Kaolack – Agriculture : Les Opérateurs Privés Stockeurs saluent l’accompagnement de l’État au secteur agricole

À l’approche de la campagne agricole, le président des opérateurs de la filière agricole de Kaolack, Elhadji Bou Goumbala, a lancé un appel pressant aux producteurs, les exhortant à ne pas mélanger les arachides avec du sable lors de la vente.

« Nous félicitons le gouvernement du Sénégal pour les engagements pris concernant la campagne agricole 2025-2026, dont l’objectif est d’accompagner le monde rural », a déclaré M. Goumbala.

Selon lui, chaque année, l’État du Sénégal débloque plusieurs milliards de francs CFA pour soutenir le secteur agricole.

« Il y a quelques années, l’enveloppe était de 100 milliards, puis 120 milliards. Aujourd’hui, elle a connu une hausse pour atteindre 130 milliards », a-t-il précisé, avant de souligner que ce budget n’a pas encore été voté et que cela se fera en 2026.

M. Goumbala a rappelé que les 120 milliards exécutés au titre de la campagne 2024-2025 ont commencé à être payés depuis un mois aux ayants droit.

« Le gouvernement sait que nous, opérateurs privés, collaborons avec les institutions financières pour contracter des crédits et jouer pleinement notre rôle. Nous contribuons ainsi à fluidifier la commercialisation et à assurer un écoulement rapide de la production », a-t-il expliqué.

Il a également salué les efforts de l’État dans l’acheminement des semences et engrais jusqu’aux points de distribution, tout en reconnaissant que cet appui ne couvre pas totalement les besoins des producteurs.

« Les semences d’arachide tournent autour de 75 000 tonnes, couvrant environ 500 000 hectares. Pourtant, le Sénégal compte près de 3,4 millions d’hectares de zones de production, dont 2,4 millions seulement sont exploités », a-t-il précisé.

Le président des Opérateurs Privés Stockeurs de Kaolack a par ailleurs félicité le gouvernement pour la subvention des engrais :

« Le 6/20-10 coûtait 8 000 F, mais cette année il est à 6 000 F. L’urée, qui valait 15 000 F, est désormais à 10 000 F. »

Grâce à la bonne répartition des premières pluies et à un meilleur accès aux intrants, M. Goumbala se dit optimiste :

« Nous espérons une récolte abondante cette année. Les champs de mil, de maïs et d’arachide présentent de bonnes perspectives. Cette saison pourrait marquer un nouveau souffle pour la production nationale et renforcer la sécurité alimentaire du pays. »

Alors que la campagne de commercialisation de l’arachide s’annonce, M. Goumbala a tiré la sonnette d’alarme face à certaines pratiques qui nuisent à la qualité du produit :

« Nous invitons les paysans à bien sécher et nettoyer leurs arachides avant de les livrer. Le mélange avec du sable rend le produit moins compétitif et entraîne des pertes importantes au moment du pesage. »

L’année précédente, lors de la campagne de commercialisation, les frontières étaient fermées et seule la SONACOS intervenait, avec 150 500 tonnes d’arachide commercialisées pour une valeur de 52 milliards de francs CFA.

« À l’heure où je vous parle, la SONACOS ne doit plus rien à aucun producteur », a-t-il affirmé.

Les opérateurs avaient alors signalé un taux de perte de 3,5 %, tandis que la SONACOS, après son propre tri, avait enregistré une perte de 9 %, soit environ 14 000 tonnes d’impuretés sur un volume total de 150 000 tonnes.

Sénégal – FIDA : un partenariat renforcé pour moderniser l’agriculture et soutenir les zones rurales

En marge du Forum africain des systèmes alimentaires qui se tient actuellement à Diamniadio, le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a reçu en audience le président du Fonds international de développement agricole (FIDA), Alvaro Lario.

Selon une note publiée sur la page officielle de la Présidence, cette rencontre a été l’occasion de réaffirmer la solidité et la pertinence du partenariat entre le Sénégal et le FIDA, un partenariat construit autour de projets concrets en faveur de l’agriculture et du développement des zones rurales.

Les discussions ont porté sur plusieurs enjeux stratégiques. Les deux parties ont d’abord mis en avant la souveraineté alimentaire, considérée comme une priorité partagée et incontournable pour le continent. Le président Faye a insisté sur la nécessité d’accompagner durablement le monde rural à travers des investissements structurants, capables de renforcer les capacités de production, de réduire les pertes post-récoltes et de soutenir les exploitations familiales.

La modernisation des pratiques agricoles et la valorisation de la jeunesse ont également occupé une place centrale dans les échanges. Pour le chef de l’État, il s’agit non seulement de garantir une agriculture plus performante et résiliente, mais aussi d’en faire un véritable levier de création d’emplois et de perspectives pour les jeunes générations.

La rencontre a également permis de rappeler l’importance des axes de la Vision Sénégal 2050, qui place l’agriculture au cœur de la transformation économique et sociale du pays. Dans cette perspective, le rôle du FIDA est jugé essentiel pour appuyer des projets innovants, durables et inclusifs.

À l’issue de l’audience, le président Bassirou Diomaye Faye et Alvaro Lario ont réitéré leur volonté commune de consolider une coopération exemplaire, orientée vers l’innovation, la durabilité et le mieux-être des populations rurales.

Ce renforcement du partenariat Sénégal–FIDA s’inscrit dans une dynamique plus large, où l’agriculture est perçue comme le moteur d’une transformation structurelle de l’économie sénégalaise et un pilier pour atteindre la sécurité alimentaire et nutritionnelle.

Forum africain des systèmes alimentaires : le président Bassirou Diomaye Faye plaide pour une agriculture moderne et inclusive

Le Centre international de conférences Abdou Diouf (Cicad) de Diamniadio accueille depuis ce lundi l’édition 2025 du Forum africain des systèmes alimentaires (AFSF). La cérémonie d’ouverture s’est déroulée sous la présidence du chef de l’État sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, aux côtés du président rwandais Paul Kagame et de l’ancien Premier ministre éthiopien, Hailemariam Desalegn, actuel président de l’AFSF. Les travaux, qui réunissent décideurs, experts et acteurs du secteur agricole, se poursuivront jusqu’à vendredi autour du thème central : l’innovation et la transformation des systèmes agroalimentaires.

Dans son allocution d’ouverture, le président Diomaye Faye a rappelé l’importance stratégique de l’agriculture pour le continent africain, tout en soulignant ses fragilités persistantes. « En ce moment même, des millions de femmes et d’hommes sont dans les champs, à la faveur de la saison des pluies. La plupart travaillent la terre à la force des bras ou avec des outils rudimentaires, et n’ont que quelques mois pluvieux pour espérer nourrir leur famille », a-t-il déclaré, insistant sur la dépendance du secteur agricole aux aléas climatiques.

Le chef de l’État a évoqué les conséquences directes du changement climatique, qui accentuent l’irrégularité des pluies et limitent fortement les capacités de production. À cela s’ajoutent les pertes post-récoltes, parfois estimées à près de 30 % des denrées produites, un facteur qui contribue à la persistance de la faim et de la malnutrition sur le continent.

Pour étayer ses propos, le président a rappelé les chiffres alarmants publiés par la FAO en 2024 : plus de 700 millions de personnes ont souffert de la faim dans le monde l’année dernière, dont une part importante en Afrique. Une situation qui éloigne davantage le continent de l’atteinte de l’Objectif de développement durable n°2 (ODD), qui vise l’éradication de la faim d’ici à 2030. Si la tendance actuelle persiste, a-t-il averti, plus d’un demi-milliard d’êtres humains seront en situation de sous-alimentation chronique à cette échéance, et la moitié d’entre eux se trouvera en Afrique.

Face à ce constat, Bassirou Diomaye Faye estime que l’Afrique se trouve à un tournant décisif. Pour lui, la transformation des systèmes alimentaires est désormais une urgence de première nécessité, qui exige non seulement des politiques adaptées mais aussi une mobilisation accrue des acteurs sociaux et économiques.

Le président sénégalais a particulièrement insisté sur le rôle central de la jeunesse dans cette transformation. « Nous devons mettre les jeunes au cœur de nos politiques de développement », a-t-il plaidé, avant de préconiser leur responsabilisation et leur implication directe dans la formulation des politiques agricoles. Pour atteindre cet objectif, il appelle à développer une offre de formation adaptée aux besoins d’une agriculture moderne, intensive et durable, capable de concilier productivité et respect de l’environnement.

Cette édition 2025 du Forum africain des systèmes alimentaires se veut un espace de réflexion mais aussi d’action, où les innovations technologiques et les modèles inclusifs devront être partagés pour répondre à un défi commun : assurer la sécurité alimentaire et la souveraineté agricole de l’Afrique.

