Tentative d’attaque devant GFM : Badara Gadiaga et l’équipe de Jakarlo ciblés

Une tentative d’attaque a été évitée de justesse hier soir devant les locaux du Groupe Futurs Médias (GFM). Un groupe d’individus s’est rassemblé devant l’entrée principale avec l’intention manifeste de s’en prendre au chroniqueur Badara Gadiaga et aux autres animateurs de l’émission Jakarlo.

Grâce à la vigilance des agents de sécurité, le plan des assaillants a été déjoué avant qu’un incident grave ne se produise. Le dispositif de sûreté mis en place a permis d’interpeller deux individus, présumés agresseurs, qui ont immédiatement été remis à la gendarmerie. Une enquête a été ouverte pour déterminer les motivations exactes de cette tentative d’agression et identifier d’éventuels complices.

Cet incident survient dans un contexte de tensions accrues depuis la dernière édition de Jakarlo, où un échange particulièrement houleux avait opposé Badara Gadiaga au député Amadou Bâ, membre du parti Pastef. Suite à cette confrontation verbale, plusieurs ministres et responsables politiques proches du parti avaient lancé des appels au boycott de GFM, accusant certains chroniqueurs de partialité dans leurs analyses.

Badara Gadiaga est par ailleurs la cible de menaces répétées, émanant notamment de militants engagés sur les réseaux sociaux. Malgré ces intimidations, l’équipe de Jakarlo maintient sa ligne éditoriale et promet de continuer à aborder les sujets d’actualité sans concession.

Face à cet événement, le Groupe Futurs Médias envisage un renforcement des mesures de sécurité pour garantir la protection de ses journalistes et chroniqueurs. Des dispositifs supplémentaires pourraient être mis en place afin d’éviter que de tels incidents ne se reproduisent.

L’opinion publique reste divisée sur cette affaire, certains dénonçant une dérive dangereuse de la violence politique, tandis que d’autres appellent les médias à plus de retenue dans le traitement des débats sensibles.

Attaque à l’Hôtel RIU Baobab : une enquête ouverte après un vol armé à Pointe Sarène

Dans la nuit du 18 au 19 janvier 2025, l’Hôtel RIU Baobab, un établissement de luxe situé à Pointe Sarène dans le département de Mbour, a été le théâtre d’une attaque audacieuse menée par un groupe de malfaiteurs. Cet incident a semé l’émoi parmi les résidents et les vacanciers de la région, pourtant réputée pour son calme et sa sécurité.

Aux premières heures de la nuit, les assaillants ont neutralisé les agents de sécurité privée en poste avant de s’introduire dans les locaux de la réception. Ils y ont dérobé une somme d’argent encore non communiquée et deux téléphones portables. Alertée immédiatement, la Gendarmerie nationale a déployé un dispositif d’urgence comprenant la Brigade de Proximité de Nianing et l’Escadron de Surveillance et d’Intervention (ESI).

À l’arrivée des forces de l’ordre, les malfaiteurs ont été interceptés, mais des échanges de tirs ont éclaté, les obligeant à prendre la fuite en escaladant les clôtures en grillage de l’hôtel. Profitant de l’obscurité et de la proximité d’une zone boisée dense, ils ont réussi à échapper à leurs poursuivants malgré une fouille minutieuse menée dans les environs.

Face à cet acte criminel, les autorités locales ont renforcé les mesures de sécurité dans la région. Des patrouilles supplémentaires ont été mises en place pour protéger les zones touristiques et rassurer les clients de l’hôtel. De plus, un dispositif de surveillance spéciale a été déployé aux abords des établissements hôteliers pour prévenir de nouvelles incursions.

La Gendarmerie nationale a également lancé une enquête approfondie pour identifier les auteurs de cette attaque. Des appels à témoin ont été diffusés, invitant la population à collaborer en transmettant toute information utile via le numéro vert du Centre de renseignement et des opérations.

Cet incident intervient dans un contexte où la région de la Petite-Côte, un pôle touristique majeur au Sénégal, cherche à renforcer son attractivité. Les autorités ont insisté sur la nécessité de rétablir rapidement la confiance des visiteurs en garantissant leur sécurité.

Malgré cet incident, l’Hôtel RIU Baobab, connu pour son service haut de gamme, poursuit ses activités normalement tout en collaborant étroitement avec les forces de l’ordre pour assurer la protection de ses clients.

La Gendarmerie nationale rappelle à la population et aux établissements locaux de redoubler de vigilance face aux menaces potentielles et de signaler tout comportement suspect. Ce triste événement met en lumière l’importance des efforts continus pour sécuriser les zones touristiques du pays et préserver l’image d’une destination accueillante et paisible.

Bassirou Diomaye Faye s’attaque à la fragmentation politique dans son message à la Nation

Dans son traditionnel message à la Nation, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a abordé plusieurs sujets cruciaux pour l’avenir du Sénégal. Parmi eux, la question de la fragmentation excessive du paysage politique a occupé une place centrale.

Le chef de l’État a dénoncé ce qu’il qualifie d’« inflation des partis politiques », un phénomène qu’il attribue à une application laxiste des lois régissant la création des formations politiques. « Cette dispersion des forces politiques, bien qu’elle reflète une certaine diversité, affaiblit notre démocratie et compromet la qualité du débat public », a-t-il déclaré avec fermeté.

Avec plus de 300 partis officiellement enregistrés, le Sénégal est confronté à une prolifération des structures politiques qui dilue les forces et complique la gouvernance. Le président a souligné que cette fragmentation, loin de renforcer la vitalité démocratique, nuit à l’efficacité des institutions et à la lisibilité de l’offre politique.

