Santé : Le Sénégal renforce ses capacités d’urgence avec l’acquisition de 20 nouvelles ambulances médicalisées

Le ministère de la Santé et de l’Action sociale a franchi une étape importante dans le renforcement du système de santé du Sénégal avec la réception de 20 nouvelles ambulances médicalisées. Cet investissement, acquis grâce au financement de la Banque mondiale dans le cadre du projet « Investir dans la santé de la mère, de l’enfant et de l’adolescent (Ismea) », a été officiellement lancé hier. La cérémonie s’est tenue en présence du ministre de la Santé, Ibrahima Sy, et de la représentante de la Banque mondiale, Laurence Lannes.

L’acquisition de ces ambulances s’inscrit dans la volonté de moderniser les infrastructures sanitaires du Sénégal, en particulier dans les régions les plus isolées du pays. Ces véhicules médicalisés permettront d’améliorer l’accès aux soins d’urgence, en particulier dans des zones où les infrastructures sanitaires sont encore insuffisantes. Le ministre Ibrahima Sy a souligné l’importance stratégique de cet investissement, précisant que « cela est crucial pour les zones reculées où l’accès aux soins est souvent limité. Ces ambulances vont combler un véritable gap en matière de prise en charge des urgences médicales ».

Chaque ambulance, d’une valeur de 60 millions de FCFA, représente un investissement majeur pour soutenir le système de santé du pays. Ces véhicules sont équipés de tout le nécessaire pour assurer une prise en charge optimale des patients, notamment en matière de soins d’urgence.

Le ministre a également insisté sur la priorité accordée à l’équité sociale dans la distribution des ambulances. Celles-ci seront envoyées en priorité vers les zones les plus vulnérables, telles que Ziguinchor, Kolda, Tambacounda, Kaffrine et Sédhiou, qui souffrent souvent d’un manque criant d’infrastructures de santé adaptées. Toutefois, d’autres régions pourraient également bénéficier de ces ambulances dans le cadre d’une répartition plus large.

Cette initiative vise à garantir une meilleure couverture sanitaire et à réduire les disparités en matière d’accès aux soins dans le pays. En apportant ces équipements dans les régions les plus isolées, le Sénégal fait un pas important vers la réduction des inégalités en matière de santé.

Lors de la cérémonie de réception, le ministre Ibrahima Sy a lancé un appel aux autorités locales et aux bénéficiaires pour assurer une gestion et un usage approprié de ces nouvelles ambulances. Il a insisté sur le fait qu’une bonne gestion de ces véhicules est indispensable pour garantir leur efficacité et leur impact à long terme sur la santé publique. Selon lui, « une gestion optimale des ambulances est essentielle pour qu’elles remplissent leur mission de manière efficace et durable ».

Cette initiative s’inscrit dans un cadre plus large de renforcement du système de santé sénégalais, avec une attention particulière portée aux urgences médicales et à la prise en charge des populations vulnérables. En contribuant à réduire le temps d’intervention des services de santé, les nouvelles ambulances médicalisées auront un impact direct sur la qualité des soins offerts, notamment dans les moments critiques.

L’acquisition de ces 20 ambulances médicalisées marque une avancée majeure dans la modernisation des infrastructures sanitaires du Sénégal. Elle contribue à améliorer l’accès aux soins d’urgence dans les zones les plus reculées et répond à un besoin urgent d’une couverture médicale de qualité dans tout le pays. Cette initiative est un exemple concret de l’engagement du gouvernement et de ses partenaires à promouvoir la santé de la mère, de l’enfant et de l’adolescent, et à offrir des services de santé plus accessibles et plus efficaces à tous les citoyens sénégalais.

FMI et Banque mondiale : La crise de confiance qui bouleverse les finances publiques du Sénégal

Six mois après avoir dévoilé la situation réelle des finances publiques, le gouvernement sénégalais se retrouve face à une crise de confiance avec les institutions financières internationales. Lors d’une conférence de presse, Ahmadou Al Aminou Lo, ministre Secrétaire Général du gouvernement, est revenu sur les répercussions de cette politique de transparence, notamment sur les relations avec le Fonds Monétaire International (FMI) et la Banque mondiale.

