Le Dakarois Quotidien N°421 – 15 ET 16/03/2025
Étiquette : Audit
Air Sénégal dans la tourmente : les dessous troublants d’un audit interne explosif qui secoue la compagnie nationale
Air Sénégal, longtemps perçue comme un symbole de fierté nationale, traverse une zone de turbulences sans précédent. Selon un rapport explosif révélé par L’Observateur, l’audit interne initié par le nouveau Directeur général, Cheikh Tidiane Ndiaye, a mis en lumière une gestion chaotique et des pratiques frauduleuses, menaçant à la fois l’image et la santé financière de la compagnie.
Dès sa prise de fonction en août dernier, Cheikh Tidiane Ndiaye a montré une volonté ferme de redresser Air Sénégal. Pour cela, il a instauré un comité d’audit interne chargé de scruter les moindres recoins de la gestion. Résultat ? Un rapport accablant dévoile des irrégularités majeures, notamment la mauvaise gestion du programme Staff Travel. Cet avantage réservé aux employés et leurs ayants droit aurait été détourné à des fins lucratives.
Selon L’Observateur, des billets, initialement destinés au personnel, ont été vendus à des tiers externes, engendrant des pertes financières importantes. Les coupables ? Des agents indélicats, dont l’un, responsable des ventes, a déjà été licencié. Mais ce n’est pas tout : certains responsables auraient autorisé des achats massifs de billets en classe affaires sur d’autres compagnies, au détriment des finances d’Air Sénégal.
La Direction générale, indignée, a promis des mesures drastiques : « Ces sommes seront recouvrées, et les responsables traduits en justice. »
Un autre scandale épinglé par l’audit concerne l’organisation du Hadj 2024. Ce projet, censé générer des revenus substantiels, s’est soldé par des pertes estimées à plusieurs milliards de francs CFA.
Selon L’Observateur, les auditeurs dénoncent une gestion désastreuse et des frais de mission non justifiés. « Les perdiems ont été perçus pour des durées prolongées alors que les vols avaient été écourtés », rapporte le journal.
Face à ce désastre, des investigations supplémentaires sont en cours pour identifier les véritables responsables.
La situation à Abidjan illustre un autre pan de la crise. Selon L’Observateur, le chef d’escale a été épinglé pour des pratiques tarifaires douteuses, notamment l’application de tarifs réduits non autorisés ou des annulations illégales de pénalités. Ces abus, qualifiés de « Goshow » dans le jargon aérien, ont provoqué des désordres tarifaires et des pertes financières.
Conséquence : le licenciement immédiat du chef d’escale d’Abidjan, une décision qui s’inscrit dans une série de sanctions disciplinaires engagées par la direction.
Pour Tidiane Ndiaye, ces révélations ne marquent que le début d’une lutte acharnée pour assainir les finances et redorer le blason d’Air Sénégal. Mais les défis sont de taille. Comme le note L’Observateur, le redressement de la compagnie ne passera pas uniquement par des mesures disciplinaires. « Il faudra également instaurer une éthique de gouvernance irréprochable et renforcer les mécanismes de contrôle. »
L’avenir d’Air Sénégal reste incertain, mais les nouvelles réformes visent à restaurer la confiance des Sénégalais et à assurer la pérennité de la compagnie nationale.
AIBD : Un audit rigoureux pour une gestion assainie
Dans le cadre des réformes engagées pour optimiser la gestion de l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) de Diass, l’Inspection générale de l’État (IGE) a mené une mission d’audit de grande envergure. Initiée sur instruction du ministre des Finances, Bassirou Diomaye Faye, cette démarche vise à instaurer une gouvernance transparente et responsable.
Le directeur général de l’AIBD, Cheikh Bamba Dièye, a précisé les contours de cette initiative, qu’il considère comme un levier essentiel pour redresser la plateforme aéroportuaire. « Dès notre arrivée, il y a six mois, nous avons voulu établir un climat de confiance sur la base d’un audit froid et sans complaisance à la réalité économique », a-t-il expliqué.
