Babacar Ba est monté au créneau pour défendre une approche qu’il juge rigoureuse et responsable de la défense des droits humains, dans un contexte politique sénégalais encore marqué par de fortes tensions. Dans une déclaration rendue publique, il estime que l’engagement en faveur des droits humains ne peut souffrir ni de complaisance, ni de calculs partisans, encore moins de raccourcis politiques qui fragiliseraient les principes mêmes qu’il prétend défendre.
Selon lui, désigner l’ancien Président de la République, Macky Sall, comme coupable de crimes politiques sans qu’aucune procédure judiciaire n’ait été engagée ni menée à son terme, relève d’une posture incompatible avec l’exigence de probité et d’équité qui fonde toute action crédible en matière de droits humains. Pour Babacar Ba, une telle démarche s’apparente davantage à un jugement politique qu’à une quête de justice fondée sur le droit et les faits.
L’ancien responsable souligne par ailleurs que le débat autour d’une éventuelle candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies devrait être abordé avec hauteur et responsabilité. À ses yeux, cette perspective devrait plutôt renforcer le patriotisme des citoyens sénégalais et encourager un climat d’apaisement, loin des querelles politiques internes qu’il qualifie de fratricides. Il avertit que ces tensions nuisent à l’image du Sénégal et affaiblissent son crédit sur la scène internationale, à un moment où le pays pourrait jouer un rôle majeur dans la diplomatie mondiale.
Babacar Ba considère qu’une candidature de Macky Sall à la tête de l’ONU représenterait une opportunité historique, non seulement pour le Sénégal, mais aussi pour l’Afrique. Il estime qu’un tel scénario renforcerait la visibilité internationale du pays, offrirait au continent africain une voix plus influente dans les grandes décisions mondiales et consoliderait son ancrage dans les mécanismes de gouvernance internationale.
Dans cette perspective, il met en garde contre toute attitude des autorités actuelles qui consisterait à accorder du crédit à des voix qu’il juge hostiles aux intérêts stratégiques du Sénégal et de l’Afrique. Pour lui, céder à ce type de pressions constituerait une erreur politique majeure, aux conséquences potentiellement lourdes et durables. Babacar Ba appelle ainsi à une lecture dépassionnée des enjeux, fondée sur l’intérêt supérieur du pays et le respect des principes de droit, afin d’éviter que les débats internes ne compromettent une ambition diplomatique qu’il juge légitime et porteuse d’espoir.