Dès son arrivée au pouvoir, l’actuel gouvernement avait promis de faire la lumière sur la gestion des finances publiques. En juillet dernier, les autorités avaient dénoncé une falsification des chiffres économiques sous l’ancien régime, révélant un déficit budgétaire bien plus important que celui officiellement annoncé. Ces déclarations ont eu un effet immédiat : la méfiance des partenaires financiers s’est installée, entraînant un gel des financements extérieurs.

« Quand nous avions annoncé que les chiffres sur les finances publiques étaient faux, tous les organismes qui nous prêtaient de l’argent, c’est-à-dire le FMI et la Banque mondiale, avaient retenu leur main », a expliqué Ahmadou Al Aminou Lo. En clair, la révélation de ces irrégularités a poussé les bailleurs à suspendre certains décaissements, rendant plus difficile la gestion budgétaire de l’État.

L’économie sénégalaise repose en grande partie sur les financements des institutions internationales. Le FMI et la Banque mondiale jouent un rôle clé dans l’équilibre budgétaire en fournissant des prêts et en soutenant des projets de développement. Le gel de ces financements complique donc sérieusement la mise en œuvre des réformes économiques prévues par l’État.

Face à cette situation, le gouvernement est confronté à un dilemme : continuer sur la voie de la transparence au risque de fragiliser davantage la confiance des bailleurs ou bien adopter une approche plus diplomatique pour rassurer les investisseurs internationaux.

Cette crise de confiance a des impacts concrets sur l’économie sénégalaise. Le gel des financements extérieurs réduit la capacité du gouvernement à honorer certaines dépenses publiques, notamment les investissements dans les infrastructures et les services sociaux. En outre, la suspension de ces appuis budgétaires accroît la pression sur les finances publiques, obligeant l’État à explorer d’autres sources de financement.

Les entreprises nationales, en particulier celles qui dépendent des contrats publics, ressentent déjà les effets de cette situation. Certains projets de grande envergure, financés en partie par des fonds internationaux, connaissent des retards, ce qui freine la croissance économique et l’emploi.

Pour sortir de cette impasse, le gouvernement devra rapidement mettre en place une stratégie visant à restaurer la confiance des institutions financières internationales. Plusieurs pistes sont envisagées :

  1. Renforcer la transparence et la bonne gouvernance : La publication régulière des rapports financiers et des audits indépendants pourrait rassurer les bailleurs sur la gestion des ressources publiques.
  2. Négocier avec le FMI et la Banque mondiale : Une approche diplomatique avec ces institutions est nécessaire pour clarifier la nouvelle politique économique et obtenir des engagements concrets en faveur de la reprise des financements.
  3. Diversifier les sources de financement : Le Sénégal pourrait explorer d’autres options, notamment en renforçant ses relations économiques avec des partenaires non traditionnels tels que la Chine, la Turquie ou les pays du Golfe.
  4. Mobiliser les ressources internes : Une réforme fiscale efficace pourrait permettre d’accroître les recettes de l’État et réduire la dépendance aux financements extérieurs.

Le pari du gouvernement sur la transparence est certes courageux, mais il implique des ajustements stratégiques pour éviter une crise prolongée. Le Sénégal se trouve à un tournant crucial où il doit conjuguer vérité et pragmatisme pour garantir une stabilité économique durable.

La Banque mondiale et l’IFC soutiennent le programme « Vision Sénégal 2050 » avec un investissement de 85 millions d’euros

La Banque mondiale, via sa filiale Société financière internationale (IFC), a annoncé un investissement majeur de 85 millions d’euros, soit environ 55 milliards de FCFA, pour appuyer deux initiatives clés inscrites dans le programme national de développement « Vision Sénégal 2050 ». Ces financements, dévoilés à l’occasion de la visite de Makhtar Diop, directeur général de l’IFC, visent à soutenir le développement économique et social tout en générant des emplois durables.

