Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°708 – 01/04/2026

🔴 GESTION DES FINANCES PUBLIQUES, LE BUREAU EXÉCUTIF DU FORUM DES JUSTICIABLES S’ÉTONNE ET DÉNONCE : L’APHONIE PERSISTANTE DE LA COUR DES COMPTES
🔴 À LA SÛRETÉ URBAINE POUR DIFFUSION DE FAUSSES NOUVELLES OÙ IL A ÉTÉ CONVOQUÉ ET ENTENDU SUR LA RÉPARTITION DU FADP : LISSA INAMOVIBLE

🔴 MATCH AMICAL SÉNÉGAL – GAMBIE : LES LIONS CONFIRMENT LEUR BONNE FORME (3-1)

Candidature de Macky Sall à l’ONU : Babacar Ba appelle à l’apaisement et met en garde contre les procès politiques

Babacar Ba est monté au créneau pour défendre une approche qu’il juge rigoureuse et responsable de la défense des droits humains, dans un contexte politique sénégalais encore marqué par de fortes tensions. Dans une déclaration rendue publique, il estime que l’engagement en faveur des droits humains ne peut souffrir ni de complaisance, ni de calculs partisans, encore moins de raccourcis politiques qui fragiliseraient les principes mêmes qu’il prétend défendre.

Selon lui, désigner l’ancien Président de la République, Macky Sall, comme coupable de crimes politiques sans qu’aucune procédure judiciaire n’ait été engagée ni menée à son terme, relève d’une posture incompatible avec l’exigence de probité et d’équité qui fonde toute action crédible en matière de droits humains. Pour Babacar Ba, une telle démarche s’apparente davantage à un jugement politique qu’à une quête de justice fondée sur le droit et les faits.

L’ancien responsable souligne par ailleurs que le débat autour d’une éventuelle candidature de Macky Sall au poste de Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies devrait être abordé avec hauteur et responsabilité. À ses yeux, cette perspective devrait plutôt renforcer le patriotisme des citoyens sénégalais et encourager un climat d’apaisement, loin des querelles politiques internes qu’il qualifie de fratricides. Il avertit que ces tensions nuisent à l’image du Sénégal et affaiblissent son crédit sur la scène internationale, à un moment où le pays pourrait jouer un rôle majeur dans la diplomatie mondiale.

Babacar Ba considère qu’une candidature de Macky Sall à la tête de l’ONU représenterait une opportunité historique, non seulement pour le Sénégal, mais aussi pour l’Afrique. Il estime qu’un tel scénario renforcerait la visibilité internationale du pays, offrirait au continent africain une voix plus influente dans les grandes décisions mondiales et consoliderait son ancrage dans les mécanismes de gouvernance internationale.

Dans cette perspective, il met en garde contre toute attitude des autorités actuelles qui consisterait à accorder du crédit à des voix qu’il juge hostiles aux intérêts stratégiques du Sénégal et de l’Afrique. Pour lui, céder à ce type de pressions constituerait une erreur politique majeure, aux conséquences potentiellement lourdes et durables. Babacar Ba appelle ainsi à une lecture dépassionnée des enjeux, fondée sur l’intérêt supérieur du pays et le respect des principes de droit, afin d’éviter que les débats internes ne compromettent une ambition diplomatique qu’il juge légitime et porteuse d’espoir.

Droits humains : le Forum du justiciable alerte l’ONU sur la santé critique de plusieurs détenus au Sénégal

La situation sanitaire de certains détenus hospitalisés au Pavillon spécial de l’hôpital Aristide Le Dantec continue d’inquiéter. Face à ce qu’il qualifie de « violations graves du droit à la santé », le Forum du justiciable a officiellement interpellé Robert Kotchani, représentant régional du Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme pour l’Afrique de l’Ouest. Dans une correspondance datée du 9 décembre 2025, l’organisation dirigée par Babacar Ba appelle à une intervention urgente de l’instance onusienne.

Depuis plusieurs mois, le traitement réservé aux détenus, notamment ceux impliqués dans des dossiers perçus comme politiquement sensibles, alimente le débat public et suscite l’indignation d’une partie de la société civile. Malgré les alertes répétées, certains prisonniers gravement malades continuent d’être maintenus en détention dans des conditions jugées inadaptées, même en milieu hospitalier.

