BAD : Amadou Hott félicite le président élu Sidi Ould Tah et remercie les autorités sénégalaises

L’élection du Mauritanien Sidi Ould Tah à la présidence de la Banque africaine de développement (BAD) a marqué un tournant dans la diplomatie économique africaine. Avec 76 % des voix obtenues dès le premier tour, l’ancien directeur général de la BADEA (Banque arabe pour le développement économique en Afrique) a été largement plébiscité par les actionnaires. Son principal concurrent, le Sénégalais Amadou Hott, a reconnu sa défaite avec dignité et élégance, dans une déclaration publiée peu après l’annonce officielle des résultats.

Dans sa déclaration, Amadou Hott a salué l’élection du président Ould Tah en des termes respectueux et fraternels. « Je félicite Dr. Sidi Ould TAH, Président-Élu, et lui souhaite plein succès dans ce rôle de leadership vital pour notre continent », a-t-il écrit, soulignant l’enjeu continental de cette élection. L’ancien ministre de l’Économie a tenu à rappeler que tous les candidats méritaient également d’être félicités pour leur engagement et la qualité de leur programme, marquant ainsi son attachement à l’unité africaine et à l’esprit de compétition saine.

Plus qu’une simple déclaration post-électorale, le message de Hott a été aussi l’occasion de manifester une profonde reconnaissance à l’endroit des plus hautes autorités sénégalaises. Il a ainsi adressé des remerciements appuyés au président Bassirou Diomaye Faye pour ce qu’il qualifie d’« engagement personnel extraordinaire » et de « plaidoyer indéfectible » durant toute la campagne.

Cette reconnaissance va au-delà des mots : elle traduit l’implication directe du chef de l’État, qui, dès l’annonce de la candidature d’Amadou Hott, avait instruit son gouvernement d’en faire une priorité diplomatique. Le soutien sénégalais s’est matérialisé à travers une intense campagne de mobilisation diplomatique à travers le continent, dans un contexte marqué par une concurrence régionale accrue.

Amadou Hott a également salué le gouvernement dans son ensemble pour son « dévouement institutionnel » et ses « efforts diplomatiques constants ». Il a remercié les pays qui ont soutenu sa candidature et lui ont accordé leur parrainage et leurs voix, sans toutefois les citer nommément. Ces remerciements confirment que le Sénégal a pu compter sur plusieurs alliés dans cette course, même si cela n’a pas suffi à faire pencher la balance en sa faveur.

Le candidat malheureux n’a pas oublié de mentionner le rôle déterminant de son équipe de campagne, de ses amis, de ses partenaires, et surtout de sa famille, dont le soutien a été précieux tout au long de cette entreprise exigeante. Il a conclu sa déclaration par une formule évocatrice : « L’aventure continue », un clin d’œil à ceux qui l’encouragent à poursuivre son ambition pour le développement du continent africain, au-delà de cette échéance.

Si Amadou Hott n’a pas remporté la présidence de la BAD, cette campagne lui a permis de renforcer sa stature panafricaine. L’ancien vice-président de la BAD (2016-2019) et ancien ministre de l’Économie du Sénégal (2019-2022) reste une personnalité reconnue dans les milieux financiers africains et internationaux. Son profil technique, sa vision de l’industrialisation africaine et son discours sur la transformation économique ont été salués au-delà des cercles diplomatiques.

Sa gestion de la défaite contraste également avec certaines pratiques politiques où les candidats malheureux s’enferment dans le silence ou la contestation. En reconnaissant le verdict des urnes, en rendant hommage à son successeur, et en valorisant le soutien reçu, Hott pose les bases d’un leadership responsable et tourné vers l’avenir.

Cette élection constitue un test révélateur pour la diplomatie sénégalaise. Malgré le dynamisme affiché par les autorités, le soutien à la candidature d’Hott n’a pas suffi à contrebalancer les alliances stratégiques nouées par la Mauritanie avec la Côte d’Ivoire, le Maroc et d’autres États influents.

Plusieurs observateurs estiment que Dakar devra désormais tirer les leçons de cet échec pour repenser sa stratégie diplomatique sur le continent, renforcer ses relais régionaux et investir davantage dans la construction de coalitions durables à l’échelle africaine.

Pour Amadou Hott, cette défaite n’est pas un point final. Sa déclaration laisse entrevoir une volonté de continuer à servir l’Afrique, d’une manière ou d’une autre. Fort de son expérience, de son carnet d’adresses et de sa réputation intacte, il reste un acteur incontournable des questions de financement du développement sur le continent.