L’investissement comprend deux volets principaux :

1. Un prêt vert de 75 millions d’euros (environ 49 milliards de FCFA) pour Sococim Industries

Ce financement vise à moderniser les opérations de l’un des plus grands producteurs de ciment du Sénégal, en mettant l’accent sur la réduction de l’empreinte carbone. Grâce à l’utilisation de technologies innovantes et de combustibles alternatifs comme la biomasse, ce projet permettra de diminuer les émissions de gaz à effet de serre de 312 000 tonnes équivalent CO2 par an d’ici 2030. Cette initiative contribue également à résoudre la crise du logement au Sénégal en augmentant la production de ciment écologique.

2. Un prêt de 10 millions d’euros (plus de 6 milliards de FCFA) pour le Groupe hôtelier Azalaï

Destiné à soutenir le développement régional de cette chaîne hôtelière ouest-africaine, ce financement permettra de renforcer le secteur touristique sénégalais. Parmi les projets clés, on note l’ouverture de l’Hôtel Azalaï Dakar, la réhabilitation de l’Hôtel Azalaï Indépendance à Ouagadougou (Burkina Faso), et la rénovation du Grand Hôtel Bamako à Bamako (Mali). Ce prêt vise aussi à satisfaire les besoins en fonds de roulement du groupe.

Selon l’IFC, ces investissements auront un impact direct sur la création d’emplois formels, tant directs qu’indirects, tout en favorisant le développement des chaînes d’approvisionnement locales. Ce soutien sera particulièrement bénéfique pour les petites et moyennes entreprises (PME), moteurs de l’économie nationale.

Makhtar Diop a salué ces initiatives, affirmant qu’elles reflètent l’engagement de l’IFC à promouvoir une croissance économique inclusive et durable. « En investissant dans des secteurs stratégiques tels que le tourisme et l’industrie manufacturière, nous posons les bases d’un secteur privé plus fort et résilient, créant ainsi des opportunités et améliorant le niveau de vie des Sénégalais », a-t-il déclaré.

Ces financements s’inscrivent dans le cadre de « Vision Sénégal 2050 », une stratégie nationale ambitieuse portée par les autorités sénégalaises pour bâtir une économie compétitive, durable et résiliente. L’IFC, en partenariat avec l’IDA (Association internationale de développement), réitère son soutien à cette vision à travers des mécanismes de financement mixte et des projets à fort impact économique et social.

PROGRAMME D’INTERCONNEXION DE LA BANQUE MONDIALE : Tambacounda : de l’obscurité à un pôle énergétique rayonnant de la sous-région

Le Projet d’extension du système électrique soutenu par la Banque Mondiale a transformé Tambacounda en un centre énergétique clé pour l’Afrique de l’Ouest. Depuis fin 2023, les coupures d’électricité ont disparu avec une fourniture stable de 600 mégawatts. Cette transformation a boosté l’économie locale et favorisé le développement de nouvelles entreprises. Le succès du projet est amplifié par la boucle de 225 kV de l’OMVG, qui renforce la résilience énergétique.

Tambacounda a connu une transformation remarquable grâce au Projet régional d’extension du système de transport électrique soutenu par la Banque Mondiale. Ce projet ambitieux a transformé une région historiquement mal desservie en un centre névralgique de l’énergie en Afrique de l’Ouest, fournissant désormais 600 mégawatts d’électricité au Sénégal, au Mali et à la Mauritanie.

Avant fin 2023, cette région de l’est du Sénégal souffrait de fréquentes coupures d’électricité qui affectaient gravement la vie quotidienne et les activités économiques. Les entreprises, comme la Sodefitex et la Menuiserie DABA, dépendaient largement de groupes électrogènes pour maintenir leurs opérations. Selon Sadio Sèye, directeur d’exploitation de la Sodefitex, qui se prononce à l’occasion de l’enquête de la Banque Mondiale, l’entreprise utilisait ses générateurs pendant 704 heures en 2018, entraînant des coûts significatifs. Cependant, en 2023, la situation s’est considérablement améliorée, les groupes électrogènes étant désormais inutilisés.

