Les services de Baye Ciss sont montés au créneau ce jeudi pour répondre à un article de presse publié dans un quotidien de la place, qui le cite dans une affaire portant sur des arriérés de loyers estimés à 150 millions de FCFA. Dans un communiqué, ils contestent fermement les informations relayées et s’interrogent sur ce qu’ils qualifient de « main invisible » cherchant, selon eux, à compromettre les ambitions politiques de l’homme d’affaires, récemment déclaré candidat à la mairie de Kaolack.
Selon la note rendue publique, l’affaire évoquée ne concerne pas Baye Ciss à titre personnel, mais un contentieux commercial opposant depuis plusieurs années la SCI CISSIMMO à une autre société. Les auteurs du communiqué rappellent que ce différend est toujours pendant devant les juridictions compétentes et qu’il a déjà donné lieu à plusieurs procédures, décisions de justice et recours.
Ils précisent que la SCI CISSIMMO a toujours choisi de défendre ses intérêts dans le strict respect des procédures judiciaires. « Comme tout justiciable, la société a accepté les décisions qui lui étaient défavorables lorsqu’elles étaient susceptibles de recours, a exercé les voies de droit prévues par la loi et attend aujourd’hui avec confiance que les juridictions définitivement saisies rendent leurs décisions », indique le document.
Les proches de Baye Ciss dénoncent par ailleurs la manière dont le dossier a été présenté dans la presse. Ils estiment que le titre affirmant que « Baye Ciss doit 150 millions de FCFA d’arriérés de loyers » et qu’il aurait été expulsé de son immeuble est trompeur et ne reflète pas la réalité juridique du dossier.
Selon eux, il est inexact de parler d’arriérés de loyers en l’absence d’un contrat de location. Ils soutiennent également que Baye Ciss demeure propriétaire de l’immeuble concerné et que l’ensemble de ses services y est toujours installé, contrairement aux informations diffusées.
Le communiqué soulève également des interrogations sur le traitement médiatique de cette affaire. Les services de Baye Ciss s’étonnent que le quotidien ait choisi de mettre en avant le nom d’une personne physique alors que le litige oppose deux sociétés commerciales.
Ils s’interrogent aussi sur le choix de l’illustration accompagnant l’article. Au lieu d’utiliser une photographie de l’immeuble concerné ou des audiences judiciaires, le journal a publié une image de Baye Ciss prise lors de sa déclaration de candidature à la mairie de Kaolack. Pour ses proches, ce choix éditorial ne serait pas anodin.
« Quel est le rapport entre une déclaration de candidature politique et un contentieux immobilier toujours pendant devant les juridictions ? », s’interroge le communiqué, estimant que cette illustration contribue davantage à influencer l’opinion publique qu’à éclairer les lecteurs sur les aspects juridiques du dossier.
Les services de Baye Ciss rappellent que plusieurs décisions ont déjà été rendues dans cette procédure, certaines favorables à une partie, d’autres à l’autre, ce qui, selon eux, traduit le fonctionnement normal de la justice dans un État de droit. Ils insistent toutefois sur le fait que le contentieux n’est pas définitivement tranché, des recours étant toujours en cours.
Réaffirmant leur confiance dans les institutions judiciaires sénégalaises, ils assurent que la SCI CISSIMMO poursuivra la défense de ses droits exclusivement devant les tribunaux, tout en se réservant le droit de réagir à toute publication qu’elle jugerait inexacte ou susceptible de porter atteinte à la réputation de l’entreprise et de son dirigeant.
Le communiqué estime enfin que cette affaire dépasse désormais le cadre du litige commercial et pose une question de principe sur le rôle de la presse face aux procédures judiciaires en cours. « Dans un État de droit, le dernier mot appartient toujours à la justice, et non aux titres des journaux ou aux campagnes d’opinion », soutiennent les auteurs du texte.
Actuellement hors du Sénégal, Baye Ciss prévoit, selon ses services, d’organiser une grande conférence de presse dès son retour afin de présenter sa version des faits et d’exposer ce qu’il qualifie de « manœuvres frauduleuses » dans ce dossier.