Élection à la BAD : Sonko félicite Sidi Ould Tah et salue la campagne d’Amadou Hott

C’est désormais officiel : le Mauritanien Sidi Ould Tah a été élu président de la Banque africaine de développement (BAD), succédant ainsi au Nigérian Akinwumi Adesina. Cette élection, qui s’est déroulée ce jeudi à Abidjan, a été saluée par plusieurs chefs d’État et de gouvernement à travers le continent, dont le Premier ministre sénégalais Ousmane Sonko.

Dans un message publié sur Facebook, le chef du gouvernement sénégalais a félicité chaleureusement le nouveau président de la BAD. « Nous l’en félicitons très chaleureusement et lui souhaitons plein succès », a-t-il écrit, saluant un choix important pour le continent africain tout entier.

Ousmane Sonko a également salué l’ensemble des candidatures engagées dans cette compétition jugée stratégique. « Tous les quatre autres candidats étaient également méritants. C’est l’Afrique qui a gagné », a-t-il affirmé, insistant sur la dimension collective et panafricaine de ce scrutin.

Le Premier ministre n’a pas manqué de souligner l’engagement et la performance d’Amadou Hott, ancien ministre sénégalais de l’Économie, qui faisait partie des candidats à la succession d’Adesina. « Nous tenons à souligner la belle qualité de la campagne de notre compatriote Amadou Hott. Nous l’encourageons à poursuivre sa noble ambition pour l’Afrique », a déclaré Sonko, dans un ton à la fois rassembleur et respectueux.

Diplomatie sénégalaise : le déclin d’une influence jadis rayonnante

Le Sénégal, longtemps considéré comme une voix influente dans les arènes diplomatiques africaines et internationales, semble aujourd’hui en perte de vitesse. Les récents revers subis par Augustin Senghor, Abdoulaye Bathily et Amadou Hott interrogent sur un possible déclin structurel d’une diplomatie qui fut jadis un modèle sur le continent.

Le premier signal fort de ce recul est venu en mars 2025, avec la défaite retentissante d’Augustin Senghor aux élections des représentants africains au Conseil de la FIFA. Avec seulement 13 voix sur 53, l’ex-vice-président de la CAF a terminé loin derrière ses rivaux marocain et mauritanien, avant de démissionner de ses fonctions, acte symbolique d’un désaveu continental.

Mais ce revers n’était pas isolé. Abdoulaye Bathily, figure diplomatique respectée, avait déjà subi un échec en 2017 pour la présidence de la Commission de l’Union africaine, malgré un appui massif de la CEDEAO. Et en 2024, il quittait son poste d’envoyé spécial de l’ONU en Libye, après un mandat jugé infructueux.

Le plus récent échec concerne Amadou Hott, dont la candidature à la tête de la Banque africaine de développement (BAD) a échoué. Troisième derrière la Sud-Africaine Bajabulile Tshabalala et le Mauritanien Sidi Ould Tah – élu avec plus de 70 % des voix – Hott n’a pas su convaincre, malgré l’expérience et le pedigree.

Depuis l’accession au pouvoir du duo Diomaye Faye / Ousmane Sonko en avril 2024, la diplomatie sénégalaise semble marquer le pas. Le changement de style et la rupture affichée avec les pratiques anciennes s’accompagnent d’un déficit de relais, d’expertise et de stratégie d’influence.

Le journal Sud Quotidien évoquait récemment « une diplomatie d’apprentissage », où l’ambition affichée ne suffit pas encore à imposer Dakar dans les cercles décisionnels. Ce manque d’alliés solides s’est illustré par l’échec cuisant de la candidature d’Amadou Hott, malgré des démarches régionales.

Le Sénégal a de plus en plus de mal à mobiliser autour de ses candidatures. Les relations étroites avec des régimes en rupture avec l’ordre diplomatique classique – comme le Burkina Faso, le Mali ou la Guinée – n’ont, jusqu’ici, pas payé sur la scène multilatérale. Pire, ces choix semblent avoir refroidi des alliés historiques, comme la Côte d’Ivoire, qui a préféré soutenir le Mauritanien Ould Tah.

