Rapport de la Cour des Comptes : l’APR accuse le nouveau régime de « comportement irresponsable »

La publication du rapport d’audit de la Cour des Comptes sur la gestion de l’État entre 2019 et mars 2024 continue de faire couler beaucoup d’encre. Ce document, qui met en lumière des irrégularités dans la gestion des finances publiques sous l’ancien régime, a été rendu public par le gouvernement actuel dans le cadre de son initiative de transparence baptisée « Jub, Jubal, Jubbanti ». Face aux conclusions accablantes du rapport, le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, a annoncé l’ouverture de poursuites pénales contre des responsables présumés de détournements de fonds et d’autres infractions économiques.

En réaction, l’Alliance pour la République (APR), parti de l’ancien président Macky Sall, a tenu une conférence de presse ce jeudi 13 février pour contester les accusations et dénoncer une instrumentalisation politique du rapport. D’après les cadres du parti, le gouvernement de Bassirou Diomaye Faye agit de manière irresponsable en rendant publics des chiffres qui, selon eux, seraient exagérés ou mal interprétés. Ils estiment que cette posture pourrait nuire gravement à la réputation du Sénégal et compromettre sa capacité à obtenir des financements à l’international. « Le comportement irresponsable du nouveau régime va coûter très cher au Sénégal, en réputation et en coût d’emprunt », a déclaré un responsable du parti. En wolof, il a ajouté : « Ku meunul bahul lu yakku yowa ! » (Celui qui n’a pas su gérer ne doit pas détruire ce qui existe).

L’un des points majeurs de discorde entre l’APR et le gouvernement actuel concerne la dette publique. L’APR a tenu à rappeler que la dette publique sénégalaise repose sur deux composantes distinctes. La première est la dette intérieure, qui englobe les emprunts contractés auprès des banques locales et les émissions de bons du Trésor sur les marchés financiers régionaux. La seconde est la dette extérieure, qui comprend les prêts obtenus auprès d’organismes bilatéraux et multilatéraux, ainsi que les fonds levés sur les marchés financiers internationaux. Selon les cadres du parti, il est erroné d’inclure dans la dette publique certaines facilités financières accordées par les banques locales pour l’exécution de projets et programmes spécifiques. Ils accusent le gouvernement actuel d’avoir gonflé les chiffres en y intégrant des avances et découverts bancaires, ce qui, selon eux, ne correspond pas à la définition traditionnelle de la dette publique.

Un autre point de friction concerne la vente de biens immobiliers de l’État. Selon le rapport de la Cour des Comptes, plusieurs immeubles appartenant à l’État ont été cédés dans des conditions jugées opaques. En réponse, l’APR affirme que ces transactions ont été réalisées dans le cadre légal et que les immeubles ont été vendus à la SOGEPA, une société publique dont l’État détient l’intégralité du capital. Le parti rappelle que la loi n°2022-36 du 22 novembre 2022 autorise expressément le transfert de ces biens à la SOGEPA, soit par cession, soit à titre gratuit ou onéreux. L’APR estime que la Cour des Comptes n’a d’ailleurs émis aucun grief majeur sur ces ventes et accuse le gouvernement de manipuler l’information à des fins politiques.

Sur la question de l’encours de la dette de l’administration centrale, l’APR affirme que le rapport de la Cour des Comptes ne remet pas en cause les chiffres contenus dans les lois de règlement adoptées sous le régime de Macky Sall. Selon eux, la Cour aurait même corrigé certaines erreurs du ministère des Finances, qui aurait omis d’intégrer un montant de 81,29 milliards de francs CFA. Pour les partisans de l’ancien président, cela prouve que les chiffres avancés par le gouvernement actuel sont biaisés et ne reflètent pas la réalité des finances publiques.

La question des disponibilités bancaires de l’État est également un sujet de contestation. Le rapport mentionne que les fonds disponibles en banque s’élèvent à 173,6 milliards de francs CFA, mais l’APR conteste ce chiffre, affirmant que les données du Trésor et des institutions bancaires situent plutôt ces disponibilités à 263,9 milliards. Cette divergence de chiffres alimente la méfiance de l’ancien régime, qui soupçonne le gouvernement actuel de vouloir noircir artificiellement le tableau financier pour justifier certaines décisions politiques.

