Visa américain : une caution pouvant atteindre 8,3 millions FCFA exigée des Sénégalais dès janvier 2026

Les conditions d’accès au territoire américain pour les ressortissants sénégalais vont connaître un durcissement notable à partir du 21 janvier 2026. Désormais, les demandeurs de visa de court séjour vers les États-Unis, notamment pour le tourisme ou les affaires, devront s’acquitter d’une caution financière obligatoire dont le montant pourra atteindre 15 000 dollars, soit environ 8,3 millions de francs CFA.

Cette nouvelle mesure concerne les visas de type B1/B2, traditionnellement délivrés pour les voyages temporaires. Elle s’inscrit dans un programme mis en place par les autorités américaines visant à renforcer le contrôle des entrées et des sorties du territoire. Concrètement, la caution exigée sera fixée par l’agent consulaire lors de l’entretien de visa, en fonction du profil du demandeur, selon trois niveaux possibles : 5 000, 10 000 ou 15 000 dollars américains.

Selon les autorités américaines, cette garantie financière a pour objectif principal de s’assurer que les voyageurs respectent strictement la durée de séjour autorisée et quittent les États-Unis dans les délais prévus. La somme déposée n’a pas vocation à être une taxe définitive, puisqu’elle est remboursable sous certaines conditions. Elle est restituée lorsque le voyageur quitte le territoire avant l’expiration de son visa, lorsque le visa est accordé mais que le déplacement n’a finalement pas lieu, ou encore lorsque l’entrée est refusée par les services de la police des frontières à l’arrivée.

En revanche, la caution est définitivement perdue si le bénéficiaire dépasse la durée légale de son séjour ou tente de modifier son statut migratoire, notamment en introduisant une demande d’asile ou une procédure de régularisation sans quitter le territoire américain. Une telle infraction pourrait également compromettre toute demande future de visa.

À cette exigence financière s’ajoutent des contraintes logistiques strictes. Les voyageurs concernés devront impérativement entrer et sortir des États-Unis par des aéroports désignés, notamment New York (JFK), Washington Dulles (IAD) ou Boston Logan (BOS). Le non-respect de ces points de passage pourrait entraîner la confiscation de la caution et des sanctions administratives.

Cette décision s’inscrit dans la stratégie américaine de lutte contre les dépassements de séjour, communément appelés « overstay ». Le Sénégal figure sur une liste de pays considérés comme présentant un taux élevé de non-retour après expiration des visas, aux côtés d’États comme le Nigéria, la Mauritanie, le Togo ou encore le Venezuela.

Contacté par la presse sénégalaise, le Consulat du Sénégal à New York a indiqué être en attente d’une communication officielle détaillée des autorités américaines afin de mieux informer les ressortissants sénégalais sur les modalités pratiques de cette nouvelle réglementation.

Enfin, les autorités américaines appellent à la vigilance. Aucun paiement de caution ne doit être effectué sans instruction formelle et directe du consulat ou des services officiels. Les demandeurs sont invités à se méfier des intermédiaires, plateformes non agréées ou individus mal intentionnés qui pourraient tenter de tirer profit de cette réforme en proposant des procédures frauduleuses.

Affaire Amadou Sall : Ibrahima Ba et le chauffeur libérés sous caution

Ibrahima Ba, fils de l’ancien Premier ministre Amadou Ba, et Cheikh Tidiane Seck, le chauffeur de la famille, ont été libérés ce mercredi après avoir été détenus dans le cadre de l’affaire dite « Amadou Sall ». Leur remise en liberté intervient suite au versement d’une caution solidaire estimée à 550 millions de francs CFA, selon plusieurs médias.

Ibrahima Ba était poursuivi pour « blanchiment de capitaux et complicité avec Amadou Macky Sall », fils de l’ancien président de la République Macky Sall. Cette affaire, qui a suscité une grande attention médiatique, met en lumière des liens présumés entre des acteurs politiques et des opérations financières controversées, soulevant des interrogations sur la transparence et la régularité des transactions impliquant des personnalités influentes du pays.

Le chauffeur Cheikh Tidiane Seck, considéré comme un acteur secondaire dans l’affaire, a également été libéré sous caution, ce qui marque une étape significative dans la procédure judiciaire en cours. La décision de la justice vise à permettre aux prévenus de répondre aux investigations tout en assurant leur présence lors des prochaines audiences.