Selon les informations relayées par Les Échos, plusieurs personnalités sous surveillance médicale figurent parmi les cas que l’ONG juge critiques. Il s’agit notamment de Farba Ngom, Maodo Malick Mbaye, Mabintou Diaby et Khadim Ba. Le Forum du justiciable estime que leur état de santé est « gravement compromis » et « incompatible avec toute forme de détention ». L’organisation souligne que le Pavillon spécial ne dispose ni des ressources ni de l’environnement nécessaires pour assurer un suivi médical constant et adéquat pour ces patients.

Dans sa lettre adressée aux Nations Unies, Babacar Ba rappelle que le Sénégal est lié par des engagements internationaux clairs en matière de protection des personnes privées de liberté. Le droit à la santé, insiste-t-il, ne souffre aucune exception, y compris pour les personnes en détention, et constitue une obligation à laquelle l’État doit impérativement se conformer.

Le Forum du justiciable formule ainsi deux demandes principales : l’octroi de libertés provisoires immédiates aux détenus considérés comme médicalement inaptes à la détention, et un rappel officiel des engagements internationaux du Sénégal concernant la protection des personnes vulnérables. Selon l’ONG, ces mesures sont indispensables pour éviter des conséquences irréversibles sur la santé – voire la vie – des prisonniers concernés.

L’organisation se dit disposée à fournir toutes les informations supplémentaires dont pourrait avoir besoin le Haut-Commissariat afin d’éclairer la nature et la gravité des violations alléguées. Par cette démarche, le Forum du justiciable espère susciter une pression internationale capable de contraindre les autorités sénégalaises à prendre des mesures immédiates pour garantir les droits fondamentaux des détenus les plus fragiles.

Babacar Ba alerte : « Un divorce entre Diomaye et Sonko plongerait le pays dans une crise très profonde »

Le président du Forum du Justiciable, Babacar Ba, s’est exprimé ce dimanche 26 octobre sur les tensions présumées entre le président de la République Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko, dans un contexte politique marqué par des signaux contradictoires au sommet de l’État. Invité de l’émission Face au Jury sur PressAfrik Tv, M. Ba a livré une analyse sans détour sur les conséquences possibles d’un éventuel désaccord entre les deux principales figures de l’exécutif.

Selon lui, plusieurs éléments récents ont alimenté les spéculations autour d’un malaise au sein du pouvoir. Il cite notamment l’absence remarquée d’Ousmane Sonko lors du Conseil des ministres du 22 octobre, ses rencontres successives avec les députés du Pastef, son prochain face-à-face prévu avec les anciens détenus politiques, ainsi que l’annonce d’un téra-meeting national, initiative perçue par certains comme une démonstration d’indépendance vis-à-vis du président Diomaye Faye.

Interrogé sur la pertinence de la récente prise de parole du Premier ministre, Babacar Ba a estimé que le moment choisi et le message délivré suscitaient des interrogations :

« Je ne vois pas l’opportunité de cette intervention du Premier ministre. S’il y avait un message important à transmettre à la Nation, le président Bassirou Diomaye Faye était la personne la mieux indiquée pour le faire. »

Le juriste reconnaît toutefois qu’en tant que chef de parti, Ousmane Sonko conserve toute légitimité à s’adresser à ses militants. Mais il estime que le contexte actuel, marqué par des rumeurs persistantes de désaccords, notamment autour de la remise du “Livre blanc sur le massacre des Tirailleurs sénégalais à Thiaroye”, aurait exigé davantage de prudence et de cohésion dans la communication gouvernementale.

Babacar Ba n’a pas mâché ses mots quant aux conséquences d’un éventuel divorce politique entre le président et son chef de gouvernement :

« Un divorce entre le président Bassirou Diomaye Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko, qu’il nous plaise ou non, plongerait le pays dans une crise très profonde. D’abord une crise politique, ensuite une crise économique. Or, le Sénégal traverse déjà une situation économique difficile. »

Le président du Forum du Justiciable estime qu’une telle rupture serait un véritable séisme institutionnel, remettant en cause la dynamique d’unité et d’espoir qui avait marqué l’alternance du 24 mars 2024. Selon lui, la stabilité du pays repose en grande partie sur l’alliance solide entre Sonko et Diomaye, symboles d’un projet politique commun fondé sur la refondation de l’État et la justice sociale.

