Inondations à Podor : lourdes pertes de bétail et dégâts matériels à Ouro Alseyni et Tatki

De violentes pluies se sont abattues dans la nuit de mercredi à jeudi sur le département de Podor, provoquant des inondations dévastatrices dans plusieurs villages, notamment à Ouro Alseyni et à Tatki. Ces intempéries ont causé de lourdes pertes, avec au moins 70 têtes de bétail emportées par les eaux, selon des habitants interrogés par l’Agence de presse sénégalaise (APS).

Les populations touchées décrivent une situation dramatique. Le bétail, principale richesse des ménages, a été décimé en quelques heures, plongeant plusieurs familles dans une grande détresse. Les villageois affirment qu’une évaluation globale des pertes est toujours en cours, mais les premiers constats révèlent déjà une ampleur exceptionnelle des dégâts.

Au-delà des pertes animales, les infrastructures sociales n’ont pas été épargnées. À Tatki, plusieurs salles de classe ont vu leur toiture gravement endommagée, compromettant la reprise des cours à l’approche de la rentrée scolaire. Le mur de clôture d’une école s’est également effondré sous la pression des eaux, rendant l’établissement encore plus vulnérable.

Amadou Thiam, habitant de Fanaye – la commune dont relèvent Ouro Alseyni et Tatki – a confirmé l’ampleur des dégâts matériels et exprimé l’inquiétude des populations face aux conséquences à long terme. Ces villages, déjà fragiles sur le plan économique, voient ainsi leurs maigres ressources anéanties par les intempéries.

Les habitants lancent un appel pressant aux autorités et aux organisations humanitaires pour venir en aide aux sinistrés. Entre pertes de bétail, effondrement d’infrastructures scolaires et destruction de biens, les villages d’Ouro Alseyni et de Tatki font aujourd’hui face à une urgence humanitaire qui exige une intervention rapide et coordonnée.

Tabaski 2025 : un vaste parc à bétail envisagé à Diamniadio, Ousmane Sonko annonce des mesures fortes

Dakar, 6 mai 2025 – Le Premier ministre Ousmane Sonko a présidé ce mardi un conseil interministériel axé sur les préparatifs de la Tabaski et la lutte contre le vol de bétail. La rencontre s’est tenue au Building administratif Président Mamadou Dia et a permis au gouvernement de décliner une série de mesures structurantes destinées à mieux organiser la distribution du bétail à travers le pays.

Parmi les principales annonces, figure un ambitieux projet d’aménagement d’un vaste parc à bétail dans la zone de Diamniadio-Thiès. Ce projet, encore à l’étude, vise à centraliser l’approvisionnement à grande échelle et à offrir un cadre moderne pour la commercialisation des moutons à l’approche de la fête. En parallèle, l’État prévoit l’aménagement de points de vente autorisés sur l’ensemble du territoire, en partenariat avec les collectivités territoriales, les ministères compétents et les maires.

Le gouvernement insiste également sur l’impératif de propreté et de sécurité dans les espaces de vente. À cet effet, les sites devront être nettoyés et désencombrés avant, pendant et après la Tabaski. La SONAGED et la Direction du Cadre de Vie seront chargées d’exécuter ces opérations. Pour renforcer la sécurité, l’éclairage public sera systématiquement installé sur tous les points de vente autorisés.

Pour répondre aux besoins en eau des éleveurs et des animaux, quinze camions-citernes seront mobilisés par le ministère de l’Hydraulique pour desservir les sites. L’approvisionnement en eau sera complété par l’installation de points d’eau temporaires.

Enfin, des comités de gestion seront mis en place dans tous les espaces de vente. Leur mission : assurer le bon déroulement des activités, prévenir les conflits et encadrer les flux de bétail et de personnes.

Kaolack/ Élevage : Inauguration du marché à bétail Amadou Sow de Latmingué par le ministre de l’Agriculture et de l’Élevage – Un projet de 150 millions de francs CFA

Les éleveurs de la région de Kaolack viennent de voir une de leurs doléances de longue date enfin satisfaite. Grâce à l’engagement du maire de la commune de Latmingué, Dr Mabouba Diouf, et au Projet de Valorisation des Eaux pour le Développement des Chaînes de Valeur (PROVALE-CV), antenne régionale de Kaolack, un nouveau marché à bétail a été inauguré ce vendredi.

D’un coût global de 150 millions de francs CFA, ce deuxième marché à bétail Amadou Sow s’étend sur une superficie de trois hectares. Il constitue un espace dédié aux échanges commerciaux d’animaux domestiques, principalement des ruminants.

Lors de la cérémonie d’inauguration, le ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté Alimentaire et de l’Élevage (MASAE), Dr Mabouba Diagne, a détaillé les infrastructures du site :

• Un bloc administratif

• Un local de gardiennage

• Un magasin de stockage d’aliments pour bétail d’une capacité d’environ 50 tonnes

• Un quai d’embarquement

• Quatre abreuvoirs

• Une aire de repos pour les éleveurs

• Des sanitaires

Selon le ministre, l’élevage et l’agriculture restent des moteurs essentiels du développement économique du pays. Il a réaffirmé la volonté du gouvernement de structurer et moderniser les filières animales, conformément aux engagements du président de la République Bassirou Diomaye Faye et de son Premier ministre.