L’ancien maire de Saint-Louis n’a pas hésité à pointer du doigt certaines pratiques héritées de la précédente administration. « Les recrutements, les voyages, les largesses et le laxisme étaient de mise », a-t-il déclaré, ajoutant que ces dérives avaient pesé lourdement sur la santé financière de l’aéroport.
Face à ce constat, l’équipe dirigeante actuelle a engagé une série de mesures correctives. Parmi celles-ci, la rationalisation des dépenses a permis de « conforter le budget en le réajustant et l’adaptant aux ressources disponibles sur la plateforme ».
Dans le cadre de cette révision, Cheikh Bamba Dièye a annoncé avoir annulé des investissements non prioritaires d’un montant de 63 milliards de francs CFA. « Nous n’avons pas attendu que les études soient finalisées pour mettre en œuvre les correctifs évidents », a-t-il précisé, soulignant que les efforts de redressement sont en cours.
Outre la réduction des investissements superflus, des ajustements budgétaires ont été effectués pour mieux aligner les ressources et les besoins de l’AIBD.
Cette gestion proactive s’inscrit dans une volonté plus large de renforcer la compétitivité et la viabilité de l’AIBD. Alors que les réformes se poursuivent, Cheikh Bamba Dièye réaffirme son engagement à faire de l’aéroport un modèle de gestion transparente et efficace, à la hauteur des ambitions économiques du Sénégal.
En prenant des mesures fortes et en posant les bases d’une gouvernance saine, la direction de l’AIBD envoie un signal fort, illustrant la volonté des autorités d’assainir les finances publiques et de restaurer la confiance des partenaires nationaux et internationaux.
Audit des Finances Publiques : Le Président Bassirou Diomaye Faye salue la coopération avec le FMI et réaffirme l’engagement du Sénégal
Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a exprimé, ce dimanche, sa gratitude envers le Fonds Monétaire International (FMI) pour l’esprit de coopération qui a prévalu après la publication des premiers résultats de l’audit des finances publiques du Sénégal. Cet audit, couvrant la période 2012-2024, fait état de la gestion des finances publiques sur plus d’une décennie.
Sur son compte X (anciennement Twitter), le Président Faye a déclaré : « Je salue l’esprit collaboratif du FMI, suite à la divulgation des résultats provisoires de l’audit des finances publiques du Sénégal, concernant la gestion 2012-2024. »
Cette déclaration intervient dans un contexte où le Sénégal est engagé dans une série de réformes économiques visant à améliorer la gestion de ses finances publiques. L’audit a mis en lumière certaines faiblesses en termes de déficit budgétaire et d’endettement, avec des recommandations à suivre pour assainir les finances de l’État.
« Je réaffirme mon engagement ferme, comme je l’ai exprimé lors de ma prestation de serment, à faire du Sénégal un partenaire sûr et fiable », a ajouté le Chef de l’État, rappelant ainsi sa détermination à mener des réformes structurelles ambitieuses pour renforcer l’économie du pays.
Le gouvernement du Sénégal, en étroite collaboration avec le FMI, prévoit de mettre en œuvre des mesures correctives afin de redresser la situation économique. Des réformes en matière de gouvernance financière, de gestion de la dette et de réduction du déficit budgétaire sont au cœur de cette coopération.
Un audit révèle des irrégularités majeures dans la gestion de la facturation de Sen’Eau
Un audit indépendant récemment mené sur le contrat d’affermage entre l’État du Sénégal et la société Sen’Eau a mis en lumière de nombreuses anomalies liées à la facturation, confirmant ainsi les préoccupations soulevées par les associations de consommateurs. Le rapport, obtenu par le journal Libération, expose « une vraie nébuleuse » entourant le système de facturation de l’entreprise, affectant particulièrement les clients privés.
Les auditeurs ont relevé que 56 % des clients privés subissent une facturation dépassant le nombre réglementaire de jours, souvent au-delà de 60 jours. Cette irrégularité confirme les accusations portées par les associations de consommateurs qui dénoncent depuis longtemps un manque de transparence et de fiabilité dans le système de facturation de Sen’Eau.