« L’inflation partisane pose un réel défi à notre démocratie, car elle rend difficile l’émergence d’un consensus autour des grandes orientations nationales. Cette situation n’est pas tenable si nous voulons construire un Sénégal uni et tourné vers l’avenir », a-t-il affirmé.

Pour répondre à ce défi, Bassirou Diomaye Faye a annoncé la tenue de concertations nationales sur le système politique sénégalais. Ces discussions, qui réuniront les acteurs politiques, la société civile et les institutions, auront pour objectif de repenser l’organisation du paysage politique afin de le rendre plus cohérent et plus adapté aux aspirations des citoyens.

« Ces réformes ne viseront pas à restreindre les libertés, mais à renforcer la démocratie. Il s’agit de bâtir un système politique qui reflète véritablement les attentes du peuple sénégalais tout en garantissant une gouvernance efficace », a précisé le président.

Au-delà de la rationalisation du système politique, Bassirou Diomaye Faye a évoqué des réformes plus larges pour rapprocher l’État des citoyens et répondre à leurs aspirations. « Toutes ces réformes, comme d’autres, visent uniquement à asseoir les bases d’un Sénégal fier de ses valeurs et intransigeant sur sa souveraineté », a-t-il conclu.

Abdou Karim Sall Dénonce l’Attaque du Convoi de la Coalition Pastef à Koungheul

Dans un contexte politique tendu à l’approche des législatives prévues le 17 novembre prochain, l’attaque perpétrée contre le convoi de la coalition Pastef à Koungheul a suscité de vives réactions. Parmi les voix qui se sont élevées, celle d’Abdou Karim Sall, ancien directeur de l’Autorité de régulation des télécommunications et des postes (ARTP), a été particulièrement marquante. Dans un message publié sur Facebook, M. Sall a exprimé son indignation face à cet acte de violence qu’il qualifie de « comportement lâche » ne reflétant pas les valeurs de la démocratie sénégalaise.

« Ces comportements lâches qui n’honorent pas notre démocratie sont à éviter à tout prix », a affirmé Abdou Karim Sall, soulignant l’importance de protéger le processus électoral et de garantir la sécurité des acteurs politiques. M. Sall a également lancé un appel aux autorités compétentes, les exhortant à agir rapidement pour identifier et traduire en justice les responsables de cette attaque. « Les auteurs et les commanditaires doivent être sévèrement sanctionnés », a-t-il ajouté.

Cet incident a eu lieu mercredi dernier lorsque le convoi du Premier ministre Ousmane Sonko, qui parcourait la région dans le cadre de sa campagne électorale, a été pris pour cible par des individus non identifiés à Koungheul. Cet acte de violence a provoqué une onde de choc parmi les partisans de Sonko ainsi que dans le reste de la classe politique, soulevant des inquiétudes quant à la sécurité lors de cette période cruciale.

Le climat politique actuel, marqué par des tensions et des discours clivants, renforce l’urgence d’une réponse rapide et ferme de la part des autorités pour prévenir d’autres incidents similaires et garantir un processus électoral pacifique. La condamnation de l’attaque par Abdou Karim Sall s’ajoute à d’autres appels au calme et à la retenue, visant à préserver la stabilité démocratique du pays.

Alors que le Sénégal se prépare pour les élections législatives, ce genre d’événements vient rappeler l’importance de maintenir un environnement de débat sain et respectueux, loin de la violence et des intimidations.

Attaque contre le convoi d’Ousmane Sonko près de Koungheul : une escalade de la tension à l’approche des législatives de 2024

Le convoi du Premier ministre sénégalais et candidat Ousmane Sonko a été attaqué ce matin près de la localité de Koungheul, alors qu’il poursuivait sa campagne pour les élections législatives prévues le 17 novembre 2024. Cet incident, survenu dans un climat politique déjà tendu, vient rappeler la fragilité sécuritaire et l’intensité des enjeux entourant ces élections.

Selon les premières informations disponibles, le convoi de Sonko a été pris pour cible aux abords de Koungheul par un groupe d’individus armés, circulant à bord d’un pickup. Ces derniers ont attaqué le véhicule principal du convoi, lançant des projectiles et endommageant les pneus du véhicule. Grâce à l’intervention rapide des éléments du Groupement d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), la situation a pu être maîtrisée, évitant des conséquences plus graves.

Les assaillants ont pris la fuite après leur attaque. Des témoins affirment avoir vu le pickup quitter les lieux à grande vitesse, alors que les membres de la sécurité tentaient de stabiliser la situation et de sécuriser le convoi du Premier ministre.

Cette attaque survient alors que le pays est en pleine effervescence politique à l’approche des législatives de novembre 2024. Le Premier ministre Ousmane Sonko, leader charismatique et souvent controversé, est connu pour ses prises de position fermes et son opposition aux politiques en place. Sa campagne, marquée par des déplacements à travers le pays pour mobiliser ses partisans, s’inscrit dans un contexte de tensions accrues où chaque incident, comme celui-ci, peut exacerber les divisions et alimenter la méfiance entre les camps politiques.

À la suite de cet incident, le ministère de l’Intérieur a annoncé un renforcement des dispositifs de sécurité autour des personnalités politiques en campagne. Des patrouilles supplémentaires devraient être déployées dans les zones jugées à risque pour prévenir de nouveaux incidents. La Gendarmerie nationale a également lancé une enquête pour identifier et appréhender les assaillants.