15e sommet de la CPLP : Bassirou Diomaye Faye plaide pour une mobilisation collective en faveur d’une agriculture durable

À l’occasion de la 15e Conférence des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté des Pays de Langue Portugaise (CPLP), tenue ce vendredi à Bissau, le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a été l’invité d’honneur de son homologue bissau-guinéen Umaro Sissoco Embaló. Ce sommet a offert une tribune de choix au chef de l’État sénégalais pour partager sa vision du développement agricole et de la coopération Sud-Sud.

Dans son discours, le président Faye a mis en avant les liens historiques, culturels et fraternels entre le Sénégal et la Guinée-Bissau, soulignant que cette proximité constitue un levier essentiel pour le renforcement des partenariats entre les deux nations et avec l’ensemble des membres de la CPLP. Il a salué l’ouverture croissante de cette communauté à des partenariats extra-régionaux, basés sur la solidarité, la coopération et l’intérêt mutuel.

Bassirou Diomaye Faye a ensuite mis l’accent sur la nécessité d’une transformation structurelle de l’agriculture dans les pays du Sud, en particulier en Afrique de l’Ouest. Il a lancé un appel à une mobilisation collective des États membres et partenaires de la CPLP autour d’un objectif commun : assurer la souveraineté alimentaire à travers des modèles agricoles durables, inclusifs et innovants. Pour lui, cela passe par la modernisation des pratiques agricoles, la valorisation des terres, le développement des infrastructures de marché et un appui renforcé aux petits producteurs, notamment les jeunes et les femmes.

Le chef de l’État a également évoqué les grandes lignes de la Vision Sénégal 2050, stratégie nationale de long terme dans laquelle l’agriculture joue un rôle central. Il a réaffirmé l’ambition du Sénégal de contribuer à la sécurité alimentaire du continent africain et au-delà, en s’appuyant sur un partenariat international solidaire et responsable.

Sa participation remarquée à ce sommet témoigne de la volonté du Sénégal de s’intégrer davantage dans les réseaux de coopération régionale et internationale, tout en promouvant un développement endogène fondé sur ses priorités économiques et sociales.

Kaolack / Agriculture : Manque de transparence et de traçabilité dans la chaîne de distribution des semences

Le président de l’association paysanne « Aar Sunu Moomel », Bassirou Ba, tire la sonnette d’alarme sur la qualité déplorable des semences distribuées au Sénégal. Selon lui, la présence de sable en grande quantité dans certains sacs témoigne de pratiques douteuses, compromettant gravement la productivité agricole. Une telle situation, si elle persiste, risque d’affecter la sécurité alimentaire et de mettre en péril les efforts de modernisation de l’agriculture engagés par le gouvernement.

Bassirou Ba pointe également du doigt le manque de transparence, pourtant promis par le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye. Il estime que cette promesse est sabotée par le favoritisme et les pratiques frauduleuses observées dans le processus de distribution. Une suspicion de manipulation plane, alimentant la méfiance au sein des agriculteurs, qui se sentent délaissés et trahis.

Par ailleurs, plusieurs techniciens du ministère de l’Agriculture dénoncent leur mise à l’écart dans la gestion des marchés de semences. Ils regrettent que leur expertise soit ignorée au profit d’opérateurs privés, souvent peu fiables, ce qui empêche un contrôle rigoureux de la qualité des semences mises à la disposition des producteurs.

Face à cette crise, il devient urgent pour les autorités de renforcer la transparence et la traçabilité dans toute la chaîne de distribution des semences, en associant davantage les techniciens locaux. Sans réforme en profondeur, la crédibilité des politiques agricoles, pourtant cruciales pour la sécurité alimentaire du pays, restera sérieusement compromise.

À Dakar, la Tunisie expose ses technologies pour une agriculture africaine souveraine

La capitale sénégalaise accueille, du 25 au 29 mai, la deuxième édition de la Semaine de l’Agritech Tunisienne, un rendez-vous devenu incontournable pour les acteurs du numérique agricole africain. Six entreprises tunisiennes du secteur technologique privé prennent part à cet événement stratégique, organisé par STECIA International dans le cadre du programme Digital Tunisia, avec le soutien de l’Agence Française de Développement (AFD) à travers l’initiative Qawafel.

Plus qu’une simple vitrine de l’innovation, cette semaine d’échanges marque un tournant dans la coopération sud-sud et l’émergence d’une vision africaine intégrée du développement agricole. Dans un contexte de vulnérabilité climatique, de dépendance aux intrants importés et de besoins croissants en production alimentaire, l’initiative mise sur la technologie et les synergies régionales pour répondre aux défis structurels du secteur.

L’événement s’inscrit pleinement dans le New Deal technologique voulu par le président Bassirou Diomaye Faye, qui ambitionne de placer la souveraineté alimentaire et la digitalisation au cœur de la transformation agricole du Sénégal. Cette vision est en résonance avec l’Agenda 2050 de l’Union africaine, qui appelle à des stratégies plus inclusives, résilientes et technologiquement ancrées pour nourrir durablement les populations du continent.

Parmi les temps forts de cette semaine figurent une journée de rencontres B2B, des ateliers de co-innovation avec des startups sénégalaises, ainsi que des visites de terrain dans les régions de Dakar et Thiès. Ces rencontres ont pour objectif d’identifier des solutions concrètes, adaptées aux réalités locales, en croisant l’expertise tunisienne en matière d’agritech et les besoins spécifiques des territoires sénégalais.

Selon les organisateurs, cette dynamique vise à faire émerger des partenariats structurants, capables de renforcer la compétitivité du tissu agricole local tout en ouvrant de nouveaux débouchés aux entreprises tunisiennes. Elle repose sur un principe simple mais ambitieux : co-construire une souveraineté technologique africaine, en partant des besoins du terrain et en valorisant les savoir-faire régionaux.

Le programme Digital Tunisia, en tant que catalyseur de cette vision, ambitionne de créer un écosystème africain de l’innovation agricole. En capitalisant sur l’expérience tunisienne en matière de transformation numérique, il propose un modèle de coopération où les solutions tech ne sont plus importées, mais pensées, adaptées et développées depuis le continent africain pour ses propres réalités.

Cette deuxième édition de la Semaine de l’Agritech Tunisienne à Dakar se présente ainsi comme un jalon déterminant dans la construction d’une agriculture africaine connectée, durable et souveraine, à l’image des ambitions affichées par les dirigeants et les acteurs du secteur.

Croissance économique au Sénégal : le PIB progresse de 4,5% au 4e trimestre 2024, porté par l’agriculture et le raffinage

L’économie sénégalaise poursuit sa dynamique de reprise. Au quatrième trimestre 2024, le produit intérieur brut (PIB) réel, corrigé des variations saisonnières, a enregistré une hausse de 4,5% par rapport au trimestre précédent, selon les dernières données publiées par l’Agence nationale de la Statistique et de la Démographie (ANSD).

Cette progression notable est tirée par la vigueur du secteur primaire (+15,1%), notamment l’agriculture (+23,5%), ainsi que par la bonne tenue du secteur secondaire (+2,9%) et la contribution régulière du tertiaire (+2,3%).

Le sous-secteur agricole s’impose une fois de plus comme un pilier de la croissance, avec une hausse spectaculaire de 23,5% sur le trimestre. Une performance qui reflète les bons résultats des campagnes agricoles dans plusieurs régions du pays. Toutefois, cette embellie est atténuée par le recul de 7,4% de la pêche, un signal d’alerte sur la persistance des défis liés à la gestion des ressources halieutiques.

Le secteur secondaire progresse globalement de 2,9%, avec un bond spectaculaire du raffinage de pétrole et de la cokéfaction (+36,9%). Les activités extractives (+9,2%) affichent également une croissance soutenue, stimulée par les efforts dans le secteur minier. En revanche, la fabrication de matériaux de construction (-9,3%) et la production d’électricité (-5,2%) freinent quelque peu cette dynamique.

Du côté des services, la croissance est de 2,3%, portée par les services financiers et d’assurance (+13,9%), l’hébergement et la restauration (+7,2%), ainsi que le commerce (+4,7%). Ces chiffres témoignent d’une reprise progressive de l’activité touristique et d’une meilleure fluidité des échanges internes.

Parallèlement, les investissements (FBCF) bondissent de 16,3%, signal fort d’un regain d’activité dans les projets d’infrastructures et les grands chantiers. Les exportations enregistrent un saut de 30,4%, notamment grâce aux performances dans les secteurs énergétiques et agro-industriels.

En revanche, la consommation finale recule de 2,4%, un indicateur à surveiller de près, car il pourrait refléter une certaine prudence ou un essoufflement temporaire de la demande intérieure.

