L’ancien ministre de l’Agriculture, Aly Ngouille Ndiaye, est monté au créneau pour répondre aux récentes déclarations de son successeur, Mabouba Diagne, qui évoquait de possibles cas de surfacturation dans un contrat portant sur du matériel agricole. Invité de l’émission Grand Jury de la RFM ce dimanche 22 mars 2026, il a fermement contesté ces accusations, qu’il juge infondées et inappropriées dans leur formulation.
Dès l’entame de son intervention, Aly Ngouille Ndiaye a qualifié les propos du ministre actuel de « maladroits », estimant qu’ils ne reposent pas sur une analyse rigoureuse des faits. Il a tenu à préciser que le contrat incriminé n’avait pas été initié sous son magistère, mais bien avant son arrivée à la tête du département de l’Agriculture. Toutefois, il reconnaît que des ajustements ont été opérés par la suite, dans un cadre qu’il décrit comme strictement encadré par des experts techniques et des procédures administratives conformes aux normes en vigueur.
Selon lui, la question des coûts ne saurait être réduite à une lecture superficielle. Il explique que les prix du matériel ont été déterminés à partir de critères techniques précis, prenant en compte la qualité des équipements, leur durabilité ainsi que leur adéquation aux besoins spécifiques du monde rural sénégalais. Ces évaluations, insiste-t-il, ont été validées par des spécialistes et alignées sur les standards du marché international, excluant toute idée de surfacturation arbitraire.
L’ancien ministre a également mis en avant son implication personnelle dans le suivi du dossier. Il affirme avoir accordé une attention particulière à la qualité du matériel acquis, allant jusqu’à se déplacer à l’étranger pour vérifier les conditions de fabrication. Cette démarche, selon lui, visait à garantir que les équipements livrés répondent aux exigences techniques et contribuent efficacement à l’amélioration de la productivité agricole.
Au-delà de la polémique, Aly Ngouille Ndiaye appelle à recentrer le débat sur les enjeux fondamentaux du secteur agricole. Il met en garde contre les conséquences de ce qu’il considère comme des accusations hâtives, susceptibles de fragiliser un programme qu’il juge essentiel pour le développement du monde rural. Pour lui, le Sénégal doit prioritairement renforcer ses capacités de production, moderniser ses équipements et soutenir durablement les acteurs agricoles.