Dans une déclaration faite à la presse peu après l’incident, Ousmane Sonko a fermement condamné cette attaque, y voyant une tentative d’intimidation à l’encontre de sa campagne. « Nous ne céderons pas à la peur, et nous poursuivrons notre engagement auprès des Sénégalais pour construire un avenir plus juste et sécurisé », a-t-il affirmé.

Cet incident pourrait marquer un tournant dans la campagne pour les législatives de 2024, poussant les autorités à redoubler de vigilance. Le Sénégal, généralement considéré comme une nation stable en Afrique de l’Ouest, fait face à des défis sécuritaires grandissants à mesure que les tensions politiques s’intensifient. La communauté internationale et les observateurs locaux craignent une escalade des violences à l’approche du scrutin, et cet événement met en exergue la nécessité d’un processus électoral pacifique et sécurisé.

Attaque au Siège de Taxawu Sénégal : Khalifa Sall Appelle à la Sérénité et Dénonce une Violence « Meurtrière »

Le président de Taxawu Sénégal, Khalifa Sall, s’est rendu ce lundi soir au siège de son parti pour constater les dégâts suite à une attaque perpétrée dans la nuit. Marqué par les violences subies, le leader de Taxawu et ses responsables ont exprimé leurs regrets et dénoncé ce qu’ils qualifient de « tentative meurtrière ». Face à la presse, Khalifa Sall a fermement condamné cette attaque qu’il juge inacceptable et criminelle.

Selon lui, les auteurs de cet acte sont déjà identifiés : « Nous avons toutes les images et savons ceux qui sont à l’origine de cet acte. Ce qu’ils veulent nous imposer est inique et criminel. Il aurait pu y avoir des morts aujourd’hui. » Khalifa Sall, visiblement déterminé, a annoncé le dépôt d’une plainte, assurant que « cet acte ne restera pas impuni ». Interpellant l’État, il a exigé une réaction des autorités face à cette escalade de violence dans le climat politique actuel. « L’État doit prendre ses responsabilités », a-t-il déclaré, ajoutant avec insistance que « les responsables répondront de leur acte ».

Un Appel à la Retenue malgré la Tension

Dans le même sillage, la coalition Sàm Sa Kàddu, alliée de Taxawu Sénégal, semble également avoir identifié les instigateurs de cette attaque. « Nous savons ce qui se passe. Nul besoin de chercher qui sont les auteurs. Nous avons vu et entendu », a dénoncé un de ses porte-paroles, en réitérant l’appel aux autorités pour une réaction rapide.

Malgré la gravité des événements, Khalifa Sall a tenu à rappeler ses militants à la retenue. En appelant au calme, il a insisté sur l’importance de maintenir un climat de sérénité et de responsabilité : « Il faut plus de responsabilité et de sérénité, car la violence n’a pas sa place dans ce champ politique. » Un message clair en faveur d’un débat apaisé dans un contexte politique déjà tendu.

Cette attaque, qui survient à quelques mois des échéances électorales, ajoute une pression supplémentaire sur le climat politique au Sénégal. Les appels de Khalifa Sall et de ses alliés à une réaction de l’État mettent en lumière les tensions croissantes dans le pays, où la sécurité des partis politiques devient une préoccupation de premier plan.

Barthélemy Dias attaque Abass Fall et le Pastef sur la gestion de Dakar

Dans une intervention teintée de sarcasmes et d’accusations virulentes, Barthélemy Dias, maire de Dakar, s’est attaqué à Abass Fall, tête de liste de Pastef à Dakar, ainsi qu’au parti de l’opposant Ousmane Sonko. Lors d’un rassemblement politique, Dias n’a pas mâché ses mots, déclarant fermement : « Nous n’allons pas confier Dakar à un voleur. C’est la ville des ‘Ndananes’. Dakar ne donnera pas d’immunité parlementaire à quelqu’un qui a soutiré les sous de notre pays. Il faut une clarté dans l’affaire Aser. »

Ces propos visent directement les membres de Pastef, que Dias accuse d’avoir détourné des fonds publics, faisant allusion à l’Affaire Aser, une affaire de corruption qui continue de faire couler beaucoup d’encre au Sénégal. Le maire de Dakar a également évoqué la possible implication de la Haute Cour de Justice dans ce dossier, déclarant que « la Haute Cour de Justice va juger les voleurs d’aujourd’hui et ceux d’hier. »

Barthélemy Dias a poursuivi ses critiques en dénonçant ce qu’il considère comme les promesses non tenues de Pastef. « Nous allons partager les Var pendant la campagne, parce qu’ils ont beaucoup dit et n’ont rien respecté », a-t-il affirmé. Faisant référence à des dispositifs de vidéo-assistance pour arbitrer les débats, il a souligné les nombreux engagements pris par Pastef qu’il juge non réalisés.

Dans une dernière pique, Dias a qualifié ses adversaires politiques de « menteurs, incapables, manipulateurs et incompétents », renforçant ainsi son attaque contre la gestion et la crédibilité du parti. Alors que les élections approchent, cette sortie souligne l’intensité des tensions politiques autour de la gestion de Dakar et des enjeux nationaux.

Le ton acerbe de Barthélemy Dias annonce une campagne électorale sous haute tension, où les questions de transparence, de gestion publique et d’imputabilité risquent d’être au cœur des débats.