Cette libération, très commentée dans les médias et sur les réseaux sociaux, intervient dans un contexte où la justice sénégalaise est sous les projecteurs, avec des dossiers impliquant des figures politiques de premier plan et des questions sensibles sur la gestion de fonds et de capitaux.

Parquet financier : Waly Seck libéré après avoir versé une caution de 210 millions de FCFA

Le chanteur Waly Seck, convoqué ce mercredi devant le parquet financier, a finalement retrouvé la liberté après plusieurs heures d’audition. Selon son avocat, Me Abdou Dialy Kane, l’artiste a été relâché à la suite du versement d’un cautionnement fixé à 210 millions de francs CFA.

Le nom du musicien avait été cité dans un rapport de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF). Ce document fait état de transactions suspectes estimées à 5,5 milliards de francs CFA, dans le cadre de l’affaire dite « Amadou Macky Sall ».

Si Waly Seck n’a pas été placé sous mandat de dépôt, son implication dans ce dossier sensible continue de susciter de nombreuses réactions. Pour ses avocats, le paiement de la caution ne signifie pas une reconnaissance de culpabilité mais s’inscrit dans la procédure afin de garantir sa disponibilité à répondre aux convocations de la justice.

La suite de l’enquête permettra de déterminer le rôle exact joué par l’artiste dans ces transactions financières jugées douteuses par la CENTIF. En attendant, Waly Seck, figure incontournable de la scène musicale sénégalaise, reste sous la surveillance étroite de la justice financière.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°474 – 27/05/2025

🔴 ENCORE EN DÉTENTION MALGRÉ LA VALIDATION D’UNE CAUTION DE PRÈS DE 32 MILLIARDS F CFA : LE CAS TAHIROU SARR INTERROGE
🔴 MANDAT DE DÉPÔT CONTRE LE MAIRE MANSOUR FAYE : LA DÉFENSE BRANDIT UNE REQUÊTE AUX FINS DE CONTESTATIONS SÉRIEUSES

🔴 LIGUE 1 / VICTOIRE CONTRE WALLYDAAN : L’US OUAKAM DANS LE TOP 3
🔴 NATIONAL 1 / VICTOIRE CONTRE TOGLOU DIASS : GUELWAARS DE FATICK EN LIGUE 2

Sénégal : Vers une Réforme du Système de Caution Locative pour Protéger les Locataires

Une réforme d’envergure dans le secteur de la location immobilière pourrait bientôt transformer les rapports entre bailleurs et locataires au Sénégal. Le directeur général de la Caisse de dépôt et de consignations (CDC), Fadilou Keita, a annoncé une initiative ambitieuse qui vise à réglementer et centraliser le système de paiement des cautions de loyers, dans un souci de transparence et d’équité.

Dans un contexte où les plaintes se multiplient, notamment dans les grandes agglomérations comme Dakar, cette réforme intervient comme une réponse attendue. Les pratiques actuelles, marquées par des exigences excessives de caution — souvent trois à quatre mois de loyer — et des difficultés de restitution, mettent à mal de nombreux locataires. À cela s’ajoutent les frais imposés par les courtiers et autres intermédiaires, rarement remboursables.

« Nous avons entrepris des démarches pour permettre à toutes les personnes de déposer leur caution à la Caisse de dépôt et de consignations. De ce fait, personne ne pourra réclamer des cautions de 3 à 4 mois aux locataires », a déclaré Fadilou Keita. L’objectif est clair : garantir au locataire la restitution de sa caution à la fin du contrat, sous supervision d’une entité publique neutre.

Selon M. Keita, ce nouveau mécanisme permettra d’encadrer les relations entre locataires et bailleurs, tout en limitant les abus. Actuellement, de nombreux conflits naissent à la fin des baux, les bailleurs justifiant la non-restitution partielle ou totale de la caution par des frais de réfection, parfois sans preuves concrètes.

La CDC jouera alors un rôle d’arbitre et de garant, en veillant à ce que les cautions soient restituées de manière juste, après évaluation objective de l’état du logement.

