Fissel : Ousmane Sonko annonce l’électrification prochaine de 35 villages et dénonce le blocage du programme ASER

En déplacement ce samedi à Fissel, le Premier ministre Ousmane Sonko a procédé à l’inauguration du siège de son parti, le Pastef. Une occasion pour les populations locales et celles des environs de lui soumettre plusieurs doléances, notamment liées à l’accès à l’électricité.

Face à ces préoccupations, le chef du gouvernement a tenu à rassurer. Il a annoncé que 35 villages seront électrifiés dans un futur proche, dans le cadre des efforts engagés par l’État pour améliorer l’accès à l’énergie en milieu rural.

« 35 villages seront électrifiés très prochainement. C’est le travail que nous sommes en train de faire à travers le Sénégal », a déclaré le leader de Pastef devant une foule acquise à sa cause.

Cependant, Ousmane Sonko n’a pas manqué de dénoncer ce qu’il considère comme des entraves au déploiement du programme d’électrification. Évoquant le dossier de l’Agence sénégalaise d’électrification rurale, il a accusé certains acteurs de bloquer un projet majeur sur la base d’allégations infondées.

« Certains font preuve de méchanceté. Parce qu’ils sont à Dakar et ont de l’électricité, ils n’ont pas besoin d’aller de village en village pour charger leurs téléphones portables. Voilà maintenant deux ans que le programme le plus important dans ce domaine est bloqué sur des accusations sans tête ni queue », a-t-il fustigé.

Le Premier ministre a toutefois promis davantage d’éclaircissements dans les prochains jours. Il a annoncé qu’une communication officielle sera faite par Jean Michel Sène, qui devrait tenir une conférence de presse en début de semaine.

« Je n’en dirai pas plus parce que Jean Michel Sène fera une conférence de presse lundi ou mardi et les choses seront plus claires. Notre régime n’a rien à cacher », a-t-il assuré.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°667 – 07/02/2026

🔴 PROMESSES DE CRIMINALISER L’HOMOSEXUALITÉ FAITES PAR LE RÉGIME DIOMAYE- SONKO LORS DE LA DERNIÈRE CAMPAGNE ÉLECTORALE : QUI EST À L’ORIGINE DU BLOCAGE ?
🔴 CRISE DES BOURSES À L’UCAD ET RETARD DANS LE PAIEMENT DES RAPPELS : LES ÉTUDIANTS SE BRAQUENT

🔴 FOOTBALL MONDIAL : SADIO MANÉ CONSACRÉ PARMI LES 100 LÉGENDES DU SIÈCLE

Formation préalable et reclassement en hiérarchie A2 : le point de blocage entre les greffiers et le gouvernement

La crise entre les greffiers et le gouvernement se poursuit malgré plusieurs rounds de négociation. En grève depuis plusieurs semaines, l’entente SYTJUST–UNTJ, qui regroupe les principaux syndicats du secteur, affiche un optimisme prudent à l’issue de la rencontre tenue hier lundi avec les autorités du ministère de la Fonction publique. Si quelques avancées ont été relevées, le désaccord central, lui, reste entier : la question de la formation préalable exigée avant le reclassement des greffiers dans la hiérarchie A2.

S’exprimant sur les ondes de la RFM, Me Ahmed Touré, membre de l’entente syndicale, a reconnu que des signes d’ouverture apparaissent dans la posture du gouvernement. « Les lignes ont quelque peu bougé, mais nous ne sommes pas parvenus à un accord parce que nous considérons qu’en négociation, il faut faire des concessions. Nous avons fait preuve de disponibilité à dialoguer parce que c’est de cela qu’il s’agit et nous espérons que si on poursuit les négociations sur ce tempo-là, nous arriverons bientôt à un accord qui permettrait une décrispation et le retour des travailleurs à leur poste », a-t-il déclaré.

Toutefois, le ministère de la Fonction publique est resté inflexible sur le principe d’une formation préalable, qu’il considère comme un passage obligatoire avant toute promotion statutaire. « Il nous a indiqué que sur la formation, il fallait obligatoirement respecter ce qu’eux considèrent comme étant une conséquence des dispositions du droit de la Fonction publique », a expliqué Me Touré. Les greffiers, eux, défendent une autre lecture juridique du texte applicable, notamment la loi 61-33 relative au statut général des fonctionnaires, qui selon eux ne conditionne pas le reclassement à une telle formation préalable.

« Nous légalement, nous leur avons dit que nous n’avons pas la même lecture des dispositions de la loi, mais quoi qu’il en soit, on est en négociation et forcément il faudrait que chaque partie accepte de lâcher un peu pour qu’on puisse maintenir les équilibres et arriver à un accord », a ajouté le syndicaliste.