Parmi les autres dysfonctionnements pointés par l’audit, on note « la compromission des index relevés à partir des smartphones ». Lors du transfert de ces données vers l’application Aar-Sen’Eau, des erreurs apparaissent, affectant ainsi la fiabilité des relevés. De plus, il a été observé qu’aucun contrôle bloquant n’empêche l’émission de plus de deux factures consécutives par estimation pour un même client sur une période d’un an. Cette pratique entraîne des réclamations qui peuvent parfois dépasser trois mois, rendant le suivi des consommations encore plus complexe pour les usagers.
L’audit n’a pas seulement révélé des problèmes de gestion administrative. Il pointe également des défaillances techniques sur certains types de compteurs utilisés par Sen’Eau, notamment ceux des marques Baylan, Zenner et Itron. Ces défaillances, non corrigées, affectent directement la précision des relevés de consommation.
Plus inquiétant encore, le commissaire aux comptes de Sen’Eau a émis des réserves concernant l’exactitude de la facturation. Selon Libération, les faiblesses relevées dans le contrôle informatique de la gestion de la clientèle ont empêché les auditeurs de déterminer si des ajustements du chiffre d’affaires auraient dû être effectués. Le manque de réponse à certaines demandes de confirmation sur les volumes facturés ajoute à cette incertitude.
Ce rapport d’audit renforce les critiques de longue date des associations de consommateurs qui dénoncent des pratiques opaques et une mauvaise gestion du service de distribution d’eau au Sénégal. Il est désormais crucial que des mesures correctives soient prises pour rétablir la confiance des usagers et assurer une gestion plus transparente et équitable de la facturation.
PROJETS DE TÉLÉPHONIE ET DE LARGE BANDE À FIBRES OPTIQUES PILOTÉS PAR L’EX ADIE : Le RESTIC exige un audit sur les 200 milliards F CFA alloués
Le RESTIC (Réseau des Entreprises de Services et de Technologies de l’Information et de la Communication) a publié un communiqué, ce lundi, appelant à un audit global des projets de téléphonie en mode CDMA et de large bande à fibres optiqued initiés par l’ex-Agence de l’Informatique de l’État (ADIE), aujourd’hui renommée SENUM (Sénégal Numérique SA).
Selon la note reçue par Le Dakarois, le RESTIC « attend toujours avec impatience les audits de l’ex-ADIE concernant deux projets majeurs ». Le premier, lancé en 2013 avec un budget de 60 milliards de francs CFA, en partenariat avec la Chine, visait à « introduire la technologie cryptée CDMA » pour optimiser les coûts de téléphonie de l’administration. Cependant, « la téléphonie a été abandonnée », ainsi que les services continuent de recourir aux trois opérateurs pour leurs besoins en téléphonie et en connectivité.
Le second projet concernait l’« extension de l’intranet gouvernemental et l’interconnexion à large bande par fibres optiques », financé par des prêts coréens et chinois pour un montant dépassant les 120 milliards de francs CFA. Dix ans après le lancement, le RESTIC note que « nous n’avons aucune évaluation de ces deux projets » et déplore leur « absence d’impact sur la productivité de l’administration ». Les administrations continuent ainsi de dépendre des services de télécommunication existants sans bénéficier des améliorations attendues.
Le RESTIC précise que ces deux projets, totalisant 200 milliards de francs CFA d’endettement auprès de partenaires extérieurs, doivent être audités en urgence pour évaluer leur efficacité et leur impact. « Le RESTIC lance un appel pressant au Président de la République et au Premier Ministre pour un audit urgent de ces deux projets publics dans les TIC et les télécoms à fort impact d’endettement mais sans aucun résultat. »
Le communiqué se conclut par un rappel de la nécessité de « restructurer le collège de régulation de l’ARTP et de remplacer les mandats expirés », mentionnant que le Président du Collège est actuellement à son troisième mandat.
Ainsi, le RESTIC plaide pour une révision approfondie des projets de téléphonie et de fibre optique pour garantir une gestion transparente et efficace des fonds publics.
Le Dakarois
Validation de l’audit genre au ministère de la Fonction publique : vers une parité dans la hiérarchie A
Ce lundi 29 juillet 2024, le ministre de la Fonction publique et de la réforme du service public, Olivier Boucal, a validé politiquement l’atelier consacré à l’audit genre de son ministère. Cette initiative marque une étape importante dans la quête de l’égalité hommes-femmes au sein de la fonction publique, en particulier dans les postes décisionnels.