Impact Économique et Social

Le changement est également palpable dans le quotidien des habitants. Les nouvelles infrastructures électriques ont permis aux entreprises et aux foyers de bénéficier d’une alimentation électrique stable et fiable. Abdoul-Aziz Makhanera, propriétaire de la Menuiserie DABA, a pu étendre ses opérations et former de nouveaux employés grâce à la disponibilité constante de l’électricité, d’après la Banque Mondiale.

Le maire de Goudiry a noté une augmentation importante du nombre d’abonnés à la Société nationale d’électricité du Sénégal (Senelec) et une augmentation des recettes municipales. Cette amélioration a stimulé le développement économique local grâce à l’apparition de nouveaux commerces et une activité économique croissante.

Oumar Mamadou Baldé, gouverneur de la région de Tambacounda précise que l’amélioration de l’approvisionnement électrique a permis à l’économie locale de se développer et a positionné Tambacounda comme un hub énergétique majeur de la sous-région.

Le projet en question

Le succès de Tambacounda est directement lié au Projet régional d’extension du système de transport électrique financé par la Banque Mondiale. Soutenu par l’Association internationale de développement (IDA), il a impliqué la construction d’un réseau de transport de l’électricité de 225 kV reliant Kayes, au Mali, à Tambacounda, au Sénégal. Ce réseau de 285,3 kilomètres, dont les deux tiers se trouvent au Sénégal et un tiers au Mali, a permis de renforcer les échanges d’électricité entre ces trois pays.

Ousmane Diagana, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, a salué ce projet comme un succès régional majeur. Il a précisé l’importance de cette interconnexion pour le développement des énergies renouvelables, la réduction des coûts de production et la création d’emplois, contribuant ainsi à la transformation économique et sociale de la région.

La transformation de Tambacounda en un hub énergétique est le résultat d’un projet ambitieux soutenu par la Banque Mondiale, qui a non seulement résolu les problèmes d’approvisionnement en électricité mais a également catalysé le développement économique de la région. Cette réussite offre un modèle précieux pour d’autres régions d’Afrique de l’Ouest, illustrant l’impact positif que peuvent avoir des investissements dans les infrastructures énergétiques sur le développement régional.

En outre, avec le soutien de la Banque Mondiale, la promotion du commerce de l’électricité en Afrique de l’Ouest a franchi une nouvelle étape avec l’achèvement de la boucle de 225 kV de l’Organisation pour la mise en valeur du fleuve Gambie (OMVG). Ce réseau de 1 667 kilomètres relie le Sénégal, la Gambie, la Guinée et la Guinée-Bissau, offrant à la Guinée-Bissau un accès à une électricité moins coûteuse et renforçant ainsi la résilience énergétique de la région.

Le Dakarois

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°243 – du 07/08/2024

🔴 PROJET D’INTERCONNEXION ÉLECTRIQUE DE LA BANQUE MONDIALE : TAMBACOUNDA PASSE D’UNE RÉGION MAL DESSERVIE À UN HUB ÉNERGÉTIQUE MAJEUR
🔴 RÉVÉLATIONS CHOC DE MADIAMBAL : « SONKO NE FERA PAS DE DÉCLARATION DE POLITIQUE GÉNÉRALE. DIOMAYE N’A AUCUNE AUTORITÉ SUR LUI (…) »

🔴 ÉLIMINÉ EN DEMI-FINALES DES JO 2024 : CHEIKH TIDIANE DIOUF ÉTABLIT UN NOUVEAU RECORD DU SÉNÉGAL DU 400 MÈTRES
🔴 CONVOCATION DE BALLA GAYE 2 PAR LE CNG : LE LUTTEUR REFUSE D’Y DÉFÉRER

Analyse de la Situation Économique du Sénégal en Juin 2024 : Perspective de la Banque Mondiale

La Banque Mondiale a récemment publié un diagnostic approfondi sur l’économie du Sénégal en juin 2024, mettant en lumière plusieurs défis critiques ainsi que des recommandations stratégiques pour le gouvernement sénégalais.