Un autre point important de la réforme concerne les courtiers. Fadilou Keita a dénoncé les commissions prélevées par ces intermédiaires sur les cautions, une pratique courante mais injuste. « Le mois de caution perçu par le courtier n’est jamais restitué au locataire. Il s’agit d’une pratique injuste à laquelle nous voulons mettre fin », a-t-il insisté.

Avec la centralisation des cautions à la CDC, ces frais illicites pourraient disparaître, et les locataires ne seraient plus tenus de verser des sommes importantes à des tiers non régulés.

Si elle est mise en œuvre, cette réforme constituerait une avancée sociale significative pour les milliers de Sénégalais confrontés aux difficultés de logement. Elle permettrait également d’assainir un secteur souvent critiqué pour son opacité et son manque de régulation.

Affaire Farba Ngom : Plus d’un milliard mobilisé pour renforcer la caution du député-maire

Incarcéré dans le cadre d’une affaire politico-judiciaire qui continue d’agiter l’actualité sénégalaise, Farba Ngom, député-maire des Agnam, peut compter sur le soutien indéfectible de ses proches, militants et sympathisants à travers le monde. Une vaste opération de collecte de fonds, initiée par le Comité de résistance populaire (CRP), a permis de réunir une somme impressionnante destinée à renforcer la caution exigée pour sa libération provisoire : plus d’un milliard de francs CFA.

Convaincus de son innocence et déterminés à le voir retrouver sa liberté en attendant l’issue de la procédure judiciaire en cours, les membres du CRP ont réussi à mobiliser exactement 1 milliard 66 millions de FCFA. Ce montant, collecté en un temps record, témoigne de la solidarité active de ses soutiens, tant sur le plan national qu’international.

La répartition géographique des contributions révèle l’ampleur du mouvement :

Au Sénégal, les hommes d’affaires, commerçants et autres sympathisants ont apporté 270 millions FCFA. Une somme conséquente qui montre l’ancrage local du parlementaire, connu pour ses liens étroits avec sa base électorale dans le Fouta.

La diaspora ouest-africaine, très mobilisée, a contribué à hauteur de 450 millions FCFA, soit la part la plus importante de l’enveloppe totale.

L’Afrique centrale, quant à elle, a offert 554 millions FCFA, traduisant l’engagement sans faille de nombreux Sénégalais installés dans cette partie du continent.

En Amérique, les militants ont collecté 56 000 dollars US, soit environ 34 millions FCFA, tandis qu’en Europe, les contributions s’élèvent à 132 000 euros, soit environ 86 millions FCFA.

Enfin, 43 millions FCFA ont été versés sous forme de dons anonymes, renforçant ainsi la dimension collective et transversale de cette opération de soutien.

Au-delà des chiffres, cette mobilisation reflète la volonté d’un pan important de l’opinion publique de faire bloc derrière Farba Ngom, en attendant que la justice fasse toute la lumière sur les faits qui lui sont reprochés. Pour ses partisans, il ne s’agit pas seulement de défendre un homme, mais aussi de dénoncer ce qu’ils considèrent comme une « cabale politique » visant à écarter une figure influente du champ politique national.

Pour l’instant, la balle est dans le camp de la justice. Mais une chose est sûre : le député-maire des Agnam n’est pas seul. Et ses partisans, au Sénégal comme à l’étranger, entendent poursuivre leur combat jusqu’à son rétablissement dans ses droits.

Daniel Alves, libéré sous caution, célèbre la liberté avec une fête jusqu’aux premières lueurs de l’aube

Après des mois derrière les barreaux, l’ancienne star du FC Barcelone, Daniel Alves, a retrouvé la liberté provisoire. Libéré après le paiement d’une caution d’un million d’euros, Alves a immédiatement embrassé la vie hors des murs de la prison en organisant une fête extravagante chez lui.

Condamné en première instance à une peine de quatre ans et demi pour le viol présumé d’une jeune femme dans une boîte de nuit de Barcelone fin 2022, Alves attend désormais son jugement en appel. Mais cela ne l’a pas empêché de célébrer sa liberté retrouvée avec enthousiasme.

Le lendemain de sa libération, Alves a transformé sa maison familiale, située dans la province de Barcelone, en lieu de festivités. La raison officielle de cette célébration était l’anniversaire de son père. Cependant, ce qui aurait pu être une affaire discrète s’est rapidement transformé en une soirée animée en compagnie de nombreux amis proches.

