent donc pas le droit. Le premier bienfait est de favoriser la motivation des décisions de justice. Le second bienfait des opinions séparées, lié au précédent, est de favoriser l’acceptabilité de la décision de justice. Juger, disait Paul Ricoeur, est un acte de distribution dans lequel chaque partie doit pouvoir se reconnaître, celle qui a gagné, mais aussi celle qui a perdu parce qu’elle a pu entendre et qu’elle peut lire, dans l’opinion séparée, que ses prétentions avaient une valeur juridique reconnue et discutée au moment de la délibération ou du délibéré. L’opinion dissidente (au Canada) ou séparée (en France) affecte la sécurité juridique en offrant des perspectives nouvelles et en remettant en question le raisonnement de la décision unanime du Président qui préside. Cela a pour effet de mettre en place une sécurité juridique mais aussi de pousser les juges à rendre de façon responsable une décision en âme et conscience parce que connue et lue de tous. En sus, en raison de la collégialité même si le délibéré est secret celui-ci doit se faire en présence d’un greffier qui prend note de toutes les positions dans un plumitif signé à la fin par chaque juge ayant participé au délibéré. 

    Sixième réforme : La responsabilité pénale des magistrats

    Le principe voudrait que « Les magistrats ne sont responsables que de leurs fautes personnelles ». Ce qui sous-entend qu’ils ne sont pas responsables des décisions qu’ils rendent au nom du peuple. « Ce que vous deviez désirer le plus, ce qui pouvait rendre surtout à votre ordre sa gloire, et aux tribunaux la considération, vous est accordé, vous est offert aujourd’hui, non par les hommes mais j’ose le dire, par les dieux (le peuple au nom duquel ils jugent) mêmes, dans les circonstances les plus décisives pour la République. » C’est en ces termes que Cicérons’adressait aux juges en prenant la défense de citoyens siciliens contre Verrés, un ancien gouverneur de l’île mis en cause dans des affaires de corruption (70 av. J-C.) Rendre la justice, décider du sort d’un justiciable, d’un citoyen doit être non pas un métier mais un « sacerdoce » : serviteur du droit. C’est pourquoi lorsqu’ un juge au-delà de ses privilèges et malgré eux, cause un trouble manifeste par les décisions qu’il rend, doit voir sa responsabilité personnelle engagée et doit être sanctionné à la hauteur de la faute commise. Ne nous a-t-on pas appris que l’on prêche par les actes cela sous-entend par l’exemple. Il est inconcevable que le magistrat sanctionne la corruption, la malhonnêteté et que lui-même soit à l’abri lorsqu’il est corrompu par une partie ou par l’état. C’est pourquoi, le juge ne doit plus bénéficier d’aucun privilège de juridiction ni d’aucune immunité en cas de corruption flagrante ou d’abus d’autorité ou de prise d’intérêt dans un procès. Le cas échéant il faut engager sa responsabilité au pénal.  Ces infractions constituent une violation à la règle déontologique et à la dignité du magistrat. Ce qui est incongru que le magistrat soit la seule personne à n’être responsable de rien dans ce Sénégal alors qu’il est un « fonctionnaire »,là où le Président élu par le peuple ou un Député élu par le peuple peuvent être poursuivi pénalement.  C’est totalement aberrant !

    • Septième réforme : Revoir ou réviser tous les codes 

    En effet le code pénal date de 1965 (Loi n°65-60 du 21 juillet 1965), le code de procédure pénale (Loi n°65-61 du 21 juillet 1965) etc… en effet il fait revoir le code de la famille, le COCC dont on ne voit plus la pertinence, le code de procédure civile… 

    Il est urgent pour une meilleure harmonisation des textes de réactualiser les codes et de les adapter à notre réalité sénégalaise et non aux réalités françaises. Revoir les lois pour éviter les contrariétés de textes préjudiciables aux citoyens. 