« Le peuple sénégalais a placé beaucoup d’espoir dans cette équipe. Si les deux têtes de l’exécutif se désunissent, cela risquerait de créer un choc politique majeur, une perte de confiance et une paralysie institutionnelle », a-t-il ajouté.

Pour Babacar Ba, il est essentiel que les deux hommes clarifient rapidement la nature de leurs relations afin de mettre fin aux spéculations et de rassurer l’opinion publique. Il invite également la presse et les acteurs politiques à éviter la surenchère et à privilégier le dialogue républicain :

« Le Sénégal n’a pas besoin d’un affrontement au sommet de l’État. Nous avons besoin de sérénité, de travail et de cohésion pour relever les défis économiques et sociaux. »

Alors que le Premier ministre prépare son grand meeting national, et que le président poursuit ses déplacements diplomatiques et économiques, la question de leur unité reste au centre de toutes les attentions. Pour l’instant, aucune déclaration officielle n’a confirmé l’existence d’un désaccord ouvert entre les deux dirigeants, mais le climat politique s’en trouve déjà fragilisé, tant les équilibres internes de la coalition au pouvoir semblent sensibles.

Selon Babacar Ba, l’histoire récente du Sénégal montre que les querelles au sommet peuvent avoir des répercussions profondes sur la stabilité du pays. D’où son appel à la prudence et à la responsabilité :

« Nous ne pouvons pas nous permettre un nouveau bras de fer institutionnel. Le Sénégal doit avancer, pas replonger dans des crises qui compromettent son avenir. »

Affaire Abdou Nguer – Badara Gadiaga : « On dénature l’instruction judiciaire », dénonce Babacar Ba

Le président du Forum du Justiciable, Babacar Ba, est monté au créneau pour dénoncer ce qu’il considère comme une dérive inquiétante dans la gestion des affaires judiciaires impliquant des chroniqueurs, journalistes et personnalités publiques. Invité de l’émission Face au jury sur PressAfrik TvHD, ce dimanche 26 octobre 2025, l’ancien magistrat a livré une analyse sans détour sur les arrestations récentes d’Abdou Nguer et de Badara Gadiaga, dénonçant une utilisation « dévoyée » de la procédure d’instruction judiciaire.

« On dénature l’instruction judiciaire », a martelé Babacar Ba, rappelant que cette procédure est réservée à des dossiers complexes tels que les crimes de sang, le terrorisme ou les affaires de criminalité organisée. Selon lui, « envoyer en instruction un Abdou Nguer ou un Badara Gadiaga pour des propos tenus sur un plateau de télévision, c’est trahir l’esprit de la justice ».

Le président du Forum du Justiciable estime que certaines interpellations ne reposent sur aucune base légale solide, mais répondent plutôt à une logique d’intimidation. « Il y a des arrestations qui ne reposent absolument sur rien, si ce n’est l’intention d’empêcher la personne de s’exprimer », a-t-il déploré. Pour lui, ce climat de tension judiciaire marque un dangereux retour à des pratiques d’un autre temps : « Ce sont les mêmes méthodes qu’employaient les régimes précédents. »

Babacar Ba a aussi fustigé la montée des pressions populaires sur les réseaux sociaux et dans les médias, où des appels à l’arrestation de certaines figures publiques se multiplient. « On ne peut pas rendre la justice sur la base des émotions ou des pressions de l’opinion », a-t-il averti, tout en rappelant que « seul le procureur est le maître des poursuites ».

L’ancien magistrat a lancé un appel solennel à ses confrères de la magistrature pour qu’ils refusent de céder à la pression, d’où qu’elle vienne. « Il faut refuser de subir la pression, quelle qu’en soit l’origine. Un magistrat ne doit jamais plier sous l’influence, ni politique, ni populaire », a-t-il insisté.
Il a rappelé que, bien que le parquet relève administrativement du ministère de la Justice, « le magistrat, par essence, doit rester indépendant, car la Constitution garantit la séparation des pouvoirs ».