Selon les rapports, la fête a débuté dans un restaurant avant que la famille d’Alves et ses amis ne se retirent chez lui. La soirée se serait prolongée jusqu’aux premières heures du matin, avec des invités restant jusqu’à 5 heures du matin pour continuer à célébrer.

Ces réjouissances, bien que destinées à marquer l’anniversaire du père d’Alves, ne manqueront pas de raviver les critiques et les controverses entourant sa libération. Malgré les restrictions qui lui sont imposées, notamment l’interdiction de quitter l’Espagne et l’obligation de se présenter régulièrement au tribunal de Barcelone, Alves semble déterminé à profiter de sa liberté autant que possible.

Pour l’ancien joueur de football, cette soirée de fête pourrait également servir de répit temporaire dans l’attente de son procès en appel, dont la date reste encore inconnue. En attendant, Daniel Alves continue à vivre sa vie, confrontant les défis judiciaires avec le même esprit compétitif qui l’a caractérisé sur le terrain.

Dani Alves est sorti de prison après avoir payé une caution d’un million d’euros

Le footballeur brésilien Dani Alves, condamné en première instance en février pour viol à quatre ans et demi de prison, est sorti lundi de la prison espagnole où il était détenu depuis plus d’un an, après s’être acquitté du paiement d’une caution d’un million d’euros.

Il aura fallu cinq jours à L’ex-star du FC Barcelone, de la Juventus ou encore du Paris Saint-Germain pour réunir cette somme, puisque le principe de cette remise en liberté sous caution dans l’attente de son procès en appel avait été décidé par le tribunal mercredi dernier.

Visage fermé, vêtu d’un jean et d’un manteau noir, le joueur a franchi à pied peu avant 16H30 locales (15H30 GMT) la porte de la prison de Brians 2 à San Esteban Sasroviras, à 40 kilomètres au nord-ouest de Barcelone (nord-est de l’Espagne), escorté à distance par des policiers, sans dire un mot ni jeter un regard aux nombreux journalistes présents, ont constaté deux journalistes de l’AFP.

Il est ensuite monté dans une voiture et a quitté le parking de la prison accompagné de son avocate Inés Guardiaola.

Le tribunal de Barcelone a accepté sa remise en liberté dans l’attente de son procès en appel moyennant le paiement d’une caution d’un million d’euros, ainsi que le retrait de ses deux passeports espagnol et brésilien et l’interdiction de quitter l’Espagne.

Il lui est également interdit d’approcher à moins d’un kilomètre du domicile ou du lieu de travail de la victime et d’entrer en contact avec elle.

Le joueur devra pointer tous les vendredis au tribunal de Barcelone, précise le document judiciaire consulté par l’AFP, qui atteste que la caution a bien été déposée lundi matin. 

– Finances dégradées –

Des rumeurs insistantes avaient laissé entendre que le père d’une autre star du football brésilien, son ancien coéquipier au FC Barcelone Neymar, pourrait l’aider à payer la caution.

Mais le père de Neymar, qui avait admis en janvier avoir versé 150.000 euros pour aider l’ex-latéral à payer ses frais d’avocats, a assuré jeudi que depuis la condamnation d’Alves, la situation était « différente ».

La situation financière de Dani Alves s’est considérablement dégradée depuis son arrestation, notamment avec la suspension de son contrat avec le club mexicain des Pumas et l’arrêt d’autres sources de revenus, selon sa défense.

Il avait été placé en détention provisoire dans ce centre pénitentiaire de Brians 2 dès son arrestation en janvier 2023, après avoir été accusé du viol d’une jeune femme dans la nuit du 30 au 31 décembre 2022 dans une discothèque de Barcelone.

Jugé en première instance le mois dernier, il s’était vu infliger une peine de quatre ans et demi d’emprisonnement et était donc resté derrière les barreaux.

Le parquet s’était opposé à cette demande de remise en liberté, estimant que le risque de fuite était important.

– Critiques de Lula –

L’avocate de la victime, Me Ester García, avait fustigé la décision du tribunal, évoquant une « justice pour les riches ».

Cette décision avait également été critiquée par le président du Brésil, Luiz Inacio Lula da Silva, qui avait estimé que « l’argent que possède Daniel Alves (…) ne (pouvait) pas racheter l’offense d’un homme envers une femme qu’il a violée ».

