La flambée illégale des prix des courses de taxi à Saint-Louis est désormais dans le viseur des autorités locales. Hier, mardi, le préfet Abou Sow a convoqué une réunion avec les organisations de chauffeurs, les associations de consommateurs et le service régional du commerce. L’objectif était clair : rappeler aux conducteurs l’obligation stricte de se conformer à la grille tarifaire officielle.
Depuis plusieurs mois, les usagers dénoncent des augmentations unilatérales imposées par certains chauffeurs de taxis jaune-noir. Dans certains cas, les tarifs habituels sont doublés, alimentant la colère des populations. Face à cette situation jugée intenable, le préfet a été catégorique : « Les tarifs sont fixés par un tableau officiel, et seul le comité régional de la consommation, convoqué par le gouverneur, peut décider d’une hausse. »
Le directeur régional du commerce, Dr Ousmane Diallo, a apporté des précisions sur les prix en vigueur. Il a rappelé que la majorité des quartiers restent desservis à 500 francs CFA. Les destinations comme Gokhou Mbathie, Khor, Cité Vauvert, Pikine 700 et Médine-Course sont fixées à 550 francs CFA, tandis que Sor Diagne et la Gare routière affichent un tarif de 600 francs CFA. Pour les déplacements nocturnes, un tarif unique de 600 francs CFA s’applique sur toute l’étendue de la commune.
Afin de garantir le respect de ces dispositions, les autorités ont annoncé le déploiement de contrôles systématiques dans toute la ville. Les chauffeurs récalcitrants s’exposent à des sanctions sévères. Les amendes iront de 100 000 à 200 000 francs CFA, avec un doublement en cas de récidive. Les contrevenants risquent également la suspension de leur licence, voire la saisie pure et simple de leur véhicule.
À travers ces mesures, l’administration locale entend protéger les droits des consommateurs, préserver l’équilibre social et rappeler aux transporteurs que l’exercice de leur profession doit se faire dans le strict respect des règles établies.








