Loi d’amnistie : Aliou Sané de Y’en a marre milite pour son abrogation

La loi d’amnistie continue de faire débat au Sénégal, notamment parmi les organisations citoyennes et les défenseurs des droits humains. Aliou Sané, coordonnateur du mouvement Y’en a marre, a réitéré son opposition à cette loi lors de son passage à l’émission Grand Jury ce dimanche 19 janvier 2025. Selon lui, cette législation, promulguée dans un contexte politique controversé, représente une entrave à la justice et protège des responsables politiques de leurs actes passés.

Aliou Sané a rappelé que son mouvement avait dénoncé cette loi dès son adoption, la qualifiant de moyen destiné à offrir une couverture légale à certains individus, dont l’ancien président Macky Sall, pour des actes liés aux violences politiques ayant marqué le pays entre mars 2021 et février 2024. Selon lui, cette mesure favorise l’impunité en empêchant des poursuites contre ceux qui ont contribué à des abus ou à des répressions violentes.

Le coordonnateur de Y’en a marre a particulièrement insisté sur la souffrance des Sénégalais victimes de ces violences, dont certains ont été emprisonnés injustement, selon ses dires. « Il est essentiel que justice soit rendue à ces citoyens et que ceux qui ont perpétré des actes répréhensibles répondent de leurs actes », a-t-il déclaré.

Cette prise de position s’inscrit dans une perspective plus large, où plusieurs voix, notamment celles des défenseurs des droits humains, réclament une justice équitable pour les victimes des tensions politiques de ces dernières années. Ils dénoncent une loi d’amnistie perçue comme une tentative de blanchiment pour des crimes ou des abus commis sous l’ancien régime.

En abrogeant cette loi, estime Aliou Sané, le Sénégal pourrait rétablir la confiance dans le système judiciaire et montrer son engagement à promouvoir la justice et l’équité. Il appelle ainsi les autorités actuelles à prendre leurs responsabilités pour corriger ce qu’il considère comme une erreur historique.

Le débat sur l’amnistie reste un sujet brûlant, alimentant des discussions sur la nécessité d’assurer une véritable justice transitionnelle pour tourner la page des violences politiques, tout en garantissant la paix sociale. La position de Y’en a marre est claire : aucune paix durable ne peut être bâtie sur une base d’impunité.

Aliou Sané rejette l’amnistie : « La loi ne sera pas en mon nom »

Après l’annonce de la libération de plus de 130 détenus, dont certains politiques, dans le cadre d’une tentative de détente politique, Aliou Sané, coordonnateur du mouvement « Y en a marre », a vivement réagi. Connu pour son engagement en faveur des droits de l’homme et de la justice sociale, Sané a exprimé son refus catégorique de bénéficier d’une amnistie au nom de l’effacement des crimes et exactions commis au Sénégal depuis mars 2021.

Arrêté en octobre près du domicile de Ousmane Sonko lors d’un épisode de tension politique, Aliou Sané a été incarcéré sous l’accusation d’actes compromettant la sécurité publique et entraînant des troubles politiques graves. Sa détention arbitraire a suscité une vague d’indignation et de soutien tant au niveau national qu’international.

Dans une déclaration relayée par Libération, Sané a souligné qu’il ne consentira jamais à être libéré au prix de l’oubli des injustices et des atteintes aux droits humains perpétrées au Sénégal. Il rejette ainsi toute idée d’amnistie qui pourrait conduire à l’impunité pour les auteurs de ces actes répréhensibles.

Malgré son placement sous contrôle judiciaire à la suite de l’ouverture d’une information judiciaire sur son affaire, le parquet a fait appel pour réclamer son placement sous mandat de dépôt, une demande finalement acceptée par la Chambre d’accusation.

La position ferme d’Aliou Sané réaffirme son engagement envers la justice et la vérité, ainsi que son refus de toute solution politique qui compromettrait la responsabilité des auteurs de violences et d’abus. Son refus d’être associé à une amnistie témoigne de sa détermination à poursuivre le combat pour la démocratie et les droits fondamentaux au Sénégal.

Aliou Sané (Y en a marre) : Détermination malgré la détention

Aliou Sané, Coordonnateur du mouvement Y en a marre et vice-coordonnateur de F24, maintient sa position ferme malgré plus de quatre mois de détention arbitraire à la maison d’arrêt de Reubeuss. Son emprisonnement a suscité un vaste soutien, tant au niveau national qu’international, avec des appels réclamant sa libération.

Dans un message sans équivoque, Aliou Sané exprime sa détermination inébranlable face aux récents développements concernant les détenus politiques au Sénégal. Il affirme catégoriquement que sa libération ne se fera jamais au prix de l’oubli des injustices et des exactions commises dans le pays depuis mars 2021.

« Cela fait plus de 4 mois que je suis arbitrairement détenu à la maison d’arrêt de Reubeuss. Ma libération a été réclamée par les sénégalais épris de justice, ainsi que par plus d’une centaine d’organisations nationales et internationales, de journalistes, personnalités dans une déclaration publiée le 9 janvier 2024, » déclare-t-il.

Pourtant, malgré les appels à sa libération, Aliou Sané reste catégorique : « L’amnistie ne se fera pas à mon nom ! Not in my name ! »

Cette déclaration souligne l’engagement indéfectible d’Aliou Sané envers la justice et la vérité, et son refus de compromis qui pourraient permettre une amnistie générale sans que les crimes commis ne soient reconnus et punis.

En tant que membre actif de la société civile sénégalaise et du Réseau Ouest Africain des Droits de l’Homme, Aliou Sané continue de défendre les droits fondamentaux et la démocratie au Sénégal, malgré les obstacles et les représailles auxquels il est confronté.

Sa détermination inspire non seulement ses partisans et sympathisants, mais également tous ceux qui luttent pour la justice et les droits de l’homme à travers le monde.

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