Pour convaincre le tribunal d’accepter cette remise en liberté, son avocate Me Guardiola avait argué que l’ancien joueur avait déjà purgé un quart de la peine prononcée en première instance.

Cette peine de quatre ans et demi d’emprisonnement prononcée le 22 février était très inférieure aux réquisitions du parquet, qui réclamait neuf ans de prison. Le parquet a annoncé qu’il ferait appel.

Le tribunal avait également obligé le joueur à verser 150.000 euros à sa victime et lui avait imposé cinq ans de liberté surveillée après sa sortie de prison, ainsi qu’une interdiction d’approcher sa victime pendant neuf ans et demi.

Lors de son procès, Alves, âgé de 40 ans, avait assuré que la relation sexuelle était consentie, mais sa défense avait été fragilisée par ses nombreux changements de versions, épinglés par l’accusation. Le joueur a fait appel, mais on ignore encore la date de son nouveau procès.

La « Seleçao » (l’équipe nationale brésilienne de football), qui est actuellement à Madrid pour un match mardi soir face à la « Roja », avait exprimé vendredi sa solidarité « avec les victimes », après avoir été critiquée pour son silence après les condamnations pour viol d’Alves et d ‘une autre gloire déchue du football carioca, Robinho.

afp

Rejet de la caution de Sonko : les précisions de Cheikh Issa Sall, Dg de la CDC

La Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), après l’avoir accepté dans un premier temps, a finalement retourné au mandataire de l’opposant Ousmane Sonko, Ayib Daffé le chèque de 30 millions de F CFA qu’il a déposé ce 30 novembre à titre de caution.

Contacté par Source A, le directeur général de la CDC, Cheikh Issa Sall confirme que le  « mandataire avait déposé un chèque auprès du guichet. » Il s’empresse, toutefois, d’ajouter : « Il y a un dispositif derrière le guichet qui regarde le dépôt, qui l’analyse. »
C’est après cette vérification, affirme le magistrat de formation, « que ce dispositif a vu que le dépôt concernait Ousmane Sonko en personne. »

« On a une liste venant du ministère de l’Intérieur qui nous indique tous les candidats à la candidature qui ont retiré des fiches de parrainage. Comme il (Sonko) ne figure pas sur cette liste là, nous avons jugé nécessaire de lui retourner le chèque », indique-t-il.

« Pour l’attestation, qui fait partie du dossier de candidature, on a 48 heures pour la signer », souligne-t-il. Mais, il insiste sur le fait que la première étape consiste à « vérifier si le candidat figure sur la liste des candidats à la candidature qui ont retiré leurs fiches de parrainage ».

Caution : Les candidats qui seront remboursés et ceux qui perdront leurs 30 millions

À moins de 3 mois de la présidentielle, des candidats commencent déjà à déposer leur caution . Quels candidats se verront rembourser leurs 30 millions de francs Cfa au terme du processus ? Quels sont ceux qui risquent de perdre leur caution ?

Après les parrainages, les candidats déclarés à la présidentiel de 2024 commencent petit à petit à aller déposer leur caution. Karim Wade, Thierno Alassane Sall, Cheikh Bamba Dièye ou encore Anta Babacar Ngom, ont annoncé le dépôt des 30 millions de francs Cfa à la Caisse des dépôts et consignations (Cdc). Quels candidats risquent de perdre leur caution ?

En effet, c’est le code électoral qui organise le cautionnement des candidats. En son article L122, le texte dispose que Les candidats sont astreints au dépôt d’un cautionnement, qui doit être versé à la Caisse des Dépôts et Consignations, et dont le montant est fixé par arrêté du Ministre chargé des élections après avis des partis politiques légalement constitués.     Ainsi, l’article L.122 du code électoral dispose qu’ «en cas d’irrecevabilité d’une candidature, le cautionnement est remboursé quinze jours après la publication définitive de la liste des candidats.» Donc les candidatures qui n’auront pas passé l’étape du Conseil constitutionnel vont pouvoir récupérer leurs 30 millions de francs Cfa.

Si jamais la candidature est retenue, cette caution lui est remboursée dans les quinze jours qui suivent la proclamation définitive des résultats s’il obtient au moins 5% de suffrages exprimés. En donc, en deçà de cette barre le cautionnement est perdu.

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