Revenant sur le cas d’Abdou Nguer, chroniqueur connu pour ses interventions médiatiques, Babacar Ba estime que la décision de le placer sous instruction est disproportionnée et injustifiée. « La procédure d’instruction est un outil d’investigation approfondie, pas un instrument de privation arbitraire de liberté », a-t-il expliqué.
Même son de cloche pour Badara Gadiaga, lui aussi chroniqueur, dont la mise en cause dans une affaire similaire illustre, selon Ba, « la tentation du pouvoir de museler les voix critiques par le biais judiciaire ».

Évoquant enfin le cas de Pape Malick Ndour, poursuivi pour des propos tenus lors d’un rassemblement réclamant la libération de Farba Ngom, Babacar Ba a appelé à la retenue. Il a jugé que cette affaire aurait dû être close après la mise au point publique de l’intéressé, estimant que l’accusation « d’atteinte à la sûreté de l’État » était manifestement excessive.

Il en a profité pour rappeler les règles de base en matière de procédure pénale : « Dans un État de droit organisé, une convocation doit être notifiée au moins 48 heures à l’avance, pas le jour même », a-t-il martelé. Pour lui, le respect des droits de la défense n’est pas une faveur accordée à un citoyen, mais un principe constitutionnel non négociable.

En conclusion, Babacar Ba a invité les autorités judiciaires à « revenir à la raison » et à faire preuve d’équilibre dans la conduite des dossiers. « La justice doit rester le dernier rempart contre l’arbitraire. Lorsqu’elle devient un instrument de peur ou de règlement de comptes, c’est l’État de droit tout entier qui vacille », a-t-il prévenu, visiblement inquiet du climat actuel.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°546 – 28/08/2025

🔴 DÉTENTION DE BADARA GADIAGA, ABDOU NGUER ET CIE : LE DUO DIOMAYE-SONKO VILIPENDÉ À L’INTERNATIONAL
🔴 ABSENCE DE CONTRÔLE DANS LA GESTION DES CAISSES NOIRES OU FONDS POLITIQUES À COÛT DE MILLIARDS : BABACAR BA EXIGE DES COMPTES

🔴 BEACH SOCCER : AL SEYNI NDIAYE SIGNE AU MAROC
🔴 LISTE DES « LIONS » POUR LES ÉLIMINATOIRES DU MONDIAL 2026 : FIN DU SUSPENSE AUJOURD’HUI

Liberté provisoire de Lat Diop : Babacar Ba appelle le parquet à respecter la décision judiciaire

La décision de la Chambre d’accusation financière de la Cour d’appel de Dakar d’accorder une liberté provisoire sous bracelet électronique à l’ancien directeur général de la Lonase, Lat Diop, continue de susciter des réactions. Parmi elles, celle du coordonnateur du Forum du Justiciable, Babacar Ba, qui a publiquement invité le parquet à ne pas s’opposer à cette mesure.

Dans un message publié sur X (ex-Twitter), Babacar Ba a rappelé que le code de procédure pénale sénégalais prévoit des peines alternatives à l’emprisonnement, parmi lesquelles figure le port d’un bracelet électronique. Selon lui, cette option offre une voie équilibrée entre la privation de liberté et le maintien d’un contrôle judiciaire strict. « J’invite solennellement le procureur à ne pas s’opposer à la décision des juges du fond », a-t-il déclaré, estimant que ce type de mesure doit être encouragé dans le cadre de la modernisation du système judiciaire.

Cette prise de position intervient dans un contexte où le Sénégal réfléchit de plus en plus à des solutions pour désengorger ses prisons, souvent confrontées à une surpopulation carcérale. Le bracelet électronique, utilisé dans plusieurs pays comme alternative à la détention préventive ou à certaines peines de prison, permet un suivi en temps réel des personnes concernées tout en leur offrant la possibilité de rester insérées dans leur environnement familial et professionnel.

Pour rappel, Lat Diop, poursuivi dans le cadre d’une affaire de gestion financière, avait vu sa demande de mise en liberté provisoire rejetée en première instance par le juge d’instruction avant que la Chambre d’accusation financière ne revienne sur cette décision le mardi 12 août 2025. Reste à savoir si le parquet respectera l’appel au calme lancé par Babacar Ba ou s’il tentera de contester cette mesure devant les juridictions compétentes.

