Badara Gadiaga défie le boycott : « Jakkarlo » bat des records d’audience

Malgré les appels au boycott lancés par certaines autorités contre la TFM, l’émission « Jakkarlo » de ce vendredi a pulvérisé tous les records d’audience. Plus de 70 000 spectateurs en temps réel ont suivi l’émission, confirmant ainsi la popularité inébranlable du chroniqueur Badara Gadiaga.

L’analyste politique, connu pour son franc-parler, n’a pas dérogé à sa ligne éditoriale. Devant le député Amadou Bâ, il a une nouvelle fois livré une critique acerbe du régime en place. Dressant un bilan très critique de la première année de gouvernance du duo Diomaye – Sonko, il a dénoncé une gestion marquée, selon lui, par des « tâtonnements », des « promesses non tenues » et une « gouvernance en décalage avec les attentes populaires ».

Un boycott inefficace ?

Les appels au boycott de la chaîne, consécutifs aux déclarations de Gadiaga, n’ont visiblement pas eu l’effet escompté. Au contraire, l’intérêt pour l’émission semble s’être renforcé, prouvant que l’audience de « Jakkarlo » reste fidèle et engagée.

Ce succès d’audience illustre aussi la place prépondérante de l’émission dans le paysage médiatique sénégalais. Elle demeure un espace de débat incontournable, où les voix critiques du pouvoir continuent de s’exprimer librement.

Alors que le régime cherche à stabiliser sa communication après une première année de gouvernance sous haute tension, la question demeure : jusqu’où ira Badara Gadiaga dans sa critique du pouvoir ? Une chose est sûre, son influence ne faiblit pas.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°429 – 25/03/2025

🔴 APPEL AU BOYCOTT DE TFM, RÉUNION D’URGENCE SUIVI DU COMMUNIQUÉ DU BUREAU POLITIQUE DES « PATRIOTES », ETC : BADARA GADIAGA FAIT TREMBLER
🔴 PAS DE NOUVEAU PROGRAMME SANS CLARIFICATION SUR LA PRÉSUMÉE FALSIFICATION DES CHIFFRES : LE FMI ISOLE LE SÉNÉGAL

🔴 CRISE AU SEIN DE LA FSKDA / LE SILENCE INTRIGANT DE LA TUTELLE
🔴 LIGUE DE FOOTBALL AMATEUR : ABDOULAYE SAYDOU SOW PASSE LE FLAMBEAU

Les étudiants dénoncent leur exclusion du dialogue tripartite : Un boycott annoncé en raison du manque de considération

Une onde de choc a secoué les universités publiques du Sénégal, alors que les Amicales d’étudiants des principales institutions universitaires du pays (UCAD, UGB, UASZ, USSEIN) ont dénoncé leur exclusion du dialogue tripartite entre le gouvernement, les syndicats et le patronat. Ces organisations étudiantes ont exprimé leur indignation dans un communiqué conjoint, accusant les autorités de faire preuve d’un manque flagrant de considération à leur égard.

Selon les Amicales, bien que la date de la rencontre ait été connue une semaine à l’avance, aucune invitation officielle ne leur a été adressée. Ce n’est que la veille, à 23h, qu’un appel du Ministère de l’Enseignement Supérieur leur a informé que leur absence avait été causée par un oubli. Une explication jugée inacceptable par les étudiants, qui ont rapidement pris la décision de boycotter la rencontre, exprimant ainsi leur mécontentement face à ce qu’ils considèrent comme un mépris de leur rôle crucial dans la vie universitaire.

Dans leur communiqué, les Amicales rappellent que cette situation vient fragiliser davantage le dialogue avec le gouvernement, alors que des problèmes urgents demeurent non résolus dans les universités. Parmi les principales préoccupations des étudiants figurent la livraison des chantiers sociaux et pédagogiques, la réhabilitation des infrastructures universitaires, ainsi que le recrutement d’enseignants pour pallier le déficit de personnel. Les étudiants soulignent également l’absence de moyens de transport adéquats, le règlement définitif des retards de bourses et la nécessité de stabiliser un calendrier académique qui demeure source de perturbations constantes.

Pour les représentants des Amicales, ces revendications ne peuvent être résolues sans une concertation sincère et inclusive avec tous les acteurs du système éducatif. Ils dénoncent fermement tout manque de respect envers les étudiants, qu’ils considèrent comme la composante la plus essentielle de la communauté universitaire. Leur position est claire : ils ne toléreront pas une exclusion systématique de tout dialogue susceptible de résoudre les crises dans l’enseignement supérieur.

En annonçant leur boycott, les étudiants réaffirment leur détermination à défendre les intérêts de leurs camarades. Ils interpellent les autorités gouvernementales sur l’urgence de solutions concrètes et pérennes pour l’enseignement supérieur au Sénégal, appelant à un dialogue véritablement inclusif qui permette de répondre aux besoins urgents des universités publiques.

Cette exclusion des étudiants du dialogue tripartite soulève de nombreuses questions sur la volonté du gouvernement de prendre en compte la voix des étudiants dans les discussions relatives à l’avenir de l’enseignement supérieur au Sénégal. Dans un contexte où les tensions restent vives, la suite de cet épisode pourrait avoir des répercussions importantes sur les relations entre les autorités et la communauté universitaire.

