Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°650 – 15/01/2026

🔴 FARBA NGOM ET LA JOURNÉE SANS PRESSE DU 13 AOÛT 2024 : QUAND CHEIKH BARA NDIAYE DÉLIRE ET DÉBITE
🔴 AFFAIRE DES TÉLÉPHONES DE FARBA NGOM : UN GARDE PÉNITENTIAIRE SUR LA SELLETTE

🔴 LES LIONS PLUS FORTS QUE LES PHARAONS : LE SÉNÉGAL EN FINALE

Sortie de Cheikh Bara Ndiaye : le CDEPS dénonce des propos diffamatoires et annonce des actions judiciaires

Le Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse du Sénégal (CDEPS) est monté au créneau après les déclarations du député Cheikh Bara Ndiaye, tenues le mardi 13 janvier 2026 sur le plateau de Seneweb. Dans un communiqué officiel signé par son président, Mamadou Ibra Kane, le patronat de la presse sénégalaise dénonce des propos qu’il qualifie de « gravement diffamatoires » à l’encontre des entreprises de presse privée et de leurs responsables.

Au cœur de la polémique, les affirmations du parlementaire selon lesquelles l’homme politique Farba Ngom serait à l’origine de la journée sans presse observée le 13 août 2024. Une accusation que le CDEPS rejette catégoriquement, la qualifiant d’« infondée » et de « dénuée de toute nuance ». Pour l’organisation patronale, ces propos relèvent davantage de la spéculation que d’une analyse sérieuse fondée sur des faits avérés.

Dans son communiqué, le CDEPS rappelle que si une journée sans presse a effectivement eu lieu en août 2024, celle-ci avait un objectif clair et assumé : protester contre les atteintes répétées aux libertés de la presse imputées au gouvernement issu de la troisième alternance. Le Conseil insiste sur le fait que cette mobilisation était exclusivement dirigée contre des pratiques jugées liberticides et non contre des considérations partisanes ou des agendas politiques occultes.

Le patronat de la presse estime par ailleurs que les propos de Cheikh Bara Ndiaye s’inscrivent dans une dynamique plus large de discrédit systématique de la presse privée. Selon le CDEPS, cette stratégie serait portée par certains acteurs du nouveau régime, dans un contexte marqué par des relations de plus en plus tendues entre les autorités et les médias indépendants.

Près de vingt-trois mois après l’accession au pouvoir du régime actuel, le Conseil dresse un tableau particulièrement sombre de la situation de la presse privée au Sénégal. Il accuse les autorités de mener, avec « constance et méthode », une entreprise de fragilisation du secteur. Cette politique se traduirait, selon le CDEPS, par des poursuites fiscales ciblées, des blocages de comptes bancaires, le non-paiement des créances dues par l’État, des résiliations unilatérales de contrats publicitaires, ainsi que par la non-distribution de l’aide publique à la presse depuis près de deux ans.

Le communiqué évoque également des pratiques qu’il juge illégales et attentatoires à la liberté d’informer, telles que la confiscation de bouquets télévisuels, des coupures arbitraires de signaux audiovisuels et des restrictions injustifiées d’accès des journalistes aux manifestations publiques. Autant d’éléments qui, selon le CDEPS, traduisent une volonté manifeste d’asphyxier économiquement et institutionnellement la presse indépendante.

Dans ce contexte, le Conseil considère que le recours à la diffamation constitue un ultime levier utilisé pour tenter de discréditer durablement les médias privés. Toutefois, souligne-t-il, « aucun mensonge n’étant jamais parfaitement étanche », l’inconsistance de certaines affirmations finirait toujours par apparaître aux yeux de l’opinion attentive.

Le CDEPS s’interroge également sur le lien que certains tenteraient d’établir entre la journée sans presse d’août 2024 et l’arrestation de Farba Ngom intervenue en février 2025. Pour l’organisation, cette mise en relation relève de la pure affabulation et ne repose sur aucun élément factuel solide. Elle ne pourrait donc être interprétée que comme une tentative délibérée de manipulation de l’opinion publique.

Face à ce qu’il considère comme une atteinte grave à l’honneur et à la crédibilité de la presse sénégalaise, le Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse annonce son intention de tirer toutes les conséquences juridiques de ces propos. Des actions judiciaires sont ainsi envisagées afin de rétablir la vérité et de défendre l’intégrité du secteur.

En conclusion, le CDEPS lance un appel solennel à l’ensemble des professionnels des médias. Dans un esprit de confraternité et de responsabilité collective, il les exhorte à ne s’associer, ni par complaisance ni par silence, à aucune tentative de dénigrement de la presse privée sénégalaise, rappelant que la défense de la liberté de la presse demeure un combat commun et fondamental pour la démocratie.

Affaire Cheikh Oumar Diagne – Cheikh Bara Ndiaye : une audition décisive attendue ce jeudi

Cheikh Oumar Diagne est attendu ce jeudi au commissariat central de Dakar pour être entendu dans le cadre de la procédure qu’il a engagée contre le député Cheikh Bara Ndiaye. L’ancien directeur des Moyens généraux de la Présidence avait déposé une plainte visant le parlementaire, qu’il accuse de diffamation et de diffusion de fausses nouvelles.

Selon des informations rapportées par L’Observateur, le procureur de la République a ordonné l’ouverture d’une enquête afin de faire toute la lumière sur cette affaire devenue sensible, notamment en raison du statut des protagonistes et de la nature des accusations. Cheikh Oumar Diagne reproche en effet au député d’avoir publiquement suggéré, lors d’une intervention massivement relayée sur les réseaux sociaux, qu’il pourrait être impliqué dans la mort jugée suspecte de l’imam Alioune Ndao. Une déclaration que le plaignant considère comme extrêmement grave et portant atteinte à son honneur.