La plateforme revendicative des greffiers ne se limite pas à ce point statutaire, même s’il en est la priorité absolue. Les syndicats exigent également des clarifications et des engagements sur d’autres doléances touchant aux conditions de travail, aux perspectives de carrière et à la revalorisation des primes.

Pour Me Touré, la sortie de crise passera inévitablement par un engagement ferme et formalisé du gouvernement. « Il y a d’autres points soulevés par les syndicats, que nous avons également abordés. Pour que nous puissions arriver à un accord, il faudrait que le gouvernement accepte de prendre des engagements clairs et précis et que tout cela soit consigné dans un accord et qu’on ait un échéancier d’exécution très rapidement. Je pense qu’en ce moment, les conditions seront réunies pour mettre un terme à cette grève », a-t-il conclu.

La balle est désormais dans le camp de l’État, qui devra décider s’il maintient sa fermeté ou s’il fait un pas supplémentaire pour parvenir à un compromis et sortir de cette crise qui paralyse le fonctionnement des juridictions.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°484 – 12/06/2025

🔴 NOUVELLE CARTOGRAPHIE DES PAYS À HAUT RISQUE DE BLANCHIMENT D’ARGENT ET DE FINANCEMENT DU TERRORISME : SÉNÉGAL « OUT », CÔTE D’IVOIRE « IN » !
🔴 BLOCAGE DE LA REVALORISATION STATUTAIRE DES GREFFIERS : DU « SABOTAGE INSTITUTIONNEL », SELON LE SYTJUST

🔴 LIGUE 1 / COURSE AU TITRE : GORÉE, JARAAF ET OUAKAM AU COUDE-À-COUDE
🔴 COUPE DU MONDE DES CLUBS 2025 / GROUPE D’ÉTUDE TECHNIQUE DE LA FIFA : ALIOU CISSÉ PARMI LES MEMBRES

Blocage de la revalorisation statutaire des greffiers : le Sytjust dénonce une « fraude administrative »

Le Syndicat des Travailleurs de la Justice (Sytjust) hausse le ton face au blocage persistant de la revalorisation statutaire des greffiers et des assistants de greffe et de parquet. En conférence de presse, Me Aya Boun Malick Diop, Secrétaire général du Sytjust, a dénoncé ce qu’il qualifie de « fraude administrative » et de « sabotage institutionnel inadmissible ».

Selon Me Diop, le blocage remonte à 2018, année au cours de laquelle deux décrets avaient été validés en Conseil des ministres pour revaloriser le statut des greffiers. Toutefois, ces textes auraient ensuite été « remplacés en catimini », sans le consentement du président de la République, par d’autres décrets introduisant des conditions nouvelles qui n’étaient ni prévues ni discutées. Pour le syndicaliste, cette manœuvre constitue une grave entorse à la légalité administrative.

« C’est une substitution illégale de décret par des textes frauduleux. Deux décrets ont été signés à l’insu du chef de l’État, introduisant des dispositions contraires à celles initialement arrêtées », a-t-il affirmé. Il pointe du doigt un groupe de juristes au sein de la fonction publique, accusés de bloquer toute tentative de correction à travers des « avis juridiques sans aucune base légale ».

Me Diop évoque une trahison manifeste de la parole de l’État. Il appelle à une réaction forte du chef de l’État, garant des institutions, face à ce qu’il considère comme une dérive grave : « Le président de la République ne saurait rester silencieux. Ce que réclame le Sytjust, c’est simplement le respect d’une décision gouvernementale. »

Face à ce blocage qui dure depuis six ans, le Sytjust en appelle à la « loyauté républicaine » et au respect de l’État de droit. Le syndicat exige la mise en œuvre immédiate des décrets originaux et entend maintenir la pression jusqu’à la réparation complète de ce qu’il considère comme une injustice administrative.

Université de Bambey : Les étudiants reconduisent le blocage des cours et refusent toujours de payer les loyers

La tension reste vive à l’Université Alioune Diop de Bambey, où les étudiants poursuivent leur mouvement de contestation face à ce qu’ils décrivent comme des conditions d’études et de vie devenues intenables. À travers un communiqué rendu public ce mardi, la coordination des amicales estudiantines a informé que les discussions entamées avec les autorités universitaires n’ont pas permis de désamorcer la crise.

Selon les représentants des étudiants, Mouhamed Maleyni Lô, Alpha Oumar Diallo et Talla Ndiaye, deux revendications majeures ont été posées sur la table lors de leur dernière rencontre avec l’administration : le rétablissement du réseau Wi-Fi dans le campus social, coupé depuis plusieurs jours, et la normalisation du service au restaurant dit « Europe », qui connaît des dysfonctionnements récurrents.