Attaques jihadistes à Bamako : Un des bilans les plus meurtriers pour les forces de sécurité maliennes

Les attaques coordonnées menées mardi contre l’école de gendarmerie et l’aéroport militaire de Bamako ont plongé la capitale malienne dans la consternation. Le bilan humain, bien que non officiellement confirmé par les autorités, est l’un des plus lourds de ces dernières années, avec plus de 70 morts et 200 blessés, selon des sources sécuritaires. Un document confidentiel évoque une centaine de victimes, tandis que le quotidien Le Soir de Bamako rapporte que les obsèques d’une cinquantaine d’élèves gendarmes auront lieu ce jeudi.

Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), affilié à Al-Qaïda, a revendiqué l’attaque, affirmant que ses combattants ont infligé des pertes considérables aux forces maliennes et à leurs alliés, notamment des mercenaires du groupe Wagner. Ces assauts, qui ont duré près de neuf heures, ont mis en lumière la vulnérabilité de la capitale face aux jihadistes, malgré les assurances répétées de la junte militaire au pouvoir sur l’efficacité de sa stratégie sécuritaire.

Un revers pour la junte au pouvoir

Depuis 2020, le Mali, le Burkina Faso et le Niger sont dirigés par des régimes militaires suite à des coups d’État successifs. Ces gouvernements ont rompu avec l’ancienne puissance coloniale française et se sont tournés vers de nouveaux partenaires, notamment la Russie, via le groupe paramilitaire Wagner. Cependant, l’attaque de mardi montre que cette stratégie n’a pas freiné les capacités d’action des groupes jihadistes.

Les autorités maliennes, dirigées par la junte, ont pour l’instant refusé de divulguer un bilan précis, se contentant de reconnaître « quelques pertes en vies humaines ». Cependant, les analystes soulignent que cette attaque marque un tournant et démontre que le GSIM est toujours capable de frapper au cœur de la capitale, à sa guise.

Réactions et condamnations internationales

La communauté internationale a vivement réagi aux événements. Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l’Union africaine, a fermement condamné ces attaques et appelé à une intensification de la coopération régionale et internationale pour contrer la menace terroriste en Afrique de l’Ouest. De son côté, la CEDEAO, dont le Mali a quitté les rangs au début de l’année, a également dénoncé ces actes de violence et réitéré son engagement en faveur de la paix dans la région.

Cette offensive jihadiste intervient dans un contexte de fragilité sécuritaire accrue au Sahel, où les attaques contre les forces de sécurité et les civils se multiplient, notamment au Mali, au Niger et au Burkina Faso. Alors que les gouvernements militaires de ces pays cherchent à restaurer l’ordre, les groupes armés continuent de démontrer leur résilience et leur capacité à défier les autorités en place.

FRANCE – Attaque contre une synagogue: le suspect, un Algérien interpellé par la police

Le suspect de l’attaque samedi matin contre une synagogue dans le sud de la France, interpellé dans la soirée à Nîmes, est un Algérien de 33 ans en situation régulière, a-t-on appris dimanche de source proche du dossier.

L’homme a été interpellé par les policiers d’élite du Raid dans la ville de Nîmes (sud) après une fusillade au cours de laquelle il a été blessé. Son pronostic vital n’est pas engagé, a-t-on ajouté de source proche du dossier.

Le suspect, qui a agi à visage découvert et dont les actes avaient été captés par des caméras de vidéosurveillance, a attaqué peu après 8h samedi matin la synagogue de La Grande-Motte, une station balnéaire proche de la ville de Montpellier dans le sud de la France, déclenchant plusieurs départs de feu, mais sans faire de victimes. Seul un policier municipal intervenant pour ces départs d’incendie a été légèrement blessé par le souffle de l’explosion d’une bonbonne de gaz présente dans une voiture incendiée.

L’assaillant portait un drapeau palestinien à la ceinture, dont dépassait ce qui semblait être la crosse d’une arme de poing, selon une image tirée de la vidéosurveillance et authentifiée par l’AFP. Il avait un keffieh rouge sur la tête et tenait dans chaque main une bouteille d’eau en plastique remplie d’un liquide jaunâtre. Au total, quatre personnes sont actuellement en garde à vue dans ce dossier, a-t-on ajouté de même source, confirmant une information de Valeurs actuelles.

L’attaque a suscité de nombreuses réactions, dans un pays en pleine ébullition politique. Depuis six semaines, un gouvernement démissionnaire gère les affaires courantes et Emmanuel Macron est pressé de toutes parts de nommer un nouveau Premier ministre.

A.S

Un jeune grièvement blessé après une attaque d’hippopotame à Sékhoto

Hier, aux alentours de 17 heures, un incident tragique a frappé la localité de Sékhoto, dans la région de Kédougou, au Sénégal. Un jeune garçon âgé d’environ quatorze ans a été grièvement blessé lors d’une attaque d’hippopotame alors qu’il se rendait au fleuve pour chercher de l’eau.

L’hippopotame, un animal massif et puissant, a soudainement surgi et attaqué le jeune garçon, le laissant dans un état critique. Ses blessures ont été si graves qu’il a fallu une intervention d’urgence pour le stabiliser avant de l’acheminer vers l’hôpital régional Amath Dansokho de Kédougou pour recevoir les soins médicaux nécessaires.

Cette attaque met en lumière les dangers potentiels auxquels sont confrontées les populations riveraines vivant près des cours d’eau où les hippopotames évoluent. Bien que ces créatures aquatiques puissent paraître paisibles, elles peuvent devenir extrêmement agressives si elles se sentent menacées ou surprises, mettant ainsi en péril la vie des personnes se trouvant à proximité.