Les engagements financiers de l’État vis-à-vis du secteur bancaire constituent un autre point de discorde. Selon la Cour des Comptes, à la fin de l’année 2023, les engagements financiers de l’État s’élevaient à 2 219,79 milliards de francs CFA. Or, le rapport officiel du gouvernement actuel évoque un chiffre bien inférieur, estimé à 619,8 milliards. L’APR interpelle l’exécutif sur cette différence de près de 1 600 milliards de francs CFA et exige des explications claires sur l’origine des données utilisées par le ministère des Finances.

Derrière ces querelles techniques et financières se cache une véritable bataille politique entre l’ancien et le nouveau régime. L’APR se défend vigoureusement contre ce qu’il considère comme une tentative de criminalisation de la gestion de Macky Sall et de ses collaborateurs. Le parti accuse le gouvernement de Bassirou Diomaye Faye d’orchestrer une campagne de diabolisation pour détourner l’attention des difficultés actuelles du pays.

De son côté, le gouvernement maintient sa ligne dure en promettant des poursuites judiciaires contre les responsables présumés de malversations. Le ministre de la Justice, Ousmane Diagne, a assuré que des enquêtes approfondies seront menées et que toutes les personnes impliquées, qu’elles soient anciennes ou actuelles figures de l’État, devront rendre des comptes. L’exécutif affirme que son objectif est d’assainir la gestion publique et de rétablir la confiance des citoyens dans les institutions du pays.

L’affaire ne fait que commencer et pourrait avoir des conséquences politiques majeures dans les mois à venir. Si les enquêtes judiciaires confirment les accusations portées par la Cour des Comptes, d’anciens ministres et hauts responsables risquent des poursuites pénales pouvant aller jusqu’à des peines de prison. L’APR, quant à elle, promet de ne pas se laisser faire et annonce déjà qu’elle mènera une bataille politique et médiatique pour défendre son bilan et rétablir sa vérité.

Dans ce contexte explosif, l’opinion publique suit avec attention l’évolution du dossier. Pour les citoyens, l’enjeu dépasse le simple règlement de comptes entre deux régimes : il s’agit avant tout de savoir si les promesses de transparence et de bonne gouvernance faites par le président Bassirou Diomaye Faye seront tenues, et si la justice sera véritablement impartiale dans le traitement de cette affaire aux multiples ramifications.

Journée nationale du dialogue : Ismaïla Madior Fall et Aïssata Tall Sall déclinent l’invitation du Chef de l’État

La journée du dialogue national sur la réforme et la modernisation du secteur de la justice, convoquée par le Chef de l’État, risque de se dérouler sans la présence des deux derniers ministres de la Justice sous l’ère Macky Sall. En effet, Ismaïla Madior Fall et Aïssata Tall Sall ont choisi de ne pas y participer pour des raisons distinctes.

Ismaïla Madior Fall a justifié son absence en évoquant « un engagement antérieur à la réception de l’invitation » qui l’empêcherait d’assister à ces assises. Malgré son absence, il souhaite toutefois plein succès aux travaux et propose de verser à la contribution le rapport de la Commission de modernisation de la justice qu’il avait présidée en 2018 sur instruction de l’ancien Chef de l’État, Macky Sall.

Quant à Aïssata Tall Sall, son successeur, elle estime personnellement qu’un format de discussions et de débats plus approfondis aurait été plus approprié pour aborder la gravité et la densité du sujet lié au système judiciaire. Malgré son absence, elle exprime sa disponibilité à apporter sa contribution à l’amélioration du système judiciaire, soulignant l’importance des conditions matérielles de travail des acteurs de la justice.

Elle rappelle également l’importance du chantier déjà entamé pour la modernisation du système judiciaire, qui a mobilisé d’importants investissements pour la construction de tribunaux, de Cours d’Appel et de prisons.

La journée du dialogue national sur la réforme et la modernisation du secteur de la justice débute avec la présence effective du président de la république Bassirou Diomaye Faye, sous le thème « Réforme et modernisation du secteur de la justice ». Les discussions s’annoncent donc riches malgré l’absence de ces deux personnalités politiques importantes.

Passation de Témoin au Ministère de la Justice : Aissata Tall Sall passe le flambeau à Ousmane Diagne

Ce jeudi matin, un événement empreint de symbolisme a eu lieu au ministère de la Justice du Sénégal, alors que l’ex-ministre Aissata Tall Sall a passé le témoin à son successeur, Ousmane Diagne. Cette transition marque la fin d’un chapitre et le début d’un nouveau, symbolisant le renouvellement continu au sein de l’administration sénégalaise.