    • Huitième réforme : Création de crimes spéciaux et de chambres criminelles et chambres criminelles d’appel pour juger lesdits crimes

    Il faut en sus mettre en place non pas un pôle financier mais un code de crimes spéciaux avec une chambre criminelle et une chambre d’appel criminelle chargées de juger ces crimes spéciaux. Il faut un code des crimes de droit commun et un code des crimes spéciaux.  Comme crimes spéciaux il faut viser les crimes économiques comme DDP, Corruption de fonctionnaires…), financiers (prise d’intérêt dans les marchés publics et les marchés de gré-à-gré, fonciers (spoliation et bradage de terrains, vent illégale de terrain appartenant à autrui, du domaine national, du domaine privé de l’état, de modification de plan cadastral pour dépossession de propriété…) dans un dossier judiciaire par un magistrat. Faire en sorte que ces crimes dits spéciaux soient imprescriptibles. Ce qui conduira à la reddition des comptes et à la naissance d’une nouvelle mentalité : servir et non se servir.  Ces crimes doivent être poursuivis quel que soit la date de commission à compter de la date de leur découverte. Il faudrait pour ces crimes qu’aucune immunité ne puisse être opposable pour leur poursuite. Quel que soit le moment, quel que soit la fonction, quel que soit le degré de pouvoir, la personne pourra être poursuivie par cette juridiction à l’exception de toute autre notamment haute cour de justice (Président de la République). Nul ne pourra invoquer une quelconque immunité ou privilège de juridiction pour les crimes spéciaux (économiques, financiers et fonciers).

     

    • Neuvième réforme : la rupture de la primauté du magistrat du parquet sur le juge d’instruction 

    Il faut réviser les articles 25, 28 et 139 CPP pour rompre le lien Ministre -Parquet d’une part et rompre la subordination Parquet-juge d’instruction qui oblige ce dernier à placer sous mandat de dépôt quand le premier le requiert sans pourvoir d’appréciation.  

    Conclusion 

    Cette réflexion ne se veut pas et ne se prétend pas exhaustive. C’est juste une ébauche qu’il faudra parfaire par la réflexion et par les contributions de tout un chacun. Car je ne parle pas de l’égalité des armes entre le parquet et les avocats dans l’exploitation des pièces du dossier où généralement ce n’est qu’à l’audience que le parquet dévoile ses armes au grand dam des avocats et des prévenus.

    Il a été bon de faire les assises de la justice, car la Bible dit au livre aux Romains « ce n’est pas pour leurs bonnes actions, mais pour leurs mauvaises actions que les magistrats sont à redouter.  Le magistrat est serviteur de Dieu pour ton bien. Mais si tu fais le mal, crains ; car ce n’est pas en vain qu’il porte l’épée, étant serviteur de Dieu pour exercer la vengeance et punir celui qui fait le mal (Romains 13, 1-4). Il est donc nécessaire d’être soumis, non seulement par crainte de la punition, mais encore par motif de conscience. Si nous devons nous soumettre à l’autorité judiciaire faudrait-il que cela soit fait avec la conscience que cette autorité fait bien et est au-dessus de toute iniquité. Nous voulons des juges à l’image de Salomon rempli de sagesse et d’amour. Le magistrat est un serviteur de Dieu ou un ministre de Dieu entièrement appliqué à cette fonction, un sacerdoce divin. En effet le magistrat a une autorité, celle de juger ses semblables, mais une autorité de service. 

    Henri Valentin B. GOMIS

    Avocat à la cour

    1er Secrétaire de Conférence

    Maitrise en Droit Public option Relations Internationales

    Master II en Droit de l’Homme

    Master II en Droit et Gestion Maritime

    Master II en Management de l’Energie et des Ressources Pétrolières

    ENTRETIEN AVEC MOMO MBAYE DU CADIZ FC : Une trajectoire entre passion et détermination

    Passé par le centre de formation dirigé par Cheikh Fall puis par Linguère en petite catégorie, ensuite à Dakar Sacré Cœur, Mamadou Mbaye, dénommé affectueusement Momo Mbaye, évoluant au Càdiz FC, en Espagne, a accordé un entretien au Dakarois Quotidien.

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    Mamadou Mbaye, vous avez eu un parcours intéressant, passant par plusieurs clubs et pays avant de vous établir en Espagne avec Càdiz FC. Parlez-nous de vos débuts dans le football.

    Mon aventure dans le football a commencé dès mon enfance à Linguère, où j’ai découvert ma passion pour ce sport en jouant avec mes amis. J’ai ensuite rejoint Dakar Sacré Cœur (DSC) pour affiner mes compétences et c’est là que j’ai commencé à envisager le football comme une carrière sérieuse.

    Votre famille a-t-elle joué un rôle dans votre choix de devenir footballeur professionnel ?

    Oui, absolument. Bien que personne dans ma famille n’ait été footballeur professionnel, le soutien de mes parents a été crucial. Mon père était initialement réticent, mais il a fini par soutenir ma décision lorsque j’ai montré ma détermination et ma passion pour le football.

