Révision ordinaire des listes électorales 2025 : une opportunité pour plus de 3 millions de citoyens de devenir électeurs

Le Sénégal a officiellement lancé la révision ordinaire des listes électorales pour l’année 2025. Cette opération, démarrée le 1er février, se poursuivra jusqu’au 31 juillet sur l’ensemble du territoire national. Elle vise à permettre aux citoyens d’accéder à leur droit de vote en s’inscrivant pour la première fois ou en mettant à jour leurs informations électorales. Encadrée par la Direction générale des élections (DGE) et supervisée par la Commission électorale nationale autonome (CENA), cette initiative revêt une importance capitale pour garantir une participation démocratique plus large et inclusive.

La nécessité de cette révision se justifie par l’écart significatif entre la population sénégalaise et le nombre d’électeurs inscrits. Selon les dernières données de l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), la population du Sénégal est estimée à environ 18 millions d’habitants, tandis que le fichier électoral ne recense que 7 371 891 électeurs. Cette différence de plus de 10 millions de personnes met en évidence l’enjeu d’une plus grande mobilisation afin d’augmenter le taux d’inscription sur les listes électorales.

La mise à jour du fichier électoral est assurée par des commissions administratives installées dans chaque commune du pays. Ces commissions sont chargées de recevoir et de traiter les demandes d’inscription, de modification ou de radiation des électeurs. Elles sont composées d’un président désigné par l’autorité administrative, du maire ou de son représentant, ainsi que de représentants des partis politiques. Cette diversité dans la composition des commissions vise à garantir un processus transparent et équitable.

Pour s’inscrire sur les listes électorales ou mettre à jour leurs informations, les citoyens doivent se présenter aux commissions avec leur carte nationale d’identité biométrique CEDEAO. Ceux qui ont changé de domicile doivent fournir un document justifiant leur nouvelle adresse, comme une facture d’eau ou d’électricité, ou un certificat de résidence. Les militaires et paramilitaires souhaitant modifier leur statut électoral doivent également présenter une attestation confirmant leur changement de situation.

La révision des listes électorales prend aussi en compte les radiations nécessaires. Les personnes décédées, celles frappées d’incapacité juridique et celles qui souhaitent volontairement être retirées des listes sont concernées par cette procédure. En cas de rejet d’une demande d’inscription ou de modification, les citoyens ont la possibilité de saisir le tribunal d’instance, qui statue dans un délai de dix jours. Les contestations liées à la radiation d’un électeur ou à la publication des listes provisoires peuvent également être portées devant la justice, avec la possibilité d’un recours devant la Cour suprême pour les cas les plus complexes.

SCISSION U SEIN DE LA CEDEAO : Le Togo risque de rejoindre l’AES

La saignée au sein de la CEDEAO semble ne pas s’arrêter. En tout cas, les politiques ancrées dans le panafricanisme identitaire des pays qui ont constitué l’AES commencent à avoir des effets. Au moment où le président de la République du Sénégal joue la médiation pour convaincre les trois pays de l’Afrique de l’Ouest qui ont mis en place l’alliance des Etats du Sahel (AES), son co-négociateur, le président Faure Gnassingbé Eyadéma du Togo, semble quitter la barque de la CEDEAO pour s’allier à l’AES. C’est du moins ce que semble dire son ministre des Affaires Etrangères. Dans un entretien accordé à la chaîne de télévision Voxafrica. Il dit : « Ce qui nous lie, c’est l’Afrique d’abord. C’est notre pays d’abord. Oui nous sommes contre l’alignement. La souveraineté d’un pays ou elle est totale ou elle ne l’est pas. Nous sommes proche de ces pays parce que nous avons la même vision, l’Afrique d’abord. Pour moi ce n’est pas impossible mais c’est la décision du président de la République.  Si le parlement demande que le Togo rejoigne l’AES pourquoi le Togo ne le ferai pas ? Demandez aux populations togolaises si le Togo veut entrer dans l’AES, vous allez voir leur réponse, je vous dirais qu’elles vous diront oui. A plus de 70%, ils vous diront oui parce partout en Afrique, les peuples Africains veulent être eux-mêmes. Certains de nos partenaires veulent que nous soyons à leur service mais nous disons non. Nous disons non à la domination », a répondu Robert Dussey qui semble dire que la population prône pour leur intégration au sein de l’AES. Il ajoute pour tresser les lauriers du putschiste malien. « Les maliens ont la chance exceptionnelle d’avoir à la tête du pays, le Colonel Assimi Goïta. Avoir un homme pareil et ce qu’il a accompli en trois ans, personne ne pourra le faire dans le contexte actuel au Mali. Pour nous aujourd’hui, le président Assimi Goïta est une chance pour le Mali. L’Afrique est utilisée seulement pour servir les grandes puissances et ce n’est pas normal » lâche le chef de la diplomatie togolaise qui regrette que « qui a pu prendre Kidal au Mali en nous montrant ou nous disant que Kidal était un bastion imprenable. Vous avez vu que tout ça c’était des mensonges fabriqués, orchestrés pour diviser les maliens. Avoir un homme de cette trame qui a pu le faire, ce n’est même pas discutable » dit-il.

Les trois pays qui forment l’AES (Mali, Niger et Burkina Faso) ont annoncé en janvier 2024 leur volonté de quitter la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Un départ qui sera effectif le 29 janvier 2025. Ainsi si ces pays de l’AES parviennent à enregistrer l’adhésion du Togo, ils auront désormais accès à la mer part le port de Lomé. Ce qui constituait un sérial blocage pour leur trafic commercial maritime. Ainsi, le Nigéria sera isolé car n’ayant plus de frontière avec un membre de la CEDEAO dont il est la locomotive économique. Le Bénin sera ainsi dans la même situation d’isolement que le Nigéria. Ainsi, ils seront isolés des autres pays de la CEDEAO car au nord il y a le Niger et le Burkina et à l’Ouest le Togo.

Revenant sur la position de refus du président de la République togolaise au sein des Chefs d’Etat de la CEDEAO pour adopter la guerre au Mali, au Burkina Faso pour déloger les putschistes, le chef de la diplomatie togolaise souligne que l’avenir leur a donné raison. « Devant certains coup d’état il faut être réaliste et pragmatique. Pensez-vous qu’il faut aller faire la guerre pour rétablir la personne qui a perdu le pouvoir ? C’est pourquoi au Togo nous ne sommes pas pour la guerre. Nous sommes pour la paix. Ça nous a coûté cher mais c’est la position du président de la République. Ceux qui disaient hier en coulisse que le Togo avait tort, ils nous ont rejoint aujourd’hui. » dit-il.

Guinée : Mamadi Doumbouya réaffirme son soutien à l’AES et annonce des élections pour 2025

Lors de son discours de Nouvel An, le président guinéen, Mamadi Doumbouya, a réitéré son soutien aux trois États membres de l’Alliance des États du Sahel (AES), regroupant le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Cette déclaration s’inscrit dans une dynamique panafricaine de solidarité face aux défis sécuritaires et politiques dans la sous-région.

Le chef de la junte guinéenne a tenu à rassurer ses partenaires de l’AES sur l’engagement continu de la Guinée à leurs côtés. « Dans un esprit panafricain, la République de Guinée continuera à apporter son soutien indéfectible au Mali, au Burkina Faso et au Niger pour la réussite de leurs transitions respectives. Encore une fois, la division n’arrange que celui qui divise », a-t-il martelé. Cette prise de position marque une volonté de renforcer les liens entre les régimes de transition, souvent en désaccord avec les organisations régionales comme la CEDEAO.

Mamadi Doumbouya a également profité de cette adresse pour évoquer la situation intérieure de la Guinée. Il a annoncé que l’année 2025 sera déterminante, avec la tenue d’élections cruciales visant à restaurer l’ordre constitutionnel.

« 2025 sera une année électorale cruciale pour parachever le retour à l’ordre constitutionnel. Ces différents processus électoraux se veulent transparents, inclusifs et respectueux des valeurs républicaines que nous partageons », a-t-il affirmé. Cependant, le président guinéen n’a pas encore précisé les dates exactes de ces scrutins, qui devront marquer la fin de la transition militaire amorcée en 2021, après le renversement d’Alpha Condé.

Avant la tenue des élections, un référendum national est prévu d’ici la fin du premier trimestre 2025. Ce référendum, dont la date reste à fixer, vise à consulter la population sur des réformes institutionnelles. Il sera suivi de l’élaboration d’un nouveau Code électoral, essentiel pour encadrer les futurs scrutins et garantir leur transparence.

Cette démarche reflète la volonté des autorités guinéennes d’instaurer un cadre légal adapté aux réalités du pays. Le président Doumbouya a insisté sur la nécessité d’organiser des élections qui respectent les principes démocratiques et les valeurs républicaines.

Tout au long de son discours, Mamadi Doumbouya a mis l’accent sur la nécessité de trouver des solutions africaines aux défis auxquels le continent est confronté. « Nous devons continuer à trouver des solutions africaines pour le bien-être de nos populations », a-t-il souligné, en insistant sur l’importance de renforcer la coopération entre les pays africains.

La Guinée, sous la présidence de Doumbouya, semble vouloir jouer un rôle clé dans la refonte des relations entre les États de la sous-région, tout en poursuivant son propre processus de transition démocratique. Toutefois, la communauté internationale, notamment la CEDEAO et l’Union européenne, reste attentive à la mise en œuvre de ces engagements.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°349 – du 17/12/2024

🔴 RÉFORME DU CODE GÉNÉRAL DES IMPÔTS ET CELUI DES DOUANES PRÉVUE PAR LE PROJET DE LFI 2025 : UNE AUGMENTATION DES TAXES EN VUE ?
🔴 MÉDIATEUR DU DIVORCE ENTRE LES PAYS DE L’AES ET LA CEDEAO : LE SÉNÉGAL POURRA-T-IL SAUVER LES MEUBLES ?

🔴 CAF AWARDS / LAMINE CAMARA MEILLEUR JEUNE DE L’ANNÉE SUR 2 ANS, KOULIBALY DANS LE « ONZE TYPE » : LE SÉNÉGAL À L’HONNEUR !

Niger, Mali et Burkina jugent « irréversible » leur retrait prochain de la Cedeao

Le retrait imminent des trois pays du Sahel – le Mali, le Burkina Faso et le Niger – de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) marque une étape importante dans la réorganisation géopolitique de la région, avec des implications potentielles sur plusieurs fronts économiques, politiques et sociaux. Voici un aperçu plus détaillé des raisons, des conséquences et des implications de cette décision.

Le 13 décembre 2024, les autorités du Mali, du Burkina Faso et du Niger ont confirmé que leur retrait de la Cedeao est désormais une décision « irréversible ». Cette déclaration intervient à un moment clé, alors qu’un sommet de la Cedeao est prévu pour le 15 décembre à Abuja, la capitale du Nigeria. Les trois pays membres de l’Alliance des États du Sahel (AES) avaient exprimé dès janvier 2024 leur intention de quitter l’organisation. Ils estiment que la Cedeao a été largement influencée par l’ancienne puissance coloniale, la France, et qu’elle n’a pas apporté le soutien nécessaire pour faire face aux défis sécuritaires et économiques de la région.

Le départ des trois pays deviendra effectif en janvier 2025, conformément aux statuts de la Cedeao, qui prévoient un délai d’un an après l’annonce d’une telle décision. Cela pourrait marquer la fin de leur participation aux discussions économiques et politiques de cette organisation régionale, créée pour favoriser la coopération et l’intégration entre ses 15 États membres.

Les trois pays font face à des défis communs, notamment des coups d’État militaires qui ont renversé les gouvernements démocratiquement élus. Depuis 2020, le Sahel a connu une série de coups d’État, avec des changements de régime au Mali en 2020 et 2021, au Burkina Faso en 2022 et au Niger en 2023. Ces événements ont été largement motivés par l’inefficacité des gouvernements précédents à lutter contre les groupes jihadistes qui déstabilisent la région.

Les juntes militaires qui dirigent actuellement ces pays ont critiqué la Cedeao pour son approche perçue comme inadaptée face aux réalités sur le terrain. Elles ont également reproché à l’organisation de n’avoir pas su aider les pays du Sahel dans leur lutte contre les groupes terroristes qui mènent des attaques meurtrières dans la région depuis plusieurs années. Selon ces régimes, la Cedeao, souvent perçue comme trop influencée par la France, n’a pas pris de mesures concrètes pour répondre aux besoins spécifiques de sécurité et de développement des pays du Sahel.