L’ANSD révèle également que le PIB nominal du Sénégal s’élève à 6 164,9 milliards FCFA sur le trimestre. Ce chiffre confirme la résilience de l’économie sénégalaise, malgré les incertitudes liées à la conjoncture régionale et internationale.

Agriculture : la CDC scelle un partenariat stratégique avec l’investisseur italien BFI UK

Un pas décisif vient d’être franchi pour la modernisation de l’agriculture au Sénégal. La Caisse des Dépôts et Consignations (CDC) a signé, ce jeudi 10 avril 2025, un protocole d’accord avec l’investisseur italien BF International Best Fields Best Food Limited (BFI UK). La cérémonie s’est tenue à la résidence de l’Ambassade d’Italie à Dakar, en présence du Directeur général de la CDC, Fadilou Keita, et des représentants diplomatiques et économiques des deux pays.

Le protocole signé prévoit la création d’une société de projet commune, chargée de piloter un vaste programme d’aménagement agricole dans les régions de Sédhiou et Kolda. Ce projet vise à introduire une agriculture durable, innovante et inclusive, à travers l’utilisation de technologies modernes, le développement d’infrastructures agricoles et la formation de compétences locales.

Outre l’amélioration de la productivité agricole, ce partenariat entend également avoir un fort impact social, avec la création d’emplois stables, la valorisation des chaînes de valeur locales, et un accompagnement technique des agriculteurs.

Ce projet s’inscrit pleinement dans les priorités du Plan Sénégal Émergent (PSE), qui fait de la transformation du secteur agricole un levier fondamental du développement économique et social du pays. Il contribue également au renforcement de la coopération bilatérale entre le Sénégal et l’Italie, notamment dans le domaine agro-industriel.

« Ce partenariat avec BFI UK est une preuve tangible que l’agriculture peut être à la fois moderne, rentable et vectrice de développement local. Il est à la croisée des chemins entre performance économique, durabilité environnementale et impact social », a souligné Fadilou Keita lors de la signature.

En associant l’expertise technique de BFI UK à la capacité d’investissement et d’accompagnement de la CDC, ce partenariat ouvre de nouvelles perspectives pour les agriculteurs du sud du pays, tout en contribuant à la souveraineté alimentaire du Sénégal.

Les premières phases du projet devraient démarrer dès cette année, avec la mise en place de périmètres pilotes à Sédhiou et Kolda, en attendant un déploiement à plus grande échelle.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°435 – 05 ET 06/04/2025

🔴 65e ANNIVERSAIRE DE L’INDÉPENDANCE DU SÉNÉGAL : LA FIN D’UN CYCLE !
🔴 FINANCEMENT DE PLUS DE 16 MILLIARDS F CFA DE LA PHASE II PROVALE-CV2 PAR LE FONDS OPEP : UN NOUVEL ÉLAN POUR L’AGRICULTURE

🔴 LUTTE / VICTOIRE DE LAC DE GUIERS 2 SUR ADA FASS : LA SAGESSE SURCLASSE LA JEUNESSE
🔴 CAN U17 : LA TUNISIE RÉSISTE FACE AU SÉNÉGAL

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°410 – 03/03/2025

🔴 DÉGRADATION DE LA NOTE SOUVERAINE DU SÉNÉGAL PAR STANDARD & POOR’S : LA DESCENTE AUX ENFERS CONTINUE
🔴 SANTÉ, ÉDUCATION, AGRICULTURE : HONORABLE ALIOUNE BADARA DIOUF AU CHEVET DES PRIORITÉS DE BAMBEY

🔴 ÉLIMINATOIRES MONDIAL 2026 : LE SÉNÉGAL REÇOIT LE TOGO CE 25 MARS
🔴 16e JOURNÉE LIGUE 1 / ÉCART DE DEUX POINTS : JARAAF SE RAPPROCHE DANGEREUSEMENT DU LEADER GORÉE

Lancement du PROMOREN : Un projet structurant pour lutter contre l’intrusion des eaux salées et booster l’agriculture sénégalaise

Le président de la République du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, a officiellement procédé, ce vendredi 21 février 2025 à Koungheul, au lancement des travaux du Projet de Mobilisation des Ressources en Eau du Nianija Bolong (PROMOREN). Ce projet d’envergure, mis en œuvre par l’Office des Lacs et Cours d’Eau (OLAC), vise à améliorer la gestion des ressources en eau dans le bassin versant de Nianija Bolong et à renforcer la souveraineté alimentaire du pays.

L’objectif principal du PROMOREN est de mobiliser chaque année 46,6 millions de mètres cubes d’eau douce afin d’alimenter les terres agricoles, de freiner l’intrusion des eaux salées provenant du fleuve Gambie et de mettre en valeur 12 000 hectares de terres cultivables. Cette initiative s’inscrit dans la politique de sécurisation des zones agricoles vulnérables aux effets du changement climatique, notamment la salinisation des sols qui réduit considérablement la productivité agricole.

Le projet, qui nécessite un investissement total de 36 milliards de FCFA, est financé à hauteur de 92 % par la Banque Islamique de Développement (BID) et à 8 % par l’État du Sénégal. Son déploiement inclut la construction d’infrastructures hydrauliques destinées à canaliser et stocker l’eau, ainsi que la mise en place de dispositifs de protection contre la remontée des eaux salées dans les plaines agricoles.

Dans son allocution, le président Bassirou Diomaye Faye a insisté sur l’importance stratégique de ce projet pour le développement agricole du Sénégal. Il a rappelé que la gestion optimale des ressources en eau est un levier fondamental pour garantir des rendements agricoles stables et assurer la sécurité alimentaire. « La maîtrise de l’eau est une nécessité pour le développement de l’agriculture, de l’élevage et de la pisciculture. Ce projet va permettre de répondre à ces défis et de renforcer notre capacité de production locale », a déclaré le Chef de l’État.

Le PROMOREN n’est pas seulement un projet d’aménagement hydraulique ; il a aussi une portée économique et sociale considérable. En plus d’améliorer les conditions de production agricole, il devrait générer environ 30 000 emplois directs et indirects dans divers secteurs, notamment l’agriculture, la maintenance des infrastructures hydrauliques, l’irrigation et la transformation agroalimentaire. Cette dynamique va permettre d’insérer de nombreux jeunes dans le marché du travail et de renforcer le tissu économique des zones concernées.

La mise en œuvre du PROMOREN s’inscrit également dans une vision de développement durable. En limitant l’intrusion des eaux salées, le projet contribue à la protection des écosystèmes locaux et à la résilience des terres face aux effets du changement climatique. Il devrait ainsi permettre une augmentation significative des surfaces cultivables et une meilleure rentabilité des exploitations agricoles, notamment pour les cultures stratégiques comme le riz, le mil, le maïs et les légumes.

Ce projet joue un rôle crucial dans la stratégie nationale visant à réduire la dépendance du pays vis-à-vis des importations alimentaires. En stabilisant la production agricole, il renforcera la souveraineté alimentaire du Sénégal et améliorera la vie des agriculteurs en leur offrant des conditions de travail plus favorables.

MASAE ET TOUBA CA KANAM : Une entente agricole scellée

Touba Ca Kanam a accepté la main tendue du ministre de l’Agriculture, de la Sécurité Alimentaire et de l’Elevage dans le cadre d’une convention.

Le ministère de l’Agriculture , de la Souveraineté Alimentaire et de l’Élevage et Touba Ca Kanam ont paraphé, ce week-end , une convention de partenariat en présence de Mabouba Diagne. Le ministre a rencontré les responsables du bureau exécutif du dahira qui lui ont réservé un bel accueil et expliqué l’organigramme de la structure, ses objectifs et ambitions. Après avoir échangé avec le Président de Touba Ca Kanam Serigne Mame Mor Mbacké, le MASAE a proposé la mise en scelle d’un accord dont l’objectif de promouvoir le développement de l’agriculture et de l’élevage au Sénégal, et en particulier dans les zones rurales.