Si les autorités ont reconnu la pertinence de ces doléances, les étudiants regrettent l’absence de mesures concrètes immédiates. Ils estiment que les engagements pris lors des échanges ne sont suivis d’aucune action palpable. Face à cette inertie, la coordination a décidé de reconduire le mot d’ordre de cessation des activités pédagogiques pour une nouvelle période de 48 heures, à compter du mardi 7 mai 2025. Les amicales ont également confirmé le maintien du boycott du paiement des loyers dans les résidences universitaires.

La mobilisation ne se limite pas à ces deux points. Les étudiants réclament avec insistance la mise à disposition des nouveaux bâtiments construits sur le campus, dont l’ouverture tarde selon eux sans justification valable. Ils jugent inacceptable que ces infrastructures demeurent inoccupées alors que les anciennes installations sont surpeuplées et dégradées.

Cette crise a déjà eu un impact sur le déroulement normal du calendrier académique. Plusieurs examens programmés dans différentes UFR ont dû être reportés, perturbant davantage une année universitaire déjà marquée par des retards. Le climat reste tendu sur le campus, et les étudiants promettent d’intensifier leur mouvement si aucune solution rapide et durable n’est proposée par les autorités compétentes.

L’affaire reste à suivre de près, tant les conséquences d’un enlisement du conflit pourraient affecter durablement la stabilité de l’université et les ambitions académiques des étudiants concernés.

Blocage du programme d’électrification Compact Electricity : Ce que l’on sait

Le Premier ministre sénégalais, Ousmane Sonko, a récemment déclaré que Donald Trump avait bloqué un important programme d’aide américaine destiné à l’électrification du Sénégal. Cette annonce, qui a suscité de vives réactions, a été précisée par l’ancienne ministre de la Microfinance, Zahra Iyane Thiam, qui a apporté des éléments concrets sur la nature et les montants du projet concerné.

Le projet en question est le Compact Electricity, un programme de coopération signé en décembre 2018 sous le gouvernement de Mahammed Boun Abdallah Dionne. Cet accord, d’un montant total de 330 milliards FCFA (600 millions de dollars), comprenait :

• 302,5 milliards FCFA sous forme de don des États-Unis,

• 27,5 milliards FCFA de contribution sénégalaise.

Officiellement entré en vigueur le 9 septembre 2021, ce programme s’étend sur cinq ans, soit jusqu’en septembre 2026. Il vise principalement l’amélioration de l’accès à l’électricité au Sénégal, un enjeu crucial pour le développement économique et social du pays.

Si Ousmane Sonko a affirmé que Donald Trump avait bloqué cette aide, les détails de cette décision restent encore flous. En effet, Zahra Iyane Thiam a soulevé plusieurs interrogations quant à l’impact réel de ce blocage. Selon elle, une partie significative des fonds a déjà été consommée, ce qui relativiserait l’ampleur des pertes pour le Sénégal.

Elle a ainsi interpellé l’ambassade des États-Unis à Dakar afin d’obtenir des éclaircissements sur le respect des engagements de Washington dans cette coopération. « Les Sénégalais doivent être édifiés », a-t-elle insisté dans un post publié sur X.

Si le blocage du Compact Electricity se confirme, cela pourrait ralentir certains projets d’électrification en cours, notamment dans les zones rurales. Toutefois, le fait que le programme soit en cours d’exécution depuis plus de deux ans laisse penser que toutes les ressources n’ont pas été gelées.

L’ampleur réelle des conséquences dépendra donc :

• Du niveau d’exécution des projets financés par ce programme,

• De la réaction des autorités sénégalaises et de leur capacité à compenser d’éventuels manques,

• Des éclaircissements attendus de la part des États-Unis sur la situation actuelle des fonds.

En attendant une communication officielle de Washington, ce dossier risque de rester au cœur du débat politique au Sénégal.

La DGID lève le blocage des comptes des entreprises de presse au Sénégal

La Direction générale des impôts et domaines (DGID) a annoncé la levée du blocage des comptes des entreprises de presse qui faisaient face à cette mesure en raison de dettes fiscales non réglées. Cette décision marque une avancée significative dans les relations entre l’administration fiscale et les acteurs du secteur des médias.

La bonne nouvelle a été communiquée par Mamadou Ibra Kane, président du Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse du Sénégal (CDEPS), dans une déclaration relayée par Les Échos. Selon lui, Abdoulaye Diagne, directeur général de la DGID, a confirmé que des instructions avaient été données pour débloquer les comptes des entreprises concernées.