Alors que Dakar trébuche, d’autres capitales africaines s’affirment avec vigueur :

  • La Mauritanie, grâce à sa présidence de l’Union africaine en 2024, est en pleine offensive diplomatique. Son candidat à la BAD a bénéficié d’un large appui, preuve d’un savoir-faire nouveau à Nouakchott.
  • Le Maroc, avec sa diplomatie royale ambitieuse, investit sur le continent à travers l’économie, la culture et les institutions sportives. L’écrasante victoire de Fouzi Lekjaa au Conseil de la FIFA illustre cette réussite.
  • La Côte d’Ivoire, jadis sœur jumelle du Sénégal en Afrique de l’Ouest, s’impose désormais comme un hub régional. Le soutien d’Abidjan au candidat mauritanien contre celui du Sénégal marque un tournant stratégique qui pourrait affecter durablement les relations bilatérales.

Le contraste avec les époques passées est saisissant. Sous Léopold Sédar Senghor, le Sénégal rayonnait par l’intellect, le verbe et l’engagement en faveur du dialogue. Abdou Diouf a prolongé cette aura, s’imposant comme un homme de paix et de multilatéralisme – jusqu’à devenir Secrétaire général de la Francophonie.

Même Abdoulaye Wade, dans un style plus clivant, avait réussi à positionner le Sénégal comme un acteur incontournable, notamment par des initiatives comme le NEPAD ou l’organisation du sommet mondial contre le terrorisme dès 2001.

Le président Macky Sall a mené une diplomatie proactive, avec des réussites notables, notamment sur la scène onusienne. Mais ses efforts ont connu des échecs, dont celui d’Abdoulaye Bathily à la tête de la Commission de l’UA. Une défaite que certains, comme Mankeur Ndiaye, relativisent : « Bathily a obtenu 187 voix sur 191 à l’ONU, ce qui prouve que le Sénégal garde un capital diplomatique fort ».

Face à ce contexte mouvant, des diplomates sénégalais plaident aujourd’hui pour une redéfinition stratégique de la diplomatie nationale. Le pays doit renforcer ses alliances, professionnaliser ses relais et se réadapter à un monde multipolaire.

Comme le résume un diplomate sénégalais interrogé :

« L’héritage de Senghor et Diouf ne suffit plus. Il faut une diplomatie de terrain, offensive et structurée. Sinon, le Sénégal restera une puissance moyenne, nostalgique de ses heures de gloire. »

Le Sénégal est aujourd’hui à la croisée des chemins. Il peut continuer à capitaliser sur son histoire et sa stabilité pour se repositionner, ou accepter un rôle secondaire dans le concert des nations africaines. La visite actuelle du Premier ministre Sonko à Abidjan pourrait être un pas vers la reconstruction de ponts fragilisés. Encore faut-il qu’elle s’accompagne d’une vraie vision diplomatique.

Amadou Hott félicite Sidi Ould Tah et réaffirme son engagement pour l’Afrique après l’élection à la tête de la BAD

Malgré sa non-élection à la présidence de la Banque africaine de développement (BAD), l’ancien ministre sénégalais de l’Économie, Amadou Hott, a fait preuve de dignité et d’élégance dans sa réaction à l’issue du scrutin. C’est le Mauritanien Dr. Sidi Ould Tah qui a été choisi par les actionnaires pour prendre les rênes de l’institution panafricaine.

Dans un message empreint de reconnaissance, publié sur ses réseaux sociaux peu après l’annonce des résultats, Amadou Hott a salué le choix des actionnaires et adressé ses félicitations au président-élu :

« Les Actionnaires de la Banque africaine de développement ont décidé. Je félicite Dr. Sidi Ould Tah, président-élu, et lui souhaite plein succès dans ce rôle de leadership vital pour notre continent », a-t-il écrit, ajoutant un mot de félicitation à l’ensemble des candidats ayant pris part à cette compétition stratégique.

L’ancien vice-président de la BAD, connu pour son engagement de longue date en faveur du développement économique de l’Afrique, a également tenu à remercier ses soutiens. Il a d’abord salué l’appui constant du président sénégalais Bassirou Diomaye Diakhar Faye, qu’il a qualifié de « soutien essentiel dans cette aventure », ainsi que le rôle déterminant de l’État sénégalais dans l’accompagnement de sa candidature, qu’il qualifie d’« exceptionnel » sur les plans institutionnel et diplomatique.

