COUD : des armes découvertes dans des chambres d’étudiants, le ministre Daouda Ngom annonce des sanctions fermes

Le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a tiré la sonnette d’alarme après la découverte d’armes blanches et d’objets dangereux dans certaines chambres d’étudiants au sein des résidences universitaires du Centre des Œuvres universitaires de Dakar (COUD). Les faits ont été révélés à la suite d’opérations de contrôle récemment menées par les agents de sécurité de l’établissement.

Dans un communiqué rendu public ce jeudi 23 janvier, le ministre Daouda Ngom a exprimé sa vive préoccupation face à la présence de tels objets dans un environnement académique. Il a rappelé avec insistance que l’université doit rester un espace dédié au savoir, à la tranquillité, à la liberté intellectuelle et à la sécurité, loin de toute forme de violence ou de menace.

Selon le ministre, l’introduction, la détention ou l’usage d’armes, qu’il s’agisse d’armes blanches ou de tout autre objet contondant, est strictement interdite dans les établissements d’enseignement supérieur. Il estime que ces pratiques constituent non seulement une violation grave des règlements universitaires, mais également un danger réel pour la sécurité des étudiants, du personnel administratif et des enseignants.

Face à cette situation jugée préoccupante, Daouda Ngom a annoncé le renforcement des mesures préventives, en étroite collaboration avec les autorités académiques et les forces de sécurité de l’État. Ces actions viendront compléter les campagnes de sensibilisation déjà engagées auprès des étudiants afin de promouvoir un climat de paix et de respect mutuel sur les campus universitaires.

Le ministre a également été clair sur les conséquences à venir. Des mesures disciplinaires et pénales seront envisagées contre toute personne dont la responsabilité sera établie dans la détention ou l’usage de ces objets prohibés. Il a précisé que la tolérance zéro sera appliquée pour préserver l’ordre et la sécurité au sein des universités publiques.

En conclusion, le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation a lancé un appel solennel à l’endroit de l’ensemble des étudiants, les invitant à faire preuve de responsabilité, à renoncer à toute forme de violence et à s’engager activement dans la préservation de la cohésion sociale et de la sécurité au sein des espaces universitaires.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°504 – 05 ET 06/07/2025

🔴 DÉVELOPPEMENT DES TECHNOLOGIES DE L’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION EN AFRIQUE : LE SÉNÉGAL DANS LE TOP 15
🔴 TERRORISME / TRIANGLE FRONTALIER MAURITANIE-SÉNÉGAL-MALI : LE JNIM SE RESTRUCTURE

🔴 PRÉPARATIFS CHAN 2025 : LE SÉNÉGAL ET LA GUINÉE SE NEUTRALISENT (0-0)
🔴 AFROBASKET 2025 / 15 « LIONS » PRÉSÉLECTIONNÉS : LE SÉNÉGAL AFFÛTE SES ARMES

Commerce des armes : Seydi Gassama plaide à l’ONU pour un contrôle rigoureux des munitions conventionnelles

Le 25 juin 2025, à New York, Seydi Gassama, Directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, est monté à la tribune de la 4ᵉ Réunion préparatoire des États parties sur le cadre mondial pour la gestion des munitions conventionnelles. Dans son intervention, il a lancé un appel pressant aux États membres de l’ONU pour un contrôle renforcé et rigoureux des munitions conventionnelles tout au long de leur cycle de vie, afin de réduire les risques graves qu’elles font peser sur les droits humains et la stabilité internationale.

Dans son discours, il est revenu sur la situation dramatique qui frappe le Sahel depuis plus de trente ans. Il a rappelé qu’au fil des décennies, cette région a connu une violence récurrente, ponctuée d’accords de paix successifs sans jamais parvenir à une paix durable. « Cette violence, marquée par des périodes d’accalmie suite à des accords de paix successifs, a fait des milliers de morts au cours de ces trois décennies », a-t-il souligné.

Le Directeur d’Amnesty International Sénégal a aussi cité les conflits meurtriers en cours, notamment au Soudan et en République démocratique du Congo, où les affrontements ont déjà causé plusieurs milliers de victimes depuis le début de l’année.

Se fondant sur une étude publiée en 2018 par le Groupe de recherche et d’information sur la paix et la sécurité (GRIP), Seydi Gassama a rappelé qu’environ 12 millions d’armes légères et de petit calibre circulent dans l’espace sahélien, dont plus de 500 000 sont détenues par des civils. Il a précisé que ces armes et leurs munitions proviennent souvent d’autres régions d’Afrique, mais aussi de filières internationales incontrôlées. « Les munitions qui alimentent les acteurs non-étatiques viennent d’autres régions du continent, et même parfois en dehors du continent et des mêmes circuits que les ALPC », a-t-il indiqué.