Compte tenu du statut parlementaire du mis en cause, son audition ne peut pas être menée selon la procédure habituelle. Une marche à suivre particulière doit être respectée, conformément aux dispositions encadrant l’audition des députés. C’est dans ce cadre que le procureur a donné instruction aux enquêteurs de la Sûreté urbaine d’entendre en premier lieu le plaignant sur procès-verbal, avant que le dossier ne lui soit retourné pour la suite à donner.

Enquête clôturée : Le dossier Cheikh Bara Ndiaye et Thérèse Faye entre les mains du procureur

L’affaire judiciaire impliquant Cheikh Bara Ndiaye et Thérèse Faye a atteint une nouvelle étape. La Division des investigations criminelles (DIC) a terminé son enquête et transmis le dossier au parquet de Dakar sous forme de renseignement judiciaire, selon des informations exclusives de Seneweb. Désormais, le sort du chroniqueur de Walf TV, Cheikh Bara Ndiaye, dépend du procureur de la République, Abdou Karim Diop.

Cheikh Bara Ndiaye, un chroniqueur renommé de Walf TV, avait publiquement accusé Thérèse Faye, ancienne ministre du Développement communautaire, de la Solidarité nationale et de l’Équité sociale et territoriale, de s’être enrichie de manière illicite. Ces allégations ont porté atteinte à la réputation de l’ex-ministre, qui a décidé de porter plainte pour diffamation afin de défendre son honneur.

Le procureur de la République a confié l’enquête au commissaire principal Adramé Sarr, chef de la DIC. Durant l’enquête, Cheikh Bara Ndiaye a été convoqué et interrogé sur procès-verbal. Cependant, il n’a pas été en mesure de fournir des preuves concrètes pour soutenir ses accusations contre Thérèse Faye. La DIC a donc conclu son enquête et remis le dossier au procureur.

Le procureur Abdou Karim Diop doit maintenant décider de la suite à donner à cette affaire. Plusieurs options s’offrent à lui : il pourrait décider de classer l’affaire sans suite, de poursuivre Cheikh Bara Ndiaye pour diffamation, ou d’ordonner des investigations supplémentaires si nécessaire. Cette décision sera déterminante pour l’avenir du chroniqueur et pour la réputation de Thérèse Faye.

L’affaire a suscité de nombreuses réactions au sein de l’opinion publique. Les partisans de Thérèse Faye considèrent cette plainte comme une démarche légitime pour protéger son intégrité et sa réputation. De l’autre côté, les soutiens de Cheikh Bara Ndiaye dénoncent une tentative d’intimidation et une atteinte à la liberté d’expression.

Cette affaire met en lumière les défis auxquels sont confrontés les journalistes et chroniqueurs dans l’exercice de leur métier, en particulier lorsqu’ils abordent des sujets sensibles impliquant des personnalités politiques. Elle soulève également des questions sur la transparence et la responsabilité des dirigeants publics.

Le sort de Cheikh Bara Ndiaye repose désormais sur la décision du procureur de la République. Quelle que soit l’issue, cette affaire restera un cas emblématique des tensions entre la liberté de la presse et les droits à la réputation des personnalités publiques au Sénégal. Les prochains jours seront décisifs pour déterminer les conséquences judiciaires et médiatiques de cette confrontation.

En attendant, l’opinion publique et les acteurs du secteur médiatique suivront de près les développements de ce dossier, qui pourrait avoir des répercussions importantes sur le paysage médiatique et politique sénégalais.

Accusations Explosives de Cheikh Bara Ndiaye : Macky Sall Accusé de Brader des Terres pour une Maison au Maroc

L’émission « Entretien Spécial » sur Seneweb a été le théâtre de révélations fracassantes ce mardi, alors que le chroniqueur Cheikh Bara Ndiaye a accusé ouvertement l’ancien président du Sénégal, Macky Sall, d’avoir bradé des terres nationales pour acquérir une maison au Maroc, où il réside depuis la fin de son mandat.

Dans des déclarations incendiaires, Cheikh Bara Ndiaye a déclaré que le camp de Macky Sall était le « plus grand voleur du pays », alléguant que l’ancien président avait obtenu sa résidence au Maroc dans des conditions douteuses. Selon lui, cette résidence n’a pas été octroyée par le roi du Maroc, mais aurait été le fruit d’un accord suspect impliquant la cession de terres sénégalaises.

L’accusation principale de Cheikh Bara Ndiaye concerne l’octroi de terres aux Marocains à des prix dérisoires, soit 60 000 F CFA par parcelle, alors que leur valeur réelle serait dix fois supérieure. En échange, une société marocaine aurait été chargée de construire une maison à Marrakech pour Macky Sall.

« J’ai des preuves très claires de ce que j’avance », a affirmé Cheikh Bara Ndiaye, appelant à une enquête approfondie sur ces allégations. Il a même précisé qu’il connaissait l’emplacement exact de la résidence de Macky Sall au Maroc et les détails de son acquisition.

L’appel à une enquête a été directement adressé au président Bassirou Diomaye Faye, dans l’espoir que la lumière soit faite sur ces allégations troublantes. Si ces accusations s’avèrent fondées, elles pourraient avoir un impact majeur sur la perception du mandat de Macky Sall et susciter de vives réactions dans l’opinion publique sénégalaise.

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