Dans son message, Amadou Hott n’a pas manqué d’exprimer sa profonde gratitude envers les pays qui l’ont soutenu, ainsi que son équipe de campagne, ses alliés et ses proches :

« À l’équipe extraordinaire, aux amis et partenaires qui ont tout donné pour notre mission, et à ma famille bien-aimée pour le soutien indéfectible. Merci infiniment. »

S’il n’a pas été porté à la tête de la BAD cette fois-ci, Amadou Hott a néanmoins affirmé sa volonté de rester engagé pour l’Afrique, adoptant un ton résolument tourné vers l’avenir. Il conclut sobrement mais avec détermination :

« L’aventure continue ».

Élection à la tête de la BAD : une victoire mauritanienne éclatante, une alerte diplomatique pour le Sénégal

L’élection de Monsieur Sidi Ould Tah à la présidence de la Banque Africaine de Développement (BAD), avec 48,41 % des suffrages globaux et 68,42 % des votes régionaux, constitue une victoire éclatante. Ce résultat vient récompenser le parcours d’un homme expérimenté, mais aussi la montée en puissance silencieuse et stratégique de la diplomatie mauritanienne sur la scène africaine.

Cette élection, loin d’être anecdotique, reflète les équilibres d’influence en mutation au sein des institutions continentales. Si la Mauritanie a su capter un large soutien, ce n’est pas par hasard. Elle a su tisser des alliances solides, porter une candidature crédible, et surtout mobiliser sa diplomatie autour d’un objectif clair et fédérateur. C’est une leçon en matière de préparation, de projection, et de positionnement stratégique.

Je tiens également à saluer la qualité des autres candidatures, notamment celles de Samuel Munzele Maimbo (Zambie), Amadou Hott (Sénégal), et Bajabulile Swazi Tshabalala (Afrique du Sud). Chacun a incarné une vision forte de l’Afrique, portée par des parcours d’exception et une véritable ambition continentale. Leur engagement rappelle à quel point l’Afrique regorge de compétences, de talents et de leadership au service du développement.

Mais au-delà de la dynamique propre à cette élection, il est impératif de s’interroger sur la place actuelle du Sénégal dans l’espace diplomatique africain.

La performance modeste de notre candidat, Amadou Hott, pourtant reconnu pour sa compétence et son expérience, soulève une inquiétude légitime : le Sénégal est-il en train de perdre son influence historique dans les arènes continentales ? Jadis considéré comme un acteur diplomatique de premier plan, notre pays semble désormais peiner à fédérer, à anticiper les évolutions régionales, et à imposer ses choix dans les grandes instances.

Ce constat ne relève ni du pessimisme, ni de la critique facile. Il invite, au contraire, à une réflexion stratégique urgente sur l’avenir de notre diplomatie. Il ne suffit plus d’avoir un bon candidat. Il faut construire autour de lui une dynamique diplomatique, des alliances solides, une communication ciblée et une stratégie offensive.

Le recul observé dans cette élection ne doit pas être banalisé. Il interpelle sur notre capacité à lire les nouvelles configurations africaines, à nous adapter, à réagir vite et à défendre efficacement nos intérêts. Il interpelle aussi sur l’état de coordination entre nos différents ministères, institutions et représentations extérieures.

Il est temps que le Sénégal repense son positionnement continental, qu’il renoue avec une diplomatie d’influence fondée sur l’anticipation, la coopération et la constance. Dans un monde en recomposition, où l’Afrique cherche à se prendre en main, nous ne pouvons pas nous contenter d’un rôle secondaire.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°464 – 14/05/2025

🔴 EXIGENCE DU BILINGUISME ANGLAIS-FRANÇAIS POUR LE PRÉSIDENT DE LA BAD : OULD TAH, RIVAL LE PLUS « HOTT » DE AMADOU
🔴 UNVERSITÉ DE BAMBEY / BOYCOTT DES COURS PAR LES ÉTUDIANTS : LE CONSEIL ACADÉMIQUE DISSOUT LES AMICALES

🔴 VIET VO DAO / COUPE DE L’AMBASSADEUR DU VIETNAM (1ère ÉDITION) : RAZZIA D’OR DE LA GENDARMERIE
🔴 ATTAQUÉ DE TOUTES PARTS PAR FRANC : EUMEU SÈNE SORT DE SON ANTRE

Course à la présidence de la BAD : Amadou Hott expose sa vision d’une Afrique résiliente à Washington

Amadou Hott, ancien ministre sénégalais de l’Économie et ex-vice-président de la Banque africaine de développement (BAD), continue de défendre vigoureusement sa candidature à la tête de l’institution. Jeudi à Washington, il a participé à un débat organisé par The Brookings Institution, aux côtés des quatre autres prétendants à la présidence de la BAD.