Défis Économiques Actuels

  1. Tensions Politiques et Inflation Persistante: Le Sénégal fait face à des tensions politiques et une inflation persistante, amplifiées par des facteurs à la fois internes et externes. Ces éléments ont exacerbé les difficultés économiques du pays.
  2. Besoin d’Assainissement Budgétaire: Pour atteindre les critères de convergence de l’UEMOA, la Banque Mondiale estime nécessaire un ajustement budgétaire correspondant à 3,6 points de pourcentage du PIB pour les années 2024-2025. Cela implique des efforts significatifs pour stabiliser les finances publiques.
  3. Recettes Domestiques et Développement: L’amélioration de la mobilisation des recettes domestiques est cruciale pour soutenir les ambitions de développement du Sénégal. Cela nécessite des réformes fiscales efficaces et une meilleure gestion des finances publiques.
  4. Surendettement Public: Le Sénégal présente un risque modéré de surendettement public, avec des marges limitées pour absorber d’éventuels chocs économiques futurs. Cela souligne l’importance de politiques de gestion de la dette prudentes et durables.
  5. Pauvreté et Inclusion Sociale: Bien que l’incidence de la pauvreté ait stagné, le nombre absolu de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté a augmenté, indiquant des défis persistants en matière d’inclusion sociale et économique.

Perspectives de Croissance et Réformes Structurelles

Pour surmonter ces défis, la Banque Mondiale recommande la mise en œuvre de réformes structurelles majeures. Celles-ci devraient être centrées sur :

  • Stabilité Macroéconomique : Rétablir la stabilité macroéconomique à travers des politiques prudentes de gestion budgétaire et monétaire.
  • Viabilité de la Dette : Améliorer la viabilité de la dette en adoptant une politique fiscale axée sur l’augmentation des recettes et la rationalisation des dépenses publiques.
  • Développement Axé sur l’Inclusion : Promouvoir un agenda de développement qui exploite les opportunités économiques tout en favorisant l’inclusion sociale pour réduire la pauvreté et les inégalités.

En conclusion, la situation économique actuelle du Sénégal requiert des actions décisives et coordonnées pour relever les défis complexes tout en capitalisant sur les opportunités de croissance. Le gouvernement sénégalais est appelé à engager des réformes audacieuses pour garantir une croissance économique durable et inclusive dans les années à venir.

Rencontre entre le ministère de l’urbanisme et la banque mondiale : Engagement pour le développement territorial

Le Ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des Territoires a récemment tenu une réunion fructueuse avec le Bureau régional de la Banque mondiale à Dakar. Cette rencontre, présidée par Monsieur Moussa Bala FOFANA, Ministre de l’Urbanisme, en présence de Monsieur Momar Talla Ndao, Secrétaire d’Etat au Logement et à l’Urbanisme, ainsi que des représentants des services techniques impliqués, a marqué un engagement fort en faveur du développement territorial et de l’amélioration des conditions de vie des citoyens sénégalais.

La délégation de la Banque mondiale, dirigée par Madame KEIKO MIWA, Directrice des Opérations pour le Sénégal, Cabo Verde, la Gambie, la Guinée-Bissau et la Mauritanie, a exprimé ses félicitations aux nouvelles autorités du pays et a souligné l’importance de la coopération dans les domaines de l’urbanisme, de la gouvernance territoriale, de l’aménagement des territoires, de l’habitat et de la gestion des déchets.

Dans son intervention, le Ministre Moussa Bala FOFANA a exprimé sa gratitude envers la Banque mondiale pour son soutien continu et a assuré de la volonté du gouvernement sénégalais de poursuivre et de renforcer ce partenariat stratégique. Il a souligné l’alignement des projets financés par la Banque mondiale avec les objectifs du PROJET, visant à promouvoir un développement à la base en mettant l’accent sur les pôles territoriaux comme moteurs de la mise en œuvre des politiques publiques.

