Budget 2026 : 222,2 milliards de FCFA pour renforcer la sécurité et l’administration territoriale

Le ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique a finalisé son projet de budget pour l’exercice 2026, présentant un montant global de 222 257 775 532 FCFA en Autorisations d’Engagement (AE) et de 220 005 608 585 FCFA en Crédits de Paiement (CP). Ce budget ambitieux traduit la volonté du gouvernement de consolider la sécurité nationale, de renforcer la protection civile et d’assurer un fonctionnement optimal de l’administration territoriale, tout en préparant les futures échéances électorales.

Le programme de Sécurité publique demeure le pilier central du ministère et reçoit la plus grande part des crédits. Avec 152 365 690 472 FCFA en AE et 150 869 415 279 FCFA en CP, cette enveloppe illustre l’engagement de l’État à garantir la sûreté des citoyens et à renforcer les capacités opérationnelles des forces de l’ordre. L’importance de cette allocation reflète également la priorité donnée aux missions de surveillance et de maintien de l’ordre, essentielles pour la stabilité du pays.

Le programme de Sécurité civile, qui bénéficie de 43 545 666 673 FCFA en AE, montre à quel point la prévention et la gestion des catastrophes constituent un volet majeur des politiques publiques. Une part substantielle de ce budget, soit plus de 34 milliards de FCFA, est consacrée aux dépenses de personnel, tandis que plus de 4,3 milliards sont dédiés aux investissements et à l’acquisition d’équipements. Ces ressources permettront aux services de protection civile de mieux intervenir face aux catastrophes naturelles ou aux incidents majeurs sur le territoire national.

L’Administration territoriale se voit attribuer un budget de 15 371 352 561 FCFA en AE, destiné principalement aux dépenses de personnel et aux acquisitions de biens et services. Ces ressources sont cruciales pour assurer le bon fonctionnement des services décentralisés, garantir la continuité des missions administratives et soutenir les collectivités locales dans la mise en œuvre des politiques publiques.

Le programme Gouvernance électorale, bien que plus modeste avec 3,95 milliards de FCFA en AE, joue un rôle stratégique dans la préparation des futurs scrutins. Près de 2,47 milliards de FCFA sont consacrés à des investissements qui permettront d’améliorer les infrastructures et les outils électoraux, renforçant ainsi la crédibilité et la transparence du processus démocratique.

D’autres programmes complètent ce budget, notamment le Pilotage, la Coordination et la Gestion administrative, évalué à 6,64 milliards de FCFA, ainsi que des fonds spécifiques tels que le Fonds de Lutte contre les Incendies, fixé à 200 millions de FCFA, et le Compte de Commerce Police, doté de 180 millions de FCFA. Ces allocations témoignent de l’attention portée aux aspects organisationnels et opérationnels du ministère, garantissant une meilleure coordination et efficacité des interventions.

En définitive, le projet de budget 2026 du ministère de l’Intérieur et de la Sécurité publique reflète une approche globale et ambitieuse. Il réaffirme la centralité de la sécurité et de la résilience nationale dans les priorités gouvernementales, en allouant des ressources significatives aux investissements, au renforcement des capacités opérationnelles et à l’amélioration des infrastructures administratives et électorales. Ce budget traduit la volonté de l’État de consolider ses missions régaliennes tout en anticipant les défis sécuritaires et institutionnels à venir.

Budget 2026 : plus de 728 milliards de F CFA alloués au ministère des Infrastructures

Le budget 2026 du ministère des Infrastructures a été officiellement arrêté à 728 427 280 128 F CFA en autorisations d’engagement (AE) et 716 129 572 271 F CFA en crédits de paiement (CP). Ces chiffres ont été communiqués ce lundi lors de l’examen du rapport budgétaire mené par la Commission des finances et du contrôle budgétaire, élargie à la Commission de l’Aménagement du territoire.

Ce département, récemment créé dans l’architecture gouvernementale, ne permet pas encore une comparaison avec l’exercice précédent. Toutefois, la répartition interne des programmes donne une indication très claire de ses priorités : près de 98 % des crédits sont orientés vers l’investissement, confirmant une stratégie axée sur l’expansion et la modernisation accélérée des infrastructures vitales du pays.

