Ziguinchor – Promouvoir la consolidation de la paix en Casamance : USOFORAL met sur la table 637 millions de francs CFA dans le cadre de son projet « Kassumay »

« Le coût global du projet Kassumay est de 637 millions de FCFA, dont un apport de USOFORAL assez considérable de plus de 10 millions de FCFA dans le cadre du projet, pour une durée de 2 ans et 6 mois, soit 30 mois, pour les communes de Djibidione et Oulampane, concernant 14 villages », a indiqué Oumou Aminata Dramé, chargée de projets au Comité Régional des Femmes pour la Paix en Casamance (USOFORAL), en marge de la réunion du comité régional de pilotage du plan spécial 2024-2025 pour le retour des déplacés en Casamance et la présentation du projet Kassumay, ce mercredi 12 mars 2025.

« Dans le cadre de ce projet, il est prévu la consolidation de la paix, l’accompagnement des populations au retour avec la construction de 50 maisons, 50 latrines, 7 points d’eau, notamment des mini-forages, mais aussi des installations sanitaires au niveau des structures communautaires comme les écoles et les postes de santé », a-t-elle ajouté.

Le responsable de projet à USOFORAL a expliqué : « Par rapport à ce que nous avons déjà entendu, des bénéficiaires d’abord, mais aussi des autorités qui ont pris part à cet atelier, c’est un sentiment de satisfaction pour nous. Mais aussi un sentiment de devoir redoubler d’efforts pour faire comprendre que nous sommes conscientes qu’il y a un besoin fort qui se fait sentir aujourd’hui dans les deux communes choisies pour le projet ».

L’adjoint au gouverneur de région en charge du développement, Alsény Bangoura, qui a piloté la rencontre, a tenu à expliquer les raisons de la tenue de la réunion : « Aujourd’hui, nous sommes réunis pour étudier ensemble avec le comité élargi le projet Kassumay, porté par l’organisation USOFORAL, une organisation de la société civile composée de femmes, de braves dames de la région de Ziguinchor, qui ont voulu participer à leur manière à la consolidation de la paix au niveau de la région de Ziguinchor et, de manière générale, en Casamance ».

Selon lui, « Cette réunion a également permis de revenir sur le ciblage des projets, non seulement de l’État, mais également sur le ciblage des interventions des partenaires au développement, notamment les associations communautaires de base et les ONG. Cette réunion permet donc de faire un ciblage cohérent afin que les interventions se fassent de manière ciblée, en fonction des besoins identifiés dans les zones les plus reculées de la région, notamment dans les villages concernés par le Plan Diomaye pour la Casamance, qui sont des villages de retour ».

Il précise tout de même : « Déjà, on peut dire qu’il y a des structures de l’État, notamment le ministère de la Microfinance et de l’Économie Sociale et Solidaire. Nous avons également le PUMA (Programme d’urgence pour la modernisation des axes et territoires frontaliers), ainsi que la Délégation générale à la protection sociale et à la solidarité nationale. Tous ces programmes et structures de l’État ont pris en compte les besoins des populations de retour dans le cadre du Plan Diomaye. Mais à côté de ces structures étatiques, il y a également cette frange de la société civile, consciente de son rôle dans la consolidation de la paix. Cela n’enlève en rien le rôle des collectivités territoriales, qui doivent continuer de jouer leur rôle d’accompagnement, et surtout de prise en charge des domaines de compétences transférées », a-t-il conclu.

À travers son projet Kassumay, USOFORAL apporte sa contribution au Plan Diomaye pour la Casamance.

Alexis SAGNA

Casamance : l’armée et la gendarmerie mènent une vaste opération de sécurisation dans les îles Karone

Depuis le 14 février 2025, l’armée et la gendarmerie sénégalaises ont entamé une vaste opération de sécurisation dans les îles Karone, situées dans la commune de Kafountine, département de Bignona. Cette offensive s’inscrit dans le cadre des actions menées par les forces de défense pour lutter contre les trafics illicites et assurer la stabilité dans cette région du sud du pays, longtemps marquée par l’instabilité et les activités criminelles.

Selon un communiqué de la Direction de l’Information et des Relations Publiques de l’Armée (DIRPA), cette opération a déjà permis de localiser et de détruire plusieurs hectares de dunes de chanvre indien. Ces cultures illicites, exploitées clandestinement dans la zone, représentent une source de financement pour divers réseaux criminels. L’intervention en cours vise ainsi à démanteler ces circuits et à empêcher toute résurgence d’activités illicites.

Outre l’éradication de ces plantations, l’opération se concentre également sur l’assainissement de la zone en traquant les individus impliqués dans des activités criminelles. Des patrouilles terrestres et fluviales ont été renforcées pour sécuriser les axes stratégiques et empêcher toute tentative de réimplantation de ces trafics.

Depuis plusieurs années, la Casamance est le théâtre d’opérations militaires visant à éradiquer les poches de résistance et les groupes armés qui y opèrent. La zone des îles Karone, en particulier, est connue pour être un refuge privilégié des trafiquants de drogue et des bandes criminelles.

En 2022 et 2023, plusieurs interventions similaires avaient été menées par l’armée, aboutissant au démantèlement de camps clandestins et à la saisie d’importantes quantités de chanvre indien. Toutefois, la récurrence des activités illégales démontre la nécessité de maintenir une vigilance accrue et une présence militaire permanente pour éviter que ces réseaux ne se reconstituent.

À travers cette opération, les forces de défense sénégalaises réaffirment leur engagement à protéger l’intégrité du territoire et à garantir la sécurité des populations locales. Les habitants de la région, souvent pris en otage par les trafiquants et les groupes armés, espèrent que cette intervention permettra de restaurer un climat de paix durable et de favoriser le développement économique.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°390 – 06/02/2025

🔴 CASAMANCE / SUSPENSION DES PROGRAMMES DE L’USAID : 300 FAMILLES MENACÉES DE SANS-ABRISME
🔴 APRÈS L’INTERVIEW AVEC LE « DAKAROIS QUOTIDIEN » SUR LES IMPACTÉS DES VDN2, VDN3 ET BRT : BABACAR MBAYE NGARAF OBTIENT GAIN DE CAUSE

🔴 PRÉPARATIFS MONDIAL 2025 : TROIS MATCHS AMICAUX SÉNÉGAL-SEYCHELLES EN VUE
🔴 RÉHABILITATION DU STADE LÉOPOLD SÉDAR SENGHOR : DE VASTES PROJETS DANS L’ESPACE EXTÉRIEUR

Casamance : plus de deux millions de mètres carrés déminés, mais des défis subsistent

La Casamance, longtemps marquée par un conflit de plus de 40 ans, poursuit son chemin vers la paix et la reconstruction. Entre 2008 et 2024, plus de 2,2 millions de mètres carrés ont été déminés, selon l’ambassadeur Papa Magueye Diop, directeur du Centre national d’action antimine au Sénégal (CNAMS). Cette avancée majeure a permis de sécuriser 54 localités dans 141 zones et de neutraliser 504 engins explosifs.