Cette collaboration devra reposer, confie le ministre , sur plusieurs objectifs clés et engagements mutuels visant à soutenir les politiques de souveraineté alimentaire et de revitalisation rurale. Ainsi , les objectifs principaux déclinés seront : de pourvoir la sécurité alimentaire en boostant la production agricole pour répondre aux besoins locaux, de créer des emplois. Pour ce cas précis , les effort seront déployés pont encourager l’intégration des jeunes et des femmes dans les coopératives agricoles. Mabouba Diagne évoquera aussi la modernisation de l’agriculture par l’introduction des techniques nouvelles comme la mécanisation et la maîtrise de l’eau et par la réduction de l’exode rural qui passe par la multiplication des opportunités d’emploi dans l’agriculture pour permettre un retour vers les terroirs. La collaboration du ministère de l’agriculture et Touba Ca Kanam devra , par ailleurs, aboutir à la mise en place de grands périmètres agricoles et fermes modernes, de projets d’autosuffisance en lait, viande, huile et œufs. Il permettra aussi de promouvoir les cultures comme celles du maïs, du blé, et du soja. Le développement des infrastructures comme les abattoirs, hangars de stockage, et serres agricoles est aussi dans les ambitions . « Cette convention reflète une volonté commune de moderniser le secteur agricole au Sénégal tout en impliquant activement les populations locales pour une meilleure résilience et durabilité face aux défis alimentaires et économiques contemporains » conclura le ministre.

Arriérés de factures agricoles et impayés bancaires : le Député Mbaye Dione interpelle le Ministre de l’Agriculture

Lors de l’examen du projet de budget du Ministère de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, le Député Maire Mbaye Dione a exprimé de vives préoccupations concernant les arriérés de factures de la campagne agricole 2023-2024. Ces arriérés, qui dépassent les 56 milliards de FCFA, ont un impact considérable sur la situation financière du secteur bancaire, engendrant des impayés et des difficultés pour les opérateurs agricoles. Mbaye Dione a interpellé le Ministre de l’Agriculture, Docteur Mabouba Diagne, afin de comprendre les mesures prises par le gouvernement pour résoudre cette situation.

En réponse, le Ministre des Finances et du Budget a détaillé l’effort exceptionnel de l’État pour financer la campagne agricole 2024. Un montant de 100 milliards de FCFA avait été prévu pour cette campagne, et à la date du 21 décembre 2024, un montant de 89,34 milliards de FCFA a été mobilisé, soit environ 96% du budget alloué. Le ministre a rappelé que lors de la passation de service, les arriérés des campagnes agricoles précédentes (2021-2022 et 2022-2023) étaient de 137,6 milliards de FCFA.

Pour les campagnes 2021-2022 et 2022-2023, ces arriérés ont été partiellement apurés, et au 15 décembre 2024, un total de 28,5 milliards de FCFA a été payé, réparti entre les opérateurs d’engrais (3,5 milliards de FCFA), les opérateurs horticoles (10,2 milliards de FCFA) et les opérateurs via les ressources du PCAE (15 milliards de FCFA). Cette mesure a permis de réduire le montant global des arriérés, mais une partie des dettes reste en souffrance.

En ce qui concerne la campagne 2023-2024, les factures provisoires réclamées par les opérateurs agricoles s’élèvent à 91 milliards de FCFA. Une mission d’audit dirigée par l’Inspection Générale des Finances (IGF) a certifié un montant de 85 milliards de FCFA pour ces factures. Cependant, un reliquat de 56,5 milliards de FCFA reste à payer, et ce montant sera réglé dès l’approbation du budget 2025, qui prévoit des crédits de 120 milliards de FCFA pour le règlement de ces dettes.

Les arriérés de paiement de la campagne agricole ont créé une pression considérable sur les opérateurs économiques et le secteur bancaire, avec des conséquences sur la fluidité des transactions financières dans le pays. Les préoccupations exprimées par le Député Mbaye Dione soulignent la nécessité d’une gestion plus rapide et plus transparente des fonds alloués à l’agriculture, ainsi qu’un suivi rigoureux de la situation pour éviter de nouvelles tensions dans le secteur financier et agricole.

Cette situation met en lumière les défis structurels du financement de l’agriculture au Sénégal, notamment la lenteur des paiements, la gestion des arriérés et l’impact sur la solvabilité des opérateurs. Il est crucial que des solutions pérennes soient trouvées pour alléger les charges financières des acteurs du secteur agricole et garantir une meilleure gestion des fonds publics dans le cadre de la souveraineté alimentaire.

Kaolack / Agriculture : La DRDR salue l’initiative de PROVALE-CV pour regrouper les maraîchers en union

« Les acteurs de base doivent se mobiliser pour s’organiser. Je pense que s’ils décident de se regrouper en union, ce serait une bonne chose afin de mieux accompagner l’État dans sa feuille de route, qui accorde actuellement une importance particulière aux organisations, » a expliqué Moussa Ndiaye, responsable des coopératives au niveau de la DRDR (Direction régionale du développement rural) de Kaolack.

Il a ajouté : « Il est normal qu’ils se solidarisent davantage dans leurs actions quotidiennes pour faire face aux difficultés. La situation dans le sous-secteur agricole, notamment le maraîchage, est préoccupante dans la région. Les maraîchers rencontrent de nombreux obstacles, notamment pour accéder aux intrants et mener à bien leurs activités quotidiennes. »

La salinisation constitue l’un des principaux freins au développement agricole dans la région. Elle affecte directement les plantes en provoquant une carence en nutriments, ce qui perturbe leur germination, leur croissance végétative et leur développement reproductif. « Aujourd’hui, dans le Saloum, cette salinisation s’intensifie, entraînant une baisse des rendements agricoles et menaçant ainsi le sous-secteur du maraîchage, » a alerté M. Ndiaye.

Il a également rappelé que les Directions régionales du développement rural ont pour mission de suivre l’évolution du secteur agricole, de proposer des politiques adaptées aux besoins locaux, et de créer des conditions favorables à l’atteinte des objectifs de développement.

« Si aujourd’hui ces organisations ont jugé nécessaire de se regrouper en union avec l’appui de PROVALE-CV, nous ne pouvons que saluer cette initiative, » a-t-il déclaré.

Ces propos ont été tenus en marge de l’atelier d’échange sur les enjeux et contraintes du sous-secteur de l’agriculture, organisé ce mardi à Kaolack.

Kaolack / Agriculture : Le PROVALE-CV et la DRDR en atelier d’échange sur les enjeux et contraintes du maraîchage

Le Projet de Valorisation des Eaux pour le Développement des Chaînes de Valeur (PROVALE-CV), premier projet dérivé du Programme National de Développement de la Petite Irrigation Locale (PNDIL) identifié par le gouvernement sénégalais en 2014 et actualisé en juillet 2017, vise à répondre concrètement aux priorités de développement agricole. Ce projet met un accent particulier sur la valorisation des ressources en eau pour construire une agriculture diversifiée, compétitive et durable, tout en promouvant les chaînes de valeur et en créant des opportunités d’entrepreneuriat rural, notamment dans les filières porteuses comme le riz et le maraîchage.

Une initiative fédératrice pour les maraîchers
Idrissa Ly, assistant chef d’antenne du PROVALE-CV à Kaolack, a expliqué que ce projet a permis d’appuyer plus de 120 hectares de périmètres maraîchers dans la région. Il a souligné que l’heure est venue de fédérer les bénéficiaires autour d’une seule coopérative. Cette démarche s’inscrit dans le cadre du partenariat entre le PROVALE-CV et la Direction Régionale du Développement Rural (DRDR). C’est dans ce cadre qu’a été tenue la rencontre d’échange sur les enjeux et contraintes du maraîchage à Kaolack, afin de poser les bases de la création de l’Union des maraîchers de la région.

Objectifs de l’atelier
L’atelier, organisé ce mardi, avait pour but d’échanger avec les organisations paysannes (OP) et les producteurs sur :

  • La problématique de l’accès aux marchés.
  • L’approvisionnement en intrants agricoles.
  • L’élaboration d’un plan d’action pour 2024-2025.

Vers un bassin agricole diversifié
M. Ly a rappelé l’évolution de la région de Kaolack, autrefois considérée comme un simple bassin arachidier. Aujourd’hui, elle tend à devenir un véritable bassin agricole diversifié, avec une forte montée du maraîchage, rivalisant même avec la zone des Niayes. Toutefois, il a souligné que de nombreux défis restent à relever, notamment :

  • Le manque d’organisation : Beaucoup de producteurs travaillent de façon dispersée, contrairement à d’autres régions mieux structurées.
  • Les contraintes structurelles : Certaines zones, comme celle de Guinguinéo, sont affectées par une forte salinité des sols.

Des solutions pour une agriculture durable
La création de l’Union des maraîchers et l’organisation de ce type d’ateliers visent à résoudre ces problèmes. Une meilleure organisation pourrait notamment faciliter l’accès aux intrants et améliorer la productivité des exploitations maraîchères.

Ce type de rencontre s’inscrit dans une dynamique de transformation agricole régionale, renforçant le potentiel économique de Kaolack et favorisant l’autonomisation des agriculteurs.