Cet incident souligne l’importance cruciale de sensibiliser les communautés locales sur les mesures de sécurité à prendre lorsqu’elles interagissent avec la faune sauvage, en particulier dans les régions où les rencontres avec des animaux dangereux sont fréquentes. Il est également crucial que les autorités locales mettent en œuvre des stratégies de prévention pour minimiser les risques d’attaques d’hippopotames et protéger la vie des résidents locaux.

Cet événement tragique rappelle la nécessité constante de cohabiter harmonieusement avec la faune sauvage et de prendre des précautions adéquates pour assurer la sécurité des individus et des communautés vivant dans des zones où la vie sauvage est présente.

L’Iran lance une vaste attaque de drones contre Israël

L’Iran a orchestré une attaque majeure contre Israël en lançant une série de drones kamikazes depuis son territoire, selon les déclarations officielles des deux pays. L’armée israélienne a rapporté que 238 drones kamikazes ont été déployés par les Gardiens de la Révolution d’Iran dans cette offensive.

Cette attaque survient après plusieurs jours d’anticipation et de craintes concernant une possible escalade des tensions entre l’Iran et Israël. Les relations entre les deux nations se sont détériorées ces dernières années en raison de divergences stratégiques, notamment en ce qui concerne les ambitions nucléaires de l’Iran et les positions géopolitiques dans la région du Moyen-Orient.

Peu de temps après les déclarations israéliennes, Téhéran a officiellement confirmé avoir lancé des drones et des missiles en direction d’Israël. La télévision d’État iranienne a rapporté que les Gardiens de la Révolution d’Iran ont ciblé « des cibles spécifiques » lors de cette opération, sans donner plus de détails sur les sites visés ou les éventuelles pertes.

L’attaque suscite une vive préoccupation au niveau international, de nombreux pays appelant à la retenue et à la désescalade. Les États-Unis, qui soutiennent Israël, ont réitéré leur engagement envers la sécurité d’Israël et condamné l’attaque de l’Iran.

Cette attaque de grande envergure risque d’aggraver davantage les tensions déjà tendues au Moyen-Orient. Les conséquences de cette offensive pourraient être importantes, tant sur le plan régional qu’international, avec le risque d’une escalade militaire et de représailles.

L’attaque massive de drones lancée par l’Iran contre Israël marque un tournant dangereux dans les relations déjà fragiles entre les deux pays. Alors que la communauté internationale appelle à la désescalade, il est crucial de surveiller de près l’évolution de la situation et les éventuelles répercussions sur la stabilité régionale du Moyen-Orient.

L’Iran prévoit une attaque de drones sur Israël de plusieurs heures, selon la Maison Blanche

La Maison Blanche a annoncé samedi que l’attaque de drones de l’Iran sur Israël devrait durer « probablement plusieurs heures ». Adrienne Watson, porte-parole du Conseil de sécurité nationale américain, a réitéré le soutien des États-Unis au « peuple d’Israël » face à ces menaces.

L’attaque, lancée par le Corps des Gardiens de la Révolution de l’Iran, a été décrite par la télévision d’État iranienne comme une « vaste » opération utilisant à la fois des drones et des missiles. Cette action est une réponse aux récentes provocations perçues par l’Iran, notamment l’attaque contre la section consulaire de son ambassade à Damas et la perte de plusieurs commandants militaires iraniens en Syrie.

Face à cette escalade des tensions, les États-Unis ont clairement exprimé leur position en faveur d’Israël. « Les États-Unis continueront de soutenir la défense d’Israël contre ces menaces de l’Iran », a affirmé Adrienne Watson. Ce soutien renforce l’alliance traditionnelle entre les États-Unis et Israël et souligne l’importance de la coopération sécuritaire entre les deux pays.

Cette attaque intervient dans un contexte déjà tendu au Moyen-Orient, marqué par des rivalités géopolitiques et des confrontations militaires entre les puissances régionales. La communauté internationale redouble d’efforts pour tenter de désamorcer la situation et appelle toutes les parties à la retenue.

Alors que l’attaque de drones de l’Iran sur Israël se poursuit, les appels à la désescalade se multiplient sur la scène internationale. Une résolution pacifique de cette crise est cruciale pour éviter une escalade majeure aux conséquences potentiellement dévastatrices pour la stabilité de la région.

L’Iran lance une vaste attaque de drones et de missiles vers Israël

La tension entre l’Iran et Israël atteint un nouveau pic. Dans la nuit de samedi à dimanche, la télévision d’État iranienne a rapporté que le Corps des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, a mené une attaque d’envergure vers Israël, utilisant à la fois des drones et des missiles.

La télévision d’État a précisé que cette attaque était une réponse aux actions du « régime sioniste », notamment l’attaque contre la section consulaire de l’ambassade de l’Iran à Damas et le décès d’un groupe de commandants et conseillers militaires iraniens en Syrie. Ces événements ont été vivement condamnés par l’Iran, qui y voit une escalade des provocations israéliennes dans la région.

« En réponse aux nombreux crimes commis par le régime sioniste, (…) l’armée de l’air de la Force aérospatiale du Corps des Gardiens de la révolution islamique a tiré des dizaines de missiles et de drones sur des cibles spécifiques à l’intérieur des territoires occupés », a indiqué la télévision d’État, citant les relations publiques des Gardiens.

Cette attaque marque une nouvelle escalade dans les tensions déjà vives entre l’Iran et Israël. Elle intervient dans un contexte régional volatile où les actions militaires et les représailles se multiplient, augmentant le risque d’un conflit ouvert.

