Baisse du prix du riz brisé : une bouffée d’oxygène pour les ménages sénégalais

À l’approche de la fête de la Korité, le gouvernement sénégalais annonce une nouvelle qui soulagera de nombreux ménages : le prix du kilogramme de riz brisé ordinaire passera de 410 F CFA à 350 F CFA à compter du 3 avril 2025. Cette baisse de 15 % a été confirmée lors du Conseil national de la consommation, tenu hier sous la présidence du ministre de l’Industrie et du Commerce, Serigne Guèye Diop.

Cette décision s’inscrit dans un environnement marqué par plusieurs évolutions favorables sur le marché mondial du riz. La production en Asie du Sud-Est – notamment en Thaïlande, au Vietnam et au Myanmar – connaît une forte hausse, contribuant à une augmentation des stocks mondiaux qui atteignent 60 millions de tonnes, soit 11 % de la production mondiale. Par ailleurs, l’Inde, principal fournisseur du Sénégal, a récemment levé ses restrictions d’exportation, facilitant l’approvisionnement à des prix plus compétitifs.

Face à ces opportunités, le gouvernement sénégalais a mené d’intenses négociations avec l’Inde pour garantir un approvisionnement stable et à moindre coût. Deux missions officielles ont été envoyées à New Delhi depuis novembre 2024, aboutissant à la signature d’un accord direct avec la National Commercial Rice of India (NCL). Ce contrat permet au Sénégal d’acheter du riz à un tarif oscillant entre 380 et 400 dollars la tonne, soit environ 240 000 F CFA en mode Free On Board (FOB).

Grâce à cet accord, le gouvernement a pu fixer une grille tarifaire permettant de répercuter la baisse des prix sur toute la chaîne de distribution :

• 315 000 F CFA la tonne pour les importateurs,

• 319 000 F CFA pour les grossistes,

• 325 000 F CFA pour les demi-grossistes.

En conséquence, le prix au détail sera ajusté à 350 F CFA le kilogramme contre 410 F CFA auparavant.

Pour éviter toute spéculation et garantir l’application effective de cette baisse, l’État a mis en place un dispositif de surveillance renforcé. Celui-ci repose sur :

• Le déploiement de 1 000 volontaires de la consommation, appelés « Bajenu Gox »,

• L’implication des délégués de quartier et des associations de consommateurs,

• L’utilisation de l’application « Yollé », qui permettra aux citoyens de signaler en temps réel toute tentative de hausse abusive des prix.

De plus, onze nouveaux services de contrôle économique seront créés à travers le pays pour assurer un suivi rigoureux de l’évolution des prix sur le marché.

Cette initiative s’inscrit dans la continuité des mesures économiques adoptées en avril 2024 sous l’impulsion du président de la République et du Premier ministre. À cette période, le gouvernement avait déjà pris des dispositions pour alléger le coût de la vie, en réduisant les prix de plusieurs produits essentiels :

• Huile de palme raffinée,

• Sucre cristallisé,

• Farine de blé,

• Riz brisé.

Ces mesures ont été soutenues par des subventions publiques et la suspension de certains droits de douane, pour un coût global de 73 milliards de F CFA sur 2024 et 2025.

La baisse du prix du riz brisé, denrée de base pour de nombreux Sénégalais, est accueillie avec soulagement par les ménages, particulièrement en cette période de Ramadan où les dépenses alimentaires sont en forte hausse. Toutefois, le ministre Serigne Guèye Diop insiste sur la nécessité d’un équilibre entre pouvoir d’achat et viabilité économique :

« Cette réduction ne doit pas se faire au détriment des autres acteurs économiques. Importateurs, grossistes, détaillants et commerçants doivent pouvoir préserver leurs marges et assurer la rentabilité de leurs activités. »

Avec cette nouvelle baisse des prix et le renforcement des mécanismes de contrôle, le gouvernement espère stabiliser durablement le marché et offrir un répit aux consommateurs face aux fluctuations économiques mondiales.

Polémique sur une supposée baisse des salaires des fonctionnaires : clarification de l’économiste Aliou Ndiouck

Ces derniers jours, un débat intense a émergé autour d’une supposée baisse des salaires des fonctionnaires, alimentant les inquiétudes et la grogne sociale. Cependant, selon l’économiste Aliou Ndiouck, cette perception résulte d’une mauvaise interprétation des réformes en cours. Intervenant sur iRadio, il a tenu à clarifier la situation en expliquant qu’il ne s’agit pas d’une réduction généralisée des salaires, mais plutôt d’une rationalisation des dépenses publiques à travers une réforme des agences d’exécution.

L’économiste a rappelé que le Premier ministre a demandé une évaluation des agences d’exécution, ce qui peut entraîner un reclassement de certaines d’entre elles. « Lorsqu’une agence passe d’une catégorie 1 à une catégorie 2, 3 ou 4, cela doit impliquer une baisse des rémunérations du Directeur général, du Président du Conseil d’Administration (PCA) et des agents concernés. Mais cela ne signifie en aucun cas une baisse généralisée des salaires pour l’ensemble des fonctionnaires », a-t-il précisé.