Lors de son allocution, le ministre Boucal a souligné l’objectif central de cet audit : identifier et corriger les déséquilibres de genre présents dans les structures publiques. « Cet audit est lancé pour trouver des mesures pour corriger le déséquilibre entre les hommes et les femmes dans la fonction publique et surtout dans les sphères de décision », a-t-il affirmé.
Le ministre a également mis en avant la nécessité de former les femmes pour leur permettre d’accéder à des fonctions de responsabilité. « Elles doivent être formées pour qu’elles accèdent aux fonctions de responsabilité, car elles sont très peu à accéder à la hiérarchie A », a-t-il précisé.
Pour concrétiser cette vision, Olivier Boucal a annoncé l’ouverture prochaine d’une académie dédiée à la formation des femmes aux postes de responsabilité. Prévue pour octobre prochain, cette académie accueillera une première cohorte de 20 femmes. Lors de la seconde phase, la formation sera élargie aux femmes des autres ministères.
Cette initiative s’inscrit dans une volonté de promouvoir une réelle parité au sein de la fonction publique et de garantir une représentation équitable des femmes dans les sphères de décision. Le ministre Boucal espère ainsi instaurer des bases solides pour un environnement de travail plus inclusif et équitable, contribuant à une meilleure gouvernance publique.
En conclusion, la validation de cet audit genre par le ministre Olivier Boucal constitue une avancée significative vers l’égalité des sexes dans la fonction publique. Elle promet des changements concrets et durables, renforçant le rôle des femmes dans la prise de décision et l’administration publique.
AIBD : Mission d’audit lancée pour examiner la gestion
Une mission d’audit a été lancée pour examiner la gestion de l’Aéroport international Blaise Diagne (AIBD) de Diass, actuellement confronté à des problèmes financiers. Cette initiative a été confiée à l’Inspection générale d’Etat (IGE), selon des informations rapportées par le quotidien Source A.
Les auditeurs, au nombre de cinq, ont pour mission de « fouiller » la gestion des ressources financières de l’AIBD et de « scruter de près les recrutements durant la période 2017-2024 ». Cette enquête se concentre sur les mandats des anciens directeurs généraux Doudou Ka et Abdoulaye Dièye, sous l’ancien régime.
Dans le cadre de cette mission, les inspecteurs du corps de contrôle ont déjà rencontré le top management de la société aéroportuaire, actuellement dirigée par Cheikh Bamba Dièye depuis l’avènement du nouveau régime.
Le rapport de cette mission d’audit sera remis directement au président de la République, Bassirou Diomaye Faye. Ce document vise à apporter une transparence accrue sur la gestion de l’AIBD et à identifier les éventuelles irrégularités ou inefficacités dans l’administration de l’aéroport.
Cette initiative s’inscrit dans une démarche plus large de renforcement de la gouvernance et de l’efficacité des institutions publiques sénégalaises.
Investissements importants dans le secteur de l’eau : le Ministre annonce un audit
Le Ministre de l’Eau, Cheikh Tidiane Dièye, a déclaré lors d’une visite dans les services de son département ministériel que des investissements significatifs ont été réalisés en faveur du secteur de l’eau. Il a également annoncé qu’un audit sera effectué pour évaluer l’utilisation des fonds alloués.
Selon le Ministre, il est crucial de faire un diagnostic approfondi pour évaluer l’efficacité des investissements et déterminer les domaines nécessitant des améliorations. « Il faut faire un diagnostic, évaluer, auditer pour savoir où cet argent est allé, à quoi ça a vraiment servi », a-t-il déclaré.
Le Ministre a souligné que bien que des progrès aient été réalisés en termes d’équipements et de résultats, il est important de chercher constamment à s’améliorer. Les audits, conformes aux instructions du Président de la République, débuteront dans les meilleurs délais.