La pièce maîtresse de ce budget demeure le programme consacré au développement, à la gestion et à l’entretien des infrastructures de transport routières et ferroviaires. Avec une enveloppe de 486 890 317 761 F CFA en AE et 483 637 609 904 F CFA en CP, il concentre à lui seul la majorité des ressources du ministère. Dans le détail, les investissements exécutés directement par l’État s’élèvent à 416,24 milliards de F CFA, reflétant la priorité accordée à la rénovation du réseau routier national, à la réhabilitation ferroviaire et à la sécurisation des axes stratégiques. À cela s’ajoute un important montant de 62 milliards de F CFA dédié aux transferts en capital, témoignant d’une politique volontariste de renforcement des infrastructures de mobilité.

Outre le transport, l’aménagement du territoire occupe une place centrale dans la stratégie du ministère. Le programme dédié aux infrastructures sociales et administratives bénéficie ainsi d’un montant de 155 209 145 614 F CFA, entièrement dédié à des investissements exécutés par l’État. Ce segment vise la construction, la réhabilitation et la modernisation des bâtiments publics, des infrastructures sociales et des équipements administratifs, essentiels à l’amélioration des services rendus aux citoyens.

Un autre pan majeur concerne le programme d’équité territoriale et de développement des pôles économiques. Doté de 73 219 406 477 F CFA en AE, ce programme est entièrement constitué d’investissements. Il traduit la volonté de réduire les disparités régionales à travers des projets structurants destinés à dynamiser les zones rurales, à renforcer les économies locales et à désenclaver les territoires.

Les infrastructures portuaires et aéroportuaires, elles aussi, bénéficient d’une attention particulière, avec une enveloppe de 12 610 159 276 F CFA en AE. Là encore, la quasi-totalité des ressources est orientée vers les investissements, dans le but de moderniser les portes d’entrée du pays, d’améliorer la compétitivité logistique et de renforcer les capacités d’accueil des zones économiques.

Le programme de soutien, consacré au pilotage, à la gestion et à la coordination administrative, ferme la marche avec un budget de 498 251 000 F CFA. Bien que plus modeste, il couvre les besoins nécessaires au fonctionnement du ministère, notamment les dépenses de personnel, l’acquisition de biens et services et les outils de gestion interne indispensables à l’exécution des politiques publiques.

Avec une telle architecture budgétaire, le ministère des Infrastructures se positionne comme l’un des moteurs de la transformation du pays. La place prépondérante accordée aux investissements témoigne d’une orientation stratégique claire : bâtir une base matérielle solide pour accompagner l’Agenda Sénégal 2050, soutenir la croissance, réduire les inégalités territoriales et renforcer la souveraineté économique par des infrastructures durables et compétitives.

Ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines : le budget 2026 arrêté à plus de 130 milliards de F CFA

Le ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, Birame Soulèye Diop, a fait face ce vendredi aux députés pour défendre le projet de budget 2026 de son département. Fixé à un peu plus de 130 milliards de F CFA, ce budget connaît une baisse de 9,31 % par rapport à l’exercice précédent. Malgré cette diminution, la majorité des commissaires parlementaires ont adopté les programmes proposés, au terme d’une séance où les enjeux énergétiques, les défis structurels et les priorités de gouvernance ont occupé le centre du débat.

Dans sa présentation, le ministre a rappelé les grandes lignes du bilan 2025, marqué par des réformes profondes dans les sous-secteurs des hydrocarbures et des mines. Selon lui, d’« importants pas ont été franchis », notamment en matière d’accès à l’énergie et de valorisation des ressources naturelles. Il a insisté sur les priorités retenues pour 2026 : garantir l’accès à une énergie durable et abordable, développer les chaînes de valeur de manière inclusive et responsable, et renforcer la transparence et la performance dans la gouvernance énergétique, conformément au triptyque « JUB-JUBBAL-JUBBANTI ».

