C’est un discours de clôture riche en annonces que le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, a livré à l’issue de la session parlementaire 2024-2025. Dans un hémicycle attentif, il a dressé le bilan d’une session marquée par de profondes réformes et un engagement collectif qu’il a qualifié de remarquable.
Évoquant les progrès accomplis, El Malick Ndiaye a affirmé que les changements initiés traduisent une volonté claire d’incarner « un Parlement plus exigeant, plus transparent et plus redevable ». Loin d’un simple discours de fin de session, son intervention a permis de mesurer l’ampleur des transformations entamées au sein de l’institution.
L’un des points centraux abordés par le président a été la lutte contre les pratiques budgétaires qu’il a jugées peu justifiées. Il a notamment dénoncé un gaspillage documentaire insoutenable et une inefficacité dans la gestion des ressources administratives. Ce constat a motivé une série de décisions drastiques visant à rationaliser les dépenses, alléger les charges et instaurer une culture de sobriété au sein de l’Assemblée.
La suppression de certains avantages jusque-là accordés aux députés illustre cette nouvelle orientation. El Malick Ndiaye a évoqué la fin des crédits téléphoniques et des primes de plénière, la suppression des appuis financiers lors des fêtes religieuses, ainsi que la réduction des frais de mission et du quota des pèlerins. Ces mesures s’inscrivent dans une démarche de rigueur et de transparence budgétaire.
Sur le plan administratif et fonctionnel, des réformes ont été entamées pour moderniser l’appareil parlementaire. Le président de l’Assemblée a cité la refonte du règlement intérieur, la révision du statut du personnel et l’introduction de procédures de gestion financière plus rigoureuses. Ces changements visent à adapter le fonctionnement de l’Assemblée nationale aux exigences contemporaines en matière de gouvernance.
La modernisation technologique a également occupé une place importante dans le discours du président. Il a annoncé la mise en place d’un nouveau site internet pour faciliter l’accès à l’information parlementaire, l’attribution d’adresses mail officielles à tous les députés, l’instauration d’un système de pointage électronique, ainsi que la distribution de tablettes numériques pour digitaliser les travaux parlementaires.
Autre innovation majeure, la création d’une chaîne parlementaire a été intégrée au règlement intérieur. Selon El Malick Ndiaye, cette chaîne n’a pas vocation à devenir un média traditionnel, mais plutôt à jouer un rôle pédagogique et citoyen. Elle sera, selon lui, un levier de transparence et un outil pour rapprocher davantage les citoyens de leurs représentants.
Sur le registre des politiques publiques, le président a salué la création d’une commission chargée de leur évaluation. Il a également mis en avant la mise en place d’un système de comptabilité conforme aux normes, ainsi qu’un organe interne de passation des marchés. Il a rappelé que les réformes ont permis d’avancer sur plusieurs revendications syndicales internes, tout en consolidant la diplomatie parlementaire du Sénégal.
En conclusion, El Malick Ndiaye a salué l’engagement de ses collègues députés et les a appelés à maintenir le cap des réformes. Il a insisté sur la nécessité de construire une Assemblée nationale qui incarne véritablement les aspirations du peuple sénégalais, en étant plus proche, plus efficace et plus transparente.
Ce bilan dressé à la clôture de la session confirme l’ambition d’El Malick Ndiaye de faire du Parlement sénégalais une institution moderne, sobre, rigoureuse et au service exclusif de la République.