Ces données ont été révélées lors du comité régional de pilotage du plan spécial 2024-2025 pour le retour des populations déplacées, qui s’est tenu à Ziguinchor. L’objectif principal du plan est d’achever le déminage de 20 localités, dont 14 sont actuellement abandonnées. Pour les autorités, le déminage est un impératif pour permettre aux populations déplacées de retrouver leurs terres et de reconstruire leur vie.

Le gouverneur de Ziguinchor, Mor Talla Tine, a insisté sur l’importance d’accélérer le processus de déminage pour concrétiser le retour des populations déplacées. « Pour que le retour des déplacés puisse être effectif dans les terroirs, il faut impérativement accélérer le processus de déminage », a-t-il déclaré.

Face à cette urgence, l’État sénégalais a annoncé une allocation de 15 milliards de francs CFA pour intensifier le déminage en Casamance. Cette annonce a été bien accueillie par les autorités locales, mais certains élus estiment que ces fonds restent insuffisants au regard de l’ampleur du travail à accomplir.

Maurice Diédhiou, président du Conseil départemental d’Oussouye, a exprimé son inquiétude quant à l’absence d’opérations de déminage dans certaines zones. « Rien n’a été fait dans ma localité, notamment à Santhiaba Manjack, où plusieurs villages restent toujours abandonnés à cause des mines », a-t-il regretté. De son côté, le maire d’Oulampane, Sagar Coly, a exhorté les autorités à accélérer les opérations pour éviter que le retour des déplacés ne soit freiné.

Depuis le début du conflit en Casamance, les mines antipersonnel ont causé d’importants dégâts humains et matériels. Selon les chiffres officiels, 870 victimes de mines ont été recensées, dont 186 souffrent encore de séquelles physiques. Malgré les efforts de déminage entrepris, de nombreuses zones restent encore dangereuses, rendant difficile l’accès aux terres agricoles et aux habitations.

Cependant, une lueur d’espoir se dessine pour la région, qui connaît une accalmie notable depuis les opérations militaires menées par l’armée nationale il y a deux ans. Ces interventions ont permis de démanteler plusieurs bases rebelles et d’assurer un meilleur contrôle du territoire. Cette dynamique positive s’est accélérée en mai 2024, lorsque 250 combattants du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) ont officiellement déposé les armes lors d’une cérémonie à Mongone, dans le département de Bignona.

L’ambition du gouvernement sénégalais est de faire du pays un territoire sans mines d’ici 2026. Un objectif ambitieux, mais qui reste conditionné à la mobilisation des ressources financières et à la coopération entre les différents acteurs impliqués.

La sécurisation des zones affectées est essentielle pour garantir une paix durable et permettre aux populations de retrouver une vie normale. Toutefois, les défis restent nombreux, notamment en ce qui concerne la cartographie précise des zones minées et la formation des démineurs.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°360 – du 02/01/2025

🔴 RETRAIT DES TROUPES MILITAIRES ÉTRANGÈRES, GESTION TRANSPARENTE DES RESSOURCES MINIÈRES, PLAN DIOMAYE POUR LA CASAMANCE, LE CITOYEN AU CŒUR DE L’ACTION PUBLIQUE : LE SÉNÉGAL AUX SÉNÉGALAIS
🔴 « JE COMPRENDS LA FRUSTRATION, MAIS LA PRIORITÉ EST DE RASSEMBLER TOUTES LES FORCES LIBÉRALES » : KARIM WADE, LE PDS ET LES DÉFIS DE LA RÉUNIFICATION

🔴 LIGUE 1 / JETS DE PROJECTILES APRÈS LE MATCH JARAAF VS PIKINE : DEUX JOUEURS ET UN SUPPORTER BLESSÉS
🔴 LUTTE / CHOC DU 1er JANVIER : GÉNÉRAL MALIKA FAIT MORDRE LA POUSSIÈRE À FORZA

Discours du Président Bassirou Diomaye Faye : Le Plan Diomaye pour une paix durable en Casamance

Lors de son discours à la nation du mardi 31 décembre 2024, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a réaffirmé son engagement à instaurer une paix définitive en Casamance, région marquée par des décennies de conflit. Selon le chef de l’État, cette paix est essentielle à la réussite des projets de développement inclus dans la vision Sénégal 2050, particulièrement dans le pôle économique sud.

“La paix en Casamance n’est pas une option, mais un impératif”, a déclaré le président. Il a souligné que l’absence de stabilité freine les initiatives de développement dans cette région riche en ressources naturelles et dotée d’un potentiel économique stratégique. Le chef de l’État a insisté sur le fait qu’une paix durable en Casamance constitue la pierre angulaire des efforts visant à réaliser les objectifs de la vision Sénégal 2050, un plan ambitieux visant à faire du pays un hub de prospérité économique et sociale.

Dans cette perspective, Bassirou Diomaye Faye a annoncé le lancement du Plan Diomaye pour la Casamance, une initiative qui vise à accompagner le retour des populations déplacées par le conflit, à reconstruire les infrastructures détruites, et à renforcer le processus de réconciliation.

Ce plan s’articule autour de trois axes principaux :

1. Le retour et la réintégration des populations déplacées : Le gouvernement prévoit un appui matériel et financier pour les familles ayant fui la région afin de leur permettre de regagner leurs localités en toute sécurité.

2. La reconstruction des infrastructures : Les priorités incluent la réhabilitation des routes, des écoles, des centres de santé et des marchés pour relancer l’économie locale.

3. Le renforcement du dialogue et de la réconciliation : En collaboration avec les acteurs locaux et internationaux, l’État s’engage à intensifier les négociations avec les groupes armés et à promouvoir des initiatives communautaires favorisant la coexistence pacifique.

Le président Faye a également appelé à la solidarité des partenaires internationaux et des bailleurs de fonds pour soutenir ce plan ambitieux. “Le défi de la paix en Casamance dépasse les frontières nationales. C’est un enjeu régional et mondial”, a-t-il affirmé.

Les réactions à ce discours sont largement positives. De nombreux leaders d’opinion et représentants de la société civile en Casamance saluent cette initiative et espèrent qu’elle marquera un tournant décisif dans la résolution du conflit.

Cependant, certains observateurs appellent à la vigilance. “Le succès du Plan Diomaye dépendra de sa mise en œuvre concrète et de la volonté politique de toutes les parties impliquées”, avertit un analyste politique basé à Ziguinchor.

NOTE RECTIFICATIVE

Suite à une notification de l’auteure de L’idée de la Casamance autonome, Le Dakarois informe ses lecteurs qu’une erreur s’est glissée dans l’illustration de notre article, disponible sur ce lien

https://ledakarois.sn/livre-sur-lidee-de-la-casamance-autonome-karthala-annule-la-seance-de-dedicace/.