Les discussions ont porté sur les projets actuellement en cours, notamment ceux mis en œuvre par l’Agence de Développement municipal (SEERP et PACASEN) et le PROMOGED, ainsi que sur les domaines de l’urbanisme et de l’habitat. Le Ministre a également abordé la question cruciale du logement, soulignant l’importance de ce secteur et les directives du Président de la République et du Premier Ministre pour accélérer la production de logements à grande échelle.

Cette rencontre témoigne de l’engagement commun en faveur du développement territorial et de l’amélioration des conditions de vie des populations sénégalaises. Elle marque également une étape importante dans le renforcement du partenariat entre le Sénégal et la Banque mondiale pour la réalisation d’objectifs communs en matière d’urbanisme, d’habitat et de développement durable.

Rencontre entre le Ministre des Infrastructures et des Transports Terrestres et Aériens et les Représentants de la Banque Mondiale : Avancées et Perspectives de Coopération

Le Ministre des Infrastructures et des Transports Terrestres et Aériens, El Malick Ndiaye, accompagné de hauts cadres de son département, a récemment accueilli une délégation de la Banque Mondiale, dirigée par Mme Keiko Miwa, Directrice Pays pour le Cap-Vert, la Gambie, la Guinée-Bissau, la Mauritanie et le Sénégal, pour la région de l’Afrique de l’Ouest et du Centre.

Selon un communiqué émis par le ministère, cette rencontre a été l’occasion de discuter de l’état d’avancement des grands projets routiers, ferroviaires et de transport engagés en collaboration avec la Banque Mondiale, ainsi que de ceux actuellement en cours de discussion.

Le Ministre a souligné la volonté de célérité dans la réalisation de la vision du Président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye. Il a notamment mis en avant le projet d’érection de 8 pôles régionaux de développement, nécessitant une mise en œuvre intégrée d’infrastructures en cohérence avec les autres secteurs de l’économie.

Dans ce contexte, le Ministre a exprimé sa confiance dans l’accompagnement de la Banque Mondiale pour la concrétisation de ce projet, au bénéfice de la population sénégalaise. Il a remis un exemplaire du projet à Mme Keiko Miwa, qui s’est engagée à promouvoir davantage la coopération avec le Sénégal.

La mission d’évaluation de la Banque Mondiale prévue à partir du 13 mai 2024 constituera une opportunité pour faire le point sur les projets en cours et envisager de nouvelles pistes de coopération, selon le ministère des infrastructures et des transports terrestres et aériens.

Cette rencontre témoigne de l’importance de la collaboration entre le Sénégal et la Banque Mondiale dans le développement des infrastructures et du secteur des transports, essentiels pour la croissance économique et le bien-être des citoyens.

Réunions de Printemps 2024 du FMI et de la Banque Mondiale: Participation remarquable du Sénégal

Du 15 au 21 avril 2024, une délégation sénégalaise de haut niveau, conduite par le Ministre des Finances et du Budget et composée du Ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, du Ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, ainsi que du Ministre Secrétaire général du Gouvernement, a marqué sa présence aux réunions statutaires de printemps organisées par le Fonds Monétaire International (FMI) et la Banque Mondiale à Washington.

Ces réunions cruciales, qui rassemblent investisseurs privés et organisations dédiées au développement et à la coopération économique et financière internationale, ont été l’occasion pour la délégation sénégalaise de rencontrer des interlocuteurs clés. Parmi eux, les autorités de la Banque Mondiale, du FMI, de la Société Financière Internationale (SFI), et de l’Agence Multilatérale de Garantie des Investissements (MIGA).

Les échanges fructueux ne se sont pas limités aux institutions financières internationales. La délégation sénégalaise a également rencontré des partenaires stratégiques tels que le Ministre des Finances et du Budget de Côte d’Ivoire, président du Conseil des Ministres de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), et les Ministres des finances de la République islamique de Mauritanie et de la République de Gambie.

