Baisse des prix du carburant : les nouveaux tarifs appliqués dès ce samedi

Comme annoncé vendredi par le ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, Birame Soulèye Diop, le gouvernement a procédé à une révision à la baisse des prix des hydrocarbures. La Commission de régulation du secteur de l’Énergie (CRSE) a officialisé la mesure, confirmant que la nouvelle tarification entre en vigueur ce samedi 6 décembre 2025 à partir de 18 heures précises.

Cette révision concerne deux produits stratégiques pour l’économie nationale : le supercarburant et le gasoil. Désormais, le litre de supercarburant, auparavant fixé à 990 FCFA, sera vendu à 920 FCFA. Quant au gasoil, il connaît une baisse encore plus marquée, passant de 755 FCFA à 680 FCFA. Une réduction de 75 FCFA qui devrait impacter positivement le coût du transport, de la production et des activités génératrices de revenus.

Cette décision intervient dans un contexte où la question du pouvoir d’achat reste au cœur des préoccupations des ménages. Les déplacements quotidiens, le transport des marchandises et le fonctionnement de nombreux secteurs économiques dépendent directement du prix des carburants. Pour beaucoup d’usagers, cette baisse représente donc une bouffée d’oxygène bienvenue.

Du côté du ministère de l’Énergie, l’on souligne que cette révision tarifaire s’inscrit dans la volonté du gouvernement d’ajuster régulièrement les prix en fonction de l’évolution du marché international et des capacités nationales. La CRSE, chargée de fixer et de suivre les tarifs, assure pour sa part que d’autres réajustements sont possibles si les conditions économiques le permettent.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°624 – 06 ET 07/12/2025

🔴 BAISSE DES PRIX DU CARBURANT ET DE L’ÉLECTRICITÉ DANS MOINS DE 15 JOURS : LES SÉNÉGALAIS BIENTÔT SOULAGÉS ?
🔴 UTILISATION D’UNE « DÉROGATION FICTIVE » ET ÉVAPORATION PRÉSUMÉE DE 37 MILLIARDS F CFA TAS DÉPOUSSIÈRE L’« ASER-GATE »

🔴 TIRAGE AU SORT MONDIAL 2026 / DÉLÉGATION PLÉTHORIQUE DE LA FSF : UN LUXE AU DÉTRIMENT DES PRIORITÉS DU FOOT SÉNÉGALAIS
🔴 COUPE DU MONDE / 24 ANS APRÈS : REMAKE DU SÉNÉGAL VS FRANCE

Carburant au Sénégal : Thierno Alassane Sall interroge le gouvernement sur le maintien de prix élevés malgré un contexte favorable

Le député Thierno Alassane Sall a soulevé un débat sensible en adressant une question écrite au ministre des Énergies, du Pétrole et des Mines, dénonçant le maintien de prix élevés du carburant à la pompe au Sénégal. Dans une correspondance diffusée sur ses réseaux sociaux, l’ancien ministre s’interroge sur l’absence de révision tarifaire, alors que les conditions économiques internationales et régionales militent clairement en faveur d’une baisse.

Entre le 10 juin 2024 et le 9 juin 2025, le cours du baril de Brent, référence mondiale du pétrole brut, a chuté de plus de 18 %, passant de 81,96 à 67,13 dollars. Dans le même temps, le franc CFA s’est renforcé face au dollar américain, avec un taux de change passant de 607,396 à 574,435 FCFA pour un dollar, soit une amélioration de 5,43 %. Deux facteurs qui, selon Thierno Alassane Sall, devraient mécaniquement entraîner une réduction du coût des importations de carburants.

Pourtant, sur le marché national, les prix à la pompe restent figés. Le litre de super est toujours vendu à 990 FCFA, un niveau qui place le Sénégal en tête des pays les plus chers de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA). À titre de comparaison, la Côte d’Ivoire et le Burkina Faso affichent un tarif de 855 FCFA, le Mali 775 FCFA, et le Niger — pays enclavé en crise politique — seulement 540 FCFA. Ce différentiel de prix, qui atteint jusqu’à 45 % avec le Niger, interroge d’autant plus que les importations de carburants dans ces pays passent souvent par le port de Dakar.

Thierno Alassane Sall, également ancien ministre de l’Énergie, s’étonne qu’un pays devenu producteur d’hydrocarbures ne parvienne pas à en faire bénéficier ses citoyens à travers une baisse tangible des prix à la pompe. Il souligne que cette situation constitue une pression supplémentaire sur le pouvoir d’achat des ménages, déjà affectés par l’inflation, tout en affaiblissant la compétitivité des entreprises sénégalaises. Les secteurs du transport, de l’agriculture, de la pêche ou encore de la logistique, fortement dépendants du carburant, en subissent les conséquences au quotidien.

Le parlementaire invite le gouvernement à s’expliquer de manière transparente sur les critères de fixation des prix à la pompe. Il appelle également à une révision urgente de cette politique, à l’aune des réalités économiques actuelles et du nouveau statut énergétique du Sénégal, désormais producteur de pétrole et de gaz. Cette interpellation relance le débat sur la gouvernance des ressources naturelles et l’impact direct qu’elle devrait avoir sur le bien-être des populations.

Question écrite: Thierno Alassane Sall interpelle le gouvernement sur le prix du carburant à la pompe
Question écrite: Thierno Alassane Sall interpelle le gouvernement sur le prix du carburant à la pompe
Question écrite: Thierno Alassane Sall interpelle le gouvernement sur le prix du carburant à la pompe

Gestion du carburant à la commune de Louga : La Cour des comptes révèle de graves manquements

Dans le cadre de ses missions de contrôle et de supervision, la Cour des comptes a rendu public un rapport particulier sur la gestion de la commune de Louga pour la période 2015-2018. Ce rapport met en lumière des irrégularités graves concernant l’utilisation et la distribution du carburant au sein de la municipalité.

Selon les conclusions de la Cour des comptes, les vérifications effectuées ont révélé que la commune de Louga a acquis un total de 133 974 litres de carburant sur la période étudiée. Cependant, le contrôle a mis en évidence plusieurs lacunes dans la gestion de ce carburant.

Tout d’abord, il a été constaté que la garde des tickets de carburant n’était pas confiée au comptable des matières, comme le prévoit la réglementation en vigueur. De plus, la répartition mensuelle du carburant était effectuée de manière inappropriée, avec des dotations excessives accordées à certains services de la commune, notamment les adjoints au maire et le secrétaire municipal.

En effet, les adjoints au maire se voyaient attribuer une dotation mensuelle de 950 litres de carburant, tandis que le secrétaire municipal bénéficiait de 500 litres par mois, dépassant largement les normes réglementaires en la matière.

Face à ces constats, le maire de Louga, Moustapha Diop, a tenté de justifier ces pratiques en invoquant des délibérations du conseil municipal. Cependant, la Cour des comptes a souligné que ces justifications étaient contraires aux dispositions légales régissant l’attribution et l’utilisation du carburant pour les véhicules administratifs.

En réponse aux observations de la Cour des comptes, le maire a également fait état de modifications apportées aux carnets de bons de sortie de carburant. Cependant, ces pratiques ne sont pas conformes aux procédures établies et témoignent d’un manque de rigueur dans la gestion des ressources publiques.

La Cour des comptes a rappelé au maire de Louga que les dotations de carburant doivent être utilisées exclusivement pour les véhicules de service de la commune, conformément aux exigences du fonctionnement normal du service. Cette mise en garde souligne l’importance de respecter les règles et les principes de bonne gouvernance dans la gestion des ressources publiques au niveau local.

Quitter la version mobile