Agriculture : Le Président appelle à la régulation du prix de l’arachide

Lors du Conseil des ministres de ce mercredi, le Président de la République a insisté sur l’importance de protéger les intérêts des producteurs agricoles, en particulier ceux des producteurs d’arachide, dans le cadre des politiques agricoles du pays. Il a exprimé la nécessité d’assurer une juste rémunération pour leurs productions, tout en renforçant l’industrie nationale et en consolidant la souveraineté économique du Sénégal.

Le Chef de l’État a demandé au gouvernement de prendre des mesures appropriées pour fixer de manière équitable le prix du kilogramme d’arachide au producteur, garantissant ainsi que les cultivateurs reçoivent une rémunération juste pour leurs efforts. Cette décision s’inscrit dans la volonté de soutenir l’agriculture, secteur clé de l’économie sénégalaise, tout en veillant à ce que les producteurs ne soient pas lésés par des prix trop bas.

Dans cette optique, le Président a également demandé au Premier ministre, ainsi qu’aux ministres en charge de l’Agriculture et de l’Industrie, de travailler en concertation avec les opérateurs et industriels du secteur arachidier. L’objectif est de définir une méthode commune d’intervention sur les marchés de l’arachide, permettant de sécuriser les revenus des producteurs tout en modernisant l’outil industriel local de transformation de cette production stratégique pour le pays.

Cette approche vise à stimuler le développement de l’industrie locale de transformation de l’arachide, afin de créer davantage de valeur ajoutée sur le marché intérieur et à l’international, tout en préservant l’intérêt des producteurs qui sont au cœur de cette filière.

Le communiqué du gouvernement précise que cette démarche de régulation du marché de l’arachide vise à éviter les fluctuations excessives des prix et à offrir une stabilité aux producteurs. Pour assurer la mise en œuvre effective de ces objectifs, le Président de la République a demandé la convocation, dans les meilleurs délais, d’un Conseil interministériel dédié à la campagne de commercialisation agricole, afin de discuter des mesures à prendre pour améliorer la gestion de cette campagne et de la filière arachidière dans son ensemble.

Rencontre entre le Président Faye et Bill Gates : Vers une coopération renforcée sur l’agriculture, l’assainissement et le numérique

Dans la continuité de sa mission diplomatique à New York, le Président Bassirou Diomaye Faye a tenu une réunion stratégique avec Bill Gates, le philanthrope et co-fondateur de la Fondation Gates. Cette rencontre intervient après une audience avec le Premier ministre du Luxembourg et marque une étape importante pour le développement du Sénégal dans des secteurs clés.

Les discussions ont porté sur plusieurs domaines prioritaires pour le Sénégal, notamment l’agriculture, où l’intelligence artificielle pourrait jouer un rôle crucial dans l’amélioration des rendements. L’assainissement et l’usage du numérique pour renforcer le système de santé ont également été au cœur des échanges. Bill Gates a réaffirmé l’engagement de sa fondation à soutenir ces initiatives innovantes, en vue de faire du Sénégal un hub digital en Afrique.

Cette coopération renforcée s’inscrit dans la nouvelle stratégie technologique du Sénégal, visant à placer le pays au centre de l’innovation numérique et de la durabilité.

La Coopération Sénégal-Japon : Signature d’une convention de 18,5 Milliards de FCFA pour la santé, l’agriculture et la sécurité

Le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Dr Abdourahmane Sarr, PhD, et l’ambassadeur du Japon au Sénégal, Son Excellence Monsieur Osamu Izawa, ont signé ce vendredi une convention majeure au siège du ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération (MEPC). Cette convention marque un nouveau chapitre dans la coopération bilatérale entre les deux nations, avec un financement global de 18 milliards 492 millions de FCFA.

Cette aide financière est destinée à renforcer plusieurs secteurs cruciaux pour le développement du Sénégal, notamment la santé, l’agriculture et la sécurité. L’accord a également pour objectif de soutenir le capital humain, en répondant aux besoins croissants dans ces domaines vitaux.

Secteur de la Santé : Le financement contribuera à améliorer les infrastructures sanitaires et à renforcer les capacités du système de santé, garantissant une meilleure prise en charge des populations.
Agriculture : Des fonds seront alloués pour soutenir les projets agricoles, visant à augmenter la productivité et la durabilité du secteur agricole sénégalais.
Sécurité : Une partie des fonds sera dédiée à des initiatives visant à renforcer la sécurité, incluant la lutte contre les mines et autres menaces potentielles.
Capital Humain : Le financement prévoit également des initiatives pour améliorer la formation et le développement des compétences des Sénégalais, afin de soutenir une croissance économique inclusive et durable.

La cérémonie s’est tenue dans la salle de conférence du MEPC en présence de plusieurs personnalités importantes :

Mme Marième Soda Ndiaye, Directrice Générale du Commissariat à la Sécurité Alimentaire et à la Résilience
Monsieur Pape Magueye Diop, du Centre National d’Action Anti-Mines au Sénégal (CNAMS)
Monsieur Hiromichi Morishita, Représentant Résident de la JICA (Japan International Cooperation Agency)

Le ministre Dr Abdourahmane Sarr a exprimé sa gratitude envers le gouvernement japonais pour son soutien continu, soulignant l’importance de cette aide dans le contexte des défis actuels du Sénégal. De son côté, l’ambassadeur Osamu Izawa a réaffirmé l’engagement du Japon à soutenir le développement durable du Sénégal, en mettant l’accent sur les domaines prioritaires convenus.
Cette convention marque une étape significative dans la coopération entre le Sénégal et le Japon, promettant de renforcer les liens entre les deux pays et d’apporter des bénéfices concrets aux Sénégalais à travers les projets financés.

AGRICULTURE ET ÉLEVAGE : Le duo Diomaye-Sonko déploie un PROJET à l’horizon 2027

Lors de la formation du nouveau gouvernement en avril, une décision significative a été prise de fusionner les ministères de l’Ariculture et de l’Élevage sous l’autorité d’un seul département, dirigé par le Dr Mabouba Diagne, ancien vice-président de la BIDC (Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO). Cette réorganisation vise à optimiser les ressources et les actions à travers un plan ambitieux s’étendant jusqu’en 2027 entre ces secteurs de renforcer leur contribution à l’économie nationale et à la sécurité alimentaire.

À cet effet, le Sénégal a clairement articulé ses ambitions à travers le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (Dpbep), qui définit une feuille de route sur la période 2025-2027. Ce cadre stratégique met l’accent sur plusieurs axes clés visant à moderniser et à développer de manière durable les secteurs agricole et d’élevage.

Pour l’agriculture, les initiatives pivoteront autour de la transformation des exploitations familiales grâce à une modernisation accrue et une réforme foncière visant à sécuriser les droits de propriété. Des coopératives de producteurs seront également soutenues, équipées de plateaux techniques partagés pour optimiser les rendements et la gestion des ressources.

La gestion efficace des ressources en eau jouera un rôle crucial pour soutenir une production agricole tout au long de l’année, renforçant ainsi la résilience face aux défis climatiques. Des mesures spécifiques seront mises en œuvre pour améliorer l’efficacité de l’irrigation et la gestion des bassins hydrographiques.

En ce qui concerne l’élevage, le gouvernement s’engage à développer une chaîne de valeur laitière nationale ainsi qu’un programme ambitieux pour le secteur avicole. Des investissements significatifs seront réalisés pour moderniser les infrastructures d’abattage, de stockage, de transformation et de commercialisation des produits d’élevage, garantissant dès lors  la qualité et la compétitivité sur les marchés nationaux et internationaux.

La protection contre les feux de brousse et la gestion durable des parcours et des pâturages seront également prioritaires, particulièrement dans les zones sylvopastorales où ces actions contribueront à préserver les écosystèmes tout en soutenant les communautés pastorales.

Un système de recensement et d’identification nationale du cheptel sera mis en place pour optimiser les interventions et les investissements publics dans le secteur de l’élevage, renforçant la sécurité et la gestion des ressources animales.