La photo utilisée pour illustrer l’article, empruntée auprès de nos confrères du Quotidien, ne représente pas l’auteure.
Pour des raisons de sécurité, la véritable photo de Mme Séverine Awenengo Dalberto ne sera pas publiée.
Le Dakarois présente ses sincères excuses à la personne apparaissant par erreur dans cette illustration et encourage le maintien de la cohésion nationale ainsi que de la liberté d’opinion dans le débat public.

Plan National de Relance pour la Casamance : Une Lueur d’Espoir pour la Zone Sud

La région Sud du Sénégal, comprenant les régions de Ziguinchor, Sédhiou, et Kolda, s’apprête à bénéficier d’un ambitieux Plan national de relance. Ce projet a été au centre de la réunion interministérielle pour la Casamance, présidée hier par le Premier ministre, Ousmane Sonko. Ce plan vise à restaurer l’économie de cette zone marquée par des décennies de conflit.

Le plan met un accent particulier sur la situation des déplacés, qui, depuis longtemps, souffrent des conséquences de l’instabilité dans la région. L’objectif est de rétablir les bases d’une économie locale dynamique en mettant en œuvre des projets structurants. Le Premier ministre a instruit les ministères concernés à s’investir dans la construction d’infrastructures sociales de base et à préparer le retour des services déconcentrés de l’État, évacués en raison de l’insécurité.

Le plan, chiffré à 53,6 milliards de francs CFA, sera piloté par l’Agence nationale de relance des activités économiques et sociales en Casamance (ANRAC). Ce dispositif vise à optimiser l’utilisation des ressources allouées et à coordonner les différentes actions des départements ministériels. Le budget est réparti sur deux ans avec 22,6 milliards FCFA en 2024, et 30,9 milliards FCFA en 2025.

Pour l’année 2024, Ziguinchor recevra 9 milliards FCFA, Sédhiou 3,8 milliards FCFA, et Kolda 9,8 milliards FCFA. En 2025, ces montants passeront à 20,1 milliards FCFA pour Ziguinchor, 6,9 milliards FCFA pour Sédhiou et 3,9 milliards FCFA pour Kolda.

Ce plan marque un tournant important pour la Casamance, longtemps laissée à la marge en raison des conflits, et pourrait insuffler une nouvelle dynamique économique et sociale à cette région clé du Sénégal.

PREMIÈRE INDICATION GÉOGRAPHIQUE NATIONALE : Le madd de la Casamance fait la fierté du Sénégal à l’international

Le madd de la Casamance devient la première Indication Géographique du Sénégal par le biais d’un certificat décerné par l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI). Ce fruit sauvage, caractérisé par son goût unique et cultivé dans les forêts de Casamance, bénéficie désormais d’un label de qualité qui renforce son identité régionale et stimule le développement économique local.

LeSénégal célèbre un événement historique avec l’enregistrement du madd de la Casamance comme première Indication Géographique (IG) du pays par l’Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle (OAPI). Ce fruit sauvage, issu de la saba senegalensis et cultivé dans les forêts luxuriantes du sud du Sénégal, est désormais reconnu pour ses qualités distinctives à l’échelle nationale et internationale grâce à cette IG.

L’obtention de cette IG témoigne de l’engagement collectif des acteurs de la chaîne de production du madd de la Casamance, incluant les cueilleurs, les transformateurs et les membres de l’Association pour la Protection et la Promotion de l’Indication Géographique Madd de Casamance (APPIGMAC). Avec plus de 900 membres, cette association joue un rôle crucial dans la préservation des méthodes traditionnelles et dans le maintien des standards de qualité élevés définis par le cahier des charges strict de l’IG.

Au-delà de son impact économique en stimulant le développement local et en créant des opportunités pour les producteurs, l’IG du madd de la Casamance renforce également l’identité culturelle de la région. Elle démontre la richesse du patrimoine naturel sénégalais et la capacité de notre pays à promouvoir des produits de qualité sur les marchés nationaux et internationaux.

Les indications géographiques, telles que celle du madd de la Casamance, jouent un rôle capital dans la préservation de la diversité des produits locaux et exotiques. Elles garantissent aux consommateurs que les produits labellisés respectent des normes spécifiques et proviennent d’une région géographique précise, favorisant ainsi le développement durable et équitable.

Avec plus de 9 200 produits bénéficiant d’une IG à travers le monde, le madd de la Casamance se joint à une communauté mondiale de produits de qualité, protégés par leur origine géographique. Ce succès ouvre la voie à d’autres initiatives similaires au Sénégal, stimulant l’innovation, la durabilité et la fierté nationale dans le secteur agricole et artisanal.

L’enregistrement du madd de la Casamance en tant qu’Indication Géographique représente un pas décisif pour le Sénégal, affirmant son engagement à valoriser et à protéger ses ressources naturelles.

La Dakaroise

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°210 – du 28/06/2024

🔴 MOBILISATION DE 265 MILLIARDS DE FRANCS CFA EN TROIS TRANCHES : LE SÉNÉGAL RÉUSSIT SON COME-BACK À LA BRVM
🔴 PREMIÈRE INDICATION GÉOGRAPHIQUE DU SÉNÉGAL : LE MADD DE LA CASAMANCE VANTE SA SAVEUR EXOTIQUE À L’INTERNATIONAL

🔴 LUTTE DE LA PLAGE : LE SENEGAL SUR LE TOIT DE L’AFRIQUE
🔴 GRIS BORDEAUX PRET POUR LE DUEL CONTRE AMA BALDE :  » JE VAIS GAGNER POUR MES SUPPORTERS « 

PNDAS/Agropole Sud : 840 Tonnes d’Engrais Distribuées aux Organisations de Producteurs en Casamance

La région de Casamance a marqué le lancement officiel de la campagne agricole 2024 avec la distribution de 840 tonnes d’engrais aux organisations de producteurs. Cette initiative est orchestrée par le Programme National de Développement des Agropoles du Sénégal (PNDAS), à travers l’Agropole Sud, et s’est déroulée dans le village de Firdawsi, commune de Kéréwane, département de Médina Yoro Foulah.

La cérémonie de distribution a réuni les autorités administratives et locales, l’équipe de l’Agropole Sud, les services techniques, le Cadre régional de concertation des ruraux de Kolda, et les Organisations de Producteurs partenaires de la région. Cet événement marque un pas important vers l’amélioration de la production agricole, particulièrement la culture du maïs, une filière prioritaire du projet.

Le PNDAS a acquis 1340 tonnes d’engrais, dont 500 tonnes ont été distribuées lors de la campagne agricole 2023. Pour cette année, la région de Kolda a été choisie pour démarrer la distribution, étant donné qu’elle représente 70% des 5000 hectares de semences certifiées de maïs prévues cette année. En outre, 43% de la production de la campagne précédente provenait du département de Médina Yoro Foulah.