Cette démarche vise à maîtriser les charges de l’État en ajustant les rémunérations en fonction du statut et de la mission des agences. Ainsi, les baisses de salaire éventuelles ne concerneraient qu’un nombre restreint d’agents occupant des postes spécifiques dans ces structures.

Aliou Ndiouck reconnaît toutefois que le climat social est actuellement marqué par une forte tension, ce qui explique certaines inquiétudes. Il identifie deux facteurs principaux à l’origine de cette crispation :

1. Le contrôle des charges salariales par l’État : Dans un contexte économique difficile, les autorités cherchent à limiter les dépenses publiques, ce qui pousse certaines directions à revoir leurs effectifs et à freiner les recrutements en Contrat à Durée Indéterminée (CDI), en particulier ceux réalisés avant les élections.

2. Les difficultés du secteur privé : Le secteur du BTP ainsi que certains segments du secteur tertiaire connaissent une stagnation, voire une baisse d’activité. Cette situation entraîne une pression sur les salaires et contribue à alimenter la perception d’un recul général des revenus.

Face aux craintes exprimées par certains travailleurs, Aliou Ndiouck insiste sur l’importance d’une communication plus claire de la part du gouvernement afin d’éviter toute confusion. « Il est essentiel d’expliquer les mesures en cours et de rassurer les fonctionnaires sur le fait que leurs salaires ne seront pas impactés par une réduction généralisée », a-t-il conclu.

Le Coût de l’Électricité Bientôt Révisé à la Baisse : Une Bonne Nouvelle pour les Consommateurs Sénégalais

Le ministre de l’Énergie a annoncé ce jeudi une nouvelle qui réjouira sans doute de nombreux ménages sénégalais : une baisse prochaine du coût de l’électricité. Cette annonce a été faite en marge d’un colloque sur la transition énergétique pour un développement durable en Afrique, où les avancées en matière de réduction des prix de l’électricité et des hydrocarbures ont été mises en avant.

Depuis son entrée en fonction, le ministre de l’Énergie, Birame Souleye Diop, affirme avoir travaillé rigoureusement à réduire le coût d’accès à l’électricité, ainsi qu’à celui des hydrocarbures, en particulier l’essence. Selon ses propos, des efforts considérables ont été consentis pour parvenir à une baisse significative, et les conclusions de ce travail sont désormais proches. Toutefois, il a précisé qu’une communication officielle du gouvernement sera faite dans les prochains jours pour présenter les résultats définitifs.

« Nous n’allons pas maintenant présenter les conclusions définitives, parce que nous sommes ministres, il faudra que le gouvernement soit informé de l’état d’avancement du projet », a-t-il déclaré. Il a également indiqué que des discussions intenses sont en cours avec la Senelec pour apporter des corrections nécessaires, tout en assurant que ces ajustements sont pris très au sérieux.

Une des problématiques majeures soulevées est celle des subventions mal ciblées, bénéficiant parfois à des étrangers ou à des acteurs qui n’en ont pas véritablement besoin. Le ministre a souligné que ces irrégularités sont en cours de correction, afin que les subventions profitent davantage aux populations locales qui en ont le plus besoin.

« Le Sénégal est en train de subventionner des étrangers qui ne contribuent pas au Sénégal. On peut faire un meilleur ciblage », a-t-il affirmé, tout en promettant que des conclusions sur ce sujet seront rendues publiques très prochainement.

Cette annonce représente une avancée notable pour les ménages et les entreprises, qui devraient bientôt bénéficier de coûts réduits en matière d’énergie, un levier essentiel pour soutenir l’économie nationale et améliorer le pouvoir d’achat des Sénégalais. La transition énergétique vers un développement durable se présente ainsi comme un pilier central des réformes en cours, avec des impacts positifs attendus sur la vie quotidienne et l’environnement du pays.

Présidentielle 2024 au Sénégal : baisse significative du nombre de candidats

À la clôture du dépôt des dossiers de candidature au Conseil constitutionnel pour l’élection présidentielle de 2024, le nombre de prétendants a considérablement diminué. Alors que 266 individus avaient initialement retiré les fiches de parrainages, seulement une cinquantaine s’est effectivement présentée pour le dépôt des dossiers.

Cette baisse notable s’explique en partie par des désistements spontanés, où certains candidats ont choisi de ne pas poursuivre leur candidature. Cependant, la plupart des retraits se sont faits de manière discrète, sans annonce officielle.

Le processus de sélection a déjà commencé avec le versement de la caution de 30 millions de francs CFA. Sur les 266 candidats initiaux, seuls 77 ont effectivement versé la caution, indiquant une première réduction du nombre de prétendants

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