Le Dakarois

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°218 – du 08/07/2024

🔴 AGRICULTURE ET ÉLEVAGE : LE PROJET DE DÉVELOPPEMENT INCLUSIF DU GOUVERNEMENT
🔴 INONDATIONS DÉSASTREUSES À KAOLACK : LE CANAL DE MÉDINA MBABA MIS EN CAUSE

🔴 ENTRETIEN EXCLUSIF AVEC MOMO MBAYE DU CÀDIZ FC : UNE TRAJECTOIRE ENTRE PASSION ET DÉTERMINATION
🔴 COURSES HIPPIQUES : SELON LA MINISTRE DES SPORTS, KHADY DIÈNE GAYE, L’HIPPODROME NATIONAL EST UN IMPÉRATIF

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°214 – du 03/07/2024

🔴 SECTEURS AGRICOLE ET MINIER AU SÉNÉGAL : LA BOAD DÉCAISSE 32 MILLIARDS DE FRANCS CFA
🔴 THIERNO BOCOUM : « SONKO, HORS DE L’ASSEMBLÉE POUR SA DPG, N’EST PLUS PREMIER MINISTRE »

🔴 EN ROUTE VERS PARIS : CHEIKH TIDIANE DIOUF PRÊT POUR L’OLYMPISME

Pommes de Terre : 80.000 Tonnes en Stock chez Swami Agri

Face aux rumeurs croissantes de pénurie de pommes de terre et d’oignons, Swami Agri, une filiale de SenegIndia, a pris l’initiative de dissiper les inquiétudes en révélant la capacité de ses chambres froides. Lors d’une présentation ce samedi, l’entreprise a annoncé disposer de plus de 80.000 tonnes de pommes de terre prêtes à être commercialisées. Ces pommes de terre proviennent de ses exploitations couvrant 3.600 hectares, et leur disponibilité promet d’apaiser les craintes de pénurie véhiculées par certains commerçants et amplifiées par une certaine presse.

Selon Souleymane Ndoye, directeur délégué de SenegIndia, ce stock conséquent de pommes de terre devrait non seulement assurer un approvisionnement adéquat pour la célébration de la fête de Tabaski, mais également suffire à ravitailler le marché sénégalais pendant les six mois à venir. Cette révélation vise à calmer les inquiétudes des consommateurs et à contrecarrer les fausses informations sur une supposée pénurie.

Lors d’une visite guidée, Swami Agri a mis en avant son modèle de gestion des ressources humaines et les investissements massifs réalisés pour soutenir la souveraineté alimentaire du Sénégal. Ces efforts montrent l’engagement de l’entreprise à jouer un rôle crucial dans l’agrobusiness local et à garantir la sécurité alimentaire du pays.

L’événement a également servi de plateforme pour Swami Agri afin de souligner le pacte de solidarité et d’entraide qu’elle maintient avec les communautés locales. Cette démarche vise à réfuter les accusations d’accaparement de terres et de boulimie foncière portées contre l’entreprise. Swami Agri a réaffirmé son engagement à travailler en harmonie avec les populations voisines et à contribuer positivement au développement socio-économique de la région.

En conclusion, Swami Agri, par cette démarche transparente et proactive, s’efforce de restaurer la confiance des consommateurs et de démontrer son rôle vital dans l’approvisionnement alimentaire du Sénégal.

Kaolack : La Fédération Nationale des Femmes Rurales du Sénégal accueille avec enthousiasme les directives du Ministre de l’Agriculture

Suite aux directives du ministre de l’Agriculture, Mabouba Diagne, visant à appliquer la circulaire 0989, qui introduit des quotas spécifiques pour les femmes dans l’accès aux intrants agricoles, la Fédération Nationale des Femmes Rurales du Sénégal (FNFRS), dirigée par Ndiouck Mbaye, a exprimé son enthousiasme et son soutien face à la presse.

« La Fédération Nationale des Femmes Rurales du Sénégal applaudit les nouvelles directives annoncées par le ministre de l’Agriculture, Mabouba Diagne, visant à réduire les disparités de genre dans le secteur agricole et à favoriser l’autonomisation des femmes. Nous lui disons merci pour cette intervention », a déclaré Ndiouck Mbaye, présidente de la FNFRS, lors d’une conférence de presse ce vendredi.

Selon Ndiouck Mbaye, les instructions du ministre représentent une avancée significative pour les femmes rurales, leur permettant d’accéder aux mêmes avantages que les hommes dans le secteur agricole. Les quotas introduits par la circulaire 0989 incluent :

15% des nouveaux aménagements à partir des eaux de surface.

20% des aménagements à partir des eaux souterraines.

20% des semences d’arachides.

20% des semences de riz.

15% des tracteurs.

20% du matériel de culture attelée.

40% du financement destiné au secteur agricole.

« Ces mesures sont sur la voie de sortir les femmes rurales des difficultés qui ont perduré pendant de nombreuses années, souvent sans solution autre que des discours politiques », a ajouté Mme Mbaye.

Mme Ndiouck Mbaye a également expliqué que la FNFRS, le Réseau des Femmes du CNCR (Conseil National de Concertation et de Coopération des Ruraux), et d’autres organisations sont membres de la CICODEV (Citoyenneté, Droits et Développement en Afrique). Ces organisations ont contribué à la campagne « Stand For Her Land » lancée par CICODEV Afrique. L’objectif de cette campagne est de sensibiliser les autorités administratives, les chefs de villages, les autres paysans, et les femmes rurales afin qu’elles bénéficient équitablement des terres.

Les nouvelles directives sont perçues comme un investissement crucial dans l’autonomisation économique des femmes, ce qui est essentiel pour atteindre l’égalité des sexes, éradiquer la pauvreté et promouvoir une croissance économique inclusive. « Tout le monde sait que les femmes apportent une contribution énorme à l’économie, que ce soit au sein des entreprises, dans les exploitations agricoles, comme entrepreneuses ou employées, ou par leur travail non rémunéré à la maison, où elles s’occupent de leurs familles », a souligné Mme Mbaye.

Enfin, la présidente de la FNFRS a insisté sur l’importance de respecter ces directives au niveau local. « Nous souhaitons que toutes ces directives du ministre de l’Agriculture soient respectées par ses démembrements au niveau de la base », a-t-elle plaidé.

L’accueil enthousiaste de ces nouvelles directives par la FNFRS montre une volonté collective de promouvoir l’égalité et de renforcer l’autonomisation des femmes rurales, constituant ainsi une étape importante vers un avenir plus équitable et prospère pour toutes les femmes du Sénégal.

Atelier national au Sénégal : Préparation face aux Prévisions Climatiques pour l’Agriculture et la Pêche en 2024

Le 8 mai dernier, Dakar a accueilli un atelier national réunissant des experts en météorologie, agronomie et hydrologie pour discuter des prévisions saisonnières pour l’hivernage 2024 au Sénégal. Cette réunion a mis en lumière l’importance d’une approche basée sur la prévisibilité pour améliorer la production agricole et gérer les ressources aquatiques du pays.

Le Secrétaire général de l’Agence nationale de l’aviation civile et de la météorologie (Anacim), Mamina Kamra, a souligné le rôle crucial de son agence dans la production de prévisions à long terme, visant à mieux préparer le secteur agricole aux variations climatiques. Les discussions ont révélé que les pluies devraient être normales en début de saison, mais pourraient devenir excédentaires, augmentant ainsi le risque d’inondations.

Les experts ont également abordé les implications socio-économiques de ces prévisions climatiques. Ils ont conseillé aux ministères de l’Agriculture et de la Pêche d’adapter leurs stratégies pour prévenir les dommages potentiels causés par un démarrage précoce et anormal des pluies. Le Directeur général de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (Isra), intervenant par vidéoconférence, a souligné l’importance d’anticiper ces changements pour élaborer des stratégies de survie efficaces pour les producteurs face au changement climatique.

Cet atelier national démontre l’engagement du Sénégal à renforcer sa résilience face aux défis climatiques, en mettant l’accent sur la préparation proactive et la gestion adaptative des ressources naturelles. En adoptant une approche fondée sur la prévisibilité, le pays peut mieux se positionner pour faire face aux fluctuations climatiques et protéger ses secteurs agricole et halieutique, essentiels pour son développement économique et social.

Réforme Agricole au Sénégal : Vers une nouvelle Loi d’orientation Agro-Sylvo-Pastorale

Le Conseil des ministres, tenu aujourd’hui au Palais de la République, a été marqué par des discussions importantes concernant le secteur agricole, cruciale pour la souveraineté alimentaire et le développement économique du Sénégal.

Sous la présidence de Bassirou Diomaye Diakhar Faye, le gouvernement a mis l’accent sur la nécessité de réviser et d’actualiser la loi d’orientation agro-sylvo-pastorale. Le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, ainsi que le secrétaire d’État aux Coopératives et à l’Encadrement paysan, ont reçu pour mission de proposer des modifications à cette législation, selon le porte-parole du gouvernement, Amadou Moustapha Ndjekk Sarré.

Cette révision vise à renforcer le rôle des organisations professionnelles rurales dans la gouvernance de l’agriculture, considérée comme le pilier de l’économie nationale. L’objectif est d’assurer une gestion plus inclusive et efficace des ressources, qui soutient directement les agriculteurs et les coopératives sur le terrain.

Le président Faye a insisté sur l’importance de transformer le secteur agricole pour en faire une base solide de la souveraineté alimentaire du pays, tout en stimulant la croissance économique et en créant des emplois décents. Il a souligné la nécessité d’un changement de paradigme qui implique une responsabilisation accrue des organisations professionnelles à la base.