Interpellé par les parlementaires sur les nombreuses irrégularités relevées dans la distribution électrique, Birame Soulèye Diop a décrit la fraude à la SENELEC comme une « situation particulièrement alarmante ». Un rapport d’audit fait état de 490 cas détectés dans la seule capitale, notamment à Pikine, entraînant une perte estimée à 2,6 milliards de F CFA soit l’équivalent de 13 515 kWh détournés. À l’échelle nationale, le préjudice atteint 3,7 milliards de F CFA au 4 septembre 2025. Les fraudeurs identifiés incluraient, selon le ministre, des institutions, des restaurants et des particuliers « bien connus ». Le dossier est aujourd’hui suivi en coordination avec le ministère de la Justice.

Sur la question sensible de la tarification de l’électricité, particulièrement le système « Woyofal », le ministre a tenu à préciser qu’aucune hausse n’a été appliquée depuis l’arrivée des nouvelles autorités. Toutefois, il a reconnu le poids de cette facture pour les ménages. Une analyse détaillée est en cours, à la demande du Premier ministre, afin d’envisager une solution durable. Birame Soulèye Diop a également rappelé que la première tranche tarifaire, de 0 à 150 kWh, reste fixée à 91,2 F CFA hors TVA, ce qui concerne environ un million de foyers à travers le pays.

Le ministre a révélé que les conclusions de vingt-trois réunions techniques portant sur une mesure conjoncturelle de soutien, concernant entre 1,5 et 1,7 million de ménages, seront bientôt transmises aux autorités. Ces travaux devraient aboutir à une diminution des prix de l’électricité, en attendant la mise en place d’une solution structurelle plus pérenne.

Évoquant les perspectives énergétiques à long terme, Birame Soulèye Diop a rappelé que la baisse durable du coût de l’énergie passera par la stratégie « Gas to Power ». La part du Sénégal dans le projet Grand Tortue Ahmeyim (GTA) permettra d’alimenter une centrale de 250 MW. Le lancement de l’appel d’offres pour la construction du premier segment nord du réseau gazier est annoncé avant la fin du premier trimestre 2026.

Le ministre a également salué les performances récentes de la Société Africaine de Raffinage (SAR), qui a réussi à traiter le pétrole brut extrait du champ de Sangomar. Il a toutefois reconnu les défis liés à la lourdeur de ce brut, nécessitant des investissements supplémentaires. La SAR prévoit d’ailleurs de renforcer ses capacités dans le cadre du projet « SAR 2.0 ».

Le ministre des Finances et du Budget est intervenu à son tour pour éclairer les parlementaires sur la baisse du budget alloué au ministère de l’Énergie. Cette diminution, selon lui, s’explique par la non-reconduction de certains projets arrivés à terme et par la réduction des dépenses de fonctionnement. Il a néanmoins rappelé que d’importants crédits stratégiques se trouvent dans d’autres enveloppes, à l’image du Fonds spécial de soutien au secteur de l’Énergie logé au ministère des Finances, doté de 250 milliards de F CFA destinés notamment aux subventions.

Concernant la SAR, le ministre a assuré que l’État continuera d’accompagner l’entreprise grâce à la mobilisation de financements bancaires et l’octroi de garanties souveraines, indispensables dans un contexte de transition énergétique et industrielle.

Enfin, il a abordé la question délicate du « miss reporting » financier, qui avait conduit le Fonds monétaire international à revoir sa note concernant le Sénégal. Selon lui, l’État a demandé la suspension du programme en cours afin d’ouvrir des négociations. Contrairement à l’idée d’une restructuration classique de la dette, jugée « simpliste », le gouvernement souhaite s’orienter vers une Gestion Active de la Dette (GAT) et des Garanties Partielles de Crédit (GPC), des outils destinés à améliorer les conditions de refinancement.

Budget 2026 : Cheikh Diba dissipe les inquiétudes sur une baisse des crédits de l’Enseignement supérieur

Ce lundi 1ᵉʳ décembre 2025, le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a apporté des clarifications devant les députés concernant les interrogations suscitées par une supposée diminution du budget alloué à l’Enseignement supérieur pour l’année 2026. Selon lui, la polémique repose sur une interprétation « trop arithmétique » des chiffres, qui ne tient pas compte des réaménagements récents du périmètre budgétaire.