Un projet ambitieux soutenu par des partenaires financiers

De son côté, Mamadou Camara, chef d’antenne de PROVALE-CV pour Kaolack, Fatick et Kaffrine, a mis en avant les résultats déjà obtenus dans le cadre du programme, notamment :

• L’aménagement de 9 000 hectares de vallées et bas-fonds

• La création de 780 fermes agricoles destinées aux jeunes et aux femmes

• Le renforcement de 150 unités de transformation de produits agro-sylvo-pastoraux, toutes équipées d’installations solaires autonomes

• Une capacité de production annuelle estimée à 10 millions de tonnes

Pour rappel, le PROVALE-CV est financé avec l’appui de la Banque Africaine de Développement (BAD), de l’OPEC et de l’AGTF, pour un montant total de 80 milliards de francs CFA. Ce programme vise à développer les chaînes de valeur agro-sylvo-pastorales, à promouvoir l’entrepreneuriat et à favoriser la création d’emplois, notamment pour les jeunes et les femmes.

Avec ce nouveau marché à bétail, Latmingué se positionne comme un pôle clé du commerce de bétail dans la région, offrant aux éleveurs un espace moderne et structuré pour leurs activités.

Démantèlement d’un Réseau de Voleurs de Bétail à Kaffrine : Soulagement pour les Habitants

Les habitants de Kaffrine peuvent désormais respirer après l’arrestation d’un vaste réseau de voleurs de bétail qui semait la terreur depuis plusieurs mois dans la région.

Les gendarmes de la Brigade territoriale de Kaffrine ont réussi un coup de filet en arrêtant Massamba Ndiaye (47 ans), Abdou Dia (40 ans), Aly Ka, gérant d’une dibiterie, et Ousmane Dieng (50 ans). Ces arrestations ont eu lieu pendant la période de la korité grâce à la collaboration avec l’ESI de Koungheul.

L’affaire a débuté avec le vol de onze bovins au village de Panthiang Français, chez le berger A. Wane. Les investigations ont rapidement mené les gendarmes au domicile de Massamba Ndiaye, où les vaches volées ont été retrouvées. Ndiaye a tenté de s’échapper mais a été finalement arrêté lors d’une descente des gendarmes de Kaffrine et de l’ESI de Koungheul à son domicile tôt le matin.

Les bovins ont depuis été restitués à leur propriétaire légitime.

Un maître coranique de Kathiote, D. Wilane, a également été victime de vol de bétail, perdant douze caprins. Suite à une enquête ouverte par la gendarmerie de Kaffrine, les trois suspects, Abdou Dia, Aly Ka, et Ousmane Dieng, ont été identifiés et arrêtés. Ils sont actuellement poursuivis pour association de malfaiteurs et vol de bétail.

Dans le cadre des opérations de sécurisation renforcées pendant la période de la korité, les gendarmes de Kaffrine ont découvert 17 chèvres cachées dans la forêt à Mounawara, commune de Diamagadio, arrondissement de Katakel. Les animaux sont actuellement gardés dans les locaux de la Brigade territoriale de gendarmerie en attendant leur restitution à leurs propriétaires.

Les quatre individus arrêtés ont été présentés au procureur de la République à l’issue de l’enquête.Ce démantèlement du réseau de voleurs de bétail à Kaffrine est une victoire significative pour les forces de l’ordre et apporte un soulagement bienvenu aux habitants de la région. Il souligne l’efficacité des opérations de sécurisation menées par la gendarmerie pour lutter contre le vol de bétail, un fléau qui affecte gravement les communautés rurales.

Éleveurs de Kaffrine : Des Voix S’élèvent pour la Protection du Bétail et la Lutte contre la Pauvreté

Dans les vastes étendues de Kaffrine, au cœur du Sénégal, réside une communauté d’éleveurs dont les préoccupations et les aspirations se reflètent dans le tintement doux de leurs troupeaux et les sillons de leurs visages burinés par le soleil. Mais derrière cette harmonie rustique se cachent des défis criants, parmi lesquels le vol de bétail et la lutte contre la pauvreté occupent une place centrale.

Au quotidien, le vol de bétail hante les éleveurs de Kaffrine, causant des pertes économiques et émotionnelles dévastatrices. Pour Demba Ba, président de la Maison des éleveurs de Birkelane, un département de la région, cette réalité est trop amère à avaler. « Nous souffrons énormément », déplore-t-il, « l’agriculture a dominé le secteur de l’élevage, et nous attendons du prochain président de la République une organisation du secteur, plus d’accès au foncier, plus de forage et plus d’espace pour notre cheptel ».

Les éleveurs ne se contentent pas de subir passivement leur sort. Ils réclament une action gouvernementale ferme pour endiguer le fléau du vol de bétail. Ils demandent des mesures concrètes pour dissuader les voleurs et garantir une réparation équitable en cas de préjudice. De même, ils appellent à une meilleure organisation du secteur de l’élevage, plaidant pour la création de coopératives et d’associations pour renforcer leur voix collective.

Mais les préoccupations des éleveurs vont au-delà de la simple protection de leur bétail. Ils appellent également à des réformes foncières pour assurer un accès sécurisé aux terres de pâturage, ainsi qu’à des investissements dans les infrastructures telles que les forages pour garantir un approvisionnement adéquat en eau pour leurs troupeaux, surtout pendant les périodes de sécheresse.

Face à cette situation préoccupante, les éleveurs proposent une solution tangible : l’intégration des mesures de protection du bétail dans le Code pénal, en s’appuyant sur les initiatives prises lors de la Journée nationale de l’élevage de 2017. Cette démarche renforcerait la protection légale de leur bétail et enverrait un signal fort aux voleurs potentiels.

Dans l’ombre des vastes plaines de Kaffrine, les voix des éleveurs résonnent avec force, appelant à une action urgente pour protéger leur moyen de subsistance et lutter contre la pauvreté qui menace leur communauté. Leur détermination est palpable, leur appel est clair : il est temps d’agir pour sauvegarder l’avenir de l’élevage à Kaffrine.

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