Le chroniqueur de la Télévision Futurs Médias (TFM), Badara Gadiaga, devra encore patienter derrière les barreaux. Selon les informations rapportées par le journal Libération, le parquet a émis un avis défavorable à la demande de liberté provisoire introduite par les avocats du journaliste. La balle est désormais dans le camp du Doyen des juges, seul habilité à statuer sur la requête déposée par la défense.
Cette demande de mise en liberté provisoire a été formulée après l’audition au fond de Badara Gadiaga, une étape cruciale dans la procédure judiciaire. Le chroniqueur, incarcéré depuis le mois de juillet dernier, fait face à plusieurs chefs d’accusation : diffusion de fausses nouvelles, discours contraires aux bonnes mœurs et offense à une personne exerçant tout ou partie des prérogatives du président de la République. Des infractions que le journaliste a toujours catégoriquement niées.
Lors de son interpellation par la Division spéciale de cybersécurité, Badara Gadiaga avait déjà rejeté toute intention malveillante. Face aux enquêteurs, il avait soutenu que ses propos relevaient de son travail d’analyste et de critique, sans volonté d’offenser ni de troubler l’ordre public. Cette ligne de défense a été maintenue lors de son audition devant le juge d’instruction, où il a affirmé n’avoir commis aucune infraction pénale.
Malgré ces explications, le parquet demeure inflexible et considère que les motifs de détention sont toujours valables. Les avocats du journaliste, pour leur part, espéraient obtenir une libération sous contrôle judiciaire, arguant que leur client présente toutes les garanties de représentation et qu’il ne saurait entraver le cours de la justice.