Le Dakarois Quotidien N°622 – 04/12/2025
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Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°574 – 04 ET 05/10/2025
UCAD : Début des vacances le 31 juillet, rentrée universitaire prévue le 16 octobre 2025
L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) a dévoilé son calendrier académique pour l’année universitaire 2025-2026 à l’issue de la réunion du Conseil académique tenue le jeudi 24 juillet 2025, dans la salle des Actes du Rectorat. La séance a été présidée par le recteur, le professeur Alioune Badara Kandji. Plusieurs décisions importantes ont été entérinées, parmi lesquelles les dates clés des vacances, de la rentrée, ainsi que celles relatives aux inscriptions.
Selon le communiqué officiel, les vacances universitaires débuteront à partir du 31 juillet 2025. La rentrée universitaire est quant à elle fixée au 16 octobre 2025. Les phases d’inscription et de réinscription s’ouvriront le 1er septembre et se clôtureront le 31 décembre 2025, permettant aux étudiants de finaliser leur enregistrement dans les délais impartis.
Il a également été précisé que la Faculté des Lettres et Sciences humaines (FLSH), engagée dans un ambitieux programme de résorption des retards académiques, bénéficiera d’une dérogation spéciale. Cette faculté poursuivra les cours et les activités pédagogiques jusqu’au 20 août 2025.
En ce qui concerne l’organisation de l’année universitaire 2025-2026, un calendrier par groupes d’établissements a été adopté afin de mieux structurer le déroulement des enseignements et des évaluations.
Pour le groupe 1, comprenant la FLSH, le CURI, l’IDEE, l’ESEA et l’ISFAD, la finalisation de l’année en cours (2024-2025) est prévue pour le 31 décembre 2025. Le premier semestre de la nouvelle année débutera le 2 janvier 2026 et s’achèvera le 30 avril 2026. Le second semestre se déroulera du 1er mai au 31 octobre 2026.
Le groupe 2, qui regroupe la FST, la FASEG, la FSJP, l’IPP, l’IDHP, l’ITNA, l’ISMED, l’IPS et l’IMTA, entre autres, finalisera l’année académique actuelle au plus tard le 28 février 2026. Le premier semestre s’étendra du 1er mars au 30 juin 2026, tandis que le second semestre couvrira la période du 1er juillet au 31 décembre 2026.
Quant au groupe 3, composé notamment de la FMPOS, de la FASTEF, de l’ESP, de l’ENSETP, de l’INSEPS, de l’ENSETP, du CESTI, de l’IFE, de l’EISMV, de l’Institut Confucius et d’autres instituts spécialisés, la finalisation de l’année 2024-2025, incluant les résultats des concours, est fixée au 31 octobre 2025. Le premier semestre débutera le 2 novembre 2025 et prendra fin le 15 mars 2026. Le second semestre se déroulera du 16 mars au 31 juillet 2026.
Ismaila Madior Fall plaide pour une réforme du calendrier électoral et du régime politique sénégalais
L’ancien ministre de la Justice et constitutionnaliste, Pr. Ismaila Madior Fall, a tiré trois grandes leçons des élections législatives anticipées au Sénégal. Dans une analyse approfondie, il a proposé des réformes visant à renforcer la démocratie et la stabilité politique du pays, tout en appelant à une meilleure harmonisation des échéances électorales et à une révision du régime politique sénégalais.
Pr. Ismaila Madior Fall suggère une harmonisation des durées des mandats présidentiels et législatifs, accompagnée d’une organisation simultanée de ces élections. Selon lui, cette mesure, qui rappelle les pratiques des années 60 et 80 au Sénégal, permettrait de garantir une plus grande cohérence dans les choix des électeurs et de réduire les tensions électorales.
« Le réflexe conservateur du peuple sénégalais, qui tend à donner une majorité parlementaire au président élu, devrait être institutionnalisé par un réaménagement du calendrier républicain », a-t-il affirmé. Cela permettrait également d’économiser sept mois d’incertitudes et de polarisation politique.
Abordant les résultats de la coalition Pastef d’Ousmane Sonko, Ismaila Madior Fall s’interroge sur l’architecture du régime présidentiel sénégalais. Il qualifie d’« incongruité » le fait que la personnalité ayant la faveur des électeurs ne puisse accéder à la magistrature suprême en raison du mode actuel de gouvernance.
Pour y remédier, il préconise une révision constitutionnelle afin de mieux aligner les attentes des citoyens avec la structure de l’exécutif. Cette réforme viserait à favoriser l’harmonie entre les institutions et à consolider la stabilité politique.
Enfin, Pr. Fall propose que les affaires judiciaires impliquant des candidats favoris à une élection soient suspendues jusqu’après le scrutin. Il s’appuie notamment sur la jurisprudence récente de la Cour suprême des États-Unis, qui a suspendu des poursuites contre des candidats en période électorale.
Cette proposition intervient dans un contexte marqué par la disqualification judiciaire d’Ousmane Sonko, candidat phare des dernières élections. Pour le professeur, cette situation a fortement impacté le paysage politique et soulève des interrogations sur les conditions d’éligibilité au Sénégal. Il appelle ainsi les acteurs politiques et la société civile à trouver un consensus sur cette question sensible.
Ces réflexions traduisent une volonté de renforcer la démocratie sénégalaise en tenant compte des réalités politiques actuelles. Ismaila Madior Fall invite à conjuguer expertise constitutionnelle et art de gouverner pour faire évoluer le système politique en faveur de la stabilité et de l’efficacité.
Alors que les débats autour de la réforme des institutions se multiplient, ces propositions pourraient alimenter les discussions sur l’avenir politique du Sénégal, un pays souvent présenté comme un modèle de démocratie en Afrique.



