Ce mercredi, la Confédération africaine de football (CAF) a procédé à l’élection de ses membres du Comité exécutif et de ses représentants au Conseil de la FIFA. Un scrutin décisif, mais au goût amer pour Augustin Senghor, président de la Fédération sénégalaise de football (FSF). Le dirigeant sénégalais a essuyé un revers cinglant en ne récoltant que 13 voix, très loin derrière le Marocain Fouzi Lekjaa, plébiscité avec 49 voix.
Ce résultat marque un net désaveu pour Senghor, qui espérait intégrer l’instance mondiale du football. Dans la foulée de cette défaite, il a annoncé sa démission immédiate de son poste de premier vice-président de la CAF, qu’il occupait depuis mars 2021. Un départ aussi brusque que symbolique, qui met fin à plusieurs années d’implication active au sein des instances dirigeantes du football africain.
La décision d’Augustin Senghor surprend autant par sa rapidité que par sa portée. Figure influente du football continental, l’ancien maire de Gorée avait gravi les échelons de la CAF avec constance, jusqu’à devenir un des piliers de l’organisation. Mais cette défaite électorale semble avoir accéléré un désengagement plus profond.
Reste désormais une question centrale : Augustin Senghor sera-t-il candidat à sa propre succession à la présidence de la FSF ? Pour l’heure, l’intéressé garde le silence, entretenant le flou sur ses intentions. Après quatre mandats à la tête de la Fédération sénégalaise, son avenir à la barre du football national semble plus incertain que jamais.
Dans les coulisses, certains évoquent une lassitude, d’autres un possible repositionnement stratégique. Mais une chose est sûre : cette défaite au niveau continental pourrait rebattre les cartes à l’échelle nationale. Alors que la FSF devrait bientôt ouvrir la voie à de nouvelles échéances électorales, la question de la succession d’Augustin Senghor s’invite désormais au cœur des débats.
Si Augustin Senghor venait à ne pas briguer un nouveau mandat, ce serait un tournant majeur pour le football sénégalais. L’homme a marqué de son empreinte les dernières décennies, avec à la clé, des succès notables comme le premier sacre continental des Lions en 2022. Mais son retrait éventuel ouvrirait une nouvelle ère, où plusieurs figures pourraient se positionner pour prendre le relais.