La communauté internationale suit de près cette situation préoccupante et appelle à la retenue et à la désescalade. Face à cette montée des tensions, il est crucial que toutes les parties fassent preuve de retenue et s’engagent dans un dialogue constructif pour éviter une confrontation majeure aux conséquences imprévisibles pour la stabilité du Moyen-Orient.

Attaque au couteau à Sydney : cinq morts et plusieurs blessés dans un centre commercial

Une attaque tragique au couteau a secoué Sydney, en Australie, samedi après-midi. L’incident s’est produit dans le centre commercial bondé Westfield Bondi Junction, entraînant la mort de cinq personnes et faisant plusieurs blessés, dont huit ont été transportés à l’hôpital, y compris un enfant.

Selon Anthony Cooke, commissaire adjoint de la police de l’État de Nouvelle-Galles du Sud, l’agresseur a été abattu par la police et l’enquête est en cours pour l’identifier. M. Cooke n’a pas exclu la piste « terroriste » concernant le motif de l’agression.

Le Premier ministre australien, Antony Albanese, a également évoqué cette tragédie lors d’une conférence de presse, soulignant que l’assaillant semblait avoir agi seul. Des images de caméras de surveillance diffusées par les médias australiens montrent un homme muni d’un grand couteau courant dans le centre commercial, avec des victimes gisant au sol.

Des témoins ont décrit des scènes de panique, avec des personnes cherchant refuge dans les magasins environnants. Pranjul Bokaria, qui se trouvait sur les lieux au moment de l’attaque, a décrit la situation comme étant « effrayante », ajoutant qu’elle avait réussi à se réfugier dans un magasin voisin et à échapper au danger.

La police a bouclé la zone et a appelé la population à éviter le secteur. Des dizaines de policiers et d’ambulances étaient encore présents sur les lieux à la tombée de la nuit, prêts à transporter les blessés vers les hôpitaux voisins.

L’Australie est généralement épargnée par ce type d’attaques. Cependant, en novembre 2018, un individu armé d’un couteau avait tué une personne et blessé deux autres à Melbourne. Cette attaque avait été revendiquée par le groupe Etat islamique (EI).

Les autorités continuent de travailler sur cette affaire pour déterminer les circonstances exactes de l’attaque et l’identité de l’assaillant, tout en fournissant soutien et soins aux victimes et à leurs familles.

Joe Biden met en garde l’Iran contre toute attaque envers Israël

Le président américain, Joe Biden, a exprimé vendredi son attente que l’Iran prenne des mesures « bientôt » en réponse aux menaces iraniennes de réprésailles contre Israël. Lors d’une conférence de presse, il a fermement appelé Téhéran à éviter toute action offensive.

« Je ne veux pas donner d’information confidentielle, mais je m’attends à ce que cela soit bientôt », a déclaré Joe Biden en réponse à une question sur les intentions de l’Iran. Interrogé sur le message qu’il souhaitait adresser à Téhéran, le président américain a été clair : « Ne le faites pas! »

Cette déclaration intervient dans un contexte de tension croissante entre l’Iran et Israël. Plusieurs responsables iraniens ont récemment évoqué la possibilité de représailles contre Israël en réponse à des attaques présumées contre des navires iraniens.

L’administration Biden tente actuellement de relancer les négociations sur le nucléaire avec l’Iran, après le retrait unilatéral des États-Unis de l’accord nucléaire de 2015 sous l’administration Trump. Les tensions entre les deux pays ont été exacerbées par les attaques et les sabotages réciproques survenus ces derniers mois.

La mise en garde de Joe Biden reflète la préoccupation des États-Unis concernant la stabilité de la région et l’importance de la désescalade. Les États-Unis ont également réitéré leur engagement envers la sécurité d’Israël, tout en cherchant à éviter une escalade militaire avec l’Iran.

Il est donc crucial pour les deux parties de renouer le dialogue et de chercher des solutions diplomatiques pour désamorcer la situation et éviter toute escalade qui pourrait avoir des conséquences désastreuses pour la région.

Six soldats nigériens tués dans une attaque terroriste près du Mali

Jeudi dernier, l’armée nigérienne a annoncé qu’une attaque terroriste a coûté la vie à six de ses soldats dans la zone d’Inates, près de la frontière malienne. L’attaque a eu lieu en début de semaine lorsque leur véhicule de patrouille est tombé sur une mine artisanale près du village de Tingara, dans le sud-ouest du Niger.

Selon le ministère nigérien de la Défense, plusieurs autres soldats ont été blessés dans l’explosion et ont dû être évacués par hélicoptère vers Niamey, la capitale. Par la suite, des frappes aériennes ont été menées des deux côtés de la frontière pour neutraliser les terroristes responsables de l’attaque.

Une surveillance aérienne a permis de localiser trois terroristes impliqués dans l’attaque, qui ont été suivis jusqu’à un hameau où ils se sont regroupés avec une vingtaine d’autres complices. Une frappe aérienne a été lancée contre ce groupe, neutralisant plusieurs d’entre eux et détruisant leur équipement logistique.

En parallèle, une autre frappe aérienne a visé un groupe de terroristes dans la zone malienne d’Amalaoulaou, aboutissant à la neutralisation d’au moins huit combattants et à la destruction de leur matériel.

La région d’Inates, située dans la région de Tillabéri, est devenue un bastion des groupes jihadistes sahéliens, notamment l’État islamique au Grand Sahara (EIGS) et Al-Qaïda. En décembre 2020, une attaque contre un camp militaire à Inates avait coûté la vie à 71 soldats nigériens, revendiquée par l’EIGS.

