42ᵉ Assemblée de l’OACI : le Sénégal récompensé pour sa performance en aviation civile

Le Sénégal s’est vu décerner une importante distinction lors de la cérémonie d’ouverture de la 42ᵉ Assemblée de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), tenue mardi à Montréal, au Canada. Cette reconnaissance met en lumière les efforts constants du pays pour renforcer la supervision de son système d’aviation civile et garantir une meilleure conformité aux standards internationaux.

Le ministre des Transports terrestres et aériens, Yankoba Diémé, a personnellement reçu le certificat des mains de Salvatore Sciacchitano, président du Conseil de l’OACI. Ce geste symbolique vient couronner plusieurs années d’efforts engagés par les autorités sénégalaises, à travers l’Autorité de l’aviation civile nationale (ANACIM), pour améliorer la sécurité aérienne et se conformer aux exigences de l’organisation mondiale.

Cette distinction fait suite à un audit minutieux de l’OACI qui visait à évaluer la capacité du Sénégal à mettre en place un système de supervision robuste et des mécanismes adaptés à l’application des normes et pratiques recommandées. Les résultats témoignent d’un bond significatif : de 67 % en 2019, le taux de mise en œuvre effective de ces standards est passé à 85 % en 2024. Une progression de plus de 15 points qui traduit les avancées du pays dans la modernisation de ses procédures, la formation de ses acteurs et le renforcement de son cadre réglementaire.

Pour les autorités sénégalaises, cette reconnaissance constitue non seulement un motif de fierté, mais aussi un gage de crédibilité sur la scène internationale. Elle envoie un signal fort aux compagnies aériennes, aux investisseurs et aux partenaires techniques, confirmant que Dakar ambitionne de consolider son rôle de hub aérien en Afrique de l’Ouest.

La 42ᵉ Assemblée de l’OACI, ouverte le 23 septembre, se poursuivra jusqu’au 3 octobre. Elle réunit les représentants des 193 États membres, ainsi que de nombreuses organisations internationales invitées. Ces assises mondiales permettront de définir les orientations de l’aviation civile internationale pour les trois prochaines années et d’adopter un plan stratégique de long terme couvrant la période 2026-2050.

Avec cette distinction, le Sénégal confirme sa volonté de s’inscrire dans une dynamique de rigueur et de transparence, en faisant de la sécurité et de la qualité de ses services aériens des priorités nationales. Une étape décisive dans l’ambition affichée de hisser le pays au rang des acteurs majeurs de l’aviation civile africaine et internationale.

Litige foncier à Ndayane : 83 travailleurs de l’aviation civile se disent expropriés de 4 hectares

La construction du port de Ndayane, bien que source de développement pour la région, suscite des tensions et des réclamations de la part de certains citoyens. Cette fois-ci, ce sont les agents de l’aviation civile qui se retrouvent au cœur d’un litige foncier préoccupant.

En effet, plus de 80 agents de l’aviation civile se déclarent victimes d’une expropriation injuste. Ils avaient investi dans un projet d’habitat dans le village de Ndayane, commune de Popenguine, avec l’acquisition d’une parcelle de 4 hectares dès 2011, à travers l’association des agents de brigade de l’ASECNA. Après avoir obtenu toutes les autorisations nécessaires pour lotir et construire, les 83 membres avaient reçu des attributions individuelles de parcelles, comprenant même des îlots pour les commodités.

Ces agents, principalement des travailleurs opérationnels, avaient fait ce choix afin de se rapprocher de l’aéroport de Diass pour faciliter l’exercice de leurs fonctions. Aujourd’hui, beaucoup d’entre eux sont à la retraite ou proches de l’âge de cessation d’activité. Cependant, leur rêve d’une vie paisible dans un logement acquis avec effort est brisé par l’annonce d’une expropriation.

Les parcelles, achetées à des prix allant de 1,8 à 3 millions de francs CFA en 2011, sont désormais menacées d’expropriation pour une somme dérisoire de 1,5 million de francs CFA, quel que soit leur taille. Cette décision laisse ces travailleurs et leurs familles dans une situation de détresse sociale indescriptible.

Ces pères et mères de famille dénoncent cette manière de spolier des citoyens honnêtes qui n’ont fait que planifier leur avenir en vue de l’ouverture de l’aéroport de Diass. Cette expropriation injuste remet en question la protection des droits fonciers des citoyens et soulève des interrogations sur l’équité dans les processus d’urbanisation et de développement.

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