    Vous avez quitté le Sénégal pour rejoindre Càdiz FC en Espagne. Comment cette opportunité s’est-elle présentée ?

    Après avoir été repéré lors de compétitions internationales des jeunes, j’ai été invité à faire un essai en Europe. Initialement, j’étais censé aller en Belgique, mais Càdiz m’a offert une opportunité que je ne pouvais pas refuser. J’ai donc saisi cette chance et je suis reconnaissant pour tout ce que j’ai appris et vécu depuis.

    Parlez-nous de votre adaptation en Espagne. Quels ont été les défis auxquels vous avez été confronté ?

    L’adaptation a été difficile au début, surtout à cause de la langue et de la culture différentes. Heureusement, mes coéquipiers et le staff de Cadiz m’ont beaucoup soutenu. Sur le terrain, le football est un langage universel, ce qui m’a beaucoup aidé.

    Vous avez gravi les échelons à Càdiz, passant de l’équipe réserve à l’équipe première et montant de la Liga 2 à la Liga 1. Comment avez-vous vécu cette progression ?

    C’était un rêve devenu réalité. Commencer en équipe réserve et ensuite être appelé pour rejoindre l’équipe première pendant une pré-saison décisive a été un moment crucial pour ma carrière. Jouer en Liga 1 était un grand défi mais aussi une immense fierté.

    En parlant de votre avenir, êtes-vous en pourparlers pour prolonger votre contrat avec Cadiz ?

    Oui, mon agent et moi sommes en discussions avec Cadiz pour prolonger mon contrat. Je suis heureux à Cadiz, mais je reste ouvert à d’autres opportunités si elles se présentent.

    Vous avez également représenté le Sénégal au niveau des moins de 20 ans, étant même capitaine de l’équipe. Quels souvenirs gardez-vous de cette expérience ?

    C’était un honneur immense de représenter mon pays et de porter le brassard de capitaine. Nous avons vécu des moments inoubliables ensemble, notamment lors des compétitions internationales. Ces expériences m’ont beaucoup appris et m’ont aidé à grandir en tant que joueur et en tant qu’homme.

    Quels sont vos objectifs à court et à long terme dans votre carrière ?

    À court terme, mon objectif principal est de trouver un club où je pourrai jouer régulièrement et continuer à progresser. À long terme, bien sûr, j’aimerais continuer à jouer au plus haut niveau possible et peut-être un jour représenter l’équipe nationale sénégalaise en équipe A.

    Quel conseil donneriez-vous aux jeunes joueurs qui aspirent à une carrière professionnelle dans le football ?

    Je leur dirais de croire en eux-mêmes, de travailler dur et de ne jamais abandonner, même face aux obstacles. Il est important de bien gérer l’équilibre entre le sport et les études, car une éducation solide est également précieuse.

    Ndèye CAMARA

    AGRICULTURE ET ÉLEVAGE : Le duo Diomaye-Sonko déploie un PROJET à l’horizon 2027

    Lors de la formation du nouveau gouvernement en avril, une décision significative a été prise de fusionner les ministères de l’Ariculture et de l’Élevage sous l’autorité d’un seul département, dirigé par le Dr Mabouba Diagne, ancien vice-président de la BIDC (Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO). Cette réorganisation vise à optimiser les ressources et les actions à travers un plan ambitieux s’étendant jusqu’en 2027 entre ces secteurs de renforcer leur contribution à l’économie nationale et à la sécurité alimentaire.

    À cet effet, le Sénégal a clairement articulé ses ambitions à travers le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (Dpbep), qui définit une feuille de route sur la période 2025-2027. Ce cadre stratégique met l’accent sur plusieurs axes clés visant à moderniser et à développer de manière durable les secteurs agricole et d’élevage.

    Pour l’agriculture, les initiatives pivoteront autour de la transformation des exploitations familiales grâce à une modernisation accrue et une réforme foncière visant à sécuriser les droits de propriété. Des coopératives de producteurs seront également soutenues, équipées de plateaux techniques partagés pour optimiser les rendements et la gestion des ressources.

    La gestion efficace des ressources en eau jouera un rôle crucial pour soutenir une production agricole tout au long de l’année, renforçant ainsi la résilience face aux défis climatiques. Des mesures spécifiques seront mises en œuvre pour améliorer l’efficacité de l’irrigation et la gestion des bassins hydrographiques.