Ousseynou Konaté, Coordonnateur régional du Projet Agropole Sud du PNDAS, a souligné l’importance de cet appui, rendu possible grâce à l’État et à ses partenaires, notamment la Banque Africaine de Développement (BAD) et la Banque Islamique de Développement (BID). Les intrants agricoles sont subventionnés à hauteur de 70%, permettant à chaque producteur de recevoir un package par hectare comprenant 4 sacs de NPK, 3 sacs d’urée, 1 sac de 20 kg de semences, et un litre de produit phytosanitaire. Le coût total de ce package est de 200 000 francs CFA, dont seuls 60 000 francs CFA sont à la charge du producteur.

Un entrepôt de stockage d’une capacité de 1000 tonnes sera mis à disposition des producteurs de Firdawsi pour résoudre les problèmes de stockage. El Hadj Mouhamed Diop, Président des Organisations de producteurs partenaires, a remercié l’État du Sénégal et sensibilisé ses pairs sur l’utilisation recommandée des engrais pour maximiser les rendements et améliorer la qualité des récoltes.

Le Directeur régional du Développement rural a rassuré sur la transparence de la distribution, en soulignant que des mesures ont été prises pour garantir que les intrants arrivent directement aux bénéficiaires légitimes.

L’accès à des semences certifiées est essentiel pour améliorer la production et la productivité agricoles, augmenter les revenus des producteurs, et répondre à la demande des agro-industriels en matières premières pour la transformation. Le PNDAS, en collaboration avec l’Institut Sénégalais de Recherches Agricoles (ISRA) et les services techniques, a développé un programme visant à emblaver 3125,5 hectares de maïs certifiés, dont 1685,5 hectares de semences de niveau base et R1.

Ce programme de distribution se poursuivra et s’étendra à 36 coopératives de producteurs de maïs dans les régions de Ziguinchor, Kolda, et Sédhiou. Une campagne agricole fructueuse s’annonce dans la région, renforçant ainsi l’agro-industrie sénégalaise et contribuant à la lutte contre la pauvreté en milieu rural.

Ziguinchor : Le gouvernement invité à consolider l’accalmie en Casamance

L’association régionale des femmes pour la recherche de la paix en Casamance, connue sous le nom de « Kabonketoor » (qui signifie « se pardonner mutuellement » en français), a lancé un appel pressant au gouvernement pour renforcer l’accalmie observée dans la région Sud du pays à travers des initiatives économiques et sociales.

Appel à des Actions Concrètes pour la Paix

Lors d’un point de presse tenu mercredi, la coordonnatrice de « Kabonketoor », Ndèye Marie Sagna, a souligné l’importance de soutenir l’embryon de paix actuel par des actions concrètes. « Aujourd’hui, par rapport à la paix en Casamance, nous avons vu qu’il y a des avancées. Cet embryon de paix que nous vivons aujourd’hui doit être consolidé par des actes économiques, sociaux et de réconciliation, » a-t-elle déclaré.

Elle a également évoqué le retour des populations déplacées dans leurs villages d’origine, une situation qui nécessite une attention particulière. « Ces populations vivent parfois des situations difficiles. Kabonketoor, qui a l’habitude de travailler pour la paix et la sécurité, appelle les nouveaux gouvernants à assister ces populations de retour et améliorer leurs conditions de vie pour qu’ensemble nous puissions arriver à rétablir la paix de façon définitive en Casamance, » a insisté Mme Sagna.

Historique et Objectifs de Kabonketoor

Créée en 1999, « Kabonketoor » a pour mission principale de rechercher la paix et de proposer des solutions à la crise en Casamance. L’association vise également à favoriser le dialogue entre les populations et l’État du Sénégal pour parvenir à des négociations pacifiques. « Notre rôle c’est d’apaiser. Nous devons arriver à ce que nous puissions apaiser le climat social, » a ajouté Mme Sagna.

Initiatives et Perspectives Futures

Le nouveau bureau de l’association prévoit d’intervenir dans plusieurs domaines clés :

  • Paix et Sécurité : Continuer à promouvoir la réconciliation et la réinsertion des populations affectées par le conflit.
  • Lutte contre les Inégalités de Genre : Combattre les violences faites aux filles et aux femmes et promouvoir l’autonomisation des femmes et des jeunes.
  • Leadership Féminin et Développement Durable : Encourager le leadership féminin et une gestion durable des ressources naturelles, tout en facilitant l’accès des femmes au foncier.

Mme Sagna a également souligné l’importance de moderniser l’agriculture et d’améliorer l’accès aux équipements agricoles. « Nous voulons que tout le monde se retrouve dans ce renouveau. Les jeunes se sont battus pour un changement. Il faut qu’ils se retrouvent dans ce changement, » a-t-elle ajouté.

Contexte du Conflit en Casamance

La Casamance a été le théâtre d’un des plus vieux conflits d’Afrique, initié par des indépendantistes après la répression d’une marche en décembre 1982. Le conflit, qui a causé des milliers de victimes et dévasté l’économie locale, a progressivement perdu en intensité.

Il y a environ deux ans, l’armée sénégalaise a mené des opérations d’envergure pour neutraliser les bases rebelles, renforçant ainsi l’accalmie et facilitant le retour des déplacés. En mai dernier, au moins 250 combattants du Mouvement des forces démocratiques de Casamance (MFDC) ont déposé leurs armes lors d’une cérémonie à Mongone, marquant un pas important vers la paix.

L’appel de « Kabonketoor » à renforcer la paix en Casamance à travers des initiatives économiques et sociales est une étape cruciale pour garantir un avenir stable et prospère dans la région. La consolidation de la paix passera par un engagement continu du gouvernement et de la société civile à soutenir les populations locales dans leur quête de stabilité et de développement.

Casamance : Le cymbium (« yette ») menacé de disparition

Le cymbium olla, communément appelé « yette » en wolof, est l’un des fruits de mer traditionnels prisés par les Sénégalais, mais il est désormais confronté à une menace sérieuse d’extinction. Cette espèce, largement pêchée dans la région de Casamance, en particulier à Kafountine dans le département de Bignona, est aujourd’hui en danger en raison de la surpêche.

À Kafountine, plus de 250 pirogues se lancent chaque jour dans la pêche du cymbium. Cependant, cette activité intensive a entraîné une diminution alarmante des populations de cette espèce. Les acteurs locaux ont pris conscience de la gravité de la situation et cherchent à mettre en place des mécanismes de gestion pour protéger cette ressource halieutique essentielle.

Abdoulaye Demba, coordonnateur du Conseil local de la pêche artisanale (CLPA) de Kafountine, souligne l’urgence de la situation. Il met en garde contre les pratiques de pêche non réglementées, telles que l’utilisation d’appareils destructeurs qui menacent encore davantage la survie du cymbium.