« En s’inspirant du Projet, il convient de changer de paradigme en veillant à la responsabilisation accrue des organisations professionnelles à la base. C’est tout le sens de la politique de soutien et de relance des structures coopératives traduite par la nomination d’un secrétaire d’État aux Coopératives et à l’Encadrement paysan », a expliqué le porte-parole du gouvernement.

Cette démarche s’inscrit dans une série d’efforts entrepris par le gouvernement de Bassirou Diomaye Diakhar Faye pour renforcer les infrastructures et les services de soutien à l’agriculture, dans le but d’optimiser la production agricole et de garantir l’autosuffisance alimentaire du Sénégal. Les résultats attendus de cette réforme législative sont une amélioration significative de la productivité agricole et un meilleur encadrement des acteurs du secteur.

Nouvelle politique agricole : Les ressources allouées iront directement aux agriculteurs, annonce Ousmane Sonko, PM

Lors de l’ouverture officielle des travaux de la conférence interministérielle sur l’agriculture tenue au Centre International de Conférence Abdou Diouf de Diamniadio, le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a dévoilé une nouvelle orientation stratégique pour le secteur agricole du pays. En effet, selon lui, la campagne agricole 2024/2025 sera le théâtre de profondes réformes sous le signe de la souveraineté alimentaire.

Ousmane Sonko a souligné l’importance de l’agriculture comme pilier du développement économique inclusif et durable du Sénégal. Il a mis l’accent sur le rôle crucial de ce secteur dans la création d’emplois, la lutte contre l’émigration irrégulière et l’éradication de la pauvreté. Le Premier ministre a exprimé son regret face au constat que les moyens financiers précédemment alloués n’avaient pas atteint les vrais acteurs du secteur.

« Désormais, les ressources et moyens consentis à l’agriculture iront à ceux qui la pratiquent réellement », a-t-il affirmé, annonçant un changement radical dans la distribution des subventions et des financements agricoles. Cette mesure vise à assurer que l’investissement dans l’agriculture bénéficie directement aux agriculteurs et non à des intermédiaires.

Le Premier ministre a également promis de restructurer l’organisation des producteurs agricoles et de moderniser le système de distribution des intrants agricoles grâce à la digitalisation et à une meilleure sécurisation. Ces efforts seront complétés par des sessions de renforcement des capacités et l’introduction de mécanismes de financement innovants, tels que le crédit-bail pour l’acquisition de matériel agricole et le nantissement des stocks.

Sonko envisage de mettre en place des garanties souveraines ou des fonds de garantie pour réguler les marchés, assurer des prix rémunérateurs pour les agriculteurs, et garantir le remboursement des crédits. Une approche intégrée de la chaîne de valeur est également prévue pour assurer des débouchés stables aux produits agricoles, avec un soutien étatique à la transformation, la conservation, et la commercialisation.

Pour finir, le Premier ministre a souligné l’importance de finaliser rapidement la formulation de cette nouvelle doctrine de souveraineté alimentaire avec la participation active de tous les acteurs concernés, marquant ainsi un engagement ferme du gouvernement à réaliser les changements demandés par la population pour une agriculture plus productive et équitable.

L’agriculture au cœur de la lutte contre le chômage, l’émigration clandestine et la pauvreté, affirme le Premier ministre

Le Premier ministre Ousmane Sonko a souligné vendredi l’importance cruciale du secteur agricole dans la création d’emplois pour les jeunes et les femmes, ainsi que dans la lutte contre l’émigration clandestine et la pauvreté.

S’exprimant lors de l’ouverture d’un conseil interministériel consacré à la campagne agricole 2024-2025, au Centre international de conférences Abdou Diouf de Diamniadio, le Premier ministre a insisté sur le rôle prépondérant que l’agriculture devra désormais jouer dans ces domaines.

« C’est désormais à l’agriculture de jouer un rôle prépondérant dans la création d’emplois pour les jeunes et les femmes, la lutte contre l’émigration clandestine et la pauvreté », a déclaré Ousmane Sonko.

Il a également souligné que cette réunion interministérielle constituait une première depuis l’arrivée au pouvoir du président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, ce qui témoigne de l’importance accordée par le gouvernement au secteur agricole et au monde rural.

Le Premier ministre a affirmé que la doctrine de la souveraineté alimentaire guiderait désormais les interventions de l’État, marquant ainsi le début d’une nouvelle dynamique pour l’atteinte de cette souveraineté alimentaire lors de la campagne agricole 2024-2025.

« Avec la doctrine de la souveraineté alimentaire, il s’agit de faire de l’agriculture le levier essentiel du développement inclusif et durable de notre pays », a-t-il ajouté.

Cette orientation souligne l’engagement du gouvernement à promouvoir une agriculture plus efficace et inclusive, qui non seulement répond aux besoins alimentaires de la population, mais aussi contribue à la création d’emplois et à la réduction de la pauvreté, tout en dissuadant l’émigration clandestine.

La Foire Internationale de l’Agriculture au Sénégal introduit des innovations et un salon international en Mai 2024

La 24ème édition de la Foire internationale de l’agriculture et des ressources animales (Fiara) se tiendra du 4 au 26 mai 2024 au Centre International du Commerce Extérieur du Sénégal (Cices). Cette année, l’événement sera marqué par plusieurs innovations, dont la création d’un Salon international de l’agriculture et des ressources animales (Siara) du 14 au 18 mai.

Lors d’une conférence de presse, le directeur général de la Fiara, Pape Abdou Fall, a dévoilé les principaux axes de cette édition, mettant en avant le thème « le défi de la Souveraineté Alimentaire face au changement climatique ». Ce choix vise à susciter des discussions constructives sur le rôle crucial des producteurs dans le développement rural, ainsi que sur les solutions à apporter pour faire face aux défis environnementaux.

L’introduction du Siara constitue une réponse à une demande croissante des participants occidentaux, qui avaient auparavant exprimé des réserves concernant la longueur de l’événement. En concentrant les activités sur une période plus courte, ce salon international permettra des échanges plus dynamiques et efficaces, favorisant notamment la conclusion rapide de contrats et partenariats.

Cette nouvelle formule de la Fiara s’inscrit dans une volonté d’adaptation aux besoins et aux attentes des acteurs du secteur agricole, tout en renforçant son attractivité à l’échelle nationale et internationale. Elle offre également une plateforme propice au partage d’expériences, à la promotion des innovations agricoles et à la recherche de solutions concrètes pour relever les défis alimentaires et environnementaux auxquels fait face le Sénégal et l’Afrique dans son ensemble.

Diagane Barka / Foundiougne : Le Président Du Mouvement Jappo Suxali Sunu Gox ( Mouhamed Nazir Cissé) attire l’ attention du futur Ministre de l’ agriculture sur la culture de hors saison.

Situés dans la région de Fatick département de Foundiougne , les périmètres maraichers du mouvement Jappo Suxali Sunu Gox se trouvent dans les villages de (Keur Bakary Cissé et Diagane Barka chef-lieu de la commune).
La zone est marquée par des activités agricoles et maraichères. Les femmes et hommes qui s’activent dans ces périmètres maraîchers travaillent 24 heures sur 24 . Le système des eaux est électronique à partir des mi-forages arrosant les plantations de tomates, d’oignons , de pommes de terre, d’arachides. « Cet investissement a d’abord permis la maîtrise de l’eau dans la zone mais surtout permet aux jeunes de rester chez eux et d’y réussir . Nous sommes en train de lutter contre deux Phénomènes  » l’exode rural et l’immigration irrégulière « 
Aujourd’hui la plupart des femmes de Diagane Barka et de Keur Bakary Cissé n’ont plus besoin d’être des saisonnières en dehors de leur commune   » a expliqué Mouhamed Nazir Cissé, président du dit mouvement. Ces braves dames, dira-t-il, parviennent à s’extirper des griffes de la pauvreté qui frappe durement la gent féminine dans cette partie du Sénégal. Tout ce qu’elles gagnent ici, leur permet de subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs familles. La quasi-totalité des légumes vendus sur les marchés locaux sont cultivés dans ces périmètres maraîchers a souligné Mouhamed Nazir Cissé.
Cependant, le président du mouvement Jappo Suxali Sunu Gox invite le futur gouvernement et son ministre chargé de l’agriculture de donner beaucoup de considération à la culture hors saison pour permettre de lutter contre l’extrême pauvreté dans les zones rurales.