Ces récents événements soulignent la persistance de la menace terroriste dans la région, malgré les efforts déployés par les autorités nigériennes pour y faire face. Depuis la prise du pouvoir par les militaires en juillet 2023, le Niger s’efforce de lutter contre la violence jihadiste, mais les attaques continuent de se produire, mettant en danger la sécurité et la stabilité de la région.

« Attaque en Mauritanie : Bilan tragique de l’incursion de l’armée malienne et de Wagner »

Une incursion menée par des soldats de l’armée malienne et des mercenaires russes du groupe Wagner sur le territoire mauritanien, le dimanche 7 avril, a laissé un lourd bilan humain, avec trois civils blessés par balles, selon des sources de RFI. L’opération, réalisée dans le cadre d’une lutte antiterroriste, s’est déroulée dans le village de Madallah, près de Fassala, dans la région du Hodh El Chargui, au sud-est de la Mauritanie.

L’objectif de cette incursion était de traquer des membres de la Katiba Macina du Jnim (Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans), affiliée à al-Qaïda. Selon des témoins locaux, les soldats maliens et les mercenaires russes ont franchi la frontière mauritanienne avant 10 heures du matin et ont immédiatement ouvert le feu dans le village de Madallah.

Trois jeunes civils circulant à moto ont été blessés lors de l’attaque, tandis que des habitations ont également été touchées par les tirs. Quatre individus ont été arrêtés et interrogés par les forces maliennes et Wagner avant d’être relâchés. Les autorités mauritaniennes ont ensuite dépêché des soldats sur place pour rassurer les habitants et les inciter à éviter cette zone frontalière à risque.

Une source sécuritaire malienne a confirmé que l’objectif de l’opération était de neutraliser des terroristes et qu’un nombre indéterminé de jihadistes auraient été tués au cours de l’opération. Cependant, les détails sur les pertes du côté mauritanien restent flous.

Cette incursion souligne les défis sécuritaires auxquels sont confrontés les pays de la région du Sahel, où les groupes terroristes opèrent librement à travers les frontières poreuses. La présence de mercenaires étrangers dans ces opérations soulève également des préoccupations quant à la coordination et à la transparence des efforts antiterroristes dans la région.

Attaque à main armée dans un site d’orpaillage à Kédougou : Trois morts

Dans la nuit à Kédougou, une attaque ciblant un site d’orpaillage a eu lieu, laissant un bilan tragique de trois morts, selon les informations de Source A.

Cette attaque survient peu de temps après le braquage d’une agence de transfert d’argent en plein cœur de la ville. Les circonstances exactes de l’attaque et les motivations des assaillants ne sont pas encore claires, et une enquête est probablement en cours pour élucider les faits. La sécurité dans la région de Kédougou pourrait être renforcée à la suite de cet incident, avec une attention particulière portée aux sites d’orpaillage qui peuvent être des cibles pour diverses activités criminelles.

Mandat d’arrêt international lancé contre Saër Fall pour l’attaque du bus de Yarakh

Dans une affaire marquée par l’attaque tragique du bus de Yarakh en août dernier, un mandat d’arrêt international a été émis à l’encontre de Saër Fall, actuellement en exil aux États-Unis. Accusé d’avoir participé à l’incendie qui a coûté la vie à deux personnes, Fall attend l’examen de sa demande d’asile par la justice américaine ce mois-ci.

Le document, émis par le Doyen des juges Maham Diallo, détaille des charges graves contre Saër Fall. Ces accusations, couvertes par plusieurs articles du Code pénal, incluent notamment l’association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste, la dégradation et les dommages liés à une entreprise terroriste, ainsi que des actes mettant en danger la sécurité publique.

Le mandat d’arrêt international s’étend au-delà de l’attaque du bus de Yarakh, couvrant la période d’août 2021 à août 2023. Le contexte décrit par le magistrat Maham Diallo fait référence aux appels à manifester d’Ousmane Sonko, visant selon le juge à perturber les procès de Mame Mbaye Niang et Adji Sarr.

Dans le cadre de l’enquête sur l’attaque du bus de Yarakh, huit individus ont été identifiés comme suspects, dont quatre ont été arrêtés. Saër Fall, cependant, est parmi ceux qui ont pris la fuite. Le Doyen des juges invoque des traités bilatéraux et des conventions multilatérales pour demander son extradition.

L’examen de cette affaire souligne l’importance des enjeux internationaux et des défis liés à la coopération judiciaire entre les nations dans la poursuite de la justice pour des actes de cette gravité. Les développements futurs détermineront l’issue de cette affaire complexe et son impact sur la sécurité publique.

Dalifort : le film de l’attaque de 2 entrepôts, 2 vigiles malmenés

Deux entrepôts attaqués à Dalifort. D’après Libération, les faits se sont produits dans la nuit du 10 au 11 décembre.   

« Au moins 15 assaillants, à bord d’un camion, et qui s’exprimeraient en Soussou, ont attaqué deux entrepôts situés à l’endroit appelé Bada Lô », rapporte le journal.

Selon des témoignages, poursuit la source, les cambrioleurs ont « sérieusement malmené » deux vigiles avant d’emporter plusieurs sacs de riz et des numéraires non encore évalués.
Une enquête a été ouverte.

Senewebs

Mali: attaque sanglante du Jnim dans le village symbole de Farabougou

Les jihadistes du Jnim, le Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans, lié à al-Qaïda, ont mené une attaque d’envergure, mardi après-midi 12 décembre, à Farabougou, région de Ségou, dans le centre du Mali. Au moins une quarantaine de soldats maliens et de chasseurs traditionnels dozos auraient été tués dans ce village devenu symbole à la fois des souffrances de la population malienne et des efforts des autorités de transition pour tenter de restaurer la sécurité.