La disparition du « yette » aurait un impact dévastateur sur l’économie locale, en mettant en péril les emplois et les moyens de subsistance des pêcheurs et des transformateurs locaux. Les femmes qui dépendent de cette ressource pour leur gagne-pain seraient particulièrement touchées, ainsi que les jeunes qui trouvent un emploi dans les unités de transformation.

Face à ces défis, le projet CNREM a développé un plan d’aménagement visant à évaluer la population du cymbium dans son habitat naturel, de sa reproduction à sa mortalité. Ce plan, élaboré en consultation avec les acteurs locaux et les autorités étatiques, représente un espoir pour la préservation de l’espèce et la durabilité de l’industrie de la pêche locale.

Momar Mbaye, spécialiste en développement social des projets du College of Natural Resources and Environmental Management (CNREM), souligne l’importance de ce plan d’aménagement dans la préservation de l’espèce et la prospérité des communautés locales. Il met en avant l’engagement collectif nécessaire pour assurer un avenir durable pour le cymbium et les moyens de subsistance qui en dépendent.

Ziguinchor : Une Randonnée Pédestre pour une Paix Durable en Casamance

Le comité restreint de gestion du projet de désarmement de la faction Diakaye, dirigé par le gouverneur Mor Talla Tine, a organisé une randonnée pédestre à Ziguinchor, dédiée à la paix définitive en Casamance. Cette initiative, réalisée en partenariat avec l’USAID à travers ses projets ALIWILI 2 et le Catholic Relief Services, célèbre l’anniversaire de l’acte symbolique de dépôt des armes par environ 250 combattants de la faction Diakaye le 13 mai 2023 à Mongone, dans le département de Bignona.

Les participants, vêtus de blanc et portant des banderoles, ont parcouru les artères de la ville, marquant ainsi leur engagement en faveur de la paix durable en Casamance. La randonnée, intitulée « Diakhaye, un cas d’école », a été saluée par la population locale, y compris des jeunes, des femmes, des personnes âgées et des ex-combattants de Diakaye.

Le gouverneur Mor Talla Tine a souligné l’importance de cet événement dans la consolidation de la paix régionale. Il a appelé à l’unité et à la solidarité, exhortant les autres factions du MFDC à suivre l’exemple de Diakaye pour le bien-être collectif du Sénégal.

Les participants à la marche ont remis un mémorandum au gouverneur Mor Talla Tine, exprimant leur engagement en faveur de la paix et de la stabilité en Casamance. Ils ont également plaidé en faveur de la poursuite des initiatives de développement économique et social dans la région.

La représentante de la société civile, Élie Sophie Sagna, a appelé les autorités à consolider les acquis du processus de paix en poursuivant la mise en œuvre des accords signés en mai 2023. Elle a souligné l’importance du désenclavement, de la construction d’infrastructures de base, de l’accès à l’eau et à l’électricité, et du soutien aux populations déplacées.

La jeunesse de Ziguinchor a exprimé sa joie et sa satisfaction face à cette marche pour la paix, témoignant de son désir ardent de mettre fin à des décennies de conflit et de construire un avenir meilleur pour la région.

La Casamance, marquée par des années de conflit, aspire désormais à une paix durable et à un développement économique et social. La remise des armes par la faction Diakaye en 2023 a été un pas significatif vers cet objectif, symbolisant l’espoir d’un avenir de paix et de prospérité pour la région.

Un Centre d’Appareillage Orthopédique de Pointe ouvre ses portes en Casamance, un espoir pour les Victimes de Mines

Les victimes de mines du conflit en Casamance peuvent enfin voir leur quotidien allégé grâce à l’inauguration d’un centre d’appareillage orthopédique de pointe. Le coordonnateur de l’Association des victimes de mines (ISAD-ASVM), Sarany Diatta, explique que ce centre marque une nouvelle ère où les membres de l’association n’auront plus besoin de se rendre en Guinée-Bissau pour obtenir des prothèses.

Depuis 2015, l’association a facilité le déplacement de personnes handicapées vers la Guinée-Bissau pour l’acquisition d’appareils orthopédiques. Désormais, ce centre moderne répondra aux besoins des victimes de mines de la Casamance avec des équipements de dernière génération. En outre, il offrira une prise en charge à d’autres personnes vivant avec un handicap de la région et même des pays voisins.

Le centre dispose d’outils de réadaptation physique à la pointe de la technologie, notamment des appareillages de rééducation, des prothèses et des équipements sportifs. Sa réalisation a été rendue possible grâce à la collaboration de plusieurs partenaires, dont le CRS-USAID, l’AJWS, HI, CNAMS, entre autres.

Arame Top Sène, Directrice générale de l’Action Sociale, souligne que ce centre contribuera à combler le déficit en produits et spécialistes dans le domaine de l’orthopédie et de la réadaptation fonctionnelle. Elle exprime également l’espérance que le centre pourra prendre en charge au moins 600 personnes et former au moins 10 techniciens dans le domaine de l’orthopédie et des nouvelles technologies d’assistance.

Situé à Boutoute, dans la commune de Niaguis, ce centre d’appareillage et de réadaptation physique représente un véritable espoir pour les personnes handicapées de la Casamance et au-delà. Son ouverture marque un pas en avant significatif dans la prise en charge et l’accompagnement des victimes de mines et des personnes vivant avec un handicap dans la région.

Déminage en Casamance : Un défi humanitaire et financier requérant 13 Milliards de Francs CFA

La Casamance, région sénégalaise au sud du pays, est confrontée à un défi de taille : le déminage de ses terres, une entreprise estimée à un coût de 13 milliards de francs CFA, selon les propos du gouverneur de Ziguinchor, Mor Talla Tine.

L’ampleur de la tâche est claire : « Nous avons un million et demi de mètres carrés de terres à déminer », précise le gouverneur Tine, soulignant la nécessité pressante d’agir pour sécuriser la région et faciliter le retour des populations qui ont fui le conflit en Casamance.

Cette déclaration a été faite lors de l’ouverture d’un Comité régional de développement (CRD) axé sur l’intensification des efforts de déminage et le rapatriement des populations déplacées. Un enjeu crucial pour la stabilité et le développement de la région, qui a été affectée par des décennies de conflit.

Pour réunir les fonds nécessaires, le gouverneur de Ziguinchor lance un appel aux pays amis du Sénégal, les invitant à soutenir cet effort humanitaire en mettant à disposition des ressources supplémentaires. Un appel à la solidarité internationale pour faire face à un défi qui dépasse les capacités financières du pays.

Le déminage en Casamance ne représente pas seulement un enjeu de sécurité, mais aussi un impératif humanitaire pour permettre aux populations de retourner chez elles en toute sécurité et de reconstruire leur vie après des années de conflit.

Face à cette situation, la communauté internationale est appelée à se mobiliser pour soutenir les efforts du Sénégal dans cette entreprise cruciale de déminage, contribuant ainsi à la consolidation de la paix et à la reconstruction de la Casamance.