Face à un auditoire de décideurs, d’universitaires et de partenaires techniques, Hott a présenté une vision structurée, axée sur trois piliers : la transition énergétique, le financement des infrastructures vertes et la mobilisation du capital privé pour accélérer un développement durable et inclusif sur le continent.

« Nous partageons le même objectif : accélérer la transformation économique de l’Afrique », a-t-il affirmé. Dans son intervention, il a insisté sur la nécessité de bâtir une Afrique autonome, plus résiliente face aux chocs climatiques, économiques et géopolitiques.

Amadou Hott a affirmé sa volonté de renforcer les partenariats avec le secteur privé afin de soutenir la construction d’infrastructures essentielles dans des domaines comme l’énergie, la santé, l’éducation et l’agriculture. Il a également mis l’accent sur la formation et l’insertion professionnelle des jeunes et des femmes, qu’il considère comme des leviers majeurs de croissance inclusive. Il prévoit aussi de soutenir les réformes visant à mobiliser davantage de ressources locales, notamment en améliorant les recettes fiscales et en impliquant les investisseurs institutionnels africains. Il a en outre réitéré son engagement à porter des projets ambitieux, à l’image de la « Mission 300 », qui vise à étendre l’accès à une énergie durable, et à accroître le soutien aux économies les plus vulnérables du continent.

Alors que l’élection du prochain président de la BAD est prévue pour le 29 mai 2025, à l’occasion des Assemblées annuelles de l’institution à Abidjan, ce débat a constitué une étape décisive pour les cinq candidats. Il a permis de confronter visions, ambitions et priorités dans un contexte marqué par de nouveaux défis pour l’Afrique : sécurité alimentaire, financement du climat, industrialisation verte et inclusion économique.

Rapport de la Cour des comptes : Amadou Hott salue la transparence et défend son bilan

L’ancien ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott, s’est exprimé sur le rapport de la Cour des comptes mettant en lumière des irrégularités dans la gestion des finances publiques sous l’ère Macky Sall. Dans un entretien avec RFI, il a salué la transparence dont fait preuve l’actuel régime tout en affirmant que son passage au gouvernement n’a jamais été entaché par de telles pratiques.

« L’exercice de transparence mené par les autorités est un impératif légal. C’est la loi qui l’exige, conformément à une directive de l’UEMOA que le Sénégal a internalisée. La Cour des comptes n’a fait que confirmer le travail déjà réalisé par l’Inspection générale des finances (IGF) », a-t-il expliqué.

S’il reconnaît que ces révélations peuvent provoquer un choc à court terme, Amadou Hott estime qu’elles auront un impact positif à long terme.

« Ce qui importe, c’est que des réformes sont en cours pour éviter que ces erreurs ne se reproduisent. Un travail colossal est entrepris sur le plan organisationnel et institutionnel. Certes, il y a un choc immédiat, mais à long terme, cet exercice renforcera la gouvernance et la crédibilité du Sénégal », a-t-il affirmé.

Interpellé sur la question de la dette cachée, Amadou Hott a précisé que son ministère n’était pas directement responsable du reporting budgétaire et financier.

« La période couverte par le rapport de la Cour des comptes s’étend de 2019 à 2024, incluant donc une partie de mon mandat. Toutefois, tout ce qui concerne le déficit budgétaire, le reporting sur la dette ou la gestion budgétaire ne relève pas directement du ministère de l’Économie. Il y a des responsabilités précises, et la Cour des comptes les a situées », a-t-il déclaré, insistant sur le fait qu’il n’a jamais été interpellé dans ce cadre.

Candidat à la présidence de la Banque africaine de développement (BAD), Amadou Hott tient à se démarquer des irrégularités pointées par la Cour des comptes.