Ils sont arrivés en nombre entre 14 et 15 heures locales, et ont quitté les lieux vers 17 heures.

Entre-temps, les jihadistes de la Katiba Macina du Jnim ont décimé le détachement de l’armée positionné dans le village.

Les jihadistes ont principalement ciblé les soldats maliens et les villageois accusés de collaborer avec eux, notamment les chasseurs traditionnels dozos, qui servent dans la zone de supplétifs aux militaires. Plusieurs sources sécuritaires et civiles locales avancent un bilan de près de cinquante soldats et chasseurs tués (plus d’une vingtaine de soldats, plus d’une vingtaine de chasseurs) et une quinzaine de blessés, mais tous s’accordent à dire qu’il est encore trop tôt : plusieurs dizaines de soldats et de villageois sont toujours portés disparus. On ignore combien ont été tués ou pris en otage, et combien se cachent toujours en brousse.

Camp militaire saccagé et dépouillé

La plupart des habitants ont pu fuir et hier soir, les renforts de l’armée venus de Sokolo ont pénétré dans un village désert. Les jihadistes avaient saccagé le camp militaire, emporté quantité de matériel et détruit ce qu’ils ne pouvaient pas prendre avec eux.

Une source sécuritaire malienne parle de « carnage », pointe l’impossibilité dans ce secteur d’utiliser les vecteurs aériens -en raison vraisemblablement de la topographie de la zone ou encore de la proximité physique immédiate des différents acteurs- et dénonce la présence dans le village d’éléments infiltrés du Jnim.

L’armée n’a pas communiqué sur cette attaque et, sollicitée par RFI, n’a pas donné suite.

Assimi Goïta s’était rendu personnellement à Farabougou

Le coup est rude, humainement, mais aussi symboliquement.

En octobre 2020, Farabougou est l’un des premiers villages du Mali à avoir été soumis à un intense blocus par les jihadistes du Jnim : assassinats, enlèvements, interdiction de mouvements :  le village était alors devenu le symbole des souffrances des populations maliennes. Le colonel Assimi Goïta, qui était à l’époque vice-président de transition, s’était personnellement rendu à Farabougou, en hélicoptère, pour témoigner du soutien des autorités de transition (le colonel Assimi Goïta n’est officiellement devenu président de transition qu’en juin 2021, après un second coup d’État).

Un an plus tard, en mars 2021, un accord de paix local inédit avait été conclu directement avec le Jnim, ce qui avait permis aux habitants de retourner cultiver leurs champs et d’approvisionner le village.

Présence permanente de l’armée

Mais l’accord n’avait tenu que quelques mois et en février 2022, l’armée s’était finalement déployée à Farabougou où elle maintenait depuis une présence permanente pour sécuriser les habitants. Dans un contexte difficile, « intenable » même selon une source sécuritaire malienne : les jihadistes du Jnim sont très présents et actifs dans le cercle de Niono où se trouve Farabougou, et mènent régulièrement des attaques meurtrières -avec la pose de mines artisanales notamment- contre l’armée et ses supplétifs de Wagner.

Lesquels répondent tout aussi régulièrement, avec des opérations au cours desquelles de nombreuses victimes civiles ont été rapportées et plusieurs charniers découverts. Le dernier exemple remonte à fin novembre, il y a trois semaines : au moins une quarantaine de villageois avaient été exécutés dans des campements et hameaux de la commune de Nampala. Face à la dégradation du contexte sécuritaire et aux risques pour les populations civiles, l’ONG Médecins sans frontières a récemment décidé de retirer ses équipes.

Le calvaire des habitants de Farabougou, et plus globalement de tous les habitants de la zone, vient donc de connaître un nouvel épisode. Les habitants savent que ce ne sera pas le dernier.

Attaque contre un convoi du CICR à Khartoum, au Soudan : deux morts et sept blessés, dont trois employés de l’organisation humanitaire

Dimanche 10 décembre, un convoi du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a été attaqué à Khartoum, la capitale du Soudan. L’opération visait à évacuer environ une centaine de personnes vulnérables prises au piège des combats entre l’armée nationale et les paramilitaires des Forces de soutien rapide (RSF). Le CICR avait coordonné l’évacuation avec les parties en conflit, qui avaient donné leur accord et fourni des garanties de sécurité.

Cependant, lorsqu’il est entré dans la zone d’évacuation, le convoi de six véhicules, tous marqués de l’emblème de la Croix-Rouge, a été pris pour cible. L’attaque a fait au moins deux morts et sept blessés, dont trois employés du CICR. Le chef du CICR au Soudan, Pierre Dorbes, a qualifié l’attaque d' »inacceptable » et a exprimé son choc face au non-respect total de l’emblème de la Croix-Rouge, qui doit être protégé selon le droit humanitaire.

L’armée soudanaise a reconnu être à l’origine des tirs, affirmant que le convoi avait violé l’accord en déviant de la route prévue. Les RSF ont déclaré avoir escorté le convoi jusqu’à la limite de leur territoire, après quoi l’armée aurait ouvert le feu sur les véhicules du CICR.

Cet incident soulève des préoccupations quant à la sécurité des travailleurs humanitaires et met en danger les opérations d’assistance dans des régions touchées par des crises. Une enquête devrait être menée pour identifier les responsables et assurer la sécurité des travailleurs humanitaires. La situation complique également les efforts visant à organiser une rencontre entre les chefs des deux camps d’ici 15 jours.

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