Déminage et Réinsertion en Casamance : Vers des solutions durables

Du 17 au 18 avril 2024, sous la supervision du gouverneur régional Mor Talla Tine, un atelier de partage et d’échange a eu lieu pour examiner les problèmes liés au déminage et à la réinsertion des populations déplacées en raison du conflit en Casamance.

Le directeur général de l’Agence Nationale pour la Réinsertion Sociale et Économique de la Casamance (ANRAC), Ansou Sané, a exposé les besoins financiers nécessaires pour ces opérations. Selon lui, le déminage requiert 11 885 991 195 FCFA, tandis que la réinsertion/réintégration nécessite 1 018 045 000 FCFA.

Pour répondre à l’urgence de soulager la souffrance des populations déplacées cette année, l’ANRAC a fixé des priorités, notamment l’accompagnement au retour, la réinsertion économique à travers la réalisation de fermes intégrées, et la mise en place de puits équipés.

Le gouverneur de Ziguinchor, Mor Talla Tine, a exprimé sa satisfaction quant à la mise en place d’un cadre régional de suivi pour répondre aux préoccupations des acteurs. Il a souligné l’importance de renforcer la mobilisation de tous les acteurs pour assurer une mise en œuvre efficace des actions prévues, telles que le déminage, la construction d’infrastructures socio-communautaires, les activités génératrices de revenus, le dialogue communautaire et l’enregistrement des naissances.

Mor Talla Tine a assuré que l’ANRAC travaillera activement pour garantir le bon fonctionnement de ce cadre et contribuera à la mise en œuvre des recommandations établies dans son plan d’actions.


 AS – Le Dakarois Ziguinchor

Le Ferry Dakar-Casamance : Un Retour Salué par les Voyageurs

Après des mois d’interruption, les voyages en ferry entre Dakar et la Casamance ont repris, offrant un souffle bienvenu à la population. Dans la nuit de mardi à mercredi, environ 200 voyageurs ont gravi les planches du navire avec enthousiasme, marquant ainsi le début d’une nouvelle ère de connexion entre la capitale sénégalaise et la région enclavée de la Casamance.

À bord du ferry Aline Sitoé Diatta, 233 passagers se sont embarqués, emportant avec eux l’espoir d’un retour à la normale après des mois de perturbations. Certains ont saisi cette opportunité pour retourner en Casamance afin de célébrer la grande fête de la Korité, marquant ainsi une réunion bienvenue avec leurs proches et leurs traditions.

La suspension de la liaison en juin 2023, sans explication publique claire, avait plongé la population dans l’incertitude et l’inquiétude. Dans un contexte d’agitation politique et de troubles, les autorités avaient pris cette décision, laissant de nombreux Casamançais privés d’un lien vital avec Dakar.

Cette interruption a été particulièrement difficile pour les habitants de la Casamance, qui dépendent des navires de la compagnie Cosama pour le transport de marchandises, de passagers et de fret. Ces navires, opérant depuis des années, sont non seulement des moyens de transport, mais aussi des symboles d’un lien humain et économique vital entre les deux régions.

Le retour des voyages en ferry est donc accueilli avec soulagement et joie par la population. En rétablissant cette liaison cruciale, les autorités répondent aux besoins essentiels de la population et contribuent à restaurer un sentiment de normalité et de stabilité dans la région.

Alors que le ferry Aline Sitoé Diatta met le cap vers la Casamance, l’espoir et l’optimisme se mêlent dans l’air, symbolisant un nouveau départ pour les habitants de la région qui aspirent à la paix, à la prospérité et à la continuité de leurs échanges avec la capitale et le reste du pays.

[ Vidéo ] – Le MFDC persiste : revendications pour l’indépendance de la Casamance

Le Mouvement des Forces Démocratiques de la Casamance (MFDC) a récemment renouvelé ses appels à la communauté nationale et internationale, affirmant son engagement envers la quête de l’indépendance de la région sud du Sénégal. Dans une déclaration poignante adressée aux Sénégalais et au monde entier, le MFDC a exposé les enjeux cruciaux qui persistent dans le conflit casamançais, mettant en lumière les défis rencontrés par les habitants de la Casamance depuis des décennies.

Au cœur de leur message réside une lutte pour la reconnaissance de l’histoire et des droits des Casamancés. Le MFDC a rappelé avec fermeté que la Casamance ne fait pas partie intégrante du territoire sénégalais par choix propre, mais plutôt par des accords coloniaux datant du 19ème siècle. En soulignant ce point, le mouvement a mis en avant le fait que la Casamance n’est pas une simple province sénégalaise, mais une entité avec une histoire, une identité et des aspirations propres.

Le MFDC a également dénoncé les tactiques répressives employées par le gouvernement sénégalais pour étouffer les revendications d’indépendance. Les arrestations arbitraires, les détentions prolongées et les actes de torture infligés à ceux qui osent exprimer leur désir de liberté ont été fermement condamnés par le mouvement, qui a souligné que ces actions ne feront que renforcer la détermination du peuple casamançais.

Dans son discours, le MFDC a appelé à un dialogue authentique et inclusif avec le gouvernement sénégalais, exigeant le respect des droits fondamentaux des Casamancés. Le mouvement a exprimé sa volonté de parvenir à une solution pacifique et durable au conflit, mais a insisté sur le fait que cela ne serait possible que si le Sénégal reconnaît les aspirations légitimes du peuple casamançais et s’engage sérieusement dans des pourparlers de paix.

Enfin, le MFDC a lancé un appel pressant à la communauté internationale pour qu’elle prenne conscience de la situation en Casamance et qu’elle soutienne les efforts visant à résoudre le conflit de manière juste et équitable. Le mouvement a affirmé sa détermination à poursuivre la lutte pour l’indépendance de la Casamance jusqu’à ce que justice soit faite et paix soit obtenue pour les habitants de la région.

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L’aile de Mangokouro du MFDC félicite Bassirou Diomaye Faye et exprime ses attentes pour la résolution de la crise en Casamance

L’aile de Mangokouro du Mouvement des Forces Démocratiques de la Casamance (MFDC) a adressé ses félicitations au nouveau Président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye, suite à son élection à la magistrature suprême. Dans un communiqué relayé par Zig FM et TV, le porte-parole de cette faction, Amidou Djiba, a exprimé ses vœux de succès au nouveau chef d’État dans sa nouvelle mission.

Cependant, l’aile de Mangokouro du MFDC a également exprimé son regret que le nouveau président n’ait pas abordé la crise casamançaise dans son discours inaugural. Pour cette faction, il est crucial que le président et son gouvernement prennent des mesures concrètes pour résoudre cette crise qui sévit depuis de nombreuses années dans la région de la Casamance.