« En tant que ministre de l’Économie, je n’ai jamais été concerné par ce type de pratiques. Chaque ministère a des attributions bien définies, et je n’ai jamais été mis en cause », a-t-il conclu.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°420 – 14/03/2025

🔴 BAISSE DES COURS MONDIAUX DES MATIÈRES PREMIÈRES : MAIS… DÉTRESSE SANS CESSE !
🔴 CANDIDATURE D’AMADOU HOTT À LA BAD : ENTRE ESPOIR ET DÉFIS

🔴 COUPE DU SÉNÉGAL / CLÔTURE DES 8es DE FINALE : TROIS GÉANTS DE LA LIGUE 1 À TERRE !
🔴 ALIOU CISSÉ SUR SON CHOIX DE LA LIBYE : « JE NE SUIS PAS UN AVENTURIER »

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°399 – 18/02/2025

🔴 PRÉSIDENCE DE LA BAD : LE GABON MISE SUR AMADOU HOTT
🔴 MESURES D’AUSTÉRITÉ ANNONCÉES DU FAIT DE LA PRÉSUMÉE « DETTE CACHÉE » : PMN ÉVOQUE PLUTÔT DES ENGAGEMENTS PRIS AVEC LE FMI

🔴 15e JOURNÉE LIGUE 1 / SÉRIE D’INVINCIBILITÉ DU JARAAF : HLM MET UN COUP D’ARRÊT
🔴 LUTTE / EUMEU SÈNE VS FRANC : « C’EST INÉVITABLE », SELON BÉCAYE MBAYE

Ousmane Sonko échange avec Amadou Hott, candidat à la présidence de la BAD

Le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko, a reçu Amadou Hott, candidat officiel du Sénégal à la présidence de la Banque Africaine de Développement (BAD).

Lors de cette rencontre conviviale et constructive, les discussions ont porté sur les progrès de la candidature de M. Hott, soutenue par le Président de la République et l’ensemble du gouvernement sénégalais. Amadou Hott a présenté les prochaines étapes de sa campagne et exprimé sa gratitude envers les autorités pour leur mobilisation en faveur de sa candidature.

Le soutien affirmé des plus hautes instances du pays témoigne de l’importance stratégique que revêt cette élection pour le Sénégal. La BAD, institution clé pour le développement du continent africain, offre une plateforme majeure pour promouvoir des projets ambitieux et inclusifs.

Avec cette candidature, le Sénégal espère jouer un rôle de premier plan dans la promotion des politiques économiques et sociales en Afrique.

Présidence de la BAD : le Sénégal soutient officiellement Amadou Hott

Amadou Hott, ancien ministre sénégalais de l’Économie, du Plan et de la Coopération internationale, a désormais le soutien officiel de son pays pour briguer la présidence de la Banque africaine de développement (BAD). Cette candidature marque un tournant dans sa carrière et illustre l’ambition du Sénégal de jouer un rôle de premier plan au sein des institutions financières africaines.

« Je suis honoré d’être le candidat du Sénégal à la présidence de la BAD », a écrit Amadou Hott ce jeudi sur X (anciennement Twitter), officialisant ainsi l’appui de son pays. Sa candidature, annoncée il y a deux mois, repose sur un programme ambitieux visant à transformer les économies africaines en s’appuyant sur des partenariats stratégiques, l’autonomisation des jeunes et des femmes, ainsi que le développement durable.

Amadou Hott souhaite orienter l’action de la BAD vers « l’accélération des résultats pour une prospérité durable en Afrique », mettant en avant des stratégies axées sur les partenariats public-privé et l’innovation pour relever les défis économiques et sociaux du continent.

Pour se consacrer pleinement à cette candidature, Amadou Hott a quitté ses fonctions d’envoyé spécial de la BAD pour l’Alliance pour l’infrastructure verte en Afrique (AGIA), un rôle qu’il occupait depuis décembre 2022. Cette décision témoigne de sa détermination à succéder au président actuel de la BAD, le Nigérian Akinwumi Adesina, dont le mandat arrive à son terme.

Depuis qu’il a quitté le gouvernement sénégalais en 2022 à la fin du mandat de Macky Sall, Amadou Hott s’est consacré à des initiatives continentales, notamment dans le domaine des infrastructures vertes. Son expérience, tant au niveau ministériel qu’international, renforce son profil comme candidat capable de diriger une institution aussi influente que la BAD.

La course à la présidence de la BAD, prévue pour 2025, s’annonce compétitive, avec plusieurs candidats potentiels issus de divers pays africains. Si élu, Amadou Hott devra relever des défis majeurs, tels que le financement des infrastructures, la transition énergétique, la lutte contre le changement climatique et le renforcement de la résilience économique du continent face aux crises mondiales.

Le soutien officiel du Sénégal représente une étape clé pour Amadou Hott, qui bénéficie également d’une solide réputation en matière de gestion économique et de développement durable. Reste à voir si son programme et son réseau international lui permettront de convaincre les autres États membres de la BAD de lui confier les rênes de cette institution stratégique pour l’avenir de l’Afrique.

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