Sur les réseaux sociaux, Aissata Tall Sall a partagé un message sincère adressé à son successeur, exprimant ses meilleurs vœux de succès pour son mandat à venir. Mais au-delà de cette transition formelle, elle a également pris le temps de remercier le président sortant, Macky Sall, pour la confiance constante qu’il lui a accordée tout au long de son parcours ministériel.

Dans son message, Aissata Tall Sall a rappelé avec fierté le moment historique où elle a été nommée première femme ministre des Affaires Étrangères du Sénégal. Cette nomination a marqué un jalon important dans l’histoire du pays, soulignant l’évolution vers une gouvernance plus inclusive et diversifiée.

En tant que ministre de la Justice, Aissata Tall Sall a été confrontée à des défis complexes et cruciaux pour l’avenir de la nation. Elle a notamment évoqué l’adoption de la Loi d’Amnistie Générale en Mars 2024, une décision capitale pour la réconciliation et la justice dans le pays.

Mais au-delà des réalisations politiques, Aissata Tall Sall a tenu à rendre hommage à ses collaborateurs, reconnaissant leur dévouement et leur expertise. Que ce soit au ministère des Affaires Étrangères ou à celui de la Justice, elle a salué leur engagement envers le service public et la République.

Dans un geste de gratitude envers tous ceux qui l’ont soutenue dans ses fonctions, Aissata Tall Sall a affirmé son engagement continu pour un Sénégal meilleur. Elle a également annoncé son intention de poursuivre son combat politique aux côtés de ses camarades de OSEZ L’AVENIR, soulignant ainsi sa détermination à contribuer à l’avenir et au progrès de son pays.

Cette passation de témoin marque non seulement la transition d’un ministre à un autre, mais elle illustre également les valeurs d’engagement, de dévouement et de continuité qui animent les acteurs politiques sénégalais. C’est dans cet esprit que le ministère de la Justice entre dans une nouvelle ère, avec Ousmane Diagne à sa tête, tandis que Aissata Tall Sall se prépare à de nouveaux défis et à de nouvelles opportunités au service de sa nation.

Passation de service au ministère de la Justice : Aissata Tall Sall exprime ses vœux de réussite à son successeur

Ce jeudi matin, une passation de service a eu lieu au ministère de la Justice du Sénégal. Aissata Tall Sall, qui occupait ce poste, a officiellement remis les rênes à son successeur, Ousmane Diagne. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, l’ancienne ministre a exprimé ses vœux de réussite à son successeur tout en remerciant le président sortant, Macky Sall, pour la confiance qu’il lui a témoignée tout au long de son mandat.

Dans son message, Aissata Tall Sall a souligné le privilège d’avoir été la première femme à occuper le poste de Ministre des Affaires Étrangères, un moment historique pour le Sénégal. Elle a également évoqué son engagement à la tête du ministère de la Justice, notamment lors du vote de la Loi d’Amnistie Générale en mars 2024, un événement marquant dans l’histoire du pays.

La passation de service marque la fin d’une période de service dédiée à la patrie et à la justice pour Aissata Tall Sall. Elle a tenu à exprimer sa gratitude envers tous ses collaborateurs pour leur fidélité, leur loyauté et leur dévouement dans l’accomplissement de leurs missions. Elle a également remercié ceux qui l’ont soutenue dans ses moments difficiles au service de l’État et de la République.

Aissata Tall Sall a réaffirmé son engagement et sa détermination à œuvrer pour un Sénégal meilleur, soulignant son intention de continuer à travailler avec tous ceux qui partagent sa vision d’un avenir prometteur pour le pays. Elle a également exprimé sa reconnaissance envers ses camarades de OSEZ L’AVENIR et a promis de se consacrer aux futures tâches politiques qui les attendent au service du Sénégal.

Aissata Tall Sall : Une vision ambitieuse pour l’avenir politique des femmes au Sénégal

À l’approche de l’élection présidentielle de 2024 au Sénégal, Aissata Tall Sall, ministre de la Justice et candidate à la présidence, partage sa vision ambitieuse pour l’avenir politique des femmes dans le pays. Dans un entretien exclusif avec Seneweb à l’occasion de la Journée internationale de la femme, elle affirme que malgré la sous-représentation actuelle des femmes parmi les candidats, elle croit fermement qu’une femme occupera bientôt le poste de présidente de la République.