Mamadou Ibra Kane a invité les responsables des entreprises de presse à se rapprocher de leurs centres fiscaux respectifs pour obtenir la mainlevée officielle de leurs comptes. « En principe, cela devrait être effectif pour tout le monde », a-t-il déclaré, tout en demandant aux chefs d’entreprises de signaler les éventuels cas non résolus afin que des mesures soient prises.

Il a également souligné la disponibilité d’Abdoulaye Diagne à résoudre les situations encore en suspens : « M. Diagne reste à mon écoute pour régulariser la situation », a-t-il ajouté, insistant sur l’importance de ce dialogue pour le bon fonctionnement du secteur.

La mesure de blocage des comptes avait suscité des inquiétudes dans le monde des médias, déjà confronté à des défis économiques importants. Cette levée de sanctions représente un soulagement pour les entreprises de presse, qui pourront désormais retrouver leur pleine capacité opérationnelle.

Cette décision met en lumière la nécessité d’un équilibre entre l’obligation fiscale et la survie économique d’un secteur stratégique pour la démocratie sénégalaise. Elle reflète également l’importance du dialogue entre les autorités et les organisations professionnelles pour trouver des solutions aux défis communs.

Vers une reprise des activités normales
Cette initiative de la DGID devrait permettre aux entreprises concernées de reprendre leurs activités dans des conditions normales, tout en continuant à travailler sur la régularisation de leur situation fiscale. Le secteur des médias, pilier de l’information et de la démocratie, espère désormais un climat plus propice à son développement.

CRISE AU CESE : Les conseillers s’insurgent contre le blocage et les violations de droits

Le Conseil Économique, Social et Environnemental (CESE) s’est réuni ce dimanche 20 octobre 2024 pour discuter des perturbations qui touchent l’institution depuis le rejet du projet de loi de dissolution proposé par le président de la République.

Les membres du CESE ont unanimement constaté un blocage systématique, qu’ils imputent au président Diomaye et à son Premier ministre, Ousmane Sonko, en complicité avec l’administration du CESE. Cette situation, selon les conseillers, est accentuée par le refus du président Diomaye Faye de signer le décret convoquant la première session ordinaire, prévue depuis septembre. Ce manquement est perçu comme une violation de la Constitution, qui désigne le président de la République comme garant du bon fonctionnement des institutions.

Les conseillers ont également dénoncé le non-paiement de leurs indemnités mensuelles, une pratique régulière depuis les mandats de précédents présidents du CESE. Ils soulignent que cette situation constitue une atteinte à leurs droits, d’autant plus qu’ils constatent une inégalité de traitement avec les membres du Haut Conseil des Collectivités Territoriales, qui, eux, continuent de percevoir leurs indemnités.

Dans un appel à la responsabilité, les conseillers rappellent qu’ils ont toujours exercé leurs fonctions avec sérieux et professionnalisme, et estiment que les accusations à leur encontre relèvent de considérations politiques. Ils exigent donc le rétablissement de leurs droits, soulignant que chaque Sénégalais mérite une reconnaissance pour son travail au service de l’État et de la Nation.

Blocage à l’AIBD : Idrissa Diabira, ancien DG de l’Adepme, empêché de quitter le Sénégal

L’ancien directeur général de l’Agence pour le développement et l’encadrement des petites et moyennes entreprises (Adepme), Idrissa Diabira, a récemment été empêché de quitter le Sénégal. Alors qu’il s’apprêtait à embarquer pour un vol à destination de Nairobi, il a été bloqué par les autorités à l’aéroport international Blaise Diagne (AIBD). L’information, rapportée par le journal L’Observateur, est restée floue quant à la date exacte de l’incident, mais confirme que l’homme de 51 ans n’a pas pu embarquer.

Joint par le journal pour recueillir ses impressions, Diabira n’a pas souhaité s’étendre sur l’affaire, se contentant de déclarer : « Je n’ai pas de commentaire à faire à ce stade ».

Diabira a été à la tête de l’Adepme pendant sept ans, de 2017 à 2024. Ingénieur d’études et figure respectée du paysage économique sénégalais, il a marqué son passage par la gestion des petites et moyennes entreprises. Il avait également joué un rôle clé dans la rédaction du programme Yoonu Yokkuté, projet politique porté par Macky Sall lors de son accession au pouvoir en 2012. Après avoir occupé le poste de conseiller spécial auprès de l’ex-Première ministre Aminata Touré, Diabira a transité par le Fongip avant de rejoindre l’Adepme.