En ce qui concerne le contrat d’affermage entre la SONES et la Sen’ Eau, le Ministre a insisté sur la nécessité de garantir que les citoyens aient accès à une eau de qualité, en quantité suffisante et à des coûts raisonnables. Il a également souligné l’importance de mettre en place un organisme de régulation pour encadrer le secteur de l’eau, similaire à ceux des télécommunications et de l’énergie.
Le Ministre a conclu en affirmant que les experts étudient toutes les options pour répondre à la vision du Président de la République en matière d’approvisionnement en eau, dans le but de permettre aux Sénégalais d’avoir accès à une eau de qualité et abordable.
Audit du Contrat d’Affermage de l’Eau au Sénégal : Applaudissements du Forum Social Sénégalais
La décision du Président sénégalais Bassirou Diomaye Faye d’ordonner un audit du contrat d’affermage liant l’État du Sénégal à Sen’eau a suscité des réactions positives, notamment de la part du coordinateur du Forum Social Sénégalais, Mignane Diouf.
Interrogé par L’Observateur, Mignane Diouf a qualifié ce chantier d’audit de « plus urgent » que la renégociation des contrats pétroliers et gaziers. Il a rappelé les combats menés entre 2018 et 2022 pour dénoncer la manière dont le contrat a été signé, les soupçons de corruption et de conflits d’intérêts qui l’entouraient.
Mignane Diouf a rappelé les actions entreprises à l’époque, notamment les plaintes déposées devant l’OFNAC, la Cour suprême, l’ARMP et même devant le Tribunal de première instance de Paris contre la multinationale Suez, qui avait des démêlés similaires dans d’autres régions du monde concernant les contrats d’affermage de l’eau.
Malgré les arguments solides et vérifiables présentés par le Forum Social Sénégalais, le gouvernement sénégalais avait décidé de maintenir le contrat avec Suez, sur la base de promesses telles que la baisse des factures d’eau, l’amélioration de la qualité et de la quantité d’eau fournie, ainsi que la garantie de maintien de l’emploi du personnel avec une participation de 17% au capital.
Cependant, Mignane Diouf souligne que ces promesses n’ont pas été tenues, avec des employés incapables d’intégrer pleinement le Conseil d’administration, entre autres manquements constatés. Cette décision d’audit du contrat par le Président Faye est donc saluée comme une étape essentielle dans la quête de transparence et de responsabilité dans la gestion des ressources en eau du pays.
Le SYNTTAS Réclame un Audit du Personnel du Ministère de l’Agriculture pour une Gouvernance Transparente
Suite à l’élection du président Bassirou Diomaye Faye et à son engagement en faveur du développement agricole, le Syndicat national des techniciens et travailleurs de l’agriculture du Sénégal (SYNTTAS) exprime son soutien tout en appelant à des réformes profondes dans la gouvernance du secteur agricole.
Le SYNTTAS reconnaît l’importance accordée à l’agriculture dans le programme du nouveau président, mais souligne la nécessité d’un changement de paradigme et de ruptures significatives dans la gestion du secteur. Parmi les mesures proposées, le syndicat appelle à une meilleure implication des services déconcentrés dans l’identification des gros producteurs pour une gestion transparente des subventions des intrants agricoles.
En outre, le SYNTTAS réclame un audit exhaustif de l’ensemble du personnel du ministère de l’Agriculture, avec la participation du syndicat, afin d’assurer une gestion efficace des effectifs et la mise en place d’un programme de régularisation des contractuels. Cette démarche vise à garantir une administration plus efficiente et à répondre aux besoins du secteur agricole de manière plus adéquate.
Parallèlement, le syndicat demande la reprise immédiate des négociations avec les partenaires sociaux pour une prise en charge correcte de leurs revendications, notamment la généralisation de l’indemnité de logement et la mise en place des fonds communs. Ces mesures sont essentielles pour améliorer les conditions de travail des travailleurs agricoles et assurer leur bien-être.
En conclusion, le SYNTTAS félicite le président Bassirou Diomaye Faye pour son élection et adresse ses félicitations au peuple sénégalais pour son engagement en faveur de la démocratie et de la paix. Tout en exprimant son soutien au nouveau président, le syndicat appelle à des réformes audacieuses pour un secteur agricole plus dynamique, transparent et inclusif, au service du développement économique et social du Sénégal.