Saluant les avancées internationales, il s’est félicité de l’adoption du Traité sur le commerce des armes (TCA) en 2013 et du nouveau cadre mondial sur la gestion des munitions, adopté par l’Assemblée générale des Nations unies en décembre 2023. Il a toutefois insisté sur l’urgence de passer des engagements aux actes concrets. « La mise en œuvre rigoureuse du cadre mondial par tous les États membres permettra de réduire les risques liés à une gestion inadéquate des munitions classiques sur les droits humains, le droit international humanitaire et le développement durable », a-t-il affirmé.

Seydi Gassama a également insisté sur la nécessité d’une coopération technique accrue entre les États et d’une assistance soutenue aux pays qui en ont besoin, jugeant cet appui déterminant pour l’efficacité du nouveau dispositif. Il a enfin souligné le rôle essentiel des organisations non gouvernementales et des communautés, notamment les victimes, les jeunes et les femmes, dans la mise en œuvre du cadre mondial. « Comme pour les processus concernant les armes légères et de petits calibres, la participation des organisations de la société civile, celles des communautés, notamment des victimes, des jeunes et des femmes, doit être recherchée et encouragée par les Nations unies et les États membres », a conclu le Directeur d’Amnesty International Sénégal.

Ziguinchor : marche citoyenne pour célébrer deux ans de dépôt des armes du Front Nord du MFDC

À l’approche du deuxième anniversaire du dépôt des armes par la branche armée du Front Nord du Mouvement des Forces Démocratiques de la Casamance (MFDC), une marche pacifique a été organisée ce dimanche 11 mai 2025 à Ziguinchor. L’événement, initié par l’association « Dynamique de Paix », a rassemblé des citoyens, des autorités administratives et des acteurs de la société civile venus saluer une étape majeure dans le processus de paix en Casamance.

Cette initiative vise à rappeler l’importance de préserver les acquis du désarmement et à encourager un climat de dialogue entre les parties prenantes. Arborant des pancartes et scandant des messages d’unité, les participants ont marché dans les rues de Ziguinchor pour célébrer cette avancée dans la longue quête de paix dans la région.

Présent à la marche, l’adjoint au gouverneur de Ziguinchor, Alasseny Bangoura, a salué le geste des ex-combattants et l’initiative de la « Dynamique de Paix ». Il a insisté sur la nécessité de maintenir le dialogue pour consolider la stabilité dans la région.

M. Bangoura a aussi rendu un hommage appuyé à Fatoma Coly, ancien commandant de la base rebelle de Diakaye, reconverti en acteur de paix. « Il a joué un rôle crucial dans le processus de désarmement. Nous devons saluer son courage et son engagement en faveur d’une paix durable », a-t-il déclaré.

Pour mémoire, le 13 mai 2023 marque une date symbolique dans le processus de pacification de la Casamance : 250 ex-combattants de la faction de Diakaye, dans le département de Bignona, avaient officiellement déposé les armes dans une cérémonie hautement symbolique. Certains équipements militaires avaient été incinérés, en signe de rupture définitive avec la lutte armée.

Deux ans plus tard, la marche du 11 mai apparaît comme un acte fort pour rappeler que la paix ne s’improvise pas : elle se construit chaque jour, par des gestes symboliques, des engagements concrets et la volonté collective de tourner la page de la violence.

Barthélemy Dias répond aux accusations de Sonko : « Aucun service de renseignement ne peut prouver que j’ai des armes »

La coalition Samm Sa Kaddu, représentée par Cheikh Tidiane Youm, Pape Djibril Fall, Bougane Guèye et Barthélémy Dias, a tenu une conférence de presse ce mardi après-midi, à un moment où Ousmane Sonko, leader de Pastef, s’adressait également aux médias. Les leaders de Samm Sa Kaddu ont accusé Sonko et ses partisans de multiplier les provocations, alimentant ainsi les tensions et la violence, sous le regard passif du ministre de l’Intérieur.

En réponse aux allégations selon lesquelles il serait en possession d’armes, le maire de Dakar, Barthélémy Dias, a vivement nié ces accusations : « Aucun service de renseignement ne peut sortir des preuves qui attestent que j’ai des armes », a-t-il affirmé.

Dias dévoile des anecdotes sur Sonko et leur passé commun

Lors de cette déclaration, Barthélémy Dias a également révélé certains détails de son passé avec Ousmane Sonko, rappelant une période difficile pour ce dernier. Selon Dias, Sonko s’était confié à lui dans un moment de détresse, affirmant qu’il craignait pour sa vie sous le régime précédent. « Ce monsieur est venu chez moi les larmes aux yeux pour me dire que des gens voulaient le tuer et brûler sa maison. Il a souhaité que je lui vienne en aide », a expliqué Dias.