Au-delà des rencontres bilatérales, la délégation a été reçue par le Département du Trésor et le Département d’État américain, ainsi que par des institutions influentes telles que le Millenium Challenge Corporation, l’Agence américaine de Financement pour le Développement international, des représentants du gouvernement britannique, le Trésor français, et l’Agence japonaise de coopération internationale. Des discussions ont également eu lieu avec la Banque Africaine de Développement, la Banque Ouest Africaine de Développement, et la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement.

Au cœur des discussions, la délégation sénégalaise a souligné l’engagement du gouvernement du Sénégal à adopter une nouvelle dynamique axée sur l’éthique, la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption, la justice, et la transparence dans la gestion publique. Ces valeurs fondamentales ont été présentées comme des prérequis essentiels pour toute action de développement durable.

La détermination du Sénégal à renforcer sa souveraineté économique, sans pour autant s’isoler des partenariats internationaux, a été clairement exprimée. L’accent a été mis sur le développement d’une économie résiliente capable de répondre aux aspirations de la population sénégalaise, tout en préservant les intérêts stratégiques du pays et de l’Afrique dans son ensemble.

Les réponses des partenaires internationaux ont été extrêmement positives, saluant la volonté des autorités sénégalaises de maintenir le cap sur la démocratie et le respect des principes de l’État de droit, tout en renforçant les relations bilatérales et multilatérales dans le cadre des objectifs de développement global.

Cette participation active et stratégique à ces réunions de printemps symbolise l’engagement du Sénégal à jouer un rôle clé sur la scène internationale, en promouvant des initiatives qui favorisent la stabilité, la paix, et la prospérité, non seulement au niveau national mais aussi pour l’Afrique toute entière.

COMMUNIQUE

PARTICIPATION DE LA DELEGATION SENEGALAISE AUX REUNIONS DE PRINTEMPS 2024 DU FMI ET DE LA BANQUE MONDIALE

  1. Une délégation conduite par le Ministre des Finances et du Budget composée du Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, du Ministre l’Energie du Pétrole et des Mines et du Ministre Secrétaire général du Gouvernement, a représenté le Sénégal aux réunions statutaires de Printemps organisées par le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale à Washington du 15 au 21 avril 2024.
  2. Ces réunions regroupent les investisseurs privés et l’ensemble des organisations agissant dans le domaine du développement et de la coopération économique et financière. La délégation sénégalaise a rencontré les autorités de la Banque mondiale, du FMI, de la Société financière internationale (SFI) et de l’Agence multilatérale de Garantie des Investissements (MIGA).
  3. La délégation a également eu des échanges avec le Ministre des Finances et du Budget de la République de Côte d’Ivoire, Président du Conseil des Ministres de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) ainsi que les Ministres chargés des finances de la République islamique de Mauritanie et de la République de Gambie.
  4. Par ailleurs, la délégation a été reçue par le Département du Trésor et le Département d’Etat américain, le Millenium Challenge Corporation, l’Agence américaine de Financement pour le Développement international, le Ministre britannique chargé du Développement international, le Trésor français et l’Agence japonaise de coopération internationale. Elle a également eu une prise de contact avec la Banque Africaine de Développement, la Banque Ouest Africaine de Développement et la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement.
  5. Au cours de ces différentes rencontres, la délégation a souligné l’engagement du Gouvernement sénégalais d’asseoir une nouvelle dynamique axée sur l’éthique, la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption, la justice et la transparence dans la gestion publique ; ces valeurs fondamentales constituant des prérequis pour toute action de développement.
  6. La délégation a réaffirmé la détermination du Gouvernement à mettre en œuvre des politiques publiques fondées sur la souveraineté économique qui ne devrait pas s’entendre comme une entrave aux partenariats, mais comme un choix de préserver les intérêts économiques du peuple, dans le respect des engagements internationaux du Sénégal.
  7. Elle a souligné la volonté des autorités d’agir et de matérialiser les espoirs du peuple afin que le Sénégal demeure le porte étendard de la stabilité et de la paix en Afrique, un pays attractif pour les investissements privés porteurs de richesse partagée et d’emplois pour les jeunes à la faveur du dividende démocratique.
  8. La délégation a également rappelé la volonté du Gouvernement de compter d’abord sur ses propres moyens, à travers la mobilisation des recettes budgétaires couplée à la réduction du train de vie de l’Etat pour mettre en œuvre son programme de développement. Le recours au financement se fera de manière responsable et optimale.
  9. La délégation a réaffirmé la ferme intention des nouvelles autorités de promouvoir l’intégration africaine et de défendre les intérêts du Sénégal et de l’Afrique au sein des institutions internationales. Elle a marqué la disponibilité de l’Etat du Sénégal à jouer un rôle important dans la réalisation des aspirations de l’Afrique, maitresse de sa souveraineté alimentaire et industrielle, avec un accès aux services sociaux de base pour ses populations.
  10. Les partenaires rencontrés ont accueilli avec satisfaction les messages transmis par la délégation. Ils se sont félicités de la détermination du peuple et des institutions sénégalais pour préserver l’ancrage du pays à la démocratie et à l’Etat de droit. Ils ont affirmé leur engagement à renforcer leurs relations avec le Sénégal, dans le cadre des orientations pertinentes de bonne gouvernance des affaires publiques définies par les nouvelles autorités.
    Washington D.C., le 21 avril 2024.