Son interdiction de voyage n’est pas un cas isolé. Avant lui, plusieurs hauts responsables de l’ancien régime, notamment les anciens ministres Lat Diop (Sports), Abdoulaye Sow (Urbanisme) et l’ex-directeur des Domaines, Mamadou Guèye, ont été confrontés à la même mesure. Les autorités actuelles semblent déterminées à garder ces anciens cadres sous leur contrôle pour garantir leur disponibilité lors des éventuelles enquêtes liées à la reddition des comptes, une priorité affichée du gouvernement en place.

Cette situation alimente un climat politique tendu, dans lequel la question de la reddition des comptes devient un levier de pression sur les membres de l’ancien régime. L’opinion publique suit de près ces événements, dans l’attente de voir si la justice convoquera bientôt Diabira et les autres anciens responsables pour s’expliquer sur leur gestion passée.

Blocage des Salaires des Députés Sortants : Une Directive Polémique du Premier Ministre ?

Les députés de la 14e législature se retrouvent dans une situation inédite : privés de salaires et de carburant depuis plusieurs jours. Selon le quotidien Bés Bi, les élus, habitués à être payés dès le 2 de chaque mois, n’ont toujours pas reçu leurs émoluments à ce jour, dimanche 7 octobre. Le Trésor public, qui aurait été interpellé à plusieurs reprises, affirme attendre des « instructions », sans préciser de quelle autorité ces directives doivent émaner.

Cependant, des rumeurs circulent, attribuant ce blocage à une décision du Premier ministre. Ce dernier, dans une posture ferme, avait déjà annoncé la suspension des salaires des membres du Haut conseil des collectivités territoriales (Hcct) et du Conseil économique, social et environnemental (Cese), des institutions qu’il n’a pas pu dissoudre en raison de l’opposition du groupe parlementaire Benno et d’une partie de l’opposition.

Une situation contraire à la Constitution ?

Ce blocage des salaires semble toutefois aller à l’encontre des dispositions constitutionnelles. En effet, comme le rappelle Bés Bi, l’article 87 alinéa 4 de la Constitution stipule que le mandat des députés sortants ne prend fin qu’à la date de proclamation des résultats des élections législatives. Cela signifie que les élus actuels sont en droit de percevoir leurs salaires et avantages jusqu’à la proclamation des résultats des élections prévues pour le 17 novembre prochain.

Si ces mesures sont confirmées, elles risquent de soulever des questions juridiques et politiques. S’agit-il d’une volonté de l’exécutif de sanctionner certains membres de la majorité parlementaire, ou simplement d’une mesure administrative en attente de clarification ? Le flou persiste. Toutefois, pour l’heure, les députés se retrouvent sevrés de leurs ressources, dans un climat de tension croissante à l’approche des élections législatives.

Le gouvernement se retrouvera probablement sous pression pour clarifier la situation rapidement, afin d’éviter que cette affaire ne prenne une tournure politique plus grave.

Blocage dans certaines directions suite aux nominations de Diomaye Faye

Les récentes nominations opérées par le Président Diomaye Faye lors des derniers Conseils des ministres ont suscité des problèmes de transition dans certaines directions et institutions publiques. Alors que plus d’une trentaine de postes ont été pourvus, des retards et des blocages ont été signalés dans certains secteurs, selon Les Échos de ce lundi.

Si la passation de témoin s’est déroulée sans accroc dans certaines entités, d’autres ont connu des difficultés. Les Échos rapporte des lenteurs dans la transition au niveau de quelques directions nationales, sans fournir de détails précis.

Le journal souligne que certains directeurs généraux récemment limogés n’ont toujours pas reçu de documents officiels les informant des modalités de la passation de service avec leurs remplaçants. Cette situation a entraîné un ralentissement des activités administratives, les directeurs sortants refusant de signer de nouveaux actes tant que la passation n’est pas effectuée.

Les présidents de Conseil d’administration (PCA) ne sont pas épargnés par cette situation. Certains d’entre eux sont dans l’attente de la passation de service de leurs directeurs généraux et ne savent pas quand ils seront installés dans leurs fonctions pour assurer la continuité du travail.

Ce blocage souligne les défis rencontrés lors des transitions administratives et met en lumière la nécessité d’une gestion efficace des processus de passation de service. Il est essentiel que les nouvelles nominations se déroulent de manière fluide et que les directeurs sortants et entrants collaborent étroitement pour garantir la continuité des activités et des services publics. En attendant, ces retards dans la transition pourraient avoir un impact sur le fonctionnement de certaines institutions et nécessitent une résolution rapide pour éviter toute perturbation supplémentaire.

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