    En ce qui concerne l’élevage, le gouvernement s’engage à développer une chaîne de valeur laitière nationale ainsi qu’un programme ambitieux pour le secteur avicole. Des investissements significatifs seront réalisés pour moderniser les infrastructures d’abattage, de stockage, de transformation et de commercialisation des produits d’élevage, garantissant dès lors  la qualité et la compétitivité sur les marchés nationaux et internationaux.

    La protection contre les feux de brousse et la gestion durable des parcours et des pâturages seront également prioritaires, particulièrement dans les zones sylvopastorales où ces actions contribueront à préserver les écosystèmes tout en soutenant les communautés pastorales.

    Un système de recensement et d’identification nationale du cheptel sera mis en place pour optimiser les interventions et les investissements publics dans le secteur de l’élevage, renforçant la sécurité et la gestion des ressources animales.

    Le Dakarois

    Crise des Médias : Mamadou Ibra Kane président du CDEPS adresse une lettre à Diomaye Faye

    Recevant la Convention des jeunes reporters du Sénégal, le président de la République a invité les responsables des médias à lui adresser une correspondance en vue de solutions pour sortir le secteur de la crise dans laquelle il est plongé. Aussitôt dit, aussitôt fait. Le texte porte la signature du président du Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse du Sénégal (CDEPS), Mamadou Ibra Kane. Nous vous le proposons en intégralité.

    «Excellence, M. le président de la République,

    Le patronat de la presse sénégalaise voudrait saisir l’opportunité que vous lui offrez de vous proposer des solutions dans la crise que connaissent les médias. Nous saluons vos propos à ce sujet à l’issue de l’audience que vous avez accordée, vendredi 5 juillet 2024, à la Convention des Jeunes Reporters du Sénégal (CJRS).

    Dans ce sens, le patronat de la presse avait introduit, le 1er mai 2024 et le 6 juin 2024, deux demandes d’audience, pour alors s’en référer à votre Haute Autorité, afin de proposer des solutions à la crise structurelle que vivent les médias sénégalais.

    Après l’avènement des alternances politiques, auxquelles elle a grandement contribué, la presse sénégalaise connaît une crise économique structurelle depuis plus d’une décennie, exacerbée ces dernières années par la pandémie de Covid-19 et la guerre en Ukraine.

    Des entreprises de presse, jadis florissantes, sont aujourd’hui en situation de quasi-faillite au point qu’elles n’arrivent plus à honorer leurs engagements auprès de leurs travailleurs, des institutions sociales et médicales, des fournisseurs nationaux et étrangers.

    Cette crise économique et sociale, qui perdure, risque d’hypothéquer l’impératif d’une presse républicaine, libre et indépendante, viable économiquement. Cette précarité économique et sociale du secteur des médias est une menace pour la démocratie, la liberté de la presse, toute politique de souveraineté, le développement économique et social, la stabilité politique, la voix du Sénégal en Afrique et dans le monde.

    Pourquoi la presse est un secteur névralgique

    C’est de ce point de vue que la presse est stratégique et névralgique pour le Sénégal, au même titre que tous les autres secteurs dans lesquels notre pays ne peut exercer une politique de souveraineté.

    L’agriculture est un secteur stratégique et névralgique, parce que notre pays importe tout ce qu’il mange. L’éducation est un secteur stratégique et névralgique, parce que nous avons une population analphabète à plus de 50%, de surcroît jeune, qui ne peut pas valablement jouer son rôle dans notre développement économique, social et culturel. D’autres domaines sont érigés en secteurs stratégiques et névralgiques en rapport avec notre niveau de développement et nos objectifs de souveraineté.

    Tous ces secteurs stratégiques et névralgiques bénéficient d’une politique spécifique de la part de l’État, en matière de fiscalité, de financement et autres.

    C’est pourquoi au Sénégal, le financement est bonifié pour le secteur de l’agriculture et de l’élevage, du logement social. Des exonérations d’impôts, de taxes et autres avantages sont accordées, y compris aux entreprises étrangères dans les secteurs agricoles et industriels, qui évoluent dans ces secteurs stratégiques et névralgiques.

    Même le tourisme, pour les emplois créés et son apport en devises, a une fiscalité spécifique.

    Ces secteurs stratégiques et névralgiques méritent le soutien de l’État pour, à terme, assurer la souveraineté nationale dans ces domaines.

    Apport de la presse pour le Sénégal

    À combien de milliers de milliards peut-on estimer le rôle de la presse ?