Amidou Djiba a souligné l’importance de voir une approche différente de la part du nouveau gouvernement, espérant qu’ils ne suivront pas les mêmes méthodes que leurs prédécesseurs. Il a appelé le président Diomaye Faye et son Premier ministre, Ousmane Sonko, à accorder une attention particulière à la résolution de la crise en Casamance, qui reste dans une phase de stagnation, sans paix ni guerre depuis plusieurs années.

Cette déclaration met en lumière les attentes de l’aile de Mangokouro du MFDC vis-à-vis du nouveau leadership politique au Sénégal, soulignant l’importance de trouver des solutions durables aux problèmes persistants dans la région de la Casamance.

Campagne Électorale : Khalifa Sall Promet de Faire Progresser le Sénégal Oriental et la Casamance

Khalifa Sall, leader de la coalition Taxawu Sénégal, a récemment effectué une visite dans les régions de Tamba et de Kolda, marquant ainsi son engagement envers le développement des régions orientales du Sénégal et de la Casamance. Au cours de cette visite, il a rencontré la population locale et pris des engagements concrets pour transformer ces régions en moteurs de croissance pour le pays.

Lors de ses échanges avec les habitants, Khalifa Sall a souligné l’importance stratégique de ces régions, les décrivant comme les « trois greniers du Sénégal », comprenant le Sénégal oriental, la Casamance et la région du fleuve. Selon lui, pour que le Sénégal prospère, il est impératif que ces régions se développent également.

Il a insisté sur le potentiel inexploité des ressources agricoles, halieutiques et pastorales de ces zones, affirmant que la revitalisation de ces secteurs est essentielle pour atteindre l’autosuffisance alimentaire et stimuler l’économie nationale. En prenant l’engagement de faire de ces régions une « locomotive du pays », Khalifa Sall cherche à mobiliser les ressources nécessaires pour concrétiser cette vision de développement régional.

En outre, Khalifa Sall a exprimé sa gratitude envers les forces de défense et de sécurité opérant dans ces zones frontalières, reconnaissant leur rôle crucial dans le maintien de l’unité nationale face aux tensions régionales. Il a souligné son engagement envers la construction d’une nation unie, où la cohabitation pacifique est une réalité.

Khalifa Sall a réaffirmé son engagement en tant que « garant ferme de l’unité nationale » et a appelé à la solidarité et à la coopération pour surmonter les défis et réaliser le plein potentiel de ces régions. Sa visite et ses engagements témoignent de sa volonté de placer le développement régional au cœur de son programme politique, dans le but de bâtir un Sénégal plus prospère et inclusif pour tous.

Reprise de la liaison maritime Dakar-Ziguinchor : Macky Sall réaffirme ses instructions pour le désenclavement de la Casamance

Lors de la réunion du Conseil des ministres mercredi, le président Macky Sall a réitéré ses instructions concernant la reprise des liaisons maritimes entre Dakar et Ziguinchor, prévue pour le mois de mars 2024. Cette décision intervient dans le cadre des efforts visant à renforcer le désenclavement de la région naturelle de Casamance, située dans le sud du Sénégal.

Le chef de l’État a souligné sa détermination à travailler avec toutes les parties prenantes pour assurer une paix durable et un développement socio-économique soutenu des régions administratives de Ziguinchor, Sédhiou et Kolda. Cette réaffirmation de ses instructions s’inscrit dans le contexte de la consolidation de la paix dans la région, suite aux violentes manifestations survenues en juin 2023 ayant entraîné l’interruption de la liaison maritime entre Dakar et Ziguinchor.

Macky Sall a mis l’accent sur la nécessité d’accélérer le désenclavement de la Casamance, en mettant en avant plusieurs initiatives. Parmi celles-ci, on compte l’accélération de la finalisation de la Route Nationale 4 (RN4) reliant Sénoba à Ziguinchor, la réalisation d’infrastructures socio-économiques de base telles que les routes, les pistes, les écoles et les structures sanitaires dans certaines zones, ainsi que des initiatives visant à faciliter la réinsertion sociale des populations retournant dans leurs localités d’origine.

Le conflit casamançais, marqué par la rébellion du Mouvement des Forces Démocratiques de Casamance (MFDC), a entraîné le déplacement de nombreuses populations vers des zones plus sécurisées, notamment dans les années 1990-2000. Cependant, grâce aux progrès réalisés en matière de paix et de sécurité ces dernières années, de nombreuses familles commencent à retourner dans leurs localités d’origine, illustrant ainsi une lueur d’espoir pour la région.

La réaffirmation des instructions présidentielles quant à la reprise de la liaison maritime et au désenclavement de la Casamance témoigne de l’engagement continu du gouvernement sénégalais à promouvoir le développement et la stabilité dans cette région stratégique du pays.

Adama Barrow appelle à une enquête conjointe avec le Sénégal après la mort d’un Gambien près de la Casamance

« Les autorités gambiennes exigent des réponses suite au décès tragique de Duwa Badjie, impliquant les forces sénégalaises »

Les autorités gambiennes ont lancé un appel pressant à une enquête conjointe avec le Sénégal à la suite du décès de Duwa Badjie, survenu dans des circonstances troubles près de la région de la Casamance. Cette demande intervient alors que la situation reste tendue dans la région, avec des accusations portées contre les forces de sécurité sénégalaises.

Lors des funérailles de Duwa Badjie, organisées le mercredi 14 février dans le village de Gilanfary, le ministre gambien de la défense, Serign Modou Njie, a exprimé la profonde tristesse ressentie par le pays suite à cet événement tragique. Il a souligné que la mort de Duwa Badjie était une perte inacceptable pour la Gambie et a assuré que le gouvernement gambien prenait cette affaire très au sérieux.

Suite à cette tragédie, le président gambien Adama Barrow a immédiatement convoqué une réunion d’urgence du Conseil national de sécurité. Lors de cette réunion, il a ordonné le lancement d’une enquête approfondie sur les circonstances entourant la mort de Duwa Badjie. De plus, le président Barrow a exprimé son intention de discuter de l’incident avec son homologue sénégalais, Macky Sall, dans le cadre de la recherche de réponses et de solutions.

Dans un souci de transparence et de coopération, Adama Barrow a également appelé à une enquête conjointe entre la Gambie et le Sénégal. Cette démarche vise à garantir que toute la lumière soit faite sur cet événement tragique et à éviter toute escalade des tensions entre les deux pays voisins.

Les dirigeants locaux de la région de Foni, d’où était originaire Duwa Badjie, ont exprimé leur reconnaissance envers le gouvernement pour sa réactivité dans cette affaire. Ils ont également souligné l’importance de prévenir de tels incidents à l’avenir, afin de garantir la sécurité et la stabilité de la région.

En réponse aux propos selon lesquels Foni serait considéré comme faisant partie de la Casamance, les représentants politiques de la Gambie ont rappelé que Foni est une partie intégrante de leur pays, et ont insisté sur l’importance de résoudre cet incident dans le cadre des relations bilatérales entre la Gambie et le Sénégal.

