Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°712 – 09/04/2026

🔴 RÉGULATION DES MÉDIAS / CENSURE DE CERTAINES DISPOSITIONS ET SANCTIONS JUGÉES DISPROPORTIONNÉES : LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL BRISE LE CNRM
🔴 RÉQUISITOIRE DU DIRECTOIRE STRATÉGIQUE DES CADRES JAMBAARS CONTRE LE RÉGIME DIOMAYE- SONKO : « L’ABÎME AU SOMMET DE L’ETAT »

🔴 MOTSEPE À DAKAR : « ZÉRO CORRUPTION ET UNITÉ », LA CAF DURCIT LE TON

Censure de certaines dispositions du CNRM : Aïssata Tall Sall évoque une « victoire pour la démocratie sénégalaise »

La décision du Conseil constitutionnel de censurer plusieurs dispositions de la loi encadrant le Conseil national de régulation des médias (CNRM) continue de susciter des réactions au sein de la classe politique. Parmi les premières voix à se faire entendre, celle de la députée Aïssata Tall Sall, qui n’a pas caché sa satisfaction, qualifiant cette décision de « victoire pour la démocratie sénégalaise ».

Dans une publication diffusée sur les réseaux sociaux, la présidente du groupe parlementaire Takku Wallu Sénégal a salué la position de la haute juridiction. Selon elle, cette décision vient rappeler avec force au gouvernement que la liberté de la presse constitue un principe fondamental, protégé par la Constitution sénégalaise et au cœur du fonctionnement démocratique.

L’ancienne ministre de la Justice estime que, en censurant les dispositions qu’elle juge « attentatoires aux droits des journalistes et des acteurs des médias », notamment celles liées aux sanctions, le Conseil constitutionnel a joué pleinement son rôle de garant des libertés publiques. Elle considère que cette intervention permet de préserver « l’exercice souverain » de la liberté d’informer et de communiquer, face à ce qu’elle perçoit comme des risques de dérives dans le dispositif initial.

Pour Aïssata Tall Sall, cette décision dépasse le simple cadre juridique. Elle s’inscrit, selon elle, dans une dynamique plus large de consolidation de l’État de droit au Sénégal, où les institutions doivent continuellement veiller à l’équilibre entre régulation et respect des libertés fondamentales.

La députée a également tenu à rendre hommage à ses collègues parlementaires ayant soutenu la saisine du Conseil constitutionnel. Elle a salué l’engagement des membres de son groupe, mais aussi celui des députés non inscrits, ainsi que de Cheikh Ahmadou Ndiaye, qu’elle remercie pour leur implication dans ce qu’elle qualifie de « combat démocratique ».

Selon elle, cette mobilisation collective a permis d’aboutir à une « victoire décisive », non seulement pour les acteurs des médias, mais aussi pour l’ensemble des citoyens sénégalais attachés aux libertés publiques.

Cette prise de position intervient dans un contexte marqué par de vifs débats autour de la régulation du secteur médiatique. La décision du Conseil constitutionnel, en censurant certaines mesures jugées disproportionnées, notamment celles relatives aux sanctions administratives, redéfinit les contours du pouvoir du CNRM et réaffirme le rôle central du juge dans la protection des droits et libertés.

À travers cette réaction, Aïssata Tall Sall s’inscrit ainsi dans une lecture politique forte de la décision, en y voyant un signal clair en faveur du respect des principes démocratiques et de la liberté de la presse au Sénégal.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°694 – 12/03/2026

🔴 HOMOSEXUALITÉ / L’ASSEMBLÉE NATIONALE DURCIT LA LOI FACE AU SCEPTICISME DE L’OPPOSITION : LES PEINES DOUBLÉES
🔴 CNRM – AÏSSATA TALL SALL ET 22 AUTRES DÉPUTÉS SAISISSENT LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL ET PARLENT DE : LOI NON CONFORME À LA CONSTITUTION

🔴 QUALIFICATIONS MONDIAL 2026 : LES ÉTATS-UNIS ÉTRILLENT LES LIONNES (110-46)

CNRM : Aïssata Tall Sall et 22 députés saisissent le Conseil constitutionnel pour contester la loi

Un groupe de parlementaires de l’opposition a introduit un recours en inconstitutionnalité contre la loi portant création et organisation du Conseil National de Régularisation des Médias (CNRM). L’initiative est menée par la députée Aïssata Tall Sall, accompagnée de vingt-deux autres députés de l’Assemblée nationale.

Le recours a été officiellement déposé le mardi 10 mars 2026 au greffe du Conseil constitutionnel du Sénégal. L’acte a été formalisé à 13h30 par Maître Cheikh Ahmadou Ndiaye, qui agit au nom du collectif de parlementaires requérants. La requête a été enregistrée sous le numéro 02/C/26 par le chef du greffe, Maître El Hadji Macky Barro.

Dans leur démarche, les députés contestent la constitutionnalité de la loi n°07/2026 adoptée par l’Assemblée nationale le 3 mars 2026. Ce texte prévoit la création et l’organisation du Conseil National de Régularisation des Médias (CNRM), une nouvelle instance appelée à encadrer et réguler le paysage médiatique sénégalais. Cette structure doit, selon les autorités, réorganiser le dispositif de régulation des médias en remplaçant ou en complétant les mécanismes existants.

Pour les parlementaires à l’origine du recours, certaines dispositions du texte pourraient être contraires à la Constitution, ce qui justifie la saisine de la haute juridiction. Conformément aux procédures prévues par la loi, cette démarche pourrait suspendre la promulgation du texte jusqu’à ce que les juges constitutionnels rendent leur décision.

Le Conseil constitutionnel devra désormais examiner les arguments avancés par les requérants et déterminer si la loi est conforme ou non à la Loi fondamentale. La juridiction dispose de délais légaux pour statuer sur les recours introduits par les parlementaires.

Le Dakarois Quotidien & Le Dakarois Sports N°645 – 09/01/2026

🔴 QUESTION DE LA DETTE PUBLIQUE ET RESTRUCTURATION ÉCONOMIQUE DU SÉNÉGAL : SONKO « DÉFIE » LE FMI
🔴 CRÉATION PAR LE GOUVERNEMENT DU CNRM EN LIEU ET PLACE DU CNRA : L’APPEL APPROUVE MAIS…

🔴 CAN 2025 : SÉNÉGAL–MALI, THIAW–SAINTFIET, LE DUEL DES MOTS AVANT LE CHOC

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