    La presse sénégalaise est un bien immatériel inestimable, qui a permis les alternances politiques, qui nous fait l’économie de guerres civiles, qui garantit la stabilité politique et sociale, promeut le vivre ensemble, la préservation des catastrophes sanitaires…

    La presse a une mission de service public. À ce titre, c’est la presse qui informe le citoyen, vulgarise les politiques publiques, impulse la conscience citoyenne, favorise la transparence dans la gestion publique, garantit la pluralité politique, participe à la lutte contre les pandémies, diffuse les connaissances techniques et scientifiques, raffermit le sentiment national…

    Beaucoup de pays environnants, économiquement plus puissants, ont une presse dévoyée, au service de partis, d’ethnies et de lobbys.

    La déchéance de la presse sénégalaise pourrait créer l’instabilité politique et sociale que connaissent nos voisins, dans une situation larvée de guerre civile permanente.

    Excellence, M. le président de la République, la politique de souveraineté, que vous prônez, a comme condition première la consolidation ou la réémergence d’une presse républicaine, libre et indépendante, viable économiquement. C’est un enjeu de souveraineté nationale et internationale.

    Dans le cadre de votre volonté de changement systémique, notre presse peut façonner l’homo senegalensis et vendre le rêve sénégalais. Nous attendons de vous cette volonté politique pour permettre créer les conditions de cette presse libre et indépendante.

    Veuillez, M. le président de la République, recevoir l’expression de notre considération républicaine.»

    Mamadou Ibra KANE, président du
    Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal (CDEPS).
    Dakar, le 7 juillet 2024.

    Diop Sy condamné à payer plus d’1 Milliard F CFA à Abdou Samba Sy et consorts

    Le tribunal de Dakar a rendu son verdict concernant l’affaire opposant Demba Diop, dit Diop Sy, à Abdou Samba Sy et consorts. Le député et maire de Tivaouane a été condamné à verser la somme d’un milliard 93 millions 634 mille 155 francs CFA aux plaignants, révèle le journal Libération dans son édition de ce lundi 8 juillet.

    Diop Sy a été reconnu coupable de destruction de biens appartenant à autrui, selon les informations fournies par le journal. Cependant, les demandeurs ont été déboutés du surplus de leur demande.

    Libération ne donne pas de détails sur le fond du contentieux, mais précise que le tribunal a exonéré de toute responsabilité l’État du Sénégal et la commune de Sangalkam, également poursuivis dans cette affaire.

    INONDATIONS À KAOLACK : Des défaillances au niveau du canal de Médina Mbaba pointées du doigt

    Hier, Dimanche, Kaolack a été frappée par des averses torrentielles, laissant dans leur sillage des scènes de chaos. Plusieurs quartiers de la commune tels que les Parcelles Assainies, Sara Ndiougary, Ndar Gou Ndaw, les Abattoirs Ndangane, Médina Baye, Médina Mbaba, Darou Rahmaty, Thioffack, ont été durement touchés par des inondations qui ont causé d’importants dégâts matériels.

    Les habitants ont été pris au dépourvu alors que les eaux pluviales envahissaient leurs maisons, atteignant parfois les chambres à coucher et entraînant des pertes matérielles considérables. Les témoignages des résidents mettent en lumière la défaillance du canal de Médina Mbaba, incapable de gérer efficacement le volume d’eau accumulé, surtout lorsque les eaux usées se mêlent aux eaux de pluie, exacerbant ainsi les risques d’inondations.

    À Koutal Malick Ndiaye, dans la commune de Ndiaffat, les habitants expriment leur inquiétude et appellent les autorités étatiques à intervenir de manière urgente avec un programme de canalisation robuste pour prévenir de futures catastrophes. Ils soulignent la nécessité pressante de renforcer l’infrastructure de drainage pour protéger les habitants et leurs biens des caprices des conditions météorologiques saisonnières.

    Face à cette crise, les autorités locales sont appelées à agir rapidement et efficacement pour mettre en place des mesures préventives durables. Il est crucial de renforcer la résilience communautaire et de garantir la sécurité des zones vulnérables contre les impacts des événements climatiques extrêmes.

    Ces inondations à Kaolack rappellent l’urgence de stratégies d’adaptation et de prévention face à l’hivernage qui promet d’être pluvieux selon la météo. C’est pourquoi il urge de développer un réseau d’assainissement pour contenir les inondations à Kaolack.

    Mariama MASSALY, correspondante à Kaolack

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