Lancement du projet Feed the Future Senegal Yiriwaa : Un Partenariat USAID-Declic pour le développement des jeunes en Casamance

Le 17 janvier dernier, à Ziguinchor, le projet Feed the Future Senegal Yiriwaa a été officiellement lancé dans le cadre d’un partenariat entre l’USAID Senegal et Declic. La cérémonie de lancement a réuni des autorités locales de renom, dont le Gouverneur de la Région, les Préfets de Ziguinchor, Bignona, et Oussouye, ainsi que le Maire de Ziguinchor. La présidence de l’événement était assurée conjointement par le Gouverneur de la Région et le Directeur du Bureau Croissance Économique de l’USAID.

Le projet Yiriwaa, d’une valeur de 3 millions de dollars américains (environ 2 milliards de francs CFA), vise à intensifier l’engagement des jeunes au sein de leurs communautés en mettant en œuvre des clubs 4-H, en renforçant le leadership des jeunes, et en créant un écosystème inclusif favorable à l’engagement et au développement positif des jeunes.

L’USAID et Declic entendent ainsi contribuer activement au développement des jeunes en Casamance, en favorisant leur participation active dans la vie communautaire et en créant des opportunités pour leur épanouissement. Le projet Yiriwaa s’inscrit dans une démarche globale de promotion de l’engagement et du leadership des jeunes, créant ainsi un cadre propice à un développement durable et inclusif.

Amadou Ba salue la richesse culturelle de la Casamance : Le Bois Sacré, un trésor ancestral à préserver

Le Ministre de l’Économie, des Finances et du Plan, Amadou Ba, a exprimé sa reconnaissance envers la richesse culturelle de la Casamance lors de sa visite à Oussouye. Il a particulièrement souligné l’importance du Bois Sacré, un élément emblématique des traditions et des rites ancestraux de la région.

La Casamance, réputée pour son patrimoine culturel unique, est également connue pour ses traditions riches et variées. Le Bois Sacré, gardien de coutumes ancestrales, incarne l’héritage culturel profondément enraciné de la région. Le Ministre Amadou Ba a tenu à exprimer sa gratitude envers le Roi Sibiloumbaye Diédhiou et les gardiens dévoués de ces traditions, qui jouent un rôle essentiel dans la préservation du patrimoine culturel de la Casamance.

La visite du Ministre à Oussouye a été marquée par l’enthousiasme et l’accueil chaleureux des habitants. Cette manifestation d’engagement envers la préservation des traditions et la valorisation du patrimoine culturel contribue à renforcer le lien entre les autorités gouvernementales et les communautés locales.

La Casamance, en plus de ses attraits naturels, se distingue par sa diversité culturelle, représentant un atout majeur pour le tourisme et le développement régional. La reconnaissance du Bois Sacré et des coutumes locales par le Ministre Amadou Ba souligne l’importance de préserver ces éléments uniques qui contribuent à l’identité culturelle de la Casamance.

Les remerciements exprimés par le Ministre témoignent de l’importance accordée par le gouvernement à la préservation et à la promotion du patrimoine culturel du Sénégal, en particulier dans des régions telles que la Casamance, qui jouent un rôle clé dans l’enrichissement de la diversité culturelle nationale.

Le ministre Amadou Ba sur le chantier de l’Aéroport de Ziguinchor : Un jalon clé vers le désenclavement de la Casamance

Le Premier Ministre , Amadou Ba, a récemment effectué une visite majeure sur le chantier de l’aéroport de Ziguinchor, marquant ainsi une avancée significative dans les efforts du gouvernement sénégalais pour désenclaver la région de Casamance. La Casamance, reconnue pour sa richesse naturelle et son potentiel touristique, est la seule région du pays à bénéficier actuellement de deux aéroports.

L’initiative s’inscrit dans le cadre d’un programme global visant à renforcer les infrastructures de transport afin de favoriser le désenclavement de la région et de stimuler son développement économique. Cette démarche stratégique vise à rapprocher la Casamance des autres régions du Sénégal, créant ainsi de nouvelles opportunités pour le tourisme, les affaires et le commerce.

La visite du Ministre Amadou Ba sur le chantier de l’aéroport de Ziguinchor souligne l’engagement résolu du gouvernement en faveur d’un développement inclusif et équilibré sur l’ensemble du territoire. Le désenclavement de la Casamance est identifié comme une étape clé pour renforcer la connectivité de la région et ouvrir des perspectives économiques prometteuses.

Les investissements dans les infrastructures de transport, en particulier les aéroports, jouent un rôle crucial dans la stimulation du tourisme, l’attraction des investissements et la création d’opportunités économiques durables. L’aéroport de Ziguinchor, en cours de développement, contribuera à améliorer la connectivité régionale, facilitant les déplacements et favorisant l’échange culturel et commercial.

Le Premier Ministre Amadou Ba dynamise le développement économique de la Casamance lors d’une tournée stratégique

Du 14 au 17 janvier 2024, le Premier Ministre Amadou Ba a inauguré une tournée économique stratégique dans les régions de la Casamance, débutant son périple à l’aéroport de Tambacounda. Cette initiative vise à stimuler les perspectives économiques régionales et à renforcer les liens entre le gouvernement et les communautés locales.

La première étape de cette tournée a été marquée par une note de solennité, alors que le Premier Ministre s’est rendu au domicile du Ministre de l’Intérieur, Sidiki KABA, pour présenter ses condoléances au nom du Chef de l’État et du Gouvernement, suite au décès du frère de ce dernier. Cette visite de courtoisie souligne la solidarité gouvernementale envers l’un de ses membres touché par le deuil.

Par la suite, Amadou Ba, accompagné de sa délégation, s’est dirigé vers la région de Kolda, marquant ainsi le début d’un marathon économique visant à dynamiser les opportunités de croissance dans la Casamance. Cette démarche reflète l’engagement du gouvernement envers le développement régional et son désir de créer des synergies fructueuses avec les acteurs locaux.

La tournée revêt une importance cruciale, mettant en évidence la volonté du gouvernement de favoriser le progrès économique dans la région. L’objectif est de créer un dialogue ouvert et constructif avec les communautés locales, comprendre leurs préoccupations et identifier les opportunités d’investissement et de développement.

Au-delà de l’aspect économique, le Premier Ministre a également souligné l’importance de renforcer les liens sociaux et culturels dans la Casamance. La tournée vise à consolider la cohésion entre le gouvernement et la population, garantissant ainsi que les politiques et les initiatives en cours répondent efficacement aux besoins réels de la communauté.

cette tournée économique du Premier Ministre Amadou Ba en Casamance illustre une démarche proactive du gouvernement pour favoriser le développement inclusif et durable de la région. Elle offre également une occasion unique de construire des partenariats solides entre les autorités gouvernementales et les acteurs locaux, jetant ainsi les bases d’un avenir économique prometteur pour la Casamance.

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