Changement climatique : Diomaye Faye plaide pour « une mobilisation internationale accrue »

Face à l’aggravation des effets du changement climatique et à leur impact particulièrement sévère sur le continent africain, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a appelé, ce mercredi 14 janvier, à « une mobilisation internationale accrue ». Le chef de l’État s’exprimait lors de son allocution d’ouverture d’un side event consacré au soutien du processus préparatoire de la Conférence des Nations unies sur l’eau, que le Sénégal coorganisera avec les Émirats arabes unis en 2026.

Dans un contexte mondial marqué par la recrudescence des phénomènes climatiques extrêmes, Diomaye Faye a insisté sur le fait que l’Afrique demeure l’une des régions les plus exposées aux conséquences du dérèglement climatique, alors même qu’elle contribue faiblement aux émissions mondiales de gaz à effet de serre. Pour le président sénégalais, cette situation impose une responsabilité collective renforcée et une solidarité internationale plus concrète, notamment à travers des mécanismes de financement adaptés, un transfert de technologies et un appui accru aux politiques d’adaptation.

Selon la Présidence de la République, le chef de l’État a également mis en exergue le caractère hautement stratégique de la ressource en eau. Il a souligné que l’eau se situe aujourd’hui « à l’intersection du climat, de la paix, de la sécurité et du développement durable », rappelant qu’une mauvaise gestion ou une raréfaction de cette ressource essentielle peut exacerber les tensions sociales, fragiliser la sécurité alimentaire et compromettre durablement les efforts de développement. À ses yeux, l’eau doit être au cœur des agendas climatiques et de développement, en particulier dans les pays du Sud.

Cette prise de parole s’inscrit dans la dynamique préparatoire de la Conférence des Nations unies sur l’eau prévue en 2026, un rendez-vous international majeur que le Sénégal coorganisera avec les Émirats arabes unis. À travers cet engagement, Dakar entend jouer un rôle actif dans la définition des priorités mondiales liées à la gestion durable de l’eau, à l’adaptation aux changements climatiques et à la résilience des territoires vulnérables.

La participation de Diomaye Faye à cette rencontre intervient dans le cadre d’un déplacement officiel à Abu Dhabi, où il prend part, les 14 et 15 janvier 2026, à un forum international consacré aux enjeux du développement durable, de la transition énergétique et de l’innovation. Ce déplacement fait suite à un séjour de deux jours effectué auparavant au Koweït, illustrant l’intensification de la diplomatie sénégalaise sur les questions climatiques, énergétiques et de coopération internationale.

À travers ce plaidoyer, le président sénégalais réaffirme la position du Sénégal en faveur d’une gouvernance mondiale plus équitable du climat et des ressources naturelles. Il appelle à des engagements plus ambitieux et à des actions concrètes pour répondre à l’urgence climatique, estimant que sans une mobilisation internationale forte et coordonnée, les pays africains continueront de payer un lourd tribut à un phénomène qu’ils n’ont que très peu contribué à provoquer.

Kaolack – Fête de l’Indépendance : Civisme, changement climatique, abus et violence au cœur de la première édition

À Kaolack, une synergie d’actions entre différents acteurs — communautés, institutions, ONG, secteur privé, etc. — a permis de mutualiser les efforts, les compétences et les ressources. Cette dynamique a renforcé l’efficacité des initiatives en faveur d’un développement durable et inclusif.

C’est dans cette optique qu’une journée de sensibilisation a été organisée ce samedi au quartier Thioffack, dans la commune de Kaolack, en prélude à la célébration de la première édition de la fête de l’indépendance.

Lors de son intervention, il a mis l’accent sur des thématiques clés telles que l’unité, la paix, le civisme, la citoyenneté et la préservation de l’environnement.

Le Club Changement Climatique, quant à lui, a sensibilisé les participants sur les enjeux du changement climatique et les bonnes pratiques à adopter pour un développement durable et inclusif.

La journée a également été rythmée par des activités culturelles et des jeux populaires, renforçant les valeurs de solidarité, d’engagement civique et de responsabilité communautaire.

Les autorités locales et les notables de Thioffack ont salué l’engagement des jeunes pour le développement de leur quartier.

Pour eux, l’implication de la jeunesse dans la vie de la nation constitue un levier fondamental pour le développement durable, la paix et la cohésion sociale.

L’importance de la lutte contre le changement climatique en Afrique : Vers une prise de conscience renforcée

Des chercheurs et des experts du développement se sont réunis à Addis-Abeba pour discuter des défis posés par le changement climatique en Afrique et de l’urgence d’agir. Lors de cette réunion préliminaire au dixième Forum Régional Africain sur le Développement Durable (FRADD), un consensus s’est dégagé sur la nécessité de renforcer les Contributions Déterminées au Niveau National (CDN) pour une action climatique plus efficace sur le continent.

Les CDN, qui représentent les engagements pris par les États dans le cadre de l’accord de Paris sur le climat, ont été au cœur des discussions. Les participants ont souligné que ces contributions doivent être plus pertinentes et inclusives pour répondre aux besoins spécifiques de l’Afrique en matière d’adaptation au changement climatique.

Une des principales préoccupations exprimées lors de la réunion a été l’importance de placer les politiques d’adaptation au changement climatique au centre des agendas nationaux. Les projets de développement financés doivent être évalués avec soin pour s’assurer qu’ils contribuent efficacement à la résilience des communautés africaines face aux défis climatiques.

Achil Yamen, chercheur à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, a souligné la nécessité d’une approche plus inclusive dans les négociations climatiques mondiales. Il a plaidé en faveur d’une participation accrue des acteurs africains dans l’élaboration et la mise en œuvre des CDN, afin de garantir qu’elles reflètent véritablement les réalités et les besoins du continent.

Les participants ont également souligné l’importance de diversifier les sources d’énergie en Afrique pour garantir un approvisionnement énergétique durable et résilient. Ils ont appelé à un investissement accru dans les énergies renouvelables telles que l’hydroélectricité, le solaire et l’éolien, tout en reconnaissant la nécessité de recourir également à des sources d’énergie plus traditionnelles.

Enfin, les participants ont insisté sur l’importance d’une volonté politique forte de la part des États africains pour mettre en œuvre des stratégies de lutte contre le changement climatique. Ils ont appelé à une collaboration accrue entre les pays africains pour élaborer des CDN plus solides et mieux adaptées aux défis climatiques auxquels le continent est confronté.

En conclusion, cette réunion a souligné l’importance cruciale de l’action climatique au niveau national en Afrique. Il est essentiel que les CDN soient renforcées et mises en œuvre de manière efficace pour garantir un avenir durable pour les générations futures sur le continent.

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