En soulignant les défis auxquels les femmes sont confrontées lorsqu’elles entrent en politique, Aissata Tall Sall rappelle son expérience en tant que candidate en 2019, décrivant le processus comme un véritable parcours du combattant. Elle encourage les femmes à faire preuve de courage et à s’engager davantage dans cet univers politique souvent défini par les hommes.

« Les femmes doivent faire preuve de beaucoup plus de courage pour s’engager dans ce jeu qui a été défini par les hommes. Mais ça viendra. Un jour, j’espère pas très lointain, une femme sera présidente de la République du Sénégal », déclare Aissata Tall Sall.

La ministre de la Justice exprime sa conviction que les femmes ont progressé dans l’occupation de postes de responsabilité et que l’émergence d’une femme présidente est inévitable. Elle partage également ses propres ambitions, affirmant que tant qu’elle sera engagée en politique, son désir d’être la première présidente de la République ne faiblira pas.

L’annonce d’Aissata Tall Sall met en lumière l’importance de soutenir et d’encourager la participation des femmes dans la sphère politique, ouvrant ainsi la voie à une représentation équitable et diversifiée au plus haut niveau de la gouvernance sénégalaise.

Le Dakarois Quotidien N°113 – du 21/02/24

Le Dakarois Quotidien N°113 – du 21/02/24
🔴Me Aïssata Tall Sall: ‘’Aucune libération massive de détenus sans procédure établie ‘’

Aissata Tall Sall se prononce sur les récentes libérations de détenus lors d’une conférence de presse

Dans un contexte marqué par une série de libérations de détenus au Sénégal au cours de la semaine dernière, le Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Aissata Tall Sall, prendra la parole lors d’une conférence de presse prévue pour ce mardi 20 février 2024 à 16 heures, à l’hôtel King Fahd Palace.

Cette annonce intervient alors que le pays observe un mouvement de libération de détenus, notamment des personnalités politiques et des membres de la société civile. Cette initiative a été largement saluée par la population et a suscité un vif intérêt quant aux motivations et aux implications de ces libérations.

La conférence de presse d’Aissata Tall Sall offre une occasion importante de clarifier la position du gouvernement sur ces libérations et de fournir des éclaircissements sur les critères et les processus qui ont guidé ces décisions. Les journalistes présents auront ainsi l’opportunité de poser des questions et d’obtenir des informations cruciales sur les perspectives de la politique pénale du gouvernement.

En tant que Ministre de la Justice, Aissata Tall Sall joue un rôle central dans la mise en œuvre de la politique judiciaire du pays. Sa prise de parole lors de cette conférence de presse revêt donc une importance capitale pour éclairer l’opinion publique sur les orientations futures en matière de justice et de droits de l’homme au Sénégal.

La population sénégalaise attend avec impatience les déclarations de la Ministre de la Justice, dans l’espoir d’obtenir des réponses claires sur les enjeux liés aux récentes libérations de détenus et sur les mesures envisagées pour garantir le respect de l’état de droit et des libertés individuelles dans le pays.

Cette conférence de presse représente ainsi un moment crucial dans le dialogue entre le gouvernement et la société civile, offrant une opportunité de transparence et de responsabilité dans la gestion des affaires judiciaires du pays.

Arrestation de Sonko et Diomaye Faye : Les Clarifications d’Aissata Tall Sall

L’arrestation récente de Ousmane Sonko et de Bassirou Diomaye Faye soulève des questions sur l’indépendance de la justice au Sénégal. Cette préoccupation a été abordée lors d’un entretien avec la ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Aissata Tall Sall, lors d’une entrevue avec « Le Figaro ». Cependant, selon la ministre, l’incarcération de Sonko ne découle pas de ses opinions politiques.

Interrogée sur ces arrestations, Aissata Tall Sall a fait référence à des événements passés, notamment l’incarcération de l’ancien président Abdoulaye Wade, soulignant que malgré cette détention, les mêmes juges ont ensuite validé sa victoire à l’élection présidentielle.

« Je tiens à dire que tous ceux qui sont incarcérés le sont, non pas parce qu’ils ont exprimé une position politique mais pour des faits de droit commun. Quant à Bassirou Diomaye Faye, il a été désigné candidat alors qu’il était déjà en détention », a déclaré Aïssata Tall Sall.

Cette affirmation met en lumière la distinction faite par la ministre entre les questions politiques et les accusations criminelles qui ont conduit à ces arrestations. Selon ses explications, les personnes incarcérées ne le sont pas en raison de leurs opinions politiques, mais plutôt en raison de leurs actes relevant du droit commun.