Vers un modèle agricole durable d’ici à 2050 : Chercheurs et agriculteurs se penchent sur l’avenir de l’agriculture au Sénégal

Une conférence sur le thème du ‘meilleur modèle agricole à l’horizon 2050’ a réuni chercheurs, agriculteurs et représentants d’associations de consommateurs à Hann Bel-Air, dans la banlieue de Dakar, mardi dernier. L’objectif de cet événement était de créer les conditions propices à une production agricole intensive et durable, en réponse aux défis futurs, ont rapporté les journalistes de l’APS présents sur place.

La conférence, à laquelle ont également participé des partenaires techniques et financiers de l’État, a été l’occasion pour les citoyens de débattre des politiques publiques, des résultats de la recherche et des enjeux actuels de l’agriculture au Sénégal, en vue des prochaines décennies, selon les explications d’Astou Diaw Camara, chercheure et directrice du bureau d’analyses macroéconomiques de l’Institut sénégalais de recherches agricoles (ISRA).

Le thème central de la conférence, « Analyse prospective de l’agriculture sénégalaise en 2050 : le futur entre agro-industrie et agroécologie », met en lumière les interrogations autour de la nécessité de nourrir une population en croissance tout en préservant l’environnement. Mme Camara souligne ainsi l’importance de réfléchir à des moyens d’intensifier la production agricole de manière durable.

La question fondamentale qui se pose est celle du choix entre une intensification de la production agricole de manière industrielle et les risques associés à une détérioration de l’environnement. Les participants à la conférence ont donc cherché à identifier les meilleures stratégies pour relever ce défi, en tenant compte des impératifs de durabilité et de préservation des ressources naturelles.

En fin de compte, cette initiative vise à éclairer les pouvoirs publics sur les choix à opérer en matière d’agriculture, en favorisant une approche prospective et inclusive, avec la participation de toutes les parties prenantes du secteur agricole sénégalais.

ALERTE : L’agriculture utilisée comme une arme – Des syndicalistes tirent la sonnette d’alarme à Saly

Des syndicalistes de l’agroalimentaire du monde entier se sont réunis à Saly pour exprimer leur inquiétude concernant l’utilisation croissante de l’agriculture comme une arme politique et économique. Lors de la 5ème Conférence internationale de l’Union internationale des syndicats de travailleurs de l’agriculture, de l’alimentation, du commerce et similaires (UISTAAC), qui se tient actuellement dans cette ville sénégalaise, ces représentants ont mis en garde contre les conséquences dévastatrices de cette pratique.

Alioune Ndiaye, secrétaire général de l’Union des travailleurs du Sénégal, a déclaré que l’alimentation était devenue une arme entre les mains des pays capitalistes développés, au détriment de ceux qui la cultivent. Cette observation a été partagée par les 164 délégués syndicaux et les 105 organisations syndicales de l’agroalimentaire représentant 86 pays, présents à la conférence.

Julien Huck, secrétaire général de l’Union internationale des travailleurs de l’agriculture, de l’alimentation, du commerce et similaire, a souligné que l’agriculture, auparavant considérée comme un bien vital pour les populations, était maintenant traitée comme une simple marchandise. Cette marchandisation prive les populations de leur droit fondamental à se nourrir et renforce le contrôle exercé par les multinationales sur les ressources alimentaires mondiales.

La conférence vise à élaborer des stratégies pour contrer cette tendance inquiétante et garantir que l’alimentation reste accessible à tous. Elle offre une plateforme d’échange et de collaboration pour aborder les défis auxquels est confrontée la sécurité alimentaire mondiale. La conférence se poursuivra jusqu’à dimanche, permettant aux participants de partager leurs expériences et de développer des solutions innovantes pour protéger les droits fondamentaux des populations.

Saly : des délégués syndicaux de l'agroalimentaire mondial alertent sur le danger de...

Chemins de fer, agriculture, emplois, accès à l’eau potable… : Alioune Sarr décline son ambitieux programme pour le Sénégal

La transparence à tous les niveaux du processus électoral. Ce point tient à cœur, le candidat de la Coalition Alioune Président en 2024 (CAP-2024). Cette formation politique a tenu ce week-end, son congrès d’investiture à l’élection présidentielle du 25 février à Thiès.  « Si je suis élu Président de la République, je veillerai scrupuleusement à la crédibilité et à la fiabilité de notre processus électoral », a promis le candidat. Mieux, il entend donner aux chemins de fer, ses lettres de noblesse. Le fixe comme priorités dans un horizon court, la construction des chemins de fer Dakar-Saint-Louis et Dakar-Tambacounda et Kidira.

Aussi il déploiera toute son énergie pour les consolidations des acquis démocratiques obtenus de hautes luttes et ouvrira pour la stabilité du Sénégal. « Notre famille politique se mobilisera avec tous les Sénégalais pour préserver et consolider notre démocratie acquise de haute lutte par nos pères et que nous devons léguer à la prochaine génération pour l’intérêt général et pour la stabilité de notre cher pays, le Sénégal », s’est engagé Alioune Sarr.

Une autre politique de l’assainissement et de l’eau potable

La Coalition Alioune Président CAP-2024 offrira une politique d’accès aux services d’eau potable et d’assainissement. IL s’engage, s’il est élu en février 2024, à « résilie les concessions avec Aquatec, rediscute les conventions avec la SEHO et Sen’Eau, pour mettre au cœur de ces contrats, la satisfaction de nos concitoyens ». « Il n’est pas acceptable qu’il y ait une discrimination entre les citoyens, pour l’accès à une denrée aussi essentielle comme l’eau. Je mettrai en œuvre une véritable stratégie nationale d’assainissement et d’accès à l’eau potable, qui assurera de manière équitable et juste, la fourniture cohérente de l’eau aux usagers, du monde rural comme ceux du milieu urbain », dit-il.

Son ambitieux programme d’assainissement comportera la construction des stations d’épuration, les eaux traitées seront réutilisées pour l’agriculture et l’arrosage des espaces verts dans toutes les grandes villes et des cités religieuses. Parmi ces villes, il cite Rufisque, Dakar et sa banlieue, Touba, St Louis, Kaolack, Thiès, Tivaouane, Ziguinchor, Kolda.

Ngaye Mékhé approvisionnera le marché sénégalais et celui de l’Afrique de l’Ouest

Il projette de moderniser la fabrication des chaussures par les artisans de Ngaye Mékhé situé dans le département de Tivaouane. Ngaye Mékhé regorge de cordonniers talentueux qui éprouvent toutes les peines du monde pour écouler leurs chaussures.

« J’ai rencontré des cordonniers talentueux dans la confection de chaussures. Ils rencontrent des difficultés d’écoulement de leurs produits et de formation. Nous allons construire dans le département une Zone Économique Spéciale dédiée à la fabrication et la commercialisation. Ngaye Mékhé va approvisionner le marché sénégalais et celui de la sous-région », ambitionne Alioune Sarr.  

Des usines de raffinage à Kaolack, Diourbel, Ziguinchor

Le candidat entend apporter des réponses aux problèmes des agriculteurs et des producteurs du Saloum. Il ne comprend pas pourquoi le Sénégal importe 200.000 tonnes d’huile de consommation sur le marché international alors que nous produisons de l’arachide. En outre, cette formation modernisera le système de production agricole des femmes de le département de Vélingara, du Dandé Mayo, dans la région de Matam, Kounkané, ainsi que les femmes de Diembéring dans le département Oussouye où l’on fait encore recours au Kadiandou pour le labour des rizières.« Nous allons régler la problématique des tracteurs, de panneaux solaires et du matériel agricole spécialisé en riziculture de tous ces jeunes et femmes de Ziguinchor, Kolda, Sédhiou, Bakel, Tambacounda, Kaolack, Matam, Dagana et Saint Louis », a relevé le candidat qui a promis d’aménager 300.000 hectares pour la production du riz, du maïs, du blé, l’arachide et l’élevage. « C’est près de mille milliards de FCFA qui seront injectées dans l’économie nationale, créant ainsi des millions d’emplois pour nos jeunes dans le secteur de l’agroalimentaire, avec le matériel agricole qui ne sera pas importé, mais fabriqué par nos artisans locaux à travers des partenariats et des transferts de technologies avec de grands fabricants de matériels agricoles », a préconisé le candidat Alioune Sarr. La nouvelle politique agricole sera accompagnée par la création des usines de raffinage de l’huile d’arachide dans les villes de Diourbel, à Kaolack et à Ziguinchor. « Le raffinage industriel de l’huile d’arachide sera réinstallé dans les bassins arachidiers, à Diourbel, à Kaolack et à Ziguinchor, générant ainsi pas de 400 milliards de FCFA par an, pour nos producteurs d’arachide et nos industriels et commerçants d’huile de consommation », a déduit Alioune Sarr.

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