Babacar Ba alerte sur les dérives liberticides : « Aidons le régime à ne pas sombrer dans la dictature »

Le président du Forum du Justiciable, Babacar Ba, est monté au créneau après les récentes convocations de journalistes et chroniqueurs à la Division spéciale de la cybercriminalité. Dans un contexte marqué par de nombreuses interpellations et enquêtes judiciaires visant des voix critiques, il exprime sa vive préoccupation et invite les autorités à préserver les acquis démocratiques.

« J’ose espérer que l’auto-saisine du Procureur de la République ne s’est pas justifiée par une quelconque pression politique. La liberté d’opinion, dans la limite du respect des textes de loi, n’est pas négociable au Sénégal », a-t-il déclaré dans une réaction rendue publique ce mercredi.

Babacar Ba estime qu’il est de la responsabilité collective des acteurs politiques et de la société civile de défendre les libertés fondamentales et de prévenir tout basculement autoritaire. « Aidons le régime à ne pas sombrer dans la dictature », a-t-il insisté, soulignant que la démocratie sénégalaise a été bâtie sur la pluralité des opinions et la capacité à tolérer le débat contradictoire.

Ces propos interviennent alors que plusieurs journalistes et chroniqueurs sont convoqués pour avoir exprimé des opinions ou relayé des informations jugées sensibles. Pour le Forum du Justiciable, il est essentiel de rappeler que la justice n’est pas un outil de règlement politique et que la critique, même virulente, fait partie intégrante du jeu démocratique.

Affaire Bah Diakhaté : Babacar Ba appelle à la clémence malgré des propos jugés « violents »

L’activiste républicain Bah Diakhaté est actuellement incarcéré pour offense au Premier ministre Ousmane Sonko, une situation qui a suscité diverses réactions. Lors de son passage sur le Jury du Dimanche (JDD) sur iRadio, Babacar Ba, président du Forum du Justiciable, a exprimé son avis sur cette affaire.

Babacar Ba a clairement indiqué qu’il ne cautionne pas les propos tenus par Bah Diakhaté et imam Cheikh Tidiane Ndao, les deux prévenus dans cette affaire. Selon lui, leurs déclarations étaient non seulement « violentes » mais aussi « discourtoises ». Toutefois, malgré la gravité des propos, Babacar Ba plaide pour une certaine clémence de la part de la justice sénégalaise.

En ce qui concerne le chef d’inculpation, Babacar Ba a affirmé qu’il est clairement défini et sans ambiguïté. Il a précisé que l’offense contre une personne exerçant tout ou une partie des prérogatives du président de la République est couverte par l’article 254 alinéa 2 du Code pénal sénégalais. « L’infraction existe bel et bien », a-t-il souligné, tout en reconnaissant que son application dans ce contexte spécifique est peut-être une première.

Babacar Ba a également utilisé cette plateforme pour rappeler l’importance de la responsabilité dans l’exercice de la liberté d’expression. Il a averti les activistes et les lanceurs d’alerte sur les conséquences des écarts de langage. « On ne peut pas se prévaloir de cette liberté d’expression pour s’attaquer à l’honorabilité d’honnêtes citoyens. Il faudrait que l’on revienne à la raison », a-t-il déclaré.

Enfin, le président du Forum du Justiciable a insisté sur le rôle de la société civile, qui, selon lui, doit continuer à défendre la vie privée et l’honorabilité des citoyens. Il a réaffirmé la ligne de conduite de son organisation, consistant à protéger les droits et la dignité des individus tout en encourageant un débat public respectueux et constructif.

L’affaire Bah Diakhaté met en lumière les tensions entre liberté d’expression et respect de l’honorabilité des responsables publics. Babacar Ba, tout en reconnaissant la gravité des propos tenus, appelle à une justice équilibrée et à une responsabilité accrue de tous les acteurs dans le débat public. Cette affaire pourrait bien ouvrir la voie à une réflexion plus large sur les limites de la liberté d’expression et la protection de l’honorabilité des individus au Sénégal.

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