À première vue, les crédits affectés au secteur semblent effectivement en recul, passant de 308,5 milliards de francs CFA en 2025 à 301 milliards en 2026. Cependant, Cheikh Diba a expliqué que cette baisse apparente est liée au transfert, prévu dès septembre 2026, d’une partie des investissements — notamment ceux liés aux constructions universitaires — vers le ministère des Infrastructures. Cette réaffectation budgétaire modifie la lecture globale des chiffres.

Le ministre a précisé que si l’on réintègre les montants concernés, soit 35,88 milliards issus de ressources intérieures et 16,5 milliards provenant de ressources extérieures, le budget réel consacré à l’Enseignement supérieur atteint en réalité 353,5 milliards de francs CFA. Il s’agit, insiste-t-il, d’une hausse de 45 milliards par rapport à 2025. Pour Cheikh Diba, cette progression démontre clairement « l’importance que les nouvelles autorités accordent à l’enseignement supérieur », un secteur considéré comme stratégique pour le développement national.

Sur le plan des ressources humaines, le ministre a également confirmé l’autorisation de recrutement de 500 enseignants-chercheurs en 2026. Cette opération, estimée à 9 milliards de francs CFA, vise à renforcer les effectifs d’encadrement et à améliorer la qualité pédagogique dans les universités publiques. Elle intervient dans un contexte où les retards académiques et les perturbations du calendrier universitaire restent des préoccupations majeures.

Le gouvernement entend ainsi amorcer dès 2026 la récupération progressive du temps perdu dans les établissements, en s’attaquant à l’un des « quatre mois supplémentaires » qui prolongent indûment l’année universitaire. L’objectif est de poursuivre cet effort chaque année afin de parvenir à une stabilisation complète du calendrier d’ici 2028. Ce chantier constitue, selon les autorités, un élément central de la réforme globale de l’enseignement supérieur.

Avec ces mesures combinées — revalorisation du budget effectif, recentrage des investissements, renforcement des ressources humaines et plan de stabilisation académique — l’exécutif ambitionne de redonner une dynamique durable au secteur, tout en répondant aux attentes pressantes des étudiants, enseignants et acteurs universitaires. Les débats parlementaires se poursuivent dans le cadre de l’examen du projet de budget 2026 du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI).

Budget 2026 : la Présidence, la Primature et l’Assemblée nationale se partagent plus de 100 milliards FCFA

Le projet de loi de finances 2026, présenté par le gouvernement du président Bassirou Diomaye Faye, détaille avec précision les allocations budgétaires destinées aux principales institutions de la République. Dans un contexte de rigueur, de rationalisation et de transparence, la Présidence de la République, la Primature et l’Assemblée nationale voient leurs enveloppes financières adaptées à leurs missions, conformément à la politique d’assainissement des finances publiques mise en avant par l’exécutif.

Pour l’exercice 2026, la Présidence de la République bénéficiera d’un budget global de 56,01 milliards de francs CFA en autorisations d’engagement et de 17,01 milliards de francs CFA en crédits de paiement. Cette dotation, selon les précisions du document budgétaire, comprend d’importants concours extérieurs, parmi lesquels 48 milliards proviennent de la Banque africaine de développement (BAD/FAD), 5 milliards de la coopération allemande via la KfW et 2 milliards de l’Agence française de développement (AFD). Ces ressources sont destinées à soutenir la mise en œuvre des programmes présidentiels axés sur la gouvernance, la diplomatie, la modernisation institutionnelle et la coopération internationale. L’objectif affiché est de permettre à la Présidence d’accompagner les grandes orientations du Plan de Redressement économique et social, tout en garantissant la continuité des projets stratégiques de l’État.

La Primature, de son côté, se voit attribuer une enveloppe de 8,29 milliards de francs CFA. Cette somme intègre des appuis extérieurs conséquents, notamment un don de 2,86 milliards de l’AFD, 4,17 milliards du Fonds mondial et un prêt de 1,25 milliard de la Banque islamique de développement (BID). Ces ressources permettront à la Primature d’assurer efficacement la coordination des politiques gouvernementales, la supervision des réformes structurelles et le suivi de la performance administrative. L’enveloppe servira également à appuyer la mise en œuvre du Plan de Redressement économique et social (PRES), un pilier majeur du programme gouvernemental visant la relance économique et la création d’emplois.