Boycott sécuritaire des combats de lutte : le ministre de l’Intérieur campe sur sa décision

Le ministre de l’Intérieur, Jean Baptiste Tine, a réaffirmé sa décision de ne plus assurer la couverture sécuritaire des combats de lutte sur l’ensemble du territoire national. Cette annonce, faite ce vendredi 21 février 2025 lors de la séance des questions d’actualité au gouvernement à l’Assemblée nationale, a suscité une vive polémique dans le milieu de la lutte sénégalaise. Cette position met directement en danger l’organisation de plusieurs combats, dont le très attendu duel opposant Modou Anta à Prince, programmé pour ce dimanche 23 février sous la bannière de Gaston Production. La sécurité étant un élément clé dans le bon déroulement de ces événements, la décision ministérielle menace tout un pan de l’économie sportive et culturelle du pays.

La question a été soulevée à l’Assemblée nationale par la députée Amy Dia, membre du Pastef, qui a exprimé ses vives préoccupations sur les risques sécuritaires liés à l’organisation des combats de lutte. Elle a notamment évoqué les nombreux débordements et incidents qui ont marqué certaines rencontres ces dernières années, en particulier à l’Arène nationale, située en banlieue dakaroise, un lieu qui accueille des milliers de spectateurs à chaque grand événement. La députée a insisté sur le fait que la présence des forces de l’ordre est indispensable pour garantir la sécurité des lutteurs, des promoteurs et des spectateurs. Elle a souligné que par le passé, des affrontements entre supporters ou des actes de vandalisme avaient eu lieu, mettant en danger l’intégrité des personnes présentes. Elle a interrogé le ministre sur les mesures alternatives qui pourraient être mises en place en l’absence de couverture sécuritaire étatique.

Jean Baptiste Tine, malgré ces préoccupations, a maintenu sa décision sans apporter d’explications précises sur les raisons qui ont motivé un tel choix. Plusieurs observateurs estiment qu’il s’agit d’un bras de fer entre l’État et les promoteurs de lutte, accusés d’une gestion approximative des événements et d’un manque de rigueur organisationnelle. D’autres évoquent une question budgétaire, l’État cherchant à réduire les dépenses liées à la sécurisation des événements privés. Pourtant, la lutte demeure un secteur économique clé, générant d’importants revenus à travers la billetterie, le sponsoring et les droits télévisés, et faisant vivre des milliers de personnes, des lutteurs aux entraîneurs, en passant par les vendeurs et les transporteurs.

Le désengagement des forces de l’ordre oblige les promoteurs de lutte à envisager des alternatives pour assurer la sécurité des combats. Certains évoquent la possibilité de recourir à des sociétés privées de sécurité, une solution qui reste coûteuse et difficile à mettre en place à court terme. D’autres envisagent de mobiliser des volontaires issus des communautés locales pour assurer le maintien de l’ordre, mais cette option comporte des risques en cas de débordements graves. Une autre solution serait d’ouvrir des négociations avec le gouvernement afin de trouver un compromis sur une prise en charge partagée de la sécurité lors des événements majeurs.

Cette décision intervient alors que la lutte sénégalaise traverse une période de défis multiples. En plus des problèmes organisationnels et financiers, la discipline doit faire face à la montée en puissance du football, qui attire de plus en plus de jeunes talents et bénéficie d’investissements publics et privés plus importants. Si aucune solution n’est trouvée rapidement, ce boycott sécuritaire pourrait considérablement affaiblir la lutte sénégalaise en réduisant le nombre de combats organisés et en décourageant les promoteurs et sponsors, qui jouent un rôle clé dans le financement du secteur.

Boycott du dialogue national au Sénégal : Tensions et dénonciations

Le climat politique au Sénégal est actuellement marqué par des tensions croissantes alors que seize des dix-neuf candidats à la Présidentielle, retenus par le Conseil constitutionnel, ont décliné l’invitation au Dialogue National convoqué par le chef de l’État, Macky Sall. Cette décision a été vivement critiquée par certains acteurs politiques et suscite des réactions passionnées à travers le pays.

Face à la question brûlante de la date des élections présidentielles, l’apériste reste inflexible, soulignant l’engagement du président Macky Sall à se conformer à la décision du Conseil constitutionnel. Mbow insiste sur la nécessité d’un dialogue inclusif et transparent, soulignant que le Président a déjà annoncé qu’il ne se présenterait pas pour un nouveau mandat.

Pour Mbow, il est impératif d’unir les forces vives de la Nation pour faire barrage à ceux qu’il qualifie de « fossoyeurs de la République ». Il a également salué les efforts des organisations de la société civile qui œuvrent pour la paix et la cohésion nationale, appelant à un sursaut national en faveur du Président dans cette période critique.

Alors que les tensions politiques montent et que les désaccords persistent, l’avenir politique du Sénégal demeure incertain. La volonté de certains candidats de boycotter le Dialogue National soulève des questions sur la viabilité du processus démocratique et met en lumière les profondes divisions qui persistent au sein de la société sénégalaise.

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