Réunions de Printemps du FMI et de la Banque Mondiale : Focus sur les défis économiques et Politiques en Afrique

Lors des réunions de printemps du Fonds Monétaire International (FMI) et de la Banque Mondiale, qui se sont tenues le 19 avril 2024 à Washington, un rapport consacré à la Zone Afrique a mis en lumière les défis économiques et politiques exacerbés par les périodes électorales sur le continent. Présenté par Catherine Pattillo, Directrice adjointe du Département Afrique du FMI, le rapport a souligné les conséquences des instabilités politiques sur les économies africaines, notamment dans des pays comme le Sénégal.

Instabilité Politique et Impact Économique

Le rapport a spécifiquement évoqué les « dépenses déséquilibrées lors des années électorales » observées dans une vingtaine de pays africains, incluant le Sénégal. La récente élection présidentielle sénégalaise a notamment été citée comme un exemple de retard électoral générant une incertitude politique et des ajustements budgétaires défavorables à long terme, limitant ainsi les investissements publics essentiels.

Effets de la Fragmentation Géoéconomique

La situation en Afrique subsaharienne a été décrite comme particulièrement précaire avec la sortie de la CEDEAO du Burkina Faso, du Mali et du Niger en janvier 2024, suite à des tensions politiques et des coups d’État. Cette fragmentation géoéconomique risque d’aggraver l’incertitude régionale et de freiner la croissance économique dans une région déjà confrontée à la fragilité et à la pauvreté.

Changement Climatique et Ses Répercussions

Le rapport a également mis en exergue les effets dévastateurs du changement climatique en Afrique subsaharienne. Avec des catastrophes naturelles telles que des cyclones, des sécheresses et des inondations, les pays de cette région subissent des impacts directs sur leurs économies, exacerbant les défis liés à l’insécurité alimentaire et à la réduction des rendements agricoles.

Présence Sénégalaise aux Réunions

Le ministre sénégalais de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Abdourahmane Sarr, a assisté aux réunions, soulignant l’importance de ces discussions pour le futur économique du Sénégal. L’ancien président sénégalais, Macky Sall, a également joué un rôle actif en modérant une table ronde, affirmant ainsi l’engagement continu du Sénégal sur la scène internationale.

Ces discussions aux réunions de printemps du FMI et de la Banque Mondiale sont cruciales pour comprendre et aborder les multiples défis auxquels fait face l’Afrique. Elles permettent également de chercher des solutions collaboratives pour une stabilité économique et politique durable sur le continent.

Quitter la version mobile