Dias affirme avoir répondu à cet appel en offrant son soutien à Sonko, en lui fournissant une protection et en veillant à sa sécurité ainsi qu’à celle de sa famille. « Pendant neuf jours, je l’ai nourri et escorté », ajoute-t-il, soulignant qu’il lui aurait même montré des méthodes d’autodéfense.

Ces révélations ajoutent une nouvelle dimension aux relations complexes entre les deux hommes, autrefois alliés, aujourd’hui divisés. Cette confrontation publique démontre la montée des tensions au sein de l’opposition sénégalaise à l’approche des élections législatives.

Emmanuel Macron appelle à l’arrêt des livraisons d’armes à Israël dans le conflit à Gaza

Samedi, le président français Emmanuel Macron a exprimé sa position en faveur de l’arrêt des livraisons d’armes à Israël utilisées dans le conflit en cours à Gaza. Lors de son intervention sur France Inter, il a souligné l’importance de privilégier une solution politique à la situation actuelle, en insistant sur la nécessité de mettre fin aux livraisons d’armes alimentant les combats.

« Je pense qu’aujourd’hui, la priorité, c’est qu’on revienne à une solution politique, qu’on cesse de livrer les armes pour mener les combats sur Gaza », a déclaré Macron. Bien que la France ne fournisse pas directement d’armes dans ce cadre, selon ses propos, le président a tenu à marquer une position ferme en faveur de la désescalade et du dialogue.

Ces déclarations interviennent alors que le conflit entre Israël et les groupes armés palestiniens dans la bande de Gaza continue de s’intensifier. Des frappes aériennes israéliennes ont répondu aux tirs de roquettes provenant de Gaza, entraînant de lourdes pertes civiles des deux côtés. Ce climat de violence exacerbé a provoqué des réactions internationales variées, la communauté mondiale appelant majoritairement à un cessez-le-feu immédiat.

Macron a également réaffirmé l’engagement de la France à chercher des solutions diplomatiques pour mettre fin à la crise. Selon lui, un retour au dialogue entre les parties concernées est la seule issue viable pour instaurer une paix durable dans la région.

Les propos du président français traduisent un sentiment plus large au sein de la communauté internationale, où les appels à l’arrêt des violences et à une solution politique se multiplient. Toutefois, les perspectives d’une désescalade rapide semblent encore incertaines, alors que les tensions restent vives.

Des groupes armés palestiniens dérobent des millions d’euros dans des agences bancaires de Gaza

Des groupes armés palestiniens, dont l’un se revendiquant du groupe islamiste Hamas, ont orchestré le mois dernier une série de cambriolages spectaculaires dans plusieurs agences bancaires de Gaza, s’emparant d’un total de 66 millions d’euros, rapporte Le Monde dans son édition de samedi.

Le quotidien français a obtenu un document émanant de la Banque de Palestine, transmis à certains partenaires internationaux, qui détaille les différents casses perpétrés dans les agences bancaires de la ville de Gaza.

Selon ce document, le 16 avril dernier, des employés ont découvert qu’un trou avait été foré dans le plafond de la salle des coffres de la principale agence de la Banque de Palestine à Gaza. Les malfaiteurs ont réussi à dérober l’équivalent de 2,8 millions d’euros en shekels israéliens, contenu dans des cassettes de distributeurs de billets.

Dès le lendemain, le 17 avril, des groupes armés munis d’explosifs sont revenus dans le bâtiment pour faire sauter un caisson de ciment coulé la veille pour protéger l’argent. Ils ont alors ouvert trois coffres, emportant avec eux l’équivalent de 29 millions d’euros en différentes devises.

Le 18 avril, une seconde agence bancaire, la plus importante du centre-ville, a également été prise pour cible par un commando d’hommes se revendiquant des plus hautes autorités à Gaza, une formule qui désigne le Hamas, selon Le Monde. Les assaillants ont réussi à dérober l’équivalent de 33,6 millions d’euros en shekels israéliens.

Par ailleurs, l’armée israélienne a saisi une importante somme d’argent appartenant à la Banque de Palestine dans l’enclave, dans le but d’éviter que le Hamas ne mette la main dessus, selon les informations du journal.

Le Monde souligne également les difficultés rencontrées par la Banque de Palestine pour mettre ses liquidités à l’abri, ainsi que les Gazaouis pour se procurer de l’argent liquide. En raison des conditions de guerre, seuls deux distributeurs de billets fonctionnent encore dans la région, et les clients font face à des risques de rançonnement devant ces distributeurs par des hommes armés et masqués, réclamant un pourcentage des retraits.

Cette série de cambriolages met en lumière les défis sécuritaires et économiques auxquels sont confrontés les habitants de Gaza, pris en étau entre les groupes armés, les restrictions imposées par Israël et les difficultés économiques persistantes.

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