Quant à l’Assemblée nationale, elle disposera d’un budget de 25,11 milliards de francs CFA en autorisations d’engagement et de 24,86 milliards en crédits de paiement. Cette dotation vise à renforcer les capacités institutionnelles du Parlement, afin qu’il remplisse pleinement ses missions constitutionnelles de législation, de contrôle de l’action gouvernementale et de diplomatie parlementaire. Le gouvernement insiste sur la nécessité d’un Parlement fort et efficace, garant de la redevabilité et du bon usage des deniers publics, dans un contexte où la rationalisation des dépenses institutionnelles demeure une priorité.

Ainsi, la Présidence, la Primature et l’Assemblée nationale se partagent une enveloppe globale dépassant les 100 milliards de francs CFA. Cette somme, bien que conséquente, s’inscrit dans une logique de gestion rigoureuse et de transparence prônée par le président Bassirou Diomaye Faye, qui a réaffirmé à plusieurs reprises sa volonté de restaurer la discipline budgétaire et d’optimiser les ressources publiques.

Le projet de loi de finances 2026 introduit également un dispositif de suivi et de contrôle renforcé des dépenses publiques. Il fixe notamment les plafonds d’emplois à 1 962 agents pour la Présidence et 877 pour la Primature. Ce mécanisme vise à assurer une meilleure maîtrise de la masse salariale et une utilisation optimale des ressources humaines de l’État. Dans la même dynamique, une obligation de publication régulière des rapports d’exécution budgétaire est instaurée, afin de garantir la transparence et de permettre aux citoyens de suivre, en toute clarté, l’utilisation des fonds publics.

Le gouvernement affiche ainsi sa volonté de concilier efficacité institutionnelle, rigueur financière et redevabilité. En plaçant la transparence au cœur de la gestion des finances publiques, l’exécutif entend instaurer une nouvelle gouvernance budgétaire, plus sobre, plus responsable et tournée vers les résultats.

Le gouvernement annonce l’inscription d’une rubrique sur les questions religieuses dans le budget 2026

Médina Gounass, 4 mai 2025 – En marge de la cérémonie officielle du Daaka 2025, le Premier ministre Ousmane Sonko a transmis le message du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, au Khalife général de Médina Gounass, Thierno Amadou Tidiane Ba. Le chef de l’État y réaffirme son attachement indéfectible à la cité religieuse et annonce des mesures fortes en faveur de la prise en charge des questions religieuses dans le pays.

Présidant la cérémonie au nom du président, Ousmane Sonko a salué la réussite de cette édition 2025 du Daaka, une retraite spirituelle consacrée à la prière et au récital du Coran, qui rassemble chaque année des milliers de fidèles à Médina Gounass, dans le département de Vélingara (région de Kolda). « Le gouvernement du Sénégal n’a ménagé aucun effort pour assurer la réussite de cet important événement religieux annuel », a-t-il déclaré.

Le Premier ministre a souligné que le président Faye, soucieux du bon déroulement du Daaka, avait donné des instructions claires en Conseil des ministres afin que toutes les dispositions nécessaires soient prises. « L’État a fait ce qu’il devait faire. Tout ne peut pas être parfait, mais nous avons connu des éditions bien moins organisées que celle-ci », a reconnu M. Sonko.

Au-delà de l’organisation ponctuelle du Daaka, le Premier ministre a annoncé une nouvelle orientation stratégique : « Le président de la République m’a chargé de préciser que son ambition est de faire chaque année plus que ce qui a été fait l’année précédente. » Dans cette dynamique, une innovation majeure a été révélée : une rubrique spécifique sera inscrite dans le budget de l’État en 2026 pour traiter des questions religieuses.

Cette mesure traduit, selon M. Sonko, une volonté politique forte de soutenir durablement les foyers religieux, notamment Médina Gounass. « Il m’a également demandé de rassurer le Khalife que l’État du Sénégal, sous son magistère, ne ménagera aucun effort pour satisfaire tous les besoins liés au Daaka, afin de faciliter le séjour des fidèles et leur permettre d’accomplir leurs prières en toute sécurité et dans la plus grande quiétude. »

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