La rupture entre les pays du Sahel et la Cedeao s’inscrit dans un contexte plus large de réorientation géopolitique. Depuis leur prise de pouvoir, les régimes militaires du Mali, du Burkina Faso et du Niger ont entamé un rapprochement avec de nouveaux partenaires internationaux, notamment la Russie. Ces pays cherchent à diversifier leurs relations et à trouver des alliés plus « sincères », selon leurs termes, dans la lutte contre le terrorisme et la recherche de développement économique.

La France, longtemps perçue comme un allié incontournable dans la lutte contre les jihadistes au Sahel, a vu ses relations se détériorer avec ces pays à la suite de l’intervention militaire en 2013, qui a mené à l’opération Serval pour lutter contre les groupes armés au Mali. Les critiques croissantes des politiques françaises dans la région ont poussé les pays du Sahel à chercher de nouvelles alternatives, avec la Russie jouant un rôle de plus en plus prépondérant.

Le retrait des trois pays de la Cedeao aura des répercussions profondes sur les échanges économiques dans la région. La Cedeao, en tant qu’organisation économique régionale, facilite la libre circulation des personnes et des biens entre ses États membres. Le retrait de ces pays pourrait compliquer ces échanges, surtout en matière de transport, de commerce et de coopération monétaire.

Un des éléments clés de cette relation économique est la gestion du franc CFA, la monnaie utilisée par plusieurs pays de la Cedeao et par d’autres pays de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). Bien que les pays de l’AES fassent encore partie de l’Uemoa et utilisent le franc CFA, certains ont évoqué la possibilité de se retirer de cette union monétaire à moyen terme. Cela représenterait un défi majeur pour la zone franc, avec des implications possibles pour la stabilité économique de l’Afrique de l’Ouest.

Malgré la rupture avec la Cedeao, l’AES a entrepris plusieurs actions pour renforcer sa coopération interne. En novembre 2024, les trois pays ont signé un protocole d’accord pour abolir les frais d’itinérance pour les communications téléphoniques entre eux. Cela facilitera la circulation de l’information et des services entre les pays membres.

De plus, les pays de l’AES cherchent à harmoniser leurs documents de voyage et d’identité pour favoriser la libre circulation de leurs citoyens. Ces mesures visent à faciliter les échanges commerciaux et à renforcer les liens internes au sein de la confédération.

La décision irrévocable des pays du Sahel de quitter la Cedeao et de s’éloigner de l’influence de la France marque un tournant dans la dynamique géopolitique de la région. Les implications de cette rupture, tant sur le plan économique que sur celui de la sécurité, se feront sentir dans les années à venir. La question de savoir si les pays de l’AES réussiront à renforcer leur coopération interne tout en gérant leur relation avec de nouveaux partenaires, notamment la Russie, reste ouverte. Ce processus pourrait redéfinir le paysage politique et économique de l’Afrique de l’Ouest.

Suppression du HCCT : Une campagne de dénonciation se prépare, avec des actions prévues auprès de l’UA et de la CEDEAO

Suite à l’adoption du projet de loi portant l’abrogation de la loi organique n° 2012-28 du 28 décembre 2012 concernant le Conseil économique, social et environnemental (CESE), ainsi que de la loi organique n° 2016-24 du 14 juillet 2016 portant sur le Haut Conseil des Collectivités Territoriales (HCCT), une fronde se prépare parmi les membres de ces deux institutions, en particulier ceux du HCCT. Ces derniers envisagent de mener plusieurs actions pour contester cette décision.

Des sources proches de l’affaire rapportent que des avocats ont été mandatés pour introduire une contestation juridique devant les juridictions compétentes. La principale action légale consistera à déposer une plainte auprès de la Cour de justice de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de l’Union Africaine (UA), arguant que la suppression du HCCT constitue une violation des principes démocratiques et des droits des populations locales.

En plus de la démarche judiciaire, un volet diplomatique et international est également prévu. Une lettre de dénonciation sera adressée aux instances internationales, notamment à la Cour de justice de la CEDEAO et à l’Union Africaine. Ces actions seront accompagnées d’une série d’initiatives visant à sensibiliser la communauté internationale à la question de la suppression du HCCT.

Une campagne internationale de dénonciation sera lancée, avec pour objectif de démontrer l’importance de l’institution et de prouver que sa suppression est une atteinte aux droits des collectivités territoriales. Les membres du HCCT et leurs soutiens prévoient de recourir à une communication percutante, qui inclura des interventions dans les médias locaux et internationaux, ainsi que des visites auprès des chefs religieux du Sénégal, qui jouent un rôle important dans l’opinion publique.

L’objectif de cette mobilisation est de convaincre l’opinion publique, tant locale qu’internationale, de l’utilité de l’institution supprimée et de faire pression sur le gouvernement sénégalais pour revenir sur cette décision. Les arguments en faveur de la continuité du HCCT reposent sur la protection des collectivités territoriales, la gouvernance locale, et la promotion des droits des populations locales.

Les avocats impliqués dans la contestation auront pour mission de prouver que la suppression du HCCT ne respecte pas les principes de la démocratie locale et de la décentralisation, des valeurs fondées dans la Constitution du Sénégal et dans les engagements internationaux du pays. Ces actions légales et politiques s’inscrivent dans un cadre plus large de lutte contre ce qui est perçu comme un « démantèlement des contre-pouvoirs » et une dérive autoritaire du pouvoir en place.

Élections législatives au Sénégal : 104 observateurs de la CEDEAO et de l’UA déployés pour garantir la transparence

Les Commissions de la CEDEAO et de l’Union Africaine ont annoncé l’arrivée au Sénégal de leur Mission conjointe d’Observation Électorale, composée de 104 observateurs de court terme issus de 20 États membres africains. Cette mission est déployée dans le cadre des élections législatives anticipées prévues le 17 novembre 2024.

La mission conjointe, arrivée les 12 et 13 novembre, a pour mandat d’observer les derniers jours de la campagne électorale, les opérations de vote le jour du scrutin, et les procédures de clôture et de dépouillement des voix. Ce travail s’effectuera de manière indépendante, objective et impartiale, conformément aux standards internationaux et au cadre légal sénégalais.

La délégation est conduite par des figures expérimentées : SEM Francis Alex Tsega, ancien ambassadeur du Ghana près le Royaume d’Espagne, pour la CEDEAO, et SEM Calixte Aristide Mbari, chef de la Division de la Démocratie, des Élections et du Constitutionnalisme de l’Union Africaine, pour l’UA.

Les observateurs incluent des représentants d’Organes de Gestion des Élections (OGE), des organisations de la société civile, des universitaires et des experts électoraux. Leur objectif est de garantir la transparence du scrutin et de formuler, si nécessaire, des recommandations pour renforcer le processus électoral sénégalais.

La mission prévoit de collaborer avec les acteurs locaux et internationaux du processus électoral pour collecter des informations et partager ses observations. Une déclaration préliminaire sur le déroulement des élections sera présentée le 19 novembre 2024, suivie d’un rapport final détaillé qui sera accessible aux parties prenantes sénégalaises.

Ce déploiement massif d’observateurs témoigne de l’intérêt de la CEDEAO et de l’Union Africaine pour la stabilité et la crédibilité des élections au Sénégal. Alors que le pays s’apprête à vivre un moment clé de son histoire politique, cette mission conjointe apporte une garantie supplémentaire d’un processus démocratique respectueux des règles.

PHOTOS : Le député Guy Marius Sagna agressé au Togo lors d’une rencontre avec l’opposition

Guy Marius Sagna, député sénégalais et membre du parlement de la Cedeao, a été violemment agressé ce dimanche 29 septembre 2024 lors d’une rencontre à Lomé, au Togo, avec des députés de l’opposition togolaise. La réunion se tenait au siège du Parti CDPA (Convention Démocratique des Peuples Africains), sur invitation de Kafui Adjamagbo Johnson, députée de l’opposition togolaise.

Les événements ont pris une tournure tragique lorsque la rencontre a été brutalement interrompue par des individus non identifiés qui ont jeté des chaises en direction des participants. Dans une vidéo rapidement diffusée sur les réseaux sociaux, on voit Guy Marius Sagna avec le visage ensanglanté après avoir été blessé. Selon des témoins sur place, il aurait été pris en charge et conduit dans une clinique à proximité du lieu de la rencontre.

Des accusations pointent en direction des miliciens fidèles au président Faure Gnassingbé, qui auraient également attaqué d’autres députés togolais, les battant violemment sous le regard passif de la police locale, qui n’est pas intervenue pour les protéger.

À l’extérieur du bâtiment, des voitures et des motos garées ont été vandalisées par des groupes de personnes non identifiées. Plusieurs personnalités politiques présentes, dont le député togolais Targone et d’autres membres de la Dynamique pour la Majorité du Peuple (DMP), ont été passées à tabac.

Un journaliste présent sur place a rapporté que des militants et des journalistes figurent également parmi les blessés. Certains reporters ont même vu leurs téléphones portables confisqués, rendant toute couverture médiatique de l’événement encore plus difficile.

Cette agression contre Guy Marius Sagna et les députés de l’opposition togolaise a suscité une vague d’indignation sur les réseaux sociaux, où de nombreux internautes ont condamné la violence et l’absence de réaction des forces de l’ordre.

Cette attaque intervient dans un contexte politique tendu au Togo, où l’opposition fait face à de nombreuses restrictions et à une répression croissante. Guy Marius Sagna, connu pour son engagement en faveur des droits humains et de la justice sociale, était venu soutenir ses homologues de l’opposition togolaise, ce qui a visiblement irrité certains cercles proches du pouvoir en place.

Alors que les blessures de Guy Marius Sagna et des autres victimes suscitent des inquiétudes, il est à craindre que cette agression ne détériore encore davantage le climat politique et les relations entre les acteurs politiques de la région. Des réactions de la part des instances de la Cedeao et des autorités togolaises sont attendues dans les prochains jours, tandis que l’opinion publique et les militants des droits humains continuent de suivre de près cette affaire.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°281 – du 26/09/2024

🔴 « RESTAURATION DE LA GOUVERNANCE ET PRÉSERVATION DES ACQUIS DÉMOCRATIQUES » : « TAKKU WALLU SENEGAAL » EN MESSIE
🔴 SAISINES DU CONSEIL CONSTITUTIONNEL, DE LA COUR SUPRÊME ET DE LA CEDEAO : L’ATEL ATTAQUE LE DÉCRET PORTANT CONVOCATION DU CORPS ÉLECTORAL

🔴 TÊTE-À-TÊTE ENTRE DIOMAYE ET INFANTINO : LE DÉVELOPPEMENT DU FOOTBALL AU SÉNÉGAL ET EN AFRIQUE AU MENU
🔴 2e ÉDITION DU « WOMEN’S MENTORSHIP PROGRAM » : LA SÉNÉGALAISE AÏCHA DIOP, AMBASSADRICE DE L’AFRIQUE

ZLECAF : Un boost potentiel de 1,3 % au PIB du Sénégal sur dix ans

L’introduction de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAF) pourrait offrir une augmentation significative de 1,3 % du produit intérieur brut (PIB) du Sénégal au cours de la première décennie suivant son implémentation. C’est ce que révèle une étude approfondie réalisée par la Direction de la prévision et des études économiques (DPEE). Ce projet ambitieux de l’Union africaine vise à établir un marché unique pour les biens et services à travers le continent, et ses impacts sur l’économie sénégalaise sont largement analysés dans ce document.

L’étude de la DPEE indique que plusieurs secteurs de l’économie sénégalaise pourraient bénéficier considérablement de la ZLECAF. Par exemple, la production dans le secteur des raffineries pourrait augmenter de 27,3 %, tandis que les activités extractives et le secteur de la construction pourraient voir des croissances de 3,2 % et 1,5 % respectivement. Ces prévisions sont en grande partie attribuables à une croissance projetée de 8,1 % des exportations sénégalaises vers les pays de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et de 1,4 % vers d’autres États africains.

Malgré ces perspectives positives, des défis sont également identifiés. L’étude prévoit une diminution de 1,3 % dans la production des autres produits manufacturiers. Les exportations pourraient également enregistrer une baisse moyenne de 3,3 % à long terme, possiblement en raison d’une réorientation vers les partenaires africains au détriment des échanges avec d’autres continents.