Cependant, ces arrestations suscitent des inquiétudes quant à la liberté d’expression et à l’équité dans le système judiciaire sénégalais. Alors que le pays se prépare pour une élection présidentielle importante, il est crucial que la justice agisse de manière impartiale et transparente pour garantir l’intégrité du processus électoral et maintenir la confiance du public dans ses institutions.

Dans cette période de tensions politiques, il est essentiel que les autorités sénégalaises veillent à ce que tous les citoyens, qu’ils soient politiciens ou non, bénéficient d’un traitement équitable devant la loi et que les principes démocratiques fondamentaux soient respectés.

Aissata Tall Sall critique les journalistes dans un contexte de crise politique

Dans un rapport récent, l’ONG Human Rights Watch a accusé les autorités sénégalaises de réprimer l’opposition, les médias et la société civile à l’approche des élections. Cependant, la ministre sénégalaise de la Justice, Aissata Tall Sall, a critiqué cette affirmation, soulignant que l’ONG ne faisait que reprendre ce que disent les journalistes sénégalais, et elle estime que personne ne devrait en être fier.

« Je rentre de Genève, où le Sénégal passait son examen périodique universel devant les Nations unies, où tous les droits de l’homme sont passés en revue par la communauté internationale. Et le Sénégal l’a passé avec brio. Pendant ce temps, HRW publie son rapport qui est une compilation de ce qui s’écrit dans nos journaux. J’ai le plus grand respect pour ce que disent les journalistes mais il ne faut pas le prendre ni pour la Bible, ni pour le Coran. Alors oui, nous vivons une crise comme peut-être nous n’en avons jamais vécu mais nous en sortirons avec nos ressorts internes », a-t-elle déclaré dans une interview accordée au Figaro.

Tout en affirmant la maîtrise de l’ordre public au Sénégal, Aissata Tall Sall a souligné que le gouvernement continuera à maintenir la paix et a rappelé l’appel du président à un dialogue pour résoudre la crise politique actuelle.

Aissata Tall Sall clarifie la situation sur l’emprisonnement de Sonko et Bassirou Diomaye Faye

La ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Aissata Tall Sall, a répondu aux questions concernant l’emprisonnement d’Ousmane Sonko et de Bassirou Diomaye Faye, soulevant des interrogations sur l’indépendance de la justice sénégalaise. Dans une interview avec Le Figaro, elle a souligné que ces détentions ne remettent pas en question l’indépendance judiciaire du pays.

Aissata Tall Sall a insisté sur le fait que les personnes incarcérées ne le sont pas en raison de leurs opinions politiques, mais plutôt pour des infractions de droit commun. Elle a comparé cette situation à celle de l’ancien président Abdoulaye Wade, qui a été emprisonné à un moment donné mais finalement reconnu comme le vainqueur des élections présidentielles par les mêmes juges.

La ministre a également noté le cas particulier de Bassirou Diomaye Faye, désigné candidat alors qu’il était déjà en détention. Ces déclarations visent à apaiser les craintes quant à d’éventuelles interférences politiques dans le système judiciaire du Sénégal.

Cependant, ces affirmations sont susceptibles de susciter des débats et des réactions au sein de la société sénégalaise, où les questions de justice et de politique sont étroitement liées.

Inauguration historique du BRT à Dakar : Aissata Tall Sall salue la vision transformative du Président Macky Sall

Lors de la cérémonie inaugurale du Bus Rapid Transit (BRT) qui s’est tenue dimanche à la Place de la Nation, Aissata Tall Sall a exprimé sa joie et sa fierté en tant que témoin de cet événement historique. La députée a salué l’engagement et la clairvoyance du Président Macky Sall, soulignant que le BRT représente une première en Afrique.

Aissata Tall Sall a souligné l’impact significatif que le BRT aura sur la mobilité des populations dakaroises, offrant une solution de transport plus rapide et fiable. Elle a félicité le Chef de l’État pour sa vision audacieuse visant à créer un Sénégal meilleur et plus prospère.

Le BRT, en tant que système de transport en commun rapide par bus, est conçu pour améliorer l’efficacité des déplacements urbains en réduisant les temps de trajet et en offrant une alternative accessible et efficace. Son inauguration marque une étape majeure dans le développement des infrastructures de transport au Sénégal.

Aissata Tall Sall a conclu en réaffirmant son soutien à l’initiative du BRT et son engagement envers la transformation positive du pays sous la direction du Président Macky Sall.

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