L’augmentation moyenne des importations sénégalaises pourrait atteindre 4,2 % à long terme, avec une hausse notable de 11,8 % des importations en provenance des pays africains. Cette dynamique pourrait influencer les équilibres commerciaux du pays et nécessiter des ajustements stratégiques pour gérer ces nouvelles réalités économiques.

Pour maximiser les bénéfices de la ZLECAF, les experts de la DPEE recommandent une accélération des réformes prévues dans la Stratégie nationale de mise en œuvre de la ZLECAF ainsi que dans le plan national de développement. Ces mesures sont cruciales pour permettre au Sénégal de profiter pleinement des opportunités offertes par cette zone de libre-échange et d’atteindre son objectif ambitieux d’augmenter ses exportations vers les pays africains de 46 %.

L’étude suggère également que la ZLECAF pourrait avoir des effets positifs sur le bien-être des ménages sénégalais. Une légère augmentation de 0,7 % du niveau général des prix à la consommation est prévue, accompagnée d’une hausse de 1,3 % des salaires et de 1,1 % de la consommation privée. Ces changements pourraient contribuer à une amélioration modeste du bien-être des ménages, soulignant les avantages économiques globaux de cette intégration accrue dans le marché africain.

En résumé, la ZLECAF représente une opportunité stratégique pour le Sénégal, avec des prévisions de croissance économique significative. Toutefois, pour pleinement tirer parti de cette initiative, il sera essentiel de gérer les défis identifiés et de mettre en œuvre les réformes nécessaires pour optimiser les bénéfices de cette zone de libre-échange.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°242 – du 06/08/2024

🔴 INTÉGRATION DU SÉNÉGAL À L’AES : SONKO ANNIHILE LE DERNIER ESPOIR DES PUTSCHISTES
🔴 AUGMENTATION DE 2,48 % DU NOMBRE DE PASSAGERS À L’AIBD : LE SÉNÉGAL, UNE DESTINATION INCONTOURNABLE

🔴 400 MÈTRES DES JO PARIS 2024 : CHEIKH TIDIANE DIOUF REJOINT LES DEMI-FINALES
🔴 TITRE D’EMPEREUR OU DE ROI DES ARÈNES : Manga 2 interpelle le CNG sur l’organisation d’un tounoi pour déterminer le meilleur

La Diplomatie Religieuse : Une alternative pour stopper la saignée dans la CEDEAO, selon Cheikh Ibrahima Diallo

Créée en 1975, la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a récemment traversé des crises sans précédent, avec la sortie de trois pays membres, à savoir le Mali, le Burkina Faso et le Niger. Pour le guide religieux Cheikh Ibrahima Diallo, l’échec de l’intégration dans la région est dû en grande partie à la non-implication de la diplomatie religieuse et à l’absence de foi, un ciment crucial pour les peuples subsahariens.

« Les pays membres de l’organisation ont des problèmes de santé. Les états n’arrivent pas à nourrir leurs populations, tous les pays membres de l’organisation ont des problèmes d’éducation de leurs enfants, le taux de chômage des jeunes a augmenté dans tous les pays, les jeunes et les diplômés de tous les pays s’expatrient, » a déclaré M. Diallo.

En plus de ces défis, la signature des accords de partenariat avec l’Union Européenne prive les États africains membres de la CEDEAO des droits de douane que doivent verser les sociétés et entreprises européennes. De plus, la présence de bases militaires françaises dans certains pays aggrave l’insécurité au lieu de la résoudre, selon le guide religieux.

« Pour conjurer ce sort, la CEDEAO des chefs d’État doit faire place à la CEDEAO des peuples à travers une refondation et une transformation profonde avec de véritables changements. Sinon, nous assisterons à sa mort si ce n’est déjà fait. Le levier de la diplomatie religieuse doit être utilisé, sinon l’organisation continuera à échouer, » avertit le natif de Médina Baye.

Le secrétaire général du parti Justice et Développement cite les avancées des pays arabes en matière de diplomatie religieuse, tout en soulignant leur incapacité à surmonter les influences du sionisme et du capitalisme, qui ont des bases solides dans les enseignements judéo-chrétiens.

« Comment comprendre que l’enseignement et les études scientifiques sur les prouesses d’un guide religieux comme Cheikh Ibrahima Niass, qui a réussi à fédérer des dizaines de millions de disciples à travers les peuples de la CEDEAO, ne soient pas vulgarisés? Tant que ces leviers qui transcendent les considérations d’appartenance étatique ne sont pas utilisés, le panafricanisme restera limité aux discours, » a-t-il prévenu.


Mariama MASSALY
Correspondante à Kaolack

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°230 – du 23/07/2024

🔴 PROCÈS EN APPEL DE L’AFFAIRE BOFFA BAYOTTE, CE JEUDI : DES PROCHES EXIGENT L’ACQUITTEMENT DE RENÉ BASSÈNE ET D’OMAR AMPOUYE
🔴 CHEIKH IBRAHIMA DIALLO ET Dr SAMBA FAYE SUR LA SURVIE DE LA CEDEAO : « LA DIPLOMATIE RELIGIEUSE EST LA SEULE ALTERNATIVE » – « NE ZAPPEZ PAS MÉDINA BAYE »

🔴 RÉVÉLATION DE LA LIGUE 1 : MONACO, GALATASARAY, BARÇA ET SOUTHAMPTON S’ARRACHENT LAMINE CAMARA
🔴 BALLA GAYE 2 APRÈS SON SACRE CONTRE TAPHA TINE : « JE SUIS L’EMPEREUR DES ARÈNES. C’EST LA VOLONTÉ DIVINE »

PERFORMANCE MACROÉCONOMIQUE DU SÉNÉGAL : Ces trois défis face à Diomaye, selon la CEDEAO

En 2023, les tensions politiques ont affecté l’économie sénégalaise qui s’est retrouvée en dessous des chiffres prévisionnels. Cela s’est manifesté par une croissance modérée de 4,1 %, légèrement supérieure à l’année précédente (4,0 % en 2022). Malgré ces obstacles, plusieurs indicateurs économiques ont montré des améliorations notables, promettant un avenir florissant.
Les projections économiques pour les années 2024 et 2025 sont optimistes, prévoyant une accélération de la croissance économique. En 2024, le Produit Intérieur Brut (PIB) devrait croître de manière substantielle, atteignant 7,6 %, stimulé par une augmentation de l’activité dans le secteur pétrolier avec l’entrée en service de nouveaux puits de production, ainsi que par une nouvelle production d’or et de phosphate. Cette tendance positive devrait se renforcer en 2025 avec une croissance projetée à 8,7 %, s’il n’y a pas de fausse note, d’après la CEDEAO dans son rapport sur la performance macroéconomique du Sénégal.
En effet, si le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et ses collaborateurs n’arrivent pas à gérer de façon proactive certaines situations, la croissance économique de notre pays risque d’en prendre un coup. La première éventualité à éviter est tout retard dans la production pétrolière des nouveaux champs. Ceci pourrait compromettre la dynamique de croissance prévue vu que le Sénégal a déjà accusé beaucoup de lenteur dans les délais d’exécution.
De plus, une augmentation persistante des prix du pétrole brut, bien que bénéfique en termes de recettes, pourrait représenter une menace pour le secteur réel de notre économie, ajoute la CEDEAO.
Le dernier scénario qui pourrait faire tache est la sortie définitive du Mali, du Niger et du Burkina Faso de l’AES. Il se trouve que les exportations vers la région sahélienne pourraient être affectées ; d’autant plus que le Sénégal dirige ses exportations principalement vers l’Afrique (36,2% en 2019) et puis, le Mali est le premier client du Sénégal, occupant près de 20% du marché sénégalais pour un montant avoisinant les sept cent vingt-deux (722) milliards de francs CFA en 2022.
Dans le cas où le Sénégal arrive à gérer ces situations, l’inflation moyenne devrait suivre une trajectoire descendante, atteignant 3,6 % en 2024 et 2,1 % en 2025, soutenue par la baisse continue des prix alimentaires. Parallèlement, le solde budgétaire devrait s’améliorer, passant à -3,9 % du PIB en 2024 et à -3,1 % en 2025, bénéficiant des nouvelles rentes issues du secteur pétrolier. Le ratio dette/PIB devrait également diminuer, atteignant 72,5 % en 2024 et 67,6 % en 2025, reflétant une gestion financière plus robuste.


Le Dakarois

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°223 – du 13 ET 14/07/2024

🔴 RETARD SUPPLÉMENTAIRE DANS LA PRODUCTION DE PÉTROLE : UNE ENTRAVE AU BOND DE LA CROISSANCE ÉCONOMIQUE DU SÉNÉGAL (CEDEAO)

🔴 ENTRETIEN EXCLUSIF AVEC MOUSSA KANTÉ : « MON OBJECTIF EST DE REPRÉSENTER MON PAYS À LA CAN ET AU MONDIAL »

ALLIANCE DES ÉTATS DU SAHEL : Quand des putschistes engagent leurs pays dans une aventure incertaine

A la veille du 65e sommet de la CEDEAO, s’est tenue la première rencontre de l’Alliance des Etats du Sahel pendant laquelle les trois chefs d’Etats Putschistes ouest africains ont confirmé la mise en place de la Conférence Alliance des Etats du Sahel donc la désintégration du CEDEAO.

Assimi Goita (Mali), Ibrahima Traoré (Burkina Faso) et Abdourahamane Tiani (Niger) sont en train d’embarquer, de manière illégitime, leurs peuples dans un avenir incertain.

Il faut le rappeler, la sortie de l’espace CEDEAO peut entraîner des conséquences néfastes tant dans le domaine économique, politique, diplomatique, institutionnel et sécuritaire.

Dimanche, le Président de la commission Oumar Touray est largement revenu sur les conséquences de la décision des États du Sahel de quitter la CEDEAO.

Économiquement et financièrement, le retrait pourrait entraîner l’arrêt ou la suspension de projets et programmes de la CEDEAO, d’une valeur estimée à plus de 500 millions de dollars américains. Les institutions financières régionales, comme la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) et la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), institution commune de financement du développement des Etats de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA), qui ont des investissements importants dans ces pays, seraient également affectées. La BIDC, par exemple, a vingt-sept projets en cours dans ces pays, d’une valeur totale d’environ 321 millions de dollars, et ils ont apporté 33 millions de dollars américains aux capitales de la Banque. 

Sur le plan diplomatique et politique, le retrait isolerait le Mali, le Burkina et le Niger sur la scène internationale. Ils perdraient le soutien des blocs pour des candidatures à des postes internationaux au sein de l’Union africaine, des Nations unies et d’autres organisations similaires. Des changements vont intervenir sur les conditions de voyage et d’immigration. Les citoyens ressortissants de ces pays seront désormais soumis à l’obtention des visas pour voyager dans la sous-région. De plus, ils ne pourraient plus résider ou créer des entreprises librement dans le cadre des facilités de la CEDEAO et seraient soumis à diverses lois nationales. 

Sur le plan Institutionnel, le retrait entraînerait la fermeture de plusieurs structures régionales de la CEDEAO dans ces trois pays, affectant la sécurité d’emploi de quelque 130 personnels de la CEDEAO, citoyens de ces pays. La perte de ces infrastructures régionales serait un revers significatif pour l’intégration et le développement régional.

Le retrait de ces trois pays porterait un coup dur à la coopération en matière de sécurité, notamment en ce qui concerne le partage de renseignements et la lutte contre le terrorisme. Les initiatives conjointes, comme la mise en œuvre de la force régionale en attente de la CEDEAO, seraient gravement affectées.

Le Dakarois

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°219 – du 09/07/2024

🔴 PAPA IBRAHIMA SENGHOR, SUR LES 100 JOURS DE LA PRÉSIDENCE DIOMAYE : « L’HEURE N’EST PAS AU BILAN, NOUS SOMMES ÉLUS POUR 5 ANS (…) »
🔴 TENSIONS ENTRE LA CEDEAO ET L’AES : DIOMAYE DÉSIGNÉ FACILITATEUR PAR SES PAIRS

🔴 FOOTBALL / COUPE DU SÉNÉGAL DAMES : LES AIGLES DE LA MÉDINA TRIOMPHENT EN FINALE


Diplomatie : Bassirou Diomaye Faye prône une possible réconciliation entre les pays du Sahel et la CEDEAO

Le président Bassirou Diomaye Faye a évoqué jeudi à Bamako et Ouagadougou la possibilité d’une réconciliation entre la Communauté des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et les trois pays du Sahel ayant rompu avec cette organisation sous la direction des juntas militaires les gouvernant.

M. Faye, investi en avril, a effectué jeudi sa première visite chez le voisin malien avant de se rendre au Burkina Faso. Il s’agit de sa première visite dans deux des trois États – avec le Niger – qui ont annoncé en janvier dernier leur retrait de la CEDEAO, les accusant d’être sous l’influence de l’ancienne puissance coloniale française et de ne pas les avoir suffisamment soutenus contre le terrorisme.

Les trois pays ont formé l’Alliance des États du Sahel (AES) et ont mis en place une force conjointe antiterroriste.

M. Faye a indiqué avoir eu des discussions approfondies sur la CEDEAO avec le chef de la junte malienne, le colonel Assimi Goïta. Il a déclaré à la presse aux côtés du colonel Goïta que la position du Mali, bien que rigide, n’était pas complètement inflexible.

La CEDEAO est confrontée à de sérieux défis, mais « nous ne devons pas baisser les bras et dire qu’il n’y a plus rien à faire. Malgré les difficultés, il est nécessaire de dialoguer avec toutes les parties et de les comprendre. En partant de ce niveau de compréhension et des écarts de positions, nous pouvons envisager ce qu’il est possible de construire à partir des fondations existantes », a-t-il déclaré.

« Il y a de l’espoir pour voir la CEDEAO reprendre sur de nouvelles bases qui nous évitent la situation actuelle », a-t-il ajouté, sans préciser la nature d’une éventuelle réconciliation.

Il avait précédemment exprimé sa volonté de ramener ces trois pays au sein de la CEDEAO.

M. Faye a toutefois affirmé qu’il n’était pas venu à Bamako en tant que « médiateur de la CEDEAO », mais pour un « contact initial » qui l’a déjà conduit dans plusieurs autres pays d’Afrique de l’Ouest. « Je n’ai pas été mandaté par une instance de la CEDEAO », a-t-il souligné.

En arrivant au Burkina Faso dans l’après-midi, M. Faye a été accueilli à Ouagadougou par le chef du pouvoir militaire, le capitaine Ibrahim Traoré.

Les relations entre ce pays et la CEDEAO ont également été abordées. « Je constate que les positions sont quelque peu figées, mais je discerne dans chacune de ces positions une ouverture qui permet d’entamer un dialogue », a déclaré le président sénégalais, cité dans un communiqué du pouvoir burkinabè.

Selon la même source, M. Faye a réaffirmé l’engagement de son pays aux côtés du Burkina Faso. Les deux États aspirent à « renforcer » leurs « relations », notamment sur le plan commercial.

Une Députée Togolaise élue Présidente du Parlement de la CEDEAO

Dans un moment historique pour le Togo, la députée Mémounatou Ibrahima a été élue présidente du Parlement de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Cette élection, qui s’est tenue jeudi, marque un nouveau tournant pour l’organe législatif régional et renforce la représentation des femmes dans les hautes instances décisionnelles de l’Afrique de l’Ouest.

Mémounatou Ibrahima succède au Sierra-Léonais Sidie Mohammed Tunis à la présidence tournante du Parlement de la CEDEAO. Sa présidence intervient à un moment crucial où la région est confrontée à de nombreux défis, notamment sur les plans économique, sécuritaire et sanitaire. Sa nomination est saluée comme une reconnaissance de ses compétences et de son engagement en faveur de l’intégration régionale.

Mémounatou Ibrahima, députée influente au sein de l’Assemblée nationale togolaise, est connue pour son engagement dans les domaines de la justice sociale, des droits des femmes et de l’éducation. Elle a joué un rôle actif dans plusieurs initiatives législatives et programmes de développement au Togo, et sa nouvelle position à la tête du Parlement de la CEDEAO est vue comme une extension naturelle de son dévouement au service public.

Les médias togolais ont largement couvert cette élection, soulignant l’importance de cette nomination non seulement pour le Togo mais aussi pour l’ensemble de la sous-région. Des analystes politiques estiment que la présidence de Mémounatou Ibrahima pourrait apporter une perspective nouvelle et renforcer la coopération entre les États membres de la CEDEAO.

Le Président du Togo, ainsi que d’autres dirigeants de la région, ont exprimé leurs félicitations et leur soutien à la nouvelle présidente. Ils espèrent qu’elle pourra utiliser sa position pour promouvoir des politiques favorisant la paix, la stabilité et le développement durable dans la région.

Lors de son mandat, Mémounatou Ibrahima devra s’attaquer à plusieurs défis majeurs. Parmi ceux-ci, la gestion des crises politiques et sécuritaires dans certains pays membres, le renforcement des institutions démocratiques et la promotion de l’intégration économique régionale. La lutte contre les inégalités de genre et l’amélioration des conditions de vie des populations vulnérables seront également au cœur de ses priorités.

L’élection de Mémounatou Ibrahima à la présidence du Parlement de la CEDEAO est un événement marquant pour le Togo et pour l’ensemble de la communauté ouest-africaine. Elle symbolise non seulement une victoire personnelle pour Mémounatou Ibrahima mais aussi une avancée significative pour la représentation féminine et la promotion de l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest. Les attentes sont élevées, et sa présidence est vue comme une opportunité pour renforcer la coopération et la solidarité entre les États membres de la CEDEAO.

Le Président Bassirou Diomaye Faye Renforce les Liens avec la CEDEAO lors de sa Visite au Nigeria

Dans le cadre d’une visite de travail au Nigeria, le chef de l’État du pays, Bassirou Diomaye Faye, a rencontré le président de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Lors de cette rencontre, le président de la Commission de la CEDEAO, Omar Alieu Touray, s’est félicité des orientations et de l’engagement exprimés par le Président Bassirou Diomaye Faye en faveur de l’unité de la CEDEAO et de l’intégration régionale. Cette réunion témoigne de l’importance que le président du Sénégal accorde à la coopération régionale et à la consolidation des relations avec les institutions de la CEDEAO.

La visite de travail du Président Bassirou Diomaye Faye à Abuja a également été marquée par un accueil chaleureux de la part des autorités nigérianes à son arrivée à l’Aéroport International Nnamdi Azikiwe. Cette réception témoigne de la solidité des relations entre le Nigeria et le Sénégal, ainsi que de l’importance de la coopération bilatérale dans la promotion du développement économique et social dans la région ouest-africaine.

Cette visite et les rencontres qui l’ont accompagnée soulignent l’engagement du Président Bassirou Diomaye Faye en faveur de la coopération régionale et de l’intégration économique en Afrique de l’Ouest. En renforçant les liens avec la CEDEAO et en consolidant les relations avec ses partenaires régionaux, le Sénégal s’affirme comme un acteur majeur dans la promotion de la paix, de la stabilité et du développement dans la sous-région.

Pourparlers stratégiques entre la CEDEAO et l’Union africaine sur la mise en œuvre des missions de soutien à la paix en Afrique

Une délégation de haut niveau de l’Union africaine (UA), du Conseil des droits de l’homme des Nations unies et de l’Union européenne (UE) s’est réunie avec le département des affaires politiques, du maintien de la paix et de la sécurité de la Commission de la CEDEAO. Cette rencontre avait pour objectif d’intégrer et de mettre en œuvre le cadre de conformité et de responsabilisation de l’Union africaine (AUCF) dans le cadre des missions de maintien de la paix à travers la région.

La réunion, dirigée par le Commissaire aux affaires politiques de la CEDEAO, Dr Abdul-Fatau Musa, a mis l’accent sur le respect du droit international des droits de l’homme et du droit international humanitaire dans le cadre des opérations de soutien à la paix (OSP). Les discussions ont souligné l’importance de l’engagement de tout le personnel civil, militaire et policier impliqué dans ces missions à respecter les normes les plus élevées de conduite, de comportement, d’intégrité et de redevabilité.

Dr Musa a souligné l’engagement ferme de la CEDEAO envers la responsabilisation et le respect des normes en matière de droits de l’homme dans les opérations de maintien de la paix de l’institution. Il a souligné l’importance cruciale de la responsabilisation dans la mise en œuvre de ces missions de paix, en insistant sur le strict respect des directives énoncées dans le cadre.

Dans son allocution, l’Ambassadeur Bankole Adeoye, Commissaire aux affaires politiques de l’UA, a souligné le rôle central des droits de l’homme dans la promotion du respect des dispositions légales et de la redevabilité, en particulier dans la lutte contre le terrorisme. Il a évoqué le plan de l’UA visant à étendre le cadre de conformité à tous les organismes régionaux pour garantir le respect des meilleures pratiques mondiales en matière de droits de l’homme.

S.E. Mme Ilze Brands Kehris, sous-Secrétaire générale des Nations unies pour les droits de l’homme, a mis en lumière les défis entravant les efforts de maintien de la paix à l’échelle mondiale et a appelé à une approche systématique pour traiter les conflits au niveau stratégique.

L’ambassadeur Nino Perez, Chef de la délégation de l’UE auprès de l’UA, a réaffirmé l’engagement de l’UE envers l’AUCF, notant que l’UE avait consacré plus de 5 milliards de dollars à des missions de maintien de la paix à travers le continent au cours des deux dernières décennies.

Les discussions techniques et stratégiques se poursuivront avec la participation d’experts des quatre organisations, dans le but de renforcer la coopération et la collaboration pour assurer le respect des normes internationales en matière de droits de l’homme dans les missions de soutien à la paix en Afrique.

CEDEAO : Le président Tinubu soutient une réforme majeure

Lors de la prestation de serment des nouveaux membres de la 6e législature du Parlement de la CEDEAO, qui s’est déroulée hier jeudi 4 avril à Abuja, le président nigérian Bola Tinubu a exprimé son soutien à une réforme visant à impliquer davantage la population dans les processus de prise de décision de la communauté.

Dans son discours, le président en exercice de la CEDEAO a souligné l’importance d’impliquer les représentants élus des citoyens dans les décisions communautaires. Il a noté que ces représentants, en tant que membres des parlements nationaux, jouent un rôle crucial dans la promotion des objectifs de développement régional et dans l’harmonisation des lois et réglementations entre les États membres.

Bola Tinubu a exprimé son intérêt pour une proposition de réforme visant à renforcer le rôle des parlementaires de la CEDEAO, en particulier en soutenant les élections directes au Parlement de la CEDEAO. Il a affirmé que le Nigeria était prêt à soutenir cette initiative et à examiner de près les propositions à cet égard.

Actuellement, les parlementaires siégeant au Parlement communautaire sont désignés par les députés locaux. La réforme proposée vise à renforcer la légitimité démocratique de ces représentants en leur donnant un mandat direct de la population.

Cette annonce marque un pas significatif vers une gouvernance plus démocratique et inclusive au sein de la CEDEAO, reflétant l’engagement des dirigeants de la région envers une intégration régionale plus étroite et un développement durable.

Souveraineté monétaire : Alioune Tine appelle à un consensus de la CEDEAO

Suite aux récentes discussions sur la souveraineté monétaire et l’avenir de la monnaie dans la région ouest-africaine, le fondateur du Africa Jom Center, Alioune Tine, a lancé un appel aux pays membres de la CEDEAO pour parvenir à un consensus sur une monnaie commune.

Dans une déclaration passionnée, le défenseur des droits de l’homme a exhorté les dirigeants de la CEDEAO à agir rapidement pour adopter une monnaie unique pour l’Afrique de l’Ouest. Selon lui, que cette monnaie soit appelée « cauri » ou « éco », toutes les conditions sont réunies pour mettre en place une monnaie unique pour la région. Il estime que cette initiative serait cruciale pour renforcer la crédibilité et la légitimité de la CEDEAO aux yeux des citoyens.

Alioune Tine a souligné que l’adoption d’une monnaie unique pour la CEDEAO ne devrait pas être une question controversée, mais plutôt un objectif consensuel parmi les pays membres. Il a appelé les dirigeants tels que Tinubu, Diomaye, Ouattara, et d’autres, à reconnaître l’importance de cette décision pour l’intégration économique et le développement de la région.

En conclusion, Alioune Tine a exprimé sa conviction que l’adoption d’une monnaie commune renforcerait la solidarité et l’unité au sein de la CEDEAO, tout en ouvrant la voie à de nouvelles opportunités économiques et commerciales pour tous les pays membres.

La CEDEAO félicite le Président Bassirou Diomaye Faye pour sa victoire à l’élection présidentielle

La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a adressé ses chaleureuses félicitations au Président élu du Sénégal, Bassirou Diomaye Faye, tout en saluant le peuple sénégalais et les institutions républicaines pour le déroulement pacifique et transparent de l’élection présidentielle.

Le président de la commission de la CEDEAO a exprimé son honneur de féliciter le nouveau chef d’État sénégalais, soulignant la sérénité et la maturité dont ont fait preuve les institutions et la population lors de ce processus électoral historique.

La CEDEAO encourage vivement le Président Bassirou Diomaye Faye à promouvoir la réconciliation et l’inclusion dans son pays. Elle affirme sa conviction que celui-ci saura être le président de tous les Sénégalais, indépendamment de leurs affiliations politiques, et qu’il saura œuvrer pour le bien-être de tous.

Le Dakarois Quotidien N°117 – du 26/02/24

Le Dakarois Quotidien N°117 – du 26/02/24
🔴 Presidentielle 2024: La CEDEAO Félicite Macky Sall et Prône le Dialogue pour la Démocratie au Sénégal

La CEDEAO lève des sanctions contre la Guinée et le Mali

La Communauté Économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) a précisé dimanche dans un communiqué lever les sanctions financières contre la Guinée ainsi que des restrictions contre le Mali, après avoir annoncé la veille la levée d’une grande partie des sanctions contre le Niger.

Dans un communiqué publié dimanche, la Cedeao a déclaré « lever les sanctions financières et économiques à l’encontre de la République de Guinée » et « lever les restrictions sur le recrutement des citoyens de la République du Mali pour des postes au sein des institutions de la Cedeao ».
Le Burkina Faso, qui fait partie des quatre Etats dirigés par des régimes militaires  depuis 2020, lui aussi soumis à des sanctions de la Cedeao, n’est pas mentionné dans le communiqué final de l’organisation régionale.
L’organisation régionale avait convoqué samedi un nouveau sommet extraordinaire afin de discuter de « la politique, la paix et la sécurité dans la République du Niger », ainsi que « les récents développements dans la région ».
La levée de sanctions contre la Guinée et le Mali n’avaient pas été précisée lors de l’allocution finale d’Omar Alieu Touray, le président de la Commission de la Cedeao samedi en fin de journée.
En Guinée, la Cedeao avait interdit les transactions financières avec ses institutions membres un an après l’arrivée au pouvoir du colonel Mamadi Doumbouya, qui a renversé le président Alpha Condé en septembre 2021.
Lundi, le chef de la junte a annoncé par décret la dissolution du gouvernement en fonction depuis juillet 2022.
Au Mali, qui a connu deux coups d’Etat en 2020 et 2021, le bloc régional avait imposé des sanctions économiques et financières qu’il avait levées en juilet 2022, quand la junte au pouvoir avait annoncé son calendrier de transition.
La Cedeao « a décidé de lever avec effet immédiat » les plus lourdes sanctions imposées au Niger depuis la prise du pouvoir à Niamey d’un régime militaire qui a renversé le président élu Mohamed Bazoum en juillet, a annoncé Omar Alieu Touray samedi après-midi.
Les frontières et l’espace aérien nigérien seront rouverts, les transactions financières entre les pays de la Cedeao et le Niger de nouveau autorisées, et les avoirs de l’Etat nigérien dégelés, « pour des raisons humanitaires », a-t-il déclaré.
Les dirigeants militaires à Niamey sont également autorisés à voyager à nouveau.
« Des sanctions individuelles et politiques restent en place », a-t-il ajouté sans donner plus de précisions.
Ces décisions marquent un pas de la Cedeao vers la reprise du dialogue avec ces trois régimes militaires, alors que le Niger, le Mali et le Burkina Faso, qui ont notamment tourné le dos à la France et se sont rapprochés de la Russie, ont annoncé en janvier leur intention de quitter la Cedeao.
Les trois pays se sont regroupés au sein d’une Alliance des Etats du Sahel (AES).

La CEDEAO appelle à la fixation d’une nouvelle date pour l’élection présidentielle au Sénégal

La Commission de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a réagi à la décision du Conseil constitutionnel du Sénégal concernant le report de l’élection présidentielle, appelant à une action rapide pour la fixation d’une nouvelle date pour le scrutin.

Dans un communiqué officiel, la CEDEAO a pris acte de la décision du Conseil constitutionnel sénégalais datée du 15 février 2024. Elle a souligné l’importance du respect de cette décision par toutes les parties prenantes impliquées dans le processus électoral.

La Commission de la CEDEAO a spécifiquement exhorté les autorités compétentes au Sénégal à fixer la nouvelle date pour la tenue de l’élection présidentielle, conformément à la décision rendue par le Conseil constitutionnel. Cette demande reflète l’engagement de la CEDEAO à soutenir le processus démocratique au Sénégal et à garantir le respect des normes et des procédures constitutionnelles.

Cette déclaration de la CEDEAO met en évidence l’importance de la stabilité politique et de la légitimité des processus électoraux dans la région ouest-africaine. Elle souligne également l’impératif de respecter les institutions démocratiques et les décisions judiciaires pour assurer un environnement politique juste et transparent.

Mission de Diplomatie Parlementaire de la CEDEAO sur la Situation Préélectorale au Sénégal: Appel au Dialogue et à la Stabilité

Une délégation du Parlement de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a mené une mission de diplomatie parlementaire au Sénégal les 12 et 13 février 2024, dans un contexte de tensions politiques croissantes suite au report de l’élection présidentielle prévue le 25 février 2024.

La délégation, dirigée par le Président du Parlement de la CEDEAO, le Très Honorable Dr. Sidie Mohamed Tunis, a rencontré diverses parties prenantes, y compris des représentants gouvernementaux, des groupes parlementaires, des acteurs de la société civile et des candidats à l’élection présidentielle. L’objectif principal de la mission était d’apporter une contribution à la préservation de la stabilité et du processus démocratique au Sénégal.

Après des consultations approfondies, la délégation a formulé des recommandations clés :

Appel à la Non-violence : La délégation a appelé à la retenue et à la non-violence de toutes les parties prenantes, soulignant l’importance de résoudre les différends de manière pacifique et constructive.

Priorité à l’Intérêt National : Il a été souligné que l’intérêt supérieur du Sénégal doit être placé au-dessus de toute considération partisane, avec un engagement en faveur de la paix, de la stabilité et du respect de la Constitution.

Dialogue Politique Inclusif : La délégation a encouragé toutes les parties à engager un dialogue politique national inclusif, impliquant tous les acteurs politiques et sociaux pertinents, afin de parvenir à des solutions consensuelles et de créer un environnement propice à des élections libres et équitables.

Soutien de la CEDEAO : La délégation a recommandé que la Commission de la CEDEAO envoie une mission conjointe avec le Parlement de la CEDEAO pour faciliter le dialogue politique national et soutenir le processus électoral au Sénégal.

Le Parlement de la CEDEAO réaffirme son engagement envers la stabilité et la démocratie au Sénégal, soulignant l’importance de préserver ces valeurs fondamentales pour la région Ouest-Africaine dans son ensemble. La mission de diplomatie parlementaire a été un pas important vers la résolution des tensions politiques au Sénégal et vers la promotion d’un processus électoral transparent et inclusif.

    Crises politiques au Sénégal : Les députés de la CEDEAO discutent avec le président de l’Assemblée nationale

    Le report de l’élection présidentielle au Sénégal a suscité des préoccupations au sein de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), poussant des députés de l’organisation régionale à engager des discussions avec le président de l’Assemblée nationale sénégalaise, Amadou Mame Diop.

    Cette rencontre, qui a eu lieu hier lundi, a été l’occasion pour les députés de la CEDEAO, sous la direction de Mohamed Tunis Sidie, président du parlement communautaire, d’explorer les raisons des récentes tensions politiques survenues au Sénégal suite au report de l’élection présidentielle et aux événements qui ont suivi.

    Selon des sources de l’Agence de presse sénégalaise (APS) citées par Senego, cette mission s’inscrit dans le cadre des dispositions de l’article 40 de l’Acte additionnel relatif au renforcement des prérogatives du Parlement de la CEDEAO, concernant les relations extérieures et la diplomatie parlementaire.

    L’objectif de la mission est de recueillir des informations pertinentes sur la situation politique actuelle au Sénégal afin de formuler des recommandations aux autorités de la CEDEAO, aux autorités sénégalaises et à toutes les parties prenantes. Ces recommandations visent à promouvoir le maintien de la stabilité politique et de la cohésion sociale dans le pays.

    Il est crucial pour la CEDEAO de suivre de près l’évolution de la situation politique au Sénégal, un pays considéré comme un acteur clé dans la promotion de la paix et de la stabilité en Afrique de l’Ouest. Les efforts visant à résoudre les tensions et à favoriser le dialogue entre toutes les parties prenantes sont essentiels pour éviter une escalade de la crise et préserver la démocratie dans la région.

    Cette mission de la CEDEAO témoigne de l’importance accordée par l’organisation régionale à la résolution des crises politiques et à la promotion de la bonne gouvernance dans ses États membres. Espérons que les recommandations formulées contribueront à apaiser les tensions et à restaurer la confiance dans le processus démocratique au Sénégal.

    Le Président Nigérian Tinubu Attendu à Dakar pour une Médiation au Nom de la CEDEAO

    Selon un média nigérian, le Président du Nigéria, Bola Tinubu, est attendu à Dakar dans les prochains jours pour une mission de médiation au nom de la Communauté Économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Cette annonce survient dans un contexte de tensions politiques au Sénégal suite au report de l’élection présidentielle.

    La CEDEAO, en tant qu’organisation régionale, a un intérêt particulier dans le maintien de la stabilité politique et de la démocratie dans ses États membres. Dans ce contexte, la médiation de Bola Tinubu est perçue comme une tentative de désamorcer les tensions et de faciliter un dialogue constructif entre les différentes parties prenantes au Sénégal.

    Le choix de Tinubu pour cette mission de médiation souligne l’importance accordée par la CEDEAO à l’expérience et à la crédibilité des acteurs régionaux dans la résolution des conflits politiques. En tant que figure politique influente au Nigéria et dans la région ouest-africaine, Tinubu est bien placé pour faciliter des discussions fructueuses et promouvoir des solutions consensuelles.

    La médiation de Tinubu intervient à un moment critique où le Sénégal cherche à surmonter les défis liés à la transparence électorale et à la stabilité politique. Son rôle sera crucial dans la recherche d’un compromis acceptable par toutes les parties et dans la promotion de la démocratie et de la bonne gouvernance dans la région ouest-africaine.

    Alors que le Sénégal se prépare à accueillir Tinubu pour cette mission de médiation, les attentes sont élevées quant à son impact sur la situation politique du pays. Sa visite offre une lueur d’espoir pour un dénouement pacifique et une résolution constructive des tensions, dans le respect des principes démocratiques et des valeurs de la CEDEAO.

    La CEDEAO, fracturée par les crises, appelle à l’unité

    La Communauté économique des Etats d’Afrique de l’ouest (Cedeao), fracturée par de multiples crises, a lancé un appel à l’unité après une réunion d’urgence sur la situation au Sénégal et l’annonce de retrait de trois pays membres dirigés par des régimes militaires issus de coups d’Etat.

    Des discussions à huis-clos ont eu lieu pendant plusieurs heures jeudi avant que les participants ne mettent un terme à cette session extraordinaire réunissant des ministres des Affaires étrangères et de la Défense des pays membres. Un communiqué final restait attendu vendredi.
    Omar Alieu Touray, le président de la Commission de la Cedeao, a qualifié la crise sénégalaise, née du report surprise de la présidentielle du 25 février au 15 décembre, de « développement inquiétant » avant de lancer un appel à l’unité des pays membres.
    « S’il y a bien un moment où la Cedeao doit rester unie, c’est maintenant », a martelé ce diplomate gambien dans la capitale nigériane Abuja.
    Le chef du Conseil de médiation et de sécurité de l’organisation régionale Yusuf Maitama Tuggar a pour sa part exhorté le Niger, le Mali et le Burkina à faire marche arrière et ne pas quitter la Communauté ouest-africaine.
    Il a averti qu’un retrait des trois pays sahéliens entrainerait des difficultés supplémentaires pour les citoyens ordinaires ». La Cedeao garantit en effet aux citoyens des 15 pays membres de pouvoir voyager sans visa et de s’établir dans les pays membres pour y travailler ou y résider.
    L’annonce la semaine dernière du retrait burkinabè, nigérien et malien, suscite l’inquiétude de centaines de milliers de ressortissants de ces pays, particuliers ou commerçants.
    « Nous sommes plus fort ensemble, en tant que communauté », a insisté M. Tuggar, également ministre nigérian des Affaires étrangères.
    Mais il n’était pas clair vendredi de savoir si la Cedeao avait pris des mesures – et si oui, lesquelles – concernant les différentes crises qui mettent sa crédibilité en jeu.
    Le projet d’ordre du jour de la réunion de jeudi avait inscrit la crise au Sénégal ainsi que le retrait annoncé des trois pays sahéliens.
    Après la réunion, le président de la Commission de la Cedeao a indiqué à l’AFP que le Conseil n’avait pas discuté de la constitutionnalité du report de la présidentielle sénégalaise.
    « Nous devons déterminer la constitutionnalité ou la non constitutionnalité (de ce report) avant de prendre ou d’imposer des sanctions », a-t-il ajouté. « Cela doit être fait et nous n’en avons pas discuté », a-t-il assuré.

    « malheureux »
    L’un des pouvoirs dont dispose la Cedeao est d’imposer de lourdes sanctions économiques, comme elle l’a fait à l’encontre du Mali et du Niger à la suite des récents coups d’Etat. Les experts estiment toutefois que le Sénégal est encore loin de ce stade.
    Des ministres du Sénégal ont assisté à la réunion de jeudi, contrairement à leurs homologues du Burkina, Mali, Niger et Guinée, suspendus de la Cedeao après des coups d’Etat.
    L’annonce du retrait des trois pays sahéliens est « malheureux », a de son côté indiqué jeudi le président béninois Patrice Talon. « Cela m’a beaucoup peiné. J’ai parlé avec l’un des trois chefs d’’Etat concernés et je lui ai dit que ce n’était pas bien ».
    « Cette décision pénalisent les peuples » et « il n’y a pas de conflits entre les peuples de la Cedeao », a-t-il souligné.
    La Cedeao avait demandé mardi au Sénégal, réputé comme un des bons élèves de l’organisation, de rétablir « de toute urgence » le calendrier de la présidentielle.
    L’Union européenne, s’alignant sur la Communauté ouest-africaine, avait à son tour appelé à revenir au 25 février. Un autre allié, les Etats-Unis, a jugé illégitime le vote ajournant l’élection.
    Ces partenaires du Sénégal ont exprimé leur inquiétude devant le risque de troubles, mais aussi devant le coup porté à la pratique démocratique dont le Sénégal est volontiers cité comme un exemple dans une région où se succèdent les putschs et les faits accomplis.
    « Nous entendons bien ce message », a dit mercredi soir depuis le Nigeria le ministre sénégalais des Affaires étrangères Ismaïla Madior Fall à la télévision française France 24, « mais nous privilégions aujourd’hui la logique politique interne ».

    Le Mali Justifie Juridiquement son Retrait de la CEDEAO

    Le Mali a récemment annoncé son retrait de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), suscitant une controverse quant au délai de ce départ. Alors que la CEDEAO exige un préavis d’un an conformément à ses règles, le Mali persiste à vouloir quitter l’organisation « sans délai ». Dans une lettre adressée à la Commission de la CEDEAO et rendue publique, le ministère malien des Affaires étrangères a invoqué des arguments juridiques pour justifier cette position.

    Le ministère malien insiste sur l’irréversibilité de sa décision de quitter la CEDEAO, malgré les appels à une « solution négociée » émanant de l’organisation régionale. Il soutient que le retrait doit être immédiat, en dépit de l’article 91 du Traité révisé de la CEDEAO, qui stipule un préavis d’un an.

    Sur le plan juridique, le Mali affirme que les sanctions économiques infligées en janvier 2022 par la CEDEAO, telles que la fermeture des frontières, ont violé les textes communautaires et le droit d’accès à la mer du Mali, garanti par la convention des Nations unies sur le droit de la mer de Montego Bay de 1982. Ces « manquements » rendraient « inopérant » le Traité de la CEDEAO, selon le Mali.

    Cependant, les opinions divergent quant à la validité de cet argument juridique. Si certains estiment que l’argumentation du Mali est fondée et recevable, d’autres soulignent que les textes de la CEDEAO autorisent la conférence des chefs d’État à prononcer des sanctions, y compris la fermeture des frontières, en cas de besoin.

    Ce débat juridique reflète les tensions persistantes entre le Mali et la CEDEAO, exacerbées par les différends politiques et les sanctions économiques. Alors que le Mali insiste sur son droit de quitter l’organisation sans délai, la CEDEAO maintient sa position selon laquelle un préavis d’un an est nécessaire.

    Dans ce contexte, la réaction de la CEDEAO est très attendue, alors que les hostilités entre l’organisation régionale et le Mali se poursuivent. Ce différend juridique s’inscrit dans une série de tensions entre le Mali et la CEDEAO, illustrant les défis auxquels est confrontée l’intégration régionale en Afrique de l’Ouest.

    Sénégal-Alliance des États du Sahel : le défi de la Cédéao

    Dans un communiqué diffusé ce mardi soir 6 février, la Cédéao dit « suivre avec préoccupation l’évolution de la situation au Sénégal » et « déconseille toute action ou déclaration » pouvant aller « à l’encontre » de la Constitution et « encourage » la classe politique à « rétablir le calendrier électoral ». Elle prendra « toutes les mesures nécessaires pour accompagner » le Sénégal et « maintenir » sa « tradition démocratique ». C’est effectivement LE nouveau défi sur lequel la Cédéao joue peut-être sa survie. Alors que Macky Sall a annoncé et obtenu le report de l’élection présidentielle qui devait se tenir dans trois semaines, ses opposants dénoncent la « dérive autoritaire » du président sénégalais. Ce report survient après que les régimes putschistes du Mali, du Niger et du Burkina, ont annoncé leur retrait de la Cédéao qui, justement, exige d’eux l’organisation d’élections. Si les situations ne sont pas les mêmes, le moment pose en tout cas un défi de taille à l’organisation régionale. 

    S’agit-il de sauver la crédibilité d’un processus électoral fragilisé ? Ou d’un stratagème pour se maintenir au pouvoir ? Le président sénégalais Macky Sall a en tout cas repoussé l’élection présidentielle et prolongé son propre mandat. Le dernier pays ouest-africain à avoir pris une telle décision, c’est le Mali du colonel Assimi Goïta, dont la présidentielle était -hasard du calendrier- également prévue ce mois de février.

    Macky Sall est arrivé au pouvoir par les urnes lors d’élections démocratiques et non à la faveur d’un double coup d’État militaire, il a réitéré son engagement à ne pas briguer de nouveau mandat et un camp politique opposé au sien a lui-même demandé le report du scrutin. Au Mali, enfin, aucune nouvelle date n’a été annoncée depuis l’annonce du report il y a quatre mois et demi.

    Qu’importe, l’aubaine est trop belle pour les tenants du « néo-panafricanisme » qui exultent et classent désormais Macky Sall dans la catégorie des « putschistes ». Sur les réseaux sociaux circulent des montages du président sénégalais affublé d’un treillis militaire, ou du sobriquet de « Mackyavel ».

    L’opposition sénégalaise dénonce la « dérive autoritaire » du chef de l’État au moment où les régimes militaires des pays de l’Alliance des États du Sahel claquent la porte de la Cédéao, qui les pressait justement d’organiser des élections pour rétablir l’ordre constitutionnel.

    Cette simple concordance des temps pose un défi à toute la sous-région et la Cédéao, régulièrement accusée de faire « deux poids deux mesures », joue peut-être sa survie sur ses décisions à venir.

    Dès lundi, sur le Sénégal, la Commission de la Cédéao faisait part de « sa préoccupation quant aux circonstances qui ont conduit au report » et appelait à « l’organisation d’une élection transparente, inclusive et crédible. » Le président bissau-guinéen, qui présidait la Cédéao jusqu’à l’été dernier, n’a pas eu le même réflexe : Umaro Sissoco Embaló a immédiatement « félicité » Macky Sall pour sa « sage décision », « dans le but d’aller vers de futures élections plus inclusives. » 

    « La problématique pour la Cédéao, c’est que ceux qui détiennent le pouvoir respectent des limites »

    Baba Dakono, chercheur à l’Observatoire citoyen sur la gouvernance et la sécurité (OCGS) à Bamako

    RFI : Après le report de la présidentielle sénégalaise, que type de réaction peut-on attendre de la Cédéao ?

    Baba Dakono : C’est très difficile. Je pense que cette annonce de report, qui a été suivie d’un vote par l’Assemblée nationale sénégalaise, a pris de nombreux acteurs au dépourvu. Y compris la Cédéao, qui était déjà dans la tourmente du fait de la situation politique dans la région, avec l’annonce du retrait du Mali, du Burkina et du Niger, en plus du coup d’État en Guinée… La Cédéao était déjà en proie à de nombreuses difficultés dans la gestion de ces crises. Avec la crise politique sénégalaise, il y a une croissance des difficultés et ça va être très difficile pour la Cédéao de gérer cette situation, d’autant plus que c’est intervenu dans un cadre constitutionnel, avec un président qui était élu démocratiquement. 

    La Cédéao pourrait-elle décider de sanctions contre le Sénégal, comme elle l’a fait avec le Mali ou actuellement avec le Niger ? 

    C’est ce qui est attendu de la part de nombreux acteurs africains, qui ont toujours dénoncé le fait que la Cédéao n’intervenait pas quand il y avait des mandats présidentiels qui allaient au-delà du mandat initialement prévu par la Constitution. On a vu des chefs d’État qui ont modifié la Constitution pour faire des troisièmes mandats. C’était une situation dénoncée par les acteurs africains qui estimaient qu’il y avait des sanctions en cas de coup d’État militaires, mais que ces situations considérées comme des « coups d’État institutionnels » n’étaient pas sanctionnées par la Cédéao. Aujourd’hui, l’organisation est peut-être placée face à son destin dans un contexte d’attente des populations ouest-africaines de sanctions ou ne serait-ce que de condamnation de ces agissements qui vont à l’encontre, du point de vue de ces populations-là, de la consolidation de la démocratie. 

    Ceux qui désignent Macky Sall comme un « putschiste institutionnel », ceux qui le mettent dans la même catégorie que les militaires au pouvoir au Mali, au Niger ou au Burkina, ont-ils raison ?

    Pas forcément, parce que dans ces pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), ce sont des coups d’État militaires, ce sont des régimes en transition. Pour le cas sénégalais, c’est une crise, on va dire, de la démocratie, une crise politique qui perdure. Ce report du scrutin présidentiel constitue un épisode de cette crise politique-là. 

    En tout cas, la Cédéao joue gros sur la manière dont elle va gérer ces différents cas, qui lui tombent dessus en même temps… 

    Aujourd’hui, la problématique sur le continent, c’est : comment faire en sorte que ceux qui détiennent le pouvoir, que ça soit par des faits d’armes ou à travers des élections, puissent respecter un certain nombre de limites. Et parmi ces limites justement, que la fin d’un mandat prévu soit la fin du pouvoir. 

    rfi

    Thierno Alassane Sall pointe du doigt la France et la CEDEAO suite au report de la présidentielle au Sénégal

    La récente révision de la Constitution du Sénégal, approuvée par l’Assemblée nationale et prolongeant le mandat du Président Macky Sall jusqu’au 15 décembre 2024, a suscité une vive réaction de la part du député Thierno Alassane Sall. Dans un message publié sur sa page Facebook, il a accusé le président sénégalais, ainsi que la France et la CEDEAO, de violation flagrante de la Constitution et de manœuvres antidémocratiques.

    Dans son post, Thierno Alassane Sall a dénoncé ce qu’il considère comme une usurpation de pouvoir de la part du président Macky Sall, affirmant que celui-ci a outrepassé les limites de la Constitution sénégalaise en prolongeant son mandat au-delà de la date prévue. Il a souligné que cette révision constitutionnelle, votée sous la haute surveillance de la gendarmerie, constitue une grave violation des principes démocratiques du pays.

    Thierno Alassane Sall a également critiqué la réaction de la France et de la CEDEAO, qui, selon lui, ont adopté une attitude hypocrite en condamnant les récentes prises de pouvoir militaires au Burkina Faso et au Mali, tout en restant silencieuses face au « putsch » de Macky Sall. Il a souligné le contraste entre l’attitude de ces organisations internationales vis-à-vis des dirigeants africains et leur inaction face aux agissements du président sénégalais.

    En appelant les démocrates, républicains et patriotes de tous bords à s’opposer à cette violation de la Constitution et à défendre les principes démocratiques, Thierno Alassane Sall a lancé un appel à l’action pour empêcher toute tentative de consolidation d’un régime autoritaire au Sénégal. Il a souligné l’importance de rester vigilants et de ne pas tolérer les atteintes à la démocratie, quelle que soit leur source.

    Cette déclaration de Thierno Alassane Sall met en lumière les préoccupations croissantes concernant l’état de la démocratie et de l’État de droit au Sénégal, ainsi que les tensions politiques entourant le report de l’élection présidentielle. Elle souligne également l’importance de la vigilance citoyenne et de la défense des valeurs démocratiques dans un contexte politique où les libertés fondamentales sont mises à l’épreuve.

    Hervé Penot interpelle la CEDEAO : « Pourquoi sanctionner le Niger et laisser faire le Sénégal ?

    Le report inattendu de l’élection présidentielle au Sénégal, initialement prévue pour le 25 février, a engendré une vive réaction de la part d’Hervé Penot, un éminent journaliste sportif. La décision du gouvernement sénégalais a été vivement critiquée, notamment par l’Alliance des États du Sahel (AES), coalition regroupant le Burkina Faso, le Mali et le Niger, qui a accusé le président Macky Sall de mensonge et de parjure.

    Cette réaction a soulevé des questions fondamentales sur la cohérence des actions de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) en matière de respect des principes démocratiques. En effet, il est pertinent de noter que la CEDEAO avait adopté des sanctions à l’encontre du Niger lors d’une situation similaire, comprenant notamment la suspension de l’aide financière et l’imposition de restrictions diplomatiques.

    Hervé Penot a donc publiquement remis en question cette différence de traitement entre le Niger et le Sénégal. Il a souligné l’apparente contradiction dans le fait de sanctionner le Niger pour un report électoral et de ne pas agir de manière similaire face à la situation au Sénégal. Cette interrogation vise à mettre en lumière l’absence de cohérence dans les réponses de la CEDEAO aux défis démocratiques dans la région.

    La déclaration de l’Alliance des États du Sahel, exprimant son attente d’une réaction de la CEDEAO et de possibles sanctions, souligne l’importance de l’action régionale en matière de respect des principes démocratiques et de l’État de droit.

    Dans ce contexte, les propos d’Hervé Penot mettent en évidence la nécessité pour la CEDEAO d’agir de manière équitable et impartiale dans toutes les situations similaires, sans favoritisme ni partialité. Sa question résonne comme un appel à une action cohérente et ferme de la part de l’organisation régionale pour garantir l’intégrité des processus électoraux et la défense des valeurs démocratiques dans toute la région ouest-africaine.

    Présidentielle 2024 : la CEDEAO presse les autorités sénégalaises de fixer une nouvelle date

    La Commission de la CEDEAO a exprimé samedi ses ‘’préoccupations’’ relatives aux circonstances ayant conduit au ‘’report » de l’élection présidentielle au Sénégal, pressant notamment les autorités sénégalaises de fixer une nouvelle date pour le scrutin.

    ‘’La Commission de la CEDEAO exprime sa préoccupation face aux circonstances qui ont conduit au report de l’élection et appelle les autorités compétentes à accélérer les différents processus en vue de fixer une nouvelle date’’, a déclaré l’organisation sous régionale dans un communiqué.

    Après avoir ‘’pris note’’ de la décision prises par les autorités sénégalaise de reporter l’élection présidentielle du 25 février, la commission de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest exhorte la classe politique sénégalaise à donner la priorité au dialogue et à la collaboration en vue de parvenir à la tenue d’une élection transparente, inclusive et crédible.

    La CEDEAO n’a pas, dans le même temps, manqué de saluer la décision du président Macky Sall de ne pas briguer un autre mandat, rapporte le communiqué.

    Elle encourage ainsi le chef de l’Etat sénégalais à continuer de défendre et protéger la longue tradition démocratique du Sénégal.

    Le président de la République, Macky Sall, réaffirmant sa décision de ne pas se présenter à la prochaine présidentielle, a annoncé samedi avoir abrogé le décret convoquant le corps électoral le 25 février prochain, en attendant les résultats de la commission d’enquête parlementaire visant à clarifier les conditions dans lesquelles certaines candidatures ont été déclarées irrecevables.

    Cette annonce équivaut de facto à un report de cette élection.

    Le Parti démocratique sénégalais (PDS) avait demandé et obtenu la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire après l’invalidation de la candidature de Karim Wade à l’élection présidentielle pour cause de double nationalité.

    Le PDS a émis des accusations de corruption présumée à l’encontre de certains membres du Conseil constitutionnel, chargé de l’examen des candidatures à ce scrutin.

    Dans un message radiotélévisé à la nation, le chef de l’Etat a évoqué ce « conflit ouvert », ce « différend » entre l’Assemblée nationale et le Conseil constitutionnel, sur fond d’une supposée affaire de corruption de juges ».

    Il note toutefois que le Conseil constitutionnel, dans son communiqué du 29 janvier 2024 signé par tous ses membres, « a réfuté les allégations portées contre lui, tout en prenant la mesure de la gravité des accusations, et en tenant à ce que toute la lumière soit faite dans le respect des procédures constitutionnelles et légales régissant les relations entre les institutions, notamment la séparation des pouvoirs et le statut de ses membres ».

    « A cette situation suffisamment grave et confuse, est venue s’ajouter la polémique sur une candidate dont la binationalité a été découverte après la publication de la liste définitive des candidats par le Conseil constitutionnel ». Ce qui, a-t-il dit, « constitue une violation de l’article 28 de la Constitution qui dispose que « tout candidat à la Présidence de la République doit être exclusivement de nationalité sénégalaise ».

    Selon le président de la République, ces « conditions troubles pourraient gravement nuire à la crédibilité du scrutin en installant les germes d’un contentieux pré et postélectoral ».

    La CEDEAO exprime sa préoccupation et appelle à accélérer le processus pour fixer une nouvelle date d’Élection

    La Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a exprimé sa préoccupation face au report de l’élection présidentielle au Sénégal, initialement prévue pour le 25 février 2024. Dans un communiqué, la CEDEAO prend note de la décision du Président Macky Sall et appelle les autorités compétentes à accélérer les processus en vue de fixer une nouvelle date pour les élections.

    La commission régionale encourage l’ensemble de la classe politique sénégalaise à donner la priorité au dialogue et à la collaboration pour assurer la tenue d’élections transparentes, inclusives et crédibles. Alors que le pays fait face à des bouleversements politiques, la CEDEAO souligne l’importance de la coopération entre les différentes parties prenantes pour maintenir la stabilité et l’intégrité du processus électoral.

    La CEDEAO a également salué le Président Macky Sall pour avoir maintenu sa décision antérieure de ne pas briguer un autre mandat. Elle l’encourage à continuer de défendre et de protéger la longue tradition démocratique du Sénégal. Cette déclaration de soutien vise à reconnaître l’engagement du Président en faveur de la stabilité politique et de la transition pacifique du pouvoir.

    La commission de la CEDEAO se dit attentive à la situation politique au Sénégal et reste impliquée dans le suivi des développements entourant le processus électoral. En exprimant sa préoccupation, elle souligne l’importance de maintenir les principes démocratiques et la stabilité dans la région ouest-africaine.

    La réaction de la CEDEAO souligne l’importance de la stabilité politique et de la démocratie dans la région, tout en encourageant le Sénégal à accélérer le processus électoral pour fixer rapidement une nouvelle date d’élection présidentielle.

    Abdoulaye Diop dénonce la Cedeao comme une « menace » et justifie le retrait du Mali : « Une décision de survie

    Le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a vivement critiqué la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), qualifiant l’organisation de « menace » pour les pays membres. Ces déclarations font suite au retrait du Mali de la Cedeao et interviennent après le départ préalable de la Mauritanie.

    « Il faut comprendre que la Cedeao est progressivement devenue une menace pour nos pays. Elle est instrumentalisée contre les institutions de nos pays, contre nos États, avec l’imposition de mesures coercitives qui ont un impact sur nos États », a déclaré M. Diop. Il a ajouté que le Mali, dans une optique de survie, a pris la décision de se retirer de la Cedeao, cherchant ainsi à échapper à l’influence qu’il considère comme déstabilisatrice.

    Le ministre des Affaires étrangères a souligné que cette décision pourrait permettre au Mali de se réorganiser et de tirer profit des opportunités qui se présentent, tout en continuant à collaborer avec les pays qui le souhaitent.

    Pour étayer ses propos, Abdoulaye Diop a mentionné l’exemple de la Mauritanie, qui s’est retirée de la Cedeao il y a une vingtaine d’années. Selon lui, la Mauritanie se porte bien et continue d’avancer malgré son retrait de l’organisation régionale.

    Les déclarations du ministre malien mettent en lumière les tensions et les divergences au sein de la Cedeao, remettant en question la cohésion de cette organisation régionale et les défis auxquels elle est confrontée dans la gestion des affaires politiques et économiques en Afrique de l’Ouest.

    Cédéao: un départ du Mali, du Niger et du Burkina, après des mois de tension

    Le Mali, le Niger et le Burkina Faso claquent la porte de la Cédéao. Les juntes militaires des trois pays ont annoncé, au soir de dimanche 28 janvier, quitter l’instance sous-régionale « avec effet immédiat ». « La Cédéao est devenue une menace pour ses États-membres et ses populations », ont justifié les militaires dans un communiqué conjoint. Cette annonce intervient après des mois de tensions entre les pays de l’Alliance des États du Sahel et la Cédéao. « Le retrait des trois juntes de la Cédéao menace notre sécurité collective », a déclaré à RFI Timothy Kabba, ministre des Affaires étrangères de la Sierra Leone, membre de la mission de médiation de la Cédéao au Niger

    La rumeur d’un tel départ avait déjà agité le microcosme politique ouest-africain, en décembre, avant le dernier sommet de l’organisation sous-régionale. Déjà très fortes à l’époque, les tensions se sont accentuées, ces dernières semaines, entre la Cédéao et le Niger, le dernier chapitre étant l’échec, jeudi 25 janvier, d’une mission à Niamey de l’organisation sous-régionale, une mission de négociations dont un premier voyage, début janvier, avait été repoussé par les autorités nigériennes.

    Après le coup d’État de juillet dernier, la Cédéao a durement sanctionné le pays, comme elle l’avait fait pour le Mali, en 2020, suite, là aussi, au renversement du pouvoir par les militaires. Cet été, elle avait même menacé les putschistes nigériens d’un recours à la force. Tour à tour, les trois pays ont été suspendus des instances de la Cédéao.

    Depuis de longs mois, c’est un véritable dialogue de sourds qui s’est installé entre Bamako, Ouagadougou, Niamey et l’organisation sous-régionale, à la fois au sujet des sanctions économiques, de la lutte contre le terrorisme et du retour au pouvoir des civils.

    Pour les trois juntes, la Cédéao, « est devenue une menace pour ses États membres et ses populations » et ce « sous l’influence de puissances étrangères ». C’est ce qu’elles écrivent dans un communiqué conjoint diffusé dimanche soir. La rupture est donc consommée. On notera que cette annonce intervient non seulement au retour d’une tournée diplomatique de Lamine Zeine, Premier ministre nigérien – tournée dont l’étape principale était Moscou – mais aussi après la livraison gratuite, par la Russie, de 25 000 tonnes de blé au Mali et au Burkina Faso.

    Vers un renforcement de l’AES

    Les trois pays semblent se diriger maintenant vers un renforcement de leur coopération au sein de l’Alliance des États du Sahel (AES). Cette structure a été créée, le 16 septembre dernier, d’abord pour lutter contre les groupes jihadistes, mais la charte du Liptako-Gourma, signée entre les trois États, dépasse le simple cadre militaire, en témoigne cette clause de défense collective inscrite dans le texte.

    La coopération se veut donc également politique, diplomatique et économique. Des réunions entre ministres de l’Économie et des Affaires étrangères des trois pays ont eu lieu ces derniers mois pour structurer l’architecture de l’Alliance. Fin décembre, les Premiers ministres des trois pays étaient à Niamey pour annoncer leur volonté d’avancer sur des projets communs, notamment en matière d’infrastructures routières et ferroviaires.

    Il se murmure qu’à court terme, l’accent pourrait d’abord être mis sur l’aérien avec le développement de l’aéroport de Ouagadougou. Celui-ci deviendrait ainsi une sorte de hub pour les pays de l’Alliance.

    « Le retrait des trois juntes de la Cédéao menace notre sécurité collective »

    La Cédéao se dit prête à une « solution négociée » après le retrait du Mali, du Burkina Faso et du Niger. La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest a exprimé, dimanche, sa volonté de sortir de l’impasse politique créée par l’annonce du retrait de ces trois pays, une solution oui, mais sur quelles bases ?

    Joint par RFI, Timothy Kabba, ministre des Affaires étrangères de la Sierra Leone, l’un des quinze pays membres du bloc régional, fait partie également de la mission de médiation de la Cédéao au Niger. Pour lui, ce retrait risque de déstabiliser la région.

    RFI : Quelle est votre réaction à cette annonce ?

    Timothy Kabba:  C’est une nouvelle assez inquiétante, bien qu’elle soit attendue parce que ces trois pays avaient laissé entendre, l’année dernière, qu’ils allaient former l’Alliance des États du Sahel, ce qui signifie qu’ils allaient se retirer du bloc. Mais la Cédéao saisira l’occasion pour s’assurer que ces membres importants de notre communauté ne se retirent pas et ne sortent pas de la communauté. Cette décision est une menace pour la paix, la sécurité et la stabilité de toute la communauté parce que ces trois pays sont confrontés non seulement à leur instabilité politique, mais aussi aux groupes terroristes comme le mouvement al-Qaïda et Daech et, donc, c’est un peu inquiétant si ces pays font cavalier seul.

    Mais le processus lui-même exige que tout pays désireux de se retirer doit exprimer formellement sa demande auprès de la Cédéao et qui sera ensuite examiné dans un délai d’un an. Mais pendant cette période, cet État doit continuer à se conformer à ses obligations. J’espère donc que la demande de retrait sera retirée, étant donné que notre sécurité collective est cruciale.

    Quelles mesures peut prendre la Cédéao pour faire changer d’avis ces trois pays ?

    Je pense que les chefs d’État vont se réunir et qu’il y aura un sommet imminent au cours duquel les dirigeants évalueront la situation et trouveront la meilleure solution. Je crois que la meilleure solution est une solution diplomatique. Et je pense que nous continuerons à être patients avec nos frères du Niger, du Mali et du Burkina Faso pour trouver une solution à l’impasse politique dans laquelle se trouvent ces pays.

    En annonçant leur retrait, ces pays ont accusé l’organisation de ne pas les avoir assez soutenus. Est-ce que c’est un argument valable ?

    Non, pas à mon avis. Je pense que la Cédéao a ouvert la porte à la négociation lors du 64ᵉ sommet des chefs d’État et de gouvernement. Il était clair, lors de cette rencontre, que l’organisation régionale avait déjà assoupli ses restrictions de voyage imposées aux chefs de ces différents gouvernements et elle avait également ouvert la voie à la médiation.

    J’étais l’un des ministres des Affaires étrangères chargés par la Cédéao d’entamer des négociations avec les autorités nigériennes et malheureusement, le jeudi 25 janvier, nous n’avons pas pu nous rendre au Niger où nous étions attendus par les autorités nigériennes pour entamer des discussions sur la transition, car l’avion loué par la Cédéao a eu un problème technique à Abuja et nous n’avons donc pas pu participer à cette mission de médiation. Mais la Cédéao va s’assurer que ces membres importants de notre communauté ne se retirent pas du bloc.

    Que représentent ces trois pays pour la Cédéao ?

    Il faut rappeler que le Niger, le Mali et le Burkina Faso représentent géographiquement plus de la moitié de la superficie de la Cédéao et 15 % de sa population. Ils sont donc très importants. Il y a des répercussions plus graves encore parce que ces pays sont liés culturellement et géographiquement et nous avons une longue histoire de coopération et d’interdépendance. Je pense donc qu’il serait une bonne chose que nous trouvions un moyen de sortir de cette impasse.

    Craignez-vous que d’autres pays puissent emboiter le pas du Mali, Niger et du Burkina Faso ?

    e ne suis pas convaincu que d’autres pays vont se ranger du côté de ces trois pays et choisir de quitter la Cédéao. Le monde est confronté à une myriade de défis allant du changement climatique aux insurrections terroristes et violentes et n’importe quelle nation voudrait faire partie d’une organisation qui fera face à ces défis interminables.

    Faire partie de la Cédéao, cela a-t-il encore un sens aujourd’hui ?

    Je pense que la Cédéao est toujours pertinente. Je parle en tant que ministre des Affaires étrangères de la Sierra Leone. Je suis conscient de la contribution de la Cédéao à la restauration de la démocratie et de la paix en Sierra Leone, au Liberia, en Côte d’Ivoire, en Guinée-Bissau et en Gambie, et je pense donc que la Cédéao a les outils pour rassembler ces pays et lutter pour le bien commun de notre région.

    Je pense que ces trois pays méritent d’être entendus et je pense que leurs populations méritent de vivre en paix et sous un régime constitutionnel. C’est donc le rôle que nous allons jouer en tant que collectivité au sein de la communauté pour veiller à ce que ces pays respectent l’ordre constitutionnel et nous allons joindre nos efforts à ceux de nos frères du Sahel dans la lutte contre le terrorisme.

    Retrait de la Cédéao par le Burkina Faso, le Mali et le Niger

    Les dirigeants du Burkina Faso, du Mali et du Niger, tous gouvernés par des juntes militaires, ont conjointement annoncé leur retrait immédiat de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) dans un communiqué officiel. Cette décision, prise « en toute souveraineté », a été justifiée par la volonté de répondre aux attentes, préoccupations et aspirations de leurs populations respectives.

    Les trois pays sahéliens ont connu des prises de pouvoir militaires au cours des dernières années (2020 au Mali, 2022 au Burkina Faso et 2023 au Niger), ce qui a créé des tensions avec la Cédéao. Cette organisation régionale cherche à rétablir des gouvernements civils rapidement et a imposé des sanctions sévères au Mali et au Niger, allant jusqu’à menacer d’utiliser la force dans ce dernier pays.

    Les raisons exactes du retrait de la Cédéao ne sont pas explicitement mentionnées dans le communiqué, mais il semble découler des différends entre les gouvernements militaires au pouvoir et la Cédéao. Les problématiques liées à l’insécurité, au jihadisme et à la pauvreté contribuent également à la complexité de la situation.

    Les dirigeants des trois pays justifient leur décision en affirmant prendre « toutes leurs responsabilités devant l’histoire » et en répondant aux attentes de leurs populations. Cela suggère que le retrait de la Cédéao pourrait être perçu comme une réponse aux préoccupations et aux aspirations locales, mettant en avant la souveraineté nationale.

    Le retrait immédiat de ces trois pays de la Cédéao soulève des questions sur les conséquences régionales et internationales. La Cédéao avait joué un rôle important dans la médiation et la pression diplomatique, et ce retrait pourrait compliquer davantage les efforts visant à rétablir la stabilité politique dans ces nations sahéliennes.

    L’annonce de ce retrait est susceptible de susciter des réactions au sein de la Cédéao et au niveau international. Les prochains développements seront suivis de près pour évaluer l’impact sur la dynamique politique régionale et les relations entre ces pays et l’organisation sous-régionale.

    La CEDEAO exprime son inquiétude face aux arrestations politiques au Burkina Faso

    La Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a émis un communiqué dans lequel elle exprime son inquiétude quant aux récentes arrestations de personnalités politiques et de membres de la société civile au Burkina Faso. La CEDEAO, préoccupée par cette situation, dénonce ce qu’elle qualifie de répression de la liberté d’expression dans le pays des Hommes intègres.

    Dans le communiqué, la CEDEAO déclare avoir appris avec préoccupation les informations sur l’interpellation et la détention de personnalités politiques et de membres de la société civile par les autorités de la transition au Burkina Faso. Ces arrestations ont suscité des inquiétudes au sein de la communauté internationale, mettant en lumière une situation préoccupante qui nécessite une réaction urgente.

    La CEDEAO condamne fermement ce qu’elle considère comme une procédure illégale et arbitraire de réquisition destinée à étouffer la liberté d’expression dans le pays. Les arrestations visant des acteurs politiques et des membres de la société civile sont interprétées comme une atteinte aux principes démocratiques et aux droits fondamentaux des citoyens. La Commission appelle ainsi les autorités de la transition à libérer immédiatement toutes les personnes interpellées dans le cadre de ces mesures.

    L’appel de la CEDEAO est sans équivoque, exhortant les autorités de la transition au Burkina Faso à libérer rapidement toutes les personnes arrêtées. Ce geste est considéré comme essentiel pour préserver la liberté d’expression et rétablir un climat propice à un dialogue ouvert et constructif dans le pays.

    Tout en exprimant sa disposition à soutenir les autorités de transition du Burkina Faso, la CEDEAO appelle à un rétablissement rapide de l’ordre constitutionnel. La Commission réitère sa préoccupation quant à la détérioration de la situation sécuritaire dans le pays et encourage les autorités de transition à prendre des mesures urgentes pour un retour rapide à un ordre constitutionnel stable.

    La réaction de la CEDEAO met en lumière l’importance accordée à la préservation des principes démocratiques et des droits fondamentaux au Burkina Faso. Alors que la situation évolue, la communauté internationale attend avec vigilance une réponse positive des autorités de la transition, soulignant l’urgence de restaurer la confiance, la stabilité politique et la liberté d’expression dans ce pays d’Afrique de l’Ouest.

    La décision de la CEDEAO est tombée concernant la nomination des membres de la CENA

    Le Conseil de Médiation et de Sécurité de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a examiné la question du décret controversé portant nomination de nouveaux membres de la Commission électorale nationale autonome (CENA) au Sénégal. Selon le rapport de la rencontre, le président Macky Sall a remplacé par décret l’ensemble des 12 membres de la CENA le 3 novembre 2023, suite à la demande de la CENA de réintégrer Ousmane Sonko comme candidat à l’élection présidentielle de février 2024.

    Le rapport souligne que le remplacement des membres de la CENA moins de quatre mois avant l’élection présidentielle pourrait être contraire au Protocole additionnel de la CEDEAO sur la démocratie et la bonne gouvernance. Il mentionne que l’article 2 (1) de ce protocole stipule qu’aucune réforme substantielle de la loi électorale ne doit intervenir dans les six mois précédant les élections sans le consentement d’une large majorité des acteurs politiques.

    La décision pourrait également être en contradiction avec l’article 3 du Protocole, qui stipule que les organes chargés d’organiser les élections doivent être indépendants, neutres, et jouir de la confiance de tous les acteurs politiques. Cependant, les autorités sénégalaises ont affirmé qu’aucune loi électorale n’avait été modifiée par la nomination des nouveaux membres de la CENA et que le mandat des membres remplacés avait expiré depuis longtemps.

    Niger: la Cedeao maintient ses sanctions, en posant des conditions à leur allègemen

    La Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a décidé de maintenir ses sanctions contre le Niger tout en posant des conditions à leur éventuel allègement. Ces sanctions ont été imposées au Niger après le coup d’État militaire survenu en mars 2021, au cours duquel le président élu Mahamane Ousmane a été renversé.

    La CEDEAO, qui est une organisation régionale composée de pays d’Afrique de l’Ouest, a insisté sur la nécessité de restaurer un ordre constitutionnel au Niger. Les sanctions comprennent des restrictions sur les mouvements des membres du gouvernement de transition et des militaires qui ont pris le pouvoir, ainsi que des sanctions économiques.

    L’annonce de la CEDEAO indique qu’elle est prête à envisager un allègement des sanctions si le Niger remplit certaines conditions, notamment la nomination d’un gouvernement de transition inclusif, la libération des personnes détenues illégalement depuis le coup d’État, et le respect des engagements en faveur du retour à un ordre constitutionnel.

    La situation politique au Niger demeure donc sous la surveillance de la CEDEAO, qui cherche à encourager la restauration